Catégorie : Actualités

  • Trump 2: retour au nombrilisme

    Trump 2: retour au nombrilisme

    Au tout début de son second mandat, le quarante-septième président des États-Unis semble découvrir que son pays n’est pas seul au monde, et profite autant des autres que les autres de l’Amérique. Sa politique d’intimidation semble vouée à l’échec.

    Retrait de l’Accord de Paris sur le climat, sortie de l’OMS et d’autres organes du système des Nations unies, visées sur le Groenland, le canal de Panama, et maintenant Gaza, vidée de ses habitants… En seulement deux semaines, Donald Trump, par ses annonces et décisions aussi intempestives que troublantes, a affolé les chancelleries et les places financières. Que laisse présager tout cela de son second mandat ?

    Sans doute beaucoup d’improvisations. Et, aussi, des reculs spectaculaires. Car, plus personne n’entend se laisser intimider par lui, désormais. Sur l’augmentation des droits de douane, le Canada et le Mexique l’ont déjà fait reculer. Et les mesures de rétorsions vigoureuses de la Chine sont et pèseront de leur poids. À terme, ce président perdra donc sa capacité d’intimidation, et sera démystifié par ceux qui le prenaient pour un Rambo conquérant. Il ne lui resterait plus alors que la tentation de la fuite en avant. Avec ce que cela comporte de risque pour l’équilibre d’un monde sommé de subir les sautes d’humeur d’un président des Etats-Unis élu par 77 millions de ses concitoyens, président dont le pouvoir dépasse les frontières de leur pays, et dont les décisions troublantes ont des implications, loin de chez eux.

    Comment pouvaient-ils imaginer tout ce dont est capable ce président ?

    Ils auraient dû savoir. Trump n’est pas un inconnu. Dans la multitude de témoignages qui lui sont consacrés, trois personnalités qui l’ont pratiqué et ne le détestaient pas toutes dressent de lui un portrait qui aurait dû intéresser davantage ceux qui, pour la seconde fois, viennent de l’imposer au monde. « Imposteur, charlatan, personnage autoglorifiant s’attribuant des succès qu’il ne mérite pas », disait de lui, dans les années 80, Ed Koch, maire de la ville de New York, à laquelle il avait extorqué, pour sa Trump Tower, quarante ans d’abattements fiscaux.

    Roy Cohn, avocat de cinq familles de la maffia new-yorkaise, qu’il avait choisi pour conseil en raison de sa capacité à intimider les autres, disait, bien avant janvier 2021, que Trump ne supportait pas de perdre. Enfin, Barbara Reiss, l’ingénieure qui a construit pour lui la Trump Tower, le décrivait comme un homme qu’il valait mieux ne pas avoir face à soi. « Il attaquait, disait-elle, il était vicieux, et aimait s’en prendre à deux sortes de personnes : les faibles – parce qu’il trouvait toujours leurs failles et les exploitait –, et ceux qui s’en prenaient à lui, et contre qui il se retournait, dès lors qu’il se sentait plus fort ».Sur lui, tout avait et été dit, tout était su. Nul ne découvre aujourd’hui, à la tête de la première puissance mondiale, un homme différent de celui qui confiait à la chroniqueuse mondaine Rona Barrett, dans les années 80, que s’il perdait tout, il ferait de la politique.

    Pour beaucoup, il demeure l’homme qui veut rendre sa grandeur à l’Amérique. Et ils le croient…

    Ces deux dernières semaines, il a plutôt été le révélateur des vulnérabilités de l’Amérique, qui a reculé devant les mesures de rétorsions brandies par le Canada et le Mexique. Tous savent, désormais, où frapper et comment parer à l’intimidation. À force d’indexer, dans ses monologues de campagne, certains pays comme des pique-assiette abusant de la générosité des Américains, il a oublié les milliers de milliards de dollars que tirent les USA du commerce avec les autres. Et il est tombé de haut, en apprenant les conséquences de la riposte des autres au mépris : renchérissement des importations en provenance de ces États, menaces sur les emplois dans les industries américaines exportant vers ces pays… Comme s’il découvrait, soudain, que les Américains ne sont pas seuls au monde.

