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  • Théodore Holo: «Il y a un intérêt économique et politique pour le Togo d’intégrer l’AES»

    Théodore Holo: «Il y a un intérêt économique et politique pour le Togo d’intégrer l’AES»

    Le Togo va-t-il rejoindre l’AES, l’Alliance des États du Sahel, formée par le Mali, le Niger et le Burkina Faso ? « Ce n’est pas impossible », a déclaré jeudi dernier Robert Dussey, le ministre togolais des Affaires étrangères, à la chaîne de télévision VoxAfrica. Pourquoi le régime du président Faure Gnassingbé caresse-t-il ce projet ? Est-ce pour des raisons politiques ou économiques ? Théodore Holo a été ministre béninois des Affaires étrangères. Il a présidé aussi la Cour constitutionnelle du Bénin. Il livre son analyse au micro de Christophe Boisbouvier.

    Êtes-vous surpris par l’éventuelle adhésion du Togo à l’AES (l’Alliance des États du Sahel) ?

    Vous savez que, pour le moment, étant donné que le port de Cotonou est fermé au commerce avec le Niger, le port de Lomé sert de solution de rechange. Et de ce point de vue, il y a un intérêt économique et peut-être même politique pour le Togo d’intégrer l’AES, puisqu’au niveau de la Cédéao, il y a des convergences politiques mettant l’accent sur la démocratie, convergences acceptées par la plupart des pays anglophones et quelques pays francophones. Le Togo n’en faisant pas partie, je pense que la souveraineté qui se manifeste dans les pays de l’AES se fonde sur le refus en réalité de cette convergence politique. Ce qui veut dire qu’il y a un intérêt économique et aussi un intérêt politique que le Togo intègre l’AES. Mais on attend la décision du président Faure Gnassingbé, comme l’a rappelé le ministre togolais des Affaires étrangères.

    Oui, Robert Dussey est prudent, il dit qu’il faudrait que ce projet soit validé par le président et par le Parlement. Il affirme aussi que l’Alliance des États du Sahel, c’est une coalition souverainiste et qu’il est donc logique que le Togo y adhère puisqu’il partage la même idéologie…

    Je constate que beaucoup de ces États, tout en rejetant la présence militaire française, initient une coopération militaire avec d’autres pays tels que la Russie. La souveraineté, c’est de défendre ses intérêts. Et je pense qu’au niveau de la Cédéao, il y a cette défense des intérêts avec la création de l’Eco. C’étaient les pays francophones qui essayaient de bloquer le processus qui doit reprendre, je crois, en 2027. Donc c’est un prétexte en réalité de dire que l’AES, ce sont les États qui se veulent souverainistes. Il y a d’autres pays qui sont aussi souverainistes, mais qui sont toujours au niveau de la Cédéao.

    Ce que sous-entend le ministre togolais, c’est que la Cédéao est instrumentalisée par la France. C’est ce que disent en tout cas les trois pays actuels de l’AES et qu’avec la Cédéao, il n’y a pas de vraie souveraineté…

    Je ne pense pas que le Nigeria ou le Ghana peuvent être considérés comme des laquais de la France. Être souverain, c’est prendre les décisions qui s’imposent en tenant compte des intérêts de son pays et non pas des intérêts de la classe gouvernante de mon point de vue. Je crois que quelqu’un comme Sankara était très souverainiste, mais n’a jamais décidé de quitter la Cédéao, ni l’Union africaine.

    Donc pour vous, la Cédéao n’est pas instrumentalisée par une puissance étrangère comme la France ?

