Étiquette : Economie

  • Port de Lomé : trois places de gagnées dans le Top 100 mondial

    Port de Lomé : trois places de gagnées dans le Top 100 mondial

    Le Port autonome de Lomé (PAL) poursuit sa progression dans le classement mondial des ports établi par Lloyd’s List. Dans son édition 2026, la plateforme togolaise occupe le 91ᵉ rang mondial, contre la 94ᵉ place lors de l’édition précédente. Elle gagne ainsi trois places et signe, par la même occasion, une sixième présence consécutive dans le Top 100.

    Une progression

    Cette évolution intervient dans un contexte de compétition accrue entre les plateformes portuaires africaines pour attirer et traiter les flux de marchandises liés au commerce régional et international. Le classement de Lloyd’s List constitue notamment un indicateur de l’activité et des volumes traités par les grands ports à travers le monde.

    Pour la direction générale du PAL, cette performance s’inscrit dans la stratégie visant à renforcer le rôle de Lomé comme plateforme logistique sous-régionale. Le directeur général, Kokou Edem Tengue, estime que le résultat traduit les efforts engagés pour améliorer la compétitivité du port.

    « Le 91ᵉ rang mondial du Port de Lomé constitue une source de satisfaction et traduit les efforts accomplis pour renforcer la compétitivité de notre plateforme », a-t-il déclaré, tout en soulignant que ce résultat « nous engage davantage ».

    Digitalisation et infrastructures

    Pour maintenir cette dynamique, le Port autonome de Lomé mise notamment sur la modernisation de ses services. La digitalisation des procédures figure parmi les principaux axes destinés à faciliter les opérations et à améliorer la fluidité de la chaîne logistique.

    Des travaux concernent également les infrastructures portuaires. Le curage du bassin et des accès nautiques, notamment au niveau du Terminal à conteneurs de Lomé (LCT), doit contribuer au maintien des conditions d’accueil des navires de grande capacité. L’extension du quai constitue également un autre levier d’augmentation des capacités d’accueil et de manutention.

    Dans un secteur marqué par la montée en puissance de plusieurs plateformes africaines, dont celles de Tema au Ghana et de Mombasa au Kenya, le 91ᵉ rang mondial représente ainsi à la fois un résultat et un nouveau point de référence. Le défi pour Lomé sera désormais de consolider cette position en poursuivant les investissements et la transformation de ses services.

  • Campagne café-cacao 2026-2027 : le CCFCC célèbre 30 ans d’engagement

    Campagne café-cacao 2026-2027 : le CCFCC célèbre 30 ans d’engagement

    Le lancement officiel de la campagne de commercialisation du café et du cacao 2026-2027, le 4 septembre 2026 au Grand Hôtel du 30 Août à Kpalimé, a pris une dimension particulière. Organisée par le Comité de Coordination pour les Filières Café et Cacao (CCFCC), la cérémonie a également marqué la célébration des 30 ans de cette institution, placée au cœur de la coordination et du développement des filières café et cacao au Togo.

    Trois décennies après sa création, le CCFCC a ainsi profité de l’ouverture de cette nouvelle campagne pour revenir sur son parcours, ses acquis et les défis qui continuent de se poser aux acteurs des filières. Cet anniversaire a constitué un temps fort pour mesurer le chemin parcouru et réaffirmer les ambitions portées pour renforcer la compétitivité, la durabilité et la contribution du café et du cacao à l’économie nationale.

    La cérémonie de Kpalimé a réuni les principaux acteurs du secteur autour des enjeux de développement et des perspectives de la campagne 2026-2027. Au-delà du lancement commercial, cette rencontre a donc été l’occasion de célébrer 30 années d’action du CCFCC au service des filières, dans un contexte où celles-ci doivent continuer à s’adapter aux mutations du marché et aux exigences de durabilité.

    Cette célébration est intervenue à l’issue de l’atelier bilan de la campagne 2025-2026, organisé les 1er et 2 septembre 2026 à Kpalimé. Les participants avaient notamment analysé les résultats de la campagne écoulée, identifié les difficultés persistantes et formulé des recommandations destinées à améliorer les performances des filières.

    En ouvrant ainsi une nouvelle campagne sous le signe de ses 30 ans, le CCFCC entend inscrire cet anniversaire dans une dynamique de continuité, tout en tournant le regard vers les prochaines étapes du développement du café et du cacao au Togo.