    Justifier le report des tarifs douaniers visant le Canada et le Mexique par les efforts déployés sur leurs frontières est une supercherie, dont il ne pourra user indéfiniment pour différer son hasardeuse promesse de campagne. Il finira donc par reconnaître que les autres ne sont pas que des parasites. Mieux : qu’aucun peuple, sur terre, ne vend aux autres autant que les Américains. Sous toutes les latitudes, le reste du monde leur achète, à chaque seconde, des milliers de produits. En supplément à leurs mesures de rétorsion, les Chinois, du haut de leur culture millénaire, ont rappelé aux Américains que les guerres commerciales font rarement des vainqueurs. Dans le vacarme suicidaire de la tentation nombriliste, cette vérité d’intelligence méritait d’être dite et entendue.

    Chronique de Jean-Baptiste Placca du 8 février 2025 sur RFI

  • Maintenance de son gazoduc : WAPCo explique et rassure

    Maintenance de son gazoduc : WAPCo explique et rassure

    Les travaux d’inspection et de maintenance du gazoduc de West african gas pipeline company limited (WAPCo) ont, effectivement, démarré ce vendredi 7 février. Pourquoi une telle opération ? Quelles sont les dispositions prises pour minimiser son impact sur la fourniture d’électricité ? Les responsables de la société expliquent et rassurent…

    Sécurité

    Comme en 2020, société à responsabilité limitée, propriétaire et exploitant de West african gas pipeline, WAPCo entame les travaux d’inspection et de maintenance de son gazoduc  ce 7 février. Dans l’optique de lui garantir la sécurité et l’efficacité du transport de gaz naturel du Nigeria en direction du Bénin, du Togo et du Ghana de manière sûre, responsable et fiable, souligne David Djangbiogou, le coordonnateur des opérations de WAPCo à Lomé, lors d’une rencontre avec la presse.

    David Djangbiogou, le coordonnateur des opérations de WAPCo à Lomé

    Cette opération délicate qui s’effectue chaque cinq fait partie des exigences des normes internationales du secteur gazier, ajoute-t-il, soulignant que ces travaux permettront de nettoyer et inspecter le gazoduc principal s’étendant de Lagos (Nigeria) à Takoradi (Ghana), long de 569 km.

    « Ce processus nous aide à détecter d’éventuelles anomalies et à prendre des mesures préventives pour assurer une fourniture continue de gaz à nos clients togolais, notamment Kekeli et Contour Global », détaille le technicien.

    Risques de perturbation

    Michelle Burkett, la directrice générale de WAPCo, également présente à la rencontre avec les médias, déclare que les travaux d’inspection et de maintenance du gazoduc se font en concertation avec les autorités togolaises. Ces dernières, selon David Djangbiogou et bien d’autres de ses collègues, ont pris toutes les dispositions pour amoindrir les risques de perturbation dans la fourniture du courant aux Togolais.

    « La CEET, le ministère de l’Énergie et le gouvernement ont mis à disposition des combustibles alternatifs et installé d’autres équipements pour assurer une production électrique suffisante durant cette période », insiste M. Djangbiogou.

    Bien avant la sortie médiatique des responsables de WAPCo, la Compagnie énergie électrique du Togo (CEET) a, dans un communiqué, rassuré avoir pris plusieurs mesures dont le recours aux combustibles liquides pour le fonctionnement des centrales thermiques en remplacement du gaz, l’importation d’une quantité additionnelle d’électricité d’une capacité de 35 MW, la mise en service accélérée de la turbine de 25 MW de WAPG en cours d’installation.

    « Malgré ces dispositions, toute perturbation imprévue sur une source d’approvisionnement pourrait occasionner un déficit temporaire, obligeant la CEET à ajuster certaines charges », a-t-elle averti dans son communiqué.

    Ces travaux obligatoires d’inspection et de maintenance du gazoduc vont continuer jusqu’au dimanche 2 mars prochain.

