À Lomé, des journalistes agricoles ouest-africains renforcent leurs compétences pour mieux couvrir les enjeux du secteur à l’ère de l’intelligence artificielle.
Nouveaux défis
Le Réseau des journalistes pour la promotion des systèmes agro-sylvio-pastoraux et halieutiques en Afrique de l’Ouest et du Sahel (ReJAH-AOS) réunit, depuis mercredi 26 août 2026 à Lomé, des journalistes agricoles venus de plusieurs pays de la sous-région. Organisé sur deux jours, l’atelier porte sur le thème : « L’information agricole à l’ère de l’Intelligence Artificielle ».
Les travaux ont été officiellement ouverts par André Affanou, représentant du ministre de la Communication, en présence de Gilles Essonana Podjolé, président du ReJAH-AOS, et d’Adrian Bell, secrétaire général de l’International Federation of Agriculture Journalists (IFAJ).
Pour le président du ReJAH-AOS, l’objectif est de renforcer les capacités des professionnels des médias afin qu’ils puissent mieux contribuer aux défis du développement africain. L’initiative ambitionne également de favoriser un espace médiatique régional consacré notamment à l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’aquaculture, les forêts, la nutrition et le changement climatique.
Rigueur et responsabilité
À travers cette formation, le ReJAH-AOS entend promouvoir une information agricole crédible, scientifique et accessible, tout en valorisant les innovations africaines et les savoirs endogènes. Le réseau souhaite également rapprocher médias, chercheurs, producteurs et décideurs.
Pour André Affanou, l’enjeu est surtout d’apprendre à utiliser l’intelligence artificielle de manière responsable. « La véritable question est donc de savoir comment l’utiliser, avec quelles règles, quelles vérifications et quelle conscience de responsabilité professionnelle », a-t-il souligné.
Même exigence du côté d’Adrian Bell. Le secrétaire général de l’IFAJ insiste sur l’importance, pour les journalistes agricoles, d’avoir accès à des informations fiables, aux ressources nécessaires et à des formations adaptées.
L’atelier de Lomé se veut ainsi une étape vers une meilleure professionnalisation du journalisme agricole ouest-africain, dans un contexte où l’IA transforme rapidement les méthodes de production et de traitement de l’information.
Pour sa première édition, l’Open des Evala a tenu toutes ses promesses à Kara, réunissant 213 athlètes venus de quatre pays autour d’une compétition qui ambitionne de contribuer au développement du taekwondo à l’intérieur du Togo.
L’esplanade du Palais des Congrès de Kara a vibré, samedi 22 août 2026, au rythme des combats de la première édition de l’Open des Evala. Pour ce rendez-vous inaugural, les organisateurs ont réussi à mobiliser un nombre important de pratiquants, dépassant même leurs prévisions initiales.
Venus du Togo, pays hôte, mais également du Bénin, du Ghana et du Niger, les 213 athlètes engagés ont livré plusieurs combats dans les catégories minime, cadette, junior et senior. La diversité des participants a donné à la compétition une dimension sous-régionale, tout en offrant aux jeunes pratiquants une occasion de se mesurer à d’autres talents.
Au-delà des attentes
La participation constitue l’un des principaux motifs de satisfaction des organisateurs. Le président du comité d’organisation, Dr Souglibé Nakpakpéré, a reconnu que l’affluence avait dépassé les prévisions. « Ma satisfaction est grande », a-t-il notamment déclaré, saluant la présence de plus de 200 athlètes.
Cette mobilisation confirme l’intérêt croissant pour une compétition pensée pour rapprocher le taekwondo des pratiquants de l’intérieur du pays. Avant le rendez-vous, les organisateurs avaient expliqué leur volonté de vulgariser davantage la discipline en dehors de Lomé et de profiter de la dynamique des Evala pour installer un événement sportif durable à Kara.
L’initiative est portée par quatre clubs : Université de Kara Taekwondo Club, Dynamik Taekwondo Club, Lynx Taekwondo Club et Atlantique Taekwondo Club. Leur ambition est de faire de l’Open des Evala un rendez-vous régulier capable de contribuer à la détection et à l’accompagnement de nouveaux talents.
Club Atlantique au sommet
Au terme des différents combats, le club Atlantique s’est hissé en tête du classement général. Il totalise trois médailles d’or, quatre en argent et quatre en bronze. Le club Thoni occupe la deuxième place avec trois médailles d’or, une médaille d’argent et deux de bronze.
Asfosa complète le podium avec une médaille d’or, trois d’argent et cinq de bronze. Ce classement illustre la compétitivité affichée lors de cette première édition et récompense les clubs ayant su tirer leur épingle du jeu dans les différentes catégories.
Au-delà du palmarès, l’Open des Evala aura surtout permis de donner de la visibilité aux pratiquants de l’intérieur du pays et de créer un espace d’échanges entre clubs togolais et formations étrangères. L’organisation d’une telle compétition à Kara participe ainsi à la décentralisation de la pratique sportive et à l’identification de nouveaux profils.
