À LA UNEActualitésSports

Mondial 2038 : le délicat calcul de Philippe Diallo

Entre convictions et intérêts stratégiques, Philippe Diallo, le patron de la Fédération française de football (FFF), se retrouve face à un choix hautement politique.

À quelques mois de l’élection à la présidence de la FIFA, prévue le 18 mars 2027, à Rabat (Maroc), à l’occasion du 77è Congrès de la FIFA, Philippe Diallo est confronté à un véritable dilemme. Le président de la Fédération française de football (FFF) devrait apporter son soutien à Gianni Infantino, candidat à sa propre succession, alors même qu’il ne figure pas parmi les plus fervents admirateurs du dirigeant suisse.

Selon L’Équipe, cette position relève avant tout d’un calcul stratégique. Conscient que Gianni Infantino ne fait face à aucun adversaire crédible et qu’il a de fortes chances d’être reconduit, Philippe Diallo préfère éviter toute confrontation avec l’homme fort du football mondial.

L’objectif : le Mondial 2038

Derrière cette prudence se cache un enjeu majeur : la France nourrit l’ambition de déposer sa candidature pour accueillir la Coupe du monde 2038. Dans cette perspective, préserver de bonnes relations avec le président de la FIFA apparaît comme un atout diplomatique de premier ordre.

Le patron du football français doit ainsi composer avec une équation délicate : soutenir un dirigeant qu’il n’apprécie pas particulièrement ou risquer de fragiliser les chances françaises dans la course à l’organisation du plus grand événement du football mondial.

Ce choix illustre les réalités de la gouvernance sportive internationale, où les considérations politiques et stratégiques pèsent souvent autant que les affinités personnelles. Pour Philippe Diallo, l’intérêt supérieur du football français semble, pour l’heure, l’emporter sur les réserves qu’il pourrait nourrir à l’égard de Gianni Infantino.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Radio Renouveau228

Ceci fermera dans 0 secondes