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  • Togo-La CNDH réaccréditée au statut « A » de l’ONU

    Togo-La CNDH réaccréditée au statut « A » de l’ONU

    Le sous-comité d’accréditation des Nations Unies réaccrédite au statut « A » des institutions nationales des droits de l’homme la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) du Togo.

    C’est via un communiqué signé de son président, Me Kwao Ohini Sanvee, en date de ce vendredi 28 mars, que l’information est portée à la connaissance de l’opinion : la Commission nationale des droits de l’homme est réaccréditée au statut « A » des institutions nationales des droits de l’homme par le sous-comité de l’ONU.

    La décision a été prise après son examen le 18 mars 2O25 à Genève par le sous-comité d’accréditation.

    « …haute distinction »

    Si l’information réjouit dans les milieux des défenseurs des droits humains, c’est parce que, comme le souligne un communiqué officiel, « Le statut « A » est la plus haute distinction accordée à une institution nationale des droits de l’homme (INDH) ».

    En effet, la CNDH a été honorée parce qu’elle se conforme aux « principes de Paris qui régissent le fonctionnement des INDH », notamment « l’indépendance, l’impartialité, l’efficacité, dans la protection des droits fondamentaux ».

    Portée

    Créée en 1987, cette distinction est l’aboutissement de tout ce qu’elle a entrepris depuis sa naissance jusqu’aujourd’hui.

    « L’accréditation a ce statut permet à la CNDH de disposer d’une voix prépondérante au sein de l’alliance globale des INDH et de participer aux travaux des différents mécanismes internationaux et régionaux de protection des droits de l’homme. Ce statut intervient également dans les conditionnalités des partenaires techniques et financiers et des bailleurs de fonds », souligne le communiqué.

    Le document signé par Me Sanvee indique que « cette distinction acquise en l’an 2000 et conservée depuis lors, rappelle à la CNDH son devoir d’être aux côtés des populations et des autorités afin de mobiliser davantage d’efforts en faveur des droits humains ».

  • Togbui Dagban-Ayivon : “Bè-Beach n’existe plus mais il vit en nous”

    Togbui Dagban-Ayivon : “Bè-Beach n’existe plus mais il vit en nous”

    Officiellement, depuis ce mercredi 26 mars 2025, Bè-Beach n’existe plus. La berge lagunaire est rasée pour, dit-on, un projet immobilier dont les contours demeurent aujourd’hui très flous.

    Voici la vidéo (Togovision) de Togbui Dagban-Ayivon, chef quartier d’Adakpamé, le pionnier des auteurs des constructions sur la berge lagunaire. C’est lui qui a également donné à cet espace le nom de Bè-Beach, devenu célèbre dans la capitale togolaise.

  • Togo: dans un rapport à l’ONU, la société civile dénonce les disparitions forcées et arrestations dans le Nord

    Togo: dans un rapport à l’ONU, la société civile dénonce les disparitions forcées et arrestations dans le Nord

    Le Comité des disparitions forcées des Nations unies tient actuellement sa 28ème session à Genève, du 17 mars au 4 avril 2025. À cette occasion, le Togo, ayant ratifié la convention en juillet 2014, soumet un rapport périodique sur la mise en œuvre de ses engagements en la matière. Plusieurs organisations de la société civile togolaise ont également envoyé leur propre rapport, complétant la version officielle. Celles-ci pointent notamment la situation dans le nord du pays, sous état d’urgence, les interpellations hors cadre légal et les disparitions forcées dénoncées à la suite des crises politiques qu’a traversées le pays.

    La société civile togolaise a remis son rapport au Comité des disparitions forcées de l’ONU. Elle y dénonce l’état d’urgence dans le nord, les interpellations arbitraires et les disparitions liées aux crises politiques.

