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  • Foot: Samuel Ekoé Galé bientôt titulaire de la Licence UEFA Pro

    Foot: Samuel Ekoé Galé bientôt titulaire de la Licence UEFA Pro

    Le technicien qui s’est fait connaître davantage par sa prouesse à Kotoko de Lavié est sur le point de rejoindre le cercle très fermé des entraîneurs togolais titulaires de la Licence UEFA Pro.

    Après donc Nibombé Daré, Afizou Traoré, entre autres, Samuel Ekoé Galé est en phase finale de l’obtention de la Licence UEFA Pro, un parchemin qui, semble-t-il, ouvre toutes les portes.

    Expertise

    Le technicien quadragénaire, au parcours exceptionnel, est déjà titulaire du diplôme UEFA ‘A’. celui qui est présenté comme un coach au parcours exceptionnel est prêt pour relever de nouveaux défis.

    Actuellement en stage de formation à Panathinaïkos, en Grèce, le Germano-togolais est un expert du football international avec un riche parcours en Europe qu’au Togo, son pays d’origine.  En effet, passé par Royal Excelsior Mouscron, en Belgique, l’amoureux du beau jeu est prêt, dit-on, « à mettre son expérience stratégique au service d’un club ambition en tant qu’entraîneur principal ou directeur sportif ».

    « Avec une vision tactique et une passion pour le développement des jeunes talents, il cherche à relever un nouveau challenge et à amener un club vers le sommet », nous glisse de ses visiteurs du soir.

    Défis

    Son nom reste intimement lié à la montée de Kotoko de Lavié dans l’élite en 2021 au Togo même s’il démission peu après la montée en première division. Un exploit qui lui ouvrira par la suite les portes de plusieurs autres pointures sur le plan national. C’est ainsi qu’il a dirigé l’AS OTR, l’Etoile Filante.

    S’il n’a pu faire la carrière de footballeur qu’il souhaitait, bien que talentueux, c’est dans le coaching qu’il s’épanouit à tel point qu’il nourrit de grandes ambitions, auréolé de son surnom de ‘’Bielsam’’: son style de jeu basé sur l’offensif fait penser à celui de l’indémodable technicien argentin Marcelo Bielsa.

    « Bien qu’il n’ait jamais caché son envie de diriger un jour une équipe nationale, l’ancien international donne l’impression de ne pas brûler les étapes, de faire ses preuves dans son pays, lentement mais sûrement », résume l’auteur de ces ligne dans un autre journal en ligne il y a quelques années.

  • Les performances du Togo dans les MTN célébrées

    Les performances du Togo dans les MTN célébrées

    Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique à travers le Programme national de lutte contre les Maladies tropicales négligées (MTN) a célébré les progrès du Togo pour les efforts accomplis dans la lutte contre ces maladies, le mercredi 2 avril à Kouvé.

    Cette célébration vise à reconnaître et encourager les efforts fournis par le Togo en matière de lutte contre les MTN. Il s’agit également de lancer un appel à l’action pour une remobilisation de la communauté nationale dans la lutte contre ces maladies dévastatrices.

    Le Togo est le premier pays d’Afrique à éliminer la filariose lymphatique comme problème de santé publique. Il a également réalisé de grands progrès dans la lutte contre l’onchocercose avec l’arrêt du traitement de masse dans la région Maritime.

    Jean-Martin Amekouvo

  • Exposition collective ”RA’ANA”: ses contours se précisent

    Exposition collective ”RA’ANA”: ses contours se précisent

    Si on connaissait, depuis quelques jours, la date du déroulement de l’exposition collective ‘’RA’ANA’’, Lomé, la capitale, son comité d’organisation en précise les contours.

    L’exposition collective dénommée “RA’ANA” se déroulera du 21 avril au 4 mai 2025 sur le thème « Les premières racines ». Au lieu dit La BODEGA, sis à Avénou, non loin de la pharmacie de la cité à Lomé.

    Selon le programme dont Renouveau228 a connaissance, il est prévu un vernissage le 21 avril entre 17 h et 20H avec la précision que l’entrée sera gratuite. La journée du 25 avril sera occupée par un afterwork artistique. L’accès est libre également. L’évènement sera clôturé par un finissage couplé d’un dîner de gala le dimanche 4 mai à partir de 20 heures.