  • WAPCo en mode inspection et maintenance pour une sécurité opérationnelle

    WAPCo en mode inspection et maintenance pour une sécurité opérationnelle

    Du 5 février au 2 mars, la société West african gas pipeline company (WAPCo) entreprend d’importantes activités de maintenance de son gazoduc.

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE

    Pour Diffusion Immédiate

    WAPCo lance un projet majeur d’inspection et de maintenance de son pipeline offshore Accra, le 5 février 2025

    La société West African Gas Pipeline Company Limited (WAPCo), propriétaire et exploitant du Gazoduc de l’Afrique de l’Ouest (GAO), doit entreprendre d’importantes activités de maintenance dudit gazoduc du 5 février au 2 mars 2025.

    Ces activités comprendront le nettoyage et l’inspection interne de la conduite offshore de 569 km, depuis Ajido, dans l’État de Lagos au Nigeria, jusqu’à Takoradi, dans l’ouest du Ghana, ainsi que le remplacement de vannes sous-marines à Tema et Cotonou pour renforcer la sécurité opérationnelle.

    Ce projet nécessitera la suspension temporaire de certains services, notamment le transport en flux inversé du gaz naturel en provenance de l’ouest du Ghana vers Tema à l’est, ainsi que le transport de gaz du Nigeria vers Cotonou (Bénin), Lomé (Togo) et Tema (Ghana). Toutefois, des services limités de transport de gaz du Nigeria vers Takoradi au Ghana seront maintenus pendant cette période afin de permettre le bon déroulement des opérations de nettoyage et d’inspection du gazoduc.

    Cette opération de nettoyage et d’inspection est une exigence réglementaire et s’aligne sur les meilleures pratiques du secteur pour garantir l’exploitation sûre et efficace du GAO.

    Le projet, qui couvre l’ensemble du tronçon du gazoduc allant d’Itoki, dans l’État d’Ogun au Nigeria, à Takoradi, dans la région occidentale du Ghana, s’articule en deux phases. La première phase, achevée en décembre 2024, concernait le nettoyage et l’inspection de la partie terrestre du gazoduc au Nigeria. La deuxième phase, qui débutera le 5 février 2025, sera axée sur le tronçon offshore du GAO.

    La société WAPCo est tenue d’effectuer ces inspections tous les cinq ans (ou selon un calendrier basé sur les risques) afin de garantir l’intégrité du GAO et son exploitation sûre et fiable dans toute la région de l’Afrique de l’Ouest. Elle a travaillé en étroite collaboration avec les principales parties prenantes pour assurer la coordination nécessaire à la mise en œuvre réussie de ce projet.

    Company Limited

    La société WAPCo remercie les gouvernements du Bénin, du Ghana, du Nigeria et du Togo pour leur soutien constant. Elle remercie également les autorités maritimes et réglementaires de ces quatre pays, ainsi qu’à ses clients, transporteurs, acheteurs de gaz, communautés d’accueil, actionnaires et autres parties prenantes pour leur collaboration continue et leur contribution au succès de cet exercice.

    « WAPCo s’engage à maintenir un dialogue proactif avec les parties prenantes tout au long de la mise en œuvre du projet. Elle entend continuer à interagir avec les acteurs concernés afin d’assurer la bonne exécution et le succès de cette opération », déclare Auwal Ibrahim,     Directeur d’exploitation de la société.

    À propos de La société West African Gas Pipeline Company Limited (WAPCo)

    La West African Gas Pipeline Company Limited (WAPCo) est propriétaire et exploitant du West African Gas Pipeline (WAGP), une infrastructure régionale reliant les ressources en gaz naturel aux clients ayant une demande croissante pour une énergie plus propre et plus efficace dans la sous-région de l’Afrique de l’Ouest, en particulier au Ghana. Le WAGP est un système de pipeline bidirectionnel avec une fourniture de gaz en provenance à la fois de l’est (Nigeria) et de l’ouest (Ghana) du système de pipeline.

