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  • Séna Alipui : un ministre au cœur des défis hydriques du Togo

    Séna Alipui : un ministre au cœur des défis hydriques du Togo

    Nommé récemment ministre délégué à l’Eau et à l’Assainissement au lever de rideau de la Cinquième République, l’ancien pilier de l’Assemblée nationale délaisse les dorures pour la poussière des chantiers du grand nord. Portrait d’un ministre qui a décidé de ne pas perdre de temps.

    Depuis le 8 octobre 2025, le paysage politique togolais s’est enrichi d’une dynamique nouvelle avec la nomination de Séna Alipui au poste de ministre délégué auprès du ministre de l’Aménagement du territoire, chargé de l’Eau et de l’Assainissement.

    Ancien 3ème vice-président de l’Assemblée nationale et figure de proue de l’Union des Forces de Changement (UFC), Séna Alipui incarne aujourd’hui cette technocratie politique que la Cinquième République appelle de ses vœux : un mélange d’expérience législative et de pragmatisme de terrain.

    Dynamisme face à l’urgence

    Dès sa prise de fonction, le ministre Alipui n’a pas choisi le confort des bureaux climatisés de Lomé. Son action est marquée par une mobilité constante, guidée par une urgence : l’accès pour tous à l’or bleu.

    En janvier 2026, alors que la saison sèche accentue le stress hydrique, il a été aperçu sur les chantiers stratégiques des régions de la Kara et des Savanes.

    Son passage au barrage de Dalwak a marqué les esprits. Là, il ne s’est pas contenté de protocoles, mais a exigé une accélération des travaux pour doubler les capacités de pompage. Ce dynamisme se traduit par une volonté de transformer les forages manuels, souvent insuffisants, en systèmes d’adduction d’eau automatique à haut débit. Pour Alipui, chaque minute gagnée sur un chantier est une heure de pénibilité en moins pour les populations rurales, et particulièrement pour les femmes et les enfants.

    Moderniser un secteur vital

    Les défis qui attendent Séna Alipui sont immenses. En effet, il doit piloter la composante « Eau » de la Feuille de route gouvernementale 2025-2026, dans un contexte de changement climatique sévère. Son département ne traite pas seulement de tuyauterie, mais de sécurité nationale et de santé publique.

    Son premier grand chantier, le projet Amélioration des services de l’eau et de l’assainissement en milieu urbain (PASH-MUT) illustre sa méthode : un suivi technique rigoureux. Il s’agit de réhabiliter des réseaux vieillissants dans les centres urbains pour stopper les pertes d’eau et garantir une distribution équitable. Alipui sait que pour réussir, il doit non seulement construire, mais aussi convaincre les bailleurs de fonds internationaux, notamment la Banque mondiale, Agence française de développement (AFD), etc. de la viabilité et de la transparence de ses projets. Sa capacité à dialoguer avec les partenaires au développement est, à ce titre, l’un de ses atouts majeurs.

    Vision

    Le portrait de Séna Alipui en 2026 est celui d’un homme pressé, mais méthodique. Son dynamisme sur le front de l’eau et de l’assainissement redonne espoir aux zones autrefois délaissées. Parallèlement, sa mutation politique personnelle interroge et fascine.

    Sera-t-il capable de transformer l’essai et de faire du Togo un modèle de gestion de l’eau en Afrique de l’Ouest ? Les premiers mois de son mandat indiquent qu’il en a l’énergie et la vision. Entre les forages du grand nord et les couloirs du pouvoir, Séna Alipui trace sa propre voie, celle d’un serviteur de l’État qui n’hésite pas à bousculer les codes pour atteindre ses objectifs.

    Un tournant politique

    L’actualité de Séna Alipui ne se limite pas à sa gestion ministérielle. Sur l’échiquier politique, l’homme s’apprête à opérer une rupture historique. Dans une déclaration qui a fait l’effet d’une onde de choc au sein de la classe politique, il a annoncé son intention de quitter sa formation politique de cœur, l’Union des Forces de Changement (UFC), lors du prochain congrès du parti.

    Ce départ annoncé marque la fin d’un chapitre important. Longtemps considéré comme l’un des lieutenants les plus fidèles et les plus brillants de Gilchrist Olympio, Séna Alipui semble vouloir s’affranchir des cadres partisans traditionnels pour se consacrer pleinement à sa mission républicaine ou, peut-être, pour porter une nouvelle vision politique plus en phase avec les mutations de la Cinquième République. ” En choisissant de quitter l’UFC au moment même où il accède à de hautes responsabilités exécutives, il affirme son indépendance et sa volonté d’être jugé sur ses résultats plutôt que sur son étiquette”, analyse un observateur avisé.

