Étiquette : Economie

  • Abdoulaye Ndiaye, la nouvelle voix de l’économie africaine

    Abdoulaye Ndiaye, la nouvelle voix de l’économie africaine

    Le Sénégalais Abdoulaye Ndiaye s’impose désormais comme l’un des visages les plus prometteurs de la recherche économique africaine. À 37 ans, ce professeur assistant à la Stern School of Business de New York University vient d’être sacré meilleur jeune économiste africain à l’occasion de la première édition de l’Africa NextGen Economist Prize.

    Cette distinction prestigieuse est organisée par Jeune Afrique et The Africa Report, en partenariat avec la Banque africaine de développement. Elle vise à mettre en lumière les jeunes chercheurs africains dont les travaux contribuent à mieux comprendre les enjeux économiques du continent et à proposer des solutions innovantes pour son développement.

    Parmi plus de 70 candidatures venues de plusieurs pays africains et de la diaspora, Abdoulaye Ndiaye a su convaincre un jury composé de sept économistes africains de renom. Son parcours académique brillant, allié à la pertinence de ses recherches, a fait la différence.

    Affilié également au Finance for Development Lab, le chercheur sénégalais s’est distingué par des travaux portant notamment sur les questions de développement, de finance et de politiques économiques adaptées aux réalités africaines. Son approche mêle rigueur scientifique et volonté d’apporter des réponses concrètes aux défis du continent, notamment en matière d’inégalités, d’accès au financement et de croissance inclusive.

    Cette consécration marque une étape importante dans la carrière du jeune économiste, mais aussi pour la recherche africaine dans son ensemble. Elle témoigne de l’émergence d’une nouvelle génération d’intellectuels africains capables de peser dans les grands débats économiques mondiaux.

    Pour de nombreux observateurs, Abdoulaye Ndiaye incarne cette élite africaine formée dans les meilleures universités internationales tout en restant profondément attachée aux problématiques du continent. Son sacre envoie également un signal fort à la jeunesse africaine : l’excellence scientifique et intellectuelle africaine peut rayonner à l’échelle mondiale.

    Avec cette récompense, le Sénégal confirme une nouvelle fois sa place parmi les viviers de talents intellectuels du continent africain.

  • Au Togo, le malaise des cotonculteurs

    Au Togo, le malaise des cotonculteurs

    La campagne cotonnière 2025-2026 au Togo, pourtant marquée par de bons rendements, est traversée par des tensions liées au paiement des producteurs.

    La campagne cotonnière 2025-2026 affiche une production estimée à 77 000 tonnes de coton graine, contre environ 60 000 tonnes la campagne précédente. Un niveau jugé encourageant par les acteurs de la filière, avec un rendement moyen qui dépasserait pour la première fois la barre d’une tonne à l’hectare, soit environ 1 050 kg/ha. Ces performances sont attribuées aux efforts conjoints des cotonculteurs et des structures d’encadrement, dans un contexte de recherche d’amélioration de la productivité agricole.

    Cependant, cette dynamique positive est assombrie par des tensions autour du mécanisme de paiement des producteurs. Selon des informations recueillies auprès d’acteurs de la filière, des retards ou blocages de paiement sont signalés dans certaines zones de production, suscitant inquiétudes et incompréhensions chez les cotonculteurs. Le groupe Olam, actionnaire majoritaire de la Nouvelle Société Cotonnière du Togo, est cité par certains producteurs dans les difficultés actuelles de règlement.

    Sur le terrain, des agriculteurs affirment ne pas comprendre les écarts évoqués entre le prix d’achat officiel du coton-graine, fixé à 300 FCFA le kilogramme, et des montants inférieurs mentionnés dans certaines transactions, autour de 244 FCFA selon des témoignages. Ces situations alimentent un sentiment de frustration dans plusieurs bassins de production.

    Des producteurs interrogés appellent à une clarification rapide. L’un d’eux, basé dans la région des Savanes, estime que les efforts fournis pour améliorer les rendements devraient être mieux accompagnés par une stabilité des paiements. D’autres, notamment à Nangbani, évoquent des difficultés récurrentes qui fragilisent la motivation des acteurs ruraux.