  • Au Kenya, Uhuru Kenyatta et William Ruto capteurs de fonds

    Au Kenya, Uhuru Kenyatta et William Ruto capteurs de fonds

    Une fuite s’originant du Service d’enregistrement des entreprises du pays dévoile les liens étroits entre le monde de l’argent et les responsables politiques au Kenya.

    Les Kenyans ont désormais une idée claire sur les hommes politiques entrepreneurs ou les capteurs des fonds dans leur pays. Sur cette liste que certains ont voulue secrète figurent en bonne place la familles d’Uhuru Kenyatta, ancien président, et celle de son successeur William Ruto.

    L’actuel président et son entourage détiennent plus ou moins une quarantaine d’entreprises. En effet, la fille du chef de l’Etat dirige un empire immobilier alors que son frère a des parts dans 7 banques d’investissement. Une trentaine de sociétés, elles, sont détenues par la première dame.

    Uhuru Kenyatta, de son côté, est propriétaire d’un empire basé non seulement au Kenya mais aussi en Afrique du Sud. Panama papers l’a déjà épinglé en 2021.

    Dans le pays, les quatre personnes les plus fortunées contrôlent la moitié des ressources du pays.

  • Togo: débat sur le titre de «Père de la Nation», 20 ans après la mort de Gnassingbé Eyadema

    Togo: débat sur le titre de «Père de la Nation», 20 ans après la mort de Gnassingbé Eyadema

    « Une véritable catastrophe nationale »… C’est par ces mots, sur les médias nationaux, que les Togolais apprennent la mort de leur président, le 5 février 2005. Gnassingbé Eyadema s’éteint à l’âge de 69 ans, dont 38 à la tête du pays. 20 ans après, le titre « Père de la Nation » utilisé dans un colloque pour le désigner crée la controverse au Togo.

    Période d’incertitude pour les uns, début d’une nouvelle ère pour les autres… Le 5 février 2005 est un jour historique dans la vie politique togolaise, résume Bergès Mietté, enseignant chercheur à l’université de Libreville. Ce jour-là, Gnassingbé Eyadema décède à bord de l’avion qui l’évacue à l’étranger pour des soins médicaux. L’appareil fait demi-tour et rentre à Lomé.

    En cas de vacance du pouvoir, la Constitution togolaise prévoit que le président de l’Assemblée nationale assure l’intérim, jusqu’à des élections anticipées. Mais le président de l’Assemblée, Fambaré Natchaba, est alors hors du pays et en raison de la fermeture des frontières togolaises, son vol est dérouté vers le Bénin voisin.

    L’armée constate une vacance totale du pouvoir et annonce que Faure Gnassingbé, le fils du président défunt, assure la continuité jusqu’à la fin du mandat de son père. Faure Gnassingbé, 39 ans et alors ministre, reprend son siège à l’Assemblée où les députés le portent à la présidence. Le 25 février, sous la pression internationale, notamment, Faure Gnassingbé recule. Il se porte candidat à la présidentielle d’avril, il est déclaré vainqueur. Une élection marquée par des violences. Les Nations unies évoquent 400 à 500 morts entre le 5 février et le 5 mai 2005.

    Polémique autour du terme « Père de la Nation »

    Un récent colloque à Lomé a consacré Gnassingbé Eyadema comme « Père de la Nation » ce qui a eu le don d’irriter l’opposition pour qui le seul méritant vraiment cet honneur est son prédécesseur Sylvanus Olympio. Vouloir désigner le général Gnassingbé Eyadema comme père de la Nation, c’est une « usurpation » et une insulte grave à la mémoire de nos véritables héros, c’est en substance les propos tenus par l’ANC l’Alliance pour le Changement à la faveur des cérémonies de commémoration de ce mercredi.

