L’Association Galien Africa a lancé l’Appel à candidatures pour la cinquième édition du prix qui porte son nom. C’était le 31 mars dernier, en partenariat avec la Fondation de l’institution.
Dakar (Sénégal), 31 mars 2025 – En partenariat avec la Fondation Galien, l’Association Galien Africa lance, ce 31 mars 2025, l’Appel à candidature pour la cinquième édition du Prix Galien Afrique qui consacre l’excellence et l’innovation. Les dossiers de candidature devront être soumissionnés en ligne sur www.prixgalienafrique.com.
Depuis cinq ans, le Prix Galien Afrique a pour but de primer les chercheurs, les institutions et industries pharmaceutiques du secteur public ou du secteur privé ayant mis au point des initiatives, des services, des produits pharmaceutiques, biotechnologiques, de phytothérapie, de diagnostic, des dispositifs médicaux et des solutions digitales récemment introduits sur le marché africain.
Quatre prix peuvent être décernés :
Le meilleur produit pharmaceutique,
Le meilleur produit de tradithérapie,
Le meilleur produit biotechnologique,
La meilleure technologie médicale ou solution digitale (dispositif médical, de diagnostic, esanté, télémédecine, dossier patient, etc.).
Chaque Prix est doté d’une bourse de 20 000 000 FCFA (Vingt Millions de Francs Cfa), soit environ 30 000 USD (Trente Mille US Dollars).
Ils seront attribués pour les produits, initiatives et services très probants ou prometteurs, dans le domaine des découvertes et thérapies innovantes aux services de l’humanité et de la santé animale et environnementale. Le Prix Galien Afrique récompense les sciences pharmaceutiques qui améliorent la condition humaine, animale et environnementale, principalement sur la base de deux critères : Innovation et/ou découverte Impact sur le continent africain.
La Fondation Galien créée par feu M. Elie Wiesel, Prix Nobel de la Paix, décerne depuis plus de 50 ans le Prix Galien international qui se positionne comme le Prix Nobel en matière d’innovation pharmaceutique.
Depuis 2009 il lui est associé un Forum scientifique.
Depuis 2018, le Forum Galien Afrique est organisé à Dakar et abritera cette année la cinquième édition du Prix Galien Afrique.
Le Forum Galien Afrique, offre une plateforme d’échanges scientifiques de haut niveau sur des questions d’intérêt commun, les priorités de notre continent pour les africains et par les africains. Il réunit des Prix Nobel, des Leaders politiques, des experts, des chercheurs, des étudiants, des médecins, des socio-anthropologues, des biologistes, des innovateurs, des investisseurs, des organisations internationales, la société civile, le secteur privé, etc.
Les dépôts de candidature sont faits uniquement par voie électronique sur la base du formulaire disponible à l’adresse web : www.prixgalienafrique.com
Les autorités togolaises ont pris des initiatives pour rendre plus abordables les soins de santé maternelle, mais il est essentiel qu’elles mettent en place de nouvelles mesures pour que les femmes enceintes puissent accoucher de façon digne dans des établissements où elles recevront une aide et des soins appropriés.Agissez maintenant pour exigez la garantie du droit à la santé maternelle au Togo.
Quel est le problème?
Au cours des dernières années, les autorités togolaises ont pris des initiatives pour rendre plus accessibles les soins de santé maternelle. Le programme Wezou, lancé en 2021, représente une importante avancée car il vise à réduire les taux de mortalité maternelle et néonatale en permettant aux femmes d’avoir accès aux services de santé maternelle à moindres frais. Une dérogation spéciale est accordée aux jeunes filles âgées de moins de 18 ans selon les autorités. Cependant des améliorations sont encore nécessaires.
En amont de son lancement, des sites internet officiels avaient annoncé que le programme Wezou allait « rendre les soins de santé gratuits pour les femmes enceintes ». Mais en pratique, seuls certains services sont gratuits. Par exemple, les antibiotiques qui sont souvent prescrits après l’accouchement ne sont pas couverts par le programme. Aussi, le programme Wezou est conçu pour l’échelon sanitaire périphérique c’est-à-dire les centres médico-sociaux (CMS). Il n’est pas effectif au centre hospitalier universitaire Sylvanus Olympio (CHU SO) ce qui constitue également un frein à l’effectivité de la prise en charge pour les couches les plus vulnérables—y compris les patientes mineures qui ont besoin de l’accord du service en charge du programme afin d’être enrôlées.
Selon les lignes directrices de l’OMS, il est important de promouvoir des « soins de maternité respectueux », c’est-à-dire des soins qui sont fournis avec humanisme de façon à préserver la dignité des femmes {…}, à garantir leur protection contre la souffrance et les mauvais traitements ». Cependant, malgré les efforts consentis par le gouvernement togolais pour réduire les taux de mortalité maternelle et néonatale, les femmes enceintes sont toujours vulnérables face à une mauvaise prise en charge ; le personnel de santé reste indexé même si pour eux aussi les conditions de travail sont difficiles.
Tous les services de maternité visités manquaient de personnel suffisant mais également d’équipements de base nécessaires pour recevoir les patientes et assurer les soins. Dans un des centres médico-sociaux (CMS) de Lomé, la délégation d’Amnesty International a constaté que les tables d’examen étaient en piteux état dans la salle de consultation anténatale, et en raison du manque de lampes scialytiques, les sage-femmes devaient utiliser la torche de leur téléphone portable pendant les consultations.
En 2024, un important lot de matériel a aussi été mis à la disposition des structures sanitaires pour renforcer leurs capacités de prise en charge. De même le personnel soignant a été renforcé en effectif notamment au niveau des sages femmes, accoucheuses et des gynécologues obstétriciens
Cependant, ces efforts notables restent insuffisants face à la situation constatée dans les services de maternité qui ont été visités par les délégués d’Amnesty International. Les autorités togolaises doivent agir pour mettre fin aux mauvaises conditions d’accouchement que vivent les femmes enceintes dans les centres de santé au Togo.
Ce que vous pouvez faire
Rejoignez-nous pour exiger la garantie du droit à la santé maternelle au Togo. Signez cette pétitionmaintenant!
