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  • Sénatoriales: Komlanvi Sédoufia Afangbedji (UFC) drague les grands électeurs du Bas-Mono

    Sénatoriales: Komlanvi Sédoufia Afangbedji (UFC) drague les grands électeurs du Bas-Mono

    A 24 heures de la clôture de la clôture de la campagne pour les sénatoriales, l’ex-député de l’Union des Forces de Changement (UFC), honorable Komlanvi Sédoufia AFANGBEDJI, candidat au scrutin sénatorial du 15 février prochain dans la préfecture du Bas-Mono pour le compte de son parti, a aminé hier mercredi 12 février 2025 un point de presse à Afagnan, chef-lieu de cette préfecture pour dévoiler la vision et les grandes lignes du projet de son parti. C’était l’occasion pour le candidat de préciser les contours de ce projet en faveur de la population de ladite localité. Pour lui, il est grand temps que la politique apporte le mieux vivre aux Togolais aux Togolais. Il appelle les grands électeurs à porter leur choix sur lui et son suppléant ainsi que les autres candidats de l’UFC dans la région maritime où ils ont candidaté.


    Lire le projet que porte l’UFC à ces élections législatives dans la préfecture du Bas-Mono !

    L’UFC au Sénat en 2025, c’est :

    “Un Sénat au service des collectivités territoriales et des citoyens”

    Le samedi 15 février 2025, vous grands électeurs, serez appelés à faire un choix déterminant pour l’avenir de nos territoires en élisant les sénateurs. Ces élections sénatoriales représentent une opportunité unique pour faire entendre les voix de nos collectivités territoriales, défendre nos priorités et construire ensemble un Togo des territoires autonomes, dynamiques et prospères.

    L’UFC, Union des Forces de Changement du Dr Gilchrist Sylvanus OLYMPIO, à travers son programme UFC Sénat 2025, a investi pour la circonscription de BAS MONO, le candidat : AFANGBEDJI Komlanvi Sédoufia pour défendre les couleurs du parti et le programme UFC SENAT 2025.

    Ce programme repose sur sept grandes priorités à savoir :

    1. Renforcer la décentralisation : Nous nous engageons à porter au Sénat des réformes pour donner plus de compétences et de moyens financiers aux communes et aux régions.

    2. Moderniser les infrastructures : Nous défendrons des projets concrets pour améliorer les infrastructures et désenclaver nos régions notamment les routes, les écoles, les centres de santé, l’accès à l’eau potable et à l’électricité pour tous …

    3. Stimuler l’économie locale : Avec des mesures de soutien à la modernisation de l’agriculture (la mécanisation, l’irrigation…), l’appui à l’artisanat, et aux jeunes entrepreneurs, nous voulons créer des emplois et dynamiser nos économies régionales.

    4. Encourager la participation citoyenne : Nous proposons des lois pour instaurer des consultations publiques sur les grands projets de développement, des budgets participatifs et inclusifs et garantir une transparence totale dans la gestion des ressources publiques.

    5. Protéger l’environnement : Notre programme inclut des initiatives pour lutter contre la déforestation anarchique, promouvoir les énergies renouvelables, et garantir une gestion durable des déchets dans nos collectivités respectives.

    6. Renforcer les capacités des élus locaux : Nous proposons le renforcement de capacités des élus municipaux et régionaux et leur permettre de mieux répondre aux attentes de leurs populations.

    7. S’engager pour une société inclusive : A travers un développement inclusif, nous construirons une société où les différences sont une richesse et où chacun trouve sa place, quelles que soient ses conditions. Faire avancer les projets qui visent l’épanouissement de chacun, de chacune et de tous.

    Chers grands électeurs, en votant pour les candidats de l’UFC, vous choisissez un programme ambitieux mais réaliste, conçu pour répondre aux besoins concrets de nos territoires.

    En soutenant les candidats de l’UFC, vous choisissez des représentants engagés, prêts à défendre vos intérêts et ceux des collectivités locales.

    Faites le choix de l’action, du développement et de la justice sociale.

    Ensemble, avec UFC Sénat 2025, construisons un Togo meilleur, un Togo où chaque commune et chaque région joue un rôle clé dans le développement national.

    Un programme réaliste, conçu pour répondre aux défis concrets de nos communes et régions.

    Une vision pour un Togo prospère, où chaque territoire joue un rôle clé dans le développement national.

    Chers conseillers municipaux et régionaux, votre vote pour l’UFC est un choix pour l’avenir de nos territoires, un choix pour le développement, et un choix pour la justice et l’inclusion sociale.

    UFC – Ensemble pour un Togo meilleur

  • Togo- Que contient le rapport de la Grande rencontre des jeunes entrepreneurs et décideurs?

    Togo- Que contient le rapport de la Grande rencontre des jeunes entrepreneurs et décideurs?

    Le Cabinet d’Ingénierie de Formation et Consulting (IF&C-Togo) a rendu public le rapport de la Grande Rencontre des Jeunes Entrepreneurs et Décideurs Chrétiens au Togo (RJEDC). Tenue en 2024, dans trois villes du pays (Lomé, Kpalimé et Sokodé), la RJEDC est une initiative axée sur l’autonomisation des jeunes, pour la transformation socio-économique de l’Eglise.

    En rendant public ce rapport, le Cabinet IFC entend présenter le bilan de 2024, susciter des réflexions pour la nouvelle édition et maintenir le cap des réflexions pour l’extension du nouveau réseau d’entrepreneurs chrétiens constitué au cours de cette rencontre.

    « Ce présent compte rendu, se veut avant tout, un outil pour les participants de cette grande rencontre tenue à Lomé, Kpalimé et Sokodé afin qu’ils puissent poursuivent les réflexions et leurs actions sur la base des enjeux et défis soulevés à cette occasion et ainsi animer et stimuler ce nouveau réseau d’entrepreneurs chrétiens économiques constitué lors de la Grande Rencontre », a précisé Helly Gbene, Promoteur de la Grande Rencontre JDEC.

     Le RJEDC et ses objectifs

    La Grande Rencontre des Jeunes Entrepreneurs & Décideurs Chrétiens (RJEDC), organisée par le Cabinet IF&C-Togo dans le cadre de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) a été marquée l’année 2024 par trois éditions majeures à Lomé, Kpalimé et Sokodé. L’événement a réuni plus de 700 participants, dont des entrepreneurs, décideurs, chercheurs et représentants d’institutions de financement et de promotion de l’emploi, tous unis par une ambition commune : favoriser l’autonomisation économique des jeunes chrétiens.

    Conçue comme un cadre d’échange et de formation, la RJEDC s’articule autour de conférences, panels, visites d’entreprises et activités de réseautage, visant à renforcer les capacités des jeunes entrepreneurs et à dynamiser l’écosystème entrepreneurial chrétien.

     Dans l’ensemble, l’accent a été mis sur quatre secteurs stratégiques : l’économie de la connaissance, l’économie sociale et solidaire / entrepreneuriat social, l’industrie numérique et la technologie, le développement durable et les changements climatiques.

     L’événement a également permis aux participants de s’outiller, de découvrir de nouvelles opportunités et de structurer des réseaux pour relever les défis économiques de leur communauté.

     Vers des actions concrètes pour l’avenir

    Au-delà des échanges, la RJEDC a posé les bases de projets ambitieux pour soutenir l’entrepreneuriat chrétien. Parmi les initiatives à venir, l’on aura, l’élaboration et la mise en place de la stratégie économique pour l’emploi des jeunes chrétiens, la création d’un incubateur chrétien pour l’emploi des jeunes, le lancement d’une revue chrétienne axé sur l’économie et l’entrepreneuriat, le Projet d’appui à la promotion du capital humain, l’insertion des jeunes, l’inclusion et l’équité et le Forum Africain sur le Développement Socio-économique et Humain Durable des Églises.

    Aussi prévoit-on la mise en place d’un Fonds d’Appui aux Initiatives Économiques des Jeunes Chrétiens, le développement d’un Fonds de Garantie des Crédits aux PME chrétiennes et la mobilisation des acteurs financiers en vue de la création de la Banque Chrétienne de Développement (BCD Africa).

    Avec la participation de personnalités influentes du continent africain comme le Dr Hubert Djogue, les frères Agassounon et sous le parrainage du Révérend Dr Kao Agnondom, Président de l’Eglise Apostolique du Togo, cette rencontre a favorisé une dynamique collaborative essentielle pour l’essor économique de la jeunesse chrétienne en Afrique.

    Pour Helly Kossi-Amen GBENE, Promoteur de la Grande Rencontre des Jeunes Entrepreneurs Décideurs & Chrétiens, ce bilan témoigne de l’émergence d’un écosystème entrepreneurial chrétien structuré, prêt à impulser un développement économique durable et inclusif.

    Source : https://www.revueinfo.tg

  • Les RICAC 2025 appartiennent désormais à l’histoire

    Les RICAC 2025 appartiennent désormais à l’histoire

    Les Résidences internationales de créations artistiques et culturelles  2025 ont pris fin ce vendredi à travers une cérémonie de récompenses. Le rendez-vous est pris pour l’année prochaine avec plus d’innovations.

    Des artistes venus de cinq pays africains (RDC, Ghana, Bénin, Sénégal et Togo) ont pris part à la deuxième édition des Résidences internationales de créations artistiques et culturelles (Les RICAC), organisées à Tsévié, préfecture de Zio, du 27 janvier au 9 février 2025.