  • Forum du REMAPSEN au Bénin : les médias africains unis pour sortir les maladies négligées de l’ombre

    Forum du REMAPSEN au Bénin : les médias africains unis pour sortir les maladies négligées de l’ombre

    La cérémonie de clôture du 4ᵉ Forum des Médias du Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN), organisée les 29 et 30 janvier 2026 à Cotonou, au Bénin, a été l’un des moments les plus marquants de cette importante rencontre continentale.

    Placé sous le thème inspirant « De la négligence à la mise en lumière : faire avancer l’agenda africain pour l’élimination des maladies tropicales négligées (MTN) », ce forum a réuni journalistes, experts en santé publique, responsables politiques, organisations partenaires et acteurs de la société civile autour de l’objectif commun de renforcer la couverture et l’impact médiatique des actions contre les MTN en Afrique.

    La cérémonie de clôture, organisée en marge de la Journée mondiale des maladies tropicales négligées, a mis en lumière la contribution essentielle des médias dans la sensibilisation, le plaidoyer et la mobilisation des populations contre des pathologies souvent invisibles dans les médias traditionnels mais qui continuent de toucher des millions de personnes à travers le continent.

    Un des moments forts de cette soirée a été la remise des Awards du REMAPSEN, une cérémonie de distinctions visant à reconnaître l’excellence journalistique en matière de reportage sur la santé et l’environnement. Ces prix, parrainés par le Dr Michel Sidibé, ancien directeur exécutif de l’ONUSIDA et actuel envoyé spécial de l’Union africaine pour l’Agence Africaine du Médicament, ont récompensé les productions médiatiques les plus percutantes de l’année.

    Le Super Prix Michel Sidibé de la meilleure coordination-pays a été attribué au REMAPSEN Bénin, une distinction qui salue l’engagement dynamique de la coordination nationale dans la promotion de la santé publique et de l’environnement par le biais des médias. Le coordonnateur national, Michaël Tchokpodo, a reçu le prix avec émotion et l’a dédié à tous les journalistes et partenaires qui, au quotidien, contribuent à éclairer les populations sur des enjeux souvent négligés.

    Outre cette récompense nationale, plusieurs journalistes africains ont été distingués dans les catégories radio, télévision, presse écrite et médias en ligne. Parmi les lauréats figuraient des professionnels venus du Mali, du Cameroun, du Sénégal, de Gabon, du Ghana, du Togo, du Nigeria et de Guinée, reflétant ainsi l’ampleur continentale de l’engagement médiatique pour les MTN.

    Lors de son allocution, le Dr Michel Sidibé a souligné que la lutte contre les MTN ne se limite pas aux traitements médicaux, mais dépend aussi des voix qui les portent sur la place publique. Il a rappelé que « mettre une maladie à la une, c’est déjà commencer à l’éliminer », en insistant sur le pouvoir que détiennent les médias pour influencer les politiques publiques, réduire la stigmatisation et encourager l’action collective.

    De son côté, le président du REMAPSEN, Bamba Youssouf, a rappelé que cette édition du forum avait permis d’approfondir la coopération entre journalistes et acteurs de la santé. Il a encouragé les participants à continuer à produire des contenus de qualité qui contribuent à renforcer la compréhension et l’engagement autour des défis sanitaires.

    La cérémonie de clôture a aussi été l’occasion de remercier les partenaires techniques et financiers qui ont rendu possible cette édition, parmi lesquels l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la Fondation Gates, Speak Up Africa et la Fondation Raoul Follereau. Ces organisations ont souligné l’importance d’un partenariat durable entre le secteur de la santé publique et les médias pour atteindre les objectifs d’élimination des MTN.

    La cérémonie de clôture du forum a non seulement honoré les contributions journalistiques exceptionnelles, mais elle a aussi réaffirmé la conviction partagée que les médias africains sont des acteurs incontournables pour faire avancer l’agenda de santé publique et promouvoir le développement durable en Afrique.

  • Kokou Ekouagou : le génie togolais qui porte l’art de demain

    Kokou Ekouagou : le génie togolais qui porte l’art de demain

    Dans le paysage foisonnant de la création artistique contemporaine africaine, certains noms s’imposent avec une évidence tranquille. Kokou Ekouagou est de ceux-là. Il porte sa génération et dessine l’avenir.

    Artiste togolais à la trajectoire déjà impressionnante, il est aujourd’hui considéré par de nombreux observateurs comme probablement le meilleur de sa génération, tant par la singularité de son langage plastique que par l’ampleur de son rayonnement international. À la croisée de l’exigence esthétique, de l’engagement intellectuel et de la responsabilité sociale, il incarne une nouvelle ère de l’art togolais : ambitieuse, décomplexée et tournée vers l’avenir.