  • Café-cacao : le Togo face à l’urgence de redresser ses filières

    Café-cacao : le Togo face à l’urgence de redresser ses filières

    Après une chute brutale des exportations, la campagne 2026-2027 s’ouvre sous le signe de la reconquête, entre lutte contre la contrebande, amélioration de la qualité et nécessité de mieux rémunérer les producteurs.

    Le ton est donné à Kpalimé. En lançant officiellement, vendredi 4 septembre 2026, la campagne 2026-2027 de commercialisation du café et du cacao, le gouvernement togolais a reconnu les difficultés auxquelles sont confrontées ces deux filières et affiché sa volonté de leur redonner du souffle.

    Les chiffres de la campagne précédente interpellent. Alors que le Togo avait exporté 4 400 tonnes de café et 24 000 tonnes de cacao en 2024-2025, les volumes enregistrés pour 2025-2026 s’établissent respectivement à 2 782 tonnes et 9 070 tonnes. Une baisse significative qui met en évidence l’ampleur du défi pour les acteurs de ces filières.

    À cette contre-performance s’ajoute un autre problème : la présence, notamment dans le Litimé, d’acteurs non professionnels et non enregistrés venus de certains pays de la sous-région. Le ministre de l’Économie et de la Veille stratégique estime que leurs pratiques peuvent dégrader la qualité du cacao et provoquer une surenchère des prix à l’achat. La lutte contre la contrebande devient ainsi un enjeu majeur pour préserver l’organisation du marché.

    La qualité comme arme

    Pour inverser la tendance, les autorités misent sur la qualité et la valorisation du produit togolais. Deux centres de traitement post-récolte de cacao d’excellence ont notamment été inaugurés à Kessibo-Abrewankor et Mpoti-Blitta 3. Leur ambition : produire un cacao haut de gamme susceptible de permettre aux producteurs d’obtenir de meilleurs prix.

    Cette stratégie s’accompagne d’un encouragement à la transformation locale. L’ouverture de la « Maison du café : Le Terroir », à Lomé, participe de cette volonté de promouvoir la consommation des produits dérivés du café et du cacao. Le mois d’octobre, consacré au « Mois du Consommer Local » dans l’espace UEMOA, devrait également servir de vitrine aux productions nationales.

    La campagne intervient par ailleurs au moment où le Comité de Coordination pour les Filières Café et Cacao du Togo célèbre ses 30 ans. Le gouvernement salue son rôle dans la régulation et le développement des deux filières, ainsi que ses résultats internationaux, notamment les deux médailles d’or obtenues aux Cocoa of Excellence Awards 2025.

    Désormais, l’objectif est clair : restaurer la performance des filières sans sacrifier les intérêts des producteurs. Le gouvernement insiste sur le respect des procédures, la fiabilité des données et surtout la pratique de prix compatibles avec les coûts mondiaux, afin de garantir une rémunération équitable aux producteurs tout en préservant l’équilibre de la chaîne de valeur.

  • Feuille de route 2026-2031 : à Tsévié, le défi de passer des orientations aux résultats

    Feuille de route 2026-2031 : à Tsévié, le défi de passer des orientations aux résultats

    La Région Maritime veut transformer les nouvelles orientations gouvernementales en actions concrètes. Réunis à Tsévié, les acteurs du développement ont été appelés à s’approprier la Feuille de route gouvernementale 2026-2031, dans un contexte où l’efficacité de sa mise en œuvre constituera le véritable test.

    À Tsévié, il n’était pas seulement question de présenter un nouveau document de politique publique. La session régionale de restitution de la Feuille de route gouvernementale 2026-2031, tenue mardi 1er septembre 2026 à l’Hôtel Mélis-Opéra, sous la présidence du Gouverneur de la Région Maritime, Taïrou BAGBIEGUE, a surtout posé la question de la traduction des ambitions nationales en résultats tangibles sur le terrain.

    Pour les autorités, l’enjeu est désormais de faire en sorte que les orientations définies au niveau national soient comprises et portées par les différents acteurs locaux. Collectivités territoriales, services déconcentrés, secteur privé et société civile sont ainsi invités à travailler dans une même direction.

    Présentant les grandes lignes de la Feuille de route, le Conseiller à la Présidence du Conseil, Etsri HOMEVOR, a indiqué que le document repose sur « trois axes stratégiques, neuf ambitions et quinze programmes structurants ». Une architecture qui traduit la volonté d’inscrire l’action publique dans une programmation organisée autour de trois grandes orientations : « Protéger, Rassembler et Transformer ».