    Organisé par l’Association ART HERITAGE CULTURE, ce rendez-vous artistique et culturel a été placé sous le thème « Au-dessus du réveil » et a été l’occasion pour les participants de partager un « espace à la fois mystérieux et fascinant », de « redéfinir ce que nous connaissions du monde et de nous-mêmes », résumé Kokou Ekouagou, le directeur artistique des RICAC 2025.

    C’était dans un cadre orné par les œuvres issues de cette rencontre de deux semaines que s’est déroulée la cérémonie de clôture.

    Atafèinam Belei, promotrice culturelle, commissaire d’exposition et présidente de l’Association ART HERITAGE CULTURE, a confié que Les RICAC visent un retour aux sources et doivent permettre, espère-t-elle, de relancer la culture togolaise de sorte que les artistes puissent vivre dignement de leur art.

    Cette soirée riche en couleurs a été une belle opportunité pour magnifier le talent des artistes et découvrir qu’en eux se trouvent les valeurs que prône  Atafèinam Belei.

    « Ce soir, nous avons l’immense privilège de découvrir nos œuvres. Chaque création est un témoignage de notre parcours personnel, mais aussi du pouvoir de l’art : celui de tordre le réel, de redéfinir les frontières et de rendre visibles des pensées et des émotions que l’on ne perçoit pas toujours à première vue. Nous avons su créer des ponts entre l’imaginaire et la réalité, entre les cultures et les idées », a résumé l’artiste togolais Kokou Ekouagou dans un discours très apprécié par le public.

    Le clou de la cérémonie, dénommée ART’ PLASTIC AWARDS, a été la remise des prix à une quinzaine de personnes et d’institution.

  • Djene Dakonam chausse les lions de Foadan FC pour la course vers la montée en D1

    Djene Dakonam chausse les lions de Foadan FC pour la course vers la montée en D1

    À quelques semaines du coup d’envoi du championnat de 2ᵉ division, Foadan FC affine ses préparatifs avec un précieux soutien. L’international togolais Djene Dakonam a offert des chaussures aux joueurs du club, un geste symbolique qui renforce leur ambition de retrouver l’élite du football togolais._

    L’équipe de Foadan FC de Dapaong a reçu un soutien de taille ce vendredi 7 février. À travers son représentant Flindjo Nayante, l’international togolais Djene Dakonam a offert des chaussures aux joueurs du club lors d’une cérémonie tenue au siège de l’équipe.

    L’événement a réuni le staff technique, le bureau du club et les joueurs, tous venus témoigner leur gratitude pour ce geste qui vient renforcer leur ambition de retrouver l’élite du football togolais.

    Le président du club, Yambame Dametote, a tenu à souligner l’importance de ce don pour les objectifs du club : “C’est la chaussure qui oriente la direction de la balle. Nous lui promettons d’en faire bon usage afin de réaliser le rêve qu’il porte pour le club : la montée en division d’élite. Que chaque joueur, en enfilant ces chaussures, ait en tête que c’est pour envoyer Foadan en 1ère Division.”

    Un engagement partagé par le capitaine et l’entraîneur de Foadan FC, qui ont exprimé leur joie et promis de “mouiller le maillot” pour hisser le club à un niveau supérieur.

    De son côté, Flindjo Nayante a rappelé aux joueurs que ce soutien doit être accompagné d’une attitude exemplaire sur et en dehors du terrain : “Il peut vous appuyer selon ses moyens, mais il ne viendra pas jouer à votre place. La balle est dans votre camp.” Il les a ainsi invités à la discipline, à l’esprit d’équipe et à l’humilité, des valeurs essentielles pour atteindre leurs objectifs.

    Alors que le championnat de 2ᵉ division approche, Foadan FC se prépare activement pour cette nouvelle saison. Toutefois, le club devra une fois de plus évoluer loin de son public, puisqu’il disputera encore cette année ses matchs à domicile à Kara, faute d’infrastructures adéquates à Dapaong.

    Avec ce geste de Djene Dakonam, Foadan FC reçoit un encouragement supplémentaire dans sa quête de retour en première division. Reste désormais aux joueurs de prouver sur le terrain qu’ils sont à la hauteur de cette ambition.

    Source: page Facebook de Djene Dakonam

  • Togo: débat sur le titre de «Père de la Nation», 20 ans après la mort de Gnassingbé Eyadema

    Togo: débat sur le titre de «Père de la Nation», 20 ans après la mort de Gnassingbé Eyadema

    « Une véritable catastrophe nationale »… C’est par ces mots, sur les médias nationaux, que les Togolais apprennent la mort de leur président, le 5 février 2005. Gnassingbé Eyadema s’éteint à l’âge de 69 ans, dont 38 à la tête du pays. 20 ans après, le titre « Père de la Nation » utilisé dans un colloque pour le désigner crée la controverse au Togo.

    Période d’incertitude pour les uns, début d’une nouvelle ère pour les autres… Le 5 février 2005 est un jour historique dans la vie politique togolaise, résume Bergès Mietté, enseignant chercheur à l’université de Libreville. Ce jour-là, Gnassingbé Eyadema décède à bord de l’avion qui l’évacue à l’étranger pour des soins médicaux. L’appareil fait demi-tour et rentre à Lomé.

    En cas de vacance du pouvoir, la Constitution togolaise prévoit que le président de l’Assemblée nationale assure l’intérim, jusqu’à des élections anticipées. Mais le président de l’Assemblée, Fambaré Natchaba, est alors hors du pays et en raison de la fermeture des frontières togolaises, son vol est dérouté vers le Bénin voisin.

    L’armée constate une vacance totale du pouvoir et annonce que Faure Gnassingbé, le fils du président défunt, assure la continuité jusqu’à la fin du mandat de son père. Faure Gnassingbé, 39 ans et alors ministre, reprend son siège à l’Assemblée où les députés le portent à la présidence. Le 25 février, sous la pression internationale, notamment, Faure Gnassingbé recule. Il se porte candidat à la présidentielle d’avril, il est déclaré vainqueur. Une élection marquée par des violences. Les Nations unies évoquent 400 à 500 morts entre le 5 février et le 5 mai 2005.

    Polémique autour du terme « Père de la Nation »

    Un récent colloque à Lomé a consacré Gnassingbé Eyadema comme « Père de la Nation » ce qui a eu le don d’irriter l’opposition pour qui le seul méritant vraiment cet honneur est son prédécesseur Sylvanus Olympio. Vouloir désigner le général Gnassingbé Eyadema comme père de la Nation, c’est une « usurpation » et une insulte grave à la mémoire de nos véritables héros, c’est en substance les propos tenus par l’ANC l’Alliance pour le Changement à la faveur des cérémonies de commémoration de ce mercredi.

    Le parti d’opposition stigmatise les velléités du parti au pouvoir, le RPT-UNIR, d’instituer le père de l’actuel président Faure Gnassingbé comme figure fondatrice de la nation togolaise. « C’est une imposture, c’est une supercherie, lance Jean-Pierre Fabre président de l’ANC. Gnassingbé Eyadema n’a en rien participé à la lutte de libération du peuple togolais des mains de la puissance coloniale ou une participation qui puisse lui conférer ce titre de “Père de la Nation”. Au contraire, celui qui mérite le titre de père de l’indépendance togolaise, c’est Sylvanus Olympio. Sylvanus Olympio est dans le cœur des Togolais, mais nous avons un devoir de vigilance et de patriotisme. »

    Côté majorité gouvernementale, on ne réagit pas aux propos de l’opposition. Seul un ministre du gouvernement, historien de formation, nous a fait ce commentaire : « Gnassingbé Eyadema est une figure importante de la nation et il est important de ne pas opposer les figures. Mieux vaut faire en sorte que les narratifs se retrouvent sur l’importance de la Nation ».

    Source : Rfi

  • La LCT mobilise contre la hausse des frais de retrait de Mixx by Yas

    La LCT mobilise contre la hausse des frais de retrait de Mixx by Yas

    Les frais de retrait de Mixx by Yas en nette hausse. La Ligue des consommateurs du Togo (LCT) s’en offusque et appelle “tous les consommateurs à faire entendre leur voix et à se mobiliser contre ces pratiques injustes”.

    COMMUNIQUE N°001/2025 DE LA LIGUE DES CONSOMMATEURS DU TOGO
    (LCT)
    (Relatif à l’augmentation des frais de retrait de Mixx by Yas)

    La Ligue des Consommateurs du Togo (LCT) tient à exprimer sa profonde indignation face à l’augmentation des frais de Mobil Money récemment introduite par le groupe YAS TOGO depuis le 31 janvier 2025. Cette hausse, dépassant les 80% sur l’ensemble des services et variant entre 2% et 33% selon les tranches de transfert, constitue une violation manifeste des droits des consommateurs et un frein au développement économique.

    Les frais de transfert élevés impactent directement le pouvoir d’achat des consommateurs, rendant les transactions financières de plus en plus inaccessibles. Alors que les services de Mobil Money devraient faciliter l’accès à des solutions financières abordables, cette nouvelle grille tarifaire va à l’encontre de cet objectif. De plus, l’introduction d’une taxation de 2,5% pour la quatrième opération de transfert quotidienne limite la capacité des consommateurs à mener leurs activités commerciales. Cette situation entrave non seulement la liberté de commercer, mais met également en péril les moyens de subsistance de nombreux Togolais.
    Il est crucial de rappeler que les opérations de Mobil Money jouent aujourd’hui un rôle indispensable dans le quotidien des consommateurs, notamment dans les zones enclavées où l’accès aux services financiers est limité. Ces services sont devenus des outils essentiels pour résoudre des problèmes sociaux tels que les soins de santé, l’alimentation, la scolarité et les déplacements. En augmentant les frais d’accès à ces services, YAS TOGO compromet l’inclusion financière, un objectif que les autorités politiques de notre communauté aspirent à atteindre.

