Étiquette : Afrique

  • Mondial 2026 : entre exploits, promesses et désillusions, l’Afrique réussit une entrée remarquée

    Mondial 2026 : entre exploits, promesses et désillusions, l’Afrique réussit une entrée remarquée

    Entre performances encourageantes et quelques contre-performances, les sélections africaines ont envoyé un signal fort dès leur entrée en lice au Mondial 2026.

    La première journée de la phase de groupes de la Coupe du monde 2026 a livré un constat encourageant : les sélections africaines ne sont plus de simples outsiders. Si tout n’a pas été parfait, les dix représentants du continent ont affiché une compétitivité qui confirme la montée en puissance du football africain sur la scène mondiale. L’Afrique a même égalé son meilleur total de points obtenu lors d’une première journée de Mondial depuis 2002.

    Les satisfactions sont nombreuses. La plus grande performance est venue de la Côte d’Ivoire, victorieuse de l’Équateur (1-0). Les champions d’Afrique ont démontré une grande maturité tactique et se positionnent déjà comme de sérieux candidats à une qualification pour les huitièmes de finale.

    Le Maroc a également frappé fort en tenant en échec le Brésil (1-1). Les Lions de l’Atlas, demi-finalistes historiques en 2022, ont une nouvelle fois prouvé qu’ils appartiennent désormais au cercle des grandes nations du football mondial.

    Autre belle surprise : le Cap-Vert. Pour sa toute première participation à une Coupe du monde, la sélection insulaire a réussi l’exploit de neutraliser l’Espagne (0-0), affichant une discipline défensive remarquable.

    L’Égypte a elle aussi envoyé un signal positif en obtenant un match nul (1-1) face à la Belgique. Un résultat qui maintient les Pharaons dans la course et renforce leur confiance pour la suite de la compétition.

    Tout n’a cependant pas été rose. L’Afrique du Sud s’est inclinée contre le Mexique, pays coorganisateur, tandis que la Tunisie a subi une lourde défaite face à la Suède.

    Il reste encore les entrées en lice du Sénégal, de l’Algérie, de la République démocratique du Congo et du Ghana pour compléter le tableau africain.

    Au-delà des résultats, cette première journée envoie un message fort : l’Afrique n’est plus là pour apprendre, mais pour rivaliser. Avec dix nations qualifiées, un record historique, le continent dispose d’une occasion unique d’inscrire durablement son empreinte dans ce Mondial à 48 équipes.

  • Déclaration de Mombasa : l’Afrique tient peut-être enfin sa révolution bleue

    Déclaration de Mombasa : l’Afrique tient peut-être enfin sa révolution bleue

    La Déclaration de Mombasa offre à l’Afrique une occasion historique de transformer ses immenses ressources maritimes en un puissant levier de développement durable.

    Longtemps reléguée au second plan des grandes politiques maritimes mondiales, l’Afrique est en train de reprendre la main sur son destin océanique. La Déclaration de Mombasa, adoptée en marge de la 11e édition de la conférence internationale « Our Ocean » organisée au Kenya, pourrait constituer un tournant historique pour le continent.

    Ce texte appelle à une mise en œuvre rapide des engagements internationaux visant à protéger les océans, lutter contre la pêche illégale, renforcer la biodiversité marine et développer une économie bleue durable. Mais au-delà des considérations environnementales, cette déclaration est avant tout une opportunité économique majeure pour l’Afrique.

    Le continent possède près de 38 000 kilomètres de côtes, des ressources halieutiques considérables et des voies maritimes stratégiques qui demeurent largement sous-exploitées. Pourtant, de nombreux pays africains continuent de perdre des milliards de dollars chaque année à cause de la pêche illicite, de la pollution marine et de la faiblesse des infrastructures portuaires.

    La Déclaration de Mombasa ouvre ainsi la voie à un changement de paradigme. Elle encourage les États africains à investir dans les ports modernes, les énergies marines renouvelables, la recherche scientifique et la surveillance des espaces maritimes.

    L’Afrique a également une carte diplomatique à jouer. En accueillant pour la première fois cette importante conférence mondiale sur son sol, elle affirme sa volonté de devenir un acteur incontournable de la gouvernance des océans.