    L’art comme vous ne l’avez jamais vu

    Chefs d’entreprise, institutions, cadres influents, promoteurs culturels, collectionneurs et passionnés d’art… Préparez-vous à une immersion artistique où chaque œuvre est une invitation à posséder l’exceptionnel.

    “RA’ ANA”, une exposition où le passé dialogue avec le présent, où l’héritage devient un investissement. Des œuvres uniques, des signatures d’exception, une opportunité à ne pas manquer.

    Rejoignez-nous du 21 avril au 04 mai 2025 et laissez-vous séduire par des créations uniques, entre héritage et modernité.

    Contact : (+228) 70 44 46 55/90 12 46 45

    Art Heritage Culture

    ART HERITAGE CULTURE est une organisation dédiée à la promotion et à la valorisation des arts, du patrimoine et de la culture en Afrique. Basée au Togo, elle œuvre pour la mise en lumière des talents artistiques locaux et internationaux.

  • Décès de Pascal Adoko: hommage du Prof Ekoué Folikoué

    Décès de Pascal Adoko: hommage du Prof Ekoué Folikoué

    Hommage du Professeur FOLIKOUE Ekoué Roger à Pascal Adoko , le Secrétaire général adjoint de la CDPA inhumé le 29 dernier dans son village natal à Havé dans la préfecture du Zio.

    PASCAL ADOKO : UN NOM ET UNE CONVICTION

    Mon cher Pascal, nous recevons tous la vie de Dieu.Et nos parents sont chargés de nous la transmettre non seulement avec le nom de famille mais aussi ils nous attribuent un prénom, grande responsabilité.

    Et s’il est vrai que nos noms et prénoms nous identifient, ils tracent aussi un itinéraire qui ne se dévoile que dans une succession de présents appelés le temps.

    Et c’ est à ce titre que votre prénom dit quelque chose de vous.

    Pascal, renvoyant à Pâque(s) est tout un symbole : la traversée de la mer, le passage d’une vie à une autre, la joie de la résurrection.

    Si je retiens le terme passage, on peut y associer le fait de passer d’ une rive à une autre, ou encore la capacité de faire passer les gens d’ un lieu à un autre et en ce sens je peux y trouver egalement le sens d’ être un pont.

    Je me souviens alors de ce que m’ a raconté un jeune homme au sujet des hippopotames qui se transformaient en pont pour leur permettre de passer d’ une rive à une autre en l’absence d’ un pont sur leur fleuve.

    Un pont sert toujours, il est utile pour des générations présentes et futures. Il relie et reste toujours un passage.

    N’êtes vous pas comme un pont, un lieu de passage avec votre prénom Pascal? Votre prénom ne nous indique-t-il pas que quelle que soit la durée du vendredi saint, dans la lutte à laquelle vous avez consacré votre vie, le dimanche de Pâques est une certitude ?

    Vous ne serez certes plus là physiquement mais vous êtes présent par les différentes traces que vous avez laissées.

    Être un pont c’est aussi permettre à la future génération de ne pas tout recommencer mais de continuer le combat en empruntant les chemins balisés.

    Merci d’ avoir porté un prénom qui tout en étant un symbole vous permet de durer dans le présent de l’ histoire des hommes et des femmes de ce pays.

    Un prénom, on le reçoit d’habitude des autres mais on se donne un sens, une histoire par ses propres choix et cela est le fruit de ses profondes convictions.

    Je ne connais pas votre histoire et encore moins le contexte dans lequel vous avez adhéré au parti Convention Démocratique des Peuples Africains, CDPA. Mais ce dont je suis sûr c’ est que ce choix est l’ expression de votre conviction.

    En effet le terme convention désigne un accord entre deux ou plusieurs personnes et démocratique met en exergue la liberté et la reconnaissance des individus qui signent un accord dans un climat de dialogue.

    En choisissant, la CDPA , vous avez manifesté que, pour des peuples africains, un vivre ensemble, dans la reconnaissance des autres, est possible. Et par conséquent, vivre ensemble dans l’ harmonie des différences n’ est pas impossible pour notre continent.

    CDPA n’ est pas alors, pour vous, un sigle ou un titre mais est une véritable conviction.

    Que cette conviction que vous avez portée devienne pour nous tous un héritage pour lequel vous avez été un élément de liaison entre les uns et les autres.