Le Niger est parvenu à éliminer l’onchocercose, maladie encore appelée la cécité des rivières. Une prouesse que Dr Paulin Basinga, directeur de la Fondation Bill Gates pour l’Afrique, salue dans la tribune ci-après.
Dans un petit village de la région de Tahoua, au Niger, un homme du haut de ses 80 ans est assis à l’ombre, ses yeux voilés par une cécité irréversible. Sa femme, septuagénaire, est assise à proximité, son corps couvert de cicatrices sous ses vêtements. Ils font partie des dernières personnes au Niger que le Dr Salissou Adamou a traitées pour la cécité des rivières (également connue sous le nom d’onchocercose), une maladie cruelle qui prive les gens de leur vue, de leur santé et de leur dignité.
Environ 70 % des membres de cette communauté ont souffert de la cécité des rivières, l’une des 21 maladies tropicales négligées (MTN) qui, à elles seules, touchent plus d’un milliard de personnes dans le monde. Cette maladie a fait des ravages dans les écoles et les exploitations agricoles locales, plongeant les familles dans la pauvreté. Un grand nombre de leurs voisins ont fui en cherchant une solution, à la fois pour échapper à la maladie et pour fuir la peur.
En moins d’une génération, le contexte s’est remarquablement amélioré. Cela est dû en grande partie grâce à M. Salissou, qui coordonne le programme national de lutte contre la cécité des rivières au Niger avec le soutien du Comité pour l’élimination de l’onchocercose, un réseau mondial d’ONG et d’experts de la maladie, ainsi que des sociétés pharmaceutiques et des donateurs. Plus tôt dans la journée, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a certifié que le Niger avait éliminé la cécité des rivières en tant que problème de santé publique, ce qui signifie qu’aucun enfant né au Niger aujourd’hui ne craindra d’être aveugle de façon permanente à cause de cette maladie évitable.
Cette avancée extraordinaire, qui s’est faite en 45 ans, n’est pas seulement un triomphe en matière de santé publique. C’est la preuve de ce qui est possible lorsque les pays touchés et les donateurs mondiaux s’unissent derrière un objectif commun.
Reconnaissance
Et ce ne sera pas la dernière, car chaque jour, des champions locaux comme le Dr Salissou font tomber les barrières pour éliminer les MTN et s’assurer qu’elles ne reviennent pas. Certains font office d’historiens, passant au peigne fin de vieilles cartes et de vieux dossiers pour identifier tous les villages qui ont signalé un cas. D’autres se portent volontaires pour servir d’appât humain, s’asseyant pendant des heures sur le lit des rivières – la peau exposée – pour attirer et attraper de minuscules mouches avant qu’elles ne piquent, une tâche dangereuse mais nécessaire qui permet aux scientifiques de suivre la propagation de la maladie.
Leurs efforts inlassables méritent à la fois une large reconnaissance et le soutien total des bailleurs de fonds et des décideurs politiques.
Les programmes visant à éliminer les MTN telles que la cécité des rivières font bien plus que restaurer la santé. Ils permettent aux enfants de rester à l’école, aux adultes d’aller travailler et aux familles d’échapper à la pauvreté. Rien qu’au Niger, on estime que l’élimination de la cécité des rivières ajoutera 2,3 milliards de dollars à l’économie du pays en permettant à un plus grand nombre de personnes de mener une vie productive. Le rapport coût-efficacité est frappant : de nombreuses personnes peuvent être atteintes et traitées pour moins de 50 cents de dollars par personne.
À l’échelle mondiale, 55 pays ont désormais éliminé au moins une MTN, ce qui représente plus de la moitié du chemin à parcourir pour atteindre l’objectif de 100 pays d’ici à 2030 fixé par l’OMS. Plus de 20 de ces pays se trouvent en Afrique, ce qui constitue un exploit remarquable compte tenu de la charge de morbidité disproportionnée de ce continent. Pourtant, plus d’un milliard de personnes dans le monde restent exposées au risque. Pour honorer les efforts des champions locaux et accélérer les progrès, les programmes de lutte contre les MTN ont besoin de ressources plus importantes et de meilleure qualité.
Tout d’abord, les gestionnaires de programmes ont besoin de données fiables pour comprendre les lieux de propagation des maladies afin que les personnes reçoivent un traitement en temps voulu. Des technologies telles que l’intelligence artificielle et la cartographie géospatiale, qui combinent des données sur les conditions météorologiques, les populations et d’autres éléments de manière visuelle, permettent de localiser plus précisément les habitats changeants des insectes vecteurs de maladies, afin que les équipes sachent dans quelles zones allouer des ressources. Les investissements dans le développement de ces outils permettront de s’assurer que les programmes les exploitent au maximum.
Le dépistage des maladies n’est qu’une partie du défi. Les équipes chargées des programmes ont besoin de médicaments efficaces pour prévenir ou traiter rapidement les maladies. Bien qu’il existe de nombreux traitements éprouvés, des schémas thérapeutiques plus courts permettraient aux agents de santé de traiter les malades en moins de consultations et sur des périodes plus courtes, ce qui accélérerait les délais d’élimination. En 2023, moins de 10 % des fonds consacrés à la recherche et au développement pour la plupart des maladies infectieuses ont été affectés aux MTN, ce qui ne représente qu’une petite fraction de ce qui est nécessaire pour s’attaquer pleinement aux MTN.
Même avec des données et des médicaments, les pays ont besoin d’un financement flexible pour s’adapter à l’évolution de la situation et pour orienter la planification. C’est précisément ce que fait le fonds « Reaching the Last Mile » (Atteindre le dernier kilomètre) (RLMF), une plateforme de financement collaborative et diversifiée, en réunissant des autorités locales, des bailleurs de fonds internationaux, des entreprises et des ONG pour soutenir les gestionnaires de programmes dans leurs priorités essentielles, qu’il s’agisse de renforcer les capacités des laboratoires locaux ou de donner aux travailleurs de la santé les moyens d’atteindre les populations vulnérables.
