Catégorie : Actualités

  • En attendant le bonheur des partis uniques…

    En attendant le bonheur des partis uniques…

    Après la généralisation, dans certains pays d’Afrique de l’Ouest, des détentions arbitraires, des procès expéditifs, des coups d’État et de leur cortège de kakistocratie, il n’est pas exclu que, bientôt, certains réclament le retour au monopartisme.

    Au Gabon, le général Brice Oligui Nguema se déclare candidat à la présidentielle du mois prochain, au grand dam de ses potentiels adversaires et d’une partie de l’opinion qui pensait qu’au terme de la transition engagée depuis le coup d’État d’août 2023, il rendrait, comme il l’avait promis, le pouvoir aux civils. Que dit cette candidature de l’engagement des militaires en politique en Afrique ?

    S’il subsistait, dans l’opinion, une quelconque illusion sur l’aptitude des militaires africains à tenir parole, celle-ci s’est envolée avec cette déclaration de candidature. Ces cinq dernières années, il était, sur le continent, le dernier à s’être emparé du pouvoir par un coup d’État. Il semblait plus cohérent, se distinguant même, en étant le premier à revenir, aussi vite, à l’ordre constitutionnel. Sauf qu’en choisissant de se porter candidat à une élection qu’il peut difficilement perdre, il a décidé de garder le pouvoir. Il conforte l’impression, plutôt désagréable, que les militaires putschistes sont davantage motivés par la soif du pouvoir que par une quelconque volonté de rétablir l’état de droit et la démocratie. L’on est loin des gestes majestueux des militaires justiciers, dont quelques-uns sont entrés dans l’Histoire comme semeurs de démocratie et de développement. Certes, à Libreville, beaucoup encensent le général. Mais, il n’empêche. Son seul fait de gloire, pour le moment, est d’avoir renversé l’impopulaire Ali Bongo.

    Ne pensez-vous pas que ceux qui chantent les louanges du général Oligui Nguema sont convaincus qu’il est le seul à avoir l’envergure pour relever le pays ?

    Ils ne se sont manifestement pas donnés beaucoup de peine à chercher. Il est intriguant de voir des politiciens connus naguère pour leur virulence à l’égard du pouvoir des Bongo, se muer subitement en laudateurs obséquieux du général Brice Oligui Nguema, issu du même système. Comme s’ils le remerciaient pour la place qu’il leur a conférée dans le système nouveau. Et que, pour chacun d’eux, sa candidature était juste vitale. Après tout, ils ne peuvent espérer conserver leur rang et leurs privilèges au bord de la mangeoire que si le général est confirmé dans ses fonctions actuelles. Mais il n’y a pas qu’au Gabon que l’on admire aussi facilement un militaire, pour juste avoir déposé un chef d’État. La servilité de la plupart des laudateurs est d’autant plus déconcertante qu’elle n’est nullement désintéressée…

    La virulence des détracteurs l’est-elle davantage ?

    Non, évidemment pas ! Et le plus désespérant, au Gabon comme dans de trop nombreux pays africains, est que, entre les champions de la complaisance cupide et les détracteurs stériles, il n’y a pratiquement pas d’espace pour des voix qui soient dans la mesure, avec ce qu’il faut de crédibilité, pour indiquer le cap de l’intérêt général, avec quelque chance d’être écoutées. Pendant que les profiteurs d’hier ruminent à l’écart leur rancœur, les profiteurs d’aujourd’hui embouchent leur trompette de griots, en attendant qu’un jour les rôles s’inversent. Ou que s’opèrent des ralliements, ou des défections, au nom de la transhumance si répandue dans certaines contrées.

    À l’indépendance du Ghana, le Dr Kwame Nkrumah se réjouissait de ce que l’Afrique avait conquis le droit de commettre ses propres erreurs. Certains semblent l’avoir pris au mot, au-delà de la caricature. Mais, en oubliant d’en assumer les conséquences. En oubliant de s’améliorer à partir des expériences malheureuses. Comme s’ils avaient délibérément fait le pari du recul permanent, certains peuples s’évertuent à répéter sans cesse les mêmes erreurs. C’est ainsi que l’on glisse subrepticement vers ce que l’on appelle la kakistocratie. Et, à ce rythme, il ne faut pas s’étonner, demain, dans la continuité de la mode des coups d’État, que l’on vienne convaincre les Africains de l’utilité, sinon du bonheur des partis uniques.

    Chronique de Jean-Baptiste Placca du 8 mars 2025 sur RFI

  • Togo: l’état d’urgence prolongé de 12 mois dans les Savanes

    Togo: l’état d’urgence prolongé de 12 mois dans les Savanes

    Le Togo prolonge d’un an l’état d’urgence sécuritaire dans les Savanes, qui devait prendre fin la semaine prochaine. Cette région de l’extrême nord du pays, frontalière du Burkina Faso, est en proie à la menace de groupes terroristes depuis plus de trois ans. Une situation sur laquelle les autorités togolaises communiquent très rarement.

    « Face à la persistance des menaces sécuritaires », l’état d’urgence est prorogé jusqu’en mars 2026, dans les Savanes. Le projet de loi a été adopté hier à la majorité absolue par les députés réunis en session extraordinaire depuis mardi.  Il doit permettre au gouvernement d’adapter sa riposte à l’évolution de la menace, de renforcer la protection des citoyens et de leurs biens et de préserver davantage l’ordre public et l’intégrité du territoire, précise l’Assemblée nationale.