    Mais cette ambition ne se concrétisera qu’à une condition : passer des promesses aux actes. Les déclarations solennelles ne suffisent plus. Les gouvernements devront mobiliser des financements, harmoniser leurs politiques maritimes et associer les populations côtières à cette transformation.

    L’océan africain n’est plus seulement une frontière naturelle ; il peut devenir le moteur d’une nouvelle prospérité. La Déclaration de Mombasa rappelle une évidence trop longtemps ignorée : le futur économique de l’Afrique se joue aussi sur la mer.

    La Déclaration de Mombasa s’inscrit dans la dynamique de la conférence mondiale « Our Ocean » organisée pour la première fois en Afrique et met l’accent sur l’accélération des mesures de protection des océans, la lutte contre la pêche illégale et le développement de l’économie bleue.

  • Les paradoxes de l’Afrique au XXIe siècle

    Les paradoxes de l’Afrique au XXIe siècle

    Dans leurs désirs légitimes de se libérer des jougs de la colonisation, les citoyens des pays africains dénoncent avec virulence le morcellement de l’Afrique à la Conférence de Berlin en 1884. Ils crient au scandale de la division de l’Afrique sans les Africains.

  • L’Afrique perd Jean Ziegler, une voix infatigable contre la faim et les injustices

    L’Afrique perd Jean Ziegler, une voix infatigable contre la faim et les injustices

    La disparition de Jean Ziegler, décédé le 10 juin 2026 à Genève à l’âge de 92 ans, marque la fin d’un combat de plusieurs décennies en faveur des peuples marginalisés, particulièrement en Afrique. Sociologue, intellectuel engagé et ancien rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l’alimentation, il s’était imposé comme l’un des plus ardents défenseurs des victimes de la faim et des inégalités dans le monde.

    Pour de nombreux Africains, Jean Ziegler n’était pas seulement un observateur des drames du continent. Il était un allié. Pendant des années, il a dénoncé avec vigueur les mécanismes économiques internationaux qu’il jugeait responsables de l’appauvrissement de millions de personnes. Ses prises de position contre la spéculation sur les denrées alimentaires, l’accaparement des ressources naturelles et les effets dévastateurs de certaines politiques économiques ont trouvé un écho particulier en Afrique, où la faim demeure une réalité quotidienne pour des millions d’habitants.

    À la tête du mandat onusien sur le droit à l’alimentation entre 2000 et 2008, il a multiplié les missions et les plaidoyers pour rappeler que la faim n’était pas une fatalité, mais le résultat de choix politiques et économiques. Pour lui, chaque enfant mourant de faim était la preuve d’un échec collectif de la communauté internationale.

    Critique inflexible du capitalisme néolibéral, Jean Ziegler a consacré sa vie à défendre une vision plus juste du monde. Jusqu’à ses dernières années, il continuait d’alerter sur les ravages des guerres, des famines et des inégalités croissantes, appelant à une mobilisation des consciences.

    Avec sa disparition, l’Afrique perd l’un de ses plus fervents défenseurs sur la scène internationale. Mais son héritage demeure : celui d’un homme qui a refusé le silence face à l’injustice et qui a fait de la dignité humaine un combat universel.

  • Mondial 2026 : le jackpot africain

    Mondial 2026 : le jackpot africain

    À quelques jours du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, les fédérations africaines qualifiées peuvent déjà se réjouir d’une victoire financière. Grâce à l’augmentation historique des dotations de la FIFA, elles bénéficieront de ressources inédites pour préparer leur participation à la plus prestigieuse compétition de football au monde.

    Une Coupe du monde aux recettes records

    Avant même que le premier ballon ne soit frappé le 11 juin à Mexico, la Coupe du monde 2026 s’annonce comme celle de tous les records financiers. Avec l’élargissement du tournoi de 32 à 48 équipes et la multiplication du nombre de rencontres, la FIFA prévoit d’engranger près de 9 milliards de dollars de recettes, soit plus du double des revenus enregistrés lors du Mondial 2022 au Qatar.

    Cette manne provient essentiellement de la hausse des droits télévisés, des partenariats commerciaux et des ventes de billets. Une prospérité qui se répercute directement sur les sélections qualifiées, notamment celles du continent africain.

    Des dotations revues à la hausse

    Initialement, la FIFA avait annoncé en décembre 2025 une enveloppe de 1,5 million de dollars destinée à couvrir les frais de préparation de chaque sélection. Une somme jugée insuffisante par de nombreuses fédérations qui ont multiplié les démarches auprès de l’instance mondiale.