    Je ne pense pas que la France, à elle seule, puisse imposer son point de vue. C’est peut-être un argument très facile pour justifier certaines positions. En tout cas, quand j’étais ministre des Affaires étrangères du Bénin dans les années 1990 et que nous discutions des questions de la Cédéao, je n’ai jamais eu l’impression que la France s’immisçait dans les activités que nous menions. Il y avait un leadership du Nigeria à l’époque, c’est vrai, mais il n’y avait pas une immixtion de mon point de vue de la France. Je ne pense pas que la situation ait évolué entre temps. Je voudrais rappeler que la limitation des mandats est un élément de convergence, au niveau de la Cédéao, qui fait blocage parce qu’il y a des pays comme le Togo qui s’étaient opposés à cette limitation des mandats. Alors quand on vient me dire que la Cédéao est instrumentalisée par la France, je trouve que c’est un argument très facile quand on ne veut pas accepter certaines exigences du point de vue de la démocratie ou du point de vue de l’alternance, du point de vue de la limitation des mandats. Et c’est sur la base de ce refus que des pays comme le Mali, comme le Burkina Faso se sont retirés aujourd’hui de la communauté.

    Voulez-vous dire qu’il y a une convergence entre les trois pays de l’AES et le Togo d’un point de vue idéologique ?

    C’est une évidence de mon point de vue, en tenant compte de ce que, aujourd’hui, dans ces pays, nous sommes dans des régimes où l’alternance n’est pas encore une évidence. Donc il y a cet élément de convergence idéologique qui peut expliquer cette proximité. Il y a aussi les intérêts économiques parce que le Togo, aussi, en tant qu’État souverain, défend ses intérêts.

    Sur le plan économique justement, depuis que la frontière Niger-Bénin est fermée, les marchandises à destination et en provenance du Niger ne passent plus par le port de Cotonou, mais par celui de Lomé. Avec une adhésion du Togo à l’AES, est-ce que cette route commerciale ne serait pas encore plus renforcée et validée ?

    Pour aller du Togo au Niger, il faut traverser non seulement le Togo, mais il faut aussi traverser le Burkina Faso. Vous savez qu’il y a des difficultés militaires en raison de l’insécurité qui y règne, ce qui fait que les commerçants se sentent un peu pénalisés. Et il y a des protestations à raison du renchérissement du coût des produits qui sont importés. Ce qui veut dire qu’il va falloir garantir la sécurité de ce corridor. Cela prendra du temps, mais si la volonté politique y est, ils y arriveront.

    Source : rfi.fr/afrique

  • Budget 2022: soupçon de malversations selon le Front Touche Pas A Ma Constitution 

    Budget 2022: soupçon de malversations selon le Front Touche Pas A Ma Constitution 

    Face à la presse dans la matinée de ce mercredi 22 janvier 2025 à Lomé, le Front Touche Pas A Ma Constitution, avec à sa tête Nathanaël Olympio, a entretenu les hommes des médias sur la gestion catastrophique du pouvoir en place.

    L’intervention de ce regroupement d’opposants fait suite à la publication du rapport de la Cour des comptes sur l’exécution du budget 2022 (texte rendu public en septembre 2024), soit quelques jours avant l’adoption du budget exercice 2025.

    Pour le Front Touche Pas A Ma Constitution, il temps que les Togolais se réveillent pour provoquer l’alternance au sommet de l’Etat.
    Rien ne justifie le braquage économique de l’État par les gouvernants actuels.


    Lire les éléments déplorables relevés par la Cour des comptes dans son rapport sur l’exécution du budget 2022 et les observations de cette même Cour et les questionnements du Front Touche Pas A Ma Constitution !

  • Vaudou Game réinvente sa funk africaine avec «Fintou» : Peter Solo ose la fusion cumbia

    Vaudou Game réinvente sa funk africaine avec «Fintou» : Peter Solo ose la fusion cumbia

    Parce qu’il sentait venir le danger d’être trop à l’étroit, Peter Solo, le chanteur-leader togolais de Vaudou Game a préféré courageusement prendre les devants. Grâce à la cumbia sud-américaine, il revoit l’afro-funk sous un autre angle et s’ouvre d’autres perspectives sur Fintou, cinquième album du groupe.

    Côté pile, à la lumière, il y a le cinquième album d’un groupe bien identifié qui montre aujourd’hui sa capacité à se renouveler après avoir installé dans le paysage musical sa funk africaine au son vintage, avec cette fameuse gamme vaudou à laquelle le nom de la formation fait référence. Côté face, dans l’ombre, il y a une histoire douloureuse – sur le plan artistique –, sinon cachée du moins refoulée, qui suffit à éclairer ce virage réussi, mais dont il n’est étrangement fait mention nulle part. Comme pour mieux l’oublier.