    Le parti d’opposition stigmatise les velléités du parti au pouvoir, le RPT-UNIR, d’instituer le père de l’actuel président Faure Gnassingbé comme figure fondatrice de la nation togolaise. « C’est une imposture, c’est une supercherie, lance Jean-Pierre Fabre président de l’ANC. Gnassingbé Eyadema n’a en rien participé à la lutte de libération du peuple togolais des mains de la puissance coloniale ou une participation qui puisse lui conférer ce titre de “Père de la Nation”. Au contraire, celui qui mérite le titre de père de l’indépendance togolaise, c’est Sylvanus Olympio. Sylvanus Olympio est dans le cœur des Togolais, mais nous avons un devoir de vigilance et de patriotisme. »

    Côté majorité gouvernementale, on ne réagit pas aux propos de l’opposition. Seul un ministre du gouvernement, historien de formation, nous a fait ce commentaire : « Gnassingbé Eyadema est une figure importante de la nation et il est important de ne pas opposer les figures. Mieux vaut faire en sorte que les narratifs se retrouvent sur l’importance de la Nation ».

    Source : Rfi

  • La LCT mobilise contre la hausse des frais de retrait de Mixx by Yas

    La LCT mobilise contre la hausse des frais de retrait de Mixx by Yas

    Les frais de retrait de Mixx by Yas en nette hausse. La Ligue des consommateurs du Togo (LCT) s’en offusque et appelle “tous les consommateurs à faire entendre leur voix et à se mobiliser contre ces pratiques injustes”.

    COMMUNIQUE N°001/2025 DE LA LIGUE DES CONSOMMATEURS DU TOGO
    (LCT)
    (Relatif à l’augmentation des frais de retrait de Mixx by Yas)

    La Ligue des Consommateurs du Togo (LCT) tient à exprimer sa profonde indignation face à l’augmentation des frais de Mobil Money récemment introduite par le groupe YAS TOGO depuis le 31 janvier 2025. Cette hausse, dépassant les 80% sur l’ensemble des services et variant entre 2% et 33% selon les tranches de transfert, constitue une violation manifeste des droits des consommateurs et un frein au développement économique.

    Les frais de transfert élevés impactent directement le pouvoir d’achat des consommateurs, rendant les transactions financières de plus en plus inaccessibles. Alors que les services de Mobil Money devraient faciliter l’accès à des solutions financières abordables, cette nouvelle grille tarifaire va à l’encontre de cet objectif. De plus, l’introduction d’une taxation de 2,5% pour la quatrième opération de transfert quotidienne limite la capacité des consommateurs à mener leurs activités commerciales. Cette situation entrave non seulement la liberté de commercer, mais met également en péril les moyens de subsistance de nombreux Togolais.
    Il est crucial de rappeler que les opérations de Mobil Money jouent aujourd’hui un rôle indispensable dans le quotidien des consommateurs, notamment dans les zones enclavées où l’accès aux services financiers est limité. Ces services sont devenus des outils essentiels pour résoudre des problèmes sociaux tels que les soins de santé, l’alimentation, la scolarité et les déplacements. En augmentant les frais d’accès à ces services, YAS TOGO compromet l’inclusion financière, un objectif que les autorités politiques de notre communauté aspirent à atteindre.

    Nous interpellons également la BCEAO sur cette pratique abusive de YAS TOGO, qui
    semble avoir carte blanche pour augmenter les frais ou introduire de nouveaux tarifs sans aucune régulation. Cette situation soulève des questions sur la supervision et la régulation du secteur des services financiers au Togo. Il est impératif que la BCEAO prenne les mesures nécessaires pour protéger les droits des consommateurs contre de tels abus.

    Nous appelons la BCEAO à rendre publique la structure des tarifs appliqués aux produits financiers de Mobil Money ainsi que les directives y afférentes. La transparence est essentielle pour assurer la confiance des consommateurs dans les services financiers. Les consommateurs ont le droit de connaître les tarifs appliqués et les critères qui les régissent afin de prendre des décisions éclairées.
    Enfin, nous exhortons YAS TOGO à annuler sans délai ces nouveaux tarifs qui asphyxient les consommateurs. Il est temps que le groupe prenne en compte les conséquences de ses décisions sur la vie quotidienne des Togolais et adopte une approche plus responsable et éthique. Nous restons déterminés à défendre les droits des consommateurs et à nous opposer fermement à toute forme d’exploitation.
    Nous appelons également tous les consommateurs à faire entendre leur voix et à se mobiliser contre ces pratiques injustes. Ensemble, nous pouvons imposer un changement positif et garantir un accès équitable aux services financiers au Togo. Nous restons vigilants et mobilisés pour défendre nos droits et promouvoir un environnement économique juste et
    inclusif pour tous.

