Catégorie : Actualités

  • Budget 2022: soupçon de malversations selon le Front Touche Pas A Ma Constitution 

    Budget 2022: soupçon de malversations selon le Front Touche Pas A Ma Constitution 

    Face à la presse dans la matinée de ce mercredi 22 janvier 2025 à Lomé, le Front Touche Pas A Ma Constitution, avec à sa tête Nathanaël Olympio, a entretenu les hommes des médias sur la gestion catastrophique du pouvoir en place.

    L’intervention de ce regroupement d’opposants fait suite à la publication du rapport de la Cour des comptes sur l’exécution du budget 2022 (texte rendu public en septembre 2024), soit quelques jours avant l’adoption du budget exercice 2025.

    Pour le Front Touche Pas A Ma Constitution, il temps que les Togolais se réveillent pour provoquer l’alternance au sommet de l’Etat.
    Rien ne justifie le braquage économique de l’État par les gouvernants actuels.


    Lire les éléments déplorables relevés par la Cour des comptes dans son rapport sur l’exécution du budget 2022 et les observations de cette même Cour et les questionnements du Front Touche Pas A Ma Constitution !

  • Vaudou Game réinvente sa funk africaine avec «Fintou» : Peter Solo ose la fusion cumbia

    Vaudou Game réinvente sa funk africaine avec «Fintou» : Peter Solo ose la fusion cumbia

    Parce qu’il sentait venir le danger d’être trop à l’étroit, Peter Solo, le chanteur-leader togolais de Vaudou Game a préféré courageusement prendre les devants. Grâce à la cumbia sud-américaine, il revoit l’afro-funk sous un autre angle et s’ouvre d’autres perspectives sur Fintou, cinquième album du groupe.

    Côté pile, à la lumière, il y a le cinquième album d’un groupe bien identifié qui montre aujourd’hui sa capacité à se renouveler après avoir installé dans le paysage musical sa funk africaine au son vintage, avec cette fameuse gamme vaudou à laquelle le nom de la formation fait référence. Côté face, dans l’ombre, il y a une histoire douloureuse – sur le plan artistique –, sinon cachée du moins refoulée, qui suffit à éclairer ce virage réussi, mais dont il n’est étrangement fait mention nulle part. Comme pour mieux l’oublier.

    Peter Solo, le chanteur-fondateur de Vaudou Game, commence par évoquer les doutes qui se sont emparés de lui en 2023 quand il célébrait les dix ans du groupe, événement qui a fait l’objet d’une tournée dédiée. L’impression d’être arrivé à un endroit à partir duquel il risquait ensuite de tourner en rond. La fin d’un cycle qu’il entrevoyait de plus en plus clairement, sans forcément mettre dessus les mots appropriés. Et en parallèle, l’envie de se fixer un nouveau challenge, de retrouver l’enthousiasme du musicien novateur, singulier, pour mieux partager cette énergie créatrice.

    Au fil des semaines, en lui, les questions affluent, déstabilisantes, quasi existentielles, aiguisées par une forme d’urgence à devoir se décider : il ne manque que son feu vert pour que soit commercialisé un album enregistré sur sa terre natale au Togo, là-même où il a donné vie à l’album Otodi (sorti en 2018), dans la lignée de ceux faits auparavant. Le projet est mixé, finalisé, l’équipe est prête à le défendre.

    Sacrifié sur l’autel de la sincérité artistique

    Mais à l’ultime moment, c’est non. Peter refuse d’ajouter à sa discographie cette nouvelle ligne qui ne lui correspond plus. Si un sentiment de soulagement intérieur salvateur l’envahit immédiatement, cette libération n’exclut pas une forme de pression : il a conscience de ses responsabilités à l’égard de ses musiciens et de son entourage professionnel, qui acceptent son choix radical, sans forcément le comprendre.

    « Je suis reparti de zéro », confie-t-il, ajoutant n’avoir jamais réécouté, durant la gestation de Fintou, les morceaux de cet enfant musical mort-né. Le multiinstrumentiste, qui conçoit seul les maquettes de ses albums en jouant tous les rôles, s’enferme dans son « laboratoire » afin d’essayer toutes sortes de fusions, réactions et autres mélanges. Y compris avec la musique balinaise !