    Peter Solo, le chanteur-fondateur de Vaudou Game, commence par évoquer les doutes qui se sont emparés de lui en 2023 quand il célébrait les dix ans du groupe, événement qui a fait l’objet d’une tournée dédiée. L’impression d’être arrivé à un endroit à partir duquel il risquait ensuite de tourner en rond. La fin d’un cycle qu’il entrevoyait de plus en plus clairement, sans forcément mettre dessus les mots appropriés. Et en parallèle, l’envie de se fixer un nouveau challenge, de retrouver l’enthousiasme du musicien novateur, singulier, pour mieux partager cette énergie créatrice.

    Au fil des semaines, en lui, les questions affluent, déstabilisantes, quasi existentielles, aiguisées par une forme d’urgence à devoir se décider : il ne manque que son feu vert pour que soit commercialisé un album enregistré sur sa terre natale au Togo, là-même où il a donné vie à l’album Otodi (sorti en 2018), dans la lignée de ceux faits auparavant. Le projet est mixé, finalisé, l’équipe est prête à le défendre.

    Sacrifié sur l’autel de la sincérité artistique

    Mais à l’ultime moment, c’est non. Peter refuse d’ajouter à sa discographie cette nouvelle ligne qui ne lui correspond plus. Si un sentiment de soulagement intérieur salvateur l’envahit immédiatement, cette libération n’exclut pas une forme de pression : il a conscience de ses responsabilités à l’égard de ses musiciens et de son entourage professionnel, qui acceptent son choix radical, sans forcément le comprendre.

    « Je suis reparti de zéro », confie-t-il, ajoutant n’avoir jamais réécouté, durant la gestation de Fintou, les morceaux de cet enfant musical mort-né. Le multiinstrumentiste, qui conçoit seul les maquettes de ses albums en jouant tous les rôles, s’enferme dans son « laboratoire » afin d’essayer toutes sortes de fusions, réactions et autres mélanges. Y compris avec la musique balinaise !

    Aucun azimut n’est a priori écarté, hormis celui de l’afropop et des programmations, vers lequel une grande partie de la jeunesse africaine semble irrémédiablement attirée, selon Peter Solo qui le regrette au plus haut point. Le quinquagénaire n’élude pas le malentendu générationnel : une partie de ses compatriotes le voit comme un « extraterrestre » et considère même qu’il fait « de la musique pour les Blancs ». Un comble, quand on sait que sa démarche repose sur une retranscription d’éléments traditionnels et une mise en valeur de la nature en tant que pilier de la cosmogonie vaudou !

    Fintou : quand l’Afrique rencontre la cumbia  

    Un tournant décisif se produit au moment où lui viennent les premières notes de « Râler », single annonciateur de l’album Fintou et dont le refrain fait l’éloge inattendu d’un trait de comportement bien français (« Râler, c’est très bon. Râler donne la santé. Râler après déjeuner, ça fait passer la migraine »). Le musicien togolais, devenu Lyonnais d’adoption, reconnait qu’il n’avait pas imaginé un seul instant résoudre son équation grâce à la cumbia, genre colombien qui s’est répandu dans une bonne partie de l’Amérique latine. Non seulement il n’avait au départ aucune affinité avec cette musique, mais en outre, il la dévalorisait volontiers. Limitée, avec ses « deux ou trois accords », il la rangeait « dans la catégorie musette ».

    À son contact, en creusant la matière, il se rend compte que cette simplicité est au contraire un atout pour réussir ce mariage avec sa propre culture afro-funky. Autre intérêt, à ses yeux : aucun artiste n’a encore formalisé cette alliance musicale spécifique, alors que de nombreux liens entre les deux continents ont été explorés, en particulier à travers la salsa ou des événements tels que le festival Africa En Bogota ou encore symboliquement le projet Cumbiafrica du duo colombien Alé Kuma.