Investissements
En 2023, le Fonds « Reaching the Last Mile » a audacieusement élargi son objectif afin d’atteindre tous les pays d’Afrique où la cécité des rivières et la filariose lymphatique sont endémiques d’ici 2030, soit cinq fois plus que l’objectif initial. La Fondation Gates est fière de s’associer à d’autres partenaires désireux de soutenir cette vision, mais l’augmentation des objectifs du fonds s’est accompagnée d’une augmentation de ses besoins de financement. Des investissements accrus de la part des bailleurs de fonds et des pays endémiques aideraient les pays du continent à mettre en place des programmes de traitement dans un plus grand nombre de communautés et à veiller à ce que les progrès durement acquis soient préservés même après l’arrêt du traitement – reproduisant ainsi le succès du Niger à grande échelle.
Dans le contexte actuel, nous devons donner la priorité aux investissements qui ont un effet transformateur. S’il existe de nombreuses opportunités intéressantes dans le domaine de la santé publique, les programmes de lutte contre les MTN représentent une opportunité inégalée. Rien qu’au Niger, on estime que l’élimination de la cécité des rivières a ajouté 2,3 milliards de dollars USD à l’économie du pays entre 1976 et 2019 – lorsque la plupart des programmes étaient actifs – permettant ainsi à davantage de personnes de mener une vie saine et productive.
Les bailleurs de fonds internationaux et les pays endémiques sont redevables à ceux qui sont en première ligne de la lutte et doivent faire plus en mettant tout leur soutien financier et politique au service des programmes de lutte contre les MTN. Ensemble, nous pouvons faire de la réussite historique du Niger le catalyseur d’un mouvement mondial, en permettant à des millions de personnes d’échapper à la négligence et en donnant de l’espoir à ceux qui souffrent encore.
Au Niger, cela fait des années déjà que l’équipe de Salissou a traité les derniers patients atteints de cécité des rivières et qu’elle a entamé le long chemin vers la certification de l’élimination de la maladie. Aujourd’hui, de plus en plus de jeunes n’ont jamais entendu parler de la maladie, ce qui représente un profond symbole de progrès, que nous pouvons continuer à reproduire, j’en suis persuadé.
Dr Paulin Basinga, Directeur de la Fondation Gates pour l’Afrique
L’alerte vient du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique. En effet, dans le district de Dankpen, situé dans la région de la Kara, des cas de méningite sont signés.
« L’infection à VIH est un problème de santé complexe, indissociable des déterminants sociaux tels que la pauvreté, les inégalités hommes-femmes et la violence, et compliqué par la stigmatisation et la discrimination qui touchent particulièrement les groupes marginalisés », rappelle Dr Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, en prélude à la Journée mondiale du Sida, célébrée chaque 1er décembre.
Journée mondiale du sida 2024
Message de la Dre Matshidiso Rebecca Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique
Au moment où l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) se joint au reste de la communauté internationale pour commémorer de la Journée mondiale du sida 2024, ce 1er décembre, le thème retenu pour l’édition de cette année, « Suivons le chemin des droits – Notre santé, nos droits », vient à point nommé nous rappeler notre responsabilité de protéger les droits humains alors que nous poursuivons l’objectif de l’élimination du VIH d’ici à 2030.
L’infection à VIH est un problème de santé complexe, indissociable des déterminants sociaux tels que la pauvreté, les inégalités hommes-femmes et la violence, et compliqué par la stigmatisation et la discrimination qui touchent particulièrement les groupes marginalisés. La protection des droits humains est un élément clé de la réalisation des soins universels contre le VIH et de l’élimination des obstacles à l’accès qui mettent des vies en danger.
La Journée mondiale du sida offre aussi l’occasion de réfléchir aux réalisations. Les pays africains ont réalisé des progrès considérables, l’évolution de la trajectoire de l’épidémie au cours de la dernière décennie étant la preuve des succès tangibles enregistrés dans la lutte contre le VIH et la riposte. Et ce, même si la charge de morbidité due au VIH est la plus élevée au monde et que les ressources consacrées à la lutte contre l’épidémie sont comparativement plus limitées.
Des réductions notables du nombre de nouvelles infections par le VIH et de décès liés au sida sont enregistrées, et, pour la toute première fois, le nombre de nouvelles infections par le VIH a été plus élevé en dehors de l’Afrique subsaharienne en 2023. La Région africaine de l’OMS est également la Région qui a le plus progressé dans le monde vers l’atteinte des cibles 95-95-95 du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) en matière de dépistage, de traitement et de suppression de la charge virale du VIH, lesquelles cibles visent à combler les lacunes en matière de couverture et de résultats thérapeutiques.
Sept pays ont déjà atteint ces cibles, la notation globale pour la Région étant actuellement de 90-82-76. Près de 21,3 millions de personnes sont désormais placées sous traitement antirétroviral, ce qui augmente leur espérance de vie. Le Botswana (qui a atteint le statut de niveau « argent ») et la Namibie (le statut de niveau « bronze ») ont quant à eux été reconnus pour avoir considérablement réduit les taux de transmission mère-enfant du VIH, atteignant ainsi les indicateurs requis pour les critères retenus dans le cadre de la « Voie menant à l’élimination du VIH » introduits en 2017.
En outre, la Région africaine applique des méthodes biomédicales efficaces de prévention du VIH, les pays adoptant et mettant en œuvre rapidement des recommandations en matière de prophylaxie préexposition, et garantissant un accès accru à des options telles que la prophylaxie préexposition orale et injectable à longue durée d’action et l’anneau vaginal dapivirine.
Cependant, malgré la disponibilité accrue de connaissances scientifiques et d’outils pour prévenir de nouvelles infections par le VIH et traiter efficacement les personnes vivant avec le VIH, la valeur de ces innovations dépend de leur accessibilité à toutes et à tous. Il s’agit là d’une question qui nécessitera des investissements supplémentaires et des réformes politiques à l’avenir.
Nous avons l’obligation collective de protéger les droits humains, en veillant spécifiquement à ce que les soins de santé soient accessibles à toutes les personnes, sans aucune discrimination, et ceci quels que soient leur statut sérologique, leur origine, leur sexe ou leur lieu de résidence. La stigmatisation et la discrimination ne devraient pas saper les acquis et entraver nos progrès.