    Nous interpellons également la BCEAO sur cette pratique abusive de YAS TOGO, qui
    semble avoir carte blanche pour augmenter les frais ou introduire de nouveaux tarifs sans aucune régulation. Cette situation soulève des questions sur la supervision et la régulation du secteur des services financiers au Togo. Il est impératif que la BCEAO prenne les mesures nécessaires pour protéger les droits des consommateurs contre de tels abus.

    Nous appelons la BCEAO à rendre publique la structure des tarifs appliqués aux produits financiers de Mobil Money ainsi que les directives y afférentes. La transparence est essentielle pour assurer la confiance des consommateurs dans les services financiers. Les consommateurs ont le droit de connaître les tarifs appliqués et les critères qui les régissent afin de prendre des décisions éclairées.
    Enfin, nous exhortons YAS TOGO à annuler sans délai ces nouveaux tarifs qui asphyxient les consommateurs. Il est temps que le groupe prenne en compte les conséquences de ses décisions sur la vie quotidienne des Togolais et adopte une approche plus responsable et éthique. Nous restons déterminés à défendre les droits des consommateurs et à nous opposer fermement à toute forme d’exploitation.
    Nous appelons également tous les consommateurs à faire entendre leur voix et à se mobiliser contre ces pratiques injustes. Ensemble, nous pouvons imposer un changement positif et garantir un accès équitable aux services financiers au Togo. Nous restons vigilants et mobilisés pour défendre nos droits et promouvoir un environnement économique juste et
    inclusif pour tous.

    Fait à Lomé, le 04/02/2025

    Pour la LCT,
    Le Président

    Dr Emmanuel SOGADJI

  • Belfort : En fuite au Togo, un prêtre condamné pour l’agression sexuelle d’une paroissienne

    Belfort : En fuite au Togo, un prêtre condamné pour l’agression sexuelle d’une paroissienne

    Procès. Agé de 46 ans, un prêtre qui n’était pas présent à son procès a été condamné ce mardi par le tribunal correctionnel de Belfort à un an d’emprisonnement pour l’agression sexuelle d’une paroissienne en juillet 2023.

    Un mandat d’arrêt a été délivré à l’encontre d’un religieux de nationalité togolaise, qui était absent de son procès à Belfort car reparti au Togo, pour « agression sexuelle par personne abusant de l’autorité que lui confèrent ses fonctions ». Agé de 46 ans, il a été condamné ce mardi par le tribunal correctionnel à un an d’emprisonnement pour l’agression sexuelle d’une paroissienne en juillet 2023.

    La plaignante, une femme « en quête de sens » qui s’était récemment tournée vers l’Église après un « burn-out », avait rapporté avoir été agressée sexuellement au domicile du prêtre dans un presbytère belfortain, le 4 juillet 2023. L’homme, alcoolisé après une réception organisée à l’issue d’une messe, l’a contrainte à des attouchements malgré ses refus explicites, a-t-elle témoigné lors du procès.

    Des faits qu’il conteste

    Ce prêtre du diocèse de Belfort a catégoriquement contesté ces accusations lors de l’enquête. Absent lors de l’audience, il a fait savoir par la voix de son avocate, Stéphanie Quenot, qu’il avait quitté la France en août 2024 pour assister au Togo à des cérémonies de deuil après la mort de sa mère, pourtant décédée deux ans plus tôt. Un servant de l’Église a conforté la version de la victime en indiquant aux enquêteurs que le religieux lui avait confié avoir eu des « gestes déplacés » envers elle. Cette fidèle, qui selon le prêtre n’avait pas été invitée chez lui, a été capable de décrire précisément les lieux, dont la chambre à coucher.

    L’avocat de la plaignante, Leandro Giagnolini, a souligné que sa cliente « ne cherch (ait) pas vengeance, elle est dans une demande de réparation mais surtout espère que la justice contribue à prévenir de tels comportements, notamment au sein de l’Église ». Il a également rappelé que l’alcoolisation ainsi que le fait d’inviter une fidèle à son domicile étaient des pratiques interdites au sein de l’Église.

    Notre dossier sur les violences sexuelles

    Le ministère public a estimé que « la culpabilité ne faisait aucun doute », soulignant la gravité des faits. Le prévenu a été inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuelles (Fijais) et le tribunal a assorti sa condamnation d’une interdiction définitive de séjourner sur le territoire français et d’exercer toute fonction de prêtre en France. L’Église l’a quant à elle suspendu de ses fonctions.

    Source: 20minutes.fr

  • RICAC 2025: Ekouagou “invite à dépasser la simple réalité du quotidien pour plonger dans des univers inexplorés”

    RICAC 2025: Ekouagou “invite à dépasser la simple réalité du quotidien pour plonger dans des univers inexplorés”

    L’un des moments forts du premier jour des Résidences internationales de créations artistiques et culturelles (RICAC) a été la conférence animée par l’artiste et manager culturel Kokou Ekouagou. Une intervention qui part du thème “Au-dessus du réveil” pour déboucher sur ce que l’auteur appelle la “naissance (…) des œuvres inspirées”, convaincu que la thématique abordée “est une proposition poétique, philosophique, presque mystique”. Lire plutôt sa communication pour mieux cernée ses idées.

    Conférence d’ouverture de la résidence internationale : “Au-dessus du réveil”

    Mesdames, Messieurs les autorités à vos rangs et grades respectifs.

    Chers collègues Artistes,

    Amateurs d’Art et de Culture,

    Chers invités.

    C’est avec un grand plaisir que je prends la parole ce matin, dans ce cadre sobre mais riche en histoire.

    Avant d’aller loin dans mes propos, je dis un grand merci à toutes et tous d’avoir répondus présents à l’invitation afin d’assister, à ce jour, à la cérémonie d’’ouverture des Résidences Internationales de Créations Artistiques et Culturelles (Les RICAC) << ART TO GO >> 2025.

    Nos sincères remerciements au ministère en charge de la Culture, à la Mairie de la Commune du Zio 1  et aux membres du Comité d’Organisation pour leurs efforts si efficacement conjugués pour une parfaite tenue de cette grande messe culturelle.

    C’est un véritable honneur pour nous de nous rassembler pour faire de la culture une expression de la liberté, destinée à consolider l’unité nationale pour en faire un vecteur de développement et de coopération internationale par les échanges culturels.

    Mesdames et Messieurs, chers artistes, chers invités, 

    C’est avec un immense plaisir et une grande émotion que je me tiens devant vous aujourd’hui, à l’ouverture de cette résidence internationale de créations artistiques et culturelles, qui s’annonce riche en échanges, en découvertes et en collaborations.

    Nous sommes réunis ici pour donner naissance à des œuvres inspirées, des idées nouvelles et des expériences partagées.

    “Au-dessus du réveil” est le thème de cette résidence. Il aussi simple que complexe. Car cette problématique nous invite à dépasser la simple réalité du quotidien pour plonger dans des univers inexplorés, dans des horizons où l’imaginaire et la conscience se rencontrent, se confrontent et se métamorphosent.

    “Au-dessus du réveil” est une proposition poétique, philosophique, presque mystique.

    En effet, sur le plan artistique, un réveil se manifeste !

    Il est initié par le Réseau International des Artistes en Arts Visuels (RIA-AV), avec des Artistes venus de divers horizons !

    Le mouvement s’implante et fait intégrer la dynamique des Résidences Internationales de Créations Artistiques et Culturelles, encore appelées les RICAC!

    Des talents novateurs se manifestent dans la Sculpture et la Peinture !

    Le mouvement <<de MARTO à MARMO>>, autrement dit le Mouvement des Artistes du Togo (MARTO) au Mouvement des Artistes du Monde (MARMO), tente de fédérer des Créateurs, notamment dans les Arts plastiques avec des influences réciproques, de nombreux autres Créateurs émergents, avec force et créativité exceptionnelle !

    Antoine de Saint-Exupéry le résume bien :  “pour ce qui est de l’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir mais de le rendre possible”. De ce réveil, ensemble, nous devons travailler avec des actions concrètes dans un accompagnement ciblé, pour permettre aux Artistes de sortir des situations difficiles qui prennent beaucoup d’énergie et freinent l’élan, et pour lesquelles différentes tentatives de solution sont restées sans effet.

    ‘’Au-dessus de ce réveil’’, nous devons avoir l’accès par l’art au trou dans le savoir !

    En fait, il est question de se concentrer sur la construction de la muraille à l’œuvre artistique et culturelle avec l’amour de la passion du domaine.

    Transmettre son savoir, être au rendez-vous comme pédagogue pour permettre à l’individu de comprendre et de répondre à ce qu’on attend de lui.

    L’observation effectuée à partir d’un atelier de création artistique et culturelle nous a permis d’aller plus loin et de proposer une conceptualisation des enjeux de cette rencontre artistique internationale.