    Des priorités qui touchent directement les populations

    Au-delà de la terminologie institutionnelle, les priorités évoquées concernent plusieurs préoccupations quotidiennes des populations. Santé, éducation, accès à l’eau potable, énergie, digitalisation et emploi des jeunes figurent parmi les secteurs au cœur des échanges.

    Ce choix n’est pas anodin. Dans une région où les attentes sociales restent fortes, la réussite de la Feuille de route se mesurera moins au nombre de programmes annoncés qu’à leur capacité à améliorer concrètement les conditions de vie.

    La question de l’emploi des jeunes constitue notamment un enjeu majeur. Les orientations gouvernementales devront trouver leur traduction dans des opportunités économiques réelles, tandis que la digitalisation devra dépasser le cadre des discours pour produire des services accessibles et adaptés aux besoins des citoyens.

    Il en va de même pour l’accès à l’eau, l’énergie, la santé et l’éducation. Ces secteurs constituent des indicateurs particulièrement visibles de l’efficacité de l’action publique. Une politique ambitieuse ne pourra donc produire pleinement ses effets que si les mécanismes de financement, d’exécution et de suivi sont suffisamment solides.

    Le difficile passage de la stratégie à l’action

    C’est précisément sur ce terrain que se situe l’un des principaux défis de la nouvelle Feuille de route. L’appropriation par les acteurs locaux constitue une première étape, mais elle ne garantit pas à elle seule la réussite des programmes.

    Les échanges de Tsévié ont d’ailleurs porté sur les mécanismes de mise en œuvre et de suivi-évaluation. Une dimension essentielle, car elle doit permettre de mesurer les avancées, d’identifier les difficultés et, au besoin, de réorienter les actions engagées.

    L’implication des collectivités territoriales apparaît, à cet égard, déterminante. Ce sont elles qui se trouvent au plus près des réalités locales et qui peuvent contribuer à adapter les priorités nationales aux besoins spécifiques des populations.

    Le secteur privé et la société civile ont également un rôle à jouer. Leur participation peut permettre de renforcer la mobilisation des ressources, l’innovation et le contrôle citoyen, à condition que leur implication ne reste pas limitée aux rencontres institutionnelles.

    La Maritime face à l’épreuve des résultats

    La session de Tsévié marque donc une étape importante : celle de la diffusion et de l’appropriation de la Feuille de route. Mais le véritable rendez-vous sera celui de sa mise en œuvre.

    Entre les ambitions affichées et les résultats attendus, il faudra désormais franchir plusieurs obstacles : disponibilité des ressources, coordination des acteurs, efficacité administrative, suivi des projets et capacité à répondre aux besoins spécifiques des territoires.

    La Région Maritime est ainsi appelée à jouer pleinement sa partition dans la mise en œuvre de la Feuille de route 2026-2031. L’enjeu n’est plus seulement de savoir quelles sont les priorités du gouvernement, mais de déterminer comment celles-ci seront transformées en réalisations visibles dans les communes et au bénéfice direct des populations.

    À Tsévié, le message est donc clair : l’appropriation de la Feuille de route n’est que le début. Son véritable bilan se fera sur le terrain, à l’aune des résultats obtenus.

  • Togo : le « Budget vert » 2027, entre virage écologique et exigence de redevabilité

    Togo : le « Budget vert » 2027, entre virage écologique et exigence de redevabilité

    En formant ses cadres à la budgétisation verte, le ministère de l’Économie et de la Veille stratégique veut faire du budget 2027 un instrument davantage aligné sur les impératifs climatiques et environnementaux.

    Du 3 au 7 août 2026 à Lomé, le ministère de l’Économie et de la Veille stratégique (MEVS) a consacré cinq jours au renforcement des capacités de ses cadres sur la budgétisation verte. Derrière l’apparente technicité de cet exercice se joue une évolution plus profonde de la gestion publique : celle du passage d’un budget principalement centré sur les allocations financières à un budget qui cherche également à mesurer les conséquences environnementales des choix de l’État.

    L’objectif affiché de l’atelier est double : permettre aux cadres de s’approprier la méthodologie de la budgétisation verte et contribuer à l’élaboration du document « Budget Vert » du ministère pour l’exercice 2027. Cette démarche intervient alors que le Togo a déjà institutionnalisé progressivement cet outil dans son processus budgétaire. Le ministère des Finances présente d’ailleurs le pays comme un pionnier de la budgétisation verte dans l’espace UEMOA.

