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  • Paludisme : visites inopinées du PNLP pour vérifier le respect des règles

    Paludisme : visites inopinées du PNLP pour vérifier le respect des règles

    Gratuité des intrants antipaludiques : le PNLP passe cinq districts au crible pour traquer les écarts et s’assurer que les populations bénéficient réellement des soins et produits qui leur sont destinés.

    Depuis 2013, le Togo bénéficie de l’appui du Fonds mondial pour mettre gratuitement à la disposition des populations des intrants essentiels à la prévention et à la prise en charge du paludisme. Pour s’assurer du respect des directives nationales dans les formations sanitaires, le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) a mené, du 17 au 21 août 2026, une série de visites inopinées dans plusieurs districts sanitaires.

    Des intrants essentiels sous surveillance

    Les produits concernés comprennent notamment les moustiquaires imprégnées d’insecticide (MII), distribuées lors des campagnes de masse et en routine. S’y ajoutent la sulfadoxine-pyriméthamine (SP) destinée aux femmes enceintes, la combinaison sulfadoxine-pyriméthamine-amodiaquine (SPAQ) pour les enfants de 3 à 59 mois, ainsi que les tests de diagnostic rapide (TDR).

    Les combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine (CTA) et l’artésunate injectable figurent également parmi les intrants mis gratuitement à la disposition des formations sanitaires publiques, privées et socio-confessionnelles.

    L’objectif est de garantir une prise en charge conforme aux protocoles nationaux et de permettre aux patients d’accéder sans frais aux interventions essentielles de lutte contre le paludisme. Mais entre les directives et leur application effective, le PNLP veut s’assurer que les règles sont correctement observées sur le terrain.

    Cinq districts passés au crible

    C’est dans cette perspective que les équipes du PNLP ont effectué des contrôles dans les formations sanitaires des districts de l’Avé, de l’Agou, de l’Anié, de Blitta et de Sotouboua. Pendant cinq jours, les agents ont procédé à une vérification approfondie des pratiques liées à la prévention, au diagnostic et au traitement du paludisme.

    Le protocole de prise en charge, l’application des directives nationales, le respect des consignes relatives à la gratuité des interventions ainsi que la disponibilité des outils nécessaires ont notamment été examinés. Les difficultés rencontrées par les prestataires ont également été recueillies.

    Au-delà du contrôle, la démarche se veut corrective. Les équipes du PNLP ont apporté des mesures d’ajustement et formulé des recommandations adaptées aux différents niveaux de responsabilité.

    À travers ces visites, le Programme entend renforcer l’application des normes nationales, améliorer la disponibilité et l’utilisation appropriée des intrants antipaludiques et, surtout, garantir aux populations un accès effectif aux services essentiels de prévention, de diagnostic et de prise en charge du paludisme.

  • Au Mali, le rôle discret de Faure Gnassingbé dans la libération de deux Russes

    Au Mali, le rôle discret de Faure Gnassingbé dans la libération de deux Russes

    La libération, le 20 août, de deux ressortissants russes capturés au Mali remet en lumière le rôle de médiation que Lomé cherche à jouer entre les autorités de Bamako et le Front de libération de l’Azawad (FLA).

    Une nouvelle libération après celle de 82 soldats maliens

    Deux ressortissants russes, présentés comme des membres du groupe Wagner, ont été libérés le 20 août par le Front de libération de l’Azawad (FLA). Ils avaient été capturés en juillet 2024 lors des combats de Tinzawaten, dans le nord du Mali. Selon les informations rapportées par Jeune Afrique, leur libération aurait notamment été facilitée par une médiation conduite par le Togo entre le mouvement armé et les autorités maliennes.

    Cette opération intervient quelques jours après la remise en liberté de 82 militaires maliens détenus par des groupes armés. Le 13 août, l’armée malienne avait confirmé leur libération. Le FLA, de son côté, avait évoqué un geste à caractère humanitaire.

    Ces deux épisodes rapprochés donnent ainsi une visibilité particulière à l’implication diplomatique de Lomé dans le dossier malien.

    Lomé cherche à consolider son rôle de facilitateur

    Pour Jeune Afrique, ces dénouements successifs illustrent la volonté du Togo de s’impliquer dans les contacts entre Bamako et les indépendantistes de l’Azawad. Des représentants du FLA auraient notamment établi des contacts à Lomé, dans le cadre de discussions destinées à faciliter certaines libérations.