Avec ce premier pari réussi, les organisateurs disposent désormais d’une base solide pour inscrire l’Open des Evala dans la durée et faire de Kara un rendez-vous important du calendrier du taekwondo togolais.
À quelques jours du scrutin du 30 août 2026 pour le renouvellement des instances du Comité de développement du quartier Adakpamé-Apeyémé (CDQ-AA), Yao Ameyitovi conduit une liste placée sous le signe du développement durable. Dans cet entretien, il présente sa vision, ses priorités et les engagements qu’il entend porter avec son équipe au service des habitants.
Vous conduisez une liste pour le renouvellement des instances du CDQ d’Adakpamé-Apeyémé. Pourquoi avez-vous décidé de vous porter candidat ?
Notre candidature part d’un constat simple : Adakpamé-Apeyémé a un potentiel important, mais beaucoup reste à faire pour améliorer durablement le cadre de vie des habitants. Nous avons donc estimé qu’il était temps de proposer une équipe disponible, organisée et surtout capable de travailler avec les populations. Nous ne venons pas seulement solliciter des voix. Nous voulons proposer une vision et nous engager à la mettre en œuvre avec les habitants.
Votre liste est placée sous le signe du développement durable. Que signifie concrètement cette orientation pour Adakpamé-Apeyémé ?
Pour nous, le développement durable ne se limite pas à planter des arbres ou à parler d’environnement. Il s’agit d’avoir une vision globale du développement du quartier. Cela concerne la salubrité, la gestion des déchets, la protection de notre environnement, l’amélioration du cadre de vie, mais aussi la mobilisation des jeunes, l’implication des femmes et le développement d’activités génératrices de revenus. Nous voulons un quartier propre, organisé, solidaire et capable de préparer son avenir.
Justement, quelles seront vos priorités si vous êtes élu ?
Notre première priorité sera d’établir un diagnostic participatif des besoins du quartier. Nous voulons écouter les habitants et identifier les urgences. Ensuite, nous travaillerons autour de plusieurs axes : l’assainissement et la salubrité, l’environnement, l’éclairage et la sécurité du cadre de vie, l’accompagnement de la jeunesse et des femmes, ainsi que la mobilisation de ressources pour financer les initiatives communautaires.
Vous parlez beaucoup de participation citoyenne. Comment comptez-vous associer les habitants aux décisions du CDQ ?
Nous voulons que le CDQ soit véritablement un espace de dialogue entre les habitants et les différents acteurs du développement. Nous envisageons des rencontres régulières avec les populations, des consultations sur les projets prioritaires et une meilleure communication sur les actions entreprises. Un comité de développement ne peut pas décider seul de ce qui est bon pour la communauté. Les habitants doivent être au cœur des décisions.
La jeunesse constitue une composante importante de la population. Quelle place lui accordez-vous dans votre projet ?
La jeunesse doit être considérée comme une force et non comme un simple bénéficiaire des projets. Nous voulons favoriser son implication dans les actions communautaires, environnementales, sportives et sociales. Nous souhaitons également travailler à l’identification des opportunités de formation, d’apprentissage et d’entrepreneuriat. Notre ambition est de permettre aux jeunes de participer directement au développement d’Adakpamé-Apeyémé.
Et quelle sera la place des femmes ?
Les femmes jouent déjà un rôle essentiel dans la vie économique et sociale du quartier. Il faut davantage valoriser leur contribution. Nous voulons encourager les initiatives portées par les femmes, faciliter leur accès à l’information et aux opportunités économiques et les associer davantage aux décisions du CDQ. Le développement d’un quartier ne peut pas être durable si une partie importante de sa population reste insuffisamment impliquée.
L’environnement est au cœur de votre campagne. Quelles actions concrètes envisagez-vous ?
Nous voulons promouvoir une véritable culture de la propreté et de la protection de l’environnement. Cela passe par des campagnes régulières de salubrité, la sensibilisation au tri et à la bonne gestion des déchets, la plantation et l’entretien d’arbres, ainsi que la mobilisation des jeunes autour des initiatives écologiques. Nous voulons que le symbole vert de notre liste se traduise par des actions visibles dans le quartier.
Mais toutes ces ambitions nécessitent des moyens. Où comptez-vous trouver les ressources nécessaires ?
C’est effectivement une question essentielle. Nous ne voulons pas faire des promesses irréalistes. Le CDQ doit rechercher des partenariats avec les autorités locales, les services publics, les organisations de la société civile, les entreprises et les personnes de bonne volonté. Nous devons également mieux mobiliser les ressources internes et valoriser les compétences de nos ressortissants. Notre approche sera fondée sur la transparence, la recherche de partenariats et la capacité à monter des projets crédibles.
Comment comptez-vous garantir la transparence dans la gestion du CDQ ?
