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  • Forfaits télécoms : ATC, LCT et MMLK lèvent le voile et appellent à la vigilance

    Forfaits télécoms : ATC, LCT et MMLK lèvent le voile et appellent à la vigilance

    À la faveur d’une conférence de presse tenue mercredi au CESAL, l’Association des consommateurs du Togo (ATC), la Ligue des consommateurs du Togo (LCT) et le Mouvement Martin Luther King (MMLK) ont apporté des éclairages sur la nouvelle réglementation adoptée par l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP). Au cœur de cette réforme : la possibilité pour les abonnés de récupérer leurs forfaits voix et data non consommés, jusque-là automatiquement perdus à expiration.

    La fin des pertes automatiques de crédits

    Jusqu’à récemment, les consommateurs voyaient leurs mégas et minutes disparaître dès la date de validité dépassée. Désormais, cette pratique est appelée à disparaître. Selon la déclaration conjointe des trois organisations, « la conservation des forfaits non consommés implique la fin des pertes automatiques des Mo ou minutes à l’expiration du délai de validité ».

    Concrètement, un abonné pourra conserver ses volumes restants à condition de souscrire à nouveau à la même offre dans un délai variant de 10 à 30 jours selon le type de forfait. Une mesure saluée comme une avancée majeure en matière de protection des droits des consommateurs, dans un contexte où la régulation du secteur repose de plus en plus sur la donnée.

    Autre innovation importante : la facturation à l’octet. Les services Internet seront désormais facturés à la plus petite unité de consommation, mettant fin aux arrondis au mégaoctet supérieur. Chaque franc dépensé devra ainsi correspondre à une consommation réelle, renforçant la transparence tarifaire.

    SIM, alertes et nouvelles obligations des opérateurs

    La réforme ne s’arrête pas aux forfaits. Les associations confirment également l’extension de la durée de vie des cartes SIM. Le délai d’inactivité avant la désactivation d’un numéro passe de trois à six mois, offrant un répit appréciable aux abonnés occasionnels ou en déplacement prolongé.

    Par ailleurs, les opérateurs ont désormais l’obligation d’informer leurs clients de l’expiration imminente de leurs avantages. Cette alerte devra intervenir au moins 48 heures à l’avance, ou trois heures pour les forfaits de courte durée. Une disposition destinée à éviter les mauvaises surprises et à permettre aux consommateurs d’anticiper.

    Un processus inclusif depuis 2024

    Pour l’ATC, la LCT et le MMLK, cette décision n’est pas le fruit du hasard. Elle résulte d’un processus de consultation inclusif engagé depuis décembre 2024. Les trois organisations affirment avoir été associées à toutes les étapes de l’élaboration du texte.

    Elles disent avoir formulé des propositions concrètes, fondées sur les plaintes récurrentes reçues quotidiennement. Les tournées de sensibilisation menées auprès des consommateurs, avec l’appui du régulateur, auraient également contribué à faire évoluer les pratiques. La nouvelle réglementation repose désormais sur des principes de transparence, de non-discrimination et d’équité.

    Entrée en vigueur et appel à la vigilance

    Les directives entreront en vigueur le 20 avril prochain. Les associations appellent les opérateurs Moov Africa Togo et Yas Togo à s’y conformer pleinement.

    Tout en réaffirmant leur engagement à veiller à l’application effective des mesures, elles invitent les consommateurs à rester vigilants et à signaler tout manquement. « Nous ne sommes ni omniprésents ni omnipotents », rappelle Dr Emmanuel Sogadji, président de la LCT. En cas de violation, les usagers sont encouragés à porter plainte et à contacter le numéro vert de l’ARCEP (80008000). Car, insistent les responsables, c’est aussi grâce aux remontées des consommateurs que d’autres décisions pourront être prises pour consolider ces acquis.