    Ouverture

    Né dans un Togo où l’art est à la fois héritage, résistance et moyen d’expression, Kokou Ekouagou s’est très tôt imposé comme un créateur à part. Son œuvre, profondément ancrée dans les réalités africaines mais résolument ouverte au monde, échappe aux clichés et aux lectures faciles. Elle interroge la mémoire, l’identité, le rapport au pouvoir, aux traditions et aux mutations contemporaines. Chaque toile, chaque installation, chaque performance porte la marque d’une réflexion rigoureuse, nourrie par une solide culture artistique et une conscience aiguë des enjeux de son temps.

    Ce qui frappe d’emblée chez Ekouagou, c’est la maturité précoce de son travail. Là où beaucoup tâtonnent, il affirme très tôt une signature reconnaissable, un style cohérent, une vision claire. Cette maîtrise lui vaut rapidement l’attention des critiques, des commissaires d’exposition et des collectionneurs, bien au-delà des frontières togolaises. Ses œuvres voyagent, dialoguent avec d’autres cultures, s’inscrivent dans des expositions collectives et personnelles sur plusieurs continents.

    De l’Afrique à l’Europe, en passant par l’Amérique et d’autres scènes internationales, Kokou Ekouagou a exposé un peu partout dans le monde, faisant rayonner le Togo dans les grands circuits de l’art contemporain. Ses participations à des biennales, foires et expositions majeures confirment son statut d’artiste international, capable de s’imposer dans des contextes artistiques exigeants et hautement compétitifs. À chaque étape, il défend une œuvre sincère, sans concessions, qui parle aussi bien aux initiés qu’au grand public.

    Distinctions

    Cette reconnaissance se traduit également par de nombreuses distinctions et récompenses. Multirécompensé, Ekouagou figure parmi ces artistes dont le parcours est jalonné de prix attestant à la fois de la qualité de leur travail et de leur impact. Mais loin de se laisser griser par les honneurs, il conserve une posture d’humilité et de travail acharné. Pour lui, chaque prix n’est pas une fin en soi, mais une responsabilité supplémentaire, celle de continuer à créer, à innover et à inspirer.

    Car au-delà de l’artiste reconnu, Kokou Ekouagou est aussi un passeur, profondément conscient de son rôle auprès des jeunes générations. Il ne cesse de rappeler que son succès n’a de sens que s’il peut servir à ouvrir des portes, à créer des ponts, à transmettre une expérience. Ateliers, résidences, projets de formation, accompagnement de jeunes talents : ses initiatives se multiplient, portées par la conviction que l’avenir de l’art togolais se construit collectivement.

    Relève

    Il nourrit aujourd’hui de nombreux projets ambitieux en direction de la jeunesse, convaincu que le potentiel créatif du Togo reste largement sous-exploité faute de moyens, de cadres structurants et de mentors accessibles. Ekouagou veut partager les codes du monde de l’art international, expliquer les réalités du métier, démystifier les parcours et encourager l’audace. Il plaide pour un art africain assumé, libre, affranchi des regards condescendants et des attentes folklorisantes.

    Cette volonté de transmission s’inscrit dans une vision plus large, celle d’un écosystème artistique togolais solide, capable de produire, de diffuser et de protéger ses artistes. Ekouagou n’est pas seulement un créateur, il est aussi un penseur de l’art, attentif aux questions de politiques culturelles, de structuration du marché, de conservation et de valorisation des œuvres africaines.

    S’il est souvent présenté comme l’avenir de l’art togolais, c’est aussi parce qu’il incarne une synthèse rare, celle de la réussite individuelle et de l’engagement collectif. Il prouve qu’un artiste togolais peut s’imposer sur la scène mondiale sans renier ses racines, sans céder à la facilité, sans se couper de sa société. Son parcours est une source d’inspiration pour toute une génération qui voit en lui la preuve qu’un autre chemin est possible.

    À l’heure où l’art africain contemporain suscite un intérêt croissant à l’échelle internationale, Kokou Ekouagou apparaît comme l’un de ses visages les plus crédibles et les plus prometteurs. Par la force de son œuvre, par son exigence intellectuelle et par son engagement envers la jeunesse, il ne se contente pas de représenter sa génération : il la porte, la défend et la projette dans l’avenir.

    Plus qu’un artiste à succès, Kokou Ekouagou est devenu un symbole : celui d’un Togo créatif, ambitieux et confiant en son génie. Et si l’histoire de l’art togolais contemporain reste encore à écrire, une chose semble déjà acquise : son nom y occupera une place centrale.

  • Saïf al-Islam Kadhafi est mort : un héritier controversé disparaît dans le chaos libyen

    Saïf al-Islam Kadhafi est mort : un héritier controversé disparaît dans le chaos libyen

    Plusieurs médias dont RFI ont annoncé ce mardi 3 février 2026 la mort de Saïf al-Islam Kadhafi, l’un des fils de Mouammar Kadhafi, dirigeant de la Libye de 1969 à 2011.

