Étiquette : Togo

  • Espoir Fadu mise sur la peinture pour libérer la créativité des enfants

    Espoir Fadu mise sur la peinture pour libérer la créativité des enfants

    Dans un contexte où les activités artistiques restent encore peu accessibles à de nombreux enfants, l’artiste plasticien Espoir Fadu multiplie les ateliers pour faire de la peinture un véritable outil d’expression et d’éveil.

    La peinture ne sert pas uniquement à produire de belles images. Elle peut aussi devenir un langage. C’est le pari fait par l’artiste plasticien Espoir Fadu, qui poursuit ses ateliers de formation destinés aux enfants. La troisième vague de son programme consacré à la peinture et à l’harmonie des couleurs a débuté ce lundi 10 août 2026.

    Sur sa page Facebook, l’artiste appelle déjà les parents à anticiper les inscriptions pour la quatrième vague, annoncée du 26 au 28 août. « La place est limitée », prévient-il, alors que l’initiative entend familiariser les plus jeunes avec les fondamentaux de la création picturale.

    Donner aux enfants un autre langage

    Derrière l’apprentissage des couleurs, des formes et des techniques de peinture, Espoir Fadu défend une conception plus large de l’art. Pour lui, l’enfant doit pouvoir disposer d’espaces où il peut expérimenter, imaginer et traduire autrement ce qu’il ressent.

    « S’exprimer autrement à travers la peinture », écrit-il pour résumer la philosophie de ces ateliers. Une formule qui place l’expression personnelle au cœur de la démarche.

    L’art comme outil d’éveil

    L’initiative intervient également dans un contexte où les disciplines artistiques peinent encore à occuper une place centrale dans les parcours éducatifs. En initiant les enfants à la peinture, Espoir Fadu entend contribuer au développement de leur imagination, de leur sensibilité et de leur capacité à créer.

    La prochaine session, prévue du 26 au 28 août, constituera donc une nouvelle occasion pour les jeunes participants de découvrir l’univers pictural. À travers cette démarche, l’artiste défend une conviction simple : apprendre à peindre, c’est aussi apprendre à regarder, à ressentir et à s’exprimer.

  • Congrès de l’UFC : l’Ablodé face au défi d’un nouveau départ

    Congrès de l’UFC : l’Ablodé face au défi d’un nouveau départ

    À l’ouverture de son congrès de ce 8 juillet à Lomé, l’UFC entend conjuguer fidélité à l’héritage de l’Ablodé, engagement dans la Ve République et renouvellement de ses forces pour renforcer son influence politique.

    Réunis en congrès à Lomé, les militants de l’Union des forces de changement (UFC) entendent tourner une nouvelle page de leur histoire politique. Placés sous le thème « De l’Ablodé à développement harmonieux », les travaux s’inscrivent à la croisée de l’héritage historique du parti, de son positionnement dans la Ve République et de la nécessité affichée de préparer la relève. Dans son discours d’ouverture, la direction de l’UFC a appelé à l’unité, à la paix et à une participation active à la transformation du pays.

    De l’Ablodé à une opposition revendiquée comme constructive

    Le discours d’ouverture a d’abord replacé l’UFC dans une histoire politique dont le parti revendique la continuité. L’Ablodé, présenté comme l’héritage fondateur, est défini comme une aspiration à la « libération politique, libération économique, libération sociale et culturelle ». Une référence qui renvoie directement à l’indépendance du Togo et à la figure de Sylvanus Olympio, présenté dans le discours comme l’un des pères de cette ambition nationale.

    Créée le 1er février 1992, dans le contexte de la transition du parti unique vers le multipartisme, l’UFC affirme avoir été portée sur les fonts baptismaux avec l’objectif de faire souffler « un vent de liberté dans tous les aspects de la vie des Togolais ». Sous le leadership de Gilchrist Olympio, le parti a ensuite participé aux différentes séquences de la vie politique nationale, jusqu’à la signature, le 26 mai 2010, d’un accord de paix avec le pouvoir d’alors. Le discours présente cet épisode comme ayant contribué à permettre au Togo de se concentrer davantage sur les enjeux de développement.

    Cette orientation vers une politique moins frontale semble demeurer au cœur du positionnement revendiqué par l’UFC. Le parti se présente désormais comme une « opposition constructive », appelée à formuler des propositions et à participer, selon ses moyens, à la réalisation des politiques publiques. Eau, emploi, éducation, électricité, santé, sécurité et salubrité sont identifiés comme les principaux axes sur lesquels l’UFC entend continuer à agir en faveur des populations.