    D’autres morceaux présents sur Fintou, à l’image de « C’est pas vrai », portent des traces très prononcées de ce rapprochement transatlantique. Est-ce par le biais de la cumbia que Vaudou Game s’est ouvert aussi à l’accordéon, joué sur la ballade «Tu sauras» par les jeunes Togolais de Lomevie ? Plus qu’une influence, c’est un déblocage qui s’entend sur chaque chanson de l’album. Et le plaisir de Peter Solo d’avoir trouvé pour son groupe un nouvel horizon.

    Vaudou Game Fintou (Hot Casa Records) 2025

    Source: rfi.fr/afrique

  • Togo-Sénatoriales: comment voter par anticipation?

    Togo-Sénatoriales: comment voter par anticipation?

    La Commission électorale nationale indépendante (CENI) précise les contours du vote par anticipation des élections sénatoriales du dimanche 15 février prochain.

    La Commission Electorate Nationale Independante (CENI) rappelle a votre aimable attention que conformement aux dispositions du code electoral, le vote par procuration est reglemente comme suit :

    1. le formulaire de procuration est a retirer au siège de Ia CELI ;
    2. l’électeur donnant la procuration (le mandant) doit être inscrit sur Ia même liste électorale du bureau de vote que celui qu’il désigne pour voter a sa place (le mandataire). Pour cela, les président des CELT doivent veiller a cette vérification avant de remettre les formulaires de procuration aux demandeurs ;
    3. le mandant comme le mandataire doivent disposer de leur carte d’électeur ;
    4. le formulaire renseigne et signe du mandant comme du mandataire est à légaliser sans frais par une autorité compétente (préfets, maires, officiers de police) ;
    5. Ia procuration ne peut être donnée qu’a une seule personne et chaque mandataire ne peut utiliser qu’une et une seule procuration ;
    6. le mandant peut annuler sa procuration et accomplir personnellement son devoir civique si le mandataire n’a pas encore vote,

    Les présidents des CELT sont pries de bien vouloir faire connaitre les termes de la présente directive a tous ceux qui souhaiteraient donner des procurations.

    Fait à Lomé le 13 Avril 2024

  • Championnat d’Afrique de boxe des poids légers : Le Togolais Komlagan Hounkpatin, la seule satisfaction de toute une année

    Championnat d’Afrique de boxe des poids légers : Le Togolais Komlagan Hounkpatin, la seule satisfaction de toute une année

    Le bilan sportif national durant toute l’année 2024, pouvait être targué de désastreux par  rapport à presque toutes les disciplines pratiquées. Dont celles de Tir à l’Arc, du football, de Judo, de basket-ball, de hand-ball, de volleyball de Tennis, d’Escrime entre autres… Le constat fait depuis belle lurette, et jusqu’à ce jour, est que la part belle des dépenses de l’autorité est réservée au sport-roi (le football). Cependant, si le compte est fait durant l’année qui venait de fermer, 2024 s’étale tout en noire sur toutes les catégories d’âge en football : une totale déception. Le seul éclair dans les nuages du pays des Gnassingbé, vient du noble art…

    Le triomphe du calme et de l’expérience face au bouillonnant champion en titre

    Le 24 novembre 2024, devant le boxeur nigérian sur ses terres de Ochey à Lagos, Chinedou AKAOLISA alias Flash Pizzi, très sûr de son affaire, semble vouloir en finir bien vite avec son challenge togolais, Komlagan HOUNKPATIN. L’acculant et allant vers lui dès les premiers instants. Il a fallu pour ce dernier d’esquiver les coups à lui adressés avec précision. Le temps de mieux jauger son vis-à-vis et même de lui trouver quelques failles. En vieux routier de la boxe, Komlagan (né à Doulassamé) dans un quartier des plus chauds de la capitale, le 15 septembre 1981, savait ce qu’il a à faire. Le premier rond étant passé, un deuxième n’allait pas tarder…

    Au coup de départ du second rond, le surnommé Kpessé (drapeau togolais avec lequel, il était monté sur le ring), n’a pas tardé à s’avancer tout confiant vers son adversaire. Changeant du coup le laxisme dont il a fait preuve à l’entame de ce combat. Le corps à corps entre les deux pugilistes n’a duré que le temps de quelques frissons au sein des spectateurs nigérians, et puis, le représentant togolais expédie au tapis le malheureux « Flash Pizzi ». Il ne s’en relèvera nullement… Ainsi, le champion de Boxe HBE (Heritage Boxing Entertaiment) Chinedou AKAOLISA, venait de perdre sa ceinture. Le rendez-vous est pris pour sa revanche le 27 avril 2025 à Lomé.