    Par ailleurs, des informations non officielles font état de discussions en cours autour de différends financiers liés à la fixation des prix, sans confirmation formelle des parties concernées. Aucun communiqué officiel n’a, à ce stade, permis d’établir les responsabilités ou les modalités précises de règlement.

    Dans cette atmosphère, les producteurs appellent les autorités compétentes à s’impliquer afin de préserver la stabilité de la filière cotonnière, considérée comme un pilier de l’économie agricole nationale. Ils disent rester ouverts au dialogue pour un dénouement rapide et apaisé.

  • Abréwankor, capitale du cacao premium

    Abréwankor, capitale du cacao premium

    À Abréwankor, le Togo mise sur un centre d’excellence ultramoderne pour transformer son cacao en produit haut de gamme capable de conquérir les marchés internationaux les plus exigeants.

    Le Togo franchit une nouvelle étape dans la modernisation de sa filière cacao. Le Comité de Coordination pour les Filières Café et Cacao (CCFCC) a annoncé l’inauguration prochaine d’un centre d’excellence dédié au traitement post-récolte du cacao à Abréwankor, dans la préfecture de Wawa. Une initiative ambitieuse qui vise à renforcer durablement la qualité du cacao togolais et à mieux positionner les producteurs sur les marchés internationaux.

    Présenté lors d’une conférence de presse par le secrétaire général du CCFCC, Enselme Gouthon, le projet s’étend sur une superficie de 1,37 hectare et dispose d’infrastructures modernes répondant aux standards internationaux. Le site comprend un magasin de stockage de 25 tonnes, un hall de fermentation de 78 m², cinq tunnels de séchage, des dortoirs, un vestiaire, un système d’adduction d’eau potable ainsi qu’une alimentation énergétique solaire. Des motos et tricycles ont également été prévus afin de faciliter la collecte du cacao dans les treize villages concernés du Wawa.

    Entièrement financé sur fonds propres du CCFCC à hauteur de 160 millions de francs CFA, le chantier lancé en octobre 2025 s’inspire des modèles de centres d’excellence expérimentés avec succès au Cameroun. Pour les responsables de la filière, l’objectif dépasse largement la construction d’une simple infrastructure. Il s’agit surtout d’aider les producteurs à faire face aux fluctuations du marché mondial du cacao grâce à une amélioration significative de la qualité.

    Selon Enselme Gouthon, la montée en gamme du cacao togolais constitue la meilleure réponse à la volatilité des prix internationaux. Grâce au traitement post-récolte et au respect des normes de qualité, le cacao issu du centre pourrait être vendu à des prix largement supérieurs au marché classique, ouvrant ainsi l’accès à des marchés de niche particulièrement rémunérateurs.

    Le futur centre d’Abréwankor ambitionne aussi de devenir un véritable espace de formation pour les producteurs et les transformateurs. Le CCFCC entend renforcer les capacités des acteurs de toute la chaîne de valeur afin d’améliorer durablement les rendements et les revenus des producteurs.

    Cette dynamique intervient dans un contexte favorable pour le cacao togolais. Lors du concours Cocoa of Excellence 2025, deux producteurs togolais ont remporté les deux médailles d’or de la catégorie Afrique et Océan Indien, une reconnaissance internationale qui confirme la qualité croissante du cacao produit au Togo. La gestion du nouveau centre sera d’ailleurs confiée à leur organisation coopérative, dans une logique d’appropriation locale et de valorisation du savoir-faire national.

    Prévu pour être inauguré le 23 mai 2026, le centre d’excellence d’Abréwankor apparaît déjà comme un outil stratégique pour l’avenir de la filière. À travers ce projet, le CCFCC affiche clairement son ambition : faire du cacao togolais une référence incontournable sur le marché mondial du cacao premium, tout en améliorant durablement les conditions de vie des producteurs.


  • Ablam Estel Apeti, l’économiste du virage numérique

    Ablam Estel Apeti, l’économiste du virage numérique

    L’économiste togolais Ablam Estel Apeti, maître de conférences à Université Paris-Nanterre, mise sur la digitalisation pour transformer les finances publiques africaines. Son portrait !