La confiance des habitants est indispensable. Nous voulons donc instaurer une gestion responsable et transparente. Les ressources mobilisées et leur utilisation doivent pouvoir être expliquées à la communauté. Nous souhaitons également faire régulièrement le point sur les activités réalisées et les difficultés rencontrées. Pour nous, rendre compte aux habitants n’est pas une contrainte : c’est une obligation morale.
Votre équipe est composée de plusieurs profils. Qu’est-ce qui fait sa force ?
Nous avons voulu réunir des personnes capables d’apporter des compétences et des expériences différentes. Chaque responsabilité doit être assumée avec sérieux. Notre équipe est également ouverte à la collaboration avec toutes les bonnes volontés. Le développement d’Adakpamé-Apeyémé ne peut pas être l’affaire d’un seul individu. C’est pourquoi nous insistons sur le travail collectif.
Certains électeurs pourraient considérer que les promesses de campagne se ressemblent d’une liste à l’autre. Pourquoi devraient-ils faire confiance à votre équipe ?
Nous demandons aux électeurs de ne pas juger uniquement sur les slogans, mais sur la vision, les engagements et la capacité à travailler. Notre message est simple : nous voulons un CDQ proche des habitants, transparent dans sa gestion et engagé dans des actions concrètes. Nous ne prétendons pas résoudre tous les problèmes en quelques mois. Mais nous nous engageons à travailler avec méthode, à rendre compte et à rechercher des solutions réalistes.
Quel sera votre premier chantier si votre liste remporte le scrutin du 30 août ?
Notre première démarche sera de réunir l’équipe et de rencontrer les différentes composantes de la communauté afin d’établir les priorités. Nous voulons partir des réalités du terrain. Ensuite, nous établirons un programme d’action avec des objectifs, des responsabilités et un calendrier. Il faut passer rapidement du discours à l’action.
Quel message adressez-vous aux électeurs d’Adakpamé-Apeyémé à quelques jours du scrutin ?
Je leur demande d’abord de participer massivement au scrutin et de faire leur choix en toute responsabilité. Nous leur proposons une vision fondée sur le développement durable, la participation citoyenne, la transparence et l’action collective. Le 30 août, chaque voix comptera. Notre slogan, « Une voix pour le vert, c’est une voix pour l’avenir », résume notre conviction : en faisant le choix d’un développement responsable aujourd’hui, nous préparons un meilleur avenir pour Adakpamé-Apeyémé.
Un mémorandum présenté par des partis d’opposition, des organisations de la société civile et des acteurs de la diaspora formule plusieurs propositions à la suite de l’arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO sur la réforme constitutionnelle de 2024.
Une lecture politique et juridique de la crise
Le document, intitulé « Mémorandum pour une sortie de crise au Togo à la suite de l’arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO sur le changement anticonstitutionnel de gouvernement », revient sur l’évolution institutionnelle du pays et met en avant plusieurs réformes constitutionnelles intervenues depuis 1992. Les signataires estiment que ces différentes modifications ont progressivement réduit les possibilités d’alternance politique.
Le mémorandum accorde une place centrale à la réforme constitutionnelle de 2024. Selon ses auteurs, celle-ci a modifié en profondeur l’architecture institutionnelle, notamment avec la suppression de l’élection du président de la République au suffrage universel direct. Le document affirme que la Cour de justice de la CEDEAO a qualifié cette réforme de « changement inconstitutionnel de gouvernement » et l’a mise en relation avec les dispositions de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance.
Les signataires considèrent que cette décision régionale donne une nouvelle dimension juridique au débat sur l’ordre constitutionnel togolais. Ils proposent notamment de replacer au centre du processus politique la souveraineté populaire, la stabilité des règles constitutionnelles, la séparation des pouvoirs, les libertés publiques et la garantie d’une alternance démocratique.
Une transition politique proposée
Dans la deuxième partie du mémorandum, les auteurs exposent leur interprétation des conséquences de l’arrêt de la juridiction communautaire. Ils estiment notamment que son exécution devrait conduire à une remise en cause des institutions issues de la réforme constitutionnelle de 2024 et à l’ouverture d’une période de transition politique.
Cette transition aurait, selon le document, pour objectif d’engager des réformes institutionnelles destinées à rétablir l’ordre démocratique et l’État de droit. Les signataires y associent également plusieurs priorités, dont les questions sociales et sécuritaires, la situation des détenus politiques, le retour des exilés politiques et la refondation des institutions.
Le mémorandum appelle par ailleurs à un accompagnement de la communauté internationale, notamment de la CEDEAO, de l’Union africaine, de l’Union européenne, des États-Unis et des Nations unies, dans un éventuel processus de retour à l’ordre constitutionnel.
Enfin, les signataires appellent à une mobilisation citoyenne qu’ils présentent comme pacifique, autour du respect de la Constitution, des décisions de justice et de la volonté populaire. Le document est signé par plusieurs partis politiques, organisations de défense des droits humains et regroupements de la société civile.
