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  • Togo- 43 élèves auteurs de cas de grossesse sur des élèves-filles exclus de leur école, la LCT coupe la poire en deux

    Togo- 43 élèves auteurs de cas de grossesse sur des élèves-filles exclus de leur école, la LCT coupe la poire en deux

    La Direction régionale de l’éducation plateaux ouest n’a pas hésité avant d’exclure 43 élèves déclarés coupables d’avoir mis enceinte leurs camarades à quelques semaines des examens de fin d’année. La Ligue des consommateurs du Togo (LCT) en mode médiation.

    Lire la position et les proposition de la LCT sur cette affaire qui secoue actuellement Lomé et ses environs.

    LIGUE DES CONSOMMATEURS DU TOGO

    DECLARATION DE LA LIGUE DES CONSOMMATEURS DU TOGO (LCT)
    Relatif à l’exclusion des élèves des établissements de la DRE Plateaux Ouest

    La Ligue des Consommateurs du Togo (LCT) souhaite exprimer son indignation face à l’ampleur croissante du phénomène des élèves enceintes dans nos écoles. Ce fléau, qui touche de nombreuses jeunes filles, est symptomatique de problèmes sociétaux plus larges qui nécessitent une attention urgente et collective.

    Nous comprenons l’indignation généralisée que suscite cette affaire au sein de la population. Il est normal que les citoyens se sentent concernés et révoltés par cette situation, qui remet en question l’avenir de nos jeunes et la qualité de notre système éducatif. Cependant, nous tenons à souligner que les sanctions, bien qu’elles puissent sembler nécessaires, ne peuvent à elles seules résoudre ce problème complexe.

    Il est impératif que les parents d’élèves prennent conscience de leur rôle fondamental dans l’éducation de leurs enfants. Renforcer l’éducation au sein des familles est essentiel pour prévenir de telles situations. Les parents doivent être des acteurs engagés, en instaurant un dialogue ouvert sur les enjeux de la sexualité et de la responsabilité.

    Sur la base des informations reçues de la Direction Régionale de l’Éducation (DRE) et de sa hiérarchie, il ressort que les élèves concernés ont la possibilité de s’inscrire dans d’autres régions éducatives et de passer leurs examens sans être inquiétés. De plus, les élèves en classe de passage peuvent également faire valoir leurs acquis du premier trimestre, afin de garantir leur droit à une éducation continue et équitable. Pour cela, il est crucial que les autorités compétentes garantissent aux enfants concernés la possibilité de s’inscrire dans les écoles de leur choix, qu’elles soient publiques ou privées.

    Nous partageons les peines de certains parents qui soient contraints de déplacer leurs enfants hors de la région d’éducation concernée en raison de ces circonstances. Cela engendre des difficultés supplémentaires pour les élèves et leurs familles.

    La LCT exhorte toutes les directions régionales de l’éducation à garantir à ces élèves leurs inscriptions dans leurs régions d’accueil. Il est de notre devoir de veiller à ce que chaque enfant ait accès à une éducation de qualité, sans discrimination ni entrave.

    En conclusion, la LCT appelle à une mobilisation générale pour aborder ce phénomène avec sérieux et compassion. Ensemble, nous pouvons œuvrer pour un avenir meilleur pour nos enfants, où ils pourront grandir en toute sécurité et épanouissement.

    Fait à Lomé, le 12 mars 2025
    Pour la LCT
    Le Président
    Dr Emmanuel SOGADJI

  • Togo-Sena Alipui, un sénateur droit dans ses bottes

    Togo-Sena Alipui, un sénateur droit dans ses bottes

    Candidat malheureux aux dernières élections législatives, Sena Alipui fait partie des vingt sénateurs nommés par Faure Gnassingbé, le chef de l’Etat. Il retrouve un nouveau canal pour continuer à faire passer ses idées.

    Ses détracteurs peuvent tout lui reprocher. Mais l’aspect sur lequel il ne transige guère reste ses convictions politiques, louent certains de ses visiteurs du soir. Très proche de Dr Gilchrist Olympio, le président national de l’Union des forces de changement (UFC), Sena Alipui fait partie des cadres de la formation à la couleur jaune à continuer d’assumer, publiquement, l’accord politique UFC-RPT du 26 mai 2010.

    Nomination

    C’est donc logiquement qu’il a été choisi pour faire partie des sénateurs par Faure Gnassingbé pour siéger au Sénat.  « C’est avec humilité, gratitude et sens du devoir  que j’ai pris fonction  ce 06 mars 2025 comme Sénateur », écrit-il sur sa page Facebook.