    Une rencontre artistique qui permettrait de cerner le point intime d’un dispositif à l’œuvre, pour permettre d’ouvrir une fenêtre sur l’existence d’un point de fuite pour aller au-dessus de notre réveil artistique et culturel.

    Sortir de la conformité et aller au-delà de nos inspirations artistiques et culturelles avec l’audace du désir pour s’orienter dans la réalité, en accord avec le monde contemporain.

    ‘’Au-dessus du réveil’’, il est essentiel de s’intéresser à l’évolution dans l’affirmation de notre identité culturelle, tout en gardant ses racines pour mieux nous aider à communiquer plus efficacement, et de diverses manières avec les autres cultures.

    Une résidence comme celle-ci est un espace de liberté. C’est ici, loin des jugements extérieurs et des pressions commerciales, que nous pourrons nous libérer des frontières habituelles de notre propre pratique artistique. Il s’agit d’un moment suspendu, un creuset d’expérimentation et de réflexion. C’est un espace où l’on peut prendre le temps de réfléchir à l’essence de nos œuvres, de tester de nouvelles formes d’expression et d’imaginer de nouvelles façons d’être ensemble à travers l’art. À travers nos échanges, nos créations et nos rencontres, une résidence artistique devient un lieu de transformation.

    Ce qui rend cette résidence particulièrement précieuse, c’est sa dimension internationale.

    Tous les artistes venus de différents horizons, apportent, chacun,  des visions uniques, des traditions culturelles, des savoir-faire différents.

    Chacun portera un regard singulier sur le thème “Au-dessus du réveil”.

    Ensemble, nous sommes invités à croiser nos regards, nos pratiques et nos histoires, à déconstruire et reconstruire, à inventer un langage commun à travers l’art.

    Les échanges entre les cultures, la confrontation des idées et des sensibilités vont nourrir  cette résidence, la rendre plus vivante, plus intense. Et, au-delà de la simple coopération, ces échanges permettront à chacun de se réinventer, de redéfinir sa propre vision, d’aller “au-dessus” de ce que l’on croyait impossible. La rencontre des différences est toujours une source d’enrichissement, et c’est dans cette diversité que réside la véritable force de notre action collective.

    L’art a un pouvoir magique, celui de nous transporter, de nous faire voir autrement, de réinventer nos réalités et d’ouvrir des fenêtres vers des mondes insoupçonnés. C’est aussi un outil de résistance et de transformation. Dans un monde où les défis sont multiples, l’art offre une possibilité de réflexion, de contestation et, surtout, de réinvention.

    À travers nos créations, nous avons le pouvoir de poser des questions, de bousculer les certitudes, d’apporter des perspectives nouvelles.

    Je nous invite à prendre ce temps pour nous immerger pleinement dans nos processus créatifs. Ne nous limitons pas. Dépassons les évidences, allons chercher au plus profond de nous-mêmes ce qui émerge “au-dessus du réveil”. Que ce soit dans la lumière de l’aube ou dans les ombres qui précèdent le jour, explorons ces territoires indéfinis où tout est encore possible.

    Écoutons ce que votre art a à nous dire. Laissez-le nous guider, nous transformer.

    Ensemble, nous serons témoins de la beauté de la rencontre entre l’imaginaire et la réalité, entre le silence et l’expression, entre la pensée et l’émotion.

    Je nous souhaite tous une expérience créative enrichissante, nourrissante et pleine de surprises.

    Que ces moments de partage et de travail collectif soient pour chacun de nous une source d’inspiration profonde et un tremplin pour nos futures créations.

    Merci de faire de cette résidence un lieu vivant, un lieu de rencontre, de dépassement de soi et de créativité.

    À l’issue de cette semaine de travail, j’ai hâte de découvrir les fruits de nos réflexions et de nos créations.

     Ensemble, faisons de ce projet une aventure unique, audacieuse et inoubliable.

    Je vous remercie.

    Kokou Ekouagou

    Artiste Plasticien | Consultant | Manager Culturel

    Les RICAC 2025

  • La Chronique de Yves de Fréau : Le gouvernement, les dirigeants de clubs et le public sportif devront faire leur part

    La Chronique de Yves de Fréau : Le gouvernement, les dirigeants de clubs et le public sportif devront faire leur part

    Dans une sérieuse et profonde analyse, le Secrétaire Général de la FTF (Fédération Togolaise de Football), Tété Hervé Agbodan, a essayé de faire un court diagnostic de l’absence prolongée sur la scène continentale des sélections, toutes catégories, et clubs représentant le pays des Gnassingbé. Avant d’évoquer le problème lié à l’inefficacité des attaquants. Déjà à la fin de la saison dernière, le Colonel Guy Akpovy, le guide de la FTF, avait, lui, mis en lumière un problème majeur de ce football, lié à la corruption au niveau du corps arbitral…

    Du coup, la première réaction du Chroniqueur, qui signe son retour après un silence peu voulu…

    Le poète revient en ce début d’année, non pour souhaiter à toutes et à tous ses vœux de bonne santé, de réussite et de bonheur, mais pour rappeler à l’opinion sportive nationale qu’avant la 22e journée de la D1 Lonato et la 6e journée des Plays-offs du championnat de la D2 au Togo, la FTF avait initié la saison dernière, un certain vendredi 10 mai 2024 à son siège, une rencontre d’échanges avec les arbitres officiant dans les championnats D1 et D2. Rencontre qui faisait suite aux nombreuses plaintes formulées contre les arbitres après les rencontres de championnats. Le président de l’instance du football national, le Colonel Guy Akpovy, qui avait dirigé cette rencontre, avait d’emblée, été clair.

    Son principal objectif, étant de trouver avec ses collaborateurs des pistes de solutions à ces plaintes reçues. Aussi, assurait-i, : « J’ai eu à convoquer les arbitres qui officient les matchs de la D1 et de la D2. C’est pour une cause que nous l’avons fait. Vous savez que ces derniers temps, il y a eu assez de rumeurs sur la qualité de l’arbitrage, des manquements et autres, et des accusations parfois aussi graves. Il serait quand même intéressant de les appeler, de les écouter et mettre les points sur les i ».

    Le président avait poursuivi en disant que, « Sincèrement, nous avons découvert qu’il y a beaucoup de choses dans cette corporation. (…). Nous mettons quand même tous les moyens pour leur formation et le recyclage (…). Il déplore que, « C’est quand même décevant que vous constatez lors d’un match que par une décision simple de l’arbitre, on change le résultat du match. C’est ce qui fait mal. Et également le président des clubs qui nous propose, il faut me changer, je ne veux pas tel arbitre sur mon match et ainsi de suite. Alors ça devient un peu regrettable (…).

    Assez de corruptions dans le corps arbitral… Et une campagne de sensibilisation des supporters

    En effet, cette rencontre semblait permettre au président de bien cerner les problèmes de la corporation. Etant donné, affirmait-il ce jour-là… « Aujourd’hui, nous avons appris beaucoup de choses » avait-il révélé, avant de déclarer… « Je sais qu’il y a des non-dits, mais il y aura peut-être des décisions qui sortiront pour que les matchs vraiment se fassent dans de très bonnes conditions parce que bientôt nous allons finir le championnat, nous allons à la fin de la D2, c’est des play-offs où vraiment les enjeux sont énormes ». Le Comité exécutif de la FTF compte poursuivre aussi la sensibilisation auprès des supporters.

    Les arbitres des première et deuxième divisions, ainsi agrafés par le Colonel Akpovy, il était clair qu’une partie des maux dont souffre le football togolais depuis une vingtaine d’années est établie. Et l’année dernière (le 10 mai 2024), la corruption du corps arbitral national a chuté d’un cran. Tout comme le Togo qui peine à se hisser dans les compétitions africaines majeures. Aussi bien que ses représentants en Ligue des champions et en Coupe de la Confédération. L’absence prolongée des Eperviers sur la scène continentale, combinée à des éliminations répétées dans les différentes catégories, soulève des questions sur l’état contemporain du football national. Et le Secrétaire général de la Fédération Togolaise de Football (FTF) a pris la parole pour analyser cette situation, mettant aussi de son côté, en lumière un autre problème majeur : l’inefficacité des attaquants.

    Tété Hervé Agbodan met en lumière l’inefficacité des attaquants

    Dans son approche par rapport à ce sujet, le Secrétaire général de la FTF, estime que, : « Les matchs de nos sélections révèlent un véritable problème d’inefficacité offensive. Nous créons beaucoup d’occasions, mais nous peinons à les concrétiser. C’est un défi que nous devons relever », déclare-t-il. M. Tété Hervé Agbodan, qui fait allusion au match aller des éliminatoires du CHAN « Eperviers-Mena » (1-1) disputé à Kegue ! Il souligne en outre l’absence de buteurs performants dans le championnat local, disant ceci : « Sur ces dix dernières années, rares sont les joueurs ayant atteint les 20 buts en une saison. Une chose qui illustre clairement le manque de formation de qualité pour les attaquants », analyse-t-il. Et puis, selon HTA, cette carence offensive est liée à un manque de structures adaptées. « Pour remédier à ce problème, il faut des académies et des centres de formation bien structurés, capables de développer les compétences dès la base », ajoute-t-il.