    Du discours climatique aux lignes budgétaires

    Le principe est relativement simple : identifier, au sein des programmes et dépenses publiques, celles qui ont un impact favorable, défavorable ou neutre sur le climat et l’environnement. Mais sa mise en œuvre est autrement plus complexe. Elle suppose des critères de classement précis, des compétences techniques et surtout une capacité à suivre les dépenses au-delà de leur inscription dans la loi de finances.

    Le Togo a déjà franchi plusieurs étapes. Le Budget Vert 2026, par exemple, repose sur une architecture institutionnelle dans laquelle le ministère chargé des finances assure le pilotage du processus, tandis que la Direction générale du Budget et des Finances en assure la mise en œuvre technique.

    L’enjeu du Budget Vert 2027 est donc moins de créer un nouvel outil que de consolider une pratique appelée à devenir un élément normal de la préparation budgétaire.

    Une réforme qui dépasse le seul ministère de l’Économie

    La formation des cadres du MEVS prend tout son sens dans cette dynamique interministérielle. En avril 2026, le ministère des Transports avait déjà organisé une formation destinée à ses points focaux et cadres afin de les familiariser avec le marquage climatique et environnemental des activités et projets, avec l’objectif d’élaborer un projet de Budget Vert 2027.

    Cette multiplication des formations traduit une volonté d’élargir progressivement la démarche à l’ensemble de l’administration. En 2025, le gouvernement avait justement indiqué que le champ du Budget Vert devait être étendu à tous les ministères et institutions.

    La logique est importante : les politiques environnementales ne peuvent plus être confinées au seul ministère chargé de l’environnement. Agriculture, transports, énergie, infrastructures, urbanisme, économie ou encore finances produisent, chacun à leur niveau, des effets sur les émissions, les ressources naturelles et la résilience du pays face aux changements climatiques.

    Le véritable test : l’exécution

    Mais c’est ici que commence le principal défi. Un budget peut être « vert » sur le papier sans produire automatiquement des résultats environnementaux.

    La question déterminante sera donc celle de l’exécution. Les crédits identifiés comme favorables au climat sont-ils effectivement dépensés conformément à leur destination ? Les projets annoncés comme environnementalement vertueux produisent-ils les résultats attendus ? Les dépenses ayant des effets négatifs sont-elles réorientées ou simplement recensées ?

    Le Togo semble avoir compris cette nécessité de dépasser le stade de la programmation. En juin-juillet 2026, la Direction générale du Budget et des Finances a réuni 64 experts pour travailler sur les rapports d’exécution des Budgets Verts 2024 et 2025. Cette démarche marque un passage significatif vers la redevabilité et l’évaluation des résultats.

    Une nouvelle culture de la dépense publique

    Le Budget Vert 2027 pourrait ainsi constituer davantage qu’un document technique annexé au budget de l’État. Il peut devenir un outil d’arbitrage permettant de mieux apprécier la cohérence entre les ambitions climatiques du pays et les ressources effectivement mobilisées.

    Cette évolution intervient d’ailleurs dans un contexte où le Togo cherche à intégrer plusieurs dimensions transversales dans son budget 2027. En juillet 2026, un appui technique de la Commission économique pour l’Afrique et de l’UNFPA a également porté sur l’intégration des dépenses sensibles au dividende démographique dans le budget 2027.

    La tendance est donc claire : le budget public tend à devenir un instrument multidimensionnel, prenant en compte non seulement les montants dépensés, mais aussi leur impact sur le développement humain, l’environnement et la résilience économique.

    L’heure de la preuve

    Pour le MEVS, la formation organisée à Lomé constitue une étape nécessaire. Mais elle ne saurait être une fin en soi. Le véritable succès du Budget Vert 2027 se mesurera à sa capacité à influencer les décisions, à améliorer la qualité des investissements publics et à rendre plus lisible l’impact environnemental de la dépense publique.

    Le défi est désormais de passer de la budgétisation verte à une véritable gestion publique verte. Autrement dit, ne plus seulement identifier les crédits qui contribuent à la protection de l’environnement, mais faire de cette exigence un critère réel dans les choix de l’État.

    À l’heure où les effets du changement climatique imposent des coûts croissants aux économies africaines, la question n’est plus de savoir si les finances publiques doivent intégrer l’environnement. Elle est de savoir si cette intégration modifiera réellement la manière dont l’argent public est priorisé, dépensé et contrôlé.