    Et d’enchaîner : « J’exprime mes remerciements au Président de la République, à mon patron et père politique Gilchrist Olympio, à mon parti de l’Ablodé  l’UFC, au peuple Togolais, particulièrement mes amis de l’Ogou et de l’Anié et à vous tous qui nous accompagnez dans cette lutte pour plus de Paix, plus de libertés et plus de prospérité pour tous les Togolais ».

    Le jeune sénateur promet « continuer par les voies du dialogue à bâtir un pays qui nous ressemble et nous rassemble…Le Togo d’abord, la patrie avant les partis… ».

    Opposant modéré, par comparaison à la veille garde, l’ancien vice-président de l’Assemblée nationale rassure s’employer pour un meilleur développement de son pays en mettant l’accent sur le social d’abord.

    Défis

    Celui qui est devenu vice-président de l’UFC à l’issue du congrès du 12 août 2023 sait que leur parti a perdu de sa verve. Vidé de la grande partie de ses militants, ‘’Détia’’ lutte pour retrouver une seconde jeunesse.  Un défi de taille attend donc cet inconditionnel du libéralisme politique et économique et ses camarades.

  • KAR’ARTS Evala  2025 : la promotrice fait le point des préparatifs au PM

    KAR’ARTS Evala  2025 : la promotrice fait le point des préparatifs au PM

    La cheffe du gouvernement a reçu en audience Atafèinam BELEI, présidente de l’Association ART HERITAGE CULTURE, structure organisatrice de KAR’ARTS Evala, qui aura lieu en juillet prochain.

    La quatrième édition de KAR’ARTS Evala, événement artistique, se déroulera en juillet 2025 dans la ville de Kara.

    La visiteuse est allée faire le point des préparatifs à Victoire Sidémého TOMEGAH-DOGBE, le Premier ministre. Une occasion pour la promotrice de l’évènement de remercier la cheffe du gouvernement pour sa visite de l’exposition “Mystère Evala” d’œuvres d’arts ethnographiques, au Centre Incubateur TILITU LAB (FAIEJ), à Kara, au mois de juillet 2023 et de lui transmettre toute sa reconnaissance pour son soutien matériel et financier à la mise en place du Programme à Kara.

    Elle n’a pas manqué de lui faire le point sur l’état d’avancement des travaux de créations des œuvres d’arts plastiques ethnographiques, dont une partie participera à l’exposition, lors des cérémonies traditionnelles annuelles d’initiation des jeunes garçons et filles du Pays Kabyè à Kara, marquant ainsi le début du prochain quinquennat dans le calendrier liturgique kabyè.

    Pour les autres détails, cliquez sur le document ci-après

  • Journée de 8 mars: ONUSIDA et ONU FEMMES appellent à “agir pour les femmes et les filles face au VIH/SIDA”

    Journée de 8 mars: ONUSIDA et ONU FEMMES appellent à “agir pour les femmes et les filles face au VIH/SIDA”

    En Afrique de l’ouest et du centre, le VIH/SIDA touche particulièrement les femmes et les filles. D’où l’appel urgent de l’ONUSIDA et ONU Femmes, en marge de la mondiale de la femme, 8 mars à “agir” pour mettre fin à cette pandémie.

    Journée mondiale de la femme : l’urgence d’agir pour les femmes et les filles face au VIH/SIDA en Afrique de l’Ouest et du Centre

    Pour TOUTES les femmes et les filles : droits, égalité et autonomisation

    Le 8 mars est une journée de célébration, mais aussi de mobilisation. Alors que nous rendons hommage aux contributions des femmes à nos sociétés, nous devons impérativement rappeler une réalité alarmante : en Afrique de l’Ouest et du Centre, le VIH/SIDA continue de toucher de manière disproportionnée les femmes et les filles.

    Les chiffres sont préoccupants. Dans cette région, les jeunes femmes et les adolescentes représentent près de 60 % des nouvelles infections au VIH. Les inégalités de genre, la pauvreté, la violence basée sur le genre (accentué par les conflits dans notre région et les changement climatiques) et l’accès limité aux services de santé accentuent leur vulnérabilité. Trop souvent, elles n’ont pas le pouvoir de négocier des relations sexuelles sécurisées, d’accéder aux services de prévention ou de poursuivre un traitement sans crainte de stigmatisation et de discrimination.

