Disparition de Toko, pionnier du PSG
Le football africain et le Paris Saint-Germain sont en deuil. Nambatingue Tokomon, plus connu sous le surnom de « Toko », est décédé ce mardi à l’âge de 73 ans.
L’annonce a été faite par le PSG lui-même, via ses réseaux sociaux, saluant la mémoire d’un joueur qui a marqué les premières grandes pages européennes du club parisien.
Arrivé au Paris Saint-Germain en 1980, à une époque où le club francilien construisait encore son identité, l’attaquant tchadien va rapidement s’inscrire dans l’histoire. En 1982, il devient le tout premier buteur du PSG en Coupe d’Europe, un fait symbolique qui fait de lui un pionnier de l’aventure européenne du club aujourd’hui parmi les plus prestigieux du continent. Ce but, inscrit dans un contexte où le PSG cherchait encore sa place parmi les grands, reste un repère fondateur.
Pendant cinq saisons (1980-1985), Nambatingue Tokomon défend les couleurs parisiennes avec engagement et sobriété. Attaquant travailleur, respecté dans le vestiaire, il incarne une génération de joueurs moins médiatisés mais essentiels à la construction sportive du club. À cette époque, le PSG n’est pas encore la machine internationale qu’il est devenu, et ce sont des hommes comme « Toko » qui ont posé les bases.
Avant et après son passage à Paris, le joueur tchadien a connu un parcours riche dans le football français. Il a notamment évolué sous les couleurs d’Albi, de Nice, de Bordeaux, de Strasbourg, de Valenciennes et du RC Paris, laissant partout l’image d’un professionnel sérieux et d’un attaquant généreux dans l’effort. Son itinéraire témoigne aussi de la place, souvent discrète mais réelle, qu’ont occupée les joueurs africains dans le football hexagonal des années 1970 et 1980.
Au-delà des statistiques, la disparition de Nambatingue Tokomon rappelle l’importance de la mémoire sportive. Celle des pionniers, de ceux qui ont écrit l’histoire avant l’ère des projecteurs permanents et des contrats mirobolants. En rendant hommage à « Toko », le Paris Saint-Germain honore non seulement un ancien joueur, mais aussi une part de son héritage.
Le football tchadien perd l’un de ses ambassadeurs les plus emblématiques, et le PSG, l’un de ses premiers héros européens. Sa mémoire restera attachée à ces débuts courageux, quand Paris apprenait encore à rêver d’Europe.