  • Procès en appel sur la mort du colonel Bitala Madjoulba : des peines de 3 à 50 ans requises

    Procès en appel sur la mort du colonel Bitala Madjoulba : des peines de 3 à 50 ans requises

    Au Togo, le procès en appel des sept personnes accusées dans l’affaire de l’assassinat du colonel Bitala Madjoulba a connu une étape judiciaire majeure le 25 février 2026, lorsque le procureur général de la cour d’appel militaire a requis des peines comprises entre 3 et 50 ans d’emprisonnement contre les prévenus.

    Cet événement relance un dossier qui a profondément marqué l’opinion publique togolaise et secoué l’armée nationale depuis la mort du haut gradé en mai 2020.

    Rappel des faits : une mort mystérieuse au cœur de l’armée

    Le colonel Bitala Madjoulba était commandant du 1er Bataillon d’intervention rapide (BIR) des Forces armées togolaises, une unité d’élite. Il a été tué par balle dans son bureau à Lomé dans la nuit du 3 au 4 mai 2020, quelques heures après la cérémonie d’investiture du président Faure Gnassingbé pour un nouveau mandat.

    Sa disparition brutale avait suscité une vive émotion dans le pays, compte tenu de son statut et de son rôle dans l’appareil militaire. Une enquête judiciaire a été ouverte immédiatement, avec notamment des expertises balistiques demandées à la France.

    Première instance : un verdict jugé trop clément

    Lors du premier procès, qui s’est tenu devant le tribunal militaire de Lomé :

    Deux des accusés ont été relaxés. Cinq autres ont été condamnés à des peines allant de 5 à 20 ans de prison pour des chefs d’accusation tels que complicité d’assassinat, entrave à la justice et atteinte à la sécurité intérieure de l’État.

    Parmi les mis en cause figuraient des officiers supérieurs, dont l’ancien chef d’état-major général des Forces armées togolaises, le général Félix Abalo Kadanga, ainsi que le chauffeur du colonel Madjoulba et une secrétaire présente dans la garnison cette nuit-là.

    Cependant, ce verdict avait été considéré comme trop clément par l’État togolais, qui a décidé de faire appel afin d’obtenir des sanctions plus sévères.

    Réquisitions de l’appel : des peines plus dures

    Devant la cour d’appel militaire, le procureur général a vivement critiqué le jugement de première instance, estimant que les peines prononcées ne reflètent pas la gravité des faits. Il a présenté les faits comme le fruit d’un complot minutieux avec intention de tuer, arguant que les accusés faisaient appel « pour narguer la justice ».

    Le ministère public a ainsi requis des peines allant de 3 à 50 ans d’emprisonnement, avec la demande de la peine la plus lourde pour : le général Félix Abalo Kadangha, le colonel Ali Kodjo et le chauffeur du colonel Madjoulba.

    Les auditions récentes devant la cour d’appel ont révélé des positions très similaires à celles du premier procès, certains accusés affirmant notamment ne pas avoir entendu de coups de feu dans la nuit du drame, à l’exception d’une sentinelle qui avait cru à l’éclatement d’un pneu.

    Réactions et enjeux

    Ce procès en appel est perçu comme un test important pour le système judiciaire togolais, confronté à des questions sensibles sur l’état de droit, la responsabilité militaire et la transparence dans une affaire touchant directement l’armée et la sécurité intérieure.

    Du côté de la défense, certains avocats ont déjà dénoncé des vices de procédure et un manque de preuves tangibles dès le premier procès, accusations qui continuent d’être soulevées dans le cadre de l’appel.

    Les plaidoiries sont prévues pour se poursuivre dans les prochains jours, et l’on attend désormais les décisions de la cour pour mesurer l’impact de cette affaire sur le climat politique et institutionnel au Togo.

    Si tu le souhaites, je peux te mettre en forme cet article pour publication (version presse ou réseau social) ou te fournir un contexte plus large sur les conséquences politiques et sociales de cette affaire au Togo.

  • Togo : L’ITIE proroge de dix jours la date limite de dépôt des candidatures pour le renouvellement de ses membres

    Togo : L’ITIE proroge de dix jours la date limite de dépôt des candidatures pour le renouvellement de ses membres

    Initialement prévue pour s’achever le 20 février 2026, la date butoir de dépôt des dossiers est prorogée de dix (10) jours. Les organisations intéressées disposent ainsi d’un délai supplémentaire pour soumettre leur candidature au secrétariat technique de l’ITIE-Togo.