  • Investissements et industrie : le modèle togolais séduit Madagascar

    Investissements et industrie : le modèle togolais séduit Madagascar

    De l’industrialisation à l’attraction des capitaux privés, Madagascar vient au Togo chercher des clés d’expérience : une délégation malgache explore, du 6 au 12 août, les mécanismes togolais et le modèle de la PIA pour accélérer la transformation économique.

    Une nouvelle étape dans le rapprochement économique entre le Togo et Madagascar. Depuis le 6 août 2026, une délégation du ministère malgache de l’Industrialisation et du Développement du Secteur Privé effectue une mission de travail au Togo. Accueillie par le ministère délégué chargé de la Promotion des Investissements, de l’Industrie et de la Souveraineté économique, elle séjournera dans le pays jusqu’au 12 août.

    Cette mission est essentiellement consacrée au partage d’expériences dans des secteurs considérés comme stratégiques pour la transformation économique des deux pays. Les échanges portent notamment sur le développement des écosystèmes agricoles, la mise en place de zones dédiées à la transformation industrielle et les dispositifs destinés à stimuler l’investissement privé.

    Le modèle togolais au cœur des échanges

    À travers cette visite, Madagascar cherche notamment à mieux comprendre les mécanismes développés par le Togo pour favoriser l’implantation et l’accompagnement des investisseurs. L’enjeu est de tirer des enseignements d’une expérience nationale en matière d’aménagement de pôles économiques, de transformation des productions agricoles et de création d’un environnement propice au secteur privé.

    Au-delà des présentations institutionnelles, la mission privilégie les échanges directs et l’observation des infrastructures. Cette approche doit permettre à la délégation malgache d’apprécier concrètement les dispositifs mis en place par le Togo et d’identifier d’éventuelles pistes d’adaptation au contexte de Madagascar.

    La PIA, vitrine de la transformation industrielle

    La visite de la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) constitue l’un des temps forts de cette mission. La délégation pourra y découvrir les infrastructures de cette zone industrielle et échanger sur les mécanismes ayant contribué à son développement.

    Une attention particulière devrait être accordée aux modèles de partenariat public-privé, présentés comme un levier important dans la réalisation et la gestion d’infrastructures industrielles. La PIA offre ainsi un terrain concret pour discuter des conditions permettant de mobiliser les capitaux privés au service de la transformation économique.

    Cette immersion permet également de mettre en lumière l’importance croissante des zones industrielles dans les stratégies africaines de développement. Pour les États confrontés au défi de transformer localement leurs matières premières, ces espaces peuvent constituer des instruments de création de valeur, d’attraction des investissements et de développement des chaînes de production.

    Vers une coopération Sud-Sud renforcée

    Au-delà des seuls enjeux industriels, cette mission traduit une volonté de renforcer les échanges entre deux pays africains confrontés à des problématiques similaires : transformation des matières premières, développement du secteur privé, création d’emplois et attraction des investissements.

    Le déplacement de la délégation malgache illustre ainsi l’intérêt croissant des coopérations Sud-Sud. Les expériences développées sur le continent peuvent constituer des sources d’inspiration, à condition d’être adaptées aux réalités économiques et institutionnelles propres à chaque pays.

    En accueillant cette délégation, le Togo entend également valoriser son expérience et consolider son positionnement comme espace d’échanges autour des politiques d’investissement et d’industrialisation.

    Jusqu’au 12 août, les discussions entre les deux parties devraient donc permettre d’approfondir le partage d’expériences et d’identifier de nouvelles pistes de collaboration. Une démarche qui pourrait contribuer, à terme, à renforcer les relations économiques entre Lomé et Antananarivo et à promouvoir une coopération africaine davantage fondée sur le transfert de savoir-faire et les expériences concrètes.

  • Littoral togolais : un ultime délai de trois semaines avant le déguerpissement

    Littoral togolais : un ultime délai de trois semaines avant le déguerpissement

    Les occupants illégaux du littoral disposent d’une dernière chance pour libérer volontairement les lieux.

    Les occupants installés illégalement sur le littoral togolais disposent désormais d’un ultime délai de trois semaines pour démonter leurs installations avant le lancement des opérations de déguerpissement. L’annonce a été faite vendredi à Lomé par le comité ad hoc chargé de la lutte contre les occupations anarchiques du domaine public, au cours d’un point de presse présidé par la gouverneure du District autonome du Grand Lomé (DAGL), Zouréhatou Kassah-Traoré.

