Étiquette : Santé publique

  • AIMES-AFRIQUE : 473 patients à Tchamba, quatre jours pour changer des vies

    AIMES-AFRIQUE : 473 patients à Tchamba, quatre jours pour changer des vies

    À Tchamba, l’espoir prend une dimension concrète pour 473 patients. Après neuf jours de consultations dans les formations sanitaires de la préfecture, AIMES-AFRIQUE s’apprête à passer à l’acte chirurgical du 28 septembre au 1er octobre. Hernies, fibromes, goitres, cataractes, hydrocèles ou encore kystes ovariens : autant de pathologies pour lesquelles des populations souvent confrontées au coût des soins pourront bénéficier d’une intervention gratuite.

    L’attente touche à sa fin à Tchamba. Après plusieurs jours de consultations et de recensement dans les structures sanitaires de la préfecture, 473 patients ont été identifiés pour la phase chirurgicale d’une nouvelle campagne médico-chirurgicale gratuite conduite par AIMES-AFRIQUE.

    Démarrée le 17 septembre, la première phase s’est achevée le 25 septembre. Elle a permis aux équipes médicales de parcourir plusieurs formations sanitaires afin d’identifier les patients nécessitant une intervention. La prochaine étape est désormais fixée : du 28 septembre au 1er octobre, les bénéficiaires retenus pourront être opérés gratuitement.

    Des interventions pour plusieurs pathologies

    Sur les 473 patients recensés, 377 sont concernés par la chirurgie générale, l’ORL et la gynécologie. Les consultations ont notamment permis d’identifier des cas de hernie, d’hydrocèle, de lipome, de goitre, de fibrome et certains kystes ovariens.

    À ces pathologies s’ajoutent celles relevant de l’ophtalmologie. 96 patients ont été recensés dans ce volet, avec notamment des cas de cataracte et de ptérygion. Pour ces personnes, la campagne constitue une occasion d’accéder à une intervention spécialisée sans avoir à supporter directement son coût.

    La diversité des pathologies prises en compte illustre l’ampleur du dispositif déployé dans la préfecture. Mais derrière les chiffres se trouvent surtout des patients dont les problèmes de santé peuvent parfois perdurer faute de moyens financiers ou d’accès rapide à des soins spécialisés.

    Les soins au plus près des populations

    La campagne s’est voulue décentralisée. Les consultations ont été réalisées dans plusieurs structures sanitaires de Tchamba, notamment au CHP de Tchamba, dans différents CMS et USP. Cette organisation permet aux équipes de se rapprocher des populations, y compris celles vivant loin des grands centres hospitaliers.

    Certaines structures ont enregistré une forte mobilisation. 77 patients ont été recensés au CMS de Kaboli, contre 73 au CPMI de Koussountou et 57 au CHP de Tchamba.

    Cette proximité constitue l’un des enjeux majeurs de la mission. Pour des populations confrontées à l’éloignement géographique ou au coût des interventions, rapprocher le spécialiste du patient peut faire toute la différence.

    Quatre jours décisifs

    Du 28 septembre au 1er octobre, les consultations laisseront donc place aux interventions. Les patients retenus seront pris en charge selon les indications établies par les équipes médicales.

    Avec cette nouvelle campagne, AIMES-AFRIQUE poursuit sa démarche de promotion de l’accès aux soins et de prise en charge gratuite des populations. À Tchamba, quatre jours d’interventions se profilent ainsi comme une étape importante pour des centaines de patients qui attendent désormais de voir leur parcours de soins connaître un tournant.

  • LAETUS-Togo : quand l’humanitaire se transforme en actions concrètes au cœur des communautés

    LAETUS-Togo : quand l’humanitaire se transforme en actions concrètes au cœur des communautés

    De la santé à l’éducation, en passant par l’accès à l’eau potable et l’accompagnement des personnes vulnérables, l’ONG LAETUS-Togo s’est progressivement imposée comme un acteur de proximité auprès des communautés togolaises. Une présence particulièrement visible dans le Grand Lomé et le Bas-Mono.