    L’état d’urgence sécuritaire est en vigueur depuis juin 2022 dans les Savanes. C’est la quatrième fois qu’il est renouvelé. Cette région de l’extrême nord, frontalière du Burkina Faso, est confrontée à des attaques depuis plus de trois ans.

    Il est toutefois difficile d’avoir une vision précise de la situation. Les autorités togolaises ne communiquent que très rarement sur les attaques dans le nord. Les derniers chiffres officiels donnés par le gouvernement faisaient état de 31 morts sur l’année 2023.

    Source: rfi.fr/fr

  • Au Togo, Faure Essozimna Gnassingbé nomme 20 sénateurs après l’instauration du régime parlementaire

    Au Togo, Faure Essozimna Gnassingbé nomme 20 sénateurs après l’instauration du régime parlementaire

    Parmi les 61 membres du Sénat, 20 ont été désignés par le président. Le reste de la chambre haute a été élu lors du scrutin qui a eu lieu mi-février et a consacré une large victoire au parti au pouvoir, l’Union pour la République.

    La transition vers un régime parlementaire permise par la nouvelle Constitution s’achève. Alors que 41 sénateurs ont déjà été élus le 15 février dernier, le chef de l’État togolais Faure Essozimna Gnassingbé a nommé les 20 sénateurs restants, mercredi 5 mars, selon un décret lu à la télévision publique.

    En plus de membres de son parti, l’Union pour la République (Unir), le président du Togo a aussi nommé quelques responsables de petits partis politiques de l’opposition, ainsi que Joseph Kokou Kofigoh, ancien Premier ministre sous Gnassingbé père.

    Faure Gnassingbé, nouveau président du Conseil

    D’après Togo Actu, la session inaugurale du Sénat est prévue ce jeudi 6 mars, dans l’après-midi. Il s’agit d’une première, puisque la chambre haute a été instaurée avec l’adoption, en avril 2024, de la nouvelle Constitution, qui supprime l’élection présidentielle au suffrage universel et institue un régime parlementaire à deux chambres.

    Le Parlement sera chargé d’élire le président, mais ce dernier n’aura pas de réelles prérogatives. Le pouvoir exécutif sera en grande partie dans les mains du président du Conseil, le chef du parti majoritaire à l’Assemblée nationale. L’Unir y détenant la majorité absolue, le poste revient de fait à Faure Essozimna Gnassingbé.

    L’opposition est vent debout contre la Constitution de la Vᵉ République, qui risque d’entraîner selon elle une « monarchisation » du pays. L’Alliance nationale pour le changement (ANC) et les Forces démocratiques pour la République (FDR), appuyées par plusieurs organisations de la société civile, ont lancé un nouveau regroupement contre cette réforme, lundi dernier. Un premier meeting doit se tenir, le 23 mars, à Lomé.

    (Avec AFP)

  • Serge Akakpo : la sélection togolaise manque “de qualité et d’épaisseur d’effectif”

    Serge Akakpo : la sélection togolaise manque “de qualité et d’épaisseur d’effectif”

    Serge Akakpo, le manager général des Eperviers, la sélection nationale fanion de football du Togo, dans une longue interview accordée à ftftogo.com, est revenu sur l’élimination de son pays de la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) Maroc 2025. Avec la précision que l’objectif aujourd’hui est de se tourner avec l’avenir en misant sur les jeunes.

    Comment avez-vous vécu l’élimination du Togo pour la CAN 2025 ?

    Cela a été très difficile pour moi, je me suis un peu replié sur moi-même, mon état d’âme était même comparable à une légère dépression. Ce qui me reste en travers de la gorge, c’est surtout le fait que nous n’ayons pris qu’un seul point contre le Libéria en deux matchs. Pour moi, c’est un mystère… Certes, il n’y a plus de petites équipes sur le continent, mais avec l’effectif que nous avons, je trouve cela anormal.

    On dit souvent qu’il faut être humble dans la victoire et digne dans la défaite, mais mis à part le match retour contre l’Algérie, je n’ai vu aucune dignité dans l’attitude générale.

    Au lendemain de la double confrontation contre l’Algérie, j’ai reçu un coup dur, et cela a d’ailleurs impacté mon anniversaire, le 15 octobre dernier. J’ai passé ce jour important dans la désolation, en repensant aux (6-1) encaissés en 4 jours.

    Pour être sincère, je n’ai pas encore totalement digéré l’élimination. De nature, je suis un très mauvais perdant, je n’aime pas la défaite, et c’est ce qui me définit, me caractérise, et me permet de me surpasser.

    Certes, d’un côté, je me dis que cet épisode renforcera notre capacité à transformer une épreuve en un point de départ pour l’amélioration. Mais en définitive, cette qualification était à notre portée sur plusieurs aspects, vu le travail réalisé en 3 ans, mais hélas…

    Quelles étaient vos perceptions et vos ambitions en arrivant comme Manager Général de l’équipe nationale ?

    Comme tout togolais, et ancien international, après ma carrière, j’avais la volonté de contribuer de manière significative au développement du football national. Je le considère comme un devoir citoyen envers les nouvelles générations.

    Lors de ma prise de fonction, il a fallu faire un état des lieux, et à cet effet, j’ai effectué un diagnostic poussé sur notre équipe nationale.