    Le changement institutionnel intervenu avec la Ve République constitue, dans cette perspective, un autre enjeu majeur. L’UFC rappelle avoir choisi de soutenir le régime parlementaire après les débats internes suscités par la réforme constitutionnelle. Pour le parti, ce nouveau système constitue une occasion de renforcer son implantation territoriale et d’améliorer ses performances électorales. Le discours revendique d’ailleurs le statut de troisième force politique du pays à l’issue des premières élections organisées dans le cadre de la Ve République, derrière l’UNIR et l’ANC.

    Le défi de la relève et d’un nouveau souffle

    Au-delà des considérations institutionnelles, le congrès apparaît surtout comme un moment de réflexion sur l’avenir de l’UFC. Les élections désormais derrière elle, la formation politique doit déterminer le rôle qu’elle entend jouer dans la nouvelle architecture institutionnelle. « Les élections étant passées, quel rôle jouera le parti de l’Ablodé dans un contexte de 5e République ? Ce sera l’objet des débats de notre congrès », souligne le discours d’ouverture.

    L’appel à l’unité est ainsi omniprésent. « Nous devons être Unis pour bâtir un Togo de Paix et de Solidarité », affirme le discours, avant d’insister sur la nécessité de « protéger et transformer » le pays. Cette ligne traduit la volonté de l’UFC de conserver son identité tout en participant davantage aux politiques publiques destinées à améliorer les conditions de vie des Togolais.

    Mais le véritable enjeu pourrait se situer dans la succession et le renouvellement générationnel. Le discours reconnaît que « les défis auxquels nous sommes confrontés restent énormes » et que l’heure de la relève approche. Après deux mandats, le responsable qui s’exprime annonce qu’il mérite « une retraite paisible » et appelle à l’émergence de « nouveaux talents, plus de jeunes, plus de femmes, plus cadres ». Le congrès est donc invité à réfléchir à une nouvelle configuration de la direction et à renforcer l’implantation du parti sur l’ensemble du territoire.

    L’enjeu est désormais de traduire cette volonté de renouvellement en actes. En affirmant que « la discipline du parti oblige » et qu’il se pliera à la décision du congrès, la direction laisse aux instances du parti la responsabilité de trancher sur la suite à donner à cette transition. Le congrès doit ainsi déboucher sur une « feuille de route claire » destinée à optimiser l’action politique de l’UFC.

    Entre fidélité à l’Ablodé, ancrage dans l’opposition constructive et volonté de renouvellement, l’UFC cherche donc à écrire une nouvelle séquence de son histoire. Reste à savoir si cette nouvelle étape permettra au parti de convertir son héritage historique et ses ambitions de transformation en une influence politique durable dans le Togo de la Ve République.

  • Vogan : AIMES-AFRIQUE met la chirurgie spécialisée à la portée des populations rurales

    Vogan : AIMES-AFRIQUE met la chirurgie spécialisée à la portée des populations rurales

    À Vogan, une campagne médico-chirurgicale portée par l’ONG AIMES-AFRIQUE permet à des centaines de personnes vulnérables d’accéder gratuitement à des soins spécialisés, confirmant la volonté de l’organisation de réduire les inégalités d’accès à la santé au Togo.

    Au Centre hospitalier préfectoral (CHP) de Vogan, la solidarité médicale prend une dimension concrète. Depuis le 7 août 2026, les équipes de la mission médico-chirurgicale AMSA de l’Association Internationale des Médecins pour la Promotion de l’Éducation et de la Santé en Afrique (AIMES-AFRIQUE) sont à pied d’œuvre pour prendre en charge gratuitement des patients issus principalement des populations rurales et vulnérables.

    Validée par le ministère de la Santé et menée avec l’accompagnement des autorités sanitaires locales, cette campagne s’inscrit dans une démarche visant à rapprocher les soins spécialisés des populations qui, en raison de l’éloignement géographique ou de leurs moyens financiers limités, éprouvent des difficultés à accéder à certaines prestations médicales.

    Après une phase de consultations organisée du 3 au 6 août, les interventions chirurgicales ont débuté le 7 août et se poursuivent jusqu’au 9 août. Plusieurs spécialités sont concernées, notamment la chirurgie générale, l’ophtalmologie et la gynécologie.