    Créée à l’origine comme association avant d’être reconnue comme ONG, LAETUS-Togo inscrit son action dans l’amélioration des conditions de vie des personnes vulnérables. Le Journal officiel togolais mentionne notamment, dès 2011, un objectif consacré à l’amélioration des conditions de vie des orphelins et des personnes démunies.

    De la santé à l’accès à l’eau

    Le volet sanitaire occupe une place importante dans les interventions de l’organisation. LAETUS-Togo dispose notamment d’un centre médico-sanitaire à Adidogomé, à Lomé, identifié comme structure de soins. Des expériences de volontariat documentent également la mise en place d’une pharmacie communautaire au sein de ce centre ainsi que des activités d’éducation sanitaire et de sensibilisation à l’hygiène.

    L’action de l’ONG dépasse toutefois le cadre médical. Dans le Bas-Mono, elle a participé à des initiatives portant sur l’accès à l’eau et à l’assainissement. En 2016, deux puits et une latrine publique ont notamment été réalisés à Deveme, Matchale et Afagnan-Djita avec le soutien de partenaires espagnols.

    L’éducation comme autre levier

    LAETUS-Togo intervient également dans le domaine éducatif. En novembre 2020, son projet « Éducation pour tous » a permis de cibler 980 élèves dans plusieurs établissements du Bas-Mono, avec la distribution de kits scolaires. L’objectif affiché était de soutenir les enfants issus de familles disposant de moyens limités.

    À travers ces différentes initiatives, LAETUS-Togo développe ainsi une approche multisectorielle : soigner, éduquer, accompagner et améliorer les conditions de vie. Des actions qui illustrent le rôle que peuvent jouer les organisations de la société civile dans la réponse aux besoins sociaux des communautés.

  • Kloto : la traque aux faux médicaments s’intensifie

    Kloto : la traque aux faux médicaments s’intensifie

    À Kpalimé, le Club RFI-Togo intensifie la lutte contre les médicaments de rue.

    Trois jours pour renforcer la vigilance

    La Coordination des Clubs RFI-Togo, en collaboration avec ses partenaires, a lancé vendredi 21 août à Kpalimé la 8ᵉ édition de sa campagne de sensibilisation contre la vente et la consommation de faux médicaments. Placée sous le thème « Attention aux médicaments vendus dans la rue », cette campagne de trois jours entend renforcer la vigilance des populations face aux risques liés aux produits pharmaceutiques provenant de circuits non autorisés.

    La cérémonie d’ouverture a rassemblé des représentants des autorités administratives et locales, des professionnels de santé, des organisations professionnelles, des partenaires, des médias, des membres des Clubs RFI ainsi que des populations de la préfecture de Kloto.

    Au programme figurent des séances de sensibilisation, des panels sur les dangers des faux médicaments et un gala de football destiné notamment à toucher davantage la jeunesse.

    Une menace qualifiée d’« armes silencieuses »

    Le secrétaire général de la préfecture de Kloto, Koudjo Kodjo, a décrit les faux médicaments comme des « armes silencieuses » susceptibles de compromettre les efforts du système de santé et de toucher particulièrement les populations vulnérables. Il a appelé à une mobilisation impliquant pouvoirs publics, collectivités, professionnels de santé, forces de sécurité, médias, société civile et citoyens.

    Pour le maire de Kloto 1, Kossi Afelete Atigaku, la lutte ne saurait se limiter à la sensibilisation. L’accessibilité financière et géographique aux médicaments de qualité constitue également un enjeu majeur.

    Le porte-parole de la Coordination des Clubs RFI, Alfred Nadjere, a rappelé qu’un médicament falsifié, mal conservé ou vendu hors des circuits officiels peut représenter une grave menace pour la santé. « Ne pas prendre n’importe quel médicament, c’est protéger sa santé et sa famille », a-t-il insisté, invitant les populations à privilégier les pharmacies et structures sanitaires agréées.