    Plusieurs organisations, dont le Collectif des associations contre l’impunité au Togo (CACIT), s’intéressent particulièrement à la région des Savanes, dans l’extrême nord, placée sous état d’urgence sécuritaire depuis 2022 en raison de la menace terroriste. Elles évoquent quelques cas d’enlèvements de civils par des groupes armés non identifiés entre 2022 et 2023. Mais aussi des arrestations, notamment à Mandouri, où les proches des personnes interpellées restent sans nouvelles pendant de longues périodes.

    De plus, l’accès très restreint à la prison civile de Sotouboua, aménagée pour accueillir des personnes arrêtées dans le cadre d’enquêtes liées au terrorisme, constitue également une source d’inquiétude. Les visites des proches et des organisations y sont quasi impossibles.

    Des interpellations hors cadre légal

    Par ailleurs, la société civile mentionne les crises socio-politiques qu’a traversées le Togo. La Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJRR) aurait reçu une centaine de dépositions pour disparitions forcées. Or, à ce jour, soulignent les organisations togolaises, aucune information publique ne permet de savoir si des investigations ont été menées sur ces dossiers.

    Les organisations soulignent également certains cas d’interpellations qui s’apparenteraient à des disparitions forcées, car ne respectant pas le cadre légal. L’Association des victimes de la torture au Togo (Asvitto) cite notamment un cas précis : celui d’un fonctionnaire de la gendarmerie de Kara, disparu en août 2020 pendant son service. Sa famille demeure, jusqu’à ce jour, sans réponse.

    Contactées par RFI, les autorités togolaises n’ont pas donné suite.

    Source : rfi.fr/fr

  • « Faure Gnassingbé a usé de toutes sortes de contorsions pour se  maintenir au pouvoir »

    « Faure Gnassingbé a usé de toutes sortes de contorsions pour se  maintenir au pouvoir »

    Le passage du Togo à la cinquième République ne passe toujours pas bien que la nouvelle Loi fondamentale ait été publiée au journal officiel depuis quelques mois. Un regroupement de partis politiques lance un « appel à l’arrêt du coup d’Etat constitutionnel en cours au Togo ».

    DÉCLARATION DE LA CLASSE POLITIQUE DE L’OPPOSITION DÉMOCRATIQUE ET DE LA SOCIÉTÉ CIVILE DU TOGO.

    APPEL À L’ARRÊT DU COUP D’ÉTAT CONSTITUTIONNEL EN COURS AU TOGO.

    L’ensemble des partis politiques, des  organisations de la société civile et des personnalités signataires de cette déclaration ultime tiennent à rappeler à tout le peuple togolais aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur et à toute la communauté internationale ce qui suit :

    1)          Suite à la Conférence Nationale Souveraine organisée par l’ensemble des forces vives de la Nation Togolaise au cours de l’année 1991, le gouvernement de l’époque sous la présidence du Général Gnassingbé Eyadema, en accord avec la classe politique toute tendance confondue, a soumis au référendum en 1992, le projet de la constitution de la 4ème République qui a été voté par plus de 98% des Togolais.

    Cette constitution du 14 octobre 1992,  a subi plusieurs tripatouillages  par le même Régime RPT devenu Unir et ces différentes modifications n’avaient d’autre but que le maintien au pouvoir du clan Gnassingbé qui l’a capté depuis le coup d’État militaire de 1967 qui a suivi celui de 1963 ayant coûté la vie au père de l’indépendance le Président Sylvanus OLYMPIO.

    2)          Les modifications intervenues le 31 décembre 2002 avaient supprimé le principe de la limitation des mandats du Président de la République. C’est ainsi qu’en 2005, suite au décès du Général Gnassingbé Eyadema, son fils, Faure Essozimna Gnassingbé, avec la complicité de quelques officiers supérieurs des Formes Armées Togolaises a fait un autre coup d’État, confisquant le pouvoir d’État, en piétinant les pertinentes dispositions constitutionnelles prévues dans le cas d’espèce. Cette prise de pouvoir est intervenue après avoir tué plusieurs centaines de togolaises et de togolais.