    La Journée internationale des droits des femmes est une occasion de revendiquer des actions concrètes adaptées aux réalités de l’Afrique de l’Ouest et du Centre :

    1. Accélérer l’accès à la prévention et aux soins : Les moyens outils de prévention comme la prophylaxie pré-exposition (PrEP) doivent être accessibles à toutes les femmes et les filles qui en ont besoin. L’intégration du dépistage et du traitement du VIH dans les services de santé sexuelle et reproductive est essentielle pour renforcer la riposte.
    2. Lutter contre les violences faites aux femmes : La violence basée sur le genre, y compris les mariages précoces et forcés, est une des causes majeures de l’exposition des jeunes filles au VIH. Il est urgent de renforcer les lois et les mécanismes de protection pour garantir la sécurité et les droits des femmes et des filles.
    3. Investir dans l’éducation et l’autonomisation : En Afrique de l’Ouest et du Centre, des millions de filles sont déscolarisées, limitant ainsi leurs opportunités d’autonomie et augmentant leur vulnérabilité face au VIH. Un accès équitable à une éducation complète sur la sexualité et les droits des femmes est essentiel pour leur permettre de prendre en main leur santé et leur avenir.
    4. Soutenir le leadership féminin : Les femmes vivant avec le VIH doivent être au centre des décisions qui les concernent. Leur voix, leur expérience et leur résilience sont indispensables pour une réponse efficace et inclusive.
    5. Mobilisation de ressources dans le but de maintenir les acquis en matière de prévention et de traitement du VIH : la situation actuelle du financement de la santé appelle à plus de progrès dans le financement domestique pour la lutte contre le VHI en général et la féminisation du VIH en particulier.

    Ce 8 mars, engageons-nous à renforcer la lutte contre le VIH/SIDA en Afrique de l’Ouest et du Centre. Pour TOUTES les femmes et les filles : droits, égalité et autonomisation. L’égalité ne sera réelle que lorsque la santé et les droits de toutes seront une priorité absolue.

  • La mairie du Golfe 1 démolit une partie des bâtisses du bord de la lagune de Bè

    La mairie du Golfe 1 démolit une partie des bâtisses du bord de la lagune de Bè

    Ce vendredi 7 mars 2025, la mairie du Golfe 1 a mis en exécution ses menaces. Elle a procédé à la démolition d’une partie des bâtisses situées au bord de la lagune de Bè. Au grand dam des riverains et des propriétaires de ces constructions.

    Les agents municipaux et leurs tracteurs n’ont pas touché les constructions de Togbui Dagban-Ayivon quand bien même certaines langues disent que c’est lui qui serait visé par cette idée de démolition. Il se susurre que la tête couronnée aurait saisi la justice pour qu’elle tranche l’affaire. Avec la précision qu’on lui laisse soit le temps d’amortir ses investissements, soit être dédommagé.

    Voici les vidéos témoins de la démolition de nos confrères de Togo Vision:

  • Les Show Boys, dans la perspective de la remontada…

    Les Show Boys, dans la perspective de la remontada…

    Avant d’affronter le CDF Haknour, lors de la 6e journée de la D1 Lonato, Gomido FC, était lanterne rouge de l’exercice 2024-2025. Les Show Boys n’avaient qu’un seul point au compteur, et leurs supporters étaient la risée de leurs semblables … Surtout, avec un certain slogan “Ezobibi”, qui semblait plutôt amuser et faire sourire leurs adversaires ! Pour le match programmé à Kara entre les Rochers Bleus et les Show Boys, l’opposition a tenu toutes ses promesses. Et Gomido FC a offert au public d’Evala Stadium, un spectacle de bon niveau, face au protagoniste (CDF Haknour), groupe d’Académiciens qui a eu la témérité de déculotter le champion en titre, Asko… Certes, une victoire contre, les Kondonas, forts de leurs 5 titres d’affilée, ça devrait avoir un goût particulier pour les promus des Rochers Bleus…

    En effet, à la suite de son probant succès face à Doumbe FC de Mango (1-4), Gomido FC en déplacement à Kara, à l’issue de la 11e journée, se classe au milieu du tableau (9e), avec 13 points. Les Show Boys, malgré, leurs trois contreperformances aux premières heures de la compétition, se retrouvent à l’issue de la première phase des rencontres aller, devant l’AS Tambo de Datcha (10e), Etoile Filante (11e), CDF Haknour (12e), AC Barracuda (14e) et Doumbe FC dernier de la classe…

    Le groupe de 5 clubs qui s’amuse avec le feu…

    La phase aller du championnat terminée, il est important d’inviter ces 5 dernières formations, qui se sont « arrangées » pour s’aligner derrière les poulains de Jean-Paul Dosseh Abalo ! C’est d’ailleurs, pour cette raison que le Chroniqueur national, leur demande humblement de faire gaffe ! Parce que c’est bien appris…« qui va loin ménage sa monture ». C’est bien connu, celui qui s’amuse à se balader au sein et autour d’un cimetière, doit parfois s’attendre à voir un fantôme. On sait que plus, un club, s’entête à tourner autour de la zone dangereuse, plus l’effectivité de sa descente, est réalisable. Alors, s’il plaise à cette demi-douzaine du damné groupe de clubs de se laisser interpeller par le Chroniqueur… Avant qu’il ne soit trop tard !