    La Fondation Brazzaville, représentée par son directeur général Foulo Basse, participe également à cette campagne qui entend contribuer à un changement durable des comportements face aux médicaments de provenance douteuse. D’autres partenaires tels que l’OMS, l’Ordre des pharmaciens, la Mairie de kloto1, Ramco Brasserie, la FETAP, Laborex, Cameg, DMPL, Voltic, entre autres ont rendu possible l’organisation de l’évènement.

  • DUNENYO ZA 2026 : SOS DOCTEUR TV mise sur une jeunesse engagée et responsable

    DUNENYO ZA 2026 : SOS DOCTEUR TV mise sur une jeunesse engagée et responsable

    À l’occasion de la 8ᵉ édition de DUNENYO ZA, une centaine de jeunes élèves et encadreurs de Grand Lomé se mobilisent pour promouvoir la santé, le leadership et la responsabilité citoyenne.

    Les festivités de DUNENYO ZA 2026 constituent une nouvelle occasion pour les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV de porter leur message auprès de la jeunesse. Réunis autour du thème « Valoriser la jeunesse, la femme, acteurs de développement durable », les membres de ces clubs participent à une campagne axée sur la santé, l’éducation et l’engagement citoyen.

    Une centaine d’élèves et d’encadreurs issus d’une dizaine d’établissements de Grand Lomé prennent part aux différentes activités. Parmi les établissements représentés figurent notamment les lycées de Zanguéra, Avédji Elavagnon, Adidogomé 1, Agoè-Centre et Gbényédji, ainsi que le Complexe scolaire Zongo, le CM René Martine et le Collège NDA.

    La prévention au cœur du message

    La campagne vise également à mieux faire connaître la mission et les valeurs des Clubs Santé SOS DOCTEUR TV, présentés comme un mouvement de leadership citoyen implanté dans les établissements secondaires du Togo. L’ambition est de contribuer à la redynamisation des activités parascolaires et extrascolaires tout en développant chez les jeunes des comportements responsables.

    Les organisateurs entendent par ailleurs sensibiliser les autorités, les responsables traditionnels et les parents à l’importance de l’éducation non formelle dans l’accompagnement des adolescents.

    La prévention des grossesses précoces, des infections sexuellement transmissibles et des conduites à risque, notamment la consommation d’alcool et de drogues en milieu scolaire, occupe une place importante dans les échanges. Cette démarche s’inscrit dans la campagne nationale « Zéro grossesse et IST dans mon établissement en 2026-2027 ».

    À travers cette participation à DUNENYO ZA, les Clubs Santé mettent enfin l’accent sur le leadership féminin, la masculinité positive et le leadership transformationnel. Un engagement qui vise à faire émerger une jeunesse togolaise davantage consciente de son rôle dans la construction d’une société plus saine, responsable et durable.

  • Vogan : AIMES-AFRIQUE met la chirurgie spécialisée à la portée des populations rurales

    Vogan : AIMES-AFRIQUE met la chirurgie spécialisée à la portée des populations rurales

    À Vogan, une campagne médico-chirurgicale portée par l’ONG AIMES-AFRIQUE permet à des centaines de personnes vulnérables d’accéder gratuitement à des soins spécialisés, confirmant la volonté de l’organisation de réduire les inégalités d’accès à la santé au Togo.

    Au Centre hospitalier préfectoral (CHP) de Vogan, la solidarité médicale prend une dimension concrète. Depuis le 7 août 2026, les équipes de la mission médico-chirurgicale AMSA de l’Association Internationale des Médecins pour la Promotion de l’Éducation et de la Santé en Afrique (AIMES-AFRIQUE) sont à pied d’œuvre pour prendre en charge gratuitement des patients issus principalement des populations rurales et vulnérables.

    Validée par le ministère de la Santé et menée avec l’accompagnement des autorités sanitaires locales, cette campagne s’inscrit dans une démarche visant à rapprocher les soins spécialisés des populations qui, en raison de l’éloignement géographique ou de leurs moyens financiers limités, éprouvent des difficultés à accéder à certaines prestations médicales.