    Le message que vous nous laissez est alors celui-ci : Et si les noms des différents partis politiques et des organisations de la société civile de notre pays n’ étaient en fait que divers aspects d’ une riche et dense réalité ?

    Et si nos diversités n’ étaient que sources de richesses? Alors le Togo, l’ Or de l’ humanité serait une oeuvre collective dans une solidarité agissante.

    Cher Pascal ADOKO, vous avez fait votre part.

    FOLIKOUE Ekoué Roger, la Joie de la Croix (RJC)

  • Togo-Exposition collective ”RA’ANA” du 21 avril au 4 mai

    Togo-Exposition collective ”RA’ANA” du 21 avril au 4 mai

    “Les premières racines”. C’est le thème autour duquel se déroulera du 21 avril au 4 mai 2025 une exposition collective dénommée “RA’ANA” à Lomé, non loin du siège de Café Informatique sur la route de Kpalimé.

    L’art comme vous ne l’avez jamais vu

    Chefs d’entreprise, institutions, cadres influents, promoteurs culturels, collectionneurs et passionnés d’art… Préparez-vous à une immersion artistique où chaque œuvre est une invitation à posséder l’exceptionnel.

    “RA’ ANA”, une exposition où le passé dialogue avec le présent, où l’héritage devient un investissement. Des œuvres uniques, des signatures d’exception, une opportunité à ne pas manquer.

    Rejoignez-nous du 21 avril au 04 mai 2025 et laissez-vous séduire par des créations uniques, entre héritage et modernité.

    Art Heritage Culture

    ART HERITAGE CULTURE est une organisation dédiée à la promotion et à la valorisation des arts, du patrimoine et de la culture en Afrique. Basée au Togo, elle œuvre pour la mise en lumière des talents artistiques locaux et internationaux.

  • Togo-La CNDH réaccréditée au statut « A » de l’ONU

    Togo-La CNDH réaccréditée au statut « A » de l’ONU

    Le sous-comité d’accréditation des Nations Unies réaccrédite au statut « A » des institutions nationales des droits de l’homme la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) du Togo.

    C’est via un communiqué signé de son président, Me Kwao Ohini Sanvee, en date de ce vendredi 28 mars, que l’information est portée à la connaissance de l’opinion : la Commission nationale des droits de l’homme est réaccréditée au statut « A » des institutions nationales des droits de l’homme par le sous-comité de l’ONU.

    La décision a été prise après son examen le 18 mars 2O25 à Genève par le sous-comité d’accréditation.

    « …haute distinction »

    Si l’information réjouit dans les milieux des défenseurs des droits humains, c’est parce que, comme le souligne un communiqué officiel, « Le statut « A » est la plus haute distinction accordée à une institution nationale des droits de l’homme (INDH) ».

    En effet, la CNDH a été honorée parce qu’elle se conforme aux « principes de Paris qui régissent le fonctionnement des INDH », notamment « l’indépendance, l’impartialité, l’efficacité, dans la protection des droits fondamentaux ».

    Portée

    Créée en 1987, cette distinction est l’aboutissement de tout ce qu’elle a entrepris depuis sa naissance jusqu’aujourd’hui.

    « L’accréditation a ce statut permet à la CNDH de disposer d’une voix prépondérante au sein de l’alliance globale des INDH et de participer aux travaux des différents mécanismes internationaux et régionaux de protection des droits de l’homme. Ce statut intervient également dans les conditionnalités des partenaires techniques et financiers et des bailleurs de fonds », souligne le communiqué.

    Le document signé par Me Sanvee indique que « cette distinction acquise en l’an 2000 et conservée depuis lors, rappelle à la CNDH son devoir d’être aux côtés des populations et des autorités afin de mobiliser davantage d’efforts en faveur des droits humains ».

  • Toujours dans l’indolence du pacte colonial

    Toujours dans l’indolence du pacte colonial

    En persistant, six décennies après les indépendances, à exporter, brutes, ses matières premières, l’Afrique, perpétue elle-même la répartition du travail qui, pour ne pas faire concurrence à la métropole, la figeait, au temps colonial, dans le sous-développement.

    De retour d’une tournée dans la région des Grands Lacs, le Dr Ronny Jackson a dressé, pour le Congrès américain dont il est membre, un état des lieux d’une très grande sévérité sur l’est de la RDC. Avec des propositions qui pourraient paraître discutables, sinon controversées, aux yeux de certains. Les constats de l’élu républicain ne reflètent-ils pas, malgré tout, quelques vérités, à prendre en compte ?