    Le rôle exact joué par les différents acteurs dans la libération des deux Russes reste toutefois difficile à établir publiquement. D’autres informations font état de négociations impliquant également des interlocuteurs libyens, notamment autour de Saddam Haftar.

    Pour le Togo, cette séquence renforce en tout cas une diplomatie de facilitation déjà visible dans plusieurs dossiers régionaux. Elle intervient alors que le Mali reste confronté à une situation sécuritaire complexe, marquée par l’activité de groupes jihadistes et la rébellion touarègue dans le nord.

    L’évolution de ces médiations pourrait désormais déterminer si Lomé parvient à s’imposer durablement comme un intermédiaire entre Bamako et les groupes armés opérant dans le nord du Mali.

  • Kara : les « Open des Evalas » sur le point de démarrer

    Kara : les « Open des Evalas » sur le point de démarrer

    Les athlètes, coaches et délégations sont désormais à Kara. Le coup d’envoi des « Open des Evalas » est imminent.

    Kara retient son souffle. Les « Open des Evalas » vont démarrer dans quelques instants dans la ville de Kara. Après leur arrivée dans la soirée de ce vendredi 21 août 2026, les athlètes, leurs coaches et les différentes délégations ont pris leurs quartiers, donnant le dernier signal avant le début des hostilités.

    Tout est désormais en place pour le lancement de cette compétition consacrée au taekwondo. Les participants ont rejoint la ville avec la volonté de défendre les couleurs de leurs clubs et de se mesurer aux autres concurrents dans une ambiance qui s’annonce sportive et compétitive.

    Prévue autour de plusieurs catégories d’âge et de poids, cette première édition des « Open des Evalas » constitue un rendez-vous important pour les pratiquants de la discipline. Les combats permettront notamment aux différents athlètes de se jauger et de faire valoir leur niveau technique.

    Le moment tant attendu

    Après les derniers préparatifs, l’heure est désormais à l’action. Les encadreurs sont mobilisés, les athlètes prêts à entrer sur l’aire de compétition et le public attend le lancement des premières confrontations.

    Dans quelques instants, les premiers combats vont retentir à Kara. La compétition va ainsi laisser place aux performances, aux duels et, surtout, à la passion du taekwondo. Les « Open des Evalas » entrent dans leur phase la plus attendue.

  • Atakpamé : les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV évaluent une année d’engagement

    Atakpamé : les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV évaluent une année d’engagement

    Près de 100 acteurs, dont des enseignants encadreurs, parents d’élèves, élèves et responsables d’AIMES-AFRIQUE, ont pris part à la revue annuelle de performance des activités des Clubs Santé SOS DOCTEUR TV à Atakpamé.

    La ville d’Atakpamé a accueilli la revue annuelle de performance des activités des Clubs Santé SOS DOCTEUR TV, une rencontre consacrée à l’évaluation des actions menées au cours de l’année et aux perspectives de renforcement du programme.

    La rencontre a réuni environ 100 participants issus des différents maillons de la communauté éducative : enseignants encadreurs, parents d’élèves, élèves ainsi que responsables de l’ONG AIMES-AFRIQUE. Les échanges ont permis de faire le point sur les activités réalisées, d’identifier les acquis, mais aussi de relever les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des Clubs Santé.

    Cette revue intervient dans un contexte où AIMES-AFRIQUE et SOS DOCTEUR TV renforcent leur présence dans les établissements scolaires togolais. En février et mars 2026, l’organisation avait déjà organisé douze ateliers de renforcement des capacités ayant touché 1 053 acteurs dans les 39 préfectures du pays.

    Les Clubs Santé constituent un outil de promotion de la santé et du bien-être des adolescents en milieu scolaire. Le dispositif entend notamment faire des élèves des acteurs et ambassadeurs de la prévention auprès de leurs pairs.

    En avril 2024, AIMES-AFRIQUE et SOS DOCTEUR TV avaient par ailleurs signé des conventions avec plusieurs ministères togolais, consacrant notamment la promotion de la santé en milieu scolaire.