    Après une phase de consultations organisée du 3 au 6 août, les interventions chirurgicales ont débuté le 7 août et se poursuivent jusqu’au 9 août. Plusieurs spécialités sont concernées, notamment la chirurgie générale, l’ophtalmologie et la gynécologie.

    Réponse aux besoins médicaux des populations

    Pour de nombreux patients, la présence temporaire d’équipes spécialisées au CHP de Vogan constitue une véritable opportunité. Certaines pathologies nécessitant une intervention chirurgicale ne peuvent en effet pas toujours être prises en charge localement, obligeant les malades à envisager un déplacement vers des structures hospitalières disposant des compétences et équipements nécessaires.

    La mission d’AIMES-AFRIQUE permet ainsi de réduire cette contrainte. Les bénéficiaires peuvent recevoir des soins spécialisés sans avoir à supporter les frais liés à une prise en charge médicale classique.

    Le directeur du CHP de Vogan, Komla Donou, ne cache pas sa satisfaction face à cette initiative. « Je suis pleinement satisfait de cette opération foraine menée par l’ONG AIMES-Afrique et le Dr Kodom. Elle apporte une solution médicale immédiate à des cas chirurgicaux que nous ne pouvions pas prendre en charge sur place », souligne-t-il.

    Pour les responsables sanitaires locaux, l’intérêt de cette campagne dépasse donc la seule dimension chirurgicale. Elle constitue également un appui ponctuel aux structures sanitaires locales et permet de répondre à des besoins qui, faute de spécialistes disponibles en permanence, peuvent rester en attente.

    La campagne cible en particulier les enfants, les femmes et les personnes âgées, des catégories qui peuvent être davantage exposées aux difficultés financières ou géographiques liées à l’accès aux soins spécialisés.

    Signe de l’équité sanitaire

    L’action menée à Vogan bénéficie de l’accompagnement des autorités sanitaires. Le Dr Mawuko K. Klevo voit dans cette initiative une contribution concrète à l’objectif d’un accès plus équitable aux soins de santé.

    « Je remercie chaleureusement AIMES-Afrique, le Dr Michel Kodom et le gouvernement pour cette campagne foraine dans la préfecture de Vo », déclare-t-il, estimant que l’initiative permet d’offrir « des soins de qualité aux cas sociaux les plus démunis ».

    La présence des équipes médico-chirurgicales apparaît ainsi comme un moyen de réduire deux obstacles majeurs à l’accès aux soins : le coût des prestations et la distance séparant certaines populations des centres spécialisés.

    Au CHP de Vogan, la phase opératoire a été suivie par le Prof. Dr. Serge Michel Kodom, président d’AIMES-AFRIQUE, aux côtés du directeur de l’établissement et du directeur préfectoral de la Santé. Cette présence témoigne de l’importance accordée au suivi de terrain et à la qualité de la prise en charge.

    Au-delà des interventions elles-mêmes, la visite des patients déjà opérés permet également aux équipes de s’assurer de leur état de santé et de suivre l’évolution des personnes prises en charge.

    L’opération bénéficie par ailleurs d’une couverture médiatique destinée à mettre en lumière le travail des professionnels de santé, mais aussi les réalités vécues par les bénéficiaires.

    Pari d’AIMES-AFRIQUE

    La campagne de Vogan s’inscrit dans une opération plus vaste conduite par AIMES-AFRIQUE dans la région Maritime. Selon le président de l’ONG, près de 800 patients ont déjà été opérés dans le cadre de cette mission, un bilan qui dépasse les objectifs initialement fixés.

    « Avec près de 800 patients opérés dans la région Maritime, les objectifs ont été largement dépassés », affirme le Prof. Dr. Serge Michel Kodom. Pour lui, cette performance traduit surtout la nécessité de maintenir des actions de proximité en direction des populations rurales vulnérables.

    « Cette initiative réaffirme la volonté de soulager les démunis des zones reculées afin que personne ne soit laissé de côté », insiste-t-il.