    « Ce point de presse est consacré à l’opération d’intérêt général de libération du littoral togolais. Il répond à la volonté du Gouvernement de préserver le domaine public, de veiller au respect de la loi et de promouvoir un cadre de vie plus sûr, plus salubre et plus harmonieux pour l’ensemble de nos concitoyens », a déclaré la gouverneure.

    Une ultime chance avant les opérations

    Selon les autorités, cette décision s’inscrit dans une politique de préservation du domaine public maritime et de respect de la réglementation en vigueur. Elle vise également à garantir un environnement plus sécurisé et plus sain pour les populations.

    Le comité ad hoc insiste sur le fait que cette mesure n’intervient pas de manière brutale. Depuis juin 2025, plusieurs séances de concertation ont été organisées avec les propriétaires de bars, restaurants et autres exploitants installés sur le littoral afin de favoriser un départ volontaire.

    Des reports successifs, mais des engagements non tenus

    Au fil des mois, plusieurs échéances ont été accordées aux occupants. Initialement fixée à fin février 2026, la date de libération des emprises a été successivement reportée au 31 mars, puis au 30 juin 2026. Malgré ces délais, les autorités constatent que les engagements pris n’ont pas été respectés.

    Une dernière proposition formulée par l’Association des tenanciers des bars (ATER), qui sollicitait un report jusqu’au 4 janvier 2027, a été rejetée par le gouvernement. Les autorités estiment qu’un tel calendrier prolongerait une occupation considérée comme irrégulière et contraire à l’intérêt général. Les occupants disposent désormais de trois semaines pour quitter volontairement les lieux avant l’intervention des services compétents.

  • Le Vodoun, richesse d’avenir pour le Bénin

    Le Vodoun, richesse d’avenir pour le Bénin

    À l’occasion du Forum Diaspora Connect 2026, le Professeur Mahougnon Kakpo animera un panel consacré au rôle du Vodoun dans le développement économique. Une intervention qui ambitionne de repositionner ce patrimoine ancestral comme un véritable moteur de création de richesses, d’attractivité et de rayonnement international.

    Le Vodoun ne se résume pas à une pratique spirituelle. Héritage culturel profondément enraciné dans l’histoire du Bénin, il constitue également un potentiel économique encore largement sous-exploité. C’est autour de cette réflexion que s’articulera le panel animé par le Professeur Mahougnon Kakpo, universitaire, écrivain et Président du Comité des rites Vodoun du Bénin, dans le cadre du Forum Diaspora Connect (FDC2026).

    Prévu le jeudi 30 juillet 2026 à 13h25 à l’Azalaï Hôtel de Cotonou, cet échange portera sur le thème : « Le Vodoun comme levier de développement économique au Bénin et pour sa diaspora ».

    Figure reconnue du monde universitaire et spécialiste des littératures africaines, Mahougnon Kakpo proposera une approche novatrice du Vodoun, loin des clichés qui entourent encore cette tradition. Son intervention mettra en lumière les multiples opportunités qu’offre ce patrimoine immatériel dans des secteurs tels que le tourisme culturel, les industries créatives, la recherche, l’artisanat, les festivals, l’entrepreneuriat culturel ou encore les investissements de la diaspora.

    À travers cette conférence, il s’agira de démontrer que la valorisation du Vodoun peut contribuer à renforcer l’attractivité du Bénin sur la scène internationale, tout en créant des emplois, en stimulant l’économie locale et en consolidant les liens entre le pays et ses communautés établies à l’étranger.

    Cette lecture renouvelée du Vodoun entend également rappeler que les traditions africaines, lorsqu’elles sont structurées, protégées et promues, peuvent devenir de véritables instruments de développement durable. Pour les organisateurs du Forum Diaspora Connect, cette réflexion s’inscrit dans une dynamique plus large visant à encourager les échanges entre les acteurs du continent et ceux de la diaspora autour de projets porteurs de croissance.

    Le panel devrait réunir des universitaires, entrepreneurs, investisseurs, acteurs culturels et membres de la diaspora désireux d’explorer les perspectives économiques offertes par la valorisation du patrimoine béninois.

    Les inscriptions au Forum Diaspora Connect 2026 sont déjà ouvertes. Les personnes intéressées peuvent réserver leur participation via la plateforme officielle : https://fdc2026.kkp.events/.