Compte tenu des résultats obtenus, il est effectivement possible d’éliminer le VIH grâce aux efforts combinés des gouvernements, des partenaires, des prestataires de soins de santé, de la société civile et, surtout, des communautés. Les communautés sont des partenaires majeurs dans l’élaboration conjointe de stratégies et dans la mise en œuvre conjointe d’interventions visant à éliminer les obstacles aux soins liés aux droits humains, et nous devons veiller à ce que leurs voix soient entendues.
La riposte au VIH est compliquée par l’incidence croissante des flambées de maladies dans la Région africaine, qui ont un impact négatif sur nos systèmes de santé déjà en difficulté. Au moment où nous accélérons notre riposte à l’épidémie, il est important que nous restions conscients du fait que des systèmes de santé solides et des approches des soins de santé intégrées et centrées sur la personne sont essentiels pour répondre de façon optimale aux besoins multiples de nos populations vulnérables.
Profitons de cette occasion pour reconnaître les progrès accomplis, mais aussi pour renouveler notre engagement commun en faveur de l’élimination de l’infection à VIH. En protégeant le droit de chaque personne à la santé et en réduisant les nouvelles infections par le VIH, nous pouvons parvenir à une génération sans sida et assurer la pérennité de la riposte au VIH.
À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida (1er décembre), l’ONUSIDA souligne que le respect des droits de l’homme de toutes les personnes vivant avec le VIH ou exposées au risque d’infection est essentiel pour mettre fin au sida d’ici à 2030.
Le monde a fait d’énormes progrès pour réduire l’impact du VIH au cours des 15 dernières années.
Au niveau mondial, 30,7 millions de personnes – soit 77 % des personnes vivant avec le VIH – seront sous traitement en 2023, contre seulement 7,7 millions en 2010. Cette évolution s’est traduite par une baisse spectaculaire du nombre de décès liés au sida, qui a diminué de 51 % au cours de la même période.
Au Togo, en 2023, le nombre de personnes vivant avec le VIH est estimé à 100.000 selon les Estimations Spectrum 2023 ; parmi ces personnes, 88% connaissent leur statuts sérologique et 84% étaient sous traitement ARV et 76% ont une charge virale supprimée. Il est également noté une baisse spectaculaire de 65% des nouvelles infections au VIH et 66% des décès liés au sida sur la période de 2010 à 2023.
Cependant, malgré la mise au point d’une série de traitements et d’outils de prévention efficaces, le monde n’est toujours pas en mesure de mettre fin au sida en tant que menace pour la santé mondiale d’ici à 2030. Les progrès sont trop lents. En effet, dans au moins 28 pays, les nouvelles infections par le VIH sont en augmentation.
Comment protéger les progrès déjà réalisés dans la lutte contre le VIH et continuer à progresser vers cet objectif vital de 2030 ?
Un nouveau rapport de l’ONUSIDA publié avant la Journée mondiale du sida, intitulé “Take the Rights Path” (Suivons le chemindes droits), montre que le respect des droits est la voie à suivre pour une riposte au VIH qui soit solide et durable.
Le monde peut mettre fin au sida en tant que menace pour la santé publique si les droits de l’homme de toutes les personnes vivant avec le VIH ou exposées au risque d’infection sont protégés.
Le respect des droits des femmes et des jeunes filles est essentiel pour mettre fin à la pandémie de sida.
La violence fondée sur le sexe accroît la vulnérabilité au VIH.
Au Togo, selon l’EDS 2013-2024, 12,7% des femmes âgées de 15 à 45 ans déclarent avoir subi une violence conjugale récente.
Le refus de l’éducation et de l’information met les gens en danger. Il est urgent d’investir dans l’éducation des filles et d’offrir une éducation sexuelle complète – un élément essentiel de la prévention du VIH.
Les obstacles à la santé doivent être levés. Par exemple, plus de la moitié des pays ont des lois qui empêchent les jeunes de se faire dépister pour connaître leur statut sérologique, à moins qu’ils n’obtiennent l’autorisation de leurs parents, ce qui fait fuir les jeunes et conduit beaucoup d’entre eux à ne pas savoir s’ils vivent avec le VIH.
Bien que de nombreux pays aient réalisé des progrès considérables pour réduire l’impact du VIH sur les enfants, l’engagement de protéger tous les enfants vivant avec le VIH et affectés par le virus n’est pas respecté. Un enfant sur trois ne bénéficie pas d’un test de dépistage du VIH au cours des deux premiers mois de sa vie, la fourniture d’une thérapie antirétrovirale à vie aux femmes enceintes et allaitantes vivant avec le VIH n’a pas augmenté au cours de la dernière décennie et la couverture du traitement du VIH est nettement plus faible pour les enfants (57 %) que pour les adultes (77 %).
Au Togo, si l’on constate de bons progrès chez les adultes, la situation chez les enfants de 0 à 14 ans reste toujours aussi critique. Seuls 68% des enfants en 2023 ont accès à un traitement antirétroviral (contre 85% chez les adultes de plus de 15 ans et 92% chez les femmes et 74% chez les hommes).
La criminalisation et la marginalisation des minorités sexuelles et certains groupes vulnérables sapent également les efforts déployés pour mettre fin au sida. L’adoption d’une législation encore plus sévère à l’encontre de ces groupes dans de nombreux pays augmente les niveaux de stigmatisation et de discrimination et éloigne les gens des services de traitement et de prévention du VIH.
La réaction hostile aux droits qui menace de réduire à néant une grande partie des progrès accomplis dans la lutte mondiale contre le sida doit être combattue de front. Pour protéger la santé de chacun, nous devons protéger les droits de tous.
Il y a de l’espoir.
Dans le monde entier, un certain nombre de lois qui entravaient la fourniture de services de santé publique à des groupes de personnes vulnérables ont été supprimées. On observe également une nette tendance à la suppression des lois contre-productives qui criminalisent l’exposition au VIH, la non-divulgation ou la transmission du virus.
Le nouveau rapport de l’ONUSIDA fournit une feuille de route claire : Pour mettre fin au sida, il faut suivre la voie des droits.