Un médecin pas comme les autres pour une mission qui sort des sentiers battus. Le Dr Abdallah Ouedraogo a été désigné ambassadeur des Clubs Santé SOS DOCTEUR TV dans l’espace de l’Alliance des États du Sahel (AES). Une nomination qui marque une nouvelle étape dans l’ambition d’AIMES-AFRIQUE de rapprocher les messages de santé des jeunes à travers des outils innovants, notamment l’humour, la musique et les réseaux sociaux.
La plateforme SOS DOCTEUR TV et le Dr Abdallah Ouedraogo ont officialisé leur collaboration mardi à Lomé à travers la signature d’une convention. Médecin spécialisé en santé publique et en promotion de la santé, le nouveau ambassadeur possède également plusieurs cordes à son arc : chanteur-compositeur, écrivain et humoriste.
C’est précisément ce profil atypique qui devrait lui permettre de porter autrement les messages de prévention et d’éducation sanitaire auprès des jeunes.
Un médecin qui mise sur l’humour et la musique
À l’heure où les modes de communication évoluent rapidement, les acteurs de la santé cherchent de nouveaux moyens pour atteindre une jeunesse de plus en plus présente sur les plateformes numériques. Le Dr Abdallah Ouedraogo entend s’inscrire dans cette dynamique en transformant les connaissances médicales en contenus simples, accessibles et attractifs.
Ses productions sont déjà diffusées depuis plusieurs années sur SOS DOCTEUR TV. Près d’une dizaine de ses clips figurent parmi les contenus proposés par la plateforme, selon les responsables du projet.
Pour le Dr Serges Michel Kodom, président de l’ONG AIMES-AFRIQUE, ce parcours constitue un atout majeur. Il décrit le nouvel ambassadeur comme « un médecin décomplexé » et « un médecin engagé ».
Pour le principal intéressé, cette nomination représente surtout une responsabilité. Son ambition est de mettre ses compétences médicales et artistiques au service de la jeunesse en faisant de la musique et de l’humour des vecteurs de sensibilisation.
Cette stratégie pourrait permettre de rendre certains messages sanitaires plus compréhensibles et surtout plus proches des réalités quotidiennes des jeunes.
Les Clubs Santé à la conquête de l’espace AES
Au-delà de la nomination d’un ambassadeur, l’initiative traduit la volonté d’AIMES-AFRIQUE d’élargir progressivement son programme de Clubs Santé au-delà des frontières togolaises. Le dispositif est déjà implanté dans plusieurs établissements scolaires au Togo, où il s’appuie sur des activités parascolaires et extrascolaires.
L’objectif affiché est de faire de l’école un espace où les jeunes peuvent non seulement apprendre, mais également développer leurs talents, leurs vocations et leur sens de la responsabilité communautaire.
L’espace AES constitue désormais un nouveau terrain d’action. Le Dr Abdallah Ouedraogo aura ainsi pour mission de contribuer au rayonnement des Clubs Santé auprès des jeunes du Burkina Faso, du Mali et du Niger, tout en participant à la diffusion de messages portant sur la santé, l’éducation et l’engagement citoyen.
Cette démarche mise également sur les réseaux sociaux, devenus un important espace d’éducation informelle. L’ambition est d’inciter les jeunes à produire eux-mêmes des contenus utiles et à valoriser leurs initiatives.
La cérémonie de signature de la convention a par ailleurs été marquée par la présentation de l’ouvrage du Dr Abdallah Ouedraogo, « Là où tout semblait perdu », un livre d’environ 260 pages qui vient compléter le portrait d’un professionnel dont le parcours se situe au croisement de la médecine, de la création artistique et de la transmission.
Avec cette nouvelle responsabilité, le médecin-artiste est donc appelé à jouer un rôle de passerelle entre le monde médical et une jeunesse qui ne demande qu’à être sensibilisée autrement. Pour les initiateurs, le pari est clair : faire de la santé non plus seulement un sujet médical, mais aussi un levier d’éducation, de créativité et d’engagement pour la jeunesse de l’espace AES.
À la croisée du management sportif et du marché des transferts, Hugues Rhodes veut faire de la conformité et de l’accompagnement des joueurs africains des leviers de carrière.
Plus de vingt ans dans les coulisses du football
Dans un football où les carrières se jouent désormais autant sur les terrains que dans les bureaux des clubs, le rôle des agents est devenu stratégique. Au Togo, Hugues Orobiyi Rhodes fait partie de ces professionnels qui évoluent depuis plusieurs années dans cet univers souvent méconnu du grand public. À la tête de World Sport Management TG – RHODES, il travaille depuis 2003 dans le management sportif et la représentation de joueurs.
Des sources spécialisées dans le marché des agents répertorient aujourd’hui Hugues Rhodes comme agent de football licencié par la FIFA. Une base de données consacrée aux agents indique notamment qu’il exerce au Togo sous la bannière de World Sport Management TG – RHODES.
