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  • Burkina: l’ex-putschiste Damiba arrêté au Togo et expulsé

    Burkina: l’ex-putschiste Damiba arrêté au Togo et expulsé

    L’ancien président de la transition au Burkina Faso, l’ex-lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, renversé en 2022, et accusé d’être le cerveau de plusieurs tentatives de putsch dans son pays natal, a été arrêté au Togo, où il était en exil, et expulsé.

    M. Damiba avait pris le pouvoir en janvier 2022 dans un putsch contre le président élu de l’époque, Roch Kaboré, avant d’être à son tour renversé neuf mois plus tard par le capitaine Ibrahim Traoré, toujours au pouvoir.

    Parti en exil au Togo, il est régulièrement accusé par la junte de Ouagadougou d’être le cerveau de plusieurs tentatives de putsch, la dernière au début du mois.

    Selon un de ses proches, M. Damiba a été arrêté la semaine dernière à Lomé et jugé pour “tentative de déstabilisation” au Burkina avant d’être conduit à l’aéroport.

    Une source sécuritaire régionale et une source togolaise proche du dossier ont confirmé ces informations.

    Sa destination était inconnue, mais certaines sources évoquent une probable expulsion vers le Burkina Faso.

    Ni les autorités de Ouagadougou ni celles de Lomé n’ont communiqué lundi sur ce sujet.

    Fin 2024, le capitaine Traoré avait dit “espérer” l’extradition de M. Damiba, qui a été radié de l’armée à cette même époque pour “intelligence avec une puissance étrangère ou avec des groupes terroristes” visant à déstabiliser le Burkina.

    Depuis sa prise de pouvoir, la junte du capitaine Traoré annonce régulièrement avoir déjoué des tentatives de déstabilisation, et accuse régulièrement M. Damiba.

    Peine de mort

    Le 3 janvier, “était prévue une action de déstabilisation du pays (…) par une série d’assassinats ciblés des autorités civiles et militaires en commençant par la neutralisation du camarade capitaine Ibrahim Traoré”, avait affirmé quelques jours après cette date le ministre de la Sécurité Mahamadou Sana à la télévision d’Etat.

    Quatre jours durant, ces allégations ont été soutenues par une série d’”aveux” de complices présumés, égrenés chaque soir à la télévision d’Etat. Ils affirmaient tous avoir agi sur instruction de M. Damiba.

    En avril 2025, le Burkina avait arrêté une dizaine d’officiers et de sous-officiers.

    Et en septembre 2024, Paul-Henri Sandaogo Damiba avait été présenté comme le chef du “volet militaire d’un vaste complot”, déjoué.

    Le Burkina Faso a rétabli récemment la peine de mort, notamment pour les crimes de haute trahison.

    Lors de sa prise de pouvoir, le capitaine Traoré avait promis de rétablir la sécurité en quelques mois.

    Le pays reste empêtré dans une situation sécuritaire très délicate, avec des violences jihadistes qui font des milliers de morts dans de larges pans de son territoire.

    Le capitaine Traoré mène une politique souverainiste et anti-impérialiste, particulièrement hostile à l’ancienne puissance coloniale française, dont il a chassé les soldats présents pour lutter contre les jihadistes début 2023.

    Il s’est tourné vers de nouveaux partenaires à commencer par ses voisins, le Niger et le Mali confrontés aux mêmes violences jihadistes et gouvernés également par des juntes militaires.

    Ensemble, ils se sont notamment rapprochés de la Russie et ont formé une confédération, l’Alliance des Etats du Sahel (AES).

    Ils ont quitté la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (Cedeao) dont fait toujours partie le Togo.

    Lomé entretient de bonnes relations avec les pays de l’AES et occupe une position stratégique grâce à son accès à la mer dont les trois pays sahéliens sont privés.

    Source: https://information.tv5monde.com

  • Au Togo, le service cadastral de Davié est « bloqué » déplore la LCT

    Au Togo, le service cadastral de Davié est « bloqué » déplore la LCT

    Le service cadastral de Davié, couvrant les zones maritimes sans le Grand Lomé, reste « bloqué » depuis « plus d’un an » empêchant toute « signature des titres fonciers », regrette la Ligue des consommateurs du Togo (LCT). Elle « interpelle le gouvernement afin qu’il instruise les responsables de l’OTR à agir dans l’intérêt supérieur des populations ».

    DECLARATION N 002/01 DE LA LIGUE DES CONSOMMATEURS DU TOGO

    Relative au blocage des titres fonciers relevant du Cadastre de Davié

    Depuis quelques années, l’Office togolais des recettes (OTR) communique sur sa politique de dématérialisation dans le domaine du foncier.