    Parcours académique entre le Togo et la France

    Originaire du Togo, Ablam Estel Apeti incarne une nouvelle génération d’universitaires africains engagés dans une recherche utile et tournée vers les réalités du continent. Son parcours débute à Université de Lomé, où il obtient une licence en économie, avant de poursuivre l’intégralité de ses études supérieures en France, à Université Clermont-Auvergne, un établissement reconnu pour ses travaux en économie du développement.

    Ce socle académique solide lui ouvre les portes du monde universitaire français. Depuis 2024, il est maître de conférences à Université Paris-Nanterre, où il enseigne et développe ses recherches. Parallèlement, il collabore avec des institutions internationales majeures telles que le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, renforçant ainsi son ancrage dans les débats économiques globaux.

    Reconnaissance continentale

    La trajectoire d’Ablam Estel Apeti connaît une visibilité accrue avec sa sélection parmi les finalistes de l’Africa NextGen Economist Prize. Ce prix, organisé par Jeune Afrique et The Africa Report en partenariat avec la Banque africaine de développement, distingue les économistes africains de moins de quarante ans dont les travaux contribuent à repenser les politiques publiques du continent.

    Face à plus de 70 candidats issus de quatorze pays, il se hisse parmi les deux finalistes, aux côtés du Sénégalais Abdoulaye Ndiaye. Le lauréat sera désigné lors de l’Africa CEO Forum, prévu à Kigali les 14 et 15 mai, un rendez-vous majeur réunissant décideurs économiques et politiques africains.

    Digitalisation au cœur de ses recherches

    Le fil conducteur des travaux d’Ablam Estel Apeti est clair : comprendre comment les outils numériques peuvent contribuer à améliorer la gouvernance économique en Afrique. Il s’intéresse notamment à la mobilisation des recettes fiscales dans un contexte de transformation digitale.

    Selon lui, « la digitalisation a un effet positif sur les recettes fiscales ». Cette conviction repose sur un constat simple : une large partie de la population africaine reste exclue des systèmes financiers traditionnels. Dans de nombreux pays, près de la moitié des citoyens n’ont pas accès à des services bancaires formels.

    Dans ce contexte, les solutions numériques apparaissent comme une alternative crédible. L’économiste cite notamment l’exemple de M-PESA, système de paiement mobile développé au Kenya, qui a permis d’élargir considérablement l’accès aux services financiers. Pour lui, ce type d’innovation constitue un levier essentiel pour renforcer l’intégration financière et, par ricochet, améliorer la collecte des impôts.

    Recherches appliquées aux réalités togolaises

    Loin de se limiter à une approche théorique, Ablam Estel Apeti s’inscrit dans une logique de recherche appliquée. Il travaille actuellement sur des mécanismes visant à améliorer la collecte de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) au Office togolais des recettes.

    L’objectif est de tirer parti des outils numériques pour réduire les pertes fiscales, améliorer la transparence et élargir l’assiette fiscale. Une telle approche pourrait permettre à l’État togolais d’accroître ses ressources internes, un enjeu crucial dans un contexte de contraintes budgétaires.

    Analyse critique des politiques budgétaires africaines

    Au-delà de la question fiscale, Ablam Estel Apeti s’intéresse également aux dynamiques macroéconomiques des pays africains. Il met en lumière la volatilité des politiques budgétaires, souvent marquées par des cycles d’endettement élevés et des arbitrages complexes.

    Selon lui, ces politiques peuvent apparaître « non optimales » vues de l’extérieur, mais elles répondent souvent à des contraintes internes spécifiques. Cette instabilité budgétaire peut toutefois engendrer plusieurs risques : ralentissement de la croissance, fuite des capitaux ou encore perte de crédibilité auprès des bailleurs internationaux.

    Ses recherches explorent ainsi les liens entre dette souveraine, inflation et discipline budgétaire, dans le but de proposer des cadres d’analyse plus adaptés aux réalités africaines.