    Silence… Le club de Datcha, classé 10e, à 8 points de la lanterne rouge, a une manière un peu bizarre de se comporter depuis le retour de Joël Agbessi à la manette technique des Flèches Pimentées. L’assurance-même que le groupe affichait en tapant dans le ballon, s’en trouve émietter un tout petit peu… N’eut été, le tapis vert dressé par les Tam-tam parlant lors de la 12e journée, les comptes seraient surement insuffisants. Ainsi donc, pour la phase retour, un changement de vision s’impose dans cet Ogou…

    Concernant l’Etoile Filante, son président Maître Yves Tété Wilson-bahun, n’a pas résisté à la volonté du coach Ben Adjakpa de quitter son poste, sans aucune explication. Ce que le poète sait, c’est qu’à l’issue de la rencontre Etoile Filante-ASCK (3-2) de la 9e journée, disputée à Gbossimé, un fervent supporter des Bleus de la capitale a semblé murmurer : « il faut un vrai entraineur pour les Vivas ». Le staff dirigeant du club de la zone commerciale, a semblé agir. Toutefois, les Show Boys n’en ont foutre, et c’est sans état d’âme qu’ils ont craché « l’ ézobibi » mortel à la dernière minute du duel « Shooting Star-Show Boys ».

    Qu’ils sortent de là, en phase retour, ces Académiciens du Rocher bleu !

    Les Académiciens du Rocher bleu, constituaient une véritable terreur pour les clubs de Lomé. On se rappelle, la saison dernière, c’est recto-verso qu’ils ont aisément triomphé avec audace, technique, mobilité, pour enfin minimiser Agaza FC, Etoile Filante et Asfosa… Ces jeunes éléments, s’étaient produits avec beaucoup de conviction, de maitrise et une bonne mesure d’efficacité. Aussi, c’est tellement dingue que, arrivés dans l’élite cette saison, ils prennent le quintuple champion national (Asko), comme un club ordinaire qu’ils ont ridiculisée sur ses propres installations. Tout ça finalement, pour dominer l’autre leader du moment (Entente II), et se retrouver au bas du tableau à la fin de la première phase du championnat ? Le poète ne saurait répondre ni croire non plus.

    La situation de l’AC Barracuda (ancienne AS Togo Port) coaché par Ouadja Lantame (ancien milieu de terrain des Eperviers), et ancien coach de AS Gbohloe-su si séduisant, l‘année dernière, a été vainqueur le 28 septembre 2024, parmi les meilleurs entraîneurs de la saison. Ceci, lors de la Soirée des Lauréats. Eh bien, pour ce brillant coach, les choses paraissent moins reluisantes pour celui qui est passé également à l’AS Binah de Pagouda. Faisant partie des recalés provisoires, Ephraïm est appelé à mieux faire, au premier coup du sifflet de la reprise de cet exercice retour, sinon, l’histoire, elle, ne saurait aucunement se taire. Tant, ce constat est tristement symptomatique.

    Mettre fin à tradition d’une demi-douzaine d’années par les Kondonas !

    Reste que le football-même est fabuleux. Et pour une fois depuis 6 ans, le trône de la D1 Lonato a été alternatif par plusieurs clubs. D’abord, ASCK, à l’issue des deux premières journées. Puis, l’Entente II durant 5 journées et 2 journées « prêtées » à Unisport FC. Et la tête du classement, confisquée jusqu’au terme de cette phase aller par les Jaune et Bleu de Kodjoviakopé-Nyekonakpoè. Alors, tout en rappelant que les Jaunes et Bleus sont arrivés à des prestations de qualité qu’aucune autre formation, ne pouvait l’arrêter, à part ces bouffeurs impénitents des champions à leur guise. Descendus, s’il vous plait, des…Rochers ! Ce qui importe aux observateurs sportifs du football togolais, pour la suite… C’est que les responsables et le coach Sedzro Koffi Gakpe de l’Entente II brisent la tradition instaurée depuis plus de 6 années, par l’ASKO de Kara.

    Chronique de Yves de Fréau (consultable sur sa page Facebook)

  • En attendant le bonheur des partis uniques…

    En attendant le bonheur des partis uniques…

    Après la généralisation, dans certains pays d’Afrique de l’Ouest, des détentions arbitraires, des procès expéditifs, des coups d’État et de leur cortège de kakistocratie, il n’est pas exclu que, bientôt, certains réclament le retour au monopartisme.

    Au Gabon, le général Brice Oligui Nguema se déclare candidat à la présidentielle du mois prochain, au grand dam de ses potentiels adversaires et d’une partie de l’opinion qui pensait qu’au terme de la transition engagée depuis le coup d’État d’août 2023, il rendrait, comme il l’avait promis, le pouvoir aux civils. Que dit cette candidature de l’engagement des militaires en politique en Afrique ?