    Aucun azimut n’est a priori écarté, hormis celui de l’afropop et des programmations, vers lequel une grande partie de la jeunesse africaine semble irrémédiablement attirée, selon Peter Solo qui le regrette au plus haut point. Le quinquagénaire n’élude pas le malentendu générationnel : une partie de ses compatriotes le voit comme un « extraterrestre » et considère même qu’il fait « de la musique pour les Blancs ». Un comble, quand on sait que sa démarche repose sur une retranscription d’éléments traditionnels et une mise en valeur de la nature en tant que pilier de la cosmogonie vaudou !

    Fintou : quand l’Afrique rencontre la cumbia  

    Un tournant décisif se produit au moment où lui viennent les premières notes de « Râler », single annonciateur de l’album Fintou et dont le refrain fait l’éloge inattendu d’un trait de comportement bien français (« Râler, c’est très bon. Râler donne la santé. Râler après déjeuner, ça fait passer la migraine »). Le musicien togolais, devenu Lyonnais d’adoption, reconnait qu’il n’avait pas imaginé un seul instant résoudre son équation grâce à la cumbia, genre colombien qui s’est répandu dans une bonne partie de l’Amérique latine. Non seulement il n’avait au départ aucune affinité avec cette musique, mais en outre, il la dévalorisait volontiers. Limitée, avec ses « deux ou trois accords », il la rangeait « dans la catégorie musette ».

    À son contact, en creusant la matière, il se rend compte que cette simplicité est au contraire un atout pour réussir ce mariage avec sa propre culture afro-funky. Autre intérêt, à ses yeux : aucun artiste n’a encore formalisé cette alliance musicale spécifique, alors que de nombreux liens entre les deux continents ont été explorés, en particulier à travers la salsa ou des événements tels que le festival Africa En Bogota ou encore symboliquement le projet Cumbiafrica du duo colombien Alé Kuma.

    D’autres morceaux présents sur Fintou, à l’image de « C’est pas vrai », portent des traces très prononcées de ce rapprochement transatlantique. Est-ce par le biais de la cumbia que Vaudou Game s’est ouvert aussi à l’accordéon, joué sur la ballade «Tu sauras» par les jeunes Togolais de Lomevie ? Plus qu’une influence, c’est un déblocage qui s’entend sur chaque chanson de l’album. Et le plaisir de Peter Solo d’avoir trouvé pour son groupe un nouvel horizon.

    Vaudou Game Fintou (Hot Casa Records) 2025

    Source: rfi.fr/afrique

  • L’OMS « déplore » le départ des Etats-Unis

    L’OMS « déplore » le départ des Etats-Unis

    Les Etats-Unis quittent l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Une décision radicale du nouveau président américain Donald Trump. L’instance le « déplore » dans un communiqué.

    “Réaction de l’OMS face à l’annonce faite par les États-Unis de leur intention de se retirer de l’Organisation

    Genève – L’Organisation mondiale de la Santé déplore l’annonce faite par les États-Unis d’Amérique de leur intention de se retirer de l’Organisation.

    L’OMS joue un rôle essentiel pour ce qui est de protéger la santé et la sécurité de la population mondiale, y compris celles des Américains et des Américaines, en s’attaquant aux causes profondes des maladies, en renforçant les systèmes de santé, ainsi qu’en détectant et prévenant les urgences sanitaires – y compris les flambées épidémiques – et en y ripostant, souvent dans des endroits dangereux où personne d’autre ne pourrait se rendre.

    Membre fondateur de l’OMS en 1948, les États-Unis contribuent depuis lors à définir et à régir l’action de l’OMS, aux côtés de 193 autres États Membres, notamment en participant activement aux travaux de l’Assemblée mondiale de la Santé et du Conseil exécutif. Depuis plus de 70 ans, l’OMS et les États-Unis ont sauvé un nombre incalculable de vies et protègent la population américaine comme le reste de la population mondiale face aux menaces sanitaires. Ensemble, nous avons mis fin à la variole ; ensemble, nous avons pratiquement éradiqué la poliomyélite. Les institutions américaines contribuent à l’OMS en tant que Membre, et bénéficient de ce statut.

    Au cours des sept dernières années, avec la participation des États-Unis et d’autres États Membres, l’OMS a mis en œuvre le plus grand ensemble de réformes transformatrices de son histoire, pour une plus grande responsabilisation, un meilleur rapport coût-efficacité et un impact accru dans les pays. Ces efforts se poursuivent aujourd’hui.