    En 2020, la plateforme e-foncier a été mise en place pour recevoir les demandes de documents fonciers. Les dépôts physiques ne sont plus acceptés et les usagers sont obligés de s’adapter progressivement à la dématérialisation en allant sur la plateforme e-foncier pour faire leurs demandes d’état descriptif et de mutation, notamment.

    L’OTR a souligné que cette réforme va permettre d’éviter les attroupements devant les bureaux, mais surtout de gagner du temps dans la délivrance des documents, tout en améliorant la qualité des services du Cadastre et de la conservation foncière.

    Plus tard en 2025, l’OTR a demandé aux propriétaires ayant des titres fonciers établis avant 2007 de faire une mise à jour avec le géoréférencement avec la création du numéro unique parcellaire (NUP) assortie d’une obligation de versement d’une provision couvrant les frais avant toute formalité foncière. Toutes ces réformes citées plus haut sont destinées, selon l’OTR, à alléger la tâche et accélérer le processus d’immatriculation foncière.

    Dans les pratiques, les choses ne se déroulement pas aussi facilement. L’obtention d’un titre foncier peut durer jusqu’à deux ans au minimum. Parfois, les propriétaires attendent jusqu’à sept ans.

    Pendant ce temps, les propriétaires terriens initiaux cupides, revendent les mêmes parcelles, et il faut que les poursuites judiciaires pour stellionat ou pour confirmation de droit de propriété soient déclenchées avec leurs coûts, les pertes de temps et les risques collatéraux.

    Le cas du service cadastral de Davié est plus que préoccupant. En effet, depuis quelques mois, la LCT a été saisie et interpellée à plusieurs reprises par rapport à une situation préoccupante en lien avec la délivrance des titres fonciers pour les localités de la Région Maritime. Plus d’un an déjà que la signature des titres fonciers au niveau du Cadastre de Davié (qui prend en compte les zones de la maritime sans le Grand Lomé) est bloquée.

    Selon les informations reçues par la LCT, le Conservateur serait admis à la retraite et l’OTR n’a pas encore pourvu à son remplacement. Ce qui fait que plusieurs demandes d’établissement de titres sont toujours en attente depuis lors.

    Les usagers sont à bout de souffle et se demandent ce qui peut empêcher le remplacement d’une personne admise à la retraite alors que les compétences dans ce domaine ne font guère défaut.

    La LCT rappelle que les conséquences de cette situation inédite sont nombreuses. Beaucoup de propriétaires sont aujourd’hui dans le désarroi parce que leurs titres fonciers n’ont pas été signés pour qu’ils puissent les faire valoir devant les tribunaux. Certaines personnes ont pris des engagements pour aider les tiers à faire établir leurs titres. Elles se retrouvent aujourd’hui dans des situations inconfortables parce qu’elles sont accusées d’escroquerie.

    Face à cette situation, la Ligue des Consommateurs du Togo demande que la célérité des processus fonciers soit une réalité.

    La LCT exige aussi que les dispositions soient prises pour que le remplaçant du Conservateur du Cadastre de Davié soit nommé dans les plus brefs délais pour soulager les demandeurs.

    Pour finir, la LCT interpelle le gouvernement afin qu’il instruise les responsables de l’OTR à agir dans l’intérêt supérieur des populations.

    Fait à Lomé, le 19 Janvier 2026

    Le Président

    Dr Emmanuel SOGADJI

  • L’entraîneur de football Samuel Gale espère un nouveau défi

    L’entraîneur de football Samuel Gale espère un nouveau défi

    Jusqu’à récemment, Samuel Ekoe Gale occupait le poste d’entraîneur adjoint au FC Kosova Düsseldorf. Cependant, le technicien togolais souhaite se réorienter en ce début d’année et arrive avec une qualification extrêmement rare dans le football amateur : sa licence UEFA Pro, récemment obtenue.

    Les entraîneurs titulaires de la licence UEFA Pro (anciennement appelée licence d’entraîneur de football) sont rares dans les ligues amateurs. En novembre dernier, Samuel Ekoe Gale a obtenu ce précieux certificat, mais il était alors entraîneur adjoint au FC Kosova Düsseldorf . Désormais, en ce début d’année, cette période touche à sa fin, car le quadragénaire ambitionne de franchir une nouvelle étape dans sa carrière.