    Comprendre l’architecture de la dette africaine

    Parmi ses projets en cours figure une étude approfondie de la structure de la dette en Afrique. En s’appuyant sur l’African debt database développée par des chercheurs de l’Institut Kiel, il cherche à identifier les facteurs expliquant l’hétérogénéité des niveaux d’endettement et des coûts d’emprunt entre les pays.

    Cette recherche vise à mieux comprendre les mécanismes qui conditionnent l’accès aux financements internationaux, un enjeu stratégique pour les économies africaines confrontées à des besoins croissants d’investissement.

    Ambition

    Au-delà des distinctions et des publications académiques, Ablam Estel Apeti revendique une vision engagée de la recherche. Son ambition est claire : produire un savoir utile, capable de transformer concrètement la vie des citoyens africains.

    Ayant grandi dans un contexte marqué par les défis économiques du continent, il souhaite contribuer à l’élaboration de politiques publiques plus efficaces et inclusives. « On veut produire une recherche qui sert », affirme-t-il, soulignant l’importance de relier la théorie économique aux réalités du terrain.

    À travers ses travaux sur la digitalisation, la fiscalité et la dette, Ablam Estel Apeti s’impose progressivement comme une voix montante de l’économie africaine. Son parcours, entre rigueur académique et engagement pour le développement, illustre le rôle clé que peuvent jouer les chercheurs africains dans la transformation du continent.

  • Budget 2027-2029 : cap sur la rigueur

    Budget 2027-2029 : cap sur la rigueur

    Le gouvernement togolais engage une nouvelle étape décisive dans la gestion de ses finances publiques. Elle s’origine dans un environnement international marqué par des incertitudes persistantes.

    Le gouvernement togolais engage une nouvelle étape décisive dans la gestion de ses finances publiques. Le 20 avril 2026, les travaux du Cadre budgétaire à moyen terme (CBMT) pour la période 2027-2029 ont été officiellement lancés à CASEF, réunissant des représentants des ministères, des institutions publiques et divers acteurs nationaux. Cette rencontre marque la volonté des autorités d’inscrire la planification budgétaire dans une dynamique concertée, axée sur les résultats et la soutenabilité.

    Présidant la cérémonie au nom du ministre de l’Économie et des Finances, Mme Akou Mawussé Adetou Afidenyigba, directrice de cabinet, a rappelé l’importance stratégique du CBMT. Cet outil permet de projeter, sur un horizon de trois ans, l’évolution des principaux agrégats macroéconomiques, notamment les recettes, les dépenses, le déficit et la dette publique. Il vise également à assurer une meilleure cohérence entre les politiques publiques et les ressources mobilisables, dans un contexte de plus en plus contraint.

    En effet, l’élaboration de ce cadre intervient dans un environnement international marqué par des incertitudes persistantes. Les tensions géopolitiques, la réduction de l’aide extérieure et les effets croissants des changements climatiques pèsent sur les équilibres économiques des pays en développement, dont le Togo. Malgré ces défis, les autorités mettent en avant des performances économiques encourageantes enregistrées en 2025. La croissance s’est établie à 6,2 %, l’inflation a été contenue à 0,4 %, tandis que le déficit budgétaire a été réduit à 3,2 % du produit intérieur brut.

    Cependant, ces résultats positifs contrastent avec le niveau encore élevé de la dette publique, estimée à 62,6 % du PIB. Cette situation limite les marges de manœuvre budgétaires et impose une gestion plus prudente et stratégique des finances publiques.

    Face à ces enjeux, le gouvernement affiche des priorités claires : renforcer la mobilisation des recettes fiscales, rationaliser les dépenses publiques, maintenir la soutenabilité de la dette et orienter les investissements vers des projets structurants à fort impact économique et social.

    Le CBMT 2027-2029 s’impose ainsi comme un levier essentiel pour améliorer la gouvernance budgétaire du pays. À travers cet exercice, les autorités togolaises entendent consolider un cadre de gestion plus rigoureux, transparent et inclusif, capable de soutenir durablement la croissance et de répondre aux attentes des populations.