Justement, au Togo, 12,7 % des femmes dont l’âge est compris entre 15 et 45 ans confirment avoir subi une violence conjugale récente.
« La criminalisation et la marginalisation des minorités sexuelles et certains groupes vulnérables sapent également les efforts déployés pour mettre fin au sida. L’adoption d’une législation encore plus sévère à l’encontre de ces groupes dans de nombreux pays augmente les niveaux de stigmatisation et de discrimination et éloigne les gens des services de traitement et de prévention du VIH », poursuit le communiqué.
La solution consiste non seulement à lutter contre la stigmatisation mais aussi protéger les droits des personnes vivant avec le VIH ou exposées au risque d’infection tout en respectant ceux des femmes et des jeunes filles parce que, insiste l’ONUSIDA, la violence fondée sur le sexe accroît la vulnérabilité au VIH.
Voici le lien pour accéder au rapport de ONUSIDA :
Dans le cadre de la célébration de la journée mondiale du diabète, le 14 novembre dernier, l’Association Togolaise de Prévention et Contrôle du Diabète (ATPCD) a respecté la tradition en organisant une causerie-débat pour sensibiliser ses membres, la population sur cette maladie chronique, silencieuse qui fait de dégâts au sein de la masse.
« Diabète et Bien-être ». C’est sur ce thème de cette année retenu mondialement pour lutter contre le diabète que l’Association Togolaise de Prévention et Contrôle du Diabète (ATPCD) a organisé ses activités marquant la célébration de cette journée.
Quatre grandes étapes ont marqué la célébration de la journée de lutte contre le diabète chez l’ATPCD encore cette année : -le message « non au diabète » suivi du lancement de ballons par les membres de l’ATPCD , le dépistage du diabète et le contrôle de la tension artérielle gratuits, la causerie-débat sur le thème de cette année ainsi que le sketch de sensibilisation sur comment prévenir le diabète, les signes de cette maladie, le comportement à tenir pour y vivre avec et surtout ce qu’il faut éviter.
C’était encore l’occasion pour le médecin spécialiste, Docteur Edem TOUDEKA, Diabétologue-Nutritionniste, Secrétaire général de l’ATPCD d’entretenir les participants sur ledit thème qui recommande aux patients du diabète de mettre en œuvre certaines pratiques pour bien vivre avec cette maladie chronique qui touche de plus en plus les populations.
Après la présentation du bureau exécutif de l’ATPCD présidé par Adjé ATIKOSSIE et l’observation d’une minute de silence en mémoire des disparus de l’association, les participants se sont défilés pour aller contrôler leur taux de sucre dans le sang et leur tension artérielle.
Dans une pédagogie exceptionnelle, Dr Edem TOUDEKA a amené progressivement l’assistance à comprendre le sens du thème retenu cette année pour célébrer la journée mondiale du diabète qui n’est autre que : « Diabète et Bien-être »
D’entrée, le médecin Diabétologue-Nutritionniste, Dr Edem TOUDEKA a fait remarquer à l’assistance qu’en 2010 le taux du résultat des enquêtes liées aux patients du diabète au Togo s’élevait à 2,6 %. Plus de dix ans, en 2023, ce taux a augmenté jusqu’à 5 %. Et dans le monde entier, chaque jour le nombre des malades du diabète augmente.
Il a ensuite fait observer qu’il y a deux types de catégorie de maladies. Les maladies causées par les virus et celles qui ne sont pas causées par des virus dont on peut citer les maladies chroniques (le diabète, la tension artérielle, la drépanocytose, etc. ) qui sont causées par le mauvaise fonctionnements des organes dans notre organisme (les médicaments ne les guérissent pas).
Par contre, renseigne le diabétologue, les maladies causées par les virus sont traitées et guéries par les médicaments..
Selon Docteur Edem TOUDEKA, il y a trois règles fondamentales à observer pour éviter la complication du diabète: la pratique du sport 30 minutes par jour, la consommation en abondance des aliments qui ne produisent pas du sucre dans le sang car c’est l’augmentation du taux de sucre dans le sang qui provoque le diabète et enfin le contrôle de la glycémie et la prise régulière des médicaments suivant le conseil du médecin diabétologue traitant.
« En 2010, le taux du nombre de diabétique au Togo s’élevait à 2,6 %. Dix ans après, en 2021 quand on a revérifié les enquêtes, on a trouvé que ce taux est passé à 5 %. Selon l’organisation mondiale de la santé, d’ici 2045 si on ne fait rien, le nombre de personnes vivant avec le diabète en Afrique va augmenter plus. Par partout dans le monde, on s’attend à un nombre, à une évolution de près de 145% d’évolution. Donc, il faut se lever pour lutter contre cette maladie », a alerté le Docteur spécialiste du diabète.
Il a par ailleurs rappelé à l’assistance ce qui cause le diabète que ce soit du type 1 (chez les enfants dès le bas âge lié à la mal formation de certains organes ) et du type 2 qui est plus héréditaire chez les adultes à partir d’un certain en plus du diabète de grossesse qui a une spécificité qu’il qualifie de « bombe » chez la femme enceinte lorsqu’il survient et amène des complications lors de l’accouchement lorsque celle-ci n’est pas bien suivie avant d’affirmer que le diabète touche aussi certains animaux.
« Vu que le diabète qui est une élévation du taux de sucre dans le sang. Il est lié à notre alimentation, à notre activité physique, à notre comportement et à notre génétique. On sait que à notre génétique, on ne peut rien. On ne choisit pas nos parents. Par contre, on peut choisir ce qu’on mange. On peut choisir de faire l’activité physique et réduire le nombre de personnes qui peut vivre avec le diabète et faire en sorte que les personnes vivant avec le diabète ait régulièrement un taux normal », a souligné Dr Edem TOUDEKA dans sa communication avant de relever que le comportement d’un diabétique compte pour éviter les complications de cette maladie qui touchent le cœur, les nerfs, les yeux, le rein, les poumons etc. « La prise des médicaments suivant les consignes des médecins est importante », ajoute-il. « Dans le traitement du diabète, chaque médicament avec son efficacité. Consommons beaucoup de légumes, faisons du sport et en plus des médicaments, on peut bien vivre avec le diabète aussi longtemps plus que quelqu’un qui n’a pas le diabète », a insisté Dr Edem TOUDEKA.
