Catégorie : Actualités

  • Togo- Orabank ferme une de ses agences de Lomé

    Togo- Orabank ferme une de ses agences de Lomé

    L’agence Orabank de la rue des chemins de fer à Lomé cessera ses activités à compter du 31 mars prochain. Pourquoi une telle décision? La direction n’en donne pas d’explication, se contentant de “rassurer que tous les comptes actuellement détenus dans cette agence seront disponibles dans toutes les autres agences environnantes et que les détails de vos comptes ne seront pas modifiés”.

    AVIS A LA CLIENTELE

    Chers clients,

    Nous voudrions vous informer qu’à compter du 31 mars 2025 votre agence de la rue des chemins de fer sera fermée.

    Ainsi tous les services fournis par cette agence cesseront, mais un guichet automatique sera mis à votre disposition afin de vous faciliter les opérations courantes.

    Nous tenons à vous rassurer que tous les comptes actuellement détenus dans cette agence seront disponibles dans toutes les autres agences environnantes et que les détails de vos comptes ne seront pas modifiés.

    Nous restons engagés à vous offrir un service de qualité et restons à votre disposition pour toute information complémentaire aux numéros suivants : +228 99 800 800 /+228 22 53 64 00.

    Bien cordialement.

    La direction Générale

  • Suspension de l’USAID: «L’annonce américaine peut servir de réveil pour les dirigeants africains» selon Kako Nubukpo

    Suspension de l’USAID: «L’annonce américaine peut servir de réveil pour les dirigeants africains» selon Kako Nubukpo

    Le 27 janvier, le président Donald Trump gelait pour trois mois les aides extérieures américaines. Plus de 68 milliards de dollars en 2023, gérés en majorité par l’agence USAID. Cette mesure a provoqué une onde de choc, particulièrement en Afrique, où l’avenir de millions de bénéficiaires est en jeu. L’économiste et ancien ministre togolais Kako Nubukpo appelle à repenser la solidarité internationale, et incite les dirigeants africains à sortir « d’une certaine posture misérabiliste ». Il répond aux questions de Liza Fabbian.

    RFI : Comment avez-vous réagi en apprenant la suspension de l’aide au développement américaine ? 

    Kako Nubukpo : Ce fut brutal comme annonce et, j’allais dire, un peu excessif. C’est quand même 20 milliards de dollars qui vont vers l’Afrique, normalement en provenance des États-Unis, qui n’arriveront pas cette année.

    Est-ce que vous pensez que cette décision de Donald Trump était prévisible en quelque sorte ? 

    Oui et non. Oui, parce que durant son premier mandat, il a eu parfois des propos qui marquaient, quasiment du mépris par rapport à l’Afrique. Et puis le fait d’avoir demandé à Elon Musk de faire un peu la revue des dépenses publiques américaines pouvait laisser présager des coupes sombres. Mais c’est clair que c’est surprenant parce qu’on a l’impression qu’il est resté dans une vision de l’aide « charité », alors que de toute évidence, aujourd’hui, l’aide, c’est de l’investissement gagnant-gagnant. 

    On peut peut-être parler de l’impact de cette décision américaine sur les populations et les pays africains. Est-ce qu’il y a une manière de mesurer cet impact ? 

    Il y a déjà les gens qui travaillent dans ces agences d’aide, comme l’USAID, qui se retrouvent au chômage technique. Il y a beaucoup d’ONG qui dépendent des financements de l’USAID qui vont se retrouver également à court d’argent. Et puis il y a surtout les populations bénéficiaires de cette aide. 

    Vous savez, depuis les programmes d’ajustement structurel du FMI et de la Banque mondiale, plusieurs secteurs, notamment sociaux en Afrique, dépendent quasiment de l’aide publique au développement : la santé, l’éducation. C’est-à-dire que le fonctionnement est assuré par le budget national. Mais pour l’essentiel, les budgets d’investissement dépendent en fait des aides. 