La trajectoire de l’intéressé s’inscrit donc dans un secteur qui a profondément changé ces dernières années. Depuis l’entrée en vigueur complète, en octobre 2023, du nouveau Règlement des agents de football de la FIFA (FFAR), l’instance mondiale a renforcé les exigences liées à l’exercice de cette profession. Licence, formation continue, obligations de transparence et encadrement des rémunérations font désormais partie intégrante du dispositif.
Pour Hugues Rhodes, cette évolution réglementaire constitue moins une contrainte qu’une nécessité. Elle impose aux agents de mieux connaître les mécanismes du football international et de proposer aux joueurs un accompagnement qui dépasse la simple recherche d’un club.
Une agence tournée vers les marchés internationaux
Fondée en 2003, World Sport Management revendique une activité centrée sur la gestion de carrière, le management et l’accompagnement des joueurs, mais aussi sur les relations avec les clubs et les fédérations. La présentation publique de l’agence indique qu’elle s’adresse notamment aux clubs et aux fédérations et entend apporter des services de management et de gestion de carrière aux joueurs.
La presse sportive spécialisée classe par ailleurs World Sport Management parmi les principales agences sportives togolaises. Selon AfricaFoot, la structure, dirigée par Hugues Rhodes, dispose de plus de deux décennies d’expérience et intervient dans le management, le marketing, la communication et la gestion de trajectoires professionnelles. Le média cite notamment plusieurs joueurs africains accompagnés par l’agence.
Cette expérience ne se limite pas à la représentation individuelle. World Sport Management a également été associée à l’organisation de matchs et de stages pour des sélections nationales, notamment le Cameroun, le Burkina Faso et le Togo, selon les informations publiées par la presse spécialisée.
Cette capacité à travailler avec différents acteurs du football constitue un élément important dans un marché devenu extrêmement concurrentiel. Pour un jeune joueur africain, trouver une opportunité ne suffit plus. Il faut pouvoir évaluer le projet sportif, comprendre les engagements contractuels, mesurer les perspectives d’évolution et anticiper les difficultés administratives liées à un transfert international.
La conformité au cœur du métier d’agent
La nouvelle réglementation de la FIFA a justement cherché à professionnaliser davantage le secteur. Pour devenir agent de football, un candidat doit notamment satisfaire aux conditions d’éligibilité, réussir l’examen organisé par la FIFA et s’acquitter de la licence annuelle. Le maintien de cette licence suppose également de respecter des obligations de formation continue et de déclaration.
Dans ce contexte, la connaissance du Règlement du Statut et du Transfert des Joueurs (RSTJ), des règles relatives aux contrats et des mécanismes de transfert devient déterminante. L’agent n’est plus seulement celui qui met un joueur en relation avec un club. Il intervient dans un environnement juridique et financier où la moindre erreur peut avoir des conséquences importantes.
La FIFA définit d’ailleurs l’agent de football comme une personne licenciée chargée de fournir des services au bénéfice de joueurs, entraîneurs, clubs, ligues ou associations membres dans le cadre de transactions. Ces transactions peuvent concerner l’emploi d’un joueur, son enregistrement, son transfert ou encore la modification de ses conditions contractuelles.
Cette professionnalisation rejoint la philosophie affichée par Hugues Rhodes : sécuriser les parcours plutôt que rechercher uniquement des signatures rapides.
Des garde-fous pour protéger les joueurs
L’une des grandes difficultés du football africain réside dans la fragilité de certains jeunes joueurs face aux intermédiaires qui leur promettent une carrière européenne ou internationale. La FIFA a donc renforcé les mécanismes destinés à protéger les acteurs les plus vulnérables.
Le règlement encadre notamment la représentation des mineurs. Un agent ne peut approcher un jeune joueur ou conclure un accord de représentation avec lui que dans les conditions prévues par les règles de la FIFA et le droit applicable. La représentation d’un mineur nécessite également des exigences spécifiques de formation et d’accréditation.
Les rémunérations des agents sont elles aussi encadrées par le FFAR. Selon les règles présentées par la FIFA, des plafonds de rémunération sont prévus en fonction de la nature du client et du niveau de rémunération du joueur. Pour un joueur gagnant jusqu’à 200 000 dollars par an, le plafond applicable à certaines catégories de représentation est fixé à 5 %, tandis qu’il descend à 3 % au-delà de ce seuil, avec des règles spécifiques en cas de représentation multiple autorisée.
Cette logique de transparence vise à limiter les conflits d’intérêts, les pratiques abusives et les arrangements opaques. La FIFA souligne également l’importance de protéger les joueurs, souvent moins expérimentés que les clubs et autres acteurs du marché.
Une passerelle entre l’Afrique et le reste du monde
L’ambition affichée par World Sport Management est de connecter les talents africains aux marchés internationaux. Le portefeuille public de l’agence répertorie notamment plusieurs joueurs maliens, nigériens et béninois, illustrant une implantation qui dépasse les seules frontières togolaises.