    Face à cette pression, le Conseil de la FIFA a finalement revu sa copie à la hausse. Chaque fédération participante recevra désormais 2,5 millions de dollars pour sa préparation, auxquels s’ajoutent 10 millions de dollars garantis pour la seule qualification à la phase finale.

    Ainsi, avant même de disputer le moindre match, chaque sélection qualifiée est assurée de percevoir au minimum 12,5 millions de dollars. Une progression significative qui témoigne de la santé financière exceptionnelle de la FIFA.

    Le président de l’organisation, Gianni Infantino, n’a d’ailleurs pas caché sa satisfaction, estimant que cette redistribution constitue une preuve concrète du réinvestissement des revenus du football au profit de ses associations membres.

    La préparation, un défi coûteux

    Participer à une Coupe du monde représente toutefois une opération extrêmement onéreuse. Entre les stages de préparation, les matchs amicaux, les déplacements internationaux, l’hébergement, la restauration et les primes versées aux joueurs, les dépenses peuvent rapidement atteindre plusieurs millions de dollars.

    Pour limiter les coûts, plusieurs fédérations africaines ont opté pour une préparation en grande partie réalisée à domicile. Le Maroc s’est appuyé sur son centre technique de Salé tandis que l’Algérie a privilégié son complexe de Sidi Moussa. L’Afrique du Sud a préparé sa campagne à Johannesburg avant de rejoindre le Mexique, alors que le Sénégal a effectué une partie de son stage à Dakar avant de s’envoler pour les États-Unis.

    Cette stratégie permet de réduire considérablement les frais logistiques tout en offrant aux joueurs un environnement familier.

    La facture nord-américaine

    Une fois arrivées aux États-Unis, au Canada ou au Mexique, les délégations doivent cependant faire face à des coûts nettement plus élevés. Les hôtels de standing international, privilégiés par les sélections nationales, représentent des dépenses importantes.

    À cela s’ajoutent les frais de transport interne, la restauration, les indemnités journalières et l’encadrement technique. Selon les spécialistes du secteur, chaque journée passée en Amérique du Nord avant la prise en charge officielle de la FIFA peut peser lourdement sur les budgets.

    La FIFA couvrira toutefois les dépenses liées à l’hébergement, à la nourriture et au transport des délégations pouvant compter jusqu’à 50 personnes à partir de cinq jours avant leur premier match et jusqu’à leur élimination ou leur sacre éventuel.

    Sponsors et États à la rescousse

    Au-delà des fonds versés par la FIFA, les fédérations africaines s’appuient également sur d’autres sources de financement. Les contrats de sponsoring demeurent essentiels, tout comme les recettes générées par les matchs amicaux disputés avant le tournoi.

    Les gouvernements continuent également de soutenir leurs équipes nationales, même si cette contribution tend à diminuer. De nombreux États considèrent désormais que l’augmentation des dotations de la FIFA réduit la nécessité d’un financement public massif.

    Pour les sélections africaines, cette Coupe du monde 2026 représente donc bien plus qu’un défi sportif. Elle constitue aussi une opportunité économique majeure, capable de renforcer durablement leurs structures, leurs infrastructures et leurs ambitions sur la scène internationale. Entre rêve de gloire et manne financière, le Mondial nord-américain s’annonce déjà comme un tournant pour le football africain.

  • Abdoulaye Ndiaye, la nouvelle voix de l’économie africaine

    Abdoulaye Ndiaye, la nouvelle voix de l’économie africaine

    Le Sénégalais Abdoulaye Ndiaye s’impose désormais comme l’un des visages les plus prometteurs de la recherche économique africaine. À 37 ans, ce professeur assistant à la Stern School of Business de New York University vient d’être sacré meilleur jeune économiste africain à l’occasion de la première édition de l’Africa NextGen Economist Prize.

    Cette distinction prestigieuse est organisée par Jeune Afrique et The Africa Report, en partenariat avec la Banque africaine de développement. Elle vise à mettre en lumière les jeunes chercheurs africains dont les travaux contribuent à mieux comprendre les enjeux économiques du continent et à proposer des solutions innovantes pour son développement.