    Chargée de promouvoir la transparence et la redevabilité dans la gestion des revenus issus des ressources minières, l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) au Togo poursuit la mise en œuvre du processus de renouvellement de ses membres. Dans cette optique, le secrétariat technique a lancé un appel à candidatures à l’endroit des organisations de la société civile togolaise engagées dans la promotion de la transparence, de la responsabilité et de l’obligation de rendre compte dans le secteur extractif.

    Initialement prévue pour s’achever le 20 février 2026, la date butoir de dépôt des dossiers est prorogée de dix (10) jours. Les organisations intéressées disposent ainsi d’un délai supplémentaire pour soumettre leur candidature au secrétariat technique de l’ITIE-Togo.

    Cet appel vise la mise en place d’un collège de la société civile chargé de procéder à l’élection de ses représentants au sein du collège national de supervision du Comité de pilotage de l’ITIE. Les ONG, associations, médias et réseaux de groupes justifiant d’un intérêt avéré pour l’amélioration des conditions de vie des populations togolaises sont invités à prendre part au processus.

    Les pièces à fournir

    Les dossiers de candidature doivent comporter :

    • une copie du récépissé de déclaration ;
    • les copies des statuts et du règlement intérieur ;
    • l’identité des membres de la direction ;
    • l’organigramme de l’organisation ;
    • le plan d’activités des cinq (5) dernières années.

    À ces documents s’ajoutent une lettre de motivation adressée au Coordonnateur national de l’ITIE-Togo, exprimant l’intérêt de l’organisation à accompagner la mise en œuvre de l’initiative, ainsi qu’un mémorandum de deux (2) pages maximum détaillant son engagement dans le secteur extractif et sa capacité à défendre les principes de l’ITIE.

    Après la clôture des dépôts, une commission du secrétariat technique procédera à l’analyse et à l’évaluation des candidatures. Les organisations retenues constitueront le collège de la société civile, lequel élira trois (3) représentants appelés à siéger au sein du groupe multipartite pour un mandat de trois (3) ans.

    Pour toute information complémentaire, les intéressés peuvent consulter le site officiel de l’ITIE-Togo (www.itietogo.org).

    Les dossiers sont reçus sous pli fermé au secrétariat technique de l’ITIE-Togo, la nouvelle date limite étant fixée dix jours après l’échéance initiale

  • Togo-Senzaa, l’étoile discrète de la musique

    Togo-Senzaa, l’étoile discrète de la musique

    Dans le paysage musical togolais, certains talents s’imposent comme des évidences. Senzaa Brown, plus connue sous le nom de Senzaa, fait incontestablement partie des artistes les plus douées de sa génération. Voix puissante, présence scénique magnétique, aisance linguistique et capacité à naviguer entre les styles : tout, chez elle, respire l’excellence. Pourtant, une question persiste : pourquoi sa carrière ne décolle-t-elle pas à la hauteur de son immense talent ?

    Débuts précoces et prometteurs

    L’histoire commence très tôt. À seulement 13 ans, Senzaa intègre Harmonie, la chorale gospel de son église. Très vite, malgré son jeune âge, elle s’impose comme leader vocal. Une précocité qui annonce déjà une trajectoire hors norme. Avec le groupe, elle enregistre un album et participe à une tournée européenne destinée à lever des fonds pour la construction d’une grande salle de spectacle au Togo. Une expérience formatrice, à la fois artistique et humaine.

    Deux ans plus tard, elle franchit un nouveau cap. À l’issue d’un casting réunissant une cinquantaine de candidates, elle est la seule retenue pour intégrer le groupe tradi-moderne The Seeds. Avec cette formation, elle enregistre deux albums et effectue plusieurs tournées aux États-Unis. Une immersion internationale qui affine son identité musicale et renforce son professionnalisme.