    Nous espérons que les États-Unis reconsidéreront leur position et nous sommes déterminés à engager un dialogue constructif afin de maintenir le partenariat entre les États-Unis et l’OMS, dans l’intérêt de la santé et du bien-être de millions de personnes dans le monde”

  • Togo-Sénatoriales: comment voter par anticipation?

    Togo-Sénatoriales: comment voter par anticipation?

    La Commission électorale nationale indépendante (CENI) précise les contours du vote par anticipation des élections sénatoriales du dimanche 15 février prochain.

    La Commission Electorate Nationale Independante (CENI) rappelle a votre aimable attention que conformement aux dispositions du code electoral, le vote par procuration est reglemente comme suit :

    1. le formulaire de procuration est a retirer au siège de Ia CELI ;
    2. l’électeur donnant la procuration (le mandant) doit être inscrit sur Ia même liste électorale du bureau de vote que celui qu’il désigne pour voter a sa place (le mandataire). Pour cela, les président des CELT doivent veiller a cette vérification avant de remettre les formulaires de procuration aux demandeurs ;
    3. le mandant comme le mandataire doivent disposer de leur carte d’électeur ;
    4. le formulaire renseigne et signe du mandant comme du mandataire est à légaliser sans frais par une autorité compétente (préfets, maires, officiers de police) ;
    5. Ia procuration ne peut être donnée qu’a une seule personne et chaque mandataire ne peut utiliser qu’une et une seule procuration ;
    6. le mandant peut annuler sa procuration et accomplir personnellement son devoir civique si le mandataire n’a pas encore vote,

    Les présidents des CELT sont pries de bien vouloir faire connaitre les termes de la présente directive a tous ceux qui souhaiteraient donner des procurations.

    Fait à Lomé le 13 Avril 2024

  • Championnat d’Afrique de boxe des poids légers : Le Togolais Komlagan Hounkpatin, la seule satisfaction de toute une année

    Championnat d’Afrique de boxe des poids légers : Le Togolais Komlagan Hounkpatin, la seule satisfaction de toute une année

    Le bilan sportif national durant toute l’année 2024, pouvait être targué de désastreux par  rapport à presque toutes les disciplines pratiquées. Dont celles de Tir à l’Arc, du football, de Judo, de basket-ball, de hand-ball, de volleyball de Tennis, d’Escrime entre autres… Le constat fait depuis belle lurette, et jusqu’à ce jour, est que la part belle des dépenses de l’autorité est réservée au sport-roi (le football). Cependant, si le compte est fait durant l’année qui venait de fermer, 2024 s’étale tout en noire sur toutes les catégories d’âge en football : une totale déception. Le seul éclair dans les nuages du pays des Gnassingbé, vient du noble art…

    Le triomphe du calme et de l’expérience face au bouillonnant champion en titre

    Le 24 novembre 2024, devant le boxeur nigérian sur ses terres de Ochey à Lagos, Chinedou AKAOLISA alias Flash Pizzi, très sûr de son affaire, semble vouloir en finir bien vite avec son challenge togolais, Komlagan HOUNKPATIN. L’acculant et allant vers lui dès les premiers instants. Il a fallu pour ce dernier d’esquiver les coups à lui adressés avec précision. Le temps de mieux jauger son vis-à-vis et même de lui trouver quelques failles. En vieux routier de la boxe, Komlagan (né à Doulassamé) dans un quartier des plus chauds de la capitale, le 15 septembre 1981, savait ce qu’il a à faire. Le premier rond étant passé, un deuxième n’allait pas tarder…

    Au coup de départ du second rond, le surnommé Kpessé (drapeau togolais avec lequel, il était monté sur le ring), n’a pas tardé à s’avancer tout confiant vers son adversaire. Changeant du coup le laxisme dont il a fait preuve à l’entame de ce combat. Le corps à corps entre les deux pugilistes n’a duré que le temps de quelques frissons au sein des spectateurs nigérians, et puis, le représentant togolais expédie au tapis le malheureux « Flash Pizzi ». Il ne s’en relèvera nullement… Ainsi, le champion de Boxe HBE (Heritage Boxing Entertaiment) Chinedou AKAOLISA, venait de perdre sa ceinture. Le rendez-vous est pris pour sa revanche le 27 avril 2025 à Lomé.