L’actualité récente confirme également cette dimension internationale. En juillet 2026, des contacts ont été établis avec Hugues Rhodes dans le cadre du dossier de l’attaquant malien Aboubacar Diakité, alors que le club saoudien Al-Hazem manifestait son intérêt pour le joueur.
Ce type de dossier illustre la nouvelle géographie du football professionnel. L’Europe demeure une destination majeure, mais l’Arabie saoudite, l’Asie et d’autres marchés développent désormais leurs propres stratégies de recrutement. Pour les agents africains, cette diversification ouvre de nouvelles possibilités, à condition de disposer d’un réseau suffisamment solide et d’une bonne maîtrise des réglementations.
Construire une carrière, pas seulement un transfert
Pour Hugues Rhodes, le véritable enjeu semble être là : transformer le potentiel sportif en carrière durable. La mission d’un agent consiste certes à négocier, mais aussi à conseiller, orienter et accompagner.
Cette approche avait déjà été mise en avant dans des publications consacrées à son parcours. Renouveau 228 décrit ainsi un professionnel qui entend inscrire la gestion de carrière dans une vision de long terme, en associant performance sportive, stabilité financière et réflexion sur l’avenir du joueur.
Son nom apparaît par ailleurs dans les archives du football togolais depuis plusieurs années. En 2013, il intervenait déjà publiquement comme agent dans un dossier concernant le joueur togolais Sapol Mani et son différend avec le CA Batna, preuve d’une présence ancienne dans le circuit du football professionnel africain.
Vingt-trois ans après la création de World Sport Management, Hugues Rhodes cherche ainsi à inscrire son activité dans une nouvelle phase du football africain : celle d’un marché plus réglementé, plus internationalisé et davantage tourné vers la professionnalisation.
Dans cet environnement, la licence FIFA, la connaissance des textes, le réseau international et l’accompagnement personnalisé peuvent constituer des avantages importants. Mais le défi demeure entier : faire en sorte que les nombreux talents africains ne soient plus seulement considérés comme des joueurs à exporter, mais comme des professionnels dont les carrières doivent être construites, protégées et valorisées sur le long terme.
À l’approche du scrutin du 30 août 2026 au Centre communautaire d’Adakpamé, la liste conduite par Ameyitovi Yao met en avant une équipe présentée comme engagée pour le développement durable du quartier.
La campagne pour le renouvellement des instances du Comité de développement du quartier Adakpamé-Apeyémé (CDQ-AA) entre dans sa dernière ligne droite. Parmi les listes en lice figure celle conduite par Ameyitovi Yao, qui se présente sous la couleur verte et place le développement durable au cœur de son message.
Le scrutin est annoncé pour le 30 août 2026 à 14 heures, au Centre communautaire d’Adakpamé. La liste conduite par Ameyitovi Yao affiche une équipe composée de plusieurs profils, avec notamment Wataklassou Komi au poste de vice-président, Montant Glasstone comme secrétaire général, Gogo Sylviane à la trésorerie générale et Kokou Géraldine comme trésorière générale adjointe.
Une équipe aux profils diversifiés
La composition présentée associe également Aguidi Emilie, première conseillère, et Gnassingbé Roger, deuxième conseiller. À travers cette organisation, la liste entend mettre en avant une équipe structurée autour de responsabilités clairement réparties.
Son slogan de campagne, « Une voix pour le vert, c’est une voix pour l’avenir », traduit l’orientation affichée par les candidats. Le vert est également utilisé comme principal symbole visuel de la campagne, avec une référence explicite à la protection de l’environnement et au développement durable.
Le développement du quartier au cœur du message
La liste d’Ameyitovi Yao affirme vouloir inscrire son action dans une perspective de développement durable du quartier. Ses supports de campagne insistent notamment sur l’idée d’une implication collective des habitants dans l’avenir d’Adakpamé-Apeyémé.
À quelques jours du scrutin, les différents candidats disposent désormais de l’occasion de présenter leurs visions aux électeurs et de défendre leurs propositions. Le rendez-vous du 30 août permettra aux habitants appelés aux urnes de départager les différentes options en compétition pour la conduite du CDQ-AA.
Le gouvernement togolais affirme que la justice dispose d’« indices graves et concordants » contre deux réalisateurs français détenus depuis fin juillet avec leur collaborateur togolais.
Les autorités togolaises ont apporté, samedi 22 août, leurs premières explications officielles sur la détention de Gaël Mocaër, Sebastian Perez Pezzani et de leur collaborateur togolais Fred Vedomey. Dans un communiqué conjoint, les ministères de la Sécurité et de la Justice affirment que la justice dispose d’« indices graves et concordants » à l’encontre des deux réalisateurs français.
Les trois hommes ont été interpellés le 27 juillet dans la région de Kara, alors qu’ils réalisaient un épisode de l’émission documentaire « Les Routes de l’impossible », diffusée par France Télévisions. Ils ont ensuite été placés en détention provisoire à Lomé le 17 août et poursuivis notamment pour « fausses déclarations ».