    Depuis lors, le Togo a continué dans un cycle récurrent d’élections- contestations- répressions- dialogues.

    Les contestations de 2017 avaient conduit au dialogue sous l’égide de la CEDEAO.  La principale revendication de l’opposition à savoir le retour de la limitation des mandats à 5 ans renouvelable une seule fois a été réintroduite dans la constitution. Cette réforme, longtemps revendiquée par le peuple togolais dans sa majorité est intervenue au moment où Faure Gnassingbé bouclait déjà trois mandats de 5ans.

    Malgré un bilan très désastreux en terme de gouvernance économique, sociale et politique et aussi sur le plan des libertés publiques et des droits humains, Faure Gnassingbé a usé de toutes sortes de contorsions (coups d’État permanents, fraudes électorales, corruptions à grandes échelles, répressions féroces et aveugles, emprisonnements) pour se  maintenir au pouvoir contre le gré des Togolais.

    Aussi, et contre toute attente, alors que les derniers amendements de la constitution n’ont pas encore connu un début d’application, a-t-il décidé de changer carrément la constitution, en violation flagrante des textes en vigueur, tentant de faire passer le Togo d’un régime présidentiel à un régime parlementaire taillé sur mesure pour lui-même. Évidemment, ce renversement de la constitution  s’apparente à une monarchisation de la République Togolaise après 58 ans de règne de la famille Gnassingbé et sans aucun avis des Togolais.

    3)          C’est ainsi que dans la nuit du 26 mars 2024, au moment où le processus électoral était en pleine exécution pour le renouvellement des membres du parlement, les députés sortants, dont le mandat avait expiré depuis le 31 décembre 2023 s’arrogent le droit, en toute violation du protocole additionnel de la CEDEAO, de voter une loi pour renverser la constitution.

     Suite au tollé provoqué par ce scandale politique inédit, et pour tromper l’opinion nationale et internationale, le gouvernement a fait  suspendre le processus électoral en cours pour organiser un simulacre de consultation des chefs traditionnels en lieu et place d’un référendum.

    En tout état de cause, cette initiative ne peut prospérer car relevant d’une démarche anticonstitutionnelle inadmissible.

     En effet, la constitution de 1992 dans sa version révisée de l’année 2019 dispose en son article 59 que : << Le Président de la République est élu au suffrage universel, libre, direct, égal et secret pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois.

    Cette disposition ne peut être modifiée que par voie référendaire  >>.

    Dès lors, toute action contraire, en violation de cette disposition, relève d’un coup d’État.

     Sachant aussi que  l’article 150 de la même constitution dispose : << En cas de coup d’État ou de coup de force quelconque, tout membre du gouvernement ou de l’Assemblée nationale a le droit et le devoir de faire appel à tous les moyens pour rétablir la légitimité constitutionnelle y compris le recours aux  accords de coopération militaire ou de défense existant.

    Dans ces circonstances, pour tout Togolais, désobéir et s’organiser pour faire échec à l’autorité illégitime constitue le plus sacré des droits et le plus impératif des devoirs.

    Tout renversement du régime constitutionnel est considéré comme un crime imprescriptible contre la Nation et sanctionnée conformément aux lois de la République>>

    Dans ces conditions, les togolais ont le plein  droit de refuser ce coup d’État et de le combattre en toute légalité et avec détermination.

    C’est pourquoi les signataires de la présente déclaration demandent au peuple togolais ce qui suit :

    a)          Rejeter ce coup de force constitutionnel en rentrant en résistance contre cette nouvelle constitution. 

    b)          Constater qu’à partir du 4 mai 2025, les règnes de fait, de M. Faure Gnassingbé  prendront officiellement fin et que le Togo connaitra un vide  constitutionnel sur le plan légal.