    S’il subsistait, dans l’opinion, une quelconque illusion sur l’aptitude des militaires africains à tenir parole, celle-ci s’est envolée avec cette déclaration de candidature. Ces cinq dernières années, il était, sur le continent, le dernier à s’être emparé du pouvoir par un coup d’État. Il semblait plus cohérent, se distinguant même, en étant le premier à revenir, aussi vite, à l’ordre constitutionnel. Sauf qu’en choisissant de se porter candidat à une élection qu’il peut difficilement perdre, il a décidé de garder le pouvoir. Il conforte l’impression, plutôt désagréable, que les militaires putschistes sont davantage motivés par la soif du pouvoir que par une quelconque volonté de rétablir l’état de droit et la démocratie. L’on est loin des gestes majestueux des militaires justiciers, dont quelques-uns sont entrés dans l’Histoire comme semeurs de démocratie et de développement. Certes, à Libreville, beaucoup encensent le général. Mais, il n’empêche. Son seul fait de gloire, pour le moment, est d’avoir renversé l’impopulaire Ali Bongo.

    Ne pensez-vous pas que ceux qui chantent les louanges du général Oligui Nguema sont convaincus qu’il est le seul à avoir l’envergure pour relever le pays ?

    Ils ne se sont manifestement pas donnés beaucoup de peine à chercher. Il est intriguant de voir des politiciens connus naguère pour leur virulence à l’égard du pouvoir des Bongo, se muer subitement en laudateurs obséquieux du général Brice Oligui Nguema, issu du même système. Comme s’ils le remerciaient pour la place qu’il leur a conférée dans le système nouveau. Et que, pour chacun d’eux, sa candidature était juste vitale. Après tout, ils ne peuvent espérer conserver leur rang et leurs privilèges au bord de la mangeoire que si le général est confirmé dans ses fonctions actuelles. Mais il n’y a pas qu’au Gabon que l’on admire aussi facilement un militaire, pour juste avoir déposé un chef d’État. La servilité de la plupart des laudateurs est d’autant plus déconcertante qu’elle n’est nullement désintéressée…

    La virulence des détracteurs l’est-elle davantage ?

    Non, évidemment pas ! Et le plus désespérant, au Gabon comme dans de trop nombreux pays africains, est que, entre les champions de la complaisance cupide et les détracteurs stériles, il n’y a pratiquement pas d’espace pour des voix qui soient dans la mesure, avec ce qu’il faut de crédibilité, pour indiquer le cap de l’intérêt général, avec quelque chance d’être écoutées. Pendant que les profiteurs d’hier ruminent à l’écart leur rancœur, les profiteurs d’aujourd’hui embouchent leur trompette de griots, en attendant qu’un jour les rôles s’inversent. Ou que s’opèrent des ralliements, ou des défections, au nom de la transhumance si répandue dans certaines contrées.

    À l’indépendance du Ghana, le Dr Kwame Nkrumah se réjouissait de ce que l’Afrique avait conquis le droit de commettre ses propres erreurs. Certains semblent l’avoir pris au mot, au-delà de la caricature. Mais, en oubliant d’en assumer les conséquences. En oubliant de s’améliorer à partir des expériences malheureuses. Comme s’ils avaient délibérément fait le pari du recul permanent, certains peuples s’évertuent à répéter sans cesse les mêmes erreurs. C’est ainsi que l’on glisse subrepticement vers ce que l’on appelle la kakistocratie. Et, à ce rythme, il ne faut pas s’étonner, demain, dans la continuité de la mode des coups d’État, que l’on vienne convaincre les Africains de l’utilité, sinon du bonheur des partis uniques.

    Chronique de Jean-Baptiste Placca du 8 mars 2025 sur RFI

  • Togo: l’état d’urgence prolongé de 12 mois dans les Savanes

    Togo: l’état d’urgence prolongé de 12 mois dans les Savanes

    Le Togo prolonge d’un an l’état d’urgence sécuritaire dans les Savanes, qui devait prendre fin la semaine prochaine. Cette région de l’extrême nord du pays, frontalière du Burkina Faso, est en proie à la menace de groupes terroristes depuis plus de trois ans. Une situation sur laquelle les autorités togolaises communiquent très rarement.

    « Face à la persistance des menaces sécuritaires », l’état d’urgence est prorogé jusqu’en mars 2026, dans les Savanes. Le projet de loi a été adopté hier à la majorité absolue par les députés réunis en session extraordinaire depuis mardi.  Il doit permettre au gouvernement d’adapter sa riposte à l’évolution de la menace, de renforcer la protection des citoyens et de leurs biens et de préserver davantage l’ordre public et l’intégrité du territoire, précise l’Assemblée nationale.