    Réponse aux besoins médicaux des populations

    Pour de nombreux patients, la présence temporaire d’équipes spécialisées au CHP de Vogan constitue une véritable opportunité. Certaines pathologies nécessitant une intervention chirurgicale ne peuvent en effet pas toujours être prises en charge localement, obligeant les malades à envisager un déplacement vers des structures hospitalières disposant des compétences et équipements nécessaires.

    La mission d’AIMES-AFRIQUE permet ainsi de réduire cette contrainte. Les bénéficiaires peuvent recevoir des soins spécialisés sans avoir à supporter les frais liés à une prise en charge médicale classique.

    Le directeur du CHP de Vogan, Komla Donou, ne cache pas sa satisfaction face à cette initiative. « Je suis pleinement satisfait de cette opération foraine menée par l’ONG AIMES-Afrique et le Dr Kodom. Elle apporte une solution médicale immédiate à des cas chirurgicaux que nous ne pouvions pas prendre en charge sur place », souligne-t-il.

    Pour les responsables sanitaires locaux, l’intérêt de cette campagne dépasse donc la seule dimension chirurgicale. Elle constitue également un appui ponctuel aux structures sanitaires locales et permet de répondre à des besoins qui, faute de spécialistes disponibles en permanence, peuvent rester en attente.

    La campagne cible en particulier les enfants, les femmes et les personnes âgées, des catégories qui peuvent être davantage exposées aux difficultés financières ou géographiques liées à l’accès aux soins spécialisés.

    Signe de l’équité sanitaire

    L’action menée à Vogan bénéficie de l’accompagnement des autorités sanitaires. Le Dr Mawuko K. Klevo voit dans cette initiative une contribution concrète à l’objectif d’un accès plus équitable aux soins de santé.

    « Je remercie chaleureusement AIMES-Afrique, le Dr Michel Kodom et le gouvernement pour cette campagne foraine dans la préfecture de Vo », déclare-t-il, estimant que l’initiative permet d’offrir « des soins de qualité aux cas sociaux les plus démunis ».

    La présence des équipes médico-chirurgicales apparaît ainsi comme un moyen de réduire deux obstacles majeurs à l’accès aux soins : le coût des prestations et la distance séparant certaines populations des centres spécialisés.

    Au CHP de Vogan, la phase opératoire a été suivie par le Prof. Dr. Serge Michel Kodom, président d’AIMES-AFRIQUE, aux côtés du directeur de l’établissement et du directeur préfectoral de la Santé. Cette présence témoigne de l’importance accordée au suivi de terrain et à la qualité de la prise en charge.

    Au-delà des interventions elles-mêmes, la visite des patients déjà opérés permet également aux équipes de s’assurer de leur état de santé et de suivre l’évolution des personnes prises en charge.

    L’opération bénéficie par ailleurs d’une couverture médiatique destinée à mettre en lumière le travail des professionnels de santé, mais aussi les réalités vécues par les bénéficiaires.

    Pari d’AIMES-AFRIQUE

    La campagne de Vogan s’inscrit dans une opération plus vaste conduite par AIMES-AFRIQUE dans la région Maritime. Selon le président de l’ONG, près de 800 patients ont déjà été opérés dans le cadre de cette mission, un bilan qui dépasse les objectifs initialement fixés.

    « Avec près de 800 patients opérés dans la région Maritime, les objectifs ont été largement dépassés », affirme le Prof. Dr. Serge Michel Kodom. Pour lui, cette performance traduit surtout la nécessité de maintenir des actions de proximité en direction des populations rurales vulnérables.

    « Cette initiative réaffirme la volonté de soulager les démunis des zones reculées afin que personne ne soit laissé de côté », insiste-t-il.

    Près de 800 personnes opérés dans la Région maritime, notamment à Agomé Glouzou (Bas Mono) en juin dernier et cette semaine à Vogan. La prochaine étape Région Centrale avec pour objectif, atteindre 250 à 300 personnes.

    Derrière ces chiffres se trouve donc une ambition plus large : faire de la santé un droit réellement accessible, y compris pour les populations éloignées des grands centres urbains. À travers ses missions médico-chirurgicales, AIMES-AFRIQUE cherche précisément à réduire la fracture sanitaire entre les zones urbaines et rurales.