    Pourtant, vous appelez aussi à relativiser le poids et l’importance de cette aide américaine… 

    L’Afrique exporte à peu près 600 milliards de dollars en termes de recettes d’exportation qui ne sont pas forcément rapatriés. Et en plus, la CNUCED nous indique qu’il y a à peu près 90 milliards de dollars chaque année de flux financiers illicites qui quittent l’Afrique en direction du reste du monde. Donc en net, l’Afrique apporte plus au reste du monde que l’inverse. Et donc c’est une question au fond de narratif. 

    Alors que peuvent faire les États africains ? Est-ce que ce n’est pas justement le moment pour eux de repenser certaines de leurs politiques budgétaires notamment ? 

    Nous nous sommes complus dans l’acceptation du narratif occidental qui consistait à dire qu’on nous aide. Dans les faits, ce n’est absolument pas vrai. 

    Et comme en plus, nous avons toujours eu des dirigeants qui donnaient l’impression d’aller quémander auprès du reste du monde ce dont ils avaient besoin pour piloter leurs nations, il s’est installé ce narratif. Et donc il est temps d’assumer les fonctions régaliennes des États. 

    On ne peut pas laisser les fonctions régaliennes de l’État aux aléas des flux d’aide publique au développement. Et de ce point de vue, l’annonce américaine peut servir au fond de réveil pour les dirigeants africains qui doivent comprendre qu’ils doivent assumer pleinement la souveraineté économique. 

    Et alors, quels sont les défis qui se posent à eux ?  

    Il y a un enjeu autour de la dette parce qu’aujourd’hui, ce que nous constatons, c’est que le ratio du service de la dette sur les recettes totales est de 54 % en Afrique, contre 10 % dans les pays développés. 

    Ça veut dire que plus de la moitié de vos recettes fiscales et non fiscales est consacrée au remboursement de la dette. Donc, vous voyez, au moment où vous votez votre budget, vous savez déjà que vous êtes amputé de plus de la moitié de vos recettes. Et donc, comment vous voulez piloter les politiques économiques si vous n’avez que la moitié des ressources budgétaires. 

    Et c’est pour ça que moi, je plaide pour une annulation de la dette parce qu’on voit qu’aujourd’hui le service de la dette empêche les États d’avoir de vraies politiques publiques volontaristes. 

    Il me semble aussi que vous, vous faites partie de ceux qui ont appelé en fait à une refonte du système de solidarité internationale, vous n’êtes pas non plus pour une suppression totale des mécanismes d’aide. Qu’est-ce que vous entendez par là ?  

    C’est simplement revenir aux fondamentaux. L’aide est utile, mais il faut qu’elle soit bien pensée, bien utilisée et bien évaluée. Et du coup, j’ai quasiment envie de dire par rapport à l’annonce américaine qu’il ne faut pas jeter l’aide avec l’eau du populisme.

     La communauté internationale construit depuis un demi-siècle quelque chose d’important dans lequel nous nous inscrivons, nous les Africains. Et donc ce multilatéralisme équitable, moi, je prône qu’il ne soit pas abandonné. Et c’est pour ça que je dis qu’il y a en fait tous les outils qui existent déjà pour qu’on fasse du bon travail collectivement. L’enjeu, c’est de sortir des dépendances subies et d’opter pour des interdépendances choisies. 

    Ça pourrait aussi inciter les pays africains à se tourner vers d’autres partenaires, j’imagine ? 

    Ce qu’il est convenu d’appeler aujourd’hui le « Sud global » avec des pays comme la Russie, la Chine, l’Inde, l’Iran et d’autres, vont certainement prendre la place que les Américains sont en train de laisser vide en Afrique. 

    Et c’est pour ça que, au fond, on a l’impression que l’Occident se tire une balle dans le pied par ce type d’annonce. Au fond, ça accrédite la thèse d’un retrait de l’Occident et ça légitime aussi une montée en puissance des BRICS. 