    La défense du boxeur champion HBE Komlagan HOUNKPATIN, le 27 avril 2025

    Ainsi la date de la défense de ce titre à Lomé par « Kpessé » devrait interpeller aussi bien les organisateurs de cette boxe retour que les autorités sportives. D’autant que, en se rendant au Nigéria et y conquérir une si belle ceinture,  Komlagan a non seulement fait honneur au Togo, mais il a contribué à donner un important titre en cette année 2024, où le sport togolais allait très mal. On ne peut donc, évoquer ce sujet sans remercier le ministre des sports et des loisirs Dr Lili BESSI KAMA, d’avoir facilité l’expédition nigériane victorieuse du boxeur. Le féliciter pour son triomphe et l’encourager pour la date et la défense de son titre, c’en sont autres choses. Bravo tout de même au staff technique du champion !

    En l’occurrence Anani AGBEYAFIA, coach principal demeurant à Lomé-Aflao dont le savoir-faire et la ténacité se transmettent jour en jour à ses poulains. Une chance pour Kpessé de l’avoir, avec son humilité et sa tranquillité grandissante. De véritables valeurs qui peuvent vous retarder mais font toujours les grands champions.

    Yves de Fréau

  • Congo Brazzaville: Pauvre pays riche !

    Congo Brazzaville: Pauvre pays riche !

    Lorsque l’on évoque ce pays pétrolier, l’on n’entend parler que de dette, de maigres infrastructures insuffisantes et de privations diverses pour la population. Pour espérer rompre avec le sous-développement intégral, le Congo doit commencer par oser le courage de ne pas se tromper de diagnostic.

    Au Congo-Brazzaville, un nouveau grand argentier vient d’entrer au gouvernement. Et tout le monde semble attendre des miracles de Christian Yoka, ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public. Comment expliquer cette attente ? 

    Cette nomination a remis sous les feux des projecteurs le marasme dans lequel semblent baigner depuis bien trop longtemps les finances du Congo, avec une dette d’autant plus insupportable que ce pays, producteur de pétrole, semble avoir vécu au jour le jour, oubliant d’investir dans des infrastructures convaincantes et de faire des placements rentables. Qu’ont-ils donc fait des bienfaits dont la nature a doté leur patrie ? Tel qu’il se présente aujourd’hui, Le Congo-Brazzaville donne l’impression de s’être endetté pour faire la fête. Car, en dehors du train de vie luxueux et clinquant des privilégiés du pouvoir, peu de réalisations rappellent aux Congolais que leur pays a longtemps figuré au troisième rang des producteurs subsahariens d’or noir. Les signes d’un pays bien géré se perçoivent à travers les écoles construites pour donner une bonne éducation à la jeunesse. À travers les hôpitaux où se soignent les citoyens. Et non dans les facilités que s’octroient les dirigeants et leurs clans.

    Ces dirigeants ont tout de même réalisé quelques infrastructures. Peut-être n’en font-ils pas assez ?…

    Denis Sassou Nguesso, faut-il le rappeler, dirige le Congo depuis 1979, avec une petite parenthèse démocratique, entre 1992 et 1997. Lorsque l’on s’impose aussi longtemps à son peuple, l’on se doit, au moins, de satisfaire ses besoins fondamentaux. Beaucoup, en Afrique, critiquent le régime de Paul Kagame au Rwanda pour ses insuffisances démocratiques. Mais, tout aussi nombreux sont les Africains qui, ayant découvert son pays, en tout cas la capitale, se disent que ce régime autoritaire se soucie au moins du bien-être de sa population. C’est à cette seule et unique condition que les peuples peuvent tolérer les régimes qui s’éternisent. Sans quoi, l’on n’a que des dictatures stériles. La jeunesse du continent ne peut plus subir durablement des dirigeants qui ne lui apportent rien, ou si peu…

    Dans son discours d’adieu au peuple américain, ce mercredi, Joe Biden a insisté sur les dangers de la concentration du pouvoir politique et économique aux mains d’une oligarchie. Cela est valable pour les États-Unis. Ce l’est aussi pour chaque pays d’Afrique. Au moment où Denis Sassou Nguesso arrivait au pouvoir, le président des États-Unis s’appelait Jimmy Carter. De Carter à Biden, l’actuel chef de l’État congolais aura vu passer huit présidents des États-Unis, et six chefs d’État français. La liste de tout ce dont manque le peuple congolais n’a d’égale que le temps passé par ce seul et même homme à leur tête.

    Le Congo n’est pas non plus immensément riche.