    Créée autour de la promotion de l’éducation et de la santé en Afrique, l’ONG s’est notamment engagée dans des actions destinées à rapprocher les soins des populations défavorisées. Ses campagnes médicales gratuites permettent à des patients qui n’auraient pas nécessairement les moyens de financer une intervention spécialisée d’être pris en charge.

    L’objectif affiché est de contribuer à l’amélioration des conditions sanitaires des populations vulnérables, en mettant l’expertise médicale au service des communautés qui en ont le plus besoin. La démarche repose ainsi sur une conception de la santé qui ne se limite pas aux infrastructures, mais intègre également la disponibilité des compétences, l’accessibilité financière et la proximité géographique.

    À Vogan, cette philosophie prend une forme particulièrement visible. Des spécialistes se déplacent vers les populations plutôt que d’attendre que les patients parcourent de longues distances pour accéder à leurs services.

    La mission médico-chirurgicale AMSA apparaît dès lors comme une illustration concrète de la vocation d’AIMES-AFRIQUE : contribuer, par l’action médicale et la solidarité, à réduire les inégalités sanitaires et à promouvoir un accès plus juste aux soins.

    Au CHP de Vogan, derrière chaque opération se trouve ainsi une famille soulagée, un patient qui retrouve l’espoir et une communauté qui bénéficie temporairement d’une expertise médicale spécialisée. Une démarche qui rappelle que rapprocher les soins des populations rurales reste un enjeu majeur de santé publique.

  • Foncier : la justice confirme à nouveau le droit de propriété de la collectivité Holo-Avla

    Foncier : la justice confirme à nouveau le droit de propriété de la collectivité Holo-Avla

    Le litige foncier opposant depuis plusieurs années la collectivité Holo-Avla à Hamidou Aboudramane connaît un nouvel épisode judiciaire. Une ordonnance rendue en juillet 2026 rejette une demande visant à faire cesser des travaux sur une partie du domaine contesté.

    Le différend porte sur un domaine situé dans la commune d’Agoè-Nyivé 4, précisément à Togblékopé, au lieu-dit Botokopé-Sivédomé. Depuis 2022, plusieurs décisions de justice ont été rendues dans cette affaire, avec notamment des décisions favorables à la collectivité Holo-Avla.

    Dans son jugement N°0752/2022 du 20 mai 2022, le Tribunal de première instance de première classe de Lomé avait reconnu à la collectivité Holo-Avla un droit de propriété sur le domaine, en retenant notamment une acquisition « par voie de première occupation ». Le tribunal avait également confirmé son droit de propriété sur la parcelle concernée.

    Des décisions confirmées en appel

    Cette décision avait fait l’objet d’un appel introduit par Hamidou Aboudramane ainsi que d’une tierce-opposition engagée par Habidina Hamidou. Ces deux procédures ont été tranchées le 25 juin 2024.

    À travers les décisions N°0897/2024 et N°0898/2024, la justice a maintenu le jugement rendu en 2022 dans toutes ses dispositions. Les procédures ont ensuite donné lieu à la délivrance des grosses des deux décisions judiciaires.

    Selon les éléments rapportés dans le dossier, ces décisions ont ainsi confirmé le droit de propriété revendiqué par la collectivité Holo-Avla sur le domaine litigieux.

    Une nouvelle demande rejetée en juillet 2026

    L’affaire a toutefois connu un nouvel épisode avec une demande de cessation des travaux introduite par Hamidou Aboudramane sur une partie du domaine. Dans son ordonnance N°0622/2026 du 7 juillet 2026, la cour d’appel a déclaré l’action recevable, mais a rejeté la demande visant à ordonner l’arrêt des travaux.

    La juridiction a notamment estimé qu’une telle mesure aurait été susceptible de produire des effets sur les décisions judiciaires antérieures. Hamidou Aboudramane a ainsi été débouté de sa demande de cessation des travaux.

    Cette nouvelle décision constitue un épisode supplémentaire dans un contentieux foncier qui oppose les deux parties depuis plusieurs années. Elle intervient alors que les décisions judiciaires de 2022 et 2024 restent au cœur du débat sur la propriété du domaine situé à Togblékopé.

