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Vie chère au Togo : le CAR plaide pour une « cogestion » afin de sortir le pays de l’impasse

Le parti estime que la crise du coût de la vie trouve ses racines dans des dysfonctionnements politiques, économiques et sociaux.

Le Comité d’action pour le renouveau (CAR) a consacré son émission « Je Dis Politique » du 30 juillet 2026 à la question de la vie chère au Togo. À travers ce thème, le parti d’opposition dresse un diagnostic sévère de la situation économique et sociale du pays et avance une série de solutions qu’il juge indispensables pour améliorer les conditions de vie des populations.

Selon le CAR, la vie chère se traduit par une hausse des prix des produits de première nécessité, des denrées alimentaires, des loyers et des services, sans que le pouvoir d’achat des ménages ne suive. Le parti relève que cette réalité persiste depuis plusieurs années, malgré des indicateurs macroéconomiques qui affichent un taux de croissance jugé satisfaisant.

Des causes multiples et une solution politique

Le CAR attribue cette situation à plusieurs facteurs. Sur le plan politique, il évoque une crise durable, un manque de vision centrée sur les besoins quotidiens des citoyens ainsi qu’une insuffisante volonté de placer les intérêts de la population au cœur de l’action publique.

Sur le plan économique, le parti dénonce ce qu’il présente comme des détournements de ressources destinées au développement. Il cite notamment les tracteurs EBRO des années 1980, la ZAAP de Glainvié, les fonds liés à la pandémie de Covid-19 ou encore ceux destinés à la route Lomé-Vogan-Anfoin, estimant que ces projets n’ont pas produit les résultats attendus.

Le CAR évoque également les difficultés rencontrées par les commerçants d’Assigamé, confrontés à la hausse des loyers, la mévente dans les marchés, les problèmes d’écoulement des produits agricoles ainsi que la pauvreté persistante dans les zones minières.

Pour y remédier, le parti préconise une « cogestion » du pays. Selon lui, cette approche permettrait de résoudre durablement la crise politique, de renforcer le contrôle des finances publiques, de limiter la corruption et les détournements, afin d’assurer une meilleure répartition des richesses nationales.

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