  • Entrepreneuriat : à DIKETI 2026, Helly Gbéné appelle à transformer les richesses locales en moteurs de croissance

    Entrepreneuriat : à DIKETI 2026, Helly Gbéné appelle à transformer les richesses locales en moteurs de croissance

    Face à des milliers de jeunes entrepreneurs réunis à DIKETI 2026, le CEO du Cabinet IF&C Togo a défendu une vision ambitieuse de l’entrepreneuriat fondée sur la transformation locale, l’innovation agricole et l’économie verte pour accélérer la création de richesses et d’emplois au Togo.

    À l’occasion de l’édition 2026 de DIKETI, l’un des plus grands rendez-vous de l’écosystème entrepreneurial togolais, Helly Gbéné, CEO du Cabinet IF&C Togo, a animé un atelier consacré à la transformation locale, à l’agriculture moderne et à l’économie verte. Devant plusieurs centaines de jeunes entrepreneurs, de porteurs de projets et de professionnels, il a partagé une vision axée sur la valorisation des ressources nationales afin de bâtir des entreprises plus compétitives et créatrices de valeur.

    Miser sur la transformation locale

    Au cœur de son intervention, Helly Gbéné a plaidé pour un changement de paradigme économique. Selon lui, le Togo ne peut plus se contenter d’exporter ses matières premières à l’état brut s’il souhaite accélérer son développement économique.

    L’expert a expliqué que chaque étape de transformation, qu’il s’agisse du tri, du séchage, de la mouture, du conditionnement ou encore de la labellisation, permet d’accroître considérablement la valeur marchande des produits agricoles. Cette dynamique favoriserait non seulement une meilleure rémunération des producteurs, mais aussi la création d’emplois qualifiés, notamment pour les jeunes diplômés et les artisans spécialisés.

    Une agriculture plus moderne et plus compétitive

    L’atelier a également mis l’accent sur les mutations indispensables du secteur agricole. Helly Gbéné a présenté plusieurs leviers susceptibles d’améliorer durablement les performances des filières togolaises, parmi lesquels l’irrigation, la mécanisation, l’utilisation des technologies numériques, l’amélioration des infrastructures de stockage ainsi que le respect des normes de qualité.

    Selon lui, ces investissements constituent des conditions essentielles pour permettre aux produits agricoles togolais de gagner en compétitivité sur les marchés nationaux et sous-régionaux.

    L’économie verte, un levier d’investissement

    Les échanges ont par ailleurs accordé une place importante aux opportunités offertes par l’économie verte. L’intervenant a souligné que les initiatives intégrant les énergies renouvelables, la valorisation des déchets, les emballages biodégradables ou encore les principes de l’économie circulaire répondent désormais aux nouvelles exigences environnementales tout en attirant davantage les partenaires techniques et financiers.

    Pour Helly Gbéné, ces secteurs représentent des niches de croissance capables de générer des activités économiques durables tout en préservant les ressources naturelles.

    Des outils concrets pour des projets bancables

    Au-delà des exposés théoriques, la conférence s’est voulue résolument pratique. Les participants ont été initiés aux méthodes de conception de projets bancables, depuis l’identification des opportunités jusqu’à l’élaboration d’un modèle économique crédible. Plusieurs études de cas, adaptées aux réalités des différentes régions du Togo, ont illustré les perspectives de développement dans les filières du café, du cacao, du soja, du riz, du maraîchage, de la pêche, des céréales et du karité.

    En rassemblant près de 5 000 acteurs autour de la création de valeur locale, DIKETI 2026 confirme son ambition de s’imposer comme une plateforme de référence pour l’innovation entrepreneuriale et l’investissement au Togo. À travers son intervention, Helly Gbéné a lancé un appel aux entrepreneurs à faire de la transformation locale un véritable levier de croissance économique, de création d’emplois et de prospérité durable pour le pays.

  • Coris Bank Togo, le partenaire de toutes les réussites

    Coris Bank Togo, le partenaire de toutes les réussites

    Portée par une vision ambitieuse et le leadership inspirant de son directeur général Alassane Kaboré, Coris Bank International Togo s’affirme comme un partenaire financier de référence, au service de la croissance économique et des ambitions des Togolais.

    Dans un environnement économique en pleine mutation, où les entreprises comme les particuliers recherchent des partenaires financiers solides, innovants et proches de leurs préoccupations, Coris Bank International Togo s’impose aujourd’hui comme l’un des acteurs majeurs du paysage bancaire togolais. Forte de son expertise, de sa vision panafricaine et de son engagement en faveur du développement économique, l’institution financière confirme année après année son statut de banque de confiance au service des populations et des entreprises.