    Selon les premières informations, Saïf al-Islam aurait été tué lors d’affrontements armés dans la région de Zenten (ou Zintan), à l’ouest de la Libye, où des combats entre milices sont régulièrement signalés. Son conseiller politique, Abdallah Othman, a confirmé son décès dans un message publié sur les réseaux sociaux, mais les circonstances exactes restent floues et aucune autorité officielle libyenne n’a encore confirmé ou infirmé ces déclarations.

    Des sources locales parlent d’affrontements liés à des milices comme la Brigade 444, parfois impliquées dans les violences de Tripoli et de ses environs. Cependant, certains groupes ont formellement nié toute responsabilité dans sa mort.

    Qui était Saïf al-Islam Kadhafi ?

    Saïf al-Islam Kadhafi, âgé d’environ 53 ans, était longtemps considéré comme l’héritier politique potentiel de son père. Il fut un acteur clé de l’ancien régime libyen, proche du pouvoir jusqu’au soulèvement de 2011.

    Après la chute de Mouammar Kadhafi lors de la révolte populaire de 2011, il fut capturé par des combattants à Zintan et détenu. Il a été condamné à mort par contumace pour crimes liés à la répression de la révolte, mais avait ensuite tenté un retour politique après sa libération. Il était aussi recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité.

    Depuis la chute du régime Kadhafi, la Libye est plongée dans un long conflit entre factions rivales, sans gouvernement central stable et avec la présence de nombreuses milices armées.

    La mort de Saïf al-Islam intervient à un moment où le pays tente encore de stabiliser sa vie politique et sécuritaire après des décennies de tensions et de divisions post-révolutionnaires.

  • Akossiwa Aguze, quand le marché mène à la mairie

    Akossiwa Aguze, quand le marché mène à la mairie

    L’élection d’Akossiwa Aguze à la tête de la commune d’Agoè-Nyivé 1 marque l’arrivée d’un profil singulier à la magistrature municipale : celui d’une femme issue du terrain, forgée dans l’action quotidienne et la gestion de réalités sociales complexes.

    Atouts

    Ancienne présidente des femmes du marché d’Agoè-Assiyéyé, militante de l’Union pour la République (UNIR), la nouvelle maire incarne une trajectoire politique ascendante, construite loin des salons feutrés et au plus près des populations.

    Son premier atout réside précisément dans cette connaissance intime du vécu des habitants. À Agoè-Nyivé 1, commune densément peuplée du Grand Lomé, les enjeux de subsistance, d’assainissement, de sécurité et d’organisation urbaine se posent avec acuité. En dirigeant l’un des plus grands marchés de la localité, Akossiwa Aguze a longtemps été confrontée à ces défis sous une forme concrète : gestion des flux humains, résolution de conflits, mobilisation collective et dialogue permanent avec les autorités administratives. Cette expérience lui confère un avantage certain pour appréhender les urgences municipales avec pragmatisme.

    La gestion de crise constitue un autre pilier de son profil. Lors de l’incendie du marché d’Agoè-Assiyéyé en décembre 2023, elle s’est distinguée par sa capacité à fédérer, rassurer et défendre les intérêts des commerçantes durement touchées. Dans un contexte de détresse sociale, elle a fait preuve de sang-froid, d’écoute et d’un sens aigu des responsabilités. Ces qualités, saluées bien au-delà du cercle des commerçants, lui ont valu d’être élevée au rang de Chevalier de l’Ordre national du Mérite. Une reconnaissance qui renforce sa légitimité morale dans l’exercice de ses nouvelles fonctions.

    Akossiwa Aguze peut également compter sur un leadership inclusif, forgé dans la gestion collective. À la tête d’un marché, l’autorité ne s’impose pas par décret ; elle se construit par la persuasion, la proximité et la capacité à concilier des intérêts parfois divergents. Cette approche participative pourrait s’avérer précieuse dans la conduite des affaires municipales, à l’heure où les citoyens exigent plus de transparence et de concertation dans la gouvernance locale.

    Défis

    Sur le plan politique, son engagement au sein de l’UNIR constitue un levier institutionnel non négligeable. Dans un système où l’alignement avec le pouvoir central peut faciliter l’accès aux ressources et l’aboutissement des projets, Akossiwa Aguze dispose d’une position stratégique. Encore faudra-t-il transformer cet avantage politique en résultats tangibles pour les populations, afin d’éviter que cette proximité ne soit perçue comme un simple label partisan.

    La nouvelle maire hérite toutefois d’une commune aux défis structurels lourds : inondations récurrentes, insuffisance des infrastructures, pression démographique et besoins croissants en services de base. Son prédécesseur, Akoété Kovi Adanbounou, avait amorcé des chantiers importants, notamment à travers le Plan de développement communal (PDC). L’un des tests majeurs pour Akossiwa Aguze sera sa capacité à assurer la continuité de ces projets tout en imprimant sa propre vision.

