Bénin : un an à la tête de la SRTB, le choix de la reconnaissance
Un an après sa nomination à la tête de la Société de radiodiffusion et de Télévision du Bénin (SRTB), sa première responsable a choisi un mot simple, mais profondément symbolique : merci. Un message de gratitude adressé à celles et ceux qui, chaque jour, œuvrent souvent dans l’ombre pour faire vivre la télévision et la radio publiques du Bénin.
Dans un contexte médiatique marqué par des mutations technologiques rapides, des exigences accrues de crédibilité et une concurrence permanente, la SRTB repose avant tout sur un capital humain engagé. Journalistes, techniciens, animateurs, réalisateurs, agents administratifs ou personnels de soutien : autant de femmes et d’hommes discrets, constants, sans lesquels le service public de l’information ne pourrait remplir sa mission.
« Un média public ne tient jamais sur une seule personne », rappelle Angela Aquereburu Rabatel, la dirigeante de nationalité togolaise. Une affirmation qui traduit une vision du leadership fondée sur le collectif, la reconnaissance du travail invisible et le respect des compétences. Derrière chaque journal télévisé, chaque émission radio, chaque reportage de terrain, se cache un travail d’équipe rigoureux, parfois contraignant, mais toujours animé par le sens du devoir public.
Ce message intervient comme un rappel fort : la réussite d’une institution publique ne se mesure pas uniquement à ses audiences ou à ses équipements, mais aussi à la capacité de ses dirigeants à valoriser l’engagement humain. En mettant en lumière les acteurs de l’ombre, la direction de la SRTB réaffirme l’essence même du service public : servir, informer et rassembler, avec humilité.
Au-delà de la SRTB, cette prise de parole résonne comme une interpellation plus large dans le monde professionnel. Comment, dans nos administrations, nos entreprises ou nos organisations, prenons-nous le temps de dire merci à celles et ceux qui travaillent loin des projecteurs ?
Un an après, le geste est fort, le message clair : la reconnaissance n’est pas un détail, elle est un moteur. Et parfois, un simple merci suffit à redonner tout son sens au travail collectif.