Un tournage dans des zones sensibles
Selon le gouvernement, l’équipe de tournage aurait utilisé un drone dans des secteurs soumis à un « régime de sensibilité sécuritaire particulier », notamment dans la région des Savanes, au nord du pays. Cette zone est placée sous état d’urgence depuis 2022 en raison des menaces liées aux groupes jihadistes. Les autorités précisent que l’autorisation de tournage dont disposait l’équipe était limitée à certaines localités et ne couvrait pas l’ensemble des zones survolées.
Le gouvernement assure toutefois que la procédure judiciaire ne porte ni sur le contenu du documentaire ni sur l’exercice de la liberté de la presse. Il rappelle également la présomption d’innocence et le respect des droits de la défense.
Des versions qui divergent
L’affaire suscite des réactions dans le milieu de la presse. Reporters sans frontières affirme que les trois hommes disposaient d’une autorisation de tournage délivrée par le ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts et réclame leur libération.
La HARC indique, de son côté, n’avoir reçu aucune demande d’accréditation concernant les deux professionnels, ni de France Télévisions ni des intéressés.
L’état de santé de Sebastian Perez Pezzani constitue par ailleurs un sujet de préoccupation. Les autorités togolaises indiquent que les détenus bénéficient d’un avocat, de l’assistance consulaire française et peuvent communiquer avec leurs familles. Elles invitent à laisser la justice poursuivre son travail en toute indépendance.
Pour sa première édition, l’Open des Evalas a dépassé les attentes de ses organisateurs avec 213 athlètes venus notamment du Togo et de plusieurs pays de la sous-région. À Kara, le taekwondo veut désormais s’inscrire durablement dans la dynamique des Evalas, souhaite Dr Souglibé Nakpakpere, le président de son Comité d’organisation dans l’interview ci-après.
Vous êtes le président du comité d’organisation. Il s’agit de la première édition de l’Open des Evalas. Pourquoi avoir pensé à organiser cette compétition de taekwondo ?
Merci beaucoup pour cette question qui est d’une importance capitale. Étant pratiquant des arts martiaux et ayant longtemps pratiqué cet art dans le nord du pays, nous avons constaté à un moment donné une certaine situation. Nous étions, il faut le dire, un peu orphelins de la Fédération et de tout ce qui se faisait sur les plans national et international.
À ce niveau, nous avons des enfants qui ont envie de s’essayer à cette discipline, de fouler les tatamis et de se mesurer à d’autres pratiquants. Il fallait donc créer un cadre propice pour permettre à cette jeune génération de se développer et de s’exprimer sur le plan sportif et professionnel.
C’est dans cet esprit que nous avons pensé à initier l’Open des Evalas. L’objectif premier était de rassembler nos jeunes athlètes, mais aussi tous les amoureux de cet art noble, afin que nous puissions échanger nos savoir-faire techniques, pratiques et professionnels.
Aujourd’hui, c’est une rencontre qui constitue pour nous une grande fierté. Voir tout ce monde réuni autour du taekwondo est une véritable satisfaction.
Nous avons également voulu que le concept de l’Open des Evalas soit en harmonie avec la fête des Evalas. Les vacances constituent une période qui rassemble beaucoup de monde à Kara. L’Open des Evalas permet donc de créer un lien avec les rites Evalas en pays Kabyè, tout en donnant aux participants l’occasion de découvrir la ville de Kara, ainsi que les rites initiatiques que sont les Evalas et l’Akpéma.
Aujourd’hui, nous sommes à la fin de cette première édition. Êtes-vous satisfait du bilan ?
Ma satisfaction est à 500 % ! Je ne m’attendais pas à accueillir plus de 200 athlètes. À ce jour, nous avons enregistré 213 participants, ce qui est au-delà de nos prévisions.
Nous avons même été contraints de revoir nos dispositions en matière d’hébergement. Les logements que nous avions prévus n’ont pas suffi et nous avons dû trouver d’autres solutions pour accueillir les athlètes.
Pour moi, c’est donc une satisfaction à 500 %. Je ne m’y attendais vraiment pas. Des participants sont venus du Niger, du Mali et du Ghana. Honnêtement, je ne m’attendais pas à une telle mobilisation.
Pour moi, cet Open est une grande réussite.
Pensez-vous déjà à la prochaine édition ?
Ah oui ! Bien sûr. Cette année, vous avez pu constater que nous n’avions pas de plastrons électroniques ni d’écrans. Notre prochain défi est donc de nous doter de ce matériel.
Nous avons déjà acquis une partie du matériel nécessaire pour pouvoir exprimer notre savoir-faire. Il nous faut maintenant disposer des équipements répondant aux standards internationaux, notamment les plastrons électroniques et les écrans utilisés dans les grandes compétitions, y compris aux Jeux olympiques.
Je pense que, si Dieu nous donne la santé, nous ferons le nécessaire l’année prochaine pour disposer de ces équipements. C’est mon principal défi pour la prochaine édition.