    Enfin, son image de femme accessible et proche des réalités sociales pourrait renforcer le lien de confiance entre la mairie et les administrés. Dans un environnement souvent marqué par la défiance vis-à-vis des élus locaux, ce capital de sympathie représente un atout précieux, à condition d’être consolidé par des actions visibles et mesurables.

    À la tête d’Agoè-Nyivé 1, Akossiwa Aguze n’est pas seulement attendue sur les symboles, mais sur les résultats. Son parcours, fait de proximité, de résilience et de leadership communautaire, lui offre des bases solides pour réussir. Reste désormais à transformer ces atouts en une gouvernance efficace, capable de répondre aux attentes pressantes d’une commune stratégique du Grand Lomé.

  • 63 ans après l’assassinat de Sylvanus Olympio, une mémoire toujours vive et une vérité toujours attendue

    63 ans après l’assassinat de Sylvanus Olympio, une mémoire toujours vive et une vérité toujours attendue

    Sylvanus Olympio incarna, aux yeux de nombreux Togolais, l’espoir d’une République fondée sur la dignité, l’autonomie politique et le développement maîtrisé. Son assassinat, survenu le 13 janvier 1963, demeure l’un des événements les plus traumatisants de l’histoire du pays.

    Lomé, 13 janvier 2026 – Soixante-trois ans après l’assassinat de Sylvanus Epiphanio Kwami Olympio, premier Président démocratiquement élu du Togo, la mémoire du père de l’indépendance demeure vivace dans l’esprit des Togolais. Malgré le temps écoulé et les tentatives répétées d’effacement de cette page sombre de l’histoire nationale, la date du 13 janvier continue de susciter recueillement, interrogations et revendications de vérité.

    Ce mardi 13 janvier 2026, plusieurs commémorations ont été organisées à Lomé et à Agoè, localité où repose la dépouille de l’ancien chef de l’État, de l’autre côté de la frontière orientale du Togo. Partis politiques, mouvements citoyens, organisations de la société civile, membres de la diaspora et simples citoyens se sont mobilisés pour rendre hommage à celui que beaucoup considèrent encore comme le père fondateur de la nation togolaise.

    À Lomé, des gerbes de fleurs ont été déposées devant l’ancien domicile de Sylvanus Olympio ainsi qu’aux différents lieux symboliques liés à ses derniers instants. À Agoè, un moment de recueillement particulier a été observé au cimetière catholique où il repose, dans une atmosphère empreinte de gravité et de dignité.

    Parmi les participants figuraient des représentants de formations politiques, des mouvements citoyens et des groupes de la diaspora, notamment le Groupe des Neuf (G9), représenté pour l’occasion par Augustin Gloukpon. Tous ont salué la mémoire d’un homme dont l’engagement pour l’indépendance et la souveraineté du Togo reste une référence majeure de l’histoire nationale.

    Sylvanus Olympio incarna, aux yeux de nombreux Togolais, l’espoir d’une République fondée sur la dignité, l’autonomie politique et le développement maîtrisé. Son assassinat, survenu le 13 janvier 1963, demeure l’un des événements les plus traumatisants de l’histoire du pays. Plus de six décennies plus tard, ce drame n’a toujours pas livré tous ses secrets, nourrissant frustrations et incompréhensions au sein de la population.

    À l’occasion de cette commémoration, plusieurs voix se sont encore élevées pour réclamer l’ouverture complète des archives et l’accès à la vérité historique. Pour ces citoyens, connaître les circonstances exactes de l’assassinat du premier Président togolais n’est pas seulement une exigence mémorielle, mais un impératif moral et politique pour les générations présentes et futures.

    Justin ANANI

  • Éperviers : qui tire les ficelles derrière les fuites sur le futur sélectionneur ?

    Éperviers : qui tire les ficelles derrière les fuites sur le futur sélectionneur ?

    Dans les milieux liés au football national, ce qui interroge davantage aujourd’hui, c’est la gestion de l’après-Daré. Une gestion floue, opaque et surtout marquée par des fuites troublantes. Explication !

    Insistance

    La Fédération togolaise de football (FTF) a officiellement mis fin au contrat de Nibombé Daré, invoquant une insuffisance de résultats à la tête des Éperviers. Une décision qui, en soi, n’a rien d’exceptionnel dans le monde du football moderne, où les entraîneurs sont jugés à l’aune des performances. Ce qui interroge davantage, en revanche, c’est la gestion de l’après-Daré. Une gestion floue, opaque et surtout marquée par des fuites troublantes.

    Logiquement, après un limogeage, la FTF devrait enclencher un processus clair, c’est-à-dire définir un profil, lancer éventuellement un appel à candidatures, analyser les dossiers et choisir, en toute transparence, l’homme le mieux à même de redonner des ailes à une sélection nationale en perte de vitesse. Or, à ce jour, aucun appel officiel n’a été lancé. Aucune communication structurée n’a été faite. Et pourtant, des noms circulent déjà avec insistance dans certains médias et sur les réseaux sociaux.