    Et donc c’est très intéressant, d’un point de vue géopolitique, de comprendre que ce type d’annonce n’est pas neutre.

    Source: rfi.fr

  • Tribune: le triomphe historique du Niger sur la cécité des rivières est une lueur d’espoir pour l’Afrique

    Tribune: le triomphe historique du Niger sur la cécité des rivières est une lueur d’espoir pour l’Afrique

    Le Niger est parvenu à éliminer l’onchocercose, maladie encore appelée la cécité des rivières. Une prouesse que Dr Paulin Basinga, directeur de la Fondation Bill Gates pour l’Afrique, salue dans la tribune ci-après.

    Dans un petit village de la région de Tahoua, au Niger, un homme du haut de ses 80 ans est assis à l’ombre, ses yeux voilés par une cécité irréversible. Sa femme, septuagénaire, est assise à proximité, son corps couvert de cicatrices sous ses vêtements. Ils font partie des dernières personnes au Niger que le Dr Salissou Adamou a traitées pour la cécité des rivières (également connue sous le nom d’onchocercose), une maladie cruelle qui prive les gens de leur vue, de leur santé et de leur dignité.

    Environ 70 % des membres de cette communauté ont souffert de la cécité des rivières, l’une des 21 maladies tropicales négligées (MTN) qui, à elles seules, touchent plus d’un milliard de personnes dans le monde. Cette maladie a fait des ravages dans les écoles et les exploitations agricoles locales, plongeant les familles dans la pauvreté. Un grand nombre de leurs voisins ont fui en cherchant une solution, à la fois pour échapper à la maladie et pour fuir la peur.

    En moins d’une génération, le contexte s’est remarquablement amélioré. Cela est dû en grande partie grâce à M. Salissou, qui coordonne le programme national de lutte contre la cécité des rivières au Niger avec le soutien du Comité pour l’élimination de l’onchocercose, un réseau mondial d’ONG et d’experts de la maladie, ainsi que des sociétés pharmaceutiques et des donateurs. Plus tôt dans la journée, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a certifié que le Niger avait éliminé la cécité des rivières en tant que problème de santé publique, ce qui signifie qu’aucun enfant né au Niger aujourd’hui ne craindra d’être aveugle de façon permanente à cause de cette maladie évitable.

    Cette avancée extraordinaire, qui s’est faite en 45 ans, n’est pas seulement un triomphe en matière de santé publique. C’est la preuve de ce qui est possible lorsque les pays touchés et les donateurs mondiaux s’unissent derrière un objectif commun.

    Reconnaissance

    Et ce ne sera pas la dernière, car chaque jour, des champions locaux comme le Dr Salissou font tomber les barrières pour éliminer les MTN et s’assurer qu’elles ne reviennent pas. Certains font office d’historiens, passant au peigne fin de vieilles cartes et de vieux dossiers pour identifier tous les villages qui ont signalé un cas. D’autres se portent volontaires pour servir d’appât humain, s’asseyant pendant des heures sur le lit des rivières – la peau exposée – pour attirer et attraper de minuscules mouches avant qu’elles ne piquent, une tâche dangereuse mais nécessaire qui permet aux scientifiques de suivre la propagation de la maladie.

    Leurs efforts inlassables méritent à la fois une large reconnaissance et le soutien total des bailleurs de fonds et des décideurs politiques.

    Les programmes visant à éliminer les MTN telles que la cécité des rivières font bien plus que restaurer la santé. Ils permettent aux enfants de rester à l’école, aux adultes d’aller travailler et aux familles d’échapper à la pauvreté. Rien qu’au Niger, on estime que l’élimination de la cécité des rivières ajoutera 2,3 milliards de dollars à l’économie du pays en permettant à un plus grand nombre de personnes de mener une vie productive. Le rapport coût-efficacité est frappant : de nombreuses personnes peuvent être atteintes et traitées pour moins de 50 cents de dollars par personne.