    La défense du boxeur champion HBE Komlagan HOUNKPATIN, le 27 avril 2025

    Ainsi la date de la défense de ce titre à Lomé par « Kpessé » devrait interpeller aussi bien les organisateurs de cette boxe retour que les autorités sportives. D’autant que, en se rendant au Nigéria et y conquérir une si belle ceinture,  Komlagan a non seulement fait honneur au Togo, mais il a contribué à donner un important titre en cette année 2024, où le sport togolais allait très mal. On ne peut donc, évoquer ce sujet sans remercier le ministre des sports et des loisirs Dr Lili BESSI KAMA, d’avoir facilité l’expédition nigériane victorieuse du boxeur. Le féliciter pour son triomphe et l’encourager pour la date et la défense de son titre, c’en sont autres choses. Bravo tout de même au staff technique du champion !

    En l’occurrence Anani AGBEYAFIA, coach principal demeurant à Lomé-Aflao dont le savoir-faire et la ténacité se transmettent jour en jour à ses poulains. Une chance pour Kpessé de l’avoir, avec son humilité et sa tranquillité grandissante. De véritables valeurs qui peuvent vous retarder mais font toujours les grands champions.

    Yves de Fréau

  • Le Togo va-t-il rejoindre l’Alliance des États du Sahel, formée par le Mali, le Burkina Faso et le Niger?

    Le Togo va-t-il rejoindre l’Alliance des États du Sahel, formée par le Mali, le Burkina Faso et le Niger?

    « Ce n’est pas impossible », selon le ministre togolais des Affaires étrangères. Robert Dussey l’a dit jeudi dans un entretien accordé à la chaîne de télévision VoxAfrica, tout en précisant que la décision doit venir du président ou du Parlement. Le ministre estime que la population togolaise y est favorable. Contrairement à d’autres pays de la sous région, Lomé entretient de bonnes relations avec les pays sahéliens, et a plusieurs fois joué un rôle de médiateur.

    Le Togo n’a jamais caché ses relations avec les régimes militaires du Sahel. Dans son entretien avec VoxAfrica, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration africaine du Togo, Robert Dussey, réaffirme la proximité de Lomé avec l’AES, créée par le Mali, le Burkina Faso et le Niger, qui ont tourné le dos à la Cédéao.

    “Pour moi, ce n’est pas impossible, mais c’est la décision du président de la République d’abord et c’est la décision également du Parlement togolais. Nous avons des institutions togolaises, nous avons la présidence de la République, nous allons vers la Ve République. Si le Parlement décide que le Togo doit rejoindre les pays de l’AES, pourquoi le Togo ne le ferait pas ? Je vais vous surprendre : demandez à la population togolaise si le Togo veut rentrer dans l’AES et vous verrez leur réponse. Ils vous diront oui”.

    Le Togo a joué un rôle de médiateur, à plusieurs reprises, entre la Cédéao et le Niger, suite au coup d’État de juillet 2023, ou entre le Mali et la Côte d’Ivoire, par exemple.

    En mai dernier, Lomé a aussi pris part à des exercices militaires conjoints avec les trois pays de l’Alliance des États du Sahel et le Tchad.

    Un rapprochement entre le Togo et les pays sahéliens enclavés pourrait bénéficier au port de Lomé que le Niger utilise déjà pour importer des marchandises, au détriment du port de Cotonou, puisque Niamey garde sa frontière avec le Bénin fermée.

    « Je ne vois pas le Togo quitter la Cédéao, je pense qu’il va jouer sur la multi-appartenance », estime Niagalé Bagayoko, en rappelant que Gnassingbé Eyadema faisait partie des fondateurs de l’organisation régionale. Pour la présidente du réseau africain pour le secteur de la sécurité, le Togo pourrait peser pour que la Cédéao se recentre sur l’économie, plutôt que sur les questions de démocratie.

