Yao Ameyitovi : « Une voix pour le vert, c’est une voix pour l’avenir »
À quelques jours du scrutin du 30 août 2026 pour le renouvellement des instances du Comité de développement du quartier Adakpamé-Apeyémé (CDQ-AA), Yao Ameyitovi conduit une liste placée sous le signe du développement durable. Dans cet entretien, il présente sa vision, ses priorités et les engagements qu’il entend porter avec son équipe au service des habitants.
Vous conduisez une liste pour le renouvellement des instances du CDQ d’Adakpamé-Apeyémé. Pourquoi avez-vous décidé de vous porter candidat ?
Notre candidature part d’un constat simple : Adakpamé-Apeyémé a un potentiel important, mais beaucoup reste à faire pour améliorer durablement le cadre de vie des habitants. Nous avons donc estimé qu’il était temps de proposer une équipe disponible, organisée et surtout capable de travailler avec les populations. Nous ne venons pas seulement solliciter des voix. Nous voulons proposer une vision et nous engager à la mettre en œuvre avec les habitants.
Votre liste est placée sous le signe du développement durable. Que signifie concrètement cette orientation pour Adakpamé-Apeyémé ?
Pour nous, le développement durable ne se limite pas à planter des arbres ou à parler d’environnement. Il s’agit d’avoir une vision globale du développement du quartier. Cela concerne la salubrité, la gestion des déchets, la protection de notre environnement, l’amélioration du cadre de vie, mais aussi la mobilisation des jeunes, l’implication des femmes et le développement d’activités génératrices de revenus. Nous voulons un quartier propre, organisé, solidaire et capable de préparer son avenir.
Justement, quelles seront vos priorités si vous êtes élu ?
Notre première priorité sera d’établir un diagnostic participatif des besoins du quartier. Nous voulons écouter les habitants et identifier les urgences. Ensuite, nous travaillerons autour de plusieurs axes : l’assainissement et la salubrité, l’environnement, l’éclairage et la sécurité du cadre de vie, l’accompagnement de la jeunesse et des femmes, ainsi que la mobilisation de ressources pour financer les initiatives communautaires.
Vous parlez beaucoup de participation citoyenne. Comment comptez-vous associer les habitants aux décisions du CDQ ?
Nous voulons que le CDQ soit véritablement un espace de dialogue entre les habitants et les différents acteurs du développement. Nous envisageons des rencontres régulières avec les populations, des consultations sur les projets prioritaires et une meilleure communication sur les actions entreprises. Un comité de développement ne peut pas décider seul de ce qui est bon pour la communauté. Les habitants doivent être au cœur des décisions.
La jeunesse constitue une composante importante de la population. Quelle place lui accordez-vous dans votre projet ?
La jeunesse doit être considérée comme une force et non comme un simple bénéficiaire des projets. Nous voulons favoriser son implication dans les actions communautaires, environnementales, sportives et sociales. Nous souhaitons également travailler à l’identification des opportunités de formation, d’apprentissage et d’entrepreneuriat. Notre ambition est de permettre aux jeunes de participer directement au développement d’Adakpamé-Apeyémé.
Et quelle sera la place des femmes ?
Les femmes jouent déjà un rôle essentiel dans la vie économique et sociale du quartier. Il faut davantage valoriser leur contribution. Nous voulons encourager les initiatives portées par les femmes, faciliter leur accès à l’information et aux opportunités économiques et les associer davantage aux décisions du CDQ. Le développement d’un quartier ne peut pas être durable si une partie importante de sa population reste insuffisamment impliquée.
L’environnement est au cœur de votre campagne. Quelles actions concrètes envisagez-vous ?
Nous voulons promouvoir une véritable culture de la propreté et de la protection de l’environnement. Cela passe par des campagnes régulières de salubrité, la sensibilisation au tri et à la bonne gestion des déchets, la plantation et l’entretien d’arbres, ainsi que la mobilisation des jeunes autour des initiatives écologiques. Nous voulons que le symbole vert de notre liste se traduise par des actions visibles dans le quartier.
Mais toutes ces ambitions nécessitent des moyens. Où comptez-vous trouver les ressources nécessaires ?
C’est effectivement une question essentielle. Nous ne voulons pas faire des promesses irréalistes. Le CDQ doit rechercher des partenariats avec les autorités locales, les services publics, les organisations de la société civile, les entreprises et les personnes de bonne volonté. Nous devons également mieux mobiliser les ressources internes et valoriser les compétences de nos ressortissants. Notre approche sera fondée sur la transparence, la recherche de partenariats et la capacité à monter des projets crédibles.
Comment comptez-vous garantir la transparence dans la gestion du CDQ ?
La confiance des habitants est indispensable. Nous voulons donc instaurer une gestion responsable et transparente. Les ressources mobilisées et leur utilisation doivent pouvoir être expliquées à la communauté. Nous souhaitons également faire régulièrement le point sur les activités réalisées et les difficultés rencontrées. Pour nous, rendre compte aux habitants n’est pas une contrainte : c’est une obligation morale.
Votre équipe est composée de plusieurs profils. Qu’est-ce qui fait sa force ?
Nous avons voulu réunir des personnes capables d’apporter des compétences et des expériences différentes. Chaque responsabilité doit être assumée avec sérieux. Notre équipe est également ouverte à la collaboration avec toutes les bonnes volontés. Le développement d’Adakpamé-Apeyémé ne peut pas être l’affaire d’un seul individu. C’est pourquoi nous insistons sur le travail collectif.
Certains électeurs pourraient considérer que les promesses de campagne se ressemblent d’une liste à l’autre. Pourquoi devraient-ils faire confiance à votre équipe ?
Nous demandons aux électeurs de ne pas juger uniquement sur les slogans, mais sur la vision, les engagements et la capacité à travailler. Notre message est simple : nous voulons un CDQ proche des habitants, transparent dans sa gestion et engagé dans des actions concrètes. Nous ne prétendons pas résoudre tous les problèmes en quelques mois. Mais nous nous engageons à travailler avec méthode, à rendre compte et à rechercher des solutions réalistes.
Quel sera votre premier chantier si votre liste remporte le scrutin du 30 août ?
Notre première démarche sera de réunir l’équipe et de rencontrer les différentes composantes de la communauté afin d’établir les priorités. Nous voulons partir des réalités du terrain. Ensuite, nous établirons un programme d’action avec des objectifs, des responsabilités et un calendrier. Il faut passer rapidement du discours à l’action.
Quel message adressez-vous aux électeurs d’Adakpamé-Apeyémé à quelques jours du scrutin ?
Je leur demande d’abord de participer massivement au scrutin et de faire leur choix en toute responsabilité. Nous leur proposons une vision fondée sur le développement durable, la participation citoyenne, la transparence et l’action collective. Le 30 août, chaque voix comptera. Notre slogan, « Une voix pour le vert, c’est une voix pour l’avenir », résume notre conviction : en faisant le choix d’un développement responsable aujourd’hui, nous préparons un meilleur avenir pour Adakpamé-Apeyémé.