  • Au Togo, 1 000 armes détruites pour renforcer la lutte contre la circulation illicite

    Au Togo, 1 000 armes détruites pour renforcer la lutte contre la circulation illicite

    Une opération de destruction de 1 000 armes obsolètes et saisies a été organisée au Togo avec l’appui du Centre régional des Nations unies pour la paix et le désarmement en Afrique (UNREC). Une initiative présentée comme un pas supplémentaire dans la consolidation de la sécurité et de la paix.

    Le Togo poursuit ses efforts contre la prolifération illicite des armes. Une cérémonie officielle de destruction de 1 000 armes, toutes catégories confondues, s’est tenue avec la participation de plusieurs acteurs engagés dans les questions de sécurité et de prévention des conflits.

    L’opération, réalisée avec l’appui de l’UNREC, a été présidée par le colonel Amana Kodjo, directeur général de la Gendarmerie nationale et représentant du gouvernement. Le coordonnateur national du Réseau ouest-africain pour l’édification de la paix (WANEP-Togo) a également pris part à cette cérémonie.

    Réduire les risques de circulation

    La destruction de ces armes obsolètes ou saisies vise principalement à empêcher leur réintroduction dans les circuits illicites. Leur neutralisation constitue ainsi une mesure de prévention face aux risques liés au trafic d’armes et à leur utilisation à des fins criminelles ou violentes.

    Dans un contexte régional marqué par la persistance de l’insécurité et la menace de l’extrémisme violent, la maîtrise de la circulation des armes représente un enjeu majeur pour les États ouest-africains. La disponibilité d’armes illicites peut en effet alimenter les violences, favoriser la criminalité organisée et compliquer les efforts de prévention des conflits.

    Au-delà de la destruction physique des armes, l’opération rappelle l’importance du contrôle, de la sécurisation des stocks et de la gestion responsable des armes saisies ou devenues inutilisables.

    Un engagement en faveur de la paix

    À travers sa participation, WANEP-Togo réaffirme son engagement dans les initiatives nationales de prévention des conflits et de consolidation de la paix. Le réseau entend poursuivre sa collaboration avec les autorités et les partenaires impliqués dans la promotion d’un environnement plus sûr et plus stable.

    La destruction de ces 1 000 armes apparaît ainsi comme une mesure concrète de prévention, dans un contexte où la lutte contre la prolifération illicite des armes demeure un élément essentiel des politiques de sécurité et de paix.

  • Togo : le mentorat clinique au cœur de l’amélioration des soins en santé maternelle et reproductive

    Togo : le mentorat clinique au cœur de l’amélioration des soins en santé maternelle et reproductive

    Une session nationale de formation à Tsévié vise à renforcer les compétences des professionnels de santé afin d’améliorer durablement la qualité des soins maternels, néonatals et reproductifs.

    Le Togo renforce son dispositif d’amélioration de la qualité des soins en santé maternelle et reproductive à travers la promotion du mentorat clinique. Une session nationale de formation consacrée à cette approche s’est ouverte le lundi 3 août 2026 à Tsévié, réunissant des professionnels de santé issus des six régions sanitaires du pays.

    Organisée par le ministère de la Santé, de l’Hygiène publique, de la Couverture sanitaire universelle et des Assurances, avec l’appui technique et financier du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), cette formation se déroule jusqu’au 7 août. Elle s’inscrit dans la stratégie nationale visant à garantir à chaque femme, chaque nouveau-né et chaque adolescent un accès à des soins de qualité, sûrs et accessibles, quel que soit leur lieu de résidence.

    Former des mentors pour accompagner les jeunes professionnels

    L’objectif principal de cette session est de renforcer les capacités de professionnels de santé expérimentés afin qu’ils deviennent des mentors cliniques dans le domaine de la Santé sexuelle, reproductive, maternelle, néonatale, infantile, des adolescents et de la planification familiale (SSRMNIA/PF).

    À travers cette approche, les participants acquerront des compétences pédagogiques et techniques leur permettant d’accompagner leurs collègues moins expérimentés dans leur pratique quotidienne. Le mentorat clinique favorise notamment le perfectionnement des gestes techniques, le partage d’expériences et l’amélioration continue des pratiques médicales au sein des formations sanitaires.

    Cette démarche contribue également à instaurer une culture d’apprentissage permanent et de supervision de proximité, considérée comme un levier essentiel pour renforcer la qualité des services de santé.