    Distinctions et collaborations prestigieuses

    En 2009, Senzaa reçoit plusieurs récompenses, dont un prix au Festival SICA du Bénin, confirmant son statut d’artiste montante. En 2014, elle sort le single « Gamea la su », produit par Karlos Danklou, fondateur du label All That Production. Suivront « Otsi mgbé » (2014) et « Alogbalo » (2015), qui consolident sa présence sur la scène afro-urbaine.

    Mais c’est aussi par ses collaborations que Senzaa impressionne. Elle partage la scène ou prête sa voix à des figures majeures comme Lokua Kanza, Sexion d’Assaut, Singuila, Toofan ou encore Yemi Alade. Des rencontres artistiques qui témoignent de la reconnaissance de ses pairs.

    En 2018, elle signe sur le label Empire Company du rappeur Pit Baccardi et sort « Mbongo Chobi » en featuring avec Magasco. Le clip, tourné à Limbe par le réalisateur Dr Nkeng Stephens, séduit par son esthétique et son énergie afro-dansante. Le morceau mêle anglais et français avec une fluidité remarquable, confirmant son potentiel international.

    Égérie et actrice

    En 2014, Senzaa devient l’égérie de Togo Télécom, symbole d’une reconnaissance nationale forte. Mais son talent ne se limite pas à la musique.

    En 2017, elle décroche le rôle principal dans la série télévisée « Aïssa », réalisée par Jean Roke Patoudem et diffusée sur Canal+ Afrique ainsi que sur TV5Monde. Aux côtés d’acteurs venus de plusieurs pays africains, elle démontre une aisance naturelle devant la caméra. Une corde supplémentaire à son arc.

    Talent immense, reconnaissance en suspens

    Alors pourquoi Senzaa ne bénéficie-t-elle pas d’une explosion médiatique comparable à celle d’autres artistes de sa génération ? Est-ce un déficit de stratégie marketing ? Un manque d’accompagnement structuré ? Ou simplement la difficulté pour les artistes togolais de percer durablement sur le marché continental et international ?

    Dans une industrie où l’image et la visibilité numérique jouent un rôle déterminant, le talent seul ne suffit plus. Senzaa possède la voix, l’expérience internationale, les collaborations et la polyvalence. Il ne lui manque qu’un déclic : un hit continental, une stratégie de positionnement audacieuse ou un management capable de transformer l’essai.

    Une chose est sûre : l’histoire de Senzaa est loin d’être terminée. Et si son heure n’avait pas encore sonné, elle demeure, sans conteste, l’une des plus grandes voix de sa génération au Togo.

  • Edimess Plage: la nouvelle adresse chic et gourmande de Lomé

    Edimess Plage: la nouvelle adresse chic et gourmande de Lomé

    Situé en plein cœur de Lomé, Edimess Plage s’est rapidement imposé comme l’un des restaurants africains les plus prisés de la capitale togolaise.

    Juste en face de la direction générale de Ecobank ETI, au quartier Ablogamé et non loin de l’hôtel Véronica Guest House sur le boulevard du Mono, cet établissement attire désormais gourmets, amateurs de cuisine locale et stars en quête de saveurs authentiques et d’une ambiance conviviale.

    Entre tradition et créativité

    Ce qui distingue Edimess des autres restaurants de Lomé, c’est son engagement à proposer une cuisine africaine faite maison, bio et savoureuse, préparée avec des ingrédients frais et locaux, comme si vous étiez à la maison. Les plats phares incluent des classiques ouest-africains revisités : fufu, akoumé (pâte), sauces riches en arachide ou graine, poissons et viandes grillés, mais aussi des recettes uniques qui vous feront voyager à travers les terroirs africains. À Lomé, où la gastronomie locale est déjà très riche, Edimess se place comme une référence incontournable dans ce paysage culinaire varié.

    Authenticité dans chaque verre

    Outre une carte de plats faits maison, Edimess se distingue aussi par sa liqueur signature : la « Liqueur Edimess », un ”sodabi” soigneusement travaillé et arrangé. Cette boisson typiquement africaine, aux arômes puissants et raffinés, est idéale aussi bien en apéritif pour ouvrir l’appétit, qu’en digestif pour prolonger la soirée. Ce qui fait de chaque repas une expérience gustative complète, allant du palais à la convivialité d’une bonne table.