    À l’échelle mondiale, 55 pays ont désormais éliminé au moins une MTN, ce qui représente plus de la moitié du chemin à parcourir pour atteindre l’objectif de 100 pays d’ici à 2030 fixé par l’OMS. Plus de 20 de ces pays se trouvent en Afrique, ce qui constitue un exploit remarquable compte tenu de la charge de morbidité disproportionnée de ce continent. Pourtant, plus d’un milliard de personnes dans le monde restent exposées au risque. Pour honorer les efforts des champions locaux et accélérer les progrès, les programmes de lutte contre les MTN ont besoin de ressources plus importantes et de meilleure qualité.

    Tout d’abord, les gestionnaires de programmes ont besoin de données fiables pour comprendre les lieux de propagation des maladies afin que les personnes reçoivent un traitement en temps voulu. Des technologies telles que l’intelligence artificielle et la cartographie géospatiale, qui combinent des données sur les conditions météorologiques, les populations et d’autres éléments de manière visuelle, permettent de localiser plus précisément les habitats changeants des insectes vecteurs de maladies, afin que les équipes sachent dans quelles zones allouer des ressources. Les investissements dans le développement de ces outils permettront de s’assurer que les programmes les exploitent au maximum.

    Le dépistage des maladies n’est qu’une partie du défi. Les équipes chargées des programmes ont besoin de médicaments efficaces pour prévenir ou traiter rapidement les maladies. Bien qu’il existe de nombreux traitements éprouvés, des schémas thérapeutiques plus courts permettraient aux agents de santé de traiter les malades en moins de consultations et sur des périodes plus courtes, ce qui accélérerait les délais d’élimination. En 2023, moins de 10 % des fonds consacrés à la recherche et au développement pour la plupart des maladies infectieuses ont été affectés aux MTN, ce qui ne représente qu’une petite fraction de ce qui est nécessaire pour s’attaquer pleinement aux MTN.

    Même avec des données et des médicaments, les pays ont besoin d’un financement flexible pour s’adapter à l’évolution de la situation et pour orienter la planification. C’est précisément ce que fait le fonds « Reaching the Last Mile » (Atteindre le dernier kilomètre) (RLMF), une plateforme de financement collaborative et diversifiée, en réunissant des autorités locales, des bailleurs de fonds internationaux, des entreprises et des ONG pour soutenir les gestionnaires de programmes dans leurs priorités essentielles, qu’il s’agisse de renforcer les capacités des laboratoires locaux ou de donner aux travailleurs de la santé les moyens d’atteindre les populations vulnérables.

    Investissements

    En 2023, le Fonds « Reaching the Last Mile » a audacieusement élargi son objectif afin d’atteindre tous les pays d’Afrique où la cécité des rivières et la filariose lymphatique sont endémiques d’ici 2030, soit cinq fois plus que l’objectif initial. La Fondation Gates est fière de s’associer à d’autres partenaires désireux de soutenir cette vision, mais l’augmentation des objectifs du fonds s’est accompagnée d’une augmentation de ses besoins de financement. Des investissements accrus de la part des bailleurs de fonds et des pays endémiques aideraient les pays du continent à mettre en place des programmes de traitement dans un plus grand nombre de communautés et à veiller à ce que les progrès durement acquis soient préservés même après l’arrêt du traitement – reproduisant ainsi le succès du Niger à grande échelle.

    Dans le contexte actuel, nous devons donner la priorité aux investissements qui ont un effet transformateur. S’il existe de nombreuses opportunités intéressantes dans le domaine de la santé publique, les programmes de lutte contre les MTN représentent une opportunité inégalée. Rien qu’au Niger, on estime que l’élimination de la cécité des rivières a ajouté 2,3 milliards de dollars USD à l’économie du pays entre 1976 et 2019 – lorsque la plupart des programmes étaient actifs – permettant ainsi à davantage de personnes de mener une vie saine et productive.