    Il est loin d’être un pays pauvre. Après plus de quarante ans à gérer la manne pétrolière, lorsque l’on vous parle du Congo, l’on n’entend que dettes, et quelques maigres infrastructures insuffisantes. La Norvège, par une gestion méticuleuse de son pétrole, a su créer un fonds souverain, géré dans la transparence, aujourd’hui, le plus important au monde, totalisant l’équivalent de 1 700 milliards d’euros. Ce pays assure une bonne éducation à sa jeunesse, un système de santé efficace pour sa population, et réussit des prouesses en matière de transition énergétique et d’innovation. À sa petite échelle, le Congo aurait pu faire de son pétrole un tremplin pour l’avenir de ses enfants.

    Autre exemple, le Qatar a su tirer profit de ses ressources gazières et pétrolières pour se propulser au rang des pays les plus riches du monde. Il n’est certes pas exempt de critiques, mais il a su faire fructifier la manne pétrolière, et préparer l’avenir pour les générations futures.

    En Afrique, le Ghana, qui n’a pas l’immensité des réserves pétrolières du Congo, s’est efforcé, par une gestion transparente et responsable de ses ressources naturelles, à poser les bases d’une économie plus diversifiée et d’une démocratie irréversible. Le Congo, pour espérer rompre avec le sous-développement intégral, doit commencer par oser le courage de ne pas se tromper de diagnostic.

    Chronique de Jean-Baptiste Placca du 18 janvier 2024

  • Le Togo va-t-il rejoindre l’Alliance des États du Sahel, formée par le Mali, le Burkina Faso et le Niger?

    Le Togo va-t-il rejoindre l’Alliance des États du Sahel, formée par le Mali, le Burkina Faso et le Niger?

    « Ce n’est pas impossible », selon le ministre togolais des Affaires étrangères. Robert Dussey l’a dit jeudi dans un entretien accordé à la chaîne de télévision VoxAfrica, tout en précisant que la décision doit venir du président ou du Parlement. Le ministre estime que la population togolaise y est favorable. Contrairement à d’autres pays de la sous région, Lomé entretient de bonnes relations avec les pays sahéliens, et a plusieurs fois joué un rôle de médiateur.

    Le Togo n’a jamais caché ses relations avec les régimes militaires du Sahel. Dans son entretien avec VoxAfrica, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration africaine du Togo, Robert Dussey, réaffirme la proximité de Lomé avec l’AES, créée par le Mali, le Burkina Faso et le Niger, qui ont tourné le dos à la Cédéao.

    “Pour moi, ce n’est pas impossible, mais c’est la décision du président de la République d’abord et c’est la décision également du Parlement togolais. Nous avons des institutions togolaises, nous avons la présidence de la République, nous allons vers la Ve République. Si le Parlement décide que le Togo doit rejoindre les pays de l’AES, pourquoi le Togo ne le ferait pas ? Je vais vous surprendre : demandez à la population togolaise si le Togo veut rentrer dans l’AES et vous verrez leur réponse. Ils vous diront oui”.

    Le Togo a joué un rôle de médiateur, à plusieurs reprises, entre la Cédéao et le Niger, suite au coup d’État de juillet 2023, ou entre le Mali et la Côte d’Ivoire, par exemple.

    En mai dernier, Lomé a aussi pris part à des exercices militaires conjoints avec les trois pays de l’Alliance des États du Sahel et le Tchad.

    Un rapprochement entre le Togo et les pays sahéliens enclavés pourrait bénéficier au port de Lomé que le Niger utilise déjà pour importer des marchandises, au détriment du port de Cotonou, puisque Niamey garde sa frontière avec le Bénin fermée.

    « Je ne vois pas le Togo quitter la Cédéao, je pense qu’il va jouer sur la multi-appartenance », estime Niagalé Bagayoko, en rappelant que Gnassingbé Eyadema faisait partie des fondateurs de l’organisation régionale. Pour la présidente du réseau africain pour le secteur de la sécurité, le Togo pourrait peser pour que la Cédéao se recentre sur l’économie, plutôt que sur les questions de démocratie.

    Source : rfi.fr/afrique

  • Le Togo n’exclut pas de rejoindre l’Alliance des États du Sahel

    Le Togo n’exclut pas de rejoindre l’Alliance des États du Sahel

    En développant leurs liens avec le Togo, les pays de l’AES, enclavés, pourraient s’assurer un accès à la mer.