    Une ambiance chic et décontractée

    À l’image des lieux les plus prisés de Lomé, Edimess Plage est bien plus qu’un simple restaurant. C’est un espace de vie : un restaurant, un bar à cocktails et un lieu de rencontre. Vous pouvez y dîner tranquillement, siroter un cocktail sous les palmiers, ou encore profiter de la vibe locale en soirée. L’ambiance y est chaleureuse et animée, avec une clientèle cosmopolite et festive.

    Un lieu où les stars aiment se retrouver

    Ce restaurant s’est forgé une réputation solide auprès des habitués du show-biz togolais et international, qui apprécient l’authenticité de la cuisine, la qualité du service et l’ambiance unique du lieu. Dans une ville où les options gastronomiques sont nombreuses mais souvent similaires, Edimess offre une expérience culinaire et sociale qui sort du lot.

    Sur place (Dine-in), à emporter (Takeout) ou en livraison (Delivery), les clients peuvent savourer des mets succulents, généreux et accessibles à des prix concurrentiels, dans un contexte économique où le rapport qualité-prix est devenu essentiel.

    Événements et soirées live

    Edimess Plage n’est pas qu’un restaurant, insiste l’auteur de ces lignes : c’est aussi une scène culturelle dynamique. Par exemple, le 14 février dernier, une soirée live animée a été organisée et animée par l’artiste Wedy dans une ambiance festive et musicale, parfaite pour célébrer la Saint-Valentin autrement.

    Edimess Plage est devenu un lieu incontournable à Lomé, alliant cuisine africaine authentique, ambiance branchée et liqueur artisanale. Que vous soyez amateur de gastronomie africaine, en quête d’un bon repas entre amis ou à la recherche d’une soirée animée, Edimess est la destination idéale.

    Infos pratiques

    Pour réserver votre table ou commander vos plats préférés au chez soi, appelez simplement :

    +228 99 63 29 28 ou +228 91 58 50 03

  • L’État frappe, quatre églises suspendues au Togo

    L’État frappe, quatre églises suspendues au Togo

    À Lomé, la décision est tombée comme un coup de tonnerre. Quatre églises ont été suspendues pour non-respect des règles en matière de nuisances sonores.

    L’annonce faite le 23 février 2026 par les autorités togolaises marque un nouveau tournant dans la gestion des lieux de culte accusés de troubler la tranquillité publique.

    Depuis plusieurs années, les plaintes de riverains se multiplient dans différents quartiers de la capitale et de l’intérieur du pays. Cultes nocturnes, veillées prolongées, sonorisations excessives, haut-parleurs orientés vers les habitations : la cohabitation entre certaines églises et leurs voisins est devenue source de tensions permanentes.

    Une loi qui existe, mais peu respectée

    Au Togo, la réglementation en matière de nuisances sonores est pourtant claire. Les textes encadrent l’utilisation des amplificateurs et fixent des seuils sonores à ne pas dépasser, notamment la nuit. Les activités susceptibles de troubler le repos des populations doivent faire l’objet d’autorisations spécifiques et respecter des horaires précis.

    Mais dans les faits, nombre de pasteurs et responsables de lieux de culte semblent ignorer ces dispositions. Dans plusieurs quartiers de Lomé, des offices débutent à l’aube et se prolongent tard dans la nuit, parfois jusqu’aux petites heures du matin. Les habitants dénoncent un calvaire quotidien : sommeil perturbé, enfants incapables d’étudier, malades privés de repos.

    La liberté de culte est un droit fondamental garanti par la Constitution togolaise. Mais elle ne saurait s’exercer au détriment du droit des autres citoyens à la tranquillité et à la santé. C’est ce rappel à l’ordre que l’État semble vouloir faire passer à travers ces suspensions.

    Une prolifération incontrôlée ?

    Ces dernières années, le Togo a connu une multiplication spectaculaire des églises, notamment évangéliques et charismatiques. Dans certains quartiers, on compte plusieurs lieux de culte sur un même périmètre, souvent installés dans des habitations transformées ou des bâtiments inadaptés.