    Certes, elle manquait de qualité et d’épaisseur d’effectif, il y avait beaucoup de choses à améliorer, notamment sur les attitudes et le caractère. Le retour de ROMAO en équipe nationale en octobre 2021 faisait d’ailleurs suite à cette réflexion.

    Mais selon moi, le véritable problème ne résidait pas dans l’équipe fanion, elle n’est que le reflet du manque de politique sportive à l’échelle nationale, autrement dit de notre formation.

    Je profite de cette occasion pour dire qu’au-delà de mon diplôme d’entraîneur UEFA A, j’ai également validé un diplôme de directeur technique, ce qui me permet d’avoir une analyse plus rigoureuse sur la formation et les méthodes de travail.

    Dans mon esprit, c’était simple : il fallait rendre le Togo à nouveau compétitif, attractif et fiable. Mon ambition était d’apporter ma pierre à l’édifice en offrant un environnement sécurisé et favorable au bien-être des joueurs. Aujourd’hui, ce n’est plus le joueur seul qui compte. Derrière lui, il y a tout un entourage.

    Dans cette perspective, nous avons mené un travail minutieux pour rechercher un équilibre à moyen terme avec le projet U23, afin de créer une antichambre pour l’équipe A et pallier le manque de joueurs qualitatifs.

    Il y a également eu un travail de suivi quotidien pour pousser les joueurs à être performants en club, afin de répondre aux normes internationales.

    Quelles sont les unités de mesure de votre travail sur le plan sportif ?

    Tout d’abord, il s’agit d’avoir un groupe discipliné, faisant preuve de patriotisme, et, par ricochet, une équipe performante qui démontre une identité de jeu et du caractère lors des matchs. Je ne parle pas de résultats, mais bien de performance. En général quand les performances de haut niveau se répètent, les résultats finissent par suivre…

    Lors des rassemblements, je fais énormément d’entretiens individuels ou en petits groupes avec les joueurs. Il est important qu’ils entendent un autre son de cloche que celui du coach.

    Je peux dire qu’un cadre vertueux a été mis en place au sein de l’équipe nationale, avec une discipline interne très rigoureuse, mais aussi participative.

    Mon travail peut également se mesurer à travers les performances en club, car je joue aussi parfois un rôle de conseiller sur certains choix et j’effectue un suivi quotidien avec des retours sur les attitudes après les matchs.

    L’objectif est d’avoir des joueurs qui évoluent bien dans leurs clubs, avec le même état d’esprit qu’en équipe nationale, afin que le niveau d’exigence international soit instauré dans leur esprit et devienne la norme.

    Dans l’ensemble, je dirais que cela a fonctionné. L’illustration parfaite est l’état de forme des joueurs togolais à la fin de la saison 2023/2024. Je ne me souviens pas d’une saison où autant de joueurs togolais étaient en première ligne dans leurs différents championnats et compétitions.

    Kevin Denkey en est un exemple parfait. Il fut un temps où le coach Duarte ne voulait plus du tout le convoquer en équipe nationale.

    À ce moment-là, malgré ses qualités, il n’avait pas la bonne attitude et ne répondait pas aux critères d’un joueur international. Il a fallu qu’on fasse un travail de fond avec lui pour qu’il évolue dans sa perception, dans son auto-critique, et que cela corresponde davantage à la réalité. Un premier déclic a eu lieu entre octobre 2022 et février 2023, puis un second très important entre juin 2023 et septembre 2023. La suite, on la connaît…

    Cependant, lors des rassemblements, mon travail sur le plan sportif s’arrête dès que l’arbitre siffle le début du match.

    Quels sont les principaux manques de cette équipe ?

    Il nous manque de la maturité à certains moments du match, mais pour faire court il nous manque surtout du ROMAO ! C’est-à-dire du caractère ! Du caractère ! Et encore du caractère !

    Je tiens à dire fondamentalement qu’actuellement, il n’y a aucun problème d’organisation, administratif, logistique ou de primes impayées. Aucun élément extérieur qui puisse perturber la concentration et la performance des joueurs. Nos autorités et dirigeants sont à féliciter sur cet aspect.

    Ensuite, je pense qu’à l’heure actuelle, contrairement à certaines périodes, le Togo n’a pas réellement de problème d’effectif. Nous avons plutôt un problème d’attitude, de conscience et de détermination, ce qui mène à une inefficacité cruelle.

    Pour gagner des matchs internationaux, il faut dépasser le cap des 100 %. Il faut être à 110, voire 120 %, sinon, au mieux, vous faites match nul.

    Techniquement, cette équipe a de la qualité, mais collectivement, nos joueurs ne s’organisent pas assez, ne se challengent pas pour aller chercher les victoires.

    Bien sûr, en tant qu’encadrants, nous pouvons le faire, mais à un moment donné, c’est aussi aux principaux acteurs de prendre leur destin en main. Il nous faut des leaders de jeu pour pousser toute l’équipe à se surpasser.

    Certains critères font la force d’une équipe nationale : avoir des joueurs compétitifs et de haut niveau, qui ont des objectifs personnels et une conscience collective. Nous pouvons citer l’exemple du Maroc, du Sénégal ou de la RDC, qui incarnent bien ces critères.

    Aujourd’hui, nous avons quelques joueurs qui cochent toutes ces cases. Ils symbolisent un peu ce nouveau cycle. Mais nous n’en avons pas assez.