    Les bailleurs de fonds internationaux et les pays endémiques sont redevables à ceux qui sont en première ligne de la lutte et doivent faire plus en mettant tout leur soutien financier et politique au service des programmes de lutte contre les MTN. Ensemble, nous pouvons faire de la réussite historique du Niger le catalyseur d’un mouvement mondial, en permettant à des millions de personnes d’échapper à la négligence et en donnant de l’espoir à ceux qui souffrent encore.

    Au Niger, cela fait des années déjà que l’équipe de Salissou a traité les derniers patients atteints de cécité des rivières et qu’elle a entamé le long chemin vers la certification de l’élimination de la maladie. Aujourd’hui, de plus en plus de jeunes n’ont jamais entendu parler de la maladie, ce qui représente un profond symbole de progrès, que nous pouvons continuer à reproduire, j’en suis persuadé.

    Dr Paulin Basinga, Directeur de la Fondation Gates pour l’Afrique

  • Togo: une audience contre le poète «Affectio», poursuivi pour ses écrits

    Togo: une audience contre le poète «Affectio», poursuivi pour ses écrits

    Au Togo, l’activiste « Affectio » est retourné en prison mercredi 19 février après son audition devant le juge d’instruction de la cour d’appel.

    Interpellé le 12 janvier 2025, il a été incarcéré à la prison civile de Lomé, 48 heures après, pour avoir publié sur les réseaux sociaux un poème intitulé « Fais ta part ». Il est poursuivi pour atteinte à la sécurité intérieure de l’État, il doit attendre encore huit jours pour connaître son sort.

    Honoré Sitsopé Sokpor, alias « Affectio », est arrivé à la cour d’appel de Lomé peu avant 8h30, menottes aux poignets et a été directement conduit dans le couloir n°3 où se trouve la salle d’instruction.

    C’est ici que, quelques minutes plus tard, il s’est retrouvé devant trois juges, en compagnie de ses deux avocats. L’audience n’est pas publique, comme à l’instruction, nous confie un avocat. Les juges doivent examiner l’appel interjeté par ses conseils en vue de sa libération.

    Accusé d’appel à l’insurrection

    « Affectio » est poursuivi pour avoir publié un poème sur les réseaux sociaux intitulé « Fais ta part » dans lequel il dénonce l’arbitraire, l’oppression et ajoute « indignez-vous ». Cette phrase est interprétée comme un appel à l’insurrection, à la révolte contre les institutions du pays.

    L’incarcération d’« Affectio » a provoqué un grand émoi dans l’opinion publique et a suscité auprès des acteurs politiques et des organisations des droits de l’homme des questionnements sur le respect de la liberté d’expression au Togo.

    Mercredi 19 février, des parents, amis et acteurs des droits de l’homme, venus en grand nombre le soutenir, sont retournés chez eux déçus et tristes.

    « Affectio » est ramené en prison, le délibéré est attendu dans huit jours.

    Source: rfi.fr

  • Le défenseur Lilian Brassier, futur néo Epervier ?

    Le défenseur Lilian Brassier, futur néo Epervier ?

    Lilian Brassier ne ferme pas la porte à la sélection togolaise. C’est ce que l’on retient d’une sortie médiatique du défenseur central  de Rennes, 25 ans, ce mercredi 19 février en France.

    Courtisé depuis plusieurs années par le staff technique des Eperviers du Togo, le joueur né le 2 novembre 1999 à Argenteuil, en terre française donc, hésite toujours. Sa dernière intervention médiatique laisse, cependant, croire qu’il pourrait accepter de porter la tunique jaune.

     « Oui, j’ai déjà été approché. C’est vrai que je me suis déjà posé la question de jouer pour le Togo. Maintenant, c’est compliqué parce qu’il y a toujours un truc en plus. Là, par exemple, c’était Marseille. Donc, je voulais bien rentrer dans mon nouveau club. Donc, c’est compliqué de faire ce choix-là aussi. Mais oui, j’ai déjà été approché. On a déjà pas mal parlé aussi », déclare-t-il aux médias hexagonaux.