    Une stratégie pour des soins plus équitables et efficaces

    En misant sur le mentorat clinique, le ministère de la Santé et l’UNFPA ambitionnent d’assurer une offre de soins de qualité dans l’ensemble des établissements sanitaires du pays, à tout moment et dans toutes les régions.

    Les promoteurs de l’initiative estiment que cette approche permettra d’améliorer la prise en charge des urgences obstétricales et néonatales, tout en renforçant l’accès à des services de santé sexuelle et reproductive adaptés aux besoins des populations, notamment en matière de planification familiale.

    Au-delà du renforcement des compétences des prestataires, cette formation s’inscrit dans les efforts déployés par le Togo pour réduire la mortalité maternelle et néonatale, améliorer la qualité des soins et promouvoir des services de santé plus équitables, centrés sur les patients et conformes aux standards internationaux.

  • Au Togo, le Patronat de la presse dénonce l’interpellation d’un vendeur de journaux et évoque une atteinte à la liberté de la presse

    Au Togo, le Patronat de la presse dénonce l’interpellation d’un vendeur de journaux et évoque une atteinte à la liberté de la presse

    Le PPT condamne l’arrestation d’un vendeur de journaux à Lomé et appelle les autorités à mettre fin aux pressions contre les acteurs de la diffusion de la presse.

    *COMMUNIQUÉ DU PATRONAT DE LA PRESSE TOGOLAISE (PPT)* _Relatif à l’interpellation de M. AGBEKO Kossi, vendeur de journaux à Lomé_

    Le Patronat de la Presse Togolaise (PPT) a été saisi ce mercredi 5 août 2026 par le collectif des vendeurs de journaux, que M. AGBEKO Kossi a été interpellé entre 11h et 12h par les forces de police à la station Total de Nyekonakpoè, au niveau des feux tricolores, à Lomé.

     Après vérification, le PPT a appris que l’intéressé a été conduit et gardé à la Brigade Motorisée (BM). Le motif invoqué : l’interdiction de la vente de journaux à la criée, en vertu d’un prétendu communiqué des autorités.

    Le PPT s’étonne d’abord de l’existence de ce “communiqué” dont aucun journaliste, au Togo comme à l’étranger, n’a eu connaissance. Il s’indigne ensuite de la brutalité avec laquelle cette interpellation a été menée.

    D’après les témoignages recueillis, les vendeurs de journaux font régulièrement l’objet de menaces dans l’exercice de leur métier. Ce mercredi, la pression a franchi un cap avec l’arrestation de M. AGBEKO Kossi. Il n’a été libéré que tard dans la soirée, après intervention du Président de l’Observatoire Togolais des Médias (OTM).

     Le PPT dénonce avec la plus grande fermeté cette énième atteinte à la liberté d’expression et de presse, ainsi que la dérive de caporalisation de l’espace public au Togo.

    Le PPT interpelle les autorités togolaises, leur demande de garantir la protection de la presse et de l’ensemble de sa chaîne de diffusion, et d’instruire les forces de police à cesser immédiatement toute forme de harcèlement et de menace à l’encontre des vendeurs de journaux sur toute l’étendue du territoire national.

    Le PPT se réserve le droit de saisir les instances nationales et internationales compétentes si de telles pratiques, visant au musellement de la presse togolaise, devaient se répéter.

    Enfin, le PPT invite les vendeurs de journaux à ne céder ni à la peur ni à aucune forme de pression, quelle qu’en soit l’origine, car la liberté de presse est un droit fondamental, garanti par la Constitution togolaise.

    Fait à Lomé, le 5 août 2026

    *Pour le Bureau Exécutif*

    *Le Président*

  • L’UFC en congrès : bilan, réorganisation et perspectives au menu

    L’UFC en congrès : bilan, réorganisation et perspectives au menu

    Réunie en congrès ordinaire le 8 août à Lomé, l’Union des Forces de Changement (UFC) entend faire le bilan de ses activités, définir ses orientations politiques et réaffirmer son attachement à l’héritage de l’« Ablodé » dans un contexte institutionnel renouvelé.

    L’Union des Forces de Changement (UFC) tiendra son congrès ordinaire le samedi prochain à Lomé. Cette rencontre statutaire réunira les délégués du parti autour du thème : « De l’Ablodé au développement harmonieux », avec pour objectif de faire le point sur la vie de la formation politique et de définir ses orientations pour les prochaines années.