    De plus, plusieurs de nos joueurs sont déjà trentenaires ou le deviendront en 2025. Il est donc crucial de penser à renforcer progressivement l’équipe avec de jeunes joueurs afin de créer une transition harmonieuse.

    C’était d’ailleurs l’objectif du projet U23 avec des jeunes à fort potentiel comme DERMANE, BOMA ou AZIANGBE, qui se sont désormais installés en équipe A.

    Justement, êtes-vous satisfait du projet U23 tel qu’il se développe aujourd’hui ?

    D’emblée, je tiens à dire que nous avons l’une des plus belles générations de U23 en Afrique, et c’est un fait.

    Avant les éliminatoires de la CAN U23, j’avais visionné les matchs de toutes les nations sur le continent et, à part le Sénégal, le Maroc et l’Égypte, qui pouvaient nous poser problème, nous pouvions être au-dessus du reste. J’en avais informé le coach U23 de l’époque, Afizou Traoré.

    Sportivement, au-delà de créer une antichambre pour l’équipe A et de susciter la fibre patriotique chez les binationaux assez tôt, ce projet était aussi une manière de mettre en valeur nos meilleurs jeunes joueurs locaux, comme ce fut le cas pour Benjamin HOLETE ou Bruno AVOTOR.

    Mais, à la question de savoir si je suis satisfait de la façon dont le projet se développe aujourd’hui, je dirais non, pas du tout, car il n’y a plus eu d’évolution depuis mars 2023.

    Si je suis globalement satisfait du projet ? Oui et non. Oui, car malgré le peu de rassemblements et le temps limité de travail depuis le début du projet en mars 2022, nous avons pu faire émerger quelques talents, aujourd’hui en équipe A. Il s’agit de Steven MENSAH, Sadik FOFANA, Benjamin HOLETE, Kevin BOMA, Kodjo AZIANGBE, Karim DERMANE. D’autres, qui ne sont pas encore en équipe A, commencent à émerger en équipe première en club. Je pense à : Steven NADOR, Idjessi METSOKO, Abalo DENIS, Sebastian CLEMMENSEN, Yannis SANKOUTCHA, Henri STANIC, Aurel WAGBE, Augustin DRAKPÉ, Bruno AVOTOR, Pierre NADJOMBE.

    Nonobstant, tous ces joueurs qui sont déjà en équipe A ne sont pas totalement aguerri. Je pense qu’il leur manquait 8-10 matchs de U23 avant de démarrer en équipe A.

    Dans le cadre de ce projet, l’idée était vraiment de faire émerger une nouvelle génération pour renforcer l’équipe A, mais cela nécessitait de la continuité pour optimiser et maximiser le potentiel de tous ces jeunes.

    Dans ma vision, l’objectif final était de pouvoir, en collaboration avec la DTN, décliner ce projet sur les U20 puis les U17.

    Nous avons actuellement une quarantaine de jeunes (locaux et binationaux) qui ont entre 17 et 20 ans mais le manque de rassemblements ne nous permets pas de les voir pour les faire progresser ensemble, en conséquence nous perdons en crédibilité auprès d’eux et nous prenons de facto du retard sur les autres nations.

    Pour les binationaux, si l’on ne fait pas attention ces mêmes jeunes dans 3-4 ans seront dans la même posture que les BRASSIER, ALIDOU, TRAORE. C’est-à-dire qu’ils n’auront pas forcément la fibre patriotique pour rejoindre l’équipe nationale, et étant déjà en équipe première en club ils ne verront pas le bénéfice de la sélection sur leur carrière.

    En ce qui concerne les locaux, malheureusement c’est encore pire car beaucoup se perdront entre temps et on ne les retrouvera peut-être jamais au niveau professionnel.

    Source : ftftogo.com

  • L’égalité des genres est un élément essentiel du  développement inclusif et durable

    L’égalité des genres est un élément essentiel du développement inclusif et durable

    Malgré leurs contributions significatives à l’économie africaine, les femmes ont un accès limité aux opportunités dans divers aspects de la vie.

    PRESENTATION VOIX ESSENTIELLES
    REMAPSEN FÉVRIER 2025

    À PROPOS DE VOIX ESSENTIELLES

    L’égalité des genres est un élément essentiel du développement inclusif et durable, mais les femmes et les filles continuent de se heurter à des obstacles les empêchant de participer de manière significative aux espaces de prise de décision. Malgré leurs
    contributions significatives à l’économie africaine, les femmes ont un accès limité aux opportunités dans divers aspects de la vie. La voix, la prise de décision et le leadership sont des facteurs essentiels pour l’autonomisation des femmes. Ces facteurs garantissent
    que les femmes peuvent exprimer leurs préférences, leurs demandes, leurs points de vue et leurs intérêts et qu’elles peuvent accéder aux postes de décision.

    Mise en œuvre par l’organisation à but non lucratif de communication stratégique et de plaidoyer, Speak Up Africa, et en partenariat avec la Fondation CHANEL, l’initiative Voix EssentiELLES vise à fournir un soutien significatif aux organisations de femmes et de filles
    œuvrant au niveau communautaire en Afrique francophone de l’Ouest.

    QUE VEUT DIRE LE SOUTIEN SIGNIFICATIF ?