    Près de 800 personnes opérés dans la Région maritime, notamment à Agomé Glouzou (Bas Mono) en juin dernier et cette semaine à Vogan. La prochaine étape Région Centrale avec pour objectif, atteindre 250 à 300 personnes.

    Derrière ces chiffres se trouve donc une ambition plus large : faire de la santé un droit réellement accessible, y compris pour les populations éloignées des grands centres urbains. À travers ses missions médico-chirurgicales, AIMES-AFRIQUE cherche précisément à réduire la fracture sanitaire entre les zones urbaines et rurales.

    Créée autour de la promotion de l’éducation et de la santé en Afrique, l’ONG s’est notamment engagée dans des actions destinées à rapprocher les soins des populations défavorisées. Ses campagnes médicales gratuites permettent à des patients qui n’auraient pas nécessairement les moyens de financer une intervention spécialisée d’être pris en charge.

    L’objectif affiché est de contribuer à l’amélioration des conditions sanitaires des populations vulnérables, en mettant l’expertise médicale au service des communautés qui en ont le plus besoin. La démarche repose ainsi sur une conception de la santé qui ne se limite pas aux infrastructures, mais intègre également la disponibilité des compétences, l’accessibilité financière et la proximité géographique.

    À Vogan, cette philosophie prend une forme particulièrement visible. Des spécialistes se déplacent vers les populations plutôt que d’attendre que les patients parcourent de longues distances pour accéder à leurs services.

    La mission médico-chirurgicale AMSA apparaît dès lors comme une illustration concrète de la vocation d’AIMES-AFRIQUE : contribuer, par l’action médicale et la solidarité, à réduire les inégalités sanitaires et à promouvoir un accès plus juste aux soins.

    Au CHP de Vogan, derrière chaque opération se trouve ainsi une famille soulagée, un patient qui retrouve l’espoir et une communauté qui bénéficie temporairement d’une expertise médicale spécialisée. Une démarche qui rappelle que rapprocher les soins des populations rurales reste un enjeu majeur de santé publique.

  • Préfecture de Vo : une vaste mission chirurgicale gratuite pour redonner le sourire aux enfants

    Préfecture de Vo : une vaste mission chirurgicale gratuite pour redonner le sourire aux enfants

    Du 3 au 9 août, AIMES-AFRIQUE offre des consultations et interventions chirurgicales gratuites aux enfants de la préfecture de Vô afin de rapprocher les soins spécialisés des populations rurales.


    La préfecture de Vo devient le théâtre d’une importante opération humanitaire de santé du 3 au 9 août 2026. L’Association Internationale des Médecins pour la promotion de l’Éducation et de la Santé en Afrique (AIMES-AFRIQUE), en partenariat avec les organisations allemandes Sternstunden et Aktion PiT Togohilfe e.V., organise une mission médico-chirurgicale foraine gratuite destinée aux enfants souffrant de pathologies nécessitant une intervention chirurgicale.

    Selon le programme, les consultations médicales se déroulent du 3 au 6 août dans les Unités de Soins Périphériques (USP) de Zoti et Dzrékpo, tandis que les opérations chirurgicales sont prévues du 7 au 9 août. Les équipes médicales prendront en charge plusieurs affections courantes, notamment les hernies, hydrocèles, lipomes et d’autres pathologies chirurgicales pédiatriques.

    Rapprocher l’hôpital des populations rurales

    Cette initiative s’inscrit dans la vision portée depuis plus de vingt ans par AIMES-AFRIQUE, dont la mission consiste à rapprocher les soins spécialisés des populations vivant en milieu rural. Fondée en 2005 par le Professeur Serge Michel Kodom, l’organisation intervient régulièrement dans plusieurs pays africains pour offrir gratuitement des consultations spécialisées et des interventions chirurgicales aux personnes les plus vulnérables.

    Au fil des années, ces campagnes ont permis à des milliers de patients de retrouver la santé sans supporter les coûts souvent prohibitifs des soins spécialisés. Les précédentes missions organisées notamment dans les préfectures de l’Ogou, de la Kozah ou encore de Sotouboua ont enregistré une forte mobilisation des populations et des résultats jugés très satisfaisants par les autorités sanitaires.