    C’est là où l’autorité suprême devrait intervenir pour faire comme chez nos voisins du Bénin. Autant soulever que le Gouvernement d’à côté, a lancé le 02 juillet 2018, conformément à son Programme d’Actions, la construction de vingt-deux (22) stades omnisports prévus. A travers ce projet de rêve pour les inconditionnels des sports, il s’agit non seulement, de rendre les sports béninois compétitifs, attrayants en valorisant leurs acteurs, mais encore plus de doter les communes du Bénin d’infrastructures aux normes. Les stades concernés sont dans les communes de Djougou, Banikoara, Bembèrèkè, Kouandé, Malanville, Nikki, Tanguiéta, Abomey, Covè, Ouèssè, Savalou, Toffo, Aplahoué, Comé, Djakotomey, Dogbo, Grand-Popo, Adjohoun, Avrankou, Kétou, Ouidah et Pobè.

    Des stades omnisports qui font languir… Et un nouveau DTN prêt à faire évoluer les choses

    Quiconque habite au Togo et est amoureux, passionné de sport notamment du football, en ce début du championnat de première division (Lonato D1) devrait avoir au fond de lui, une certaine tristesse. Les dirigeants de clubs aussi. Sans penser à tous ces joueurs qui évoluent dans l’élite. Et c’est justement pour elle que le Directeur Technique National, Dodzi Eklu Siabi, a rencontré ce mercredi 15 janvier, au siège de la Fédération Togolaise de Football, les représentants de l’Association des Entraîneurs et Éducateurs de Football du Togo (ANEEFOOT) ainsi que ceux de l’ASSAFT (Association des Anciens Footballeurs du Togo), patronnée par Anthonio Têtê Amouzou. Cette rencontre visait à échanger de manière constructive sur les défis et les perspectives du football national.

    Et le DT national de planter le décor : «Nous avons échangé sur les problèmes auxquels est confronté notre football, aussi bien en ce qui concerne les joueurs, les encadrements que les infrastructures. De ce côté, nous nous orientons vers l’élaboration d’un statut du joueur de football. Qui peut-on appeler joueur professionnel, amateur, etc… et, à partir de là, fixer des conditions pour tous», a précisé l’ancien meneur de jeu d’Agaza Omnisport. Dont la mission, est à l’entame des échanges avec les acteurs du football. Dodzi Eklu Siabi a en effet rencontré Sebabi Gnéni, président de l’ANEEFOOT, ainsi que ses collaborateurs.

    Et le DTN de poursuivre : «J’ai souhaité échanger aujourd’hui avec l’ANEEFOOT. Nous avons abordé des sujets concernant les éducateurs et entraîneurs, notamment leur formation. Ils nous ont fait part de leurs préoccupations. Nous avons également discuté de plusieurs aspects liés à l’employabilité des éducateurs et entraîneurs de football ». L’initiative bien appréciée par l’ANEEFOOT, souhaite d’autres rencontres pour approfondir les différents sujets évoqués. Et pour l’ancien DTN, : « Notre prise de contacts avec le nouveau DTN a été très importante. On a eu à échanger sur le projet d’élaboration du statut de l’entraineur de football. Nous avons été satisfaits sur plusieurs autres points. Tous les sujets qui étaient des préoccupations de l’ANEEFOOT ont été discutés », a indiqué Sebabi Gneni, devenu président de l’ANEEFOOT. Vœux, recommandations ou pas, il faut pour le poète une conclusion pour cette Chronique.

    Et c’est une invite à faire en sorte qu’une douzaine de stades omnisports soient projetés sur toute l’étendue du territoire, que l’arbitrage fasse plus de progrès, que le champion et son dauphin soient de véritables méritants et que les sélections nationales ne déçoivent pas leurs supporters. Toutes les entités devraient faire leur part de sorte que notre football, qui était en Coupe du monde régénère des stars. Et qu’aussi, la monotonie ne s’installe pas dans le classement de notre championnat à la fin des 6 dernières saisons, comme ça a été le cas.

    Chronique d’Yves de Fréau (page Facebook)

  • Peter Solo (Vaudou Game): “Vaudou Game, ce n’est pas seulement de la musique”

    Peter Solo (Vaudou Game): “Vaudou Game, ce n’est pas seulement de la musique”

    L’un des moments forts du festival inaugural Voodoo To Go à Utrecht, aux Pays-Bas, a été la participation de Vaudou Game , un formidable groupe afro-funk de six musiciens basé à Lyon, en France. Mené par le chanteur et guitariste togolais Peter Solo, Vaudou Game a conquis l’Europe avec ses styles de funk vaudou rétro et analogique. Le producteur Morgan Greenstreet s’est entretenu avec Peter avant le concert de Vaudou Game ; la conversation a porté sur la signification du mot Vaudou, sur les tonalités spécifiques de la musique vaudou, sur les raisons pour lesquelles sa musique fonctionne en Europe, mais pas au Togo.

    Pouvez-vous commencer par vous présenter ?

    Oui, je m’appelle Peter Solo. Je suis né au Togo, j’ai grandi au Togo et je joue de la musique au Togo. Avant de quitter le Togo, je suis parti à Londres pendant quatre ans et demi. Et après Londres, je vis en France maintenant.

    Où en France ?

    J’habite à Lyon.

    Comment trouvez-vous cette ville?

    Cool, cool, un endroit sympa, les gens sont… Londres est très speed, comme Paris. Paris est très, très speed, vous savez, les gens courent. Lyon est un endroit calme, et vous pouvez, en tant que musicien, créer comme un musicien. Les musiciens ont le temps de répéter, de jouer, pour beaucoup de choses. Donc Lyon est le meilleur endroit.

    Et d’où viens-tu au Togo ?

    Je suis d’Aného, ​​Glidji. Le meilleur endroit, l’endroit où chaque année on fait la cérémonie de la Pierre Sacrée, on l’appelle Kpessosso. C’est une cérémonie qu’on fait chaque année à Glidji. On sort une pierre, c’est plus qu’une pierre, c’est un fétiche. Selon la couleur de la pierre, si la couleur de la pierre est rouge ou blanche ou bleue, ça veut dire quelque chose. Donc si la pierre sort et que la couleur est blanche, ça veut dire que cette année, on va avoir de bonnes choses. Il y aura des pluies abondantes, il y aura des récoltes, il y aura du bonheur. Mais si on prend une pierre rouge, il peut arriver de mauvaises choses cette année-là. Donc chaque année, on fait la cérémonie et les gens vont dans ce lieu vaudou et choisissent la pierre. Mais ils ne savent jamais de quelle couleur est la pierre, donc ils choisissent la pierre avant de connaître la couleur.

    Et vous avez été élevé dans une famille vaudou, impliqué dans le vaudou ?

    Oui, vous savez, ma mère était une prêtresse vaudou et mon père allait à l’église catholique, et j’ai les deux. J’ai une origine catholique et une origine vaudou, mais le vaudou est ma culture et je suis né dans cette culture. Même si mon père allait à l’église le dimanche, le reste des jours, du lundi au samedi, il faisait la prière en vaudou. Donc on peut tout mélanger, on peut aller à l’église, on peut rester et pratiquer le vaudou.

    Droite.

    Je suis né, vous savez, dans la maison de Vaudou.

    Et nous sommes ici à Utrecht, aux Pays-Bas, pour un festival appelé Voodoo To Go.

    Ouais.

    Pour vous, le mot « Vaudou » est-il identique au mot « Vaudou » ou « Vodun », et que signifient ces mots pour vous ?

    Vaudou, Vodun… Le Vaudou, c’est… Au Togo, on l’appelle Vaudou, mais au Bénin, on dit Vaudou, mais ça veut dire la même chose, parce que le Vaudou est né dans le Royaume du Dahomey, entre le Togo et le Bénin. Il est né dans cette région avant qu’au XVIe siècle , par le biais de l’esclavage, le Vaudou ne soit amené dans les îles comme Hiati, Cuba, au Brésil et aux États-Unis. Vaudou signifie consulter.

    Alors, consulter quoi ? Telle est la question !

    Oui, nos ancêtres disent qu’il faut consulter les éléments qui étaient là avant nous, comme la terre, l’eau, le feu et l’air. Ces éléments, pour nos ancêtres, étaient des éléments vivants, vibrants, c’est-à-dire : La terre est vivante ! L’eau est vivante ! Le feu est vivant ! L’air est vivant ! La terre, la nature, était là avant l’homme.

    Mawu Sogbolisa [l’être suprême, Dieu] celui qui a créé le macrocosme dans lequel nous vivons, qui a créé le monde, il a touché la terre, il a touché l’air, il a touché l’eau, il a touché le feu, pour créer le macrocosme. Donc ces éléments conservent sa force, il n’est pas possible que ces éléments n’aient pas un peu de ses énergies.

    Nos ancêtres croient que la nature est vivante. Donc, pour aller vers Mawu Sogbolisa, que les gens appellent Dieu, il faut passer par la nature. Donc, nous devons consulter la nature.

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    Quel rôle joue la musique dans cette consultation ? Car il y a toujours de la musique dans une cérémonie vaudou.

    Très important. Vous savez, on ne peut pas faire une cérémonie, une cérémonie vaudou sans musique ; ce ne sont pas deux choses, c’est une seule chose.

    Droite.

    Parce que la musique, c’est ce qui fait entrer les adeptes en transe. La musique, c’est ce qui pousse les adeptes à avoir des révélations. Donc, la musique est très importante dans le vaudou ! Très, très importante. Il n’y a jamais eu de vaudou sans musique, les deux sont ensemble.