     En conséquence, les signataires de la présente déclaration demandent instamment au gouvernement, à toutes les institutions de la République et les organisations étatiques  d’organiser sans délais des assises nationales inclusives afin de parvenir à un compromis politique historique permettant de restaurer la République Togolaise.

    Une transition politique s’impose pour sortir le Togo de l’impasse dans lequel il se retrouve.

     Les signataires prennent à témoin l’opinion nationale et internationale que le peuple togolais se dresse contre toute forme de monarchisation qu’on veut lui imposer.

    À cet effet, les signataires de la présente déclaration lancent un appel pressant à tous les corps constitués notamment les enseignants de tout degré, les avocats, les magistrats, les étudiants et élèves, les syndicats de tous secteurs d’activité, les praticiens hospitaliers les journalistes, les autorités religieuses de toutes catégories, les chefs traditionnels les commerçants, artisans et agriculteurs, les transporteurs, toutes les forces vives, la diaspora etc… à se mobiliser et à se lever comme un seul homme pour engager ensemble ce combat décisif pour la libération nationale.

    Fait à Lomé le 20 mars 2025.

    Ont signé :

    DDI

    ALCADDES

    ADMIS

    CAR

    CDPA

    DSA

    FLAMBEAU DU PEUPLE(FDP)

    GALAXIE

    GAMESU

    LA RACINE

    LDP

    MJS

  • Dosseh SOHEY : « La plateforme togolaise de la CGLTE œuvre à renforcer la sécurisation foncière, la souveraineté alimentaire.. »

    Dosseh SOHEY : « La plateforme togolaise de la CGLTE œuvre à renforcer la sécurisation foncière, la souveraineté alimentaire.. »

    En prélude au Forum social mondial de 2026, il est important de redynamiser l’antenne togolaise de la Convergence globale des luttes pour la terre et l’eau (CGLTE). C’est parce que ladite plateforme est un « creuset de réflexions des OSC » pour « des actions concertées », explique dans cette intervention Dosseh SOHEY, point focal de la Plateforme togolaise de la CGLTE.

    Vous avez organisé ces 18 et 19 mars, une rencontre nationale des OSC, en prélude au Forum Social Mondial 2026. De quoi a-t-il été question exactement ?

    Depuis quelques temps, la plateforme togolaise de la Convergence Globale des Luttes pour la Terre et l’Eau connait un certain ralentissement par rapport à ses activités. Or, ce creuset de réflexions des OSC est essentiel pour des actions concertées, étant entendu qu’aucune entité, prise individuellement, ne pourrait être véritablement efficace face aux innombrables défis. D’où la nécessité de dynamiser ce cadre de réflexions et d’actions qu’est la CGLTE.

    Ceci nous prépare en même temps au Forum Social Mondial qui aura lieu en 2026 à Cotonou au Bénin. Avant d’y participer, il est de bon aloi que les OSC togolaises soient organisées pour parler des problèmes spécifiques liés à leur environnement avec une certaine cohérence. Au cours de ces assises nationales  des 18 et 19 mars 2025 tenues à Lomé où des organisations, venues de toutes les régions du pays, se sont concertées, des thématiques qui feront l’objet du FSM 2026 ont été explorées en vue d’enrichir les réflexions qui y seront avancées par le Togo.   

    Quelles sont vos impressions par rapport au déroulement des travaux ?

    Tous les participants ont été à la hauteur. Les débats sont inclusifs, participatifs, intégratifs. Je suis heureux d’avoir gagné le pari. Je suis d’autan heureux car, après tant de moments passés sans actions, ni mobilisation, il n’est pas évident que la rencontre puisse connaitre un tel succès.

    Ce regain d’engagement des participants prouve à suffisance que la philosophie consistant à converger les actions est partagée par tous sans exception.  

    Qu’attendez-vous du FSM 2026, très important pour la justice sociale ?