« ATPCD fait beaucoup d’efforts et a beaucoup de partenaires à l’international qui aident, accompagnent les personnes vivant avec le diabète avec les médicaments. Mais le médicament seul ne suffit pas. A l’international, ils nous aident un peu. Pour notre manger, c’est nous même. L’activité physique, c’est nous même. C’est pour cela qu’on organise cette journée pour sensibiliser davantage. Le thème de cette journée c’est : « Diabète et Bien-être ». On sait que toutes les maladies chroniques, le diabète y compris jouent sur le mental. Elles jouent sur la psychologie. On est épuisé mentalement, physiquement et la dépression sur toutes ses formes qui peut arriver. Au même moment, une personne qui a le diabète a le droit de vivre bien. Dans la définition de la santé, on dit : « la santé, c’est un complet. Bien-être, physique, mental, social, spirituel, psychologique et non l’accent de médicament, l’accent de maladie. », a informé l’orateur médecin.
Et de poursuivre : « Même dans le diabète, on doit avoir un bien-être physique, mental, social. Et aujourd’hui, le thème de cette année, c’est diabète et le bien-être dans sa globalité. Quelqu’un qui a le diabète a le droit d’avoir son propre bien-être. Et ce bien-être passe par ce qu’il mange. Il doit pouvoir manger à sa faim. Les trois groupes d’aliments à savoir : constructeurs, protecteurs et d’énergie. Il a le droit d’être accepté socialement. Il a le droit d’être en joie. Il a le droit de vivre ses plaisirs. Il a le droit d’avoir des ambitions, d’avoir des projets. Diabète ne veut pas dire que la vie s’est arrêtée, non. Le diabète est intervenu et nous devons nous réaliser avec ce diabète l », a rappelé Dr Edem TOUDEKA.
« Le thème d‘aujourd’hui est une exhortation, un encouragement. Faire en sorte que ceux qui vivent avec le diabète se donnent la main. Se soutiennent, se donnent les bons conseils et être toujours optimistes. Et trouver des solutions ensemble pour eux-mêmes. Des solutions de groupe. On peut avoir des groupes de parole. Partager car le problème que j’ai, quelqu’un peut avoir sa solution et entre nous, on se donne la main pour vaincre le diabète », a martelé le médecin spécialiste du diabète et de la nutrition.
« Le diabète qui est égal au sucre élevé dans le sang pendant longtemps, on vit avec le diabète. On ne guérit pas du diabète. On insiste là-dessus. On vit avec le diabète. Nous diabétologues ce qui nous tient de plus à cœur, c’est que quand on a le diabète, il y a certaines complications à long terme qui peuvent arriver. Ces complications peuvent toucher les yeux, le cœur, le rein et qui sont très coûteuses. Ça donne de l’handicap. Ça peut rendre aveugle, ça peut conduire à un AVC, ça peut donner une crise cardiaque, des amputations de membres, ça peut donner la faiblesse sexuelle, des grossesses interrompues en route. Quand on se dit guérit du diabète, ceux qui disent guérisseurs du diabète trompent l’opinion. Cette phrase expose les personnes à ces complications que je viens de citer sur le rein, le cœur, les yeux, les membres, le cerveau etc. peuvent survenir 5 ans, 10 ans, 15 ans, 20 ans, 30 ans, 40 ans après la découverte du diabète. Donc, le traitement aussi a son rôle, c’est de prévenir ces complications-là et le bien-être passe par le respect des consignes pour éviter ces complications. Est-ce qu’on peut dire que quelqu’un qui a fait un AVC du diabète, il est encore dans le bien-être ça ? Non. Quelqu’un qui voyait bien avant et qui devient aveugle à cause du diabète parce qu’il pensait qu’il était guéri du diabète. Il n’est pas encore dans le bien-être. Donc le diabète, on n’en guérit pas. On vit avec et on peut bien vivre mieux avec. On peut être dans le bien-être, mieux que quelqu’un même qui n’a pas le diabète. C’est ce qui est même souhaité », a déclaré le médecin spécialiste du diabète.
« C’est la part qu’occupe la mauvaise information qui est trop grande. La part qu’occupe la bonne information est très petite. Les communicants, les gents du média doivent nous aidez à ce qu’on diminue ou qu’on augmente la part que va occuper la bonne information pour que les gens soient en bonne santé. Parce que la mauvaise information est très grande », a-t-il relevé.
Il a pour finir inviter les hommes des médias à les aider pour que la bonne information passe dans le public pour lutter contre cette pathologie chronique qui tue plus de nos jours. On ne peut que passer par les journalistes pour renverser les tendances, pour que la part de la bonne information soit plus grande pour étouffer la mauvaise information », a conclu Dr Edem TOUDEKA.
Prenant la parole pour sa part, l’Infirmier d’Etat, SANWOGOU Clément, Chef du Centre Médico Social (CMS) d’Adawloto où est basé le siège de l’ATPCD a mis en garde, les patients du diabète qui croient aux vendeurs d’illusion qui disent guérir le diabète dans les communautés.
Il a par ailleurs donné pas mal d’exemples de ces guérisseurs qui ont plus compliqué le cas du diabète à beaucoup de patients de cette maladie plus tard. « La pratique des thérapeutes compliquent les efforts faits part l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) dans la prévention et la lutte contre le diabète. A ce jour l’OMS n reconnait aucune tisane guérissant le diabète », a-t-il indiqué.
« Une tisane ne traite pas le diabète. C’est une maladie chronique », prévient l’Infirmier d’Etat, SANWOGOU Clément avant de revenir sur ce qui se raconte par certains courants qui laissent croire que le diabète est une maladie contagieuse ou de considération religieuse ou traditionnelle, ce qui selon lui est « faux » renvoyant ainsi l’assistance à toute la communication faite par son supérieur spécialiste du diabète, Dr Edem TOUDEKA .