    Parce que dans le vaudou, on a trois dimensions : il y a la dimension spirituelle ; la dimension initiatique, comment vous apprendre à pratiquer le vaudou – parce que pour faire du vaudou, il faut comprendre certains codes, comme si vous voulez utiliser un ordinateur maintenant, il faut apprendre quelque chose avant, on ne peut pas l’utiliser comme ça. Donc le vaudou, il faut avoir une certaine initiation.

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    Il y a aussi la dimension culturelle dans le vaudou. La culture est très importante ! Et quand je parle de culture dans le vaudou, ce n’est pas seulement la musique ! Il y a l’art vestimentaire, la façon dont on s’habille dans le vaudou ; il y a l’art culinaire, ce qu’on mange quand on pratique le vaudou, tout ce qu’on mange pendant les cérémonies, ce qu’on nous fait goûter, tout ça fait partie de la dimension culturelle. La danse, le chant, tout ça fait partie de la dimension culturelle du vaudou. Donc la musique dans le vaudou, c’est indéniable !

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    Ayant grandi à Aného, ​​avez-vous été impliqué dans la musique vaudou ? Dans d’autres genres musicaux ?

    Je me suis tourné vers d’autres genres de musique. En tant que musicien, je dois être curieux. J’ai appris beaucoup de choses. Beaucoup de musique vient de l’étranger, des États-Unis, d’Europe. Tous les musiciens là-bas veulent jouer quelque chose de moderne. Au Togo, il y a de la musique culturelle, mais si tu veux faire quelque chose de moderne, tu dois apprendre la pop, le funk ou la soul, ce genre de musique, comme un musicien. Donc, j’ai joué beaucoup de musique, comme un musicien, tu sais, j’étais un musicien backside…

    Musicien d’accompagnement, musicien de soutien.

    Ouais, j’étais musicien de soutien, et j’ai joué beaucoup de musique.

    À la guitare ?

    À la guitare et aux chœurs.

    Excellent. Comment appelles-tu le style de musique que tu joues ?

    J’appelle ça le funk vaudou.

    Pourquoi?

    Parce que le Vaudou est funk !

    [Rires]

    Parce que c’est du funk vaudou ! Parce que tu sais, l’énergie qui se dégage de cette musique. Tu sais, le funk des années 70 et 60 qui a un son analogique, tu sais, dans un groupe, tout est pur, tout est live, tout est énergie, tout est esprit. C’est pour ça que je l’appelle comme ça.

    On mélange ça avec la trance vaudou, parce que l’énergie que James Brown avait sur scène, quand tu vois James Brown, il avait la musique, mais il avait quelque chose, oui, qu’on appelle trance. Donc si tu mélanges le funk qui a vécu en Afrique, qui est allé aux États-Unis et qui est revenu en Afrique… Parce que le funk a l’énergie du feu, que, dans le vaudou, on appelle la divinité Hevioso. Avec cette divinité, il y a un rythme ; quand on fait une cérémonie pour la divinité Hevioso, quand on écoute ce rythme, c’est du funk ! Quand on écoute la tradition, la façon dont ils jouent traditionnellement, quand on écoute le groove, c’est du pur funk, du style James Brown ! Parfois je me demande, peut-être que James Brown est venu et a pris ce rythme, l’a modernisé pour devenir du funk ! Donc le funk et le vaudou se mélangent très bien, donc on appelle ça du funk vaudou.

    Absolument ! Il y avait aussi de très bons groupes béninois et togolais qui faisaient ce genre de musique dans les années 60 et 70.

    Ouais, comme Poly-Rythmo [Orchestre Poly-Rythmo de Cotonou], El Rego, Roger Damawazun, ouais, vous en avez beaucoup.

    En grandissant, avez-vous entendu ces enregistrements ?

    Ouais! Ouais!

    [Rires] Maintenant, si vous allez au Togo, est-ce que quelqu’un écoute de la musique comme ça ?

    Non, non. Je suis né dans les années 70 au Togo, avec ce genre de musique : Poly-Rythmo, El Rego, Roger Damawazun, Sassamasso, James Brown, Otis Redding, Wilson Pickett. Quand j’étais petit, c’était ce genre de musique ! Mais quand on a évolué, on ne pouvait plus faire ce genre de musique… On ne pouvait pas jouer de la musique funk en Afrique pour survivre.

    Pourquoi pas?

    Parce qu’à cette époque, il y avait cette musique, la musique moderne qui arrivait, et tu sais, tout le monde l’écoutait, partout. De la musique moderne, mais pas de la bonne musique. Les gens veulent la musique qu’ils entendent à la radio, ils ne veulent pas de la bonne musique analogique, ils veulent quelque chose de moderne, avec des synthés, avec des sons un peu pourris. Donc…

    Nous essayons de faire de la musique pour survivre, et quand vous faites de la musique pour survivre, vous ne pouvez rien décider, parce que vous avez besoin de survivre, alors vous jouez simplement ce que les gens aiment. Parfois, vous ne jouez pas ce que vous aimez, vous jouez ce que les gens aiment parce que vous avez besoin de survivre avec la musique. C’est ce qui m’a fait jouer beaucoup de choses, beaucoup de styles de musique différents.

    Quand je suis allé en France, à l’époque, il y avait de la « world music », partout, de la world music, de la world music, de la world music, tout le monde, de la world music. Alors j’ai dit : « Eh ! » J’ai fait un album qui était de la world music, puis je me suis dit : « Non, je n’ai pas grandi avec la world music, j’ai grandi avec, tu sais, la musique des années 70, le poly-rythme et le rego. » Parce que mon père avait ces disques en vinyle ; il écoutait ses disques tous les matins, des disques d’afro-funk, pur et dur. Mon père était commissaire de police, donc il avait les moyens d’acheter tous ces disques, et il voyageait, donc il achetait les disques qu’il écoutait à la maison.

    « Eh », je me suis dit, « je dois retourner dans le futur ». Et c’est pour ça que Vaudou Game est né. Retour vers le futur et faire quelque chose des années 70, analogique et moderne.

    Et c’est ce que vous faites, sans aucun doute.

    Ouais!

    Quand j’entends la musique que vous jouez, j’ai l’impression qu’elle vient de cette époque, des années 70. Il y a des aspects qui sont différents, mais j’ai le sentiment qu’elle aurait pu être créée à cette époque. Vous avez du succès en Europe, les gens s’intéressent à ce que vous faites, et probablement aussi en Amérique. J’espère que nous ferons passer le message plus loin en Amérique…

    Oui, je l’espère.

    Mais pourquoi selon vous ? Comment les gens reçoivent-ils la musique en Europe ? Quand vous jouez à Lyon, comment les gens reçoivent-ils la musique ? Comment est-ce que c’est ?

    Vous savez, Vaudou Game, Vaudou Game, ce n’est pas seulement de la musique, nous ne faisons pas que jouer de la musique. Quand nous sommes en mouvement – ​​nous avons fait beaucoup de concerts cette année, beaucoup, beaucoup, beaucoup – alors quand nous sommes en mouvement et que nous allons d’un jour à l’autre, le jour suivant, le jour suivant, le jour suivant, le jour suivant, nous jouons, nous partons en mission, nous allons prêcher, nous allons parler de bonnes choses sur cette nature, nous parler de bonnes choses sur Vaudou, parce que Vaudou, c’est la nature. Vaudou dit que nous devons être en harmonie avec cette nature, nous devons respecter cette nature, parce que la terre nous nourrit, la terre nous guérit, la nature nous habille, c’est grâce à la nature que nous sommes ici aujourd’hui, vous et moi ; nous sommes beaux et nous sommes ici aujourd’hui, grâce à la nature.

    La nature peut décider demain que tu n’es plus là, que c’est fini pour toi. Donc la nature est vivante, la nature est dominante, la nature n’est pas seulement décorative, elle est belle, mais elle est aussi vivante ! Donc quand tu as un problème, tu peux aller parler avec la nature, tu peux aller parler avec l’air que tu respires. Tu peux parler à l’air, ce n’est pas de la folie, ce n’est pas parce que tu es fou, non , c’est parce que tu as conscience que l’air est vivant, que l’air est dominant, que l’air était là avant que tu ne viennes ici, que l’air restera là après ton départ. Donc ce sont les éléments qui sont là éternellement, il faut être en harmonie avec eux.

    Alors, Vaudou Game, quand on va jouer, il y a la musique, mais il y a aussi le message. On parle de Vaudou, de la nature. Et quand je parle de la nature, je ne parle pas d’écologie. Je dis qu’il faut parler avec la nature.

    Et ce message est-il reçu dans vos concerts ? Les gens vous entendent ?

    Ouais ! C’est pour ça que Vaudou Game, on grandit. Ce n’est pas seulement la musique – on fait de la musique funk, j’ai de très bons musiciens – mais on a un message ! On a quelque chose à dire. On ne peut pas faire de la musique aujourd’hui sans dire quelque chose. Vous savez, regardez ce monde : le monde n’est pas si beau aujourd’hui ; on a peur, tout le monde a peur de quelque chose. En tant qu’artistes, on ne peut pas juste jouer de la musique, juste faire un spectacle « nya nya nya » et on dit « nya nya nya » et on dit « Ah ! » Non, on devrait, vous savez, on doit nourrir l’âme. La musique devrait toucher notre âme et l’âme des gens qui sont venus [au concert], on devrait apporter quelque chose, elle devrait toucher les gens, elle devrait enseigner. Parce que nous en avons l’opportunité, donc on ne peut pas juste jouer comme ça.