    Jean-Michel Cavalli hier, Olivier Guégan aujourd’hui, un autre demain. Ces noms apparaissent, disparaissent, reviennent, comme s’ils étaient testés dans l’opinion publique. La question qui revient dans les débats est alors : qui a intérêt à faire fuiter ces informations ? Et surtout, dans quel but ?

    En effet, ces fuites ne sont pas anodines. Dans un environnement aussi sensible que celui du football togolais, où la méfiance est devenue presque réflexe, chaque information officieuse est scrutée, interprétée, parfois instrumentalisée. Lorsqu’aucun cadre formel n’existe, la rumeur prend le pas sur l’information. Et lorsque la rumeur devient récurrente, elle cesse d’être accidentelle.

    Selon plusieurs sources concordantes, un réseau (informel ?), bien connu des acteurs du football national, tenterait d’orienter les décisions, voire d’imposer un choix. Il ne s’agit pas ici d’accuser sans preuves, mais de rappeler un fait historique : depuis des décennies, le football togolais semble régulièrement pris en otage par des intérêts particuliers, au détriment du projet sportif global.

    Ingérences

    Des entraîneurs débarqués prématurément, des choix techniques contestés, des nominations jugées incohérentes, des conflits internes chroniques… La liste est longue. Trop longue pour qu’on continue à parler de simples coïncidences ou d’erreurs isolées. Le mal est structurel. Il est ancien. Et il résiste aux changements de dirigeants.

    L’arrivée de Kossi Akpovy à la tête de la FTF avait pourtant suscité un réel espoir. Pour beaucoup d’observateurs, elle symbolisait une rupture avec les pratiques du passé : plus de transparence, plus de rigueur, moins d’ingérences. Certains y voyaient même la fin des manipulations, des clans et des décisions prises en coulisses.

    Mais les événements récents tendent à montrer que le système est plus fort que les hommes. Que même avec de bonnes intentions, il est difficile de gouverner un football gangrené depuis longtemps par des réseaux d’influence. La question n’est donc pas seulement de savoir si la Fédération « perd la main », mais de se demander si elle l’a réellement eue un jour.

    La fuite organisée, ou supposée organisée, des noms de potentiels sélectionneurs pose un problème de gouvernance. Elle fragilise l’institution, expose inutilement des techniciens, et brouille le message adressé aux supporters. Pire encore, elle donne l’impression que le choix du futur sélectionneur ne se fait pas sur la base d’un projet sportif clair, mais au gré de pressions, de calculs et d’intérêts parallèles.

    Or, le football togolais n’a plus le luxe de l’improvisation. Les Éperviers ne « volent » plus, pour reprendre une expression devenue tristement symbolique. Les résultats stagnent, la base se fragilise, la confiance du public s’érode. Dans un tel contexte, le choix du sélectionneur ne peut être une manœuvre tactique de plus dans un jeu d’influences.

    Ce débat dépasse largement les noms de Cavalli ou de Guégan, entre autres. Le véritable enjeu est ailleurs : le Togo a-t-il enfin décidé de rompre avec les pratiques qui l’ont conduit dans l’impasse actuelle ? Ou assiste-t-on, une fois de plus, à la reproduction des mêmes schémas, avec de nouveaux visages mais avec les mêmes méthodes ?

    À force de vouloir contrôler, manipuler, imposer, certains ont fini par étouffer le football togolais. Et tant que ce système ne sera pas clairement identifié, assumé et démantelé, aucun sélectionneur, aussi compétent soit-il, ne pourra réussir durablement.

    Le changement ne viendra pas d’un nom, mais d’une méthode. Pas d’un homme providentiel, mais d’une gouvernance responsable. La balle est désormais dans le camp de la Fédération. À elle de prouver que les fuites ne sont pas des décisions déguisées, et que l’avenir des Éperviers se construit enfin au grand jour, et non dans l’ombre.

    Fabrice KA

  • Affaire Yaya Touré-Anicette Konan : diplôme affiché, texte défaillant

    Affaire Yaya Touré-Anicette Konan : diplôme affiché, texte défaillant

    La publication annoncée du livre d’Anicette Konan Blessing, centré sur sa relation supposée avec l’ancien international ivoirien Yaya Touré, continue de susciter débats et réactions. Mais au-delà du tumulte médiatique autour de la vie privée d’une personnalité publique, c’est un autre sujet, plus profond et plus inquiétant, qui émerge : la question de l’exigence intellectuelle, de la rigueur professionnelle et de la valeur réelle des diplômes dans nos sociétés.

    Car qu’Anicette Konan revendique une relation avec Yaya Touré, en soi, n’a rien de répréhensible. Comme le résume sans détour l’écrivain togolais David Kpelly, ce n’est « pas grave. Chacun s’accroche à ses propres illusions et démons ». La littérature testimoniale existe, la confession personnelle aussi, et personne ne peut contester à une femme le droit de raconter son vécu, aussi intime soit-il.