    Au-delà des nuisances sonores, se pose la question de l’encadrement administratif et financier de ces structures. Beaucoup fonctionnent sans réelle transparence, avec des responsables autoproclamés, sans formation théologique solide ni cadre organisationnel clair.

    Certains observateurs dénoncent l’émergence de « pasteurs-entrepreneurs », transformant la foi en véritable activité lucrative. Dîmes, offrandes, “semences de foi”, campagnes de délivrance payantes : pour de nombreux fidèles aux revenus modestes, la pression financière peut être lourde. L’église devient alors, selon les critiques, un modèle économique plus qu’un espace spirituel.

    Vers un modèle à la rwandaise ?

    La décision togolaise rappelle inévitablement ce qui s’est passé au Rwanda sous la présidence de Paul Kagame. À partir de 2018, les autorités rwandaises ont fermé plusieurs milliers d’églises pour non-conformité aux normes administratives, sanitaires et acoustiques. Kigali avait invoqué la nécessité de professionnaliser le secteur religieux et de mettre fin aux abus.

    Si le contexte togolais est différent, la question mérite d’être posée : le pays s’achemine-t-il vers un encadrement plus strict, voire une vaste opération de mise en conformité des lieux de culte ?

    Pour l’heure, les autorités togolaises n’ont pas annoncé de campagne massive de fermeture. Mais le message est clair : la loi s’applique à tous, y compris aux responsables religieux.

    Trouver l’équilibre

    Le défi pour l’État sera de trouver un équilibre délicat entre respect de la liberté religieuse et protection de l’ordre public. Les églises jouent un rôle social indéniable : soutien moral, solidarité, encadrement des jeunes. Mais elles ne peuvent prospérer dans l’illégalité ou au mépris du bien-être collectif.

    La suspension des quatre églises sonne comme un nouvel avertissement (ce n’est pas la première fois que des églises sont fermées par les autorités compétentes). Elle pourrait marquer le début d’une nouvelle ère où foi et responsabilité civique devront enfin marcher main dans la main

  • Michel Gohou, le visage des Clubs Santé SOS Docteur TV

    Michel Gohou, le visage des Clubs Santé SOS Docteur TV

    L’humoriste ivoirien Michel Gowou est désormais l’ambassadeur des Clubs Santé SOS DOCTEUR TV pour la promotion de la culture, de la santé et de l’engagement social.

    L’acteur et humoriste ivoirien Michel Gohou Doukrou, plus connu sous le nom de Michel Gowou, est avant tout une personnalité emblématique du cinéma et de la comédie en Afrique francophone. Le natif de Gagnoa s’est imposé comme une figure incontournable du divertissement avec plus de 30 années de carrière dans le théâtre, la télévision et le cinéma.

    Michel Gohou n’est pas seulement un artiste apprécié du public : au-delà de la scène, il est aussi engagé dans diverses causes sociales, notamment dans le domaine de la santé et de la sensibilisation. C’est bien lui qui a été choisi pour être comme ambassadeur des Clubs Santé SOS DOCTEUR TV. En clair, il est devenu le représentant d’honneur de ces clubs de santé, renforçant ainsi son rôle de figure publique porteuse de messages de bien-être et de responsabilité sanitaire.

    Initiative éducative et communautaire

    Les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV sont un projet porté par l’ONG AIMES-AFRIQUE, liée à la chaîne de télévision thématique 100 % santé SOS DOCTEUR TV. Lancée pour promouvoir l’éducation à la santé dans les écoles et les communautés, cette initiative vise à inculquer aux jeunes des connaissances pratiques sur l’hygiène, la prévention des maladies et des modes de vie sains.

    Ces clubs sont déployés dans plusieurs établissements secondaires du Togo et s’appuient sur une série d’axes stratégiques se déclinant en la sensibilisation à la santé sexuelle, l’éducation aux valeurs sanitaires, la formation de comités régionaux, la production d’émissions télévisées par les élèves et des activités sportives.