    L’état d’urgence sécuritaire est en vigueur depuis juin 2022 dans les Savanes. C’est la quatrième fois qu’il est renouvelé. Cette région de l’extrême nord, frontalière du Burkina Faso, est confrontée à des attaques depuis plus de trois ans.

    Il est toutefois difficile d’avoir une vision précise de la situation. Les autorités togolaises ne communiquent que très rarement sur les attaques dans le nord. Les derniers chiffres officiels donnés par le gouvernement faisaient état de 31 morts sur l’année 2023.

    Source: rfi.fr/fr

  • Au Togo, Faure Essozimna Gnassingbé nomme 20 sénateurs après l’instauration du régime parlementaire

    Au Togo, Faure Essozimna Gnassingbé nomme 20 sénateurs après l’instauration du régime parlementaire

    Parmi les 61 membres du Sénat, 20 ont été désignés par le président. Le reste de la chambre haute a été élu lors du scrutin qui a eu lieu mi-février et a consacré une large victoire au parti au pouvoir, l’Union pour la République.

    La transition vers un régime parlementaire permise par la nouvelle Constitution s’achève. Alors que 41 sénateurs ont déjà été élus le 15 février dernier, le chef de l’État togolais Faure Essozimna Gnassingbé a nommé les 20 sénateurs restants, mercredi 5 mars, selon un décret lu à la télévision publique.

    En plus de membres de son parti, l’Union pour la République (Unir), le président du Togo a aussi nommé quelques responsables de petits partis politiques de l’opposition, ainsi que Joseph Kokou Kofigoh, ancien Premier ministre sous Gnassingbé père.

    Faure Gnassingbé, nouveau président du Conseil

    D’après Togo Actu, la session inaugurale du Sénat est prévue ce jeudi 6 mars, dans l’après-midi. Il s’agit d’une première, puisque la chambre haute a été instaurée avec l’adoption, en avril 2024, de la nouvelle Constitution, qui supprime l’élection présidentielle au suffrage universel et institue un régime parlementaire à deux chambres.

    Le Parlement sera chargé d’élire le président, mais ce dernier n’aura pas de réelles prérogatives. Le pouvoir exécutif sera en grande partie dans les mains du président du Conseil, le chef du parti majoritaire à l’Assemblée nationale. L’Unir y détenant la majorité absolue, le poste revient de fait à Faure Essozimna Gnassingbé.

    L’opposition est vent debout contre la Constitution de la Vᵉ République, qui risque d’entraîner selon elle une « monarchisation » du pays. L’Alliance nationale pour le changement (ANC) et les Forces démocratiques pour la République (FDR), appuyées par plusieurs organisations de la société civile, ont lancé un nouveau regroupement contre cette réforme, lundi dernier. Un premier meeting doit se tenir, le 23 mars, à Lomé.

    (Avec AFP)

  • Serge Akakpo : la sélection togolaise manque “de qualité et d’épaisseur d’effectif”

    Serge Akakpo : la sélection togolaise manque “de qualité et d’épaisseur d’effectif”

    Serge Akakpo, le manager général des Eperviers, la sélection nationale fanion de football du Togo, dans une longue interview accordée à ftftogo.com, est revenu sur l’élimination de son pays de la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) Maroc 2025. Avec la précision que l’objectif aujourd’hui est de se tourner avec l’avenir en misant sur les jeunes.

    Comment avez-vous vécu l’élimination du Togo pour la CAN 2025 ?

    Cela a été très difficile pour moi, je me suis un peu replié sur moi-même, mon état d’âme était même comparable à une légère dépression. Ce qui me reste en travers de la gorge, c’est surtout le fait que nous n’ayons pris qu’un seul point contre le Libéria en deux matchs. Pour moi, c’est un mystère… Certes, il n’y a plus de petites équipes sur le continent, mais avec l’effectif que nous avons, je trouve cela anormal.

    On dit souvent qu’il faut être humble dans la victoire et digne dans la défaite, mais mis à part le match retour contre l’Algérie, je n’ai vu aucune dignité dans l’attitude générale.

    Au lendemain de la double confrontation contre l’Algérie, j’ai reçu un coup dur, et cela a d’ailleurs impacté mon anniversaire, le 15 octobre dernier. J’ai passé ce jour important dans la désolation, en repensant aux (6-1) encaissés en 4 jours.

    Pour être sincère, je n’ai pas encore totalement digéré l’élimination. De nature, je suis un très mauvais perdant, je n’aime pas la défaite, et c’est ce qui me définit, me caractérise, et me permet de me surpasser.

    Certes, d’un côté, je me dis que cet épisode renforcera notre capacité à transformer une épreuve en un point de départ pour l’amélioration. Mais en définitive, cette qualification était à notre portée sur plusieurs aspects, vu le travail réalisé en 3 ans, mais hélas…

    Quelles étaient vos perceptions et vos ambitions en arrivant comme Manager Général de l’équipe nationale ?