    La Plateforme Togolaise de la CGLTE œuvre à renforcer la sécurisation foncière, la souveraineté alimentaire, à promouvoir l’agroécologie, la justice climatique, les droits des paysans et des communautés rurales, à travers des initiatives locales, des plaidoyers et des actions de sensibilisation. Cette rencontre annuelle sera une étape essentielle pour renforcer les synergies et construire une réponse collective aux défis actuels. 

    Il s’agit d’un espace stratégique pour discuter des propositions locales sur la gouvernance foncière et climatique, renforcer la coopération régionale et internationale avec d’autres mouvements engagés, valoriser les initiatives communautaires et les solutions alternatives portées au Togo. 

  • Forum social mondial 2026 : les OSC en mode échauffement

    Forum social mondial 2026 : les OSC en mode échauffement

    Les organisations de la société civile (OSC) du Togo prennent part ces 18 et 19 mars à Lomé à une rencontre nationale dans le cadre des préparatifs du Forum social mondial (FSM) de 2026 en terre béninoise.

    Dans le cadre de la tenue du Forum social mondial prévu en 2026 à Cotonou au Bénin, la plateforme togolaise de la CGLTE organise une rencontre de deux jours de dialogue et de réflexion autour des thématiques telles que la justice sociale et climatique, la gouvernance des ressources naturelles, la souveraineté alimentaire et agroécologie paysanne, l’-économie sociale et solidaire, la promotion de la femme, entre autres.

    Il s’agit en réalité, d’une réunion préparatoire de la Convergence globale des luttes pour la terre et l’eau ouest africaine (CGLTE-OA) pour le forum social mondial (FSM) au Bénin.

    L’objectif, mener une réflexion pour une participation active et efficace au prochain forum social mondial. Cette rencontre de quarante-huit heures vise mettre en place des représentations régionales nationales composées d’OSC, valider le plan d’actions 2025 de la CGLTE, présenter les rapports de la caravane 2023 de la convergence et présenter les enjeux du FSM aux OSC du Togo.

    Notons que le thème retenu est la “Dynamisation de la Plateforme Togolaise de la CGLTE-OA et (la) mobilisation pour le Forum Social Mondial 2026”.

    Nous y reviendrons.

  • Togo: un pas de plus vers une intégration à l’Alliance des États du Sahel ?

    Togo: un pas de plus vers une intégration à l’Alliance des États du Sahel ?

    Le Togo n’a jamais caché sa proximité avec le Mali, le Niger et le Burkina Faso, trois pays qui ont rompu avec la CEDEAO pour créer l’Alliance des États du Sahel. Après les dernières déclarations des autorités locales, le Togo fait-il un pas de plus vers l’Alliance des États du Sahel en envisageant intégrer l’organisation ? 

    Le ministre des Affaires étrangères du Togo revient à la charge. Après ses déclarations du début de l’année (sur la chaîne de télévision VoxAfrica, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration africaine du Togo réaffirmait en janvier la proximité de Lomé avec l’AES), Robert Dussey assure cette fois sur les réseaux sociaux que le Togo envisage d’adhérer à l’AES, l’Alliance des États du Sahel, l’organisation des trois putschistes galonnés : le Malien Assimi Goïta, le Burkinabè Ibrahim Traoré et le Nigérien Abdourahamane Tiani.

    À Lomé pour le moment on se veut très peu bavard après la déclaration du chef de la diplomatie togolaise, souligne notre correspondant régional, Serge Daniel. Injoignable pour le moment sur les réseaux sociaux, il justifie sa sortie : le Togo membre de l’AES pourrait devenir le port préféré pour l’économie des trois autres pays qui n’ont pas accès à la mer. Il y aurait donc un avantage économique pour le Togo à intégrer l’organisation régionale.