  • Togo: cap sur une gestion publique axée sur les résultats

    Togo: cap sur une gestion publique axée sur les résultats

    La gestion des finances publiques connaît une transformation majeure avec l’adoption progressive du budget programme au Togo. Plus qu’un simple outil de répartition des ressources, ce mécanisme s’impose désormais comme un levier stratégique pour améliorer l’efficacité de l’action publique et renforcer l’impact des politiques sur le quotidien des citoyens.

    Dans un contexte marqué par des attentes croissantes en matière de transparence et de résultats, le budget programme introduit une logique nouvelle : chaque dépense de l’État doit être justifiée par des objectifs précis et mesurables. L’époque des budgets centrés uniquement sur les moyens laisse ainsi place à une approche orientée vers la performance.

    Gestion axée sur les résultats

    Le principe est clair : les ministères et institutions ne se contentent plus d’exécuter des crédits. Ils doivent démontrer l’utilité de leurs actions à travers des résultats concrets. Cette exigence marque une évolution vers une administration plus rigoureuse, où la culture de la performance prend progressivement racine.

    Les politiques publiques sont désormais structurées autour de programmes bien définis, chacun assorti d’indicateurs permettant d’évaluer les progrès réalisés. Cette organisation facilite non seulement le suivi des actions, mais aussi l’identification des ajustements nécessaires pour améliorer l’efficacité des interventions de l’État.

    Le budget programme offre également une meilleure lisibilité de l’action publique. Il permet à l’ensemble des parties prenantes — gouvernement, société civile, partenaires techniques et financiers — de s’assurer que les ressources mobilisées sont utilisées de manière optimale, dans le respect des principes d’économie, d’efficacité et d’efficience.

    Cohérente des politiques publiques

    Dans sa mise en œuvre, le projet de budget programme de l’État pour la période 2025-2027 intègre les contributions de 33 ministères et de 12 institutions. Chaque programme est associé à des objectifs stratégiques précis, accompagnés d’indicateurs de performance et de cibles annuelles.

    Cette approche permet une meilleure planification des actions gouvernementales et renforce la cohérence entre les différents secteurs d’intervention. Les priorités nationales, notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé, des infrastructures et de l’agriculture, sont ainsi traduites en programmes structurés et suivis dans le temps.

    Par ailleurs, le Togo intègre des dimensions transversales essentielles dans sa gestion budgétaire. La budgétisation sensible au genre vise à promouvoir l’égalité entre les sexes et à améliorer les conditions de vie des femmes et des groupes vulnérables. Dans le même temps, la budgétisation verte prend en compte les enjeux environnementaux et les défis liés au changement climatique.

    Transparence

    Au-delà de ses aspects techniques, le budget programme s’affirme comme un véritable outil d’aide à la décision. Il permet aux autorités publiques de mieux orienter les ressources vers les actions les plus pertinentes, tout en renforçant la redevabilité.

    Cette exigence de transparence contribue à instaurer un climat de confiance entre l’État et les citoyens. En rendant plus lisible l’utilisation des fonds publics, elle favorise une meilleure compréhension des choix budgétaires et de leurs impacts.

    Efficacité

    En définitive, le budget programme s’impose comme un pilier de la modernisation de la gestion publique au Togo. Il traduit une conviction forte : la rigueur, la transparence et la recherche de résultats constituent des conditions essentielles pour un développement durable.

    À travers cet outil, le pays affirme sa volonté de bâtir une gouvernance plus performante, capable de répondre efficacement aux besoins des populations et de relever les défis économiques et sociaux à venir.

  • Microfinance : 4,7 millions de vies impactées

    Microfinance : 4,7 millions de vies impactées

    Les services financiers décentralisés s’imposent aujourd’hui comme un levier central de l’inclusion financière au Togo. Longtemps tenues à l’écart du système bancaire classique, de larges franges de la population accèdent désormais à des solutions adaptées grâce à la microfinance. Crédit, épargne sécurisée et accompagnement économique permettent à des millions de Togolais d’améliorer leurs conditions de vie et de développer des activités génératrices de revenus.