    Parmi plus de 70 candidatures venues de plusieurs pays africains et de la diaspora, Abdoulaye Ndiaye a su convaincre un jury composé de sept économistes africains de renom. Son parcours académique brillant, allié à la pertinence de ses recherches, a fait la différence.

    Affilié également au Finance for Development Lab, le chercheur sénégalais s’est distingué par des travaux portant notamment sur les questions de développement, de finance et de politiques économiques adaptées aux réalités africaines. Son approche mêle rigueur scientifique et volonté d’apporter des réponses concrètes aux défis du continent, notamment en matière d’inégalités, d’accès au financement et de croissance inclusive.

    Cette consécration marque une étape importante dans la carrière du jeune économiste, mais aussi pour la recherche africaine dans son ensemble. Elle témoigne de l’émergence d’une nouvelle génération d’intellectuels africains capables de peser dans les grands débats économiques mondiaux.

    Pour de nombreux observateurs, Abdoulaye Ndiaye incarne cette élite africaine formée dans les meilleures universités internationales tout en restant profondément attachée aux problématiques du continent. Son sacre envoie également un signal fort à la jeunesse africaine : l’excellence scientifique et intellectuelle africaine peut rayonner à l’échelle mondiale.

    Avec cette récompense, le Sénégal confirme une nouvelle fois sa place parmi les viviers de talents intellectuels du continent africain.

  • L’Afrique mise sur la génomique pour révolutionner ses soins de santé

    L’Afrique mise sur la génomique pour révolutionner ses soins de santé

    À Nairobi, un partenariat scientifique africain soutenu par un investissement de 3,5 millions de dollars vient de franchir une étape décisive dans le développement de la médecine de précision sur le continent. Annoncée en marge du sommet régional du World Health Summit Regional Meeting 2026, cette initiative ambitionne de renforcer durablement les capacités africaines en génomique, avec le Kenya et la Côte d’Ivoire comme premiers pays pilotes.

    Le partenariat réunit Biolinx Africa, YTO Foundation et Nextgen Molecular Lab autour d’un objectif commun : rapprocher la médecine de précision des populations africaines grâce à des infrastructures de pointe et à une production de données génomiques pilotée par des scientifiques africains.

    Nouvelle génération

    Au cœur du projet figure l’acquisition d’une plateforme de séquençage NovaSeq X Plus, développée par Illumina. Cette technologie de séquençage à grande échelle permettra d’accélérer l’analyse génétique et de soutenir la recherche médicale sur le continent.

    La première phase du programme s’étendra sur 24 mois. Elle prévoit le renforcement des capacités de séquençage, la formation de compétences locales, ainsi que la création d’une feuille de route commune entre le Kenya et la Côte d’Ivoire. Les partenaires espèrent ainsi jeter les bases d’une infrastructure génomique durable capable d’alimenter les politiques de santé publique africaines.

    Lors d’une table ronde organisée à huis clos à Nairobi, chercheurs, régulateurs, investisseurs et organisations internationales de santé ont échangé sur les défis qui freinent encore le développement de la génomique en Afrique. Parmi eux figurent le manque d’infrastructures, le déficit de financement et la faible représentation des populations africaines dans les bases de données génétiques mondiales.

    Correction

    L’Afrique possède pourtant la plus grande diversité génétique humaine au monde. Malgré cela, les populations africaines restent largement absentes des grandes études génomiques internationales. Une situation qui entraîne souvent des diagnostics erronés, des interprétations inexactes des analyses médicales et des traitements moins efficaces.

    Pour le Dr Robert Karanja, le moment est venu de transformer les discours en actions concrètes. « La génomique en Afrique doit passer de la conversation à la capacité opérationnelle », a-t-il déclaré, soulignant que ce partenariat vise à mettre « l’infrastructure, l’investissement et le leadership scientifique africain au service d’un agenda concret ».

    Même constat pour le Professeur David Téa Okou, spécialiste en génétique moléculaire clinique. Selon lui, le projet permettra de produire des données davantage adaptées aux réalités africaines afin d’améliorer la prise en charge des patients. « De meilleures données, de meilleurs soins », résume-t-il.

    Médecine de précision

    Cette initiative intervient alors que la médecine de précision prend une place croissante dans les politiques sanitaires africaines. L’AUDA-NEPAD considère déjà la génomique comme une priorité scientifique stratégique. De son côté, le Africa CDC indique que plusieurs pays africains ont lancé ou finalisé des stratégies nationales en génomique.