    Un appel aux familles concernées

    Au-delà des interventions chirurgicales, cette mission constitue également une occasion de sensibiliser les familles sur l’importance d’une prise en charge précoce des maladies chirurgicales chez l’enfant. Des pathologies comme les hernies ou les hydrocèles, souvent négligées faute de moyens financiers ou d’accès aux spécialistes, peuvent entraîner des complications lorsqu’elles ne sont pas traitées à temps.

    Les organisateurs invitent ainsi les parents dont les enfants présentent ces affections à se rendre dans les centres de consultation de Zoti et Dzrékpo afin de bénéficier d’un diagnostic gratuit et, si nécessaire, d’une intervention chirurgicale sans frais.

    À travers cette nouvelle campagne, AIMES-AFRIQUE confirme une nouvelle fois son engagement en faveur d’un accès équitable aux soins de santé spécialisés et contribue à améliorer durablement la qualité de vie des enfants de la préfecture de Vo.

  • Vincent Palokinam Pitché, le médecin togolais qui prend les rênes de la santé ouest-africaine

    Vincent Palokinam Pitché, le médecin togolais qui prend les rênes de la santé ouest-africaine

    Un parcours d’excellence désormais au service de toute la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest.

    La nomination du Professeur Vincent Palokinam Pitché à la direction générale de l’Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS) marque une nouvelle étape dans une carrière consacrée à la santé publique. En accédant à cette haute responsabilité régionale pour un mandat de quatre ans, le médecin togolais voit son expertise reconnue bien au-delà des frontières nationales. Cette désignation témoigne également de la confiance accordée par les États de la CEDEAO aux compétences togolaises.

    Du terrain à la gouvernance sanitaire régionale

    Médecin dermatologue et professeur à la Faculté des sciences de la santé de l’Université de Lomé, Vincent Pitché s’est imposé comme une figure de référence grâce à un parcours alliant recherche, innovation et engagement au service des populations. Ses initiatives de télédermatologie, développées avec le soutien de la Fondation Pierre Fabre, ont permis d’améliorer l’accès aux soins spécialisés dans plusieurs localités rurales et périurbaines.

    Depuis juillet 2012, il dirigeait le Secrétariat permanent du Conseil national de lutte contre le Sida et les infections sexuellement transmissibles (CNLS-IST). Sous sa coordination, des avancées significatives ont été enregistrées dans la riposte au VIH, avec une prévalence nationale passée de 1,6 % en 2024 à 1,5 % en 2025. Au cours des deux dernières années, 189 425 personnes ont bénéficié d’un traitement antirétroviral.

    À la tête de l’OOAS, le Professeur Pitché devra désormais relever des défis d’envergure : renforcer les systèmes de santé des quinze États membres, améliorer la surveillance épidémiologique, prévenir les épidémies, mobiliser davantage de financements et accélérer l’intégration sanitaire régionale. Sa nomination consacre un parcours individuel remarquable tout en renforçant le rayonnement du Togo dans la gouvernance sanitaire de l’Afrique de l’Ouest.

  • Grossesses précoces et IST en milieu scolaire : les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV déclarent la riposte nationale depuis Kara

    Grossesses précoces et IST en milieu scolaire : les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV déclarent la riposte nationale depuis Kara

    Kara a servi de point de départ, samedi 11 juillet 2026, à une vaste campagne nationale de sensibilisation contre les grossesses précoces et les infections sexuellement transmissibles (IST) en milieu scolaire. Portée par les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV, cette initiative ambitionne de faire des établissements secondaires togolais des espaces de prévention, de responsabilité et de réussite pour les jeunes.

    La Grande salle du Palais des Congrès de Kara a accueilli le lancement officiel de la campagne nationale « Zéro grossesse et IST dans mon établissement », une initiative inscrite dans le cadre du déploiement des Clubs Santé SOS DOCTEUR TV dans les établissements secondaires du Togo. La cérémonie a mobilisé un large éventail d’acteurs du système éducatif et sanitaire, témoignant de l’importance accordée à la protection de la jeunesse.