    Comme tout togolais, et ancien international, après ma carrière, j’avais la volonté de contribuer de manière significative au développement du football national. Je le considère comme un devoir citoyen envers les nouvelles générations.

    Lors de ma prise de fonction, il a fallu faire un état des lieux, et à cet effet, j’ai effectué un diagnostic poussé sur notre équipe nationale.

    Certes, elle manquait de qualité et d’épaisseur d’effectif, il y avait beaucoup de choses à améliorer, notamment sur les attitudes et le caractère. Le retour de ROMAO en équipe nationale en octobre 2021 faisait d’ailleurs suite à cette réflexion.

    Mais selon moi, le véritable problème ne résidait pas dans l’équipe fanion, elle n’est que le reflet du manque de politique sportive à l’échelle nationale, autrement dit de notre formation.

    Je profite de cette occasion pour dire qu’au-delà de mon diplôme d’entraîneur UEFA A, j’ai également validé un diplôme de directeur technique, ce qui me permet d’avoir une analyse plus rigoureuse sur la formation et les méthodes de travail.

    Dans mon esprit, c’était simple : il fallait rendre le Togo à nouveau compétitif, attractif et fiable. Mon ambition était d’apporter ma pierre à l’édifice en offrant un environnement sécurisé et favorable au bien-être des joueurs. Aujourd’hui, ce n’est plus le joueur seul qui compte. Derrière lui, il y a tout un entourage.

    Dans cette perspective, nous avons mené un travail minutieux pour rechercher un équilibre à moyen terme avec le projet U23, afin de créer une antichambre pour l’équipe A et pallier le manque de joueurs qualitatifs.

    Il y a également eu un travail de suivi quotidien pour pousser les joueurs à être performants en club, afin de répondre aux normes internationales.

    Quelles sont les unités de mesure de votre travail sur le plan sportif ?

    Tout d’abord, il s’agit d’avoir un groupe discipliné, faisant preuve de patriotisme, et, par ricochet, une équipe performante qui démontre une identité de jeu et du caractère lors des matchs. Je ne parle pas de résultats, mais bien de performance. En général quand les performances de haut niveau se répètent, les résultats finissent par suivre…

    Lors des rassemblements, je fais énormément d’entretiens individuels ou en petits groupes avec les joueurs. Il est important qu’ils entendent un autre son de cloche que celui du coach.

    Je peux dire qu’un cadre vertueux a été mis en place au sein de l’équipe nationale, avec une discipline interne très rigoureuse, mais aussi participative.

    Mon travail peut également se mesurer à travers les performances en club, car je joue aussi parfois un rôle de conseiller sur certains choix et j’effectue un suivi quotidien avec des retours sur les attitudes après les matchs.

    L’objectif est d’avoir des joueurs qui évoluent bien dans leurs clubs, avec le même état d’esprit qu’en équipe nationale, afin que le niveau d’exigence international soit instauré dans leur esprit et devienne la norme.

    Dans l’ensemble, je dirais que cela a fonctionné. L’illustration parfaite est l’état de forme des joueurs togolais à la fin de la saison 2023/2024. Je ne me souviens pas d’une saison où autant de joueurs togolais étaient en première ligne dans leurs différents championnats et compétitions.

    Kevin Denkey en est un exemple parfait. Il fut un temps où le coach Duarte ne voulait plus du tout le convoquer en équipe nationale.

    À ce moment-là, malgré ses qualités, il n’avait pas la bonne attitude et ne répondait pas aux critères d’un joueur international. Il a fallu qu’on fasse un travail de fond avec lui pour qu’il évolue dans sa perception, dans son auto-critique, et que cela corresponde davantage à la réalité. Un premier déclic a eu lieu entre octobre 2022 et février 2023, puis un second très important entre juin 2023 et septembre 2023. La suite, on la connaît…

    Cependant, lors des rassemblements, mon travail sur le plan sportif s’arrête dès que l’arbitre siffle le début du match.

    Quels sont les principaux manques de cette équipe ?

    Il nous manque de la maturité à certains moments du match, mais pour faire court il nous manque surtout du ROMAO ! C’est-à-dire du caractère ! Du caractère ! Et encore du caractère !

    Je tiens à dire fondamentalement qu’actuellement, il n’y a aucun problème d’organisation, administratif, logistique ou de primes impayées. Aucun élément extérieur qui puisse perturber la concentration et la performance des joueurs. Nos autorités et dirigeants sont à féliciter sur cet aspect.

    Ensuite, je pense qu’à l’heure actuelle, contrairement à certaines périodes, le Togo n’a pas réellement de problème d’effectif. Nous avons plutôt un problème d’attitude, de conscience et de détermination, ce qui mène à une inefficacité cruelle.