    En février 2026, l’Organisation mondiale de la Santé a également adopté une résolution encourageant les investissements dans la génomique, la bioinformatique et la pharmacogénomique.

    Pour le Dr George Michuki, ces avancées pourraient transformer la prise en charge des cancers et d’autres maladies chroniques. Il estime que la pharmacogénomique permettra progressivement d’adapter les traitements aux profils génétiques des patients africains.

    Réseau scientifique africain

    Au-delà de l’investissement financier, ce projet symbolise aussi la montée en puissance des collaborations scientifiques africaines. Le Dr Karanja et le Professeur Téa Okou se sont rencontrés grâce à l’initiative African Voices of Science, lancée par Speak Up Africa pour promouvoir l’expertise scientifique africaine.

    Pour Fara Ndiaye, cette alliance démontre que les solutions de santé portées par des Africains peuvent désormais s’imposer à l’échelle continentale. Les partenaires envisagent déjà une expansion du programme vers d’autres pays africains à mesure que les infrastructures et les collaborations se consolideront.

  • Ablam Estel Apeti, l’économiste du virage numérique

    Ablam Estel Apeti, l’économiste du virage numérique

    L’économiste togolais Ablam Estel Apeti, maître de conférences à Université Paris-Nanterre, mise sur la digitalisation pour transformer les finances publiques africaines. Son portrait !

    Parcours académique entre le Togo et la France

    Originaire du Togo, Ablam Estel Apeti incarne une nouvelle génération d’universitaires africains engagés dans une recherche utile et tournée vers les réalités du continent. Son parcours débute à Université de Lomé, où il obtient une licence en économie, avant de poursuivre l’intégralité de ses études supérieures en France, à Université Clermont-Auvergne, un établissement reconnu pour ses travaux en économie du développement.

    Ce socle académique solide lui ouvre les portes du monde universitaire français. Depuis 2024, il est maître de conférences à Université Paris-Nanterre, où il enseigne et développe ses recherches. Parallèlement, il collabore avec des institutions internationales majeures telles que le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, renforçant ainsi son ancrage dans les débats économiques globaux.

    Reconnaissance continentale

    La trajectoire d’Ablam Estel Apeti connaît une visibilité accrue avec sa sélection parmi les finalistes de l’Africa NextGen Economist Prize. Ce prix, organisé par Jeune Afrique et The Africa Report en partenariat avec la Banque africaine de développement, distingue les économistes africains de moins de quarante ans dont les travaux contribuent à repenser les politiques publiques du continent.

    Face à plus de 70 candidats issus de quatorze pays, il se hisse parmi les deux finalistes, aux côtés du Sénégalais Abdoulaye Ndiaye. Le lauréat sera désigné lors de l’Africa CEO Forum, prévu à Kigali les 14 et 15 mai, un rendez-vous majeur réunissant décideurs économiques et politiques africains.

    Digitalisation au cœur de ses recherches

    Le fil conducteur des travaux d’Ablam Estel Apeti est clair : comprendre comment les outils numériques peuvent contribuer à améliorer la gouvernance économique en Afrique. Il s’intéresse notamment à la mobilisation des recettes fiscales dans un contexte de transformation digitale.

    Selon lui, « la digitalisation a un effet positif sur les recettes fiscales ». Cette conviction repose sur un constat simple : une large partie de la population africaine reste exclue des systèmes financiers traditionnels. Dans de nombreux pays, près de la moitié des citoyens n’ont pas accès à des services bancaires formels.

    Dans ce contexte, les solutions numériques apparaissent comme une alternative crédible. L’économiste cite notamment l’exemple de M-PESA, système de paiement mobile développé au Kenya, qui a permis d’élargir considérablement l’accès aux services financiers. Pour lui, ce type d’innovation constitue un levier essentiel pour renforcer l’intégration financière et, par ricochet, améliorer la collecte des impôts.

    Recherches appliquées aux réalités togolaises

    Loin de se limiter à une approche théorique, Ablam Estel Apeti s’inscrit dans une logique de recherche appliquée. Il travaille actuellement sur des mécanismes visant à améliorer la collecte de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) au Office togolais des recettes.