    Speak Up Africa et La Fondation CHANEL reconnaissent que les organisations communautaires de base dans la société civile disposent de ressources limitées dans leur fonctionnement avec des financements restrictifs très souvent axés uniquement sur la mise en œuvre des activités de terrains, excluant donc les coûts associés aux activités de plaidoyer mais aussi ceux nécessaires s’agissant de la durabilité et du maintien de ces associations telles que le renforcement de capacité. Voix EssentiELLES fournit par le biais
    d’un fond catalytique un financement non restrictif pour soutenir ces besoins et permettre aux organisations de renforcer leurs capacités institutionnelles.

    LES OSC CIBLÉES

    ➢ Être une organisation communautaire de base de femmes.
    ➢ Être une organisation axée sur le genre et l’amélioration de la condition de la femme.
    ➢ Avoir des activités dans le domaine de : formation et de plaidoyer dans le secteur de la santé sur les thèmes tels que le VIH/SIDA, la Tuberculose (TB), la Santé Sexuelle et Reproductive (SSR), le Paludisme, les Violences basées sur le genre (VBG), le Changement Climatique et la Vaccination.
    ➢ Avoir au moins 2 ans d’existence.

    OBJECTIFS DU PROJET

    La phase 1 du projet Voix EssentiELLES lancée en juillet 2021 au Sénégal, Burkina Faso et en Côte D’Ivoire, a mobilisé 38 organisations à base communautaire (OCBs) dans le secteur de la santé qui ont reçu un soutien technique et financier. L’objectif principal visait à
    renforcer les politiques et les programmes qui soutiennent la santé et les droits sexuels et reproductifs des femmes et des filles et investir dans la réduction des inégalités en matière de santé et des disparités liées au genre et à l’âge.

    Les organisations de la société civile participantes ont pu bénéficier d’une assistance financière dédié à l’engagement significatif et une assistance technique d’autre part fournie par l’Université de l’ExcELLEnce, sous la forme d’un renforcement des capacités sur
    mesure des organisations bénéficiaires et d’un programme de leadership ouvert à toutes les organisations communautaires partenaires.

    Ces organisations ont pu renforcer leurs compétences en leadership, en plaidoyer et en communication afin d’amplifier l’impact de leurs activités communautaires. Cette phase a aussi vu la création de réseaux dirigés par des femmes dans chaque pays et l’établissement de feuilles de route qui ont permis la mise en place d’un plaidoyer pour influencer positivement les plateformes de prise de décision.

    QUELQUES RÉSULTATS:

    ➢ 21 OSC ont été orientées par l’équipe locale du FM sur le NFM 4 et 19 ont participé au dialogue national
    ➢ Le CCM s’est engagé dans les 03 pays pour soutenir les OSC dans les processus du Fonds mondial
    ➢ 27 femmes leaders ont intégré des instances de décisions publiques
    ➢ 02 OSC du Burkina Faso sont devenues bénéficiaires de subventions du Fonds mondial
    ➢ 1100 personnes formées dans les 3 pays (2023/2024)
    ➢ 487 activités mises en œuvre dans les 3 pays

    La phase 2 du projet (2024-2027) voit l’expansion de l’initiative dans deux nouveaux pays – Togo et Bénin avec pour objectif de transformer les normes sociales et culturelles, et lutter contre les lois, politiques et pratiques discriminatoires qui contribuent aux inégalités entre les sexes et augmentent la vulnérabilité des femmes et des filles aux maladies. Cet appui consistera à identifier 10 organisations communautaires de base dans chacun de ces pays afin de soutenir leurs efforts de plaidoyer autour de l’accès des femmes et des filles aux espaces de décision et l’amélioration de leurs conditions de vie.

    QUE COUVRE CE SOUTIEN ?

    L’objectif est de renforcer la capacité de ces OCBs à relever efficacement les défis liés à la santé, notamment le VIH, la violence basée sur le genre (VBG), la tuberculose (TB), la santé sexuelle et reproductive (SSR), le paludisme, le changement climatique et la vaccination
    et à faciliter l’intégration des femmes dans les espaces de décisions publiques et sanitaires.

    Chaque organisation sélectionnée pourra accéder à un financement d’un maximum de 9.000.000 F CFA sur la base d’un plan d’action de plaidoyer et de renforcement des capacités. Ce financement pourra être utilisé pour la réalisation d’activités durant l’année calendaire 2025, renouvelable une fois pour l’année 2026.

    Les organisations sélectionnées pourront utiliser les financements et soutien mis à disposition pour la mise en œuvre de plans d’action pour du plaidoyer et atteindre les objectifs suivants :

    • Renforcement des capacités institutionnelles : Améliorer les compétences et les
      aptitudes du personnel des OCBs permettant de mettre en place des programmes et des services plus efficaces.
    • Développement organisationnel : Soutenir la croissance et la durabilité de l’organisation, y compris la planification stratégique, la gestion financière et la gouvernance.
    • Communication stratégique : Élaborer et mettre en œuvre des stratégies de communication qui amplifient le plaidoyer de l’organisation, mobilisent les parties prenantes et défendent la santé et l’équité entre les sexes.
    • Mise en place de stratégies de plaidoyer et de participation dans les sphères
      nationales, régionales et internationales dans le secteur du Genre et de la santé.