    Pour gagner des matchs internationaux, il faut dépasser le cap des 100 %. Il faut être à 110, voire 120 %, sinon, au mieux, vous faites match nul.

    Techniquement, cette équipe a de la qualité, mais collectivement, nos joueurs ne s’organisent pas assez, ne se challengent pas pour aller chercher les victoires.

    Bien sûr, en tant qu’encadrants, nous pouvons le faire, mais à un moment donné, c’est aussi aux principaux acteurs de prendre leur destin en main. Il nous faut des leaders de jeu pour pousser toute l’équipe à se surpasser.

    Certains critères font la force d’une équipe nationale : avoir des joueurs compétitifs et de haut niveau, qui ont des objectifs personnels et une conscience collective. Nous pouvons citer l’exemple du Maroc, du Sénégal ou de la RDC, qui incarnent bien ces critères.

    Aujourd’hui, nous avons quelques joueurs qui cochent toutes ces cases. Ils symbolisent un peu ce nouveau cycle. Mais nous n’en avons pas assez.

    De plus, plusieurs de nos joueurs sont déjà trentenaires ou le deviendront en 2025. Il est donc crucial de penser à renforcer progressivement l’équipe avec de jeunes joueurs afin de créer une transition harmonieuse.

    C’était d’ailleurs l’objectif du projet U23 avec des jeunes à fort potentiel comme DERMANE, BOMA ou AZIANGBE, qui se sont désormais installés en équipe A.

    Justement, êtes-vous satisfait du projet U23 tel qu’il se développe aujourd’hui ?

    D’emblée, je tiens à dire que nous avons l’une des plus belles générations de U23 en Afrique, et c’est un fait.

    Avant les éliminatoires de la CAN U23, j’avais visionné les matchs de toutes les nations sur le continent et, à part le Sénégal, le Maroc et l’Égypte, qui pouvaient nous poser problème, nous pouvions être au-dessus du reste. J’en avais informé le coach U23 de l’époque, Afizou Traoré.

    Sportivement, au-delà de créer une antichambre pour l’équipe A et de susciter la fibre patriotique chez les binationaux assez tôt, ce projet était aussi une manière de mettre en valeur nos meilleurs jeunes joueurs locaux, comme ce fut le cas pour Benjamin HOLETE ou Bruno AVOTOR.

    Mais, à la question de savoir si je suis satisfait de la façon dont le projet se développe aujourd’hui, je dirais non, pas du tout, car il n’y a plus eu d’évolution depuis mars 2023.

    Si je suis globalement satisfait du projet ? Oui et non. Oui, car malgré le peu de rassemblements et le temps limité de travail depuis le début du projet en mars 2022, nous avons pu faire émerger quelques talents, aujourd’hui en équipe A. Il s’agit de Steven MENSAH, Sadik FOFANA, Benjamin HOLETE, Kevin BOMA, Kodjo AZIANGBE, Karim DERMANE. D’autres, qui ne sont pas encore en équipe A, commencent à émerger en équipe première en club. Je pense à : Steven NADOR, Idjessi METSOKO, Abalo DENIS, Sebastian CLEMMENSEN, Yannis SANKOUTCHA, Henri STANIC, Aurel WAGBE, Augustin DRAKPÉ, Bruno AVOTOR, Pierre NADJOMBE.

    Nonobstant, tous ces joueurs qui sont déjà en équipe A ne sont pas totalement aguerri. Je pense qu’il leur manquait 8-10 matchs de U23 avant de démarrer en équipe A.

    Dans le cadre de ce projet, l’idée était vraiment de faire émerger une nouvelle génération pour renforcer l’équipe A, mais cela nécessitait de la continuité pour optimiser et maximiser le potentiel de tous ces jeunes.

    Dans ma vision, l’objectif final était de pouvoir, en collaboration avec la DTN, décliner ce projet sur les U20 puis les U17.

    Nous avons actuellement une quarantaine de jeunes (locaux et binationaux) qui ont entre 17 et 20 ans mais le manque de rassemblements ne nous permets pas de les voir pour les faire progresser ensemble, en conséquence nous perdons en crédibilité auprès d’eux et nous prenons de facto du retard sur les autres nations.

    Pour les binationaux, si l’on ne fait pas attention ces mêmes jeunes dans 3-4 ans seront dans la même posture que les BRASSIER, ALIDOU, TRAORE. C’est-à-dire qu’ils n’auront pas forcément la fibre patriotique pour rejoindre l’équipe nationale, et étant déjà en équipe première en club ils ne verront pas le bénéfice de la sélection sur leur carrière.

    En ce qui concerne les locaux, malheureusement c’est encore pire car beaucoup se perdront entre temps et on ne les retrouvera peut-être jamais au niveau professionnel.

    Source : ftftogo.com

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