    L’objectif est de tirer parti des outils numériques pour réduire les pertes fiscales, améliorer la transparence et élargir l’assiette fiscale. Une telle approche pourrait permettre à l’État togolais d’accroître ses ressources internes, un enjeu crucial dans un contexte de contraintes budgétaires.

    Analyse critique des politiques budgétaires africaines

    Au-delà de la question fiscale, Ablam Estel Apeti s’intéresse également aux dynamiques macroéconomiques des pays africains. Il met en lumière la volatilité des politiques budgétaires, souvent marquées par des cycles d’endettement élevés et des arbitrages complexes.

    Selon lui, ces politiques peuvent apparaître « non optimales » vues de l’extérieur, mais elles répondent souvent à des contraintes internes spécifiques. Cette instabilité budgétaire peut toutefois engendrer plusieurs risques : ralentissement de la croissance, fuite des capitaux ou encore perte de crédibilité auprès des bailleurs internationaux.

    Ses recherches explorent ainsi les liens entre dette souveraine, inflation et discipline budgétaire, dans le but de proposer des cadres d’analyse plus adaptés aux réalités africaines.

    Comprendre l’architecture de la dette africaine

    Parmi ses projets en cours figure une étude approfondie de la structure de la dette en Afrique. En s’appuyant sur l’African debt database développée par des chercheurs de l’Institut Kiel, il cherche à identifier les facteurs expliquant l’hétérogénéité des niveaux d’endettement et des coûts d’emprunt entre les pays.

    Cette recherche vise à mieux comprendre les mécanismes qui conditionnent l’accès aux financements internationaux, un enjeu stratégique pour les économies africaines confrontées à des besoins croissants d’investissement.

    Ambition

    Au-delà des distinctions et des publications académiques, Ablam Estel Apeti revendique une vision engagée de la recherche. Son ambition est claire : produire un savoir utile, capable de transformer concrètement la vie des citoyens africains.

    Ayant grandi dans un contexte marqué par les défis économiques du continent, il souhaite contribuer à l’élaboration de politiques publiques plus efficaces et inclusives. « On veut produire une recherche qui sert », affirme-t-il, soulignant l’importance de relier la théorie économique aux réalités du terrain.

    À travers ses travaux sur la digitalisation, la fiscalité et la dette, Ablam Estel Apeti s’impose progressivement comme une voix montante de l’économie africaine. Son parcours, entre rigueur académique et engagement pour le développement, illustre le rôle clé que peuvent jouer les chercheurs africains dans la transformation du continent.

  • CAN 2027 : l’Afrique de l’Est sur la sellette, un plan B déjà évoqué

    CAN 2027 : l’Afrique de l’Est sur la sellette, un plan B déjà évoqué

    Prévue du 19 juin au 17 juillet 2027, la CAN confiée au trio Kenya–Ouganda–Tanzanie suscite déjà des inquiétudes sur les infrastructures, au point de voir émerger l’ombre d’un plan B porté par l’Afrique du Sud.

    La prochaine édition de la Coupe d’Afrique des nations est désormais fixée. Selon des informations validées par la FIFA, la CAN 2027 se déroulera du 19 juin au 17 juillet 2027. L’organisation reste, pour l’heure, confiée au trio d’Afrique de l’Est composé du Kenya, de l’Ouganda et de la Tanzanie.

    Cette désignation, saluée au moment de son annonce comme un symbole fort de coopération régionale, représente un défi logistique majeur. Les trois pays hôtes doivent notamment répondre à des exigences strictes en matière d’infrastructures sportives, de transport, d’hébergement et de sécurité, afin d’accueillir une compétition continentale de plus en plus exigeante.

    Cependant, à un peu plus d’un an du coup d’envoi, des incertitudes persistent. Plusieurs sources évoquent des retards dans la construction et la modernisation de certains stades ainsi que dans la mise à niveau des infrastructures connexes. Ces inquiétudes alimentent des discussions en coulisses sur la capacité réelle des pays organisateurs à tenir les délais fixés.

    Face à ces doutes, un scénario alternatif commence à prendre forme. L’option d’un plan B est en effet évoquée, avec une possible reprise de l’organisation par l’Afrique du Sud en cas de retard jugé trop important. Forte de son expérience dans l’accueil de grandes compétitions internationales, notamment la Coupe du monde 2010, l’Afrique du Sud apparaît comme une solution de repli crédible.