    Il serait difficile de lui donner tort, lorsqu’il dépeint l’est de la RDC comme la caricature du « Far West », avec toute la charge que porte, dans l’imaginaire collectif, cette métonymie. Au XIXe siècle, le Far West américain se distinguait, en effet, par la loi du plus fort, et plus personne n’y reconnaissait les règles communes. Et il a raison d’insister sur l’incapacité du gouvernement de Kinshasa à contrôler la région, par manque de ressources. On a du mal à le contredire, même lorsqu’il pointe du doigt la corruption, l’enrichissement de certains membres du gouvernement et de leurs familles, pendant que la population survit péniblement. Quant à la responsabilité des pays voisins, Ouganda, Rwanda et Burundi, elle n’est pas contestable. Il les accuse, doux euphémisme, d’importer des minerais de l’est du Congo.

    Certaines de ses propositions sont, par contre, déroutantes. D’aucuns pourraient lui reprocher de reprendre à son compte l’argumentation des soutiens de la rébellion, quand il explique leur guerre par ce qu’il considère comme un déficit d’inclusion, par rapport à la citoyenneté congolaise des communautés rwandophones auxquelles sont d’ordinaire associés les rebelles du M23. Et l’idée d’intégrer les rebelles à l’armée nationale pourrait choquer, au regard de ce qui a déjà été fait dans ce sens, en vain.

    Pourquoi, alors, donner une telle importance à ses propositions ?

    Parce que Ronny Jackson passe pour être très proche de Donald Trump. Et sa perception pourrait s’imposer comme « la politique » congolaise des États-Unis. D’autant que sa vision et son insistance sur les difficultés pour les entreprises (américaines) qui voudraient s’implanter en RDC semblent conditionnées par cette forme d’avidité qui règne à Washington pour certains minerais stratégiques. Comme si l’essentiel, au fond, était de reproduire, en RDC, ce que les États-Unis tentent d’obtenir avec l’Ukraine, en échange de la paix. À ce prix, les rapports de son pays avec la RDC pourraient déboucher sur ce que l’on qualifiait, jadis, de pacte colonial. Et qui consistait, pour les nations colonisées, à alimenter en matières premières les industries de la métropole.

    Ce serait inquiétant, car cette répartition du travail fige les pays africains dans le sous-développement, comme dans un piège sans fin. Mais, s’il y a faute, elle incombe d’abord aux Africains eux-mêmes, qui oublient de s’industrialiser, se contentant d’engranger les royalties, pour fournir aux autres de quoi faire tourner leurs industries. Imaginez qu’un coffret d’un kilogramme de chocolat, chez un des meilleurs chocolatiers mondiaux, peut coûter, en Occident, jusqu’à 64 fois le prix du kilogramme de fèves de cacao payé au producteur africain ! L’on retrouve plus ou moins la même échelle de déséquilibre pour tout ce qu’exporte, brut, l’Afrique : café, coton, karité, bois, etc. La Chine doit largement sa richesse actuelle à la transformation des matières premières qu’elle importe d’Afrique.

    Pourquoi, alors, l’Afrique se cantonne-t-elle dans ce rôle de fournisseur de matières premières, pour enrichir les industries partout dans le monde ?

    Déficit de leadership ! Et d’audace ! Les rares nations africaines qui s’en sortent sont celles qui savent prendre leur part dans la transformation de leurs matières premières. Si la RDC regorge de minerais essentiels pour les batteries d’ordinateurs, téléphones portables et autres véhicules non polluants, pourquoi donc n’exigerait-elle pas qu’au moins une des premières transformations nécessaires se fasse sur son sol ?

    C’est ce que font, par exemple, les Botswanais, avec le diamant. Anvers, en Belgique, demeure, certes, la ville la plus prestigieuse du monde pour ce qui est de la taille du diamant. Mais, sur ce marché, Gaborone, capitale du Botswana où se situe la plus grande mine de diamant à ciel ouvert au monde, est loin d’être négligeable. Ainsi, grâce au leadership visionnaire de ses dirigeants, ce pays abrite les implantations de prestigieuses entreprises internationales : Hyundai, SABMiller, Daewoo, Volvo, Siemens…

    « Que tombe la pluie ! », dit la devise du Botswana. Mais, pour qu’elle tombe effectivement, les Africains devraient s’interroger, se remettre en cause, plutôt que de compter sur la bonté de ceux qui prospèrent sur leur indolence.