    De retour à Rennes, son club formateur, Lilian Brassier a pour objectif de s’assurer une place de titulaire indiscutable avant de penser à autre chose. Mais il ne faut pas qu’il tergiverse trop lui conseille Serge Akakpo, le manager général de la sélection togolais.

    « Notre porte est toujours ouverte, et encore une fois il ne faut pas toujours attendre. Lui, comme nous, on a une histoire à écrire avec l’équipe nationale. Et surtout, lui qui représente un petit peu la nouvelle génération. Je lui ai dit qu’il est un peu le grand frère de la nouvelle génération », lui explique le consultant de Canal+.

    Lilian Brassier a porté les couleurs des U19 et U20 de France. Aujourd’hui âgé de 25 ans, sa carrière internationale pourrait s’écrire chez les Eperviers surtout qu’il a obtenu le passeport de son pays d’origine il y a deux ans.

    Les Eperviers sont absents de la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) depuis 2017. Ils sont dans le creux de la vague bien qu’aient participé au mondial 2006.

  • Justice sociale: la CGLTE-Togo en mode renaissance

    Justice sociale: la CGLTE-Togo en mode renaissance

    Ce mardi 18 février,  une réunion préparatoire pour la dynamisation de la Convergence globale des luttes pour la terre et l’eau ouest africaine a eu lieu au siège de l’association NO VOX, à Lomé.

    Réveil

    C’est parce que l’antenne togolaise de la Convergence globale des luttes pour la terre et l’eau ouest africaine (CGLTE), engagée dans la justice sociale, les droits aux ressources naturelles notamment la terre, l’eau, les semences paysannes, semble avoir baissé l’échine ces dernières années que l’association NO VOX a organisé une réunion destinée à redynamiser cette plateforme togolaise dans un contexte où les défis demeurent énormes.

    L’objectif est de mobiliser la société civile autour d’un idéal commun. C’est ce qu’ambitionne NO VOX dans l’optique d’enclencher le processus devant aboutir aux assises nationales regroupant les Organisations de la société civile (OSC) qui partagent la même vision.

    Union

    Des réflexions sont en cours. Des actions sont menées par rapport à la politique nationale au profit du monde paysan. Des projets concertés touchant l’environnement et le climat se mettent en place pour une efficacité dans la réalisation des objectifs.

    Il est important que les OSC constituent « une force de propositions pour garantir l’autosuffisance et la souveraineté alimentaire au Togo », insiste Dosseh SOHEY, Coordonnateur de NO VOX et point focal national de la CGLTE OA.

    Ce dernier rappelle que le Togo « dispose des terres et autres ressources suffisantes, de même que les ressources humaines adéquates pour son plein potentiel agricole ».

    La Convergence globale des luttes pour la terre et l’eau ouest africaine  est une plateforme de  réflexions regroupant plusieurs organisations œuvrant dans le domaine des ressources naturelles et activités connexes.

  • Géraldine Faladé, une pionnière de la lutte féministe, n’est plus

    Géraldine Faladé, une pionnière de la lutte féministe, n’est plus

    Considérée comme la gardienne de l’héritage féministe africain, Géraldine Faladé a tiré sa révérence ce dimanche 16 février en terre française à l’âge de 90 ans.

    La journaliste franco-béninoise Géraldine Faladé est décédée en France. L’ancienne journaliste à la Sorafom et à l’Ocora, les structures ancêtre de RFI, est née en 1935 à Porto-Novo au Bénin. Issue d’une famille intellectuelle et militante, c’est tout naturellement qu’elle épouse dès son enfance les idées de la décolonisation et de la liberté. Bien que son engagement pour la lutte pour l’indépendance des pays africains ait été discret, Géraldine Faladé a contribué par ses écrits à ouvrir les yeux à beaucoup de ses lecteurs sur les enjeux de l’époque.