Le Président de l’Association Togolaise de Prévention et Contrôle du Diabète (ATPCD), Adjé ATIKOSSIE, de son côté, a salué la pertinence de la communication du Dr Edem TOUDEKA et le débat qui en est suivi permettant à ses membres et à toute l’assistance de connaître mieux ce qui est cette maladie chronique, le diabète qui fait de dégât depuis quelques années au Togo et dans le monde entier.
Il s’est réjoui qu’en organisant cette rencontre bien que les moyens faisant défaut, elle a permis aux uns et autres de se rendre compte des efforts faits par son association ATPCD avec tous ses membres, son équipe dirigeante à qui il a tenu à témoigner sa gratitude.
A toute l’équipe technique qui aide les patients, il leur a témoigné sa reconnaissance pour le travail abattu depuis qu’elle a pris sur elle d’aider à ce que le diabète soit combattu pour ceux qui leur font confiance.
Il a profité de l’occasion pour solliciter le soutien des bonnes volontés du pays afin qu’ils puissent réussir leur mission.
Signalons que la célébration de cette journée mondiale du 14 novembre dédiée à la lutte contre le diabète a pris fin avec une note de satisfaction de la part aussi des organisateurs de l’ATPCD que des participants qui désormais ont compris que le diabète ne se guérit pas mais on peut vivre avec en respectant son alimentation, la pratique du sport 30 minutes par jour et enfin la prise de médicaments comme le recommande le médecin diabétologue traitant ou de son Assistant.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’engage pour que les diabétiques “aient accès à un traitement et à des soins équitables, complets, abordables et de qualité”, rappelle Dr Matshidiso Rebecca Moeti, sa Directrice régionale pour l’Afrique.
Message de la Dre Matshidiso Rebecca Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique
Dans un contexte marqué par une hausse de la prévalence du diabète en Afrique, exacerbée par une multitude de facteurs comprenant l’urbanisation, la mauvaise alimentation et la sédentarité, le thème de la Journée mondiale du diabète 2024 souligne à juste titre l’impérieuse nécessité d’adopter une approche axée sur la collaboration afin de lutter contre ce « tueur silencieux ».
Le 14 novembre de chaque année, la communauté internationale célèbre la Journée mondiale du diabète. Le thème retenu pour l’édition de cette année, à savoir « Briser les barrières et combler les lacunes », traduit l’engagement de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) à réduire les risques et à garantir que toutes les personnes chez qui un diabète a été diagnostiqué aient accès à un traitement et à des soins équitables, complets, abordables et de qualité.
Le diabète est une maladie chronique qui dure toute la vie et qui entraîne un taux de glycémie incontrôlé parce que l’organisme ne peut plus produire de l’insuline ni utiliser efficacement l’insuline qu’il produit.
Dans la seule Région africaine de l’OMS, plus de 24 millions d’adultes vivent avec le diabète, et 50 % de ces personnes ne sont pas diagnostiquées. S’il n’est pas traité, le diabète peut entraîner des complications allant des cardiopathies et des accidents vasculaires cérébraux à des lésions nerveuses, en passant par une insuffisance rénale, par une amputation des membres inférieurs ou encore par des maladies oculaires pouvant provoquer la cécité.
Si des mesures urgentes ne sont pas prises, on prévoit que le nombre de personnes vivant avec le diabète dans la Région africaine atteindra 54 millions d’ici à 2045,[1],[2] soit la plus forte augmentation prévue dans le monde entier. Il en résulte un double fardeau sanitaire et économique important, qui contraint notamment les personnes touchées par le diabète à effectuer des dépenses catastrophiques pour lutter contre cette maladie.
Le défi est d’autant plus grand que l’Afrique affiche le taux d’investissement dans les soins aux diabétiques le plus faible au monde, car seulement 1 % des dépenses de santé de la Région est consacré à ces soins. Les systèmes de santé sont aussi traditionnellement conçus pour traiter les maladies infectieuses aiguës, sans accorder suffisamment d’attention aux maladies chroniques comme le diabète.
La prise en charge du diabète nécessite un effort soutenu destiné à concilier l’activité physique, l’alimentation saine et le bien-être mental, et l’OMS dans la Région africaine s’est engagée à trouver des solutions intégrées à ce problème ; on peut citer par exemple une nutrition adéquate, l’accès aux médicaments essentiels nécessaires et un soutien dans le domaine de la santé mentale. Il est tout aussi essentiel de mettre en place des stratégies de prévention globales pour lutter contre des facteurs de risque tels que l’obésité, la mauvaise alimentation et la sédentarité, et d’impliquer la communauté pour garantir de bons systèmes de soutien et réduire la stigmatisation.
Lors de la soixante-quatorzième session du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique, qui s’est tenue en août dernier, les États Membres de la Région africaine ont franchi une étape importante en approuvant le Cadre pour la mise en œuvre du Pacte mondial contre le diabète dans la Région africaine de l’OMS. Axé de façon spécifique sur le défi consistant à intégrer les soins du diabète dans les systèmes de santé plus larges en vertu d’une approche multisectorielle, ce Cadre englobe une feuille de route grâce à laquelle les pays peuvent accroître la prévention et améliorer le diagnostic et les soins du diabète, surtout au niveau des soins de santé primaires.
À l’occasion de la Journée mondiale du diabète, j’exhorte chaque personne, mais également les communautés, les gouvernements, les professionnels de la santé, les responsables de l’élaboration des politiques et les organisations de la société civile à se serrer les coudes et à agir maintenant. En tant que personne, vous devez privilégier un mode de vie sain et, si vous êtes déjà diabétique, vous devez vous faire suivre régulièrement par un médecin.
Les communautés peuvent jouer leur rôle en créant des environnements propices qui encouragent l’adoption de modes de vie sains, réduisent la stigmatisation et permettent d’accéder à des soins du diabète et à une éducation sur cette maladie, à un coût abordable. Aux gouvernements, je dirai que nous nous engageons à soutenir pleinement les efforts que vous faites pour mener des politiques qui élargissent l’accès aux médicaments essentiels, renforcent les systèmes de soins de santé primaires et portent essentiellement sur l’investissement dans la prévention et la prise en charge du diabète.