    Une inclusion financière en marche

    La microfinance repose sur une ambition claire : rendre les services financiers accessibles à tous, notamment aux populations historiquement exclues. Contrairement aux banques traditionnelles, souvent concentrées dans les grandes villes et exigeant des garanties importantes, les institutions de microfinance proposent des offres plus flexibles et adaptées aux réalités locales.

    Dans les zones urbaines comme rurales, ces structures jouent un rôle de proximité déterminant. Elles permettent à des profils variés — commerçants, artisans, agriculteurs ou encore travailleurs du secteur informel — d’accéder à des financements jusque-là inaccessibles. Ce rapprochement des services financiers contribue à réduire les inégalités et à stimuler l’économie locale.

    Les crédits accordés servent à financer le lancement ou le développement d’activités économiques. Ils permettent l’achat d’équipements, la constitution de stocks ou encore la consolidation d’entreprises naissantes. Parallèlement, les dispositifs d’épargne offrent aux bénéficiaires des solutions fiables pour sécuriser leurs ressources, favorisant ainsi une meilleure gestion financière au quotidien.

    Une progression notable des indicateurs

    Les chiffres témoignent de la vitalité du secteur. À la fin du mois de décembre 2025, la microfinance comptait plus de 4,69 millions de bénéficiaires, un chiffre en nette progression par rapport à l’année précédente. En effet, ils étaient un peu plus de 4,45 millions à fin 2024, avant d’atteindre près de 4,7 millions un an plus tard.

    L’encours des dépôts, qui représente le volume total des fonds confiés aux institutions, s’élève à 447,5 milliards de francs CFA. Ce niveau, en hausse par rapport aux 401 milliards enregistrés en 2024, illustre la confiance croissante des populations envers ces structures.

    Du côté des crédits, l’encours atteint 352,1 milliards de francs CFA, en légère baisse par rapport aux près de 359 milliards de l’année précédente. Cette diminution est interprétée positivement : elle traduit une capacité accrue des emprunteurs à honorer leurs engagements, signe d’une meilleure discipline financière.

    Selon les données du ministère des Finances et du Budget, l’ensemble des actifs du secteur dépasse désormais 578 milliards de francs CFA. Une performance qui confirme la solidité et l’expansion continue de la microfinance dans le pays.

    Un maillage territorial dense

    Le succès des services financiers décentralisés repose également sur leur forte implantation à travers le territoire. Plus de 140 structures sont aujourd’hui recensées, offrant aux populations un accès de proximité à des services financiers adaptés.

    Ces institutions constituent des points de contact réguliers pour de nombreux Togolais. Elles proposent des crédits à des conditions jugées accessibles, avec des taux d’intérêt modérés et des exigences moins contraignantes que celles des circuits bancaires traditionnels.

    Parmi ces structures, 63 sont regroupées au sein de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés (APSFD), une organisation qui contribue à la structuration et à la professionnalisation du secteur.

    Un outil de transformation sociale

    La microfinance ne se limite pas à un simple mécanisme financier. Elle s’affirme comme un véritable outil de transformation économique et sociale. En facilitant l’accès au crédit et à l’épargne, elle favorise l’autonomisation des populations, notamment des femmes, des jeunes et des personnes vulnérables.

    Les ménages peuvent ainsi mieux faire face aux aléas économiques, investir dans des activités productives et améliorer leur niveau de vie. Les micro-entrepreneurs, quant à eux, trouvent dans ces dispositifs un appui essentiel pour lancer ou développer leurs initiatives.

    Cette dynamique contribue à renforcer le tissu économique local, à créer des emplois et à encourager l’esprit entrepreneurial. Elle participe également à la réduction de la pauvreté et à la promotion d’une croissance plus inclusive.

    Au regard de ces avancées, la question de l’impact de la microfinance au Togo ne se pose presque plus. Les résultats observés sur le terrain, combinés à l’évolution des indicateurs, confirment que les services financiers décentralisés sont devenus un pilier du développement économique et social du pays.