    Fait à Lomé, le 04/02/2025

    Pour la LCT,
    Le Président

    Dr Emmanuel SOGADJI

  • PARTENARIAT REMAPSEN-SPEAK UP AFRICA: des journalistes formés sur le rôle des médias dans la recherche, le développement et l’innovation en santé en Côte d’ivoire

    PARTENARIAT REMAPSEN-SPEAK UP AFRICA: des journalistes formés sur le rôle des médias dans la recherche, le développement et l’innovation en santé en Côte d’ivoire

    Du 30 janvier au 1er février derniers, une trentaine de journalistes ivoiriens ont participé à un atelier de formation à Abidjan sur le rôle des médias dans la Recherche-Développement et l’innovation en santé. Organisé par Speak Up Africa, en partenariat avec le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN), cet événement avait pour objectif de fournir aux journalistes les outils nécessaires pour mieux comprendre l’importance de la recherche -développement et de l’innovation dans l’amélioration des systèmes de santé en Afrique.

    Animé par Mme Yaye Sophiétou Diop, Directrice du Partenariat et du Développement de Speak Up Africa, et Roxane Fian, Chargée de programmes, l’atelier a permis aux participants d’approfondir leurs connaissances sur les maladies tropicales négligées, des pathologies encore sous-estimées malgré leur impact considérable sur les populations vulnérables.

    Un plaidoyer pour un financement accumulé de la recherche en santé

    Lors de son intervention, Mme Yaye Sophiétou Diop a mis en avant l’importance d’un financement adapté pour la recherche médicale en Afrique. « Il est crucial que les pays africains disposent de solutions financières incitatives adaptées, afin de maintenir leurs experts sur place et de garantir un plateau technique approprié pour la santé de leurs populations », a-t-elle déclaré.

    Elle a également souligné que le financement de la recherche en santé en Côte d’Ivoire reste insuffisant, avec seulement 0,07 % du PIB alloué à la RD&I depuis 2016. En 2020, les dépenses publiques de santé représentaient 5,7 % du budget national, un chiffre bien inférieur aux 15 % recommandés par l’OMS dans la Déclaration d’Abuja. Malgré cette situation, la Côte d’Ivoire dispose d’atouts majeurs, notamment l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire (IPCI), l’Institut National de Santé Publique (INSP) et son implication dans des programmes régionaux et internationaux dédiés à la recherche et le développement en santé.

    Le rôle clé des médias dans la sensibilisation

    Les journalistes présents ont pris des engagements concrets pour produire du contenu médiatique visant à soutenir les efforts de plaidoyer pour un financement accumulé de la recherche et du développement. Bamba Youssouf, président du REMAPSEN, a insisté sur la nécessité pour les médias d’exercer pleinement leur rôle de sensibilisation : « Par vos productions et articles, vous devez tirer la sonnette d’alarme de manière collective pour attirer l’attention des gouvernants, du secteur privé et de la communauté. »

    Un engagement durable pour la santé en Afrique

    À l’issue de l’atelier, les participants ont reçu des certificats de participation, témoignant de leur engagement à promouvoir une couverture médiatique plus engagée et responsable sur les questions de santé en Afrique. Cette initiative marque une étape essentielle dans la mobilisation des médias en faveur d’un meilleur financement de la recherche et du développement en santé, contribuant ainsi à des politiques publiques plus efficaces et adaptées aux réalités du continent.

    Une cinquantaine de journalistes africains ont participé de façon virtuelle à cet atelier qui a aussi permis à Speak Up Africa de présenter ses domaines prioritaires.