    Source : rfi.fr/afrique

  • Le Togo n’exclut pas de rejoindre l’Alliance des États du Sahel

    Le Togo n’exclut pas de rejoindre l’Alliance des États du Sahel

    En développant leurs liens avec le Togo, les pays de l’AES, enclavés, pourraient s’assurer un accès à la mer.

    Le Togo n’exclut pas de rejoindre l’Alliance des Etats du Sahel (AES), a fait savoir le ministre des Affaires étrangères togolais à l’occasion d’un entretien accordé jeudi 16 janvier à la chaîne de télévision Voxafrica.

    « C’est la décision du président de la République », a répondu le ministre Robert Dussey lorsque la question de rejoindre l’AES lui a été posée, jugeant pour sa part que « ce n’est pas impossible ». « Demandez aux populations togolaises si le Togo veut entrer dans l’AES, vous allez voir leur réponse, je vous dirais qu’elles vous diront oui », a-t-il ajouté dans son entretien, dont l’intégralité sera diffusée jeudi soir.

    Les trois pays qui forment l’AES ( Mali, Niger et Burkina Faso), gouvernés par des régimes militaires hostiles à la France, ont annoncé en janvier 2024leur volonté de quitté la Cedeao, qu’ils jugent instrumentalisée par l’ancienne puissance coloniale. Ce départ sera effectif le 29 janvier.

    « Assimi Goïta est une chance pour le Mali »

    En développant leurs liens avec le Togo, les pays de l’AES, enclavés, pourraient s’assurer un accès à la mer via la côte togolaise et le port de Lomé afin d’importer et d’exporter des marchandises.

    Le Mali, le Niger et le Burkina Faso, qui ont chassé l’armée française de leur sol, coopèrent pour contenir les attaques récurrentes des groupes jihadistes, en même temps qu’ils se rapprochent militairement et politiquement d’autres puissances comme la Russie.

    Le président togolais Faure Essozimna Gnassingbé s’est imposé peu à peu comme médiateur dans les différentes crises politiques qui agitent l’Afrique de l’Ouest. Au Niger, les militaires au pouvoir lui ont demandé d’intercéder auprès de la Cedeao, ce qui n’a pas empêché le régime putschiste d’annoncer son retrait de l’institution régionale ouest-africaine. Il s’était auparavant investi dans la crise malienne et les tensions entre Abidjan et Bamako.

    « Pour nous aujourd’hui, le président Assimi Goïta est une chance pour le Mali, a également déclaré Robert Dussey lors de son entretien télévisé. L’Afrique est utilisée seulement pour servir les grandes puissances et ce n’est pas normal. »

    (Avec AFP)

  • Togo: les ambitions de Lofty Farm pour nourrir le pays en poisson

    Togo: les ambitions de Lofty Farm pour nourrir le pays en poisson

    Le Togo est un gros consommateur de poisson : plus de 105 000 tonnes en 2022 selon le plan d’investissement dans la filière. Mais le pays n’en produit qu’une petite part localement. Deux milliards de francs CFA devaient être investis en 2024 pour le développement du secteur. Certains acteurs n’ont pas attendu pour se lancer dans l’aventure. À 200 kilomètres au nord de Lomé, dans le petit village de Nangbéto, se trouve Lofty Farm, la plus grosse ferme d’élevage de poissons du pays.

    Après un premier essai dans la banlieue Est de Lomé, au Togo, Pierrot Akakpovi, transitaire de formation, décide d’aller s’installer sur le site du barrage hydroélectrique « Fin digue de Nangbéto ». Là-bas, 12 000 hectares dont 2 à 6 hectares de terre ferme sont exploités. La profondeur de l’eau y est idéale, comprise entre 5 et 20 mètres. L’entrepreneur détaille les avantages de ce site : « Il y a la profondeur, la qualité de l’eau et les critères environnementaux. C’est plus spacieux. Le barrage de Nangbéto fait 180 km². » Le lieu est bien trouvé.