  • Togo: les oppositions se mobilisent contre la nouvelle Constitution

    Togo: les oppositions se mobilisent contre la nouvelle Constitution

    L’opposition togolaise est toujours vent debout contre la nouvelle Constitution promulguée le 6 mai 2024. Deux partis politiques, ainsi que plusieurs organisations de la société civile, ont mis en place ce lundi 3 mars à Lomé un cadre de travail pour se dresser contre la nouvelle Constitution.

    Ce n’est pas une coalition ni une alliance, mais un cadre de travail qui veut se dresser contre la nouvelle Constitution du 6  mai 2024 au Togo. Plusieurs partis politiques et organisations de la société civile se sont réunies ce lundi 3 mars à Lomé pour le mettre en place : une chose peu aisée pour l’opposition togolaise, après plusieurs déboires ces dernières années.

    Une « forfaiture » pour les opposants

    La Constitution promulguée le 6 mai fait basculer le Togo dans une nouvelle République. Elle instaure un régime parlementaire avec une présidence honorifique dont le mandat est limité. C’est le président du conseil qui détient tous les pouvoirs. Le nouveau texte fondamental du Togo est une « forfaiture », affirme le leader de l’alliance nationale pour le changement, Jean-Pierre Fabre : « Vous avez quelqu’un qui est chef d’un parti, c’est-à-dire qu’il n’est pas élu, en tout cas par le peuple, mais lui, il a la capacité de dissoudre une institution émise par le peuple. Et ça fait partie des incongruités de la Constitution. » 

    Paul Dodji Apévon, président des Forces démocratiques pour la République (FDR) plaide pour des actions pour que les Togolais prennent conscience de la situation : « Qui ose, qui dit non à ce qui se passe dans notre pays ? Qu’est-ce qu’on fera demain pour sortir de la bêtise, si ce n’est pas par des actions de ce genre, pour réveiller la conscience des Togolais ! »

    Appel à la mobilisation

    Ces opposants ont signé une charte ce lundi 3 mars. Elle reste ouverte à toutes les parties engagées contre la Constitution. Pour le professeur David Ekoué Dosseh, membre du nouveau cadre contre la Constitution, l’objectif est de remobiliser et de resensibiliser les populations, contre « cette machine infernale qui n’a que trop duré à la tête de cette nation et qui a détruit la dignité et la liberté du peuple togolais. »

    Un meeting sera organisé le dimanche 23 mars 2025 par toutes les entités qui ont signé le cadre de travail, ont annoncé les participants. 

    Source: rfi.fr/fr

  • Convention collective: SYNJIT en campagne d’information

    Convention collective: SYNJIT en campagne d’information

    Le Syndicat national des journalistes indépendants du Togo (SYNJIT) lance une grande campagne de vulgarisation du contenu de la convention collective, signée le 14 octobre 2022 après une décennie de lutte.

    Le SYNJIT lance une vaste campagne de vulgarisation du contenu de la Convention collective

    Le 14 octobre 2022 demeure désormais un jour marquant pour les professionnels des médias du privé au Togo. La corporation des journalistes et techniciens du privé a franchi un cap, celui de la signature de sa Convention collective (CC) après plus d’une décennie de lutte.

    Cette Convention collective applicable au secteur privé est entrée en vigueur depuis le début de l’année 2024. Cependant, dans le but de poursuivre la marche,  il urge de faire écho du contenu de cet important sésame, en vue de favoriser sa compréhension accrue auprès des journalistes indépendants et des employés. L’objectif est de garantir une mise en œuvre efficace et la défense des droits des professionnels des médias au Togo. 

    Dans cette veine, le SYNJIT lance une campagne de vulgarisation du contenu de la Convention collective afin de permettre aux hommes de la plume et du micro  de mieux s’en approprier.

    Pour amplifier l’impact et la portée de cette campagne, chaque trois jours, un article sur cette narration fera l’objet de publication sur la page Facebook du SYNJIT, également que sur les plateformes professionnelles des journalistes et sur les réseaux sociaux.

    « Cet exercice s’inscrit dans le prolongement des actions de l’ancien bureau de notre syndicat. Celui de veiller à ce que les journalistes puissent s’approprier le contenu de la Convention Collective et de se sentir véritablement concernés par ce qui s’y trouve. Nous avons entrevu et réussi à signer la Convention mais son application risque de longtemps être bercée par des promesses creuses. Nous avons besoin de toutes les forces vives pour que la lutte ne soit pas veine. Les journalistes togolais méritent de travailler dans les meilleures conditions et de bénéficier de toutes les commodités. Il faut déjà commencer par rappeler aux confrères que le contact entre eux et la Convention est inévitable pour une meilleure compréhension des enjeux liés à son application. Pour une corporation qui s’éveille, nous rejetons l’idée que la Convention collective obtenue après une décennie de lutte soit un mort née », a confié Narcisse Prince Agbodjan, SG du SYNJIT.

    En clair, trois fois par semaine, des articles y relatifs seront mis à la disposition des journalistes pour leur permettre d’une part, de s’y familiariser et d’autre part, d’exhorter les autres confrères à s’en procurer.

    Des interviews, publications d’articles et sorties médiatiques à la radio et sur les plateaux de télévision sont prévues pour expliquer aux journalistes, la nécessité de s’approprier le contenu cette parapluie et l’opportunité et de se mobiliser pour son application effective. Le SYNJIT souhaite surtout briser les préjugés autour de la Convention.

    Le bureau invite tous les journalistes indépendants à rejoindre cette dynamique pour un plein succès de cette campagne.