    Autour des responsables de SOS DOCTEUR TV se sont retrouvés des autorités administratives, éducatives, sanitaires et traditionnelles, des chefs d’établissements, des enseignants, des encadreurs des Clubs Santé ainsi que de nombreux élèves et étudiants. Tous ont réaffirmé leur volonté commune de lutter contre les grossesses précoces et les infections sexuellement transmissibles, deux défis qui continuent d’affecter le parcours scolaire de nombreux jeunes.

    Au Togo, comme dans plusieurs pays de la sous-région ouest-africaine, les grossesses en milieu scolaire demeurent une préoccupation majeure. Elles sont souvent à l’origine de décrochages scolaires, compromettent l’avenir académique et professionnel des jeunes filles et peuvent entraîner des conséquences sanitaires, sociales et économiques importantes. Les IST, quant à elles, représentent également un enjeu de santé publique qui appelle une meilleure sensibilisation des adolescents.

    Face à cette réalité, les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV misent sur une approche éducative fondée sur l’information, la prévention et la responsabilisation des élèves. La campagne entend promouvoir l’éducation à la santé sexuelle et reproductive, encourager l’adoption de comportements responsables et renforcer les valeurs citoyennes auprès des jeunes.

    L’un des piliers du projet consiste à faire des élèves eux-mêmes des acteurs du changement. Les membres des Clubs Santé auront pour mission de sensibiliser leurs camarades, de diffuser les bonnes pratiques en matière de santé et de promouvoir des choix favorables à la poursuite des études. L’objectif est de créer, au sein des établissements scolaires, un réseau de jeunes ambassadeurs capables d’influencer positivement leur environnement.

    Les initiateurs de la campagne rappellent toutefois que la réussite d’une telle démarche ne peut reposer uniquement sur les élèves. Ils plaident pour une implication concertée des parents, des enseignants, des professionnels de santé, des autorités publiques, des partenaires techniques et financiers ainsi que des communautés locales. Selon eux, seule une mobilisation collective permettra de réduire durablement les grossesses précoces et les IST en milieu scolaire.

    Au cours de la cérémonie, un hommage appuyé a été rendu au Professeur Serge Michel Kodom, président fondateur d’AIMES-AFRIQUE et de SOS DOCTEUR TV, pour son engagement en faveur de la santé communautaire et du bien-être des jeunes. Les organisateurs ont également exprimé leur gratitude aux autorités administratives, éducatives et sanitaires pour leur accompagnement dans la mise en œuvre de cette initiative nationale.

    En clôturant la cérémonie, les responsables de la campagne ont invité les élèves à devenir les premiers défenseurs de leur santé et de leur avenir. À travers « Zéro grossesse et IST dans mon établissement », les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV affichent l’ambition de bâtir des écoles où chaque apprenant peut poursuivre son cursus dans un environnement sécurisé, propice à son épanouissement et à la réalisation de ses ambitions.

  • Le duo DAGL-AIMES-AFRIQUE en synergie pour la santé des élèves

    Le duo DAGL-AIMES-AFRIQUE en synergie pour la santé des élèves

    Le District autonome du Grand Lomé et l’ONG Aimes-Afrique renforcent leur collaboration pour promouvoir la santé préventive dans les établissements scolaires.

    Le District autonome du Grand Lomé (DAGL) et l’ONG Aimes-Afrique renforcent leur partenariat en faveur de la santé des jeunes en milieu scolaire. La gouverneure du DAGL, Zouréhatou Kassah-Traoré, a reçu en audience une délégation de l’organisation conduite par son président, le docteur Michel Kodom, dans le cadre d’une tournée institutionnelle consacrée à la promotion de la santé et de l’éducation sanitaire dans les établissements secondaires.