    Malaise

    Il naît précisément dans la dissonance entre le statut revendiqué de l’auteure et la qualité du texte présenté, notamment à travers une quatrième de couverture qui a largement circulé sur les réseaux sociaux. Une page censée être la vitrine intellectuelle d’un ouvrage, son premier pacte avec le lecteur, mais qui, selon de nombreux observateurs, se révèle « bancale sur le fond, imbuvable sur la forme ».

    La critique la plus sévère, et la plus structurée, est venue de David Kpelly, écrivain et intellectuel respecté, qui ne s’attaque pas à la personne, mais à ce que le texte symbolise. « Qu’on insiste autant sur un master en journalisme dont on est titulaire, qu’on se présente comme journaliste dans un média public aussi puissant et respectable que la RTI, tout en endossant cette 4e de couverture… c’est alarmant », écrit-il sa sur page Facebook.

    Alarme

    Car lorsqu’un ouvrage se réclame implicitement d’une légitimité universitaire et professionnelle, il s’expose naturellement à une exigence plus élevée. Or, ce que beaucoup ont cru lire dans cette quatrième de couverture, ce sont des phrases maladroites, une syntaxe fragile, des fautes élémentaires, et une pauvreté stylistique qui interrogent. Pour certains critiques, le texte ne serait « pas même digne du dernier de la classe d’un collège de bourgade », assène M. Kpelly.

    Dès lors, la question dépasse largement ce livre précis. Elle touche à un problème structurel : que faisons-nous de l’enseignement supérieur et des diplômes dans nos contrées ? À quoi servent-ils, s’ils ne garantissent plus ni maîtrise de la langue, ni rigueur intellectuelle, ni sens de la responsabilité éditoriale ?

    Le journalisme, surtout lorsqu’il est exercé ou revendiqué dans un média public comme la RTI, suppose une éthique, une discipline et une compétence linguistique minimales. Non par élitisme, mais parce que la langue est l’outil central du métier. Publier un livre en mettant en avant un master en journalisme tout en livrant un texte perçu comme négligé revient à exposer toute une profession à la suspicion.

    Il ne s’agit pas ici d’humilier, encore moins de nier le vécu personnel de l’auteure. Il s’agit de rappeler que l’émotion ne dispense pas de la forme, et que la souffrance alléguée n’excuse pas la faiblesse rédactionnelle lorsqu’on prétend occuper un espace intellectuel et médiatique.

    En somme, ce livre, plus que son contenu, agit comme un révélateur. Il met en lumière une crise silencieuse : celle de la dévalorisation du savoir, de la banalisation du diplôme et de la confusion entre notoriété médiatique et légitimité intellectuelle. Et c’est sans doute là, plus que dans son récit intime, que réside sa véritable portée, involontaire mais profondément inquiétante.

  • Le prophète Cephas Antonio visé par des accusations graves

    Le prophète Cephas Antonio visé par des accusations graves

    L’affaire a émergé à la suite d’un direct diffusé en ligne, suivi par plusieurs milliers d’internautes, au cours duquel une femme identifiée comme Dame Ester et sa sœur ont pris la parole en mis les pieds dans le plat.

    Le prophète Cephas Antonio, fondateur de l’église Ministère Jésus en Action (MIJA), est au centre d’une controverse née de témoignages rendus publics sur les réseaux sociaux, notamment sur la plateforme TikTok. Son ex-compagne ainsi que plusieurs personnes se présentant comme victimes ou témoins accusent celui qui se présente comme un prophète d’escroquerie financière, de manipulation spirituelle et de pratiques qu’elles jugent abusives. À ce stade, ces accusations n’ont pas encore donné lieu à une décision judiciaire.

    L’affaire a émergé à la suite d’un direct diffusé en ligne, suivi par plusieurs milliers d’internautes, au cours duquel une femme identifiée comme Dame Ester et sa sœur ont pris la parole. Selon cette dernière, le leader religieux aurait obtenu de sa sœur des sommes importantes sur plusieurs années, pour un montant qu’elle estime à plus de 30 millions de francs CFA.

    Elle affirme également que le pasteur aurait exercé une influence spirituelle déterminante sur sa sœur à travers des révélations présentées comme divines. Ces déclarations auraient, selon elle, contribué à une rupture durable des liens familiaux.

    « Il lui aurait affirmé que notre mère pratiquait la sorcellerie, ce qui l’aurait poussée à s’éloigner de toute la famille », a-t-elle déclaré lors du direct.

    L’ex-compagne de Cephas Antonio, invitée à intervenir au cours du même live, a livré un témoignage personnel portant sur les années passées à ses côtés. Elle affirme avoir été victime d’une emprise psychologique et spirituelle, précisant qu’il s’agit de son ressenti et de son expérience propre.