    Ancienne employée du ministère de l’information du Tchad, elle a publié en 2020, tout récemment donc, ”Turbulentes chez la Présence africaine, un livre qui retrace le parcours des femmes pionnières dans la lutte féministe.

  • Queen Rima, Prix Découvertes RFI 2025

    Queen Rima, Prix Découvertes RFI 2025

    Depuis ce lundi 17 février, la chanteuse guinéenne Queen Rima est sacrée Prix Découvertes RFI 2025. C’est la décision du jury présidé par la star béninoise Angélique Kidjo.

    Une bonne nouvelle dans la carrière de Queen Rima. Elle est décroche le prestigieux Prix Découvertes RFI. La spécialiste de dancehall est enfin couronnée après la troisième tentative. Elle chante en langues guinéennes, en pular ou en soussou  mais aussi en anglais ou en français.

    Cette récompense va renforcer son engagement à défendre, dans ses chanson, les inégalités, le sexisme, entre autres.

  • Le jour où « j’ai pris deux balles dans le dos », par Serge Akakpo, ancien international togolais

    Le jour où « j’ai pris deux balles dans le dos », par Serge Akakpo, ancien international togolais

    L’ex-défenseur des Éperviers du Togo était à bord du bus qui a été attaqué le 8 janvier 2010 par les Forces de libération de l’enclave du Cabinda, quelques jours avant le début de la CAN en Angola.

    C’était le 8 janvier 2010. Le matin même, l’entraîneur du FC Vaslui, le club où je jouais en Roumanie, m’avait appelé pour me souhaiter bonne chance, en me demandant de faire attention à ne pas me blesser. Si j’avais su ce qui allait se passer quelques heures plus tard…

    Nous étions au Congo pour y disputer des matches amicaux et devions rejoindre la ville de Cabinda, distante d’une soixantaine de kilomètres, pour les rencontres du premier tour de la CAN 2010 contre le Ghana, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire. C’est ainsi que nous avons passé la frontière angolaise, impressionnés par la taille de l’escorte – plusieurs 4×4, des soldats armés jusqu’aux dents – qui nous accompagnait. On a pensé que c’était normal pour ce type de compétition. Ce n’est qu’après que j’ai compris que les Angolais savaient que le risque était réel.

    « Ça a été long, très long »

    Nous avons roulé quelques minutes, au milieu de la forêt. Moi-même, j’écoutais de la musique dans mon casque. Et puis j’ai entendu des sifflements, sans parvenir à les identifier immédiatement. C’était des tirs de roquette. Il y a eu des bruits de vitre aussi et, pendant quelques instants, j’ai pensé que des supporters étaient venus pour caillasser notre bus. Et puis tout est allé très vite. Une première personne a été touchée, il y a eu des cris, notre escorte a riposté… Notre bus a d’abord continué à avancer en zigzaguant, avant de s’arrêter quand le chauffeur a été mortellement touché. On a tenté de se coucher au sol, mais il n’y avait pas assez de place. C’est à ce moment-là que j’ai pris deux balles dans le dos.

    Je ne suis pas le seul à avoir été touché. Kodjovi Obilalé, l’un de nos gardiens de but, a été atteint. Le docteur aussi, ainsi qu’un membre du staff et que notre attaché de presse. Les tirs étaient nourris, ils voulaient en finir avec nous. Ça a été long, très long. Effrayant aussi.

    À quoi pense-t-on dans ces cas-là ? On prie, on se demande si on va s’en sortir vivants. Un de mes coéquipiers, Alaixys Romao, me donnait des claques pour me maintenir éveillé. Je me souviens qu’un homme est monté dans le bus, sans que l’on sache tout de suite s’il faisait partie de l’escorte ou des assaillants. Je me rappelle ses rangers. Il nous a fait signe de ne pas bouger, a brisé une vitre et a commencé à tirer sur les terroristes.