  • Insaisissable développement

    Insaisissable développement

    PNB en entrée, PIB en plat principal, taux de croissance en dessert… Jamais, les agrégats économiques n’ont été servis à table aux populations. Non, ce n’est pas (que) cela, le développement !

    Le Cap, cette semaine, accueillait les dirigeants d’un demi-millier de banques de développement du monde. Avec beaucoup d’annonces, quelques résolutions et engagements, notamment, pour des investissements dans les objectifs du développement durable. Pourquoi subsiste-t-il, malgré tout, le sentiment que le développement est un rêve inaccessible en Afrique ?

    Sans doute parce que la notion même de développement, aux yeux des populations, a perdu son sens. Les rares avancées sont trop souvent contrariées par des reculs brusques, qui obligent à tout recommencer, tel Sisyphe derrière sa pierre. Après soixante ans à courir après le développement, il est, en Afrique, peu de pays où l’on peut dire aux citoyens que, sur un plan précis, le développement a été atteint. Santé, éducation, adduction d’eau, électricité, infrastructures… Pas ou peu de conquêtes irréversibles !

    Dans les années 70 et 80, l’on abreuvait les populations de slogans définitifs, du genre : « Santé pour tous en l’an 2000 ! », que l’on déclinait sur l’éducation, l’agriculture, l’alimentation, et bien d’autres domaines. Nous sommes en 2025, et les populations attendent toujours le mieux-être et la satisfaction de leurs besoins fondamentaux que leur promettaient les politiques, avec l’accession à la souveraineté internationale.

    Et pourtant, presque partout, les États avaient créé des banques nationales de développement !

    La plupart ont fini par faire faillite, plombées par les créances irrécouvrables ou douteuses, sur des débiteurs haut-placés, des dignitaires des régimes en place… La généralisation de ces abus avait conduit les États eux-mêmes au bord de la faillite, les contraignant à l’ajustement structurel et aux plans drastiques d’austérité. Que les gouvernants acceptaient de subir sans rechigner, tant ils avaient mauvaise conscience. Ces institutions de lutte contre le sous-développement savaient, selon la formule d’Aimé Césaire, mal poser les problèmes, pour mieux justifier les mauvaises solutions qu’elles leur apportaient. En plus, elles n’avaient aucune obligation de résultats. Et quand l’ajustement structurel échouait, elles inventaient l’ajustement structurel renforcé. Ou revoyaient à la baisse leurs ambitions : réduire la pauvreté, plutôt de l’éradiquer, c’est bien commode ! À l’image de celui-là, pour qui, à défaut de développer les pays, l’on pouvait juste rendre le sous-développement habitable pour les populations.

    Qui donc assume ce manque d’ambition ? Les États ou les institutions ?

    En général, les institutions rejettent la faute sur les gouvernements. Ce que dénonçait l’économiste égyptien Samir Amin, pour qui ces institutions font de fausses analyses et proposent de fausses solutions, en substituant des recettes techniques à l’analyse des causes et des racines de la faillite du développement de l’Afrique. Du Rapport Berg, intitulé : « Pour un développement accéléré dans l’Afrique sub-saharienne », Samir Amin dénonçait la légèreté et l’irréalisme. Il déplorait que la Banque mondiale, dans ce document publié en 1981, attribue l’échec des politiques à la seule responsabilité des gouvernements africains qui, pour la plupart, n’avaient fait que suivre respectueusement les orientations indiquées par les institutions de Bretton Woods.

    Les reproches que faisaient ces institutions aux Africains au sud du Sahara étaient parfois contradictoires : tantôt, on les accusait de mépriser l’agriculture ; de donner la priorité à l’industrie ; de contribuer au sous-développement de leurs ressources humaines. Puis ce sont les mêmes qui faisaient croire aux populations africaines que les potions amères des programmes d’ajustement structurel suffiraient à opérer des miracles, qui changeraient leur destin. Les mêmes qui, pour « dégraisser » la Fonction publique, recommandaient d’envoyer médecins, enseignants et autres ingénieurs à la retraite à 50 ou 55 ans, âges auxquels, en Occident, les éducateurs et autres soignants étaient considérés comme suffisamment expérimentées pour transmettre le meilleur du savoir et prodiguer les soins les plus efficaces. Les mêmes qui s’étonneront, ensuite, de voir, dans ces pays, l’enseignement piquer du nez, et les hôpitaux se transformer en mouroirs. La triste réalité est que, jamais, les agrégats économiques n’ont été servis à table aux populations : PNB en entrée, PIB en plat principal, taux de croissance en dessert. Non, ce n’est pas cela, le développement !

    Chronique de Jean-Baptiste Placca du 1er août 2025 sur RFI

  • Elim CDM 2026: le Togo affronte la Mauritanie le 22 mars à Lomé

    Elim CDM 2026: le Togo affronte la Mauritanie le 22 mars à Lomé

    Les Éperviers du Togo retrouveront la compétition à l’occasion des journées 5 et 6 des qualifications pour la Coupe du Monde de la FIFA 2026. Ils affronteront la Mauritanie le 22 mars à Lomé.

    Un peu plus de trois mois après la fin des éliminatoires de la CAN 2025, les Éperviers retrouvent la compétition. Pour leur première sortie en 2025, le sélectionneur national, Daré Nibombé et ses hommes sont de retour dans les qualifications pour la Coupe du Monde de la FIFA 2026. Deux matchs sont programmés pour le mois de mars.