    Un rendez-vous statutaire pour dresser le bilan et fixer les perspectives

    Prévu trois ans après le précédent congrès organisé en août 2023, ce nouveau rendez-vous intervient dans un contexte marqué par l’évolution du paysage institutionnel togolais. Selon les organisateurs, les travaux permettront d’évaluer les actions entreprises depuis le dernier congrès, d’examiner le fonctionnement interne du parti et de débattre de ses perspectives dans le cadre de la Cinquième République.

    Les congressistes devraient également adopter plusieurs résolutions portant sur le renforcement de l’organisation de l’UFC et sur ses orientations politiques en vue des prochaines échéances.

    Fondée en 1992, l’Union des Forces de Changement figure parmi les plus anciennes formations politiques du Togo. Dirigée par Gilchrist Olympio, elle se revendique de l’héritage de Sylvanus Olympio, premier président du Togo indépendant.

    Entre héritage historique et vision du développement

    Le thème choisi, « De l’Ablodé au développement harmonieux », traduit la volonté affichée par l’UFC d’établir un lien entre les idéaux ayant marqué sa création et les enjeux actuels du développement national. Le terme « Ablodé », qui signifie « liberté » ou « indépendance » en éwé, occupe une place importante dans l’histoire politique du pays et dans l’identité du parti.

    À travers cette thématique, l’UFC entend mettre en avant une réflexion axée sur le développement économique, la cohésion nationale et la stabilité, tout en réaffirmant les valeurs qui fondent son engagement politique.

    Au-delà des travaux statutaires, ce congrès offrira également aux responsables du parti l’occasion de s’adresser à leurs militants et sympathisants sur la place que l’UFC entend occuper dans le paysage politique togolais. Les conclusions et résolutions issues des délibérations sont attendues à l’issue de cette journée de congrès.

  • Togo : des OSC réclament des sanctions après l’arrêt de la CEDEAO

    Togo : des OSC réclament des sanctions après l’arrêt de la CEDEAO

    Des organisations de la société civile africaine et togolaise sollicitent l’intervention des instances régionales et internationales, tandis que le gouvernement togolais rejette les conclusions de la Cour de justice de la CEDEAO.

    Quarante-trois organisations de la société civile (OSC) d’Afrique, du Togo et de la diaspora ont adressé une lettre ouverte à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), à l’Union africaine (UA) et aux Nations unies pour demander des mesures à l’encontre des autorités togolaises. Cette démarche intervient à la suite de l’arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO relatif à la réforme constitutionnelle adoptée au Togo en mars 2024.

    Les signataires estiment que cette décision judiciaire constitue une étape importante dans l’interprétation des textes régionaux en matière de gouvernance démocratique. Ils s’appuient notamment sur l’arrêt n° ECW/CCJ/JUD/01/26, dans lequel la juridiction communautaire a jugé que la réforme constitutionnelle est contraire aux principes consacrés par la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance (CADEG).

    Selon les organisations, la réforme, qui instaure un régime parlementaire avec un président du Conseil exerçant l’essentiel du pouvoir exécutif, constitue un « changement anticonstitutionnel de gouvernement ». Elles soutiennent également que son adoption par une Assemblée nationale dont le mandat était arrivé à son terme, sans recours à un référendum, soulève des interrogations sur sa légitimité.

    Des mesures réclamées aux organisations régionales

    Dans leur lettre, les 43 organisations invitent la CEDEAO, l’Union africaine et les Nations unies à traduire les conclusions de la Cour en actions concrètes. Elles demandent notamment la suspension du Togo des instances de la CEDEAO, la suspension de ses droits de participation au sein de l’Union africaine, ainsi que l’ouverture de procédures devant les juridictions compétentes contre les personnes qu’elles estiment impliquées dans ce qu’elles qualifient de changement anticonstitutionnel de gouvernement.

    Le collectif plaide également pour le réexamen de certaines missions diplomatiques confiées aux autorités togolaises et pour la désignation d’un Rapporteur spécial des Nations unies chargé du suivi de la situation des droits humains et de la gouvernance au Togo.

    Au-delà du cas togolais, les organisations proposent une révision du Protocole additionnel de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance afin d’y inscrire explicitement une limitation à deux mandats pour tous les détenteurs du pouvoir exécutif dans les États membres. Selon elles, une telle réforme renforcerait les mécanismes régionaux de prévention des changements anticonstitutionnels de gouvernement et consoliderait les objectifs de la Vision 2050 de la CEDEAO.