    Si cette intégration devient effective, elle peut se révéler être un joli coup politique au moment où la posture en vogue dans la sous-région est de défier l’ancienne puissance coloniale. Le Togo, face à l’offensive de charme du Ghana, prend de nouvelles initiatives, analyse de son côté un diplomate de la région qui ajoute : le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, n’a pas pu parler de possible intégration de son pays à l’Alliance des États du Sahel sans le feu vert du président du Togo.

    Source: Rfi

  • Au Togo, des manœuvres frauduleuses à la pompe

    Au Togo, des manœuvres frauduleuses à la pompe

    Plusieurs stations-essence de Lomé organisent des arnaques. Celles-ci viennent d’être découvertes officiellement. Des équipements non-conformes scellés.

    Tricherie

    Beaucoup de conducteurs se plaignent de ce que les litres d’essence achetés dans les stations-services ne correspondent pas réellement à la quantité vendue. C’est un secret de Polichinelle.

    Sauf que l’Agence togolaise de métrologie (ATOMET), soutenue par l’Association togolaise des consommateurs (ATC), confirme l’arnaque après une visite surprise dans plusieurs stations-service de Lomé. Le contrôle a permis de mettre au jour un système de fraudes. En effet, de grands écarts sont notés entre la qualité de carburant affichée sur les pompes et celle délivrée aux clients.

    Sanction

    « Dans ce Togo où les conducteurs d’engins à moteurs triment pour s’acheter du carburant cher, certaines stations-services se plaisent à les arnaquer en ne donnant pas la juste mesure  du prix payé », déplore le confrère Anani Sossou dans un posting sur sa page Facebook.

    Et de s’interroger : « On achète 10.000 fcfa de carburant ça ne fait même pas 20 km et le réservoir indique déjà la réserve. Pourquoi peut-on être si cruel ? Pourquoi trafiquer les compteurs ou les indicateurs de litres de carburant pour gruger les gens ? ».

    L’inspection a permis de mettre sous scellé les équipements non conformes. Laré Arzouma Botre, président la Haute Autorité de la Qualité et de l’Environnement (HAUQE), promet que « Les promoteurs des stations concernées par cette non-conformité seront sanctionnés conformément à la réglementation en vigueur ».

  • Togo- 43 élèves auteurs de cas de grossesse sur des élèves-filles exclus de leur école, la LCT coupe la poire en deux

    Togo- 43 élèves auteurs de cas de grossesse sur des élèves-filles exclus de leur école, la LCT coupe la poire en deux

    La Direction régionale de l’éducation plateaux ouest n’a pas hésité avant d’exclure 43 élèves déclarés coupables d’avoir mis enceinte leurs camarades à quelques semaines des examens de fin d’année. La Ligue des consommateurs du Togo (LCT) en mode médiation.

    Lire la position et les proposition de la LCT sur cette affaire qui secoue actuellement Lomé et ses environs.

    LIGUE DES CONSOMMATEURS DU TOGO

    DECLARATION DE LA LIGUE DES CONSOMMATEURS DU TOGO (LCT)
    Relatif à l’exclusion des élèves des établissements de la DRE Plateaux Ouest

    La Ligue des Consommateurs du Togo (LCT) souhaite exprimer son indignation face à l’ampleur croissante du phénomène des élèves enceintes dans nos écoles. Ce fléau, qui touche de nombreuses jeunes filles, est symptomatique de problèmes sociétaux plus larges qui nécessitent une attention urgente et collective.

    Nous comprenons l’indignation généralisée que suscite cette affaire au sein de la population. Il est normal que les citoyens se sentent concernés et révoltés par cette situation, qui remet en question l’avenir de nos jeunes et la qualité de notre système éducatif. Cependant, nous tenons à souligner que les sanctions, bien qu’elles puissent sembler nécessaires, ne peuvent à elles seules résoudre ce problème complexe.

    Il est impératif que les parents d’élèves prennent conscience de leur rôle fondamental dans l’éducation de leurs enfants. Renforcer l’éducation au sein des familles est essentiel pour prévenir de telles situations. Les parents doivent être des acteurs engagés, en instaurant un dialogue ouvert sur les enjeux de la sexualité et de la responsabilité.