    À Atakpamé, la revue annuelle apparaît ainsi comme une étape importante pour consolider les acquis, améliorer les interventions et donner une nouvelle impulsion aux Clubs Santé SOS DOCTEUR TV.

  • Journalistes togolais : le SYNJIT veut briser le silence syndical

    Journalistes togolais : le SYNJIT veut briser le silence syndical

    Entre précarité professionnelle et pressions éditoriales, le Syndicat des journalistes indépendants du Togo (SYNJIT) veut relancer la mobilisation autour de la défense des intérêts des professionnels des médias.

    Au Togo, les conditions d’exercice du métier de journaliste restent marquées par de nombreuses difficultés. Précarité professionnelle, horaires de travail contraignants et injonctions éditoriales constituent encore le quotidien de nombreux professionnels des médias. Face à cette situation, la question de l’engagement syndical apparaît pourtant comme un autre défi.

    Le constat est paradoxal : alors que les journalistes sont confrontés à des enjeux qui touchent directement à leurs conditions de travail et à l’exercice de leur profession, la mobilisation syndicale peine à susciter un véritable engouement. Une indifférence qui, selon le SYNJIT, appelle désormais à une prise de conscience collective.

    C’est dans cette perspective que le syndicat organise un webinaire consacré à la remobilisation de ses membres et, plus largement, des professionnels du secteur. L’initiative entend notamment s’adapter aux réalités professionnelles des journalistes, souvent retenus par leurs obligations et leurs horaires de travail.

    Replacer la solidarité au cœur du combat syndical

    Prévu le vendredi 21 août 2026 à 13 heures GMT, le webinaire portera sur le thème : « Au cœur des défis : réengagement, solidarité, remobilisation. Ensemble pour un SYNJIT fort ».

    À travers cette rencontre en ligne, le SYNJIT souhaite ouvrir un espace d’échanges autour des difficultés rencontrées par les journalistes, mais aussi réfléchir aux moyens de renforcer la solidarité professionnelle et l’engagement syndical.

    L’enjeu dépasse ainsi la seule organisation syndicale. Il s’agit, pour ses initiateurs, de rappeler que l’amélioration des conditions de travail et la défense des droits des journalistes passent également par une mobilisation collective.

    En tendant la main à ceux qui vivent au rythme du micro et de la plume, le SYNJIT entend donc provoquer un sursaut. Le webinaire se veut une occasion de renouer le dialogue, de susciter l’engagement et de construire, ensemble, un syndicat davantage capable de porter les préoccupations des professionnels des médias.

  • Deux journalistes français détenus au Togo : les faits à retenir

    Deux journalistes français détenus au Togo : les faits à retenir

    Arrêtés le 27 juillet alors qu’ils réalisaient un reportage dans le nord du Togo, deux journalistes français sont depuis détenus à Lomé dans le cadre d’une information judiciaire.

    L’affaire n’a été rendue publique que plusieurs semaines après leur interpellation. Sébastien Perez-Pezzani et Gaël Mocaër, deux réalisateurs français travaillant pour la société de production Tony Comiti, ont été arrêtés le 27 juillet 2026 dans le nord du Togo. Ils y réalisaient un épisode de l’émission documentaire Les Routes de l’impossible, diffusée sur France Télévisions.

    Après leur interpellation, les deux hommes ont été transférés à Lomé. Ils ont ensuite été placés sous mandat de dépôt le 17 août, après leur présentation devant la justice togolaise. Le Quai d’Orsay a confirmé leur détention le 18 août, précisant qu’ils font l’objet d’une information judiciaire conduite par un juge d’instruction.

    Un dossier encore entouré de zones d’ombre

    Les circonstances précises de leur arrestation et les charges retenues à leur encontre restent partiellement inconnues. Plusieurs médias togolais évoquent notamment un problème lié à leur visa. Selon ces informations, les deux Français auraient utilisé un visa touristique alors qu’ils exerçaient une activité professionnelle de tournage. Cette version n’a toutefois pas été officiellement détaillée par les autorités judiciaires togolaises.

    D’autres allégations, notamment celles faisant état d’une possible demande d’extradition du journaliste togolais Ferdinand Ayité depuis la France, circulent également. Elles n’ont, à ce stade, été confirmées ni par Lomé ni par Paris.