    Pierrot Akakpovi y produit des aliments pour la consommation des poissons, sa conservation et la mise en carton. Il emploie 300 personnes. Ce jour-là, le moulin tourne. On est à la production des aliments. Komi est sur la machine pour moudre un mélange de farine de blé, de maïs, de soja, de la sonde, du manioc sec et des asticots. « S’il n’y a pas de coupure de courant, on fait 230-250 sacs. Mais si la machine a des problèmes, on n’atteint pas cela », explique Komi.

    Augmenter la production a un coût

    Dehors, des bacs au sol contiennent des milliers d’alevins qu’il faut nourrir et oxygéner. Nicolas surveille. Un aérateur très bruyant tourne en continu. Le processus est long pour arriver aux gros poissons d’au moins 500 grammes. « Nous sommes à plus de 13 tonnes de nourrissage par jour avec un prix moyen de 800 francs CFA. Cela fait plus de 10 millions de francs CFA que l’on jette dans l’eau chaque jour », souligne Pierrot Akokpovi.

    Le Togo a besoin de 6 000 à 7 000 tonnes de tilapia chaque année, et Pierro Akakpovi souhaite apporter sa pierre à l’édifice. « Nous sommes aujourd’hui à près de 30-35% de production en 2024. Cette année, nous souhaitons viser les 50%, ce qui voudrait dire que nous serions autour de 3 500 tonnes cette année », précise le patron. Une production pour l’instant consacrée uniquement à la consommation locale.

    rfi.fr/afrique

  • Togo, le J-EMI sensibilise les élèves sur l’utilisation efficiente du téléphone et des réseaux sociaux

    Togo, le J-EMI sensibilise les élèves sur l’utilisation efficiente du téléphone et des réseaux sociaux

    L’Association Journalistes pour l’éducation aux médias et à l’information (J-EMI) « invite les élèves à une utilisation responsable du téléphone et des réseaux sociaux » à travers le communiqué ci-après.

  • Accéder au feu, se convertir, ne pas troubler son peuple

    Accéder au feu, se convertir, ne pas troubler son peuple

    ”Accéder au feu, se convertir, ne pas troubler son peuple, ne pas faire des coups ; la paix, la joie, respecter la loi fondamentale, avoir l’humilité politique, abandonner la corruption politique”.

    Dans le désert, tracer la route, tracer le chemin pour la Gloire du Seigneur.

    Élèves ta voix, ne crains pas.

    Vivre dans le temps actuel avec raison ; peuple du bien de miséricorde. Si Jean n’était pas le Christ….moi, je suis petit ; celui qui vient est plus fort pour vous baptiser.

    Les bras de Jésus, bébé, se dressent vers sa mère ; Jésus s’ouvre par la grâce du baptême du feu ; le Saint Esprit s’ouvre : recevoir l’Esprit Saint dans le feu. La grâce d’humilité ; avoir l’Esprit de Dieu.

    Je ne suis pas capable de faire car je suis petit. Attirer Dieu dans notre vie par l’humilité ; une grâce à demander à la Vierge Marie, Reine du Ciel et de la Terre.

    Demander la grâce du Feu, de l’Esprit Saint ; le feu est le cœur de Dieu, parole de feu, regard de feu ; des hommes et des femmes en feu. Le feu de Dieu pour brûler, pour consumer. Vous êtes une lumière, vous êtes un feu de votre pays, de notre pays ; un feu purificateur, sanctificateur.

    Seigneur, fais descendre ton feu pour purifier l’intelligence politique partout ; n’ayons pas peur.

    Accéder au feu, se convertir, ne pas troubler son peuple, ne pas faire des coups ; la paix, la joie, respecter la loi fondamentale, avoir l’humilité politique, abandonner la corruption politique.

    Humilité, Feu, Conversion : viens vers nous Seigneur pour ouvrir notre chemin de vie, notre chemin politique ; la sanctification, la réussite.

    Bon dimanche du Vent d’Equilibre : Harmattan.
    Bonne semaine de travail.

    Que devons nous faire…
    Allumer le réfléchir

    Source anonyme

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