    Une correspondance de Coulibaly Zié Oumar

  • La WAPCo ”entreprendra des travaux de maintenance sur son gazoduc”

    La WAPCo ”entreprendra des travaux de maintenance sur son gazoduc”

    Un communiqué de la Compagnie énergie électrique du Togo (CEET) renseigne que la West africain gas pipeline company (WAPCo) va réaliser « des travaux de maintenance sur son gazoduc ». Ils ont lieu du 5 février au 2 mars 2025.

    Le communiqué ci-après donne des détails sur cette opération:

  • Belfort : En fuite au Togo, un prêtre condamné pour l’agression sexuelle d’une paroissienne

    Belfort : En fuite au Togo, un prêtre condamné pour l’agression sexuelle d’une paroissienne

    Procès. Agé de 46 ans, un prêtre qui n’était pas présent à son procès a été condamné ce mardi par le tribunal correctionnel de Belfort à un an d’emprisonnement pour l’agression sexuelle d’une paroissienne en juillet 2023.

    Un mandat d’arrêt a été délivré à l’encontre d’un religieux de nationalité togolaise, qui était absent de son procès à Belfort car reparti au Togo, pour « agression sexuelle par personne abusant de l’autorité que lui confèrent ses fonctions ». Agé de 46 ans, il a été condamné ce mardi par le tribunal correctionnel à un an d’emprisonnement pour l’agression sexuelle d’une paroissienne en juillet 2023.

    La plaignante, une femme « en quête de sens » qui s’était récemment tournée vers l’Église après un « burn-out », avait rapporté avoir été agressée sexuellement au domicile du prêtre dans un presbytère belfortain, le 4 juillet 2023. L’homme, alcoolisé après une réception organisée à l’issue d’une messe, l’a contrainte à des attouchements malgré ses refus explicites, a-t-elle témoigné lors du procès.

    Des faits qu’il conteste

    Ce prêtre du diocèse de Belfort a catégoriquement contesté ces accusations lors de l’enquête. Absent lors de l’audience, il a fait savoir par la voix de son avocate, Stéphanie Quenot, qu’il avait quitté la France en août 2024 pour assister au Togo à des cérémonies de deuil après la mort de sa mère, pourtant décédée deux ans plus tôt. Un servant de l’Église a conforté la version de la victime en indiquant aux enquêteurs que le religieux lui avait confié avoir eu des « gestes déplacés » envers elle. Cette fidèle, qui selon le prêtre n’avait pas été invitée chez lui, a été capable de décrire précisément les lieux, dont la chambre à coucher.

    L’avocat de la plaignante, Leandro Giagnolini, a souligné que sa cliente « ne cherch (ait) pas vengeance, elle est dans une demande de réparation mais surtout espère que la justice contribue à prévenir de tels comportements, notamment au sein de l’Église ». Il a également rappelé que l’alcoolisation ainsi que le fait d’inviter une fidèle à son domicile étaient des pratiques interdites au sein de l’Église.

    Notre dossier sur les violences sexuelles

    Le ministère public a estimé que « la culpabilité ne faisait aucun doute », soulignant la gravité des faits. Le prévenu a été inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuelles (Fijais) et le tribunal a assorti sa condamnation d’une interdiction définitive de séjourner sur le territoire français et d’exercer toute fonction de prêtre en France. L’Église l’a quant à elle suspendu de ses fonctions.

    Source: 20minutes.fr

  • Les convaincre tous ou plaire à quelques-uns

    Les convaincre tous ou plaire à quelques-uns

    Pour espérer inspirer durablement confiance à des peuples africains héréditairement dans le doute quant à sa sincérité, la France devrait, aux courages parcellaires, substituer une politique claire, qui ne varie pas au gré des rapports que le chef de l’État français peut entretenir avec tel ou tel de ses homologues africains. Une politique qui survive au temps et aux hommes.

    À son tour, Paul Biya s’est vu remettre, cette semaine, le rapport des chercheurs sur le rôle et l’engagement de la France contre les mouvements indépendantistes et d’opposition du Cameroun, de 1945 à 1971. Emmanuel Macron pourrait-il, avec cette quête historique qu’il a initiée, espérer se rallier les opinions africaines ?