    Pour l’instant, aucune décision officielle n’a été prise en ce sens. Les instances dirigeantes du football africain continuent de suivre de près l’évolution des préparatifs en Afrique de l’Est. Les prochains mois seront donc déterminants pour confirmer ou non la tenue de la CAN 2027 dans les pays initialement désignés.

    Entre ambitions régionales et contraintes organisationnelles, l’équation reste ouverte. Une chose est sûre : l’enjeu dépasse largement le cadre sportif et touche à l’image du continent sur la scène internationale.

  • Afrique / la Candidature du concours international AMBASSADRICE DE PAIX 2027 dédié au leadership féminin et à la paix est officiellement ouverte

    Afrique / la Candidature du concours international AMBASSADRICE DE PAIX 2027 dédié au leadership féminin et à la paix est officiellement ouverte

    C’est désormais officiel. Le concours international AMBASSADRICE DE PAIX 2027 ouvre ses candidatures du 21 avril au 07 Juin 2026, marquant le coup d’envoi de sa 3ᵉ édition, placée sous le thème « Élever des voix féminines pour bâtir la paix » et signe de l’engagement, du leadership féminin et de la consolidation de la paix à l’échelle du continent africain.

    Portée par l’ONG internationale MJPP, en partenariat avec IIGC, cette initiative d’envergure internationale s’impose aujourd’hui comme une plateforme stratégique de révélation, de formation et de valorisation des jeunes femmes leaders africaines engagées pour la paix, la sécurité et la cohésion sociale.

    Une vision continentale pour un impact mondial

    Ouvert à l’ensemble des pays africains, le concours AMBASSADRICE DE PAIX réunit des candidates autour d’une ambition commune :
    👉 Promouvoir la Paix
    👉 Valoriser le Leadership Féminin
    👉 Construire un avenir durable et harmonieux

    Bien plus qu’une compétition, il s’agit d’un véritable levier de transformation sociale visant à faire émerger une génération de femmes capables d’influencer positivement leurs communautés et de contribuer activement à la stabilité du continent.

    Une mission forte : former et positionner les leaders de demain

    Le concours poursuit un objectif clair : former et positionner des jeunes femmes leaders comme actrices stratégiques de paix, de sécurité et de cohésion sociale.

    À travers un processus structuré, les participantes bénéficieront d’un accompagnement de haut niveau, leur permettant de renforcer leurs capacités, de développer leur leadership et de porter leurs initiatives à une échelle nationale et internationale.

    Pourquoi participer ?

    Participer à AMBASSADRICE DE PAIX 2027, c’est :

    • Représenter son pays sur la scène internationale
    • Bénéficier de formations en leadership et en culture de paix
    • Intégrer un réseau international de femmes leaders engagées
    • Donner une portée mondiale à ses actions et à sa voix

    Conditions de candidature

    Le concours est ouvert aux jeunes femmes africaines répondant aux critères suivants :

    • Être âgée de 18 à 35 ans
    • Être titulaire au minimum d’un baccalauréat
    • Être engagée pour la paix, la cohésion sociale ou le développement
    • Porter un projet ou une initiative à impact social
    • Être animée par des valeurs de leadership, de solidarité et d’unité

    👉 Lien d’inscription : https://ambassadricedepaix.org/challenge/

    Une organisation portée par un leadership engagé

    L’initiateur de ce projet ambitieux, Amb. Johaness MAKOUVIA, Promoteur du concours et Président du Conseil d’Administration / Président International de l’ONG MJPP, donne le ton de ce lancement officiel avec une vision claire : faire du leadership féminin un pilier incontournable de la paix durable en Afrique et dans le monde.

    Ainsi La coordination générale du concours est assurée par Madame Belinda Marie Paul H. KATALAY MATOUBA , qui supervise la mise en œuvre stratégique de cette édition à l’échelle internationale.

    Un message fort pour le monde

    À travers cette 3ᵉ édition, AMBASSADRICE DE PAIX réaffirme son engagement à promouvoir une culture de paix portée par les femmes, véritables actrices de transformation sociale.

    “La Paix a désormais un visage… et il sera féminin.”

    Infoline ONG MJPP: +228 99525231 / 91996525

    La Cellule de Communication

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