Organiser une telle compétition demande beaucoup de moyens. Comment avez-vous réussi à mobiliser les ressources nécessaires ?
Merci beaucoup pour cette question. Vous voyez que je souris déjà ! Organiser un tel événement nécessite effectivement beaucoup de moyens.
Cela me donne l’occasion de saluer certaines personnes qui nous ont permis de mobiliser les fonds et surtout le matériel nécessaire. Je voudrais notamment saluer le vice-président de la Fédération Togolaise de Taekwondo, Maître Daniel, qui a apporté une contribution très importante à l’organisation de cet événement.
Je voudrais également remercier l’ancien président de la Fédération, Maître Frank Eyii Klutse, qui a été l’un des précurseurs de cet Open. Depuis 2023, lorsque j’ai annoncé mon intention d’organiser cette compétition, ses sages conseils et sa disponibilité m’ont été d’un précieux soutien. Je n’oublie pas le soutien précieux de Daniel Agbozo, vice-président de la Fédération togolaise de taekwondo.
Je tiens aussi à remercier Soroubat Togo, notre premier partenaire, qui nous a accompagnés dans la réalisation de ce projet. Je salue particulièrement les responsables de cette entreprise qui ont accepté de nous faire confiance et de nous accompagner.
Il faut également remercier les autorités locales, notamment le gouverneur, le préfet et le maire de la ville, sans oublier le commandant du Palais qui nous accueille aujourd’hui et qui a accepté d’abriter cet événement dans son enceinte.
C’est donc pour nous une grande satisfaction de constater que toutes ces autorités nous accompagnent dans cette dynamique.
Quelles sont les principales difficultés que vous avez rencontrées dans les préparatifs de cette compétition ?
Les difficultés sont essentiellement d’ordre financier. Comme je l’ai dit, notre principal défi pour l’année prochaine sera de mobiliser davantage de moyens afin d’acquérir les équipements électroniques.
Il faut reconnaître que nous ne sommes pas encore suffisamment équipés. Avec davantage de moyens financiers, je pense que nous pourrons surmonter la plupart des difficultés auxquelles nous sommes confrontés.
Il faut également saluer la bravoure et l’engagement de toutes les personnes qui nous ont accompagnés sur le plan humain. Nous avions vraiment besoin de leur soutien.
Aujourd’hui, je n’aurais pas cette satisfaction si j’étais resté seul. Comme on le dit souvent, l’union fait la force. C’est grâce à cette mobilisation collective que nous avons pu relever le défi de cette première édition.
Merci pour avoir accepté répondre à nos questions.
À Kpalimé, le Club RFI-Togo intensifie la lutte contre les médicaments de rue.
Trois jours pour renforcer la vigilance
La Coordination des Clubs RFI-Togo, en collaboration avec ses partenaires, a lancé vendredi 21 août à Kpalimé la 8ᵉ édition de sa campagne de sensibilisation contre la vente et la consommation de faux médicaments. Placée sous le thème « Attention aux médicaments vendus dans la rue », cette campagne de trois jours entend renforcer la vigilance des populations face aux risques liés aux produits pharmaceutiques provenant de circuits non autorisés.
La cérémonie d’ouverture a rassemblé des représentants des autorités administratives et locales, des professionnels de santé, des organisations professionnelles, des partenaires, des médias, des membres des Clubs RFI ainsi que des populations de la préfecture de Kloto.
Au programme figurent des séances de sensibilisation, des panels sur les dangers des faux médicaments et un gala de football destiné notamment à toucher davantage la jeunesse.
Une menace qualifiée d’« armes silencieuses »
Le secrétaire général de la préfecture de Kloto, Koudjo Kodjo, a décrit les faux médicaments comme des « armes silencieuses » susceptibles de compromettre les efforts du système de santé et de toucher particulièrement les populations vulnérables. Il a appelé à une mobilisation impliquant pouvoirs publics, collectivités, professionnels de santé, forces de sécurité, médias, société civile et citoyens.
Pour le maire de Kloto 1, Kossi Afelete Atigaku, la lutte ne saurait se limiter à la sensibilisation. L’accessibilité financière et géographique aux médicaments de qualité constitue également un enjeu majeur.
Le porte-parole de la Coordination des Clubs RFI, Alfred Nadjere, a rappelé qu’un médicament falsifié, mal conservé ou vendu hors des circuits officiels peut représenter une grave menace pour la santé. « Ne pas prendre n’importe quel médicament, c’est protéger sa santé et sa famille », a-t-il insisté, invitant les populations à privilégier les pharmacies et structures sanitaires agréées.
La Fondation Brazzaville, représentée par son directeur général Foulo Basse, participe également à cette campagne qui entend contribuer à un changement durable des comportements face aux médicaments de provenance douteuse. D’autres partenaires tels que l’OMS, l’Ordre des pharmaciens, la Mairie de kloto1, Ramco Brasserie, la FETAP, Laborex, Cameg, DMPL, Voltic, entre autres ont rendu possible l’organisation de l’évènement.