    Le jeu Vaudou a une musique et un message, qui est un message universel : je ne parle pas du Vaudou du Togo ou du Bénin, d’Haïti ou du Brésil, ou des États-Unis, je parle du Vaudou universel, je parle du Vaudou international. Je parle de la nature. Nous n’avons qu’une seule nature : le Vaudou est ici, le Vaudou est aux États-Unis, parce que vous avez la nature là-bas, vous avez la terre, vous avez l’eau, vous avez le feu. Donc on peut invoquer le feu, invoquer l’air, invoquer ces éléments et communiquer avec eux.

    Pourquoi aller voir un psy si tu as un problème ? Tu devrais aller devant la mer, parler à la mer.

    [Rires] Ouais.

    Tu te sentiras bien, mec ! Tu te sentiras bien ! Je n’irai pas parler au psy. Ces psychiatres ont leurs problèmes.

    Ouais, c’est vrai.

    Je parlerai à ces éléments que je connais. Ces éléments peuvent décider de ma vie, me sauver la vie. Je n’ai pas besoin de lunettes pour voir ça ! Parce que les gens nous ont fait voir la nature comme quelque chose…

    Comme un spectacle.

    Comme un spectacle ! Parce que pour eux, la nature est une matière à consommer. C’est pour ça qu’ils diabolisent le vaudou, c’est pour ça qu’ils disent que le vaudou c’est quelque chose de maléfique, quelque chose de satanique, quelque chose de sombre, quelque chose de négatif, quelque chose qui a à voir avec les poupées, des trucs comme ça. Non, c’est tout Hollywood, c’est quelque chose qui vient d’un film hollywoodien. Le vaudou n’est pas quelque chose de sombre ! Ce n’est pas quelque chose de négatif. Le vaudou c’est l’amour, le vaudou c’est la paix, le vaudou c’est l’humilité, le vaudou c’est le respect, le vaudou c’est la musique, le vaudou c’est pas la guerre, quoi. Parce que dans la pratique du vaudou, on peut aller à l’église, et faire ce qu’on veut. Au Togo, beaucoup de gens pratiquent le vaudou, et vous avez toutes ces églises, beaucoup d’églises en Afrique. Ils n’ont jamais fait la guerre à cette religion, dans cette région, au Togo et au Bénin. Vous pouvez voir l’histoire.

    Oh oui, c’est sûr. C’est une coexistence pacifique. Quand on y va, on voit que les sanctuaires sont même publics et, comme vous le dites, les gens vont à l’église un jour, et le lendemain…

    Allez au Vaudou !

    S’il y a une fête du sanctuaire, tout le monde va à la fête.

    Le vaudou n’est pas une religion. On veut faire croire que le vaudou est une religion. Le vaudou n’est pas une religion ! Le vaudou est une philosophie, le vaudou est une façon de vivre, le vaudou est un état spirituel. Nous n’avons pas de Bible.

    Nous n’avons personne qui puisse nous dire quoi faire ou ne pas faire. La seule personne que nous avons, c’est la nature. C’est la nature qui nous dit quoi faire ou ne pas faire. C’est tout. Personne d’autre ne vous dira ce que vous devez faire dans le vaudou.

    Alors, quand vous appelez votre groupe Vaudou Game, comment pensez-vous que les gens comprennent cela en Europe ? Parce que je trouve que c’est attrayant. Et pourquoi Game ?

    « Jeu » est un jeu de mots, vous savez. On peut dire « jeu » comme « jouer à un jeu » et on peut dire « gamme » [tonalité, échelle] en français.

    Ce qui est différent.

    Gamme, l’harmonie, le jeu. Pour Vaudou Game, l’harmonie du Vaudou, l’identité du Vaudou, la gamme du Vaudou… Parce que Vaudou Game est né à travers une harmonie, qu’on a travaillé à identifier. Parce qu’au Bénin et au Togo, on n’a pas d’instruments harmoniques, donc… Pour parler du Vaudou, il faut trouver une musique du Vaudou. Je voyais des groupes américains, des groupes qui venaient d’autres pays, qui appelaient leur musique « musique vaudou ».

    Alors, quand vous avez entendu quelqu’un appeler sa musique « musique vaudou », qu’avez-vous pensé ?

    Je n’avais pas compris ça. Parce que le vaudou, le vaudou, ce n’est pas juste quelque chose… la musique vaudou… pour moi c’était comme un film hollywoodien, quelque chose comme des zombies…

    Quelque chose de négatif. De la « musique vaudou », non. La musique vaudou, c’est la paix. Quand vous voyez de la musique vaudou sur scène, vous voyez un sourire, vous voyez quelque chose de positif, vous ne voyez pas des gens qui portent des vêtements sombres pour aller au cimetière, pour faire de la « musique vaudou », de la musique satanique, non, ce n’est pas du vaudou. Qu’est-ce que la musique vaudou ?

    [Rires] Je ne sais pas, c’est pour ça que je suis ici. Je suis ici pour découvrir ce qu’est la musique vaudou. Parce qu’il y a des chansons traditionnelles pour les esprits, n’est-ce pas ?

    Des chants pour les esprits ! Ces chants que nous chantons lorsque nous participons à des cérémonies, lorsque nous faisons des sacrifices.

    Mais tu ne peux pas sortir ces chansons et les chanter avec un groupe, n’est-ce pas ?

    Ouais, on ne peut pas le faire ressortir, mais on essaie de travailler en harmonie.

    OK, alors utilisez les mélodies, les sons.

    Ouais, le son de l’harmonie, on l’utilise avec des instruments. La musique vaudou, il faut croire au vaudou avant de pouvoir faire de la musique vaudou, comme ça. Sans croire au vaudou… D’abord, il faut savoir ce que ce mot, vaudou, veut dire. Si tu connais ce mot, tu peux faire de la musique vaudou.

    Bon, au-delà de ça… Quand vous écrivez avec le groupe, prenez-vous des chansons spécifiques, ou des mélodies spécifiques de cérémonies et les transformez-vous en chansons ? Ou, comme vous le disiez, s’agit-il plutôt d’une harmonie ?

    Nous essayons de travailler en harmonie, parce que nous avons notre façon de chanter, nous avons une façon particulière de chanter, au Togo, au Bénin et au Ghana. Une façon très, très particulière de chanter, une façon pentatonique, de chanter. Et nous n’avons pas d’instruments harmoniques, comme le balafon et la kora, comme au Mali et en Guinée ; ils chantent en pentatonique et ils utilisent cette musique traditionnelle pour suivre cette musique pentatonique. Mais nous, au Togo et au Bénin, nous n’avons que notre voix et des percussions. Si vous allez au nord, au sud, c’est juste des percussions, du chant, des percussions, du chant, vous n’avez aucun instrument harmonique. Mais nous chantons, nous avons notre façon de chanter, au Togo, tout le monde peut le voir.

    Oui, donc le truc, c’est que l’identité de la musique vient de l’harmonie, c’est ce que je me suis dit. Si vous entendez de la musique d’Asie, juste l’instrumental, vous pouvez dire : « Cette musique, peut-être qu’elle vient de Corée, de Chine ou du Japon. » Ou si vous entendez de la musique des pays arabes, d’Algérie, de Tunisie, vous pouvez dire : « Est-ce que c’est de la musique d’Algérie, de Tunisie ou du Maroc ? » Juste l’harmonie. Donc le truc, c’est de trouver l’harmonie, d’identifier la musique vaudou, de travailler dur, d’obtenir cette harmonie, la façon dont nous chantons, et d’essayer de la jouer avec des instruments modernes, parce que nous n’avons pas d’instruments traditionnels. Nous devons donc désaccorder nos instruments et les accorder d’une manière différente, avant de jouer, vous savez, ce genre d’harmonie. Donc ce genre d’harmonie, nous l’appelons l’harmonie du vaudou, comme la gamme du vaudou.

    Ah, d’accord

    Jeu Vaudou.

    Ah.

    Donc cet album Apiafo est basé sur ces harmonies. Quand on entend l’harmonie, on pense peut-être à la musique éthiopienne ; non, c’est l’harmonie de la musique vaudou.

    Bon, donc une chanson comme « Ata Calling ».

    « Ata Calling », ou « Dangerous Bees », ou « Meva ». C’est ainsi que nous chantons au Togo.

    Ouais, je le reconnais.

    C’est notre façon de faire. Mais avant, quand on chantait comme ça au Togo, on jouait juste ces accords, vous savez, les accords modernes, mineurs et majeurs, et ça ne sonne pas, ça n’a pas d’identité ou de couleur particulière. Donc le travail c’est, comment puis-je chanter de cette façon et nous pouvons utiliser les instruments modernes. On travaille dur, pour trouver cette harmonie, de sorte que si je chante comme on chantait au Togo, les instruments comme le saxophone ou la guitare ou la basse ou le clavier, puissent jouer cette harmonie pentatonique qui suit. C’est ça le jeu vaudou, l’harmonie vaudou.

    Alors comment avez-vous trouvé les musiciens qui composent le groupe Vaudou Game ? Ou est-ce eux qui vous ont trouvé ?

    Ha, non, je les trouve. Parce que je cherchais… J’avais un groupe avant qui avait déjà fait deux albums…

    Ouais, j’ai vérifié, Kakarako .