    Chronique de Jean-Baptiste Placca du 29 mars 2025 sur RFI

  • Togbui Dagban-Ayivon : “Bè-Beach n’existe plus mais il vit en nous”

    Togbui Dagban-Ayivon : “Bè-Beach n’existe plus mais il vit en nous”

    Officiellement, depuis ce mercredi 26 mars 2025, Bè-Beach n’existe plus. La berge lagunaire est rasée pour, dit-on, un projet immobilier dont les contours demeurent aujourd’hui très flous.

    Voici la vidéo (Togovision) de Togbui Dagban-Ayivon, chef quartier d’Adakpamé, le pionnier des auteurs des constructions sur la berge lagunaire. C’est lui qui a également donné à cet espace le nom de Bè-Beach, devenu célèbre dans la capitale togolaise.

  • Togo-François Boko explique les raisons de la dépréciation de la CEDEAO

    Co-fondateur, avec Kofi Yamgnane et Jean-Sylvanus Olympio, de Freedom Togo, un mouvement de libération nationale du Togo, François Akila Esso Boko s’est livré à Victoire FM, une radio privée basée à Lomé.

  • Derrière le 8 Mars, se cache une certaine ”misogynie féminine”?

    Derrière le 8 Mars, se cache une certaine ”misogynie féminine”?

    Bien que le 8 mars, la journée internationale de la femme, soit commémorée partout, dans certains milieux, elle cache une certaine “misogynie féminine” que Dosseh SOHEY, point focal national de la Convergence globale des luttes pour la terre et l’eau, une organisation de la société civile, relève dans le pamphlet ci-après.

    Pamphlet

     La femme, le 8 Mars…

    Progressivement, la journée internationale de la femme s’empare de la majeure partie du monde entier. A l’approche du 8 mars de chaque année, nombreux sont les gouvernements et les organisations de la société civile qui s’activent pour  marquer l’événement.

    Des rencontres, des conférences, des ateliers, des causeries-débats, tout est exploré et expérimenté pour réussir ce moment spécial de la promotion de la femme. Dans certains pays ou milieux, pagnes, foulards et autres gadgets sont confectionnés à l’effigie de la femme.

    C’est donc une prise de conscience collective pour reconnaître le rôle prépondérant de la gent féminine dans le développement de la société humaine. Certes, il y a toujours des poches de résistance qui rament toujours à contre-courant. Car, des préjugés et concepts religieux, des us et coutumes, ont, pendant longtemps, modelé les mentalités. Ces dernières, tellement moulées, sont en déphasage avec ce mouvement émancipatoire de celle qui donne la vie.   

    De prime abord, il faut préciser que cette réflexion soutient entièrement l’idée selon laquelle l’émancipation de la femme ne restreint pas les responsabilités  dites traditionnelles qui lui incombent. En aucune manière.

    Quand il s’agit de célébrer la femme, souvent le 8 mars, il est généralement  constaté que les exemples que l’on prend à titre de témoignage sont des personnalités féminines qui ont pu réussir au sein de leur société. Et la plupart des cas, elles sont dénichées dans les milieux intellectuels. Ce qui n’est pas contraire au principe. Il faut encourager tout le monde, y compris les jeunes filles élèves à redoubler d’effort pour arriver au sommet de l’échelle sociale. Cette exemplarité est une source de motivation et d’inspiration pour les élites féminines en fonction et celles dont le cursus scolaire est en cours.

    Quid de celles qu’on appelle maladroitement analphabètes ? Qu’en est-il pour cette catégorie de femmes qui, malgré leur limite livresque, constituent, avec leur secteur informel, le socle de l’économie nationale ?

    D’aucuns soutiendraient que leur importance dans l’économie nationale dépasse de loin l’apport des intellectuelles. Pourtant, elles sont marginalisées, consciemment ou non. Pour leur faire comprendre qu’elles ne déméritent pas du tout, des t-shirts et autres gadgets leur sont proposés, soit pour achat, soit en guise de don  afin de répondre massivement aux différentes rencontres lors de la journée de la femme. Eu égard aux accomplissements de celle-ci, elle mérite amplement ces honneurs. 