    Considéré comme l’entraîneur national du Togo

    Au Togo, son pays natal, Gale s’est déjà fait un nom. Son expérience de joueur et d’entraîneur de haut niveau lui a permis d’obtenir la licence professionnelle d’entraîneur. En 2021, il était même pressenti pour succéder à Claude Le Roy à la tête de l’équipe nationale du Togo. Finalement, Gale a entraîné différents clubs de première division togolaise, dont l’AS OTR Lomé.

    En début de saison, Gale a enfin franchi une nouvelle étape en rejoignant le football européen. L’Allemagne lui est familière : il y a déjà évolué comme joueur dans les années 1990, notamment au Borussia Wuppertal. Après sa carrière de joueur, il a travaillé dans le football de jeunes en Belgique. Gale espérait finalement accéder au football professionnel grâce à son retour en Allemagne, au FC Kosovo.

    Il a d’abord intégré l’équipe technique d’ Alfonso del Cueto . Après le limogeage de ce dernier, Gale espérait avoir l’opportunité de devenir entraîneur principal, mais Düsseldorf a finalement opté pour Ibo Cöl.

    « J’espérais que le club me confierait peut-être quatre matchs comme entraîneur adjoint après le départ de del Cueto », confie Gale, qui souhaite désormais trouver un nouveau poste. Le niveau du club importe peu pour l’instant, mais grâce à son excellente licence Pro, il devrait privilégier un club ambitieux où il pourrait mettre son expertise à profit. « En Allemagne, il faut bien commencer quelque part. Que ce soit en Landesliga ou en Oberliga, peu importe. Mais si un club a une bonne structure et un projet ou une vision, nous sommes ouverts à la discussion », explique Gale.

    À long terme, l’entraîneur de football a des objectifs clairs : « Je veux évoluer dans des divisions supérieures, mettre en œuvre ma philosophie sportive et développer une identité avec mon équipe. »

    Pour toute question, vous pouvez contacter Gale au numéro de téléphone

    01637977152. https://www.fupa.net/news/fussballehrer-samuel-gale-hofft-auf-eine-neue-herausforderung-3155691?debug=preview,nocache

    Source: https://www.fupa.net/news

  • Est de la RDC : à Lomé, l’Union africaine parviendra-t-elle enfin à peser dans le conflit ?

    Est de la RDC : à Lomé, l’Union africaine parviendra-t-elle enfin à peser dans le conflit ?

    Le 17 janvier, le Togolais Faure Gnassingbé accueille une réunion sur la crise dans l’est de la RDC. Avec l’espoir de relancer l’Union africaine dans un dossier où elle peine à se faire entendre.

    Au sein du casting déjà pléthorique des médiateurs dans le conflit dans l’est de la RDC, l’Union africaine (UA) peut-elle vraiment prétendre jouer plus qu’un second rôle ? En charge du dossier pour le compte de l’organisation continentale depuis le retrait de l’Angolais João Lourenço en mars 2025, Faure Essozimna Gnassingbé, président du Conseil du Togo, accueille ce 17 janvier une réunion de haut…

    La suite de cet article sur jeuneafrique.com

  • Laurent-Désiré Kabila assassiné il y a 25 ans

    Laurent-Désiré Kabila assassiné il y a 25 ans

    Il y a 25 ans, jour pour jour, Laurent-Désiré Kabila, le président de la République démocratique du Congo, était assassiné dans son bureau au Palais de Marbre à Kinshasa.

    C’était le 16 janvier 2001. Il a été abattu par son garde du corps, Rashidi Kasereka, un ancien enfant-soldat, qui a été tué à son tour par Eddy Kapend, l’aide de camp de Kabila . Kabila, surnommé “Mzee” (le sage en swahili), était un héros national pour certains, mais un dictateur pour d’autres.

    En effet, il avait pris le pouvoir en 1997, mettant fin à la dictature de 32 ans de Mobutu Sese Seko. Cependant, son régime était marqué par la corruption, la répression et les échecs économiques.

    L’assassinat de Kabila a été suivi d’une période de confusion et de rumeurs, et ce n’est que deux jours plus tard, le 18 janvier 2001, que le gouvernement congolais a officiellement annoncé sa mort. Son fils, Joseph Kabila, lui a succédé à la présidence. Ce dernier a dirigé la RDC pendant presque deux décennies avant de permettre l’alternance ayant porté au pouvoir Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

  • Nécrologie: Djatsougbé AKPAHOSSOU, épouse AMETOWOGBLO, sera inhumée le 7 mars

    Nécrologie: Djatsougbé AKPAHOSSOU, épouse AMETOWOGBLO, sera inhumée le 7 mars

    Décédée dans l’après-midi du vendredi 7 novembre 2025, Djatsougbé AKPAHOSSOU, épouse AMETOWOGBLO, à la suite d’une courte maladie, sera enterrée le samedi 7 mars prochain au cimetière de Hahotoé.