  • AGL Togo : l’unité au service de l’ambition

    AGL Togo : l’unité au service de l’ambition

    À Lomé, la “Fête de Famille 2026” de Africa Global Logistics (AGL) Togo a rassemblé collaborateurs, partenaires et autorités autour d’un moment fort, marqué par la reconnaissance des performances et la projection vers de nouveaux défis. L’événement s’inscrit dans une dynamique de consolidation des acquis et de renforcement de l’esprit d’équipe au sein de l’entreprise.

    Au cœur de cette rencontre, la direction d’AGL a salué l’engagement et le professionnalisme de ses équipes, qui ont permis à l’entreprise d’enregistrer trois années consécutives de croissance sous sa nouvelle identité. Une performance attribuée à la mobilisation collective et à une culture d’entreprise axée sur la rigueur et l’innovation.

    Reconnaissance et esprit d’équipe

    L’un des temps forts de la cérémonie a été la remise de distinctions à plusieurs collaborateurs et partenaires. Ces récompenses visent à valoriser les contributions individuelles et collectives, tout en renforçant le sentiment d’appartenance à une même vision. Pour AGL, les défis du secteur logistique ne peuvent être relevés durablement que dans un climat de confiance et de synergie entre les différents acteurs.

    La direction a également exprimé sa gratitude envers les clients et partenaires pour leur fidélité, soulignant leur rôle déterminant dans la trajectoire de croissance de l’entreprise. Dans un environnement économique en constante évolution, cette confiance apparaît comme un levier essentiel pour maintenir la compétitivité.

    Un environnement favorable salué

    AGL Togo n’a pas manqué de reconnaître l’importance du cadre institutionnel dans son développement. L’entreprise a ainsi salué l’engagement des autorités togolaises en faveur d’un climat des affaires propice à l’investissement et à la croissance. Un contexte jugé déterminant pour accompagner les ambitions du secteur privé et stimuler les initiatives structurantes.

    Des ambitions affirmées pour 2026

    Pour l’année 2026, AGL Togo affiche des objectifs clairs. L’entreprise entend renforcer sa contribution aux transformations économiques du pays, notamment en soutenant des projets structurants dans le domaine logistique.

    Elle prévoit également d’intensifier son impact social à travers des actions concrètes dans des secteurs clés tels que l’éducation, la santé et la protection de l’environnement. Cette orientation traduit une volonté d’inscrire ses activités dans une logique de développement durable et inclusif.

    Enfin, AGL ambitionne de poursuivre la modernisation de ses services en misant sur l’innovation et la performance logistique, afin de répondre aux exigences croissantes du marché.

    Une dynamique collective tournée vers l’avenir

    Au-delà des célébrations, cette “Fête de Famille 2026” aura servi de catalyseur pour réaffirmer les valeurs fondamentales du groupe : engagement, solidarité et excellence. Pour les responsables d’AGL Togo, la réussite future reposera avant tout sur la capacité des équipes à maintenir cet élan collectif.

    Dans un secteur stratégique pour l’économie nationale, l’entreprise entend ainsi poursuivre sa trajectoire en s’appuyant sur la force de son capital humain. Un pari sur l’avenir qui, à en croire ses dirigeants, ne pourra être relevé qu’ensemble.

  • Dialogue relancé entre l’État et le secteur privé togolais

    Dialogue relancé entre l’État et le secteur privé togolais

    Le ministre délégué chargé de la Promotion des Investissements et de la Souveraineté économique a entamé une série de rencontres avec les principales organisations représentatives du secteur privé togolais. Ces échanges marquent une première prise de contact avec les acteurs économiques depuis sa récente prise de fonction et traduisent la volonté des autorités de consolider le dialogue public-privé au service du développement économique.

    Premiers échanges avec les organisations patronales

    À cette occasion, le ministre a reçu successivement une délégation du Conseil National du Patronat du Togo (CNP-Togo), conduite par son président Coami Tamegnon, une délégation de l’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET) dirigée par Jonas Daou, ainsi qu’une délégation du Groupement des Industries du Togo (GITO), menée par Kossi Amétépé GLE.

    Ces rencontres ont permis d’aborder le rôle stratégique du secteur privé dans la croissance économique nationale, notamment en matière de création de richesse, de développement industriel et de génération d’emplois.