    Il est à remarquer que celles qui ont pu faire de hautes études constituent le maillon non essentiel au plan quantitatif. Les prendre pour exemples reviendrait à écarter les autres de la motivation de réussir car, n’étant pas intellectuelles de haut niveau. Psychologiquement, on leur fait croire qu’avant d’atteindre un tel niveau de réussite, il faut avoir progressé dans les études.

    Or, il y a celles, plus nombreuses d’ailleurs, qui n’ont pas fait les études supérieures mais qui sont impactantes dans leurs milieux respectifs. Les « Nana Benz » en sont une parfaite illustration. Toutes ou presque n’ont jamais connu Voltaire, Montesquieu, Einstein au travers de leurs ouvrages. Cependant, elles ont fortement marqué l’histoire de leur pays. Leur prouesse a traversé les frontières togolaises.

    L’exhibitionnisme d’un leader féminin devrait être un modèle issu de la masse. Comme cela, et les intellectuelles et les non scolarisées sont toutes concernées en termes de motivation. Autrement, d’une part, l’intellectuelle se sent interpellée en raison de son niveau d’étude nettement élevé, apte à quitter sa zone de confort pour faire des exploits, et d’autre part, celle de très bas niveau d’étude ou à niveau intermédiaire comprend qu’il est possible de réussir au regard de la performance de sa congénère. Tout le monde est donc emballé par rapport à cette exemplarité.  

    Souvent, la réussite d’une femme rurale ne se limite pas à son accomplissement personnel. Elle génère un impact profond et durable sur l’ensemble de la société. A travers son autonomisation économique et sociale, elle devient un véritable moteur de développement pour sa communauté et au-delà.

    D’ailleurs, lorsqu’une femme (agricultrice, entrepreneure, commerçante ou artisane) réussit, elle crée des emplois, stimule l’activité économique et favorise l’innovation dans son domaine. Elle est souvent considérée comme étant toujours au sein de la masse de par ses relations sociales, contrairement à l’autre qui « regarde dorénavant les autres d’en-haut. » Ceci s’explique par le fait que sa réussite se traduit par le soutient à d’autres femmes et le renforcement des liens sociaux. Sa réussite dépasse généralement son cadre personnel.

    Des rivalités, de la misogynie féminine

    Lors de la journée internationale de la femme, l’on constate un certain antagonisme à peine voilé vis-à-vis de la race masculine. Une certaine solidarité, circonstancielle, malheureusement, se crée entre les femmes au travers des slogans et autres comportements, à la faveur de l’euphorie des rencontres ici et là.

    Après ce moment festif, il semble que les hostilités ne tardent pas à retrouver leur place en leur sein.

    Il est fréquent de rencontrer des femmes donner des témoignages quant à la torture émotionnelle, psychologique, morale dont elles sont souvent victimes de la part de leurs congénères. Ceci vient contredire la légendaire douceur reconnue à la femme.

    La plupart des femmes préfèrent être suivies et prises en charge lors de l’accouchement par les hommes pour éviter ces comportements malsains à leur égard. Il y en a qui affirment que certaines accoucheuses procèdent aux bastonnades en lieu et place d’encouragements à l’endroit de la nourrice. Là encore, on parle d’une circonstance atténuante par rapport aux autres sages-femmes qui quittent carrément la salle d’accouchement pour des commérages ailleurs parce que, estiment-elles, la femme grosse n’arrive pas à fournir des efforts nécessaires pour la sortie du nouveau-né.  Du coup, des vertus attribuées à la femme, notamment la compassion, la sensibilité, l’écoute, l’empathie, la douceur, l’intelligence émotionnelle, la sensibilité, la recherche de l’harmonie, la créativité, la capacité à ignorer et à prendre soin des autres, volent en éclats.

    Et ce n’est pas tout. La gynécologie, un autre domaine où les femmes souffrent des énormités des techniciennes qui les prennent en charge. La moindre supposée malpropreté de la patiente lui attire des propos insupportables, alors que cela passe inaperçu ou presque avec un gynécologue. Des exemples sont légion.

    Il existe aussi des rivalités intra-familiales, qui s’exercent entre sœurs, belle-sœur et épouse, belle-mère et belle-fille, et des fois, mère et fille.

    Dosseh SOHEY, point focal national de la Convergence globale des luttes pour la terre et l’eau

Radio Renouveau228

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