    Objectif ? Faire des élèves non seulement des apprenants mais aussi des acteurs actifs de la promotion de la santé dans leurs communautés.

    La démarche des Clubs Santé SOS DOCTEUR TV s’inscrit dans une vision plus large, celle d’une télévision éducative et sociale qui utilise les médias, la culture et l’engagement de personnalités publiques pour atteindre des objectifs de santé publique.

     SOS DOCTEUR TV, créée en 2020, est elle-même pionnière en Afrique comme la première Web TV entièrement dédiée à la santé. Elle offre une grille de programmes riches en informations, émissions et sensibilisation 24 h/24.

    Ambassadeur de cœur pour les Clubs Santé

    Le fait que Michel Gowou soit présenté comme « ambassadeur des Clubs Santé SOS DOCTEUR TV » repose sur plusieurs actions publiques et collaborations médiatisées montrant son soutien à des causes liées à la santé. Par exemple, il a récemment participé à des initiatives caritatives en faveur de la santé néonatale à Lomé, au Togo, où il s’est associé à des autorités locales pour promouvoir des actions en faveur des enfants et des populations vulnérables.

    Cette association suggère que l’artiste joue un rôle d’ambassadeur de bonne volonté ou de porte-parole pour des projets tels que les Clubs Santé, en prêtant son image, son influence médiatique et son engagement social pour promouvoir l’éducation sanitaire, encourager la participation communautaire et attirer l’attention des médias et du public sur les enjeux de santé.

    Une figure médiatique au service de la santé publique

    L’implication de personnalités comme le célèbre humoriste ivoirien dans des projets de santé publique témoigne de la stratégie croissante des organisations comme SOS DOCTEUR TV pour allier culture populaire, médias et sensibilisation sanitaire. Un ambassadeur de ce type n’est pas seulement un symbole : il est un vecteur de messages positifs, capable de toucher des millions de personnes à travers son réseau, ses performances et sa présence médiatique.

    Dans la peau d’ambassadeur des Clubs Santé SOS DOCTEUR TV, Michel Gohou va incarner une figure charismatique prête à utiliser son influence pour inspirer des comportements responsables, sensibiliser les jeunes aux enjeux sanitaires et renforcer les actions éducatives dans les écoles et les communautés.

  • Génie Imhotep : quand Michel Gohou inspire les jeunes talents à travers le savoir et la santé

    Génie Imhotep : quand Michel Gohou inspire les jeunes talents à travers le savoir et la santé

    L’émission éducative Génie Imhotep, un jeu télévisé qui allie culture générale et sensibilisation à la santé, a marqué les esprits ce samedi avec la présence du célèbre humoriste ivoirien Michel Gohou, en tant qu’invité d’honneur de cette édition diffusée sur SOS Docteur TV.

    Une compétition au service de l’éducation

    Conçu comme un défi de culture générale axé sur la santé, Génie Imhotep met en compétition des élèves de collèges et lycées autour de questions liées à la santé, aux sciences et à la société, avec pour objectif de promouvoir l’excellence scolaire et l’engagement citoyen chez les jeunes.

    Lors de l’édition du samedi 21 février 2026, le duel opposant le Lycée Avedji au Lycée Tokoin 2 a tenu toutes ses promesses, offrant aux téléspectateurs une confrontation riche en savoir et en stratégie intellectuelle.

    Michel Gohou, un soutien symbolique

    La présence de Michel Gohou, figure emblématique du rire et de la scène artistique africaine, a ajouté une dimension particulière à cette rencontre. Acclamé par les élèves et les organisateurs, il a partagé son admiration pour l’engagement des participants et la qualité du programme.

    Intervenant sur le plateau, l’artiste a salué l’initiative éducative et encouragé les jeunes à poursuivre leurs efforts, soulignant que l’excellence peut s’exprimer aussi bien dans le domaine intellectuel que sur les planches artistiques.