    Le gouvernement togolais rejette les conclusions de la Cour

    Les autorités togolaises contestent pour leur part les conclusions de la Cour de justice de la CEDEAO. Dans une déclaration publiée à la fin du mois de juillet 2026, le gouvernement a rejeté l’arrêt rendu le 29 janvier 2026, dont le contenu a été rendu public en juin, estimant que la juridiction communautaire ne dispose d’aucune compétence pour exercer un contrôle de constitutionnalité sur les lois internes ou sur le pouvoir constituant d’un État.

    Lomé soutient que la réforme constitutionnelle de mars 2024 relève exclusivement de la souveraineté nationale et de l’ordre constitutionnel interne. Le gouvernement affirme également que cette réforme instaure un régime parlementaire et ne saurait être assimilée à un changement anticonstitutionnel de gouvernement ni à une violation des engagements régionaux.

    Ce débat intervient dans un contexte où les interprétations de la décision de la Cour continuent d’alimenter les échanges entre les autorités togolaises, les organisations de la société civile et les institutions régionales sur les questions de gouvernance démocratique et de respect des textes communautaires.

  • Préfecture de Vo : une vaste mission chirurgicale gratuite pour redonner le sourire aux enfants

    Préfecture de Vo : une vaste mission chirurgicale gratuite pour redonner le sourire aux enfants

    Du 3 au 9 août, AIMES-AFRIQUE offre des consultations et interventions chirurgicales gratuites aux enfants de la préfecture de Vô afin de rapprocher les soins spécialisés des populations rurales.


    La préfecture de Vo devient le théâtre d’une importante opération humanitaire de santé du 3 au 9 août 2026. L’Association Internationale des Médecins pour la promotion de l’Éducation et de la Santé en Afrique (AIMES-AFRIQUE), en partenariat avec les organisations allemandes Sternstunden et Aktion PiT Togohilfe e.V., organise une mission médico-chirurgicale foraine gratuite destinée aux enfants souffrant de pathologies nécessitant une intervention chirurgicale.

    Selon le programme, les consultations médicales se déroulent du 3 au 6 août dans les Unités de Soins Périphériques (USP) de Zoti et Dzrékpo, tandis que les opérations chirurgicales sont prévues du 7 au 9 août. Les équipes médicales prendront en charge plusieurs affections courantes, notamment les hernies, hydrocèles, lipomes et d’autres pathologies chirurgicales pédiatriques.

    Rapprocher l’hôpital des populations rurales

    Cette initiative s’inscrit dans la vision portée depuis plus de vingt ans par AIMES-AFRIQUE, dont la mission consiste à rapprocher les soins spécialisés des populations vivant en milieu rural. Fondée en 2005 par le Professeur Serge Michel Kodom, l’organisation intervient régulièrement dans plusieurs pays africains pour offrir gratuitement des consultations spécialisées et des interventions chirurgicales aux personnes les plus vulnérables.

    Au fil des années, ces campagnes ont permis à des milliers de patients de retrouver la santé sans supporter les coûts souvent prohibitifs des soins spécialisés. Les précédentes missions organisées notamment dans les préfectures de l’Ogou, de la Kozah ou encore de Sotouboua ont enregistré une forte mobilisation des populations et des résultats jugés très satisfaisants par les autorités sanitaires.

    Un appel aux familles concernées

    Au-delà des interventions chirurgicales, cette mission constitue également une occasion de sensibiliser les familles sur l’importance d’une prise en charge précoce des maladies chirurgicales chez l’enfant. Des pathologies comme les hernies ou les hydrocèles, souvent négligées faute de moyens financiers ou d’accès aux spécialistes, peuvent entraîner des complications lorsqu’elles ne sont pas traitées à temps.

    Les organisateurs invitent ainsi les parents dont les enfants présentent ces affections à se rendre dans les centres de consultation de Zoti et Dzrékpo afin de bénéficier d’un diagnostic gratuit et, si nécessaire, d’une intervention chirurgicale sans frais.

    À travers cette nouvelle campagne, AIMES-AFRIQUE confirme une nouvelle fois son engagement en faveur d’un accès équitable aux soins de santé spécialisés et contribue à améliorer durablement la qualité de vie des enfants de la préfecture de Vo.

Radio Renouveau228

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