    Dans un premier temps, la FIFA a communiqué à la Fédération Togolaise de Football le programme du match de la 5e journée. Les Éperviers accueilleront les Mourabitounes de la Mauritanie le 22 mars au Stade de Kégué à Lomé, à partir de 16h GMT.

    Les désignations de la rencontre sont également connues. C’est un quatuor égyptien, dirigé par Omar Amin Mohammed Amin Mohammed, qui sera chargé de l’arbitrage. Ses assistants seront Abouelregal Mahmoud Ahmed Hamel Ahmed, Mohamed Abouzid Halhal Sami et Moustafa Elbana Mahmoud Zakaria Mohamed. Un Assesseur des arbitres a été désigné pour ce match : le gabonais Efong Nzolo Jérôme. Le Commissaire de match sera le béninois Paqui Claude Mahounou.

    Après cette rencontre, le Togo se déplacera à Dakar pour affronter le Sénégal.

    Ce premier stage de l’année (17-25 mars) sera aussi l’occasion pour les Éperviers de retrouver leur public, qu’ils ont laissé sur une note de déception après l’élimination de la CAN 2025. Il s’agira donc de redonner le sourire et l’espoir à des supporters toujours proches de leur équipe et désireux de voir leur sélection nationale retrouver les sommets à travers des victoires.

    Pour rappel, le Togo se classe actuellement 4e de son groupe de qualification pour la Coupe du Monde FIFA 2026 avec 3 points. Le Soudan domine le classement avec 10 points, suivi du Sénégal (8 points) et de la RD Congo (7 points). La Mauritanie, prochain adversaire des Éperviers, occupe la dernière place du groupe avec 1 point, derrière le Soudan du Sud qui en compte 2.

    Les qualifications africaines se dérouleront en deux tours. Le premier tour verra neuf groupes de six équipes chacun, avec des matchs aller-retour. Le premier de chaque groupe se qualifiera directement pour la Coupe du Monde 2026.

    Le deuxième tour opposera les quatre meilleurs deuxièmes dans deux demi-finales, suivies d’une finale, et le vainqueur participera au tournoi de barrage de la FIFA. Ce tournoi réunira une équipe de chaque confédération, à l’exception de l’UEFA, ainsi qu’une équipe supplémentaire de la confédération hôte (Concacaf). Deux des six équipes seront désignées têtes de série selon leur position au Classement mondial FIFA/Coca-Cola. Les têtes de série affronteront les vainqueurs des deux premiers matches entre les non-têtes de série pour une place à la Coupe du Monde. Les deux vainqueurs seront alors qualifiés pour la phase finale.

    Avec ftf.com

  • Togo: poursuivi pour ses textes, le poète et activiste «Affectio» maintenu en détention

    Togo: poursuivi pour ses textes, le poète et activiste «Affectio» maintenu en détention

    La cour d’appel de Lomé a rejeté le 26 février la demande de mise en liberté provisoire du poète et activiste togolais « Affectio ». Il restera donc en détention jusqu’à son procès, une décision qui suscite de nombreuses réactions.

    « Affectio » a été interpellé et incarcéré à la prison civile de Lomé après la publication sur les réseaux sociaux d’un poème intitulé Fais ta part. Ce texte, dans lequel il dénonce l’arbitraire et l’oppression, est aujourd’hui au cœur des poursuites judiciaires à son encontre. 

    L’un de ses avocats, Me Paul Dodzi Apévon, explique.

    Oui, nous avons relevé appel du rejet de notre demande de liberté provisoire pour Affectio. Le dossier a été plaidé devant la chambre d’instruction et mis en délibéré. Mais lorsque nous sommes arrivés, contre toute attente, la Cour nous a dit que notre appel est recevable dans la forme, mais au fond, ils le rejettent. C’est quelque chose d’indescriptible, parce que qu’est-ce qu’Affectio a fait ? Il a publié sur les réseaux sociaux sa position, son sentiment par rapport à ce qu’il ressent pour le pays. Il y a un poème qu’il a sorti pour demander aux Togolais « Fais ta part ». Mais qu’est-ce qu’il a dit de mal pour qu’on l’arrête ? Si le magistrat ne peut plus faire son devoir de magistrat par rapport à l’arbitraire et parce que quelqu’un lui a donné l’instruction « arrête » mais détient quelqu’un en détention, ça devient un problème, ça devient un problème dans notre pays. On apprend qu’ils veulent envoyer le dossier en jugement. C’est ce que nous apprenons dans les couloirs. Ils ont rejeté la demande de liberté provisoire parce qu’ils veulent organiser un procès. Mais nous serons présents au procès. On dira ce qu’on a à dire.

    Accusé d’appel à l’insurrection

    Selon les autorités, la phrase « Indignez-vous », présente dans le poème, constitue un appel à l’insurrection et à la révolte contre les institutions du pays. 

    L’incarcération d’ « Affectio» a provoqué une vague d’indignation parmi les défenseurs des droits de l’homme et les acteurs politiques togolais. Beaucoup dénoncent une menace grandissante sur la liberté d’expression au Togo et s’interrogent sur l’ampleur des restrictions imposées aux voix dissidentes dans le pays.

    Source: rfi.fr/fr

Radio Renouveau228

Ceci fermera dans 0 secondes