    La rencontre a mobilisé plusieurs autorités administratives et territoriales, notamment les préfets du Golfe et d’Agoè-Nyivé, les maires et élus locaux du Grand Lomé, ainsi que les directeurs régionaux de l’Éducation, de la Santé et de l’Action sociale. Ensemble, ils ont examiné les modalités de déploiement des « Clubs Santé SOS Docteur TV », un programme destiné à sensibiliser les élèves aux bonnes pratiques sanitaires et à développer une véritable culture de la prévention.

    Au cours des échanges, les responsables d’Aimes-Afrique ont présenté les premiers résultats enregistrés dans les établissements déjà engagés dans cette initiative. Ils ont notamment mis en avant les retombées positives du concours de culture générale en santé « Génie Imhotep », considéré comme l’un des piliers du projet. Cette compétition contribue à renforcer les connaissances des élèves sur les questions de santé tout en développant leur esprit de leadership et leur sens des responsabilités.

    À l’issue de la séance de travail, la gouverneure Zouréhatou Kassah-Traoré a salué les efforts de l’ONG en faveur du bien-être des jeunes. Elle a appelé les autorités locales, les responsables éducatifs et les acteurs du secteur sanitaire à accompagner cette dynamique afin d’assurer son succès.

    Par cette collaboration, le DAGL et Aimes-Afrique affichent leur ambition de faire de l’école un espace privilégié de prévention, d’éducation sanitaire et de formation citoyenne, convaincus qu’une jeunesse sensibilisée aux enjeux de santé constitue un levier essentiel pour le développement durable du Togo.


  • Génie Imhotep : quatre lycées à deux pas du sacre

    Génie Imhotep : quatre lycées à deux pas du sacre

    Les demi-finales du Championnat national Génie Imhotep sont désormais connues, avec quatre lycées qui se disputeront ce samedi au Palais des Congrès de Lomé une place en finale après des quarts de finale riches en suspense et en démonstrations de talent.

    Le suspense est désormais à son comble au Championnat national Génie Imhotep. À l’issue des quarts de finale disputés vendredi au Palais des Congrès de Lomé, le dernier carré de cette compétition nationale de culture générale en santé est désormais connu. Le Lycée Avétonou, le Lycée de Tchamba, le Lycée Scientifique de Kara et le Lycée d’Adétikopé se sont qualifiés pour les demi-finales, prévues ce samedi 27 juin.

    La rencontre la plus spectaculaire de la journée a opposé le Lycée Avétonou au Lycée de Dalavé. Repêchée après avoir terminé meilleur perdant des tours précédents, l’équipe d’Avétonou semblait pourtant condamnée face à un adversaire qui comptait jusqu’à 110 points d’avance. Mais les élèves n’ont jamais baissé les bras. Après plusieurs égalités successives à 250, 330 puis 340 points, une révision des scores a totalement relancé les débats. Dans la série décisive des dix dernières questions, Avétonou a fait preuve d’un remarquable sang-froid pour s’imposer sur le fil, 410 contre 400, au terme d’un duel riche en rebondissements.

    Les autres affiches ont également confirmé le niveau élevé de cette première édition du championnat. Le Lycée de Tchamba s’est imposé avec autorité face au Lycée de Naki-Est (610-400), tandis que le Lycée Scientifique de Kara est venu à bout du Lycée de Wahala sur le score de 550 à 490. De son côté, le Lycée d’Adétikopé n’a laissé aucune chance à son adversaire en s’imposant largement 610 à 450.

    Au-delà des résultats, cette compétition met en lumière des jeunes capables de conjuguer excellence académique, esprit d’équipe et solides connaissances en matière de santé publique. Chaque épreuve révèle une préparation rigoureuse et une volonté de promouvoir la culture scientifique auprès des élèves.

    Les demi-finales promettent ainsi un spectacle de haut niveau entre quatre formations déterminées à décrocher une place en finale. Le public est attendu nombreux au Palais des Congrès de Lomé pour assister à cette ultime ligne droite d’un championnat qui s’impose déjà comme un rendez-vous majeur de la promotion de la santé et de l’excellence intellectuelle en milieu scolaire.

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