    Voici le programme des obsèques

  • Au Togo, NADDAF mobilise la société civile autour de la RSE dans les entreprises

    Au Togo, NADDAF mobilise la société civile autour de la RSE dans les entreprises

    Dans le cadre du projet « Les Entreprises s’engagent pour la Protection des Femmes et des Filles (EP2F) », mis en œuvre par le consortium CARE International, CARE Bn/Tg, GF2D et NADDAF, et financé par l’Union Européenne (UIE), un travail de mobilisation de la société civile togolaise autour de la thématique de la RSE est fait actuellement.

    Deux rencontres de travail à Lomé

    Après une première rencontre de réflexion qui a mobilisé 20 organisations de la société civile sur les enjeux et principes de la Responsabilité sociétale des entreprises (RSE) au Togo pour la mise en place d’une plateforme RSE-SC Togo. Elle a également permis d’identifier les besoins spécifiques en renforcement de capacités des OSC membres du réseau, afin d’orienter les actions futures en fonction de leurs réalités »,

    La seconde rencontre a été tenue mardi le 23 décembre 2025 à la salle Orchidée de l’espace Saint Jean de Lomé. Cette importante rencontre avec les OSC membre de la plateforme a vu la participation de la majorité de leur premier responsable.

    Cette rencontre a été consacrée à la mise en place des organes de direction, la signature de la charte et à l’élaboration du plan de travail annuel pour l’année 2026 de la plateforme. Elle a été présidée par Bernard Anoumo Dodji BOKODJIN, coordinateur de NADDAF, qui a rappelé l’importance d’une synergie d’action de plaidoyer et de sensibilisation sur les enjeux de la RSE au Togo en vue de promouvoir la RSE dans les Entreprises en matière du respect des droits des femmes et des filles.

    Dans sa présentation, M. Bokodjin a aussi abordé les droits humains qui sont souvent bafoués au sein des entreprises, qu’elles soient multinationales, grandes, moyennes ou petites. Ces violations touchent particulièrement les droits des femmes et des filles.

    Le temps fort de cette rencontre est celui de la signature de la charte de la plateforme. Il a rappelé que la plateforme n’est pas seulement une structure, mais une communauté de femmes et d’hommes décidés à agir pour la protection des droits des femmes et des filles, et pour une gouvernance plus inclusive. La signature de la charte est ainsi devenue le symbole d’un nouveau départ collectif, où chaque membre se reconnaît comme acteur du changement.

    Après un bureau a été mis en place, composé du CACIT, de l’association AFRIYOL et d’Œil d’Afrique.

    Les membres de la PLATEFORME RSE-SC présents ont réaffirmé leur engagement à promouvoir la responsabilité sociale des Entreprises au service des femmes, des filles et de toute la communauté. Ce bureau, élu pour un mandat d’un an non renouvelable. Elle incarne la volonté de transparence et de participation inclusive.

    À l’issue de cette mise en place, un plan d’action annuel a été élaboré pour guider les activités de la plateforme. Ainsi, plus qu’un atelier, c’est le début d’un mouvement pour la justice sociale et le développement durable au Togo.

    Source: page facebook de Naddaf

  • Au Togo, un collectif d’opposants appelle “à la mobilisation” contre le pouvoir

    Au Togo, un collectif d’opposants appelle “à la mobilisation” contre le pouvoir

    Au cours d’une conférence animée début janvier, un collectif d’opposants rappelle aux Togolais que “L’histoire retient ceux qui, malgré la peur, ont choisi de rester debout pour défendre leurs droits et ceux des générations futures”.

    CONFERENCE DE PRESSE CONJOINTE – DECLARATION LIMINAIRE – LOME 5 JANVIER

    2026

    CONFERENCE DE PRESSE CONJOINTE

    5 JANVIER 2026

    DÉCLARATION LIMINAIRE

    Le pompier pyromane

    L’art de mettre le feu volontairement, puis de détourner subtilement l’attention de l’opinion en se présentant comme celui qui éteint l’incendie, est une pratique bien connue des grands manipulateurs.

    C’est à ce scénario cynique que les Togolais assistent depuis le 31 décembre dernier.

    Sous la pression des Togolais, épaulés par les organisations internationales des droits humains et des Rapporteurs spéciaux des Nations Unies, également soutenus par des partenaires, Faure Gnassingbé s’est enfin résolu à libérer certains détenus politiques. C’est un grand soulagement pour les familles.