    Un programme éducatif au cœur du paysage médiatique togolais

    Produit et diffusé par SOS Docteur TV, une chaîne spécialisée dans l’information et la sensibilisation sur les enjeux liés à la santé, Génie Imhotep s’inscrit dans une logique de promotion de la culture sanitaire en milieu scolaire. En effet, l’émission est conçue pour être un outil de formation ludique. Elle s’emploie à encourager et inciter les jeunes à s’approprier des connaissances essentielles tout en rivalisant dans un esprit de camaraderie et de réflexion.

    Au terme de la compétition, c’est le Lycée Tokoin 2 qui s’est imposé, démontrant une préparation solide et une excellente maîtrise des thèmes abordés.

    Au-delà du résultat, Génie Imhotep reste un espace où la connaissance, la curiosité et la créativité se rencontrent. Surtout où la jeunesse togolaise est invitée à s’ouvrir aux enjeux de la santé et du savoir.

    Programmé chaque semaine sur SOS Docteur TV,  Génie Imhotep est accessible sur la télévision et les plateformes numériques. Son objectif, célébrer l’éducation, la santé et l’esprit compétitif chez les élèves. C’est dire que c’est bien plus qu’un concours.

    Michel Gowou et Dr Serge Michel Kodom au milieu de la photo
  • Dr Jean Emmanuel Gnagnon : « Le Togo doit se restaurer par sa jeunesse et sa vision »

    Dr Jean Emmanuel Gnagnon : « Le Togo doit se restaurer par sa jeunesse et sa vision »

    Dans l’émission Grand Rendez-vous animée par Eugène Atigan, Dr Jean Emmanuel Gnagnon, président du Mouvement togolais pour la restauration (MTR), a détaillé sa vision pour l’avenir du Togo et de l’Afrique. Rencontre avec un acteur politique qui s’affirme comme une voix émergente dans le paysage politique togolais.

    Un message central : la jeunesse comme force de changement

    Lors de l’entretien, Dr Gnagnon a fait de la jeunesse africaine le cœur du changement politique et social. Selon lui, face aux transformations profondes que traverse le continent, les jeunes doivent cesser d’être spectateurs et devenir des acteurs majeurs de la construction nationale : « La jeunesse africaine n’a pas de choix : nous devons nous mobiliser, rassembler les talents et penser une Afrique nouvelle, émergente et unie ».

    Il a insisté sur la nécessité d’une action collective portée par une jeunesse consciente de ses responsabilités, capable de répondre aux défis économiques, politiques et sociaux actuels.

    Restaurer la gouvernance et la cohésion sociale

    Dr Gnagnon a également évoqué la mission du MTR, qui selon lui vise à restaurer l’État togolais dans sa vocation de servir le peuple. Cela passe, d’après lui, par la refondation de la confiance entre les institutions et les citoyens, et par une implication plus forte de toutes les couches sociales dans la vie politique.

    Il a par ailleurs souligné l’importance de la cohésion nationale, affirmant que le Togo doit dépasser les divisions historiques pour bâtir une société inclusive et solidaire, capable de relever les défis contemporains.

    L’inclusion des femmes et des jeunes en politique

    Outre la jeunesse, Dr Gnagnon a plaidé dans plusieurs forums pour une plus grande inclusion des femmes et des jeunes dans les processus politiques. Il estime que ces acteurs ont un rôle essentiel à jouer dans l’amélioration de la gouvernance démocratique et dans la lutte contre la désinformation qui mine parfois l’engagement citoyen.

    Une AFC politique tournée vers l’Afrique unie

    Au-delà du contexte national togolais, Dr Gnagnon a montré une vision panafricaine. Il considère que les défis africains, qu’ils soient économiques, sociaux ou institutionnels, nécessitent une réponse collective des nations du continent. Cela implique, selon lui, une mobilisation au-delà des frontières pour une Afrique plus unie, forte et capable de défendre ses intérêts dans un monde globalisé.

    Au terme de cette interview, Dr Jean Emmanuel Gnagnon a réaffirmé son engagement pour un Togo renouvelé par sa jeunesse, une gouvernance rénovée et une cohésion nationale renforcée. Pour lui, ce sont ces piliers qui permettront au pays et au continent de répondre aux défis du XXIᵉ siècle.

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