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La Constitution togolaise ne serait pas rรฉellement parlementaire, mais organiserait la concentration du pouvoir autour dโun chef unique, au sein dโune continuitรฉ dynastique.
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La nouvelle Constitution du Togo, promulguรฉe en mai 2024, est entrรฉe en vigueur en mai 2025 avec la Vรจ Rรฉpublique. Prรฉsentรฉe comme un tournant institutionnel, elle prรฉtend instaurer un rรฉgime parlementaire. Mais un an plus tard, les discours fissurent le vernis.
En mai 2025, Mme Essossimna Marguerite Gnakadรฉ, ancienne ministre des Armรฉes, appelle publiquement ร un nouveau dรฉpart sans Faure Gnassingbรฉ. Une rupture assumรฉe. Un dรฉsaveu sans ambiguรฏtรฉ.
En mai 2026, Christian Eninam Trimua, juriste et ancien pilier du rรฉgime, publie une analyse acadรฉmique troublante : la Constitution togolaise ne serait pas rรฉellement parlementaire, mais organiserait la concentration du pouvoir autour dโun chef unique, au sein dโune continuitรฉ dynastique. Les contre-pouvoirs ? Encadrรฉs, limitรฉs, neutralisรฉs.
Coรฏncidence des dates ? Peut-รชtre. Mais convergence des diagnostics, certainement.
Deux voix issues du systรจme. Lโune rompt ouvertement. Lโautre dรฉmonte mรฉthodiquement et conceptuellement les fondements du pouvoir du rรฉgime.
Faut-il y voir les signes rรฉpรฉtรฉs dโune fissure interne ? Une prise de conscience progressive ?
Quand ceux qui ont servi commencent ร dire โ ou ร รฉcrire โ ce que beaucoup dรฉnoncent, une question sโimpose : le systรจme peut-il encore se maintenir sans se rรฉvรฉler lui-mรชme ?
Lโhistoire, parfois, commence par des aveux diffรฉrรฉs.
Dr Cyrille Kossigan Kokou-Kpolou