    Paris suit la situation

    Le ministère français des Affaires étrangères indique que ses services à Paris et à Lomé sont mobilisés pour suivre leurs conditions de détention, leur état de santé et le respect de leurs droits de défense. Les deux détenus ont déjà reçu trois visites consulaires.

    Pour l’heure, la justice togolaise poursuit son instruction et les contours exacts du dossier demeurent à préciser.

  • UFC : Gilchrist Olympio, une présidence qui refuse de passer le relais

    UFC : Gilchrist Olympio, une présidence qui refuse de passer le relais

    Bien qu’octogénaire, Gilchrist Olympio reste aux commandes de l’Union des forces de changement. Sa réélection, le 8 août dernier à Lomé, pour un nouveau mandat de trois ans relance une vieille interrogation : quand et comment l’UFC préparera-t-elle véritablement l’après-Olympio ?

    Le scénario se répète à l’Union des forces de changement (UFC). Alors que la question du renouvellement générationnel se pose avec de plus en plus d’insistance, Gilchrist Olympio conserve les clés de la maison. Réunis à Lomé le samedi 8 août 2026 à l’occasion du 10ᵉ congrès statutaire ordinaire du parti, les militants ont une nouvelle fois porté le fondateur et leader historique à la présidence de l’UFC. Il rempile ainsi pour un nouveau mandat de trois ans.

    Le choix est loin d’être anodin. Né le 26 décembre 1936, Gilchrist Olympio est aujourd’hui âgé de 89 ans. À cet âge, sa reconduction ne peut que remettre au premier plan la question de la succession au sein d’une formation politique dont l’histoire est intimement liée à sa personnalité.

    Une longévité qui interroge

    Depuis la création de l’UFC au début des années 1990, Gilchrist Olympio demeure la figure centrale du parti. Son nom, son histoire familiale et son parcours politique ont largement contribué à façonner l’identité de cette formation.

    Mais une organisation politique ne peut durablement reposer sur la seule aura de son fondateur. Elle doit aussi être capable de préparer l’avenir, de faire émerger de nouveaux responsables et d’organiser une transition suffisamment longtemps à l’avance pour éviter que la disparition ou le retrait d’un dirigeant historique ne provoque une crise.

    Or, après plusieurs décennies à la tête de l’UFC, le parti peine toujours à faire émerger une personnalité susceptible d’apparaître comme le successeur naturel de Gilchrist Olympio.

    Ce constat est d’autant plus frappant que l’UFC dispose de plusieurs cadres expérimentés. Des responsables comme Sèna Alipui, ancien député et désormais l’un des hommes forts de la direction, occupent des positions importantes. Le nouveau bureau issu du congrès du 8 août entend d’ailleurs donner une nouvelle impulsion au parti et consolider son implantation nationale.

    Mais disposer de cadres ne signifie pas nécessairement avoir préparé une succession.

    Après Olympio, quelle UFC ?

    C’est précisément là que se situe le principal défi. En reconduisant une nouvelle fois Gilchrist Olympio, les militants de l’UFC ont choisi la continuité. Le congrès a donc davantage consacré la stabilité du leadership historique qu’il n’a ouvert une véritable transition générationnelle.

    La question est désormais de savoir si ce nouveau mandat servira à préparer cette transition ou s’il contribuera simplement à la repousser.

    Car le problème n’est pas de nier les mérites historiques de Gilchrist Olympio. Son rôle dans la création et la construction de l’UFC appartient à l’histoire politique du Togo. Le véritable enjeu est plutôt de savoir si cette histoire peut continuer sans lui et si le parti dispose aujourd’hui d’une relève suffisamment préparée pour prendre les commandes.

    À plusieurs reprises, la question de la succession a déjà alimenté les tensions internes. En 2023, lors du précédent congrès statutaire, Gilchrist Olympio avait également été reconduit à la tête de l’UFC pour trois ans, alors que le parti sortait d’une importante crise de leadership.

    Trois ans plus tard, le même homme est toujours là.

    Le risque, pour l’UFC, serait alors de transformer une succession qui devrait être préparée méthodiquement en une succession imposée par les circonstances. Si aucune personnalité n’est véritablement formée, responsabilisée et préparée à prendre le relais, le départ définitif du fondateur pourrait laisser un vide difficile à combler.