    Cette initiative dénote un courage politique, qui aurait pu lui valoir, en effet, l’indulgence d’une Afrique scrupuleuse sur les crimes et violences de l’ère coloniale. Mais, certains héritiers politiques de Ruben Um Nyobe contestent à la France le droit d’initier un tel projet. Car, pour eux, elle est le bourreau. Au-delà des réserves de certains Camerounais, c’est Emmanuel Macron lui-même qui altère l’impact de son initiative. Comme avec l’Algérie, avec le Rwanda, ou même le massacre de Thiaroye. Chaque fois, sans recevoir en retour la gratitude espérée. Probablement parce que nul ne comprend pourquoi certains, et par exemple pas Madagascar, où l’on a chiffré à près de 90 000 morts la répression de la révolte de 1947. Les courages parcellaires n’ont jamais remplacé une politique. Alors qu’il s’achemine vers la fin de son second mandat, rien ne laisse espérer qu’Emmanuel Macron aura les moyens d’engager et de faire aboutir d’autres initiatives similaires, partout où la violence coloniale a laissé de vives rancœurs. Il s’est parfois contenté de faire plaisir à tel ou tel pouvoir, dans quelques pays, oubliant de marquer son temps avec une politique valable pour tous. Il peut donc difficilement espérer voir l’Histoire le retenir comme le président qui aura vidé les contentieux coloniaux de la France.

    Il ne manquait pourtant pas de volonté vis-à-vis de l’Afrique…

    Entre Emmanuel Macron et l’Afrique, ç’aura été un perpétuel malentendu. Avec, certes, quelques initiatives dont aucun de ses prédécesseurs n’avait eu le courage. Mais, par les insuffisances de sa méthode, lui-même anéantissait l’impact de ses mesures. Ainsi de la restitution des œuvres d’art pillées à certains peuples durant la colonisation, et dont quelques-uns attendent toujours leur part. Ainsi du démantèlement, de gré ou de force, des bases militaires. De la suppression du compte d’opération des banques centrales de la zone Franc auprès du Trésor français, et de bien d’autres mesures courageuses, inédites depuis la fin de la colonisation. Ces audaces éparses ne lui vaudront pas la sympathie des peuples africains, tant qu’elles ne seront pas scellées par une politique claire et durable.

    En somme, la France ne peut espérer la compréhension de la jeunesse africaine en traitant séparément la violence coloniale…

    Tous les cas particuliers s’inscrivaient dans une politique globale. D’ailleurs, certains acteurs coloniaux, pour avoir fait la preuve de leur brutalité dans une colonie, étaient souvent envoyés sévir dans d’autres. L’histoire des peuples africains est bien trop imbriquée pour espérer la traiter efficacement en… pièces détachées ! Savez-vous, par exemple, que l’officier français qui orchestra le coup d’État qui a coûté la vie à Sylvanus Olympio, en 1963 au Togo, était, auparavant, un acteur central de la répression des maquis de l’UPC au Cameroun ? Se rappelle-t-on que les soldats à l’origine de ce putsch sanglant revenaient d’Algérie, après les Accords d’Evian ? Sait-on seulement que la rancœur de ces soldats venait du refus de Sylvanus Olympio de les intégrer dans l’embryon d’armée du Togo, sous prétexte qu’ils étaient partis d’eux-mêmes s’enrôler volontairement dans l’armée française à Ouidah (au Bénin), pour combattre les Algériens qui se battaient alors pour leur indépendance, pendant que les Togolais, eux, luttaient pour leur propre indépendance ? Chaque peuple aspire à comprendre les conditions déterminantes dans lesquelles s’est noué son destin. L’enjeu, pour la France, est d’inspirer durablement confiance à des peuples héréditairement dans le doute, quant à sa sincérité. Cela suppose une politique qui ne varie pas au gré des circonstances et des rapports que le chef de l’État français peut entretenir avec tel ou tel de ses homologues. Bref, une politique qui survive au temps et aux hommes.

    Chronique de Jean-Baptiste Placca du 1er février 2025 sur RFI

Radio Renouveau228

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