    Ouais, Kakarako. Donc, quand je pensais à Vaudou Game, je cherchais des musiciens qui aiment le funk, pas seulement de bons musiciens. Je cherchais des gens qui aiment le funk, des gens qui aiment la musique analogique, des gens qui aiment la vieille musique, des gens qui aiment les vieilles choses ; des gens qui n’aiment pas les ordinateurs, des gens qui n’aiment pas ces choses modernes. Beaucoup de musiciens sont modernes, trop modernes ; leur son est moderne.

    Et je les trouve, je les trouve, un par un, un par un. Il y a ces gars qui aiment le funk, ceux qui aiment la musique analogique, qui aiment la musique vintage comme celle des années 60, 70, qui ont aussi cet esprit, celui de la musique et de la spiritualité, parce que c’est important. On ne peut pas faire de la musique sans l’esprit. Comme le dit Fela, « Si tu joues avec la musique, tu meurs jeune, mec. » On ne peut pas jouer avec la musique, la musique est un esprit. Ouais, [rires].

    Je rencontre donc des gens qui savent que la musique ne se résume pas à jouer, à danser, à « nya nya nya ». Non. La musique est une arme. Nous devons l’utiliser pour quelque chose, dans un but précis.

    Et comment avez-vous impliqué Roger Damawazun dans l’enregistrement ?

    C’est mon oncle. Il y avait des gens au Togo qui ont essayé de me dire quand j’étais jeune : « Hé, ne fais pas de musique moderne, fais de la musique traditionnelle, c’est très important. De la musique traditionnelle ! » Il a fait quelques albums dans les années 70 qui étaient funk, comme Wait For Me , et ce genre de funk qui est très, tu sais. Et quand j’ai fait mon passage de la musique du monde au funk, j’ai dit : « Ah, mon oncle a fait ça dans les années 70 ! Et il est toujours en vie ! » Et je lui ai dit : « Tu sais, je passe au funk, je passe au funk analogique, au funk vaudou. » Et il a dit : « Ouais, vas-y ! »

    Je lui ai donc envoyé deux chansons et il a fait quelques featurings sur deux chansons, et c’était génial ! Et nous l’avons fait venir ici pendant deux ans ; l’année dernière, il était ici, et cette année, il était également ici.

    Bien. Donc il a enregistré ici avec toi, ou… ?

    Il a enregistré au Togo.

    Tu lui as envoyé le morceau fini ?

    Je lui ai envoyé le morceau fini, il l’a enregistré là-bas, nous l’avons mis au groupe et tout était en cours de mixage.

    Ça a l’air génial !

    Mec, sans ordinateur, on n’a pas d’ordinateur, on n’a pas…

    Vous l’avez fait avec une bande analogique.

    Tout analogique ; bande analogique avec 15 pistes.

    Ce qui m’intéresse, c’est qu’il y a beaucoup de groupes à New York ou à Londres qui s’intéressent vraiment à l’Orchestre Poly-Rythmo ou à la musique de Fela et qui essaient de reproduire exactement ce son, mais on ne voit pas beaucoup de groupes dirigés par des Africains. Vous faites du funk vaudou du Togo, vous êtes du Togo, vous avez plus de liens avec ça… Avez-vous des réflexions à ce sujet ?

    Ouais ! Hmm. Ce n’est pas facile. Ce n’est pas facile, parce que vous savez, je voyais ça de loin, comme les Budos…

    Groupe de Budos.

    Les budos et comment les appelle-t-on ? Ces trucs sont de Daptone.

    Antibalas.

    Ouais, Antibalas, tu sais, l’équipe Daptone. Et je voyais ça et je disais : « Hé ! Ces gars font de la musique afro et ce genre de choses, et moi, je suis là à essayer de me trouver et à essayer de faire ce que je veux. » Je disais : « Eh ! » Ces choses auxquelles tu penses.

    Mais c’est bien, c’est positif. Positif, parce qu’il n’est pas nécessaire d’être africain ou noir pour faire de la musique noire, si tu le ressens, tu le fais. Ce sont des musiciens, ce sont de bons musiciens, ils font leur propre truc. Donc, ils sont conscients, ils sont ouverts d’esprit, peut-être avant nous, et ils, tu sais, prennent les choses en premier et ils le font, tu sais, positif, positif, positif…

    Pour la plupart…

    Positif ! Je ne peux rien dire de négatif à ce sujet, c’est un bon gars qui essaie de faire ça, qui aime la musique africaine, et qui aime la bonne musique africaine, pas seulement la musique africaine comme ça, qui aime la bonne musique africaine.

    Donc, les gars comme ça font les choses sérieusement. Ce sont eux qui sont allés en Afrique en premier, pour prendre ces vinyles et rééditer tout ça, des tonnes de DJ ont voyagé partout là-bas [en Afrique] à la recherche de disques, de vieux disques et de rééditions ici [en Europe]. Ils sont ouverts d’esprit et ils nous ont un peu ouvert les yeux, pour dire : « Ah, on a ça ici, j’ai ça, j’ai un peu grandi avec ça. Pourquoi est-ce que je cours partout, en essayant de faire d’autres choses ? Peut-être que je peux… » Donc, tout cela est positif.

    C’est vrai. Il y a un intérêt pour la musique africaine vintage en Europe et aux États-Unis. Analog Africa a sorti toutes ces superbes compilations d’afro-funk, tu sais, beaucoup de gens ont réédité Fela, tout ce qui s’est passé autour de ça. Donc d’une certaine manière, cela a permis à un groupe comme Vaudou Game d’exister.

    Hmmm.

    C’est intéressant et un peu triste pour moi que l’intérêt existe ici en Europe et un peu à New York, mais si vous allez au Bénin… eh bien, le Bénin est un peu différent, mais si vous allez au Togo ou au Ghana, vous n’entendrez pas cette musique.

    Non, vous n’entendrez plus cette musique, parce que la musique togolaise n’existe pas… Nous n’avons pas de musique togolaise. C’est pour ça que Vaudou Game est né, parce que je pensais à ces choses-là. Nous n’avons pas de musique togolaise, mais nous avons quelque chose au Togo que tout le monde connaît. Nous avons quelque chose au Togo, qui est mieux que l’or, les diamants, le pétrole… Tout le monde le sait… C’est le Vaudou.

    Tout le monde dans le monde connaît ce Vaudou, mais la musique du Vaudou, ou l’identité, personne ne la connaît. Donc c’est sur ça qu’on travaille, pour que les gens puissent connaître le Vaudou, connaître la musique du Togo, la musique Vaudou. Donc, aujourd’hui, on peut dire que le Vaudou Game commence, doucement à devenir quelque chose, à représenter la musique du Togo, la musique du Vaudou. Et on est très fiers, je suis très fier de représenter ça, de parler du Vaudou, de représenter le Vaudou. Très fier ! Parce que c’est ma culture, je n’ai pas d’autre culture, je ne connais pas d’autre culture que celle-là. Si je ne suis pas fier de ma culture, comment puis-je être bien avec vous ? Je ne peux pas être bien avec vous, je me sentirais bizarre dans mon corps ; j’ai besoin d’être bien avec moi-même avant de pouvoir être bien avec les autres.

    Je suis donc très fier du Vaudou, et j’espère qu’avec le travail que fait Vaudou Game, vous savez, les gens entendront parler du Vaudou Game et de la musique Vaudou et de la musique togolaise et de la musique béninoise aussi.

    Au Togo aussi…

    Au Togo !

    J’espère qu’ils entendront parler de toi là-bas.

    Ils commencent à en entendre parler ! Parce que, vous savez, parfois, si vous faites cette musique au Togo, les gens ne comprennent pas : il faut la faire en dehors du Togo. Et s’ils voient que des gens suivent en dehors du Togo, ils disent : « Ah, ce truc, on l’a ici et on s’en fiche, et il le fait là-bas, et les gens, même les blancs, disent : « Ah, le vaudou, le vaudou, le vaudou »… » Parfois, nos frères ne savent pas grand-chose du vaudou, mais quand ils voient que les blancs et les gens d’autres endroits parlent du vaudou et en sont fiers, ils peuvent, vous savez, changer d’avis et dire : « Ah, c’est mon truc. » Et ils peuvent être fiers et changer leur point de vue, leur façon de voir les choses, et suivre.

    Nous y sommes, nous sommes à Utrecht pour le Voodoo To Go Festival. Comment vous sentez-vous ?

    Je me sens bien ! Je me sens heureux ! Léopold est mon frère, donc nous faisons nos trucs. C’est mon truc, donc ce n’est pas comme un festival que nous faisons, c’est mon truc, je suis à la maison, donc nous devons le faire bien ! Nous parlons de notre culture ici.

    Ce n’est pas juste un festival, Voodoo To Go, on parle de notre culture, de notre façon de vivre. On doit montrer aux gens qui ne connaissent pas le Vaudou, qui ne connaissent pas le Togo, que c’est notre façon de vivre, notre façon de pratiquer, que c’est notre façon de faire, c’est notre Vaudou. Donc, pour moi, je suis très, très fier de faire partie de ça. Je ne pouvais pas rater ça ! Jamais ! Donc je suis très content d’être ici avec mes gars, de soutenir et d’apporter notre culture. Partout où ils parlent de Vaudou, du vrai Vaudou, je serai toujours là ! Je suis là !

    Super ! On se retrouve donc à New York !

    L’année prochaine, oui. On y travaille.

    Bien. Restez en contact, Afropop aidera à faire passer le message.

    Source: https://afropop.org/

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