    Selon ses déclarations, elle aurait apporté un soutien financier régulier au prophète, notamment durant la période de la pandémie de COVID-19. Les sommes avancées et non remboursées atteindraient, d’après elle, environ 20 millions de francs CFA. Face à ses demandes de remboursement, Cephas Antonio lui aurait proposé un terrain situé à Avépozo en guise de compensation.

    Toujours selon son témoignage, le terrain, présenté comme ayant une valeur estimée à 40 millions de FCFA, devait lui être cédé pour un montant total de 25 millions. Elle affirme avoir complété la somme due en ajoutant 4 millions de FCFA.

    « J’ai par la suite découvert qu’une maison avait déjà été construite sur cette parcelle, ce qui m’a amenée à douter de la régularité de la transaction », explique-t-elle.

    D’autres intervenants ont évoqué, au cours du direct, des pratiques religieuses qu’ils estiment troublantes au sein de l’église MIJA. Ils affirment avoir assisté à des mises en scène présentées comme des miracles ou des révélations. Ces affirmations reposent exclusivement sur des témoignages et n’ont pas été corroborées par une enquête indépendante.

    L’ex-compagne du pasteur a également mentionné une affaire de fraude présumée sur un compteur électrique de la CEET dans une maison lui appartenant. Elle affirme avoir dû s’acquitter de pénalités financières importantes afin de régulariser la situation.

    Interrogé lors du direct, Cephas Antonio, de son vrai nom Akpa Ayité Antonio, a contesté toute intention frauduleuse. Il reconnaît l’existence de différends financiers et affirme envisager un règlement ultérieur, notamment par la cession d’un terrain situé à Sagbado, dont la situation foncière serait toutefois contestée par les plaignantes.

    À ce jour, aucune procédure judiciaire aboutie n’a été rendue publique. Cette affaire relance néanmoins le débat sur la régulation des activités religieuses, la protection des fidèles et les risques d’abus liés à certaines formes d’autorité spirituelle, dans un contexte où les témoignages continuent d’alimenter l’opinion publique.

  • Serge Azialé : du livre au terrain

    Serge Azialé : du livre au terrain

    Au Togo, l’écrivain Serge Azialé, une figure marquante de la scène littéraire nationale, a lancé une tournée jubilaire nationale baptisée « Diamond Tour 2026 », placée sous le thème « LECTURE, moteur du développement ».

    Cette initiative culturelle d’envergure vise à rapprocher les œuvres littéraires de toutes les populations togolaises, dans les grandes villes comme dans les zones rurales, et à promouvoir la lecture comme un facteur essentiel d’éducation, de réflexion et de développement social.

    Tournée

    La tournée, qui s’inscrit dans l’année jubilaire de Serge Azialé, est ponctuée de rencontres publiques, de séances de dédicaces, de conférences et d’ateliers littéraires. Elle a débuté par une grande cérémonie d’ouverture ce 31 janvier à Hahotoé (préfecture de Vo), organisée en partenariat avec les Éditions Awoudy et divers acteurs du monde du livre.

    L’auteur sillonne ainsi plusieurs régions du Togo pour partager sa passion de l’écriture et encourager les jeunes à lire et à écrire. Ces activités comprennent, entre autres, des rencontres avec des lecteurs dans les bibliothèques publiques et les écoles ; des dédicaces d’ouvrages dans les librairies partenaires ; des discussions thématiques sur l’importance de la lecture et de l’éducation ; des ateliers pour jeunes auteurs, inspirés du parcours personnel de SerAz.

    Engagement

    Serge Azialé, né le 1er août 1966 au Togo, s’est imposé depuis plusieurs décennies comme un auteur polyvalent : poète, romancier, nouvelliste et journaliste freelance. Sa carrière, marquée par une passion pour les lettres et la transmission d’idées, est jalonnée de romans et recueils qui explorent les thèmes de l’amour, de l’identité et des défis sociaux contemporains.

    Parmi ses œuvres les plus connues figurent Pour l’amour de Jade et 14 rue St Valentin, qui ont souvent été présentées lors de manifestations littéraires, offrant ainsi au public l’occasion de mieux comprendre sa démarche artistique.

    Impact & avenir

    La tournée jubilaire n’est pas seulement une célébration personnelle du parcours de l’auteur, mais aussi une invitation collective à valoriser la culture togolaise et francophone. En mettant l’accent sur la lecture comme outil de développement, SerAz rappelle que la littérature est un vecteur puissant d’émancipation, de dialogue et de cohésion sociale.

    À travers cette tournée, il espère éveiller une nouvelle génération de lecteurs et d’auteurs, capables de porter les voix de leurs communautés tout en participant activement à la dynamique culturelle du Togo.

Radio Renouveau228

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