Au Mali, le rôle discret de Faure Gnassingbé dans la libération de deux Russes
La libération, le 20 août, de deux ressortissants russes capturés au Mali remet en lumière le rôle de médiation que Lomé cherche à jouer entre les autorités de Bamako et le Front de libération de l’Azawad (FLA).
Une nouvelle libération après celle de 82 soldats maliens
Deux ressortissants russes, présentés comme des membres du groupe Wagner, ont été libérés le 20 août par le Front de libération de l’Azawad (FLA). Ils avaient été capturés en juillet 2024 lors des combats de Tinzawaten, dans le nord du Mali. Selon les informations rapportées par Jeune Afrique, leur libération aurait notamment été facilitée par une médiation conduite par le Togo entre le mouvement armé et les autorités maliennes.
Cette opération intervient quelques jours après la remise en liberté de 82 militaires maliens détenus par des groupes armés. Le 13 août, l’armée malienne avait confirmé leur libération. Le FLA, de son côté, avait évoqué un geste à caractère humanitaire.
Ces deux épisodes rapprochés donnent ainsi une visibilité particulière à l’implication diplomatique de Lomé dans le dossier malien.
Lomé cherche à consolider son rôle de facilitateur
Pour Jeune Afrique, ces dénouements successifs illustrent la volonté du Togo de s’impliquer dans les contacts entre Bamako et les indépendantistes de l’Azawad. Des représentants du FLA auraient notamment établi des contacts à Lomé, dans le cadre de discussions destinées à faciliter certaines libérations.
Le rôle exact joué par les différents acteurs dans la libération des deux Russes reste toutefois difficile à établir publiquement. D’autres informations font état de négociations impliquant également des interlocuteurs libyens, notamment autour de Saddam Haftar.
Pour le Togo, cette séquence renforce en tout cas une diplomatie de facilitation déjà visible dans plusieurs dossiers régionaux. Elle intervient alors que le Mali reste confronté à une situation sécuritaire complexe, marquée par l’activité de groupes jihadistes et la rébellion touarègue dans le nord.
L’évolution de ces médiations pourrait désormais déterminer si Lomé parvient à s’imposer durablement comme un intermédiaire entre Bamako et les groupes armés opérant dans le nord du Mali.
