ATOP: apothéose du cinquantenaire à Lomé
Si les activités marquant le cinquantenaire de l’Agence togolaise de presse (ATOP) ont été lancées le 10 janvier à Aného, elles ont pris fin ce mercredi 5 mars par une cérémonie apothéose dans son enceinte à Lomé.
« L’ATOP dans le paysage médiatique togolais, hier, aujourd’hui et demain ». C’est le thème autour duquel s’est déroulé le jubilé d’or de l’Agence togolaise de presse. Tout a commencé le 10 janvier dernier dans la ville d’Aného par le lancement des festivités. Celles-ci ont pris fin ce mercredi à la Direction générale de l’Agence à Lomé, en présence de Florence Yawa Kouigan, ministre de la Communication, des Médias et de la Culture, porte-parole du gouvernement, de Mathias Léandre Atignon, Secrétaire général adjoint de la Fédération atlantique des agences de presse africaine (FAAPA), entre autres.
Rappel
Eyebiyi Kokouvi Adéyêmi, directeur général de l’ATOP, dans son mot de bienvenue, a rappelé que le parcours jusqu’au cinquantenaire n’a pas été facile. « 50 ans dans la vie d’une agence, ce n’est pas facile, nous avons connu des hauts et des bas », souligne-t-il.

Toutefois, poursuit-il, l’ATOP « a su s’adapter aux nouvelles donnes, celles des technologies de la numérisation». Dans l’ensemble, le bilan a été positif, retient-il, convaincu que cet anniversaire constituera « un sursaut vers un futur plein de défis ».
« Il faut dépasser ce que nous faisons aujourd’hui en termes de textes, de photos, mettre en place des studios à Lomé et dans les régions pour produire des vidéos, des podcasts à diffuser sur notre site Internet », ajoute le directeur général.
Il n’a pas manqué de lancer un appel de telle sorte que l’ATOP joue véritablement son rôle d’agence. Pour ce faire, il faut réviser son décret de création, former régulièrement son personnel, la doter des matériels modernes de travail et de transport, etc. souhaite-t-il.

Anticipation
« Nous devons nous échapper volontairement à la zone de confort que pourrait nous offrir la tentation d’une gestion monotone et standardisée du train-train quotidien pour sortir des sentiers battus, aller à la rencontre de nos usagers dans leurs attentes », déclare, de son côté, la ministre de la Communication, des Médias et de la Culture, porte-parole du gouvernement.
Selon elle, l’agence doit rechercher la qualité et la culture de la performance quotidiennement. « Vous devez anticiper sur ce que veulent et attendent nos concitoyens de leur agence de presse nationale (…) renforcer la qualité de vos écrits et votre présence numérique, diversifier les contenus et vous adapter aux nouvelles technologies de l’information et de la communication», insiste-t-elle.
L’autre phase importante de l’apothéose a été la reconnaissance des anciens et actuels cadres de l’agence. Des diplômes d’honneur leur ont été remis pour leur dévouement.
L’Agence togolaise de presse a vu le jour le 5 mars 1975. Elle recueille, trie, traite, stocke, transmet et diffuse l’information.