    « Le foot m’a empêché de sombrer »

    Quand tout s’est arrêté, nous avons été pris en charge. J’ai été conduit dans un dispensaire, puis dans un hôpital angolais. J’y suis resté plusieurs jours. C’est là que j’ai appris que plusieurs membres de notre délégation étaient décédés, dont notre sélectionneur adjoint, Abalo Amélété, et Stanislas Ocloo, l’attaché de presse. Là aussi que j’ai su qu’Obilalé ne pourrait plus jamais rejouer au football. Plus tard, j’ai été transféré à Lomé puis en France, où j’ai fini ma rééducation. J’ai pu rejouer dès le mois d’avril suivant.

    Je n’ai jamais suivi de thérapie. Je parle assez facilement de ce qui nous est arrivé, mais on ne me pose jamais de questions. C’est comme si les gens avaient peur de me déranger. Parfois, je me demande comment j’ai fait pour tenir. La vérité, c’est que le foot m’a empêché de sombrer. Je m’y suis accroché. Quinze ans plus tard, je n’ai rien oublié. J’ai du mal à assister à un feu d’artifice, j’évite de trop me mêler à la foule, d’aller à un concert… Et quand mon fils aîné me demande pourquoi j’ai des marques dans le dos, je lui réponds que ce sont des blessures dues au foot. Quand il sera plus grand, je lui dirai la vérité.

    Source: jeuneafrique.com

  • Togo : le parti au pouvoir remporte, sans surprise, les élections sénatoriales

    Togo : le parti au pouvoir remporte, sans surprise, les élections sénatoriales

    Le parti présidentiel a obtenu 34 des 41 sièges de sénateurs, a annoncé dimanche la Commission électorale. Ce vote constituait la dernière étape de la mise en œuvre de la réforme constitutionnelle vivement critiquée par l’opposition.

    « Nous allons transmettre ces résultats provisoires sans délai à la Cour constitutionnelle qui est seule habilitée à donner les résultats définitifs », a déclaré Dago Yabré, le président de la commission électorale, après l’annonce des résultats à  Lomé.

    La mise en place du Sénat est la dernière étape avant la mise en application de la nouvelle Constitution promulguée en mai par le président Faure Essozimna Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005.

    Elle abolit l’élection du chef de l’État au suffrage universel et institue un régime parlementaire : la fonction de président de la République sera purement honorifique et l’exercice effectif du pouvoir sera assuré par un président du Conseil qui doit être le chef du parti majoritaire à l’Assemblée nationale.

    Il s’agit en l’occurrence de Faure Gnassingbé dont le parti, l’Union pour la République (Unir), a largement remporté les élections législatives d’avril avec 108sièges sur 113 et qui pourra être désigné président du Conseil une fois le Sénat installé. Députés et sénateurs éliront le président de la République.

    Une réforme décriée par l’opposition

    L’opposition et la société civile critiquent cette réforme qui permet, selon eux, à Faure Gnassingbé de se maintenir indéfiniment au pouvoir tandis que l’ancienne Constitution ne lui permettait que de briguer un dernier mandat en 2025. Le camp présidentiel affirme, quant à lui, que ce changement constitutionnel assure plus de représentativité.

    Le Sénat sera composé de 61 membres, dont 20 seront désignés par le président du Conseil des ministres. Au total, 1 527 conseillers municipaux et 179 conseillers régionaux étaient appelés à élire les sénateurs samedi.

    Le scrutin a été boycotté par certains grands partis de l’opposition dont l’Alliance nationale pour le changement (ANC), les Forces démocratiques pour la République (FDR) et la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP, regroupement de partis politiques et d’organisations de la société civile).

    Le parti Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI), chef de file de l’opposition, a pris part au scrutin et n’a remporté qu’un seul siège. Six autres sièges reviennent à des petits partis.

    Les envoyés spéciaux des médias étrangers n’ont pas obtenu d’accréditations pour couvrir ces élections, comme ce fut le cas lors des scrutins législatifs et régionaux en avril.

    (Avec AFP)

Radio Renouveau228

Ceci fermera dans 0 secondes