    C’est là tout le paradoxe de l’UFC : un parti qui porte dans son nom l’idée de changement semble avoir encore du mal à organiser le changement en son propre sein.

    Le nouveau mandat de Gilchrist Olympio pourrait donc être l’occasion de préparer enfin cette transmission. À 89 ans, le temps ne devrait plus seulement être celui de la conservation du pouvoir, mais aussi celui de la transmission de l’expérience.

    Pour l’UFC, l’enjeu dépasse désormais la personne de son président. Il s’agit de savoir si le parti saura construire une génération capable de lui survivre politiquement. Car une succession réussie ne se prépare pas au lendemain de la disparition d’un leader. Elle se prépare de son vivant.

  • Art plastique: K.Point, de la passion scolaire à l’ambition artistique

    Art plastique: K.Point, de la passion scolaire à l’ambition artistique

    Né d’une passion adolescente devenue vocation, K.Point façonne aujourd’hui son identité artistique avec l’ambition de faire de la peinture un langage universel, capable de traverser les frontières et les générations.

    TONEH Kokouvi Ephrem, né le 6 septembre 1995 à Ayakopé, dans la préfecture de Zio, connu sous le nom d’artiste K.Point, avance dans le monde de l’art avec une conviction simple : la peinture peut dire ce que les mots peinent parfois à exprimer. Son parcours, encore en construction, est celui d’un jeune artiste qui a transformé une passion née sur les bancs de l’école en une véritable quête personnelle et artistique.

    De la passion scolaire à une vocation artistique

    Chez K.Point, tout commence par une curiosité qui, au fil des années, s’est muée en passion. Alors qu’il est encore élève, il s’initie à la peinture, d’abord comme un moyen de laisser libre cours à son imagination et à ses émotions. L’exercice, loin de demeurer un simple divertissement, devient progressivement une nécessité intérieure.

    La toile se transforme alors en espace de dialogue. Chaque création lui offre la possibilité de raconter une histoire, de traduire un sentiment ou de donner une forme à ce qui mûrit silencieusement en lui. Cette relation intime avec la peinture constitue aujourd’hui l’un des fondements de sa démarche.

    K.Point ne revendique pas seulement le statut de peintre. Il aspire surtout à construire une identité artistique singulière, nourrie par l’observation, la sensibilité et la persévérance. Pour lui, créer revient à transmettre. L’œuvre n’est véritablement accomplie que lorsqu’elle parvient à provoquer une émotion, susciter une réflexion ou toucher une conscience.

    L’ambition de dépasser les frontières

    Aujourd’hui, l’artiste nourrit une ambition plus vaste : faire de son talent un véritable moyen d’expression et inscrire progressivement son nom dans le paysage artistique. Cette ambition passe d’abord par le perfectionnement. K.Point entend affiner sa technique, renforcer son univers et participer à davantage d’expositions afin de confronter son travail aux regards du public et des professionnels.

    Il souhaite également rencontrer d’autres artistes, partager des expériences et ouvrir sa création à de nouvelles influences. Son rêve dépasse ainsi les frontières du Togo : voir ses œuvres voyager, dialoguer avec différentes cultures et trouver leur place dans des espaces artistiques au-delà de son pays.

    Derrière cette ambition se dessine une philosophie : croire en son talent, croire en son rêve et accepter le travail nécessaire pour le concrétiser. Pour K.Point, la peinture n’est donc pas seulement une activité artistique. Elle est une trace à laisser, un langage à transmettre et, peut-être, une manière de survivre au temps.

  • Détenus politiques : quatre organisations réclament la libération de Marguerite Gnakadé

    Détenus politiques : quatre organisations réclament la libération de Marguerite Gnakadé

    Un communiqué conjoint publié le 14 août à Lomé appelle à la libération immédiate de Marguerite Gnakadé et d’autres détenus politiques et d’opinion, invoquant notamment des préoccupations liées aux conditions de détention.

    La Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK), la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP), Lumière pour le Développement dans la Paix (LDP) et le mouvement « Touche Pas À Ma Constitution » ont lancé, vendredi 14 août 2026, un appel à la libération de plusieurs détenus politiques et d’opinion au Togo.