    Les défis du secteur privé au cœur des discussions

    Lors des échanges, les représentants du CNP-Togo ont soulevé plusieurs préoccupations majeures auxquelles les entreprises togolaises sont confrontées. Parmi celles-ci figurent l’accès au financement, la question de la dette intérieure, la compétitivité des entreprises et les défis énergétiques qui affectent la productivité de nombreuses unités industrielles.

    De son côté, l’AGET a rappelé le poids économique de ses membres, qui contribuent à près de 20 % des recettes fiscales nationales et génèrent plus de 13 000 emplois directs. L’organisation a notamment insisté sur la nécessité d’améliorer l’environnement des affaires, notamment à travers une fiscalité adaptée et des infrastructures performantes.

    Quant au GITO, il a mis l’accent sur l’importance de renforcer le tissu industriel national et de développer de véritables chaînes de valeur afin de favoriser la transformation locale et l’essor des marchés.

    Vers un partenariat renforcé pour la croissance

    Le ministre a salué l’engagement du secteur privé dans le développement du pays et réaffirmé la volonté du gouvernement de maintenir un dialogue permanent avec les acteurs économiques.

    Ces échanges s’inscrivent dans la vision portée par le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, qui ambitionne de faire du secteur privé un véritable moteur de croissance, tout en renforçant l’attractivité du Togo et en créant un environnement propice aux investissements et aux opportunités économiques.

  • Lomé, hub stratégique pour le Niger

    Lomé, hub stratégique pour le Niger

    Le Togo confirme son rôle de plateforme logistique majeure en Afrique de l’Ouest. À travers un message publié à l’issue d’une rencontre à Lomé, le ministre togolais de l’Économie maritime et de la Protection côtière, Kokou Edem Tengue, a annoncé une avancée significative dans la coopération entre Lomé et Niamey.

    En entretien avec le Colonel Mahaman Elhadj Ousmane, ministre de l’Agriculture du Niger, les discussions ont porté sur un enjeu crucial : la sécurisation logistique de l’approvisionnement du Niger en engrais. Une question hautement stratégique pour ce pays sahélien enclavé, confronté à des défis sécuritaires et climatiques qui pèsent lourdement sur sa production agricole.

    20 000 tonnes d’engrais en transit

    Selon le ministre Tengue, le Togo a décidé de mobiliser ses infrastructures portuaires afin de faciliter le transit de 20 000 tonnes d’engrais destinées au Niger.

    Le Port autonome de Lomé, reconnu comme l’un des ports les plus performants du Golfe de Guinée, jouera un rôle central dans cette opération. Grâce à ses capacités modernes de manutention et à sa position stratégique, Lomé s’impose comme une porte d’entrée privilégiée pour les pays de l’hinterland, notamment le Niger, le Burkina Faso et le Mali.

    Cette initiative vise à garantir un acheminement fluide et sécurisé des intrants agricoles, indispensables à la campagne agricole nigérienne. Dans un contexte mondial marqué par des tensions sur les chaînes d’approvisionnement et la flambée des prix des fertilisants, cette coopération apparaît comme un signal fort de solidarité régionale.

    Une diplomatie économique assumée

    Au-delà de l’aspect logistique, cette opération traduit une diplomatie économique active de Lomé. Le Togo capitalise sur ses infrastructures portuaires et routières pour renforcer son intégration régionale et soutenir ses partenaires sahéliens.

    La presse nigérienne n’a pas manqué de saluer cette initiative, y voyant une preuve tangible de fraternité entre États membres de la sous-région. Pour Niamey, la sécurisation des engrais est directement liée à la sécurité alimentaire, dans un pays où l’agriculture fait vivre une large majorité de la population.

    En facilitant le transit de ces 20 000 tonnes d’intrants, Lomé ne se contente pas d’offrir un service logistique : elle participe activement à la stabilité alimentaire d’un pays frère. Une démarche qui illustre, une fois de plus, le positionnement du Togo comme hub régional et acteur clé de la solidarité ouest-africaine.

Radio Renouveau228

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