    Une banque au cœur du développement économique

    Implantée au Togo depuis 2015, Coris Bank International Togo est une filiale du Groupe Coris Bank International, l’un des groupes bancaires les plus dynamiques d’Afrique de l’Ouest. La banque a été créée avec une ambition claire : offrir des solutions financières modernes, accessibles et adaptées aux réalités du marché togolais. Depuis son lancement, elle n’a cessé d’élargir son offre et son réseau afin de rapprocher davantage les services bancaires des citoyens et des acteurs économiques.

    Portée par les valeurs de confiance, de responsabilité, d’intégrité et de proximité, Coris Bank International Togo accompagne les grandes entreprises, les PME-PMI, les commerçants, les salariés, les entrepreneurs ainsi que les particuliers dans la réalisation de leurs projets. La banque se positionne ainsi comme un véritable partenaire du développement national.

    L’innovation au service de la clientèle

    À l’ère de la transformation numérique, Coris Bank International Togo a compris très tôt que la satisfaction du client passe par des services rapides, sécurisés et accessibles. La banque a ainsi développé des solutions digitales innovantes permettant à sa clientèle d’effectuer diverses opérations à distance, tout en bénéficiant d’une expérience utilisateur simplifiée.

    Cette volonté d’innover s’accompagne d’une politique de proximité qui fait aujourd’hui la réputation de l’établissement. Grâce à son réseau d’agences et à une stratégie orientée vers la qualité de service, Coris Bank International Togo se distingue par sa capacité à comprendre les besoins de ses clients et à leur proposer des solutions sur mesure.

    Un acteur majeur de la bancarisation

    Dans un pays où l’inclusion financière constitue un enjeu stratégique, Coris Bank International Togo joue un rôle essentiel dans la promotion de la bancarisation. L’établissement développe des produits adaptés aux différentes catégories socioprofessionnelles, facilitant ainsi l’accès aux services financiers modernes.

    La banque a également fait du financement des PME-PMI l’un de ses axes prioritaires. Ces entreprises représentent le moteur de l’économie togolaise et bénéficient d’un accompagnement spécifique destiné à soutenir leur croissance et leur compétitivité. Cette orientation a permis à Coris Bank International Togo de gagner progressivement la confiance de nombreux entrepreneurs et investisseurs.

    Alassane Kaboré, un capitaine à la vision affirmée

    Derrière les performances remarquables de Coris Bank International Togo se trouve un dirigeant dont le parcours inspire respect et admiration : Alassane Kaboré.

    À la tête de la banque depuis 2018, Alassane Kaboré est reconnu pour son expertise dans le domaine bancaire, particulièrement dans la gestion des risques. Avant son arrivée au Togo, il occupait les fonctions de directeur des risques de Coris Bank Mali, où il s’était distingué par ses résultats et sa maîtrise des mécanismes de gestion financière.

    Sous son leadership, Coris Bank International Togo a poursuivi sa progression et renforcé sa position parmi les institutions financières de référence du pays. Son management repose sur trois piliers essentiels : l’innovation, la proximité avec la clientèle et la maîtrise des risques. Il défend également une vision moderne de la banque, fondée sur la digitalisation des services, la qualité de l’accueil et l’accompagnement des acteurs économiques.

    À travers ses prises de parole publiques, Alassane Kaboré met régulièrement en avant l’importance de la confiance, qu’il considère comme le socle de toute relation durable entre une banque et ses clients. Cette philosophie managériale contribue largement à l’image positive dont bénéficie aujourd’hui Coris Bank International Togo.

    Une ambition tournée vers l’avenir

    Alors que l’économie togolaise poursuit sa transformation et son ouverture sur le monde, Coris Bank International Togo entend renforcer davantage son rôle d’acteur clé du financement de l’économie. La banque continue d’investir dans l’innovation, l’expansion de son réseau et le développement de produits adaptés aux nouveaux besoins des consommateurs.

    Avec l’appui du Groupe Coris Bank International, présent dans plusieurs pays africains, la filiale togolaise dispose d’atouts solides pour accompagner les grandes ambitions du pays et contribuer à l’émergence d’une économie plus dynamique et inclusive.

    Plus qu’une banque, Coris Bank International Togo apparaît aujourd’hui comme un partenaire stratégique de confiance, engagé aux côtés des entreprises, des entrepreneurs et des ménages. Sous la conduite d’Alassane Kaboré, l’institution poursuit avec détermination sa marche vers l’excellence, confirmant chaque jour un peu plus sa place parmi les références du secteur bancaire togolais.


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