    Dans un communiqué conjoint, les quatre organisations affirment que Marguerite Gnakadé, détenue depuis plusieurs jours, observe une grève de la faim pour protester contre ses conditions de détention. Elles disent craindre une dégradation de son état de santé et demandent sa libération « immédiate et sans condition », afin qu’elle puisse bénéficier d’une prise en charge médicale par son médecin personnel.

    Un appel élargi à d’autres détenus

    Les signataires demandent également la libération de Jean Paul Omolou, Affectio, Tayo et Lavie Beau, ainsi que des 13 détenus ayant bénéficié d’une libération provisoire depuis février 2026. Ils réclament, plus largement, la libération de l’ensemble des détenus qu’ils qualifient de politiques et d’opinion.

    Le communiqué appelle par ailleurs à l’arrêt de toutes les formes de torture, de brimades et d’atteintes aux droits humains dans les établissements pénitentiaires. Les organisations invoquent la Constitution togolaise de 1992 ainsi que plusieurs instruments internationaux relatifs aux droits humains auxquels le Togo a souscrit.

    Enfin, les signataires interpellent l’opinion publique nationale et internationale ainsi que les organisations de défense des droits humains sur la situation des détenus. Ils estiment que les autorités togolaises ont une responsabilité dans la protection de leur vie et de leur sécurité.

    Le communiqué est signé par les responsables des quatre organisations et porte la mention « diffusion immédiate ».

  • Nuit des femmes des médias : le combat pour une voix féminine plus forte

    Nuit des femmes des médias : le combat pour une voix féminine plus forte

    À travers la première édition de la Nuit des femmes des médias, l’AFPM-Togo veut donner davantage de visibilité aux professionnelles et encourager une présence féminine accrue dans les médias.

    Le temps d’une journée, le siège du Forum des organisations de défense des droits de l’enfant au Togo (FODDET), à Adidoadin, a pris les allures d’une rédaction à ciel ouvert. Studios de radio, conférences de rédaction, expositions de journaux, panels et échanges avec le public se sont succédé dans le cadre de la première édition de la Nuit des femmes des médias.

    Organisée par l’Association des femmes professionnelles des médias du Togo (AFPM-Togo), l’initiative placée sous le thème « Ensemble pour plus d’impacts » entend mettre en lumière les parcours et les contributions des femmes dans un secteur où leur présence demeure encore limitée.

    Une bataille pour la représentativité

    Les chiffres présentés à l’occasion de la rencontre illustrent l’ampleur du défi. Selon une enquête de l’Observatoire togolais des médias (OTM), les femmes représentent environ 24 % des effectifs dans les médias publics et 26 % dans les médias privés.

    Une progression existe, mais elle reste insuffisante, notamment dans les postes de responsabilité et les espaces où se construit l’opinion publique. Pour les organisatrices, l’objectif n’est donc plus seulement de faire entrer davantage de femmes dans les rédactions, mais de leur permettre d’occuper pleinement leur place.

    Elisabeth Apampa, présidente de l’AFPM-Togo, souhaite notamment susciter des vocations chez les jeunes filles. L’association entend se rendre dans les établissements scolaires et universitaires afin de présenter les multiples débouchés offerts par le secteur.

    Des expertes à faire entendre

    La spécialisation apparaît également comme un levier d’émancipation professionnelle. Politique, économie, culture, sport ou questions sociales : les femmes sont invitées à investir tous les champs du journalisme.

    L’AFPM-Togo appelle également les médias à diversifier leurs plateaux. Les femmes expertes doivent pouvoir intervenir davantage dans les débats et émissions afin que leur expertise participe pleinement à la construction du débat public.

    Pour Nadège Adiki, journaliste à AfrikElles, la solidarité entre professionnelles constitue un autre levier essentiel. Les réseaux sociaux peuvent notamment faciliter les échanges, le partage d’expériences et la mise en valeur des productions féminines.

    La journée s’est achevée par une cérémonie à l’Hôtel Concorde, où une quinzaine de femmes de médias, issues de différentes générations, ont été distinguées.

    Avec cette initiative, l’AFPM-Togo entend inscrire la promotion des femmes dans les médias dans la durée. Car au-delà du nombre, le véritable enjeu demeure désormais celui de la visibilité, de l’expertise, des responsabilités et de l’influence.

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