    Sur la base des informations reçues de la Direction Régionale de l’Éducation (DRE) et de sa hiérarchie, il ressort que les élèves concernés ont la possibilité de s’inscrire dans d’autres régions éducatives et de passer leurs examens sans être inquiétés. De plus, les élèves en classe de passage peuvent également faire valoir leurs acquis du premier trimestre, afin de garantir leur droit à une éducation continue et équitable. Pour cela, il est crucial que les autorités compétentes garantissent aux enfants concernés la possibilité de s’inscrire dans les écoles de leur choix, qu’elles soient publiques ou privées.

    Nous partageons les peines de certains parents qui soient contraints de déplacer leurs enfants hors de la région d’éducation concernée en raison de ces circonstances. Cela engendre des difficultés supplémentaires pour les élèves et leurs familles.

    La LCT exhorte toutes les directions régionales de l’éducation à garantir à ces élèves leurs inscriptions dans leurs régions d’accueil. Il est de notre devoir de veiller à ce que chaque enfant ait accès à une éducation de qualité, sans discrimination ni entrave.

    En conclusion, la LCT appelle à une mobilisation générale pour aborder ce phénomène avec sérieux et compassion. Ensemble, nous pouvons œuvrer pour un avenir meilleur pour nos enfants, où ils pourront grandir en toute sécurité et épanouissement.

    Fait à Lomé, le 12 mars 2025
    Pour la LCT
    Le Président
    Dr Emmanuel SOGADJI

  • Togo-Sena Alipui, un sénateur droit dans ses bottes

    Togo-Sena Alipui, un sénateur droit dans ses bottes

    Candidat malheureux aux dernières élections législatives, Sena Alipui fait partie des vingt sénateurs nommés par Faure Gnassingbé, le chef de l’Etat. Il retrouve un nouveau canal pour continuer à faire passer ses idées.

    Ses détracteurs peuvent tout lui reprocher. Mais l’aspect sur lequel il ne transige guère reste ses convictions politiques, louent certains de ses visiteurs du soir. Très proche de Dr Gilchrist Olympio, le président national de l’Union des forces de changement (UFC), Sena Alipui fait partie des cadres de la formation à la couleur jaune à continuer d’assumer, publiquement, l’accord politique UFC-RPT du 26 mai 2010.

    Nomination

    C’est donc logiquement qu’il a été choisi pour faire partie des sénateurs par Faure Gnassingbé pour siéger au Sénat.  « C’est avec humilité, gratitude et sens du devoir  que j’ai pris fonction  ce 06 mars 2025 comme Sénateur », écrit-il sur sa page Facebook.

    Et d’enchaîner : « J’exprime mes remerciements au Président de la République, à mon patron et père politique Gilchrist Olympio, à mon parti de l’Ablodé  l’UFC, au peuple Togolais, particulièrement mes amis de l’Ogou et de l’Anié et à vous tous qui nous accompagnez dans cette lutte pour plus de Paix, plus de libertés et plus de prospérité pour tous les Togolais ».

    Le jeune sénateur promet « continuer par les voies du dialogue à bâtir un pays qui nous ressemble et nous rassemble…Le Togo d’abord, la patrie avant les partis… ».

    Opposant modéré, par comparaison à la veille garde, l’ancien vice-président de l’Assemblée nationale rassure s’employer pour un meilleur développement de son pays en mettant l’accent sur le social d’abord.

    Défis

    Celui qui est devenu vice-président de l’UFC à l’issue du congrès du 12 août 2023 sait que leur parti a perdu de sa verve. Vidé de la grande partie de ses militants, ‘’Détia’’ lutte pour retrouver une seconde jeunesse.  Un défi de taille attend donc cet inconditionnel du libéralisme politique et économique et ses camarades.

Radio Renouveau228

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