Le renforcement de la lutte contre le diabète dans la Région africaine requiert que nous nous attaquions aux principales lacunes, notamment aux idées reçues et autres fausses informations sur le diabète, à la fragilité des systèmes de soins de santé primaires et à l’inadéquation des capacités et de la formation des agents de santé.
Ensemble, nous devons nous engager à surmonter les obstacles et à combler les lacunes, en suscitant une prise de conscience du diabète, en diffusant des connaissances et en créant un changement durable pour toutes les personnes touchées par cette maladie en Afrique.
[1] World Health Organization (WHO). Diabetes, a silent killer in Africa. https://files.aho.afro.who.int/afahobckpcontainer/production/files/iAHO_Diabetes_Regional_Factsheet.pdf
[2] International Diabetes Federation (IDF). Africa diabetes report 2000 — 2045. Consulté le 11 octobre 2024. Disponible à l’adresse https://diabetesatlas.org/data/.
Le choléra qui sévit depuis quelques semaines au Togo en tuant déjà près d’une dizaine de personnes préoccupe Togbui Neuville Kodjo ADJIKOU-LANKLIVI 1er. Celui-ci, dans sa volonté de soutenir les communautés vulnérables, a apporté sa contribution citoyenne à travers un don aux populations de Katanga.
Le don est composé de cartons de gels désinfectants pour le lavage des mains, le nettoyage des matériels et autres objets et outils, de chlore pour désinfecter les eaux, de houx, de balais, de râteaux, de brouettes et de pelles pour le balayage et le ramassage des ordures dans ledit quartier afin de le rendre propre, et aussi d’y maintenir l’hygiène du milieu. La tête couronnée a offert également des gants et cache-nez pour la protection individuelle de la population au Comité de développement du quartier (CDQ) et au Centre médico-social (CMS) du quartier Katanga le lundi 14 octobre dernier.
Ceci pour contribuer à la riposte et à l’éradication du choléra, une maladie très contagieuse et mortelle qui fait rage en ce moment dans cette banlieue située au sud-est de la zone portuaire dans le Grand-Lomé. Occasion pour lui de, en outre, de sensibiliser la population sur les dangers de cette maladie et les bons comportements à adopter pour l’éviter.
Ces actions du jeune chef coutumier du quartier d’Adakpamé Kpota-Colas s’inscrivent dans sa logique de soutenir les actions du gouvernement dans la lutte contre ce que certains présentent comme un fléau à Katanga.
Togbui ADJIKOU-LANKLIVI 1er a déclaré effectuer le déplacement dans ce quartier pour apporter son soutien à la population qui fait face depuis quelques semaines à une situation de choléra et soutenir aussi les actions déployées par le gouvernement pour l’éradiquer.
Justifiant son action à l’endroit de la population du quartier Katanga, Togbui ADJIKOU-LANKLIVI 1er a indiqué : « Mon quartier n’est pas loin de Katanga. Je suis informé de la maladie de choléra dans la zone. J’ai voulu faire ma part en faisant un don de matériels d’entretien car le quartier est insalubre. Et tant que chef traditionnel, garant des us et coutumes, nous sommes presque le prolongement direct de l’Etat dans les quartiers auprès des populations ».
Il a profité de l’opportunité pour sensibiliser la population sur les bonnes pratiques à adopter pour y mieux faire face.
Le Responsable de la formation sanitaire de Katanga, Mayikpo Komlan Dodzi, a salué l’initiative de Togbui ADJIKOU-LANKLIVI 1er d’Adakpamé Kpota-Colas et lui a rassuré du bon usage qui sera fait du don. « Ce don de Togbui va nous permettre de maintenir le cap de la riposte dans le quartier à travers le nettoyage et le ramassage des ordures…Nos autorités sanitaires ont mis en place des agents communautaires pour nous aider à sensibiliser la population, à distribuer le clore dans tous les ménages », a-t-il conclu.
Dans un communiqué, le gouvernement déplore la disparition de certains malades de choléra dans certaines localités. Le constat qui est fait sur le terrain concerne la propagation de cette maladie dans certaines préfectures dont les Lacs et le Vo en dehors du Grand-Lomé.
Notons que Togbui Neuville Kodjo ADJIKOU-LANKLIVI 1er du quartier d’Adakpamé Kpota-Colas ne compte pas s’arrêter à cette énième action citoyenne.
Auteur du déversement du riz avarié dans une décharge secondaire sise à Légbassito dans la nuit du 29 au 30 septembre, la Brasserie BB de Lomé tente d’éteindre le feu en rajoutant à la polémique tant son communiqué est aussi laconique qu’imprécis.
Toutes les explications données par la société brassicole ne répondent pas aux vraies préoccupations de la population: a-t-elle l’autorisation d’y déverser des quantités importantes du riz impropre à la consommation? Quel sort réserve-t-elle aux Togolais qui s’en sont servies?… Seule l’enquête promise par les autorités togolaises devraient faire la lumière sur cette affaire qui continue de défrayer la chronique si tant qu’elle aboutisse et que ses résultats soient rendus publics.
Communiqué
BB Lomé tient à apporter des éclaircissements concernant la récente destruction d’une cargaison de riz déclassé pour non-conformité à nos normes de qualité industrielle.
Ce riz, jugé impropre à nos procédés de fabrication industrielle, a fait l’objet d’une destruction contrôlée le 30 septembre 2024, sous la supervision d’un huissier de justice.
Malheureusement, un incident lors de cette opération a permis à certaines personnes d’accéder à la décharge publique et de récupérer une partie du riz destiné à la destruction.
Nous avons interrompu l’opération de destruction et initié une évaluation complète de la situation. En collaboration avec les services phytosanitaires et les autorités compétentes. Nous veillerons à ce que la gestion de cette situation respecte les meilleures pratiques de sécurité.
BB Lomé réaffirme son engagement indéfectible à protéger la santé publique avant tout et à respecter les normes les plus rigoureuses. Nous travaillons activement avec les autorités pour éviter qu’un tel incident ne se reproduise.