    Le Togo n’exclut pas de rejoindre l’Alliance des Etats du Sahel (AES), a fait savoir le ministre des Affaires étrangères togolais à l’occasion d’un entretien accordé jeudi 16 janvier à la chaîne de télévision Voxafrica.

    « C’est la décision du président de la République », a répondu le ministre Robert Dussey lorsque la question de rejoindre l’AES lui a été posée, jugeant pour sa part que « ce n’est pas impossible ». « Demandez aux populations togolaises si le Togo veut entrer dans l’AES, vous allez voir leur réponse, je vous dirais qu’elles vous diront oui », a-t-il ajouté dans son entretien, dont l’intégralité sera diffusée jeudi soir.

    Les trois pays qui forment l’AES ( Mali, Niger et Burkina Faso), gouvernés par des régimes militaires hostiles à la France, ont annoncé en janvier 2024leur volonté de quitté la Cedeao, qu’ils jugent instrumentalisée par l’ancienne puissance coloniale. Ce départ sera effectif le 29 janvier.

    « Assimi Goïta est une chance pour le Mali »

    En développant leurs liens avec le Togo, les pays de l’AES, enclavés, pourraient s’assurer un accès à la mer via la côte togolaise et le port de Lomé afin d’importer et d’exporter des marchandises.

    Le Mali, le Niger et le Burkina Faso, qui ont chassé l’armée française de leur sol, coopèrent pour contenir les attaques récurrentes des groupes jihadistes, en même temps qu’ils se rapprochent militairement et politiquement d’autres puissances comme la Russie.

    Le président togolais Faure Essozimna Gnassingbé s’est imposé peu à peu comme médiateur dans les différentes crises politiques qui agitent l’Afrique de l’Ouest. Au Niger, les militaires au pouvoir lui ont demandé d’intercéder auprès de la Cedeao, ce qui n’a pas empêché le régime putschiste d’annoncer son retrait de l’institution régionale ouest-africaine. Il s’était auparavant investi dans la crise malienne et les tensions entre Abidjan et Bamako.

    « Pour nous aujourd’hui, le président Assimi Goïta est une chance pour le Mali, a également déclaré Robert Dussey lors de son entretien télévisé. L’Afrique est utilisée seulement pour servir les grandes puissances et ce n’est pas normal. »

    (Avec AFP)

  • Togo: le procès du Trading Gate, vaste opération d’escroquerie présumée, renvoyé au 13 février

    Togo: le procès du Trading Gate, vaste opération d’escroquerie présumée, renvoyé au 13 février

    Le procès du « Trading Gate » s’est ouvert ce 15 janvier 2025 à Lomé qui concerne plusieurs responsables de sociétés de trading placées sous mandat de dépôt depuis 2021. On leur reproche des activités illégales. Un nombre important de victimes, trompées par cette escroquerie et venues de tout le pays, étaient au tribunal en espérant retrouver tout ou partie de leur argent perdu. Détails.

    Ils sont 13 dans le box des accusés, 20 autres sont toujours en cavale. Ils sont pour la plupart des responsables de sociétés illégales de placement au Togo ou leurs collaborateurs. Ils sont accusés d’être impliqués à divers niveaux dans une vaste opération d’escroquerie pour laquelle des milliers d’épargnants et d’investisseurs sont victimes, pour un préjudice estimé à plusieurs milliards de francs CFA.

    Selon la présidente du collectif des victimes de trading, Ayaba Sada, sa seule organisation représente 3 000 personnes qui ont perdu 5 milliards de francs CFA, 7,6 millions d’euros.

    Toutes les couches de la société togolaise ont été victimes : ouvriers, fonctionnaires, cadres et militaires, ont mordu à l’hameçon de cette pyramide de Ponzi. Des promesses de gains de 50, 100, voire 300%. Or, à la fin, nombreux sont ceux à n’avoir rien obtenu.

    Conséquence de cette perte, confie la présidente du collectif, des victimes devenues malades, endettées ou des couples disloqués faute d’argent.

    Venus au tribunal mercredi, tous espèrent un remboursement de leurs capitaux et une éventuelle indemnisation.  Le procès ouvert ce mercredi matin est renvoyé au 13 février prochain.

    Source : rfi.fr/Afrique

  • Au Togo, des cas de méningite signalés à Kara

    Au Togo, des cas de méningite signalés à Kara

    L’alerte vient du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique. En effet, dans le district de Dankpen, situé dans la région de la Kara, des cas de méningite sont signés.

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