    Nous remercions chaleureusement tous ceux qui ont contribué à cette vague de libération par leurs efforts, d’une manière ou d’une autre, parfois discrets mais de grande efficacité.

    De nombreuses figures incarnant la souffrance, la violence et l’injustice subies par les Togolais ont été libérées ces derniers jours, après la maladie et la grève de la faim pour certains. Sans pouvoir donner une liste exhaustive, Grâce Koumayi, Amavi Katanga, Chimène Apevon, Abevi Adboul Razak, Ouattara Fadel, Foly Satchivi, Affectio, Dora Djougbedzi, Koffi Ostache Missodé en font partie.

    Nous saluons la libération des détenus politiques. Nous leur rendons un hommage appuyé et nous nous inclinons humblement devant la mémoire de tous ceux qui ont perdu la vie en prison. Ils sont tous des héros !

    Cependant, en gardant la lucidité, cet acte, présenté par le régime comme un geste d’apaisement, ressemble fortement à une attitude d’un pompier pyromane. Et cela est très cynique.

    En effet, tous les Togolais savent que ceux qui ont bénéficié de cette libération n’auraient jamais dû être privés de liberté, ils n’auraient jamais dû souffrir le martyre qu’on leur a infligé, parce qu’ils sont innocents. Ces personnes ont été abusivement arrêtées, injustement jetées en prison, horriblement maltraitées, parfois carrément torturées et même violées, du simple fait de leurs opinions politiques.

    C’est révoltant !

    Beaucoup de nos compatriotes sont encore privés de liberté ou gardés dans la souffrance des prisons aux conditions inhumaines, à l’exemple de Marguerite Gnakadé, Jean-Paul Oumolou, Kpatcha Gnassingbé, Alles ATTI. Près de 70 détenus politiques attendent impatiemment d’être libérés. Ils doivent être libérés !

    Dans ce contexte, une réelle volonté d’apaisement devrait se manifester par la libération immédiate et inconditionnelle de tous les détenus politiques, sans aucune exception.

    Toutefois, cela ne saurait suffire, parce qu’il y a beaucoup d’autres préoccupations urgentes à satisfaire.

    En effet, par sa gouvernance, le régime de Faure Gnassingbé a jeté de nombreux Togolais sur la redoutable route de l’exil politique. Il est donc impératif que chaque Togolais retrouve la terre de ses aïeux, sans être inquiété par des menaces, des intimidations, des arrestations ou des enlèvements.

    La libération de tous les détenus politiques et le retour au pays de tous les exilés politiques, sont intimement liés et constituent des actes majeurs, d’une priorité absolue, à poser immédiatement par Faure Gnassingbé.

    Ce serait alors un premier signal fort de bonne volonté adressé aux Togolais.

    Sur le coût de la vie

    En ce début d’année, les Togolais continuent d’avoir faim, et aucune perspective ne se présente pour entretenir l’espoir d’une amélioration.

    Les Togolais attendent donc légitimement bien plus que la distribution ponctuelle de 25.000 francs CFA par le gouvernement, à quelques-uns des plus fragiles, avec le programme Novissi. Les Togolais veulent des mesures fortes qui viennent soulager dans la durée, la vie quotidienne des familles. La baisse du coût des produits de première nécessité, notamment, permettrait à la population de démarrer l’année avec moins de stress. Le Togo a les moyens de prendre une telle décision au profit de tous.

    Contrairement à cela, c’est le risque d’augmentation du tarif de l’électricité, de l’eau et d’autres taxes qui pendent au nez des Togolais. Aucun Togolais ne l’acceptera, surtout dans les conditions actuelles.

    Alors que les Togolais attendaient l’annonce de solutions à leurs difficultés de vie, le discours de fin d’année de Faure Gnassingbé se fonde sur des déclarations tapageuses sans lendemain, des rhétoriques mielleuses sans effet et des promesses réitérées depuis 20 ans sans concrétisation. Il a notamment déclaré :

    « Nous allons changer de méthode, faire vivre autrement notre démocratie, ouvrir un nouveau chapitre, sans casser ce que nous avons construit. Pour cela, j’ai fixé au gouvernement trois priorités simples : Protéger, Rassembler, Transformer. »

    Non, Monsieur Faure Gnassingbé, les Togolais ne sont pas protégés. Et ils ne se sentent pas protégés, surtout lorsque plusieurs des leurs sont emprisonnés pour leurs opinions et que certains perdent la vie à cause de la torture qu’ils subissent en détention. Comment se sentir protégé, quand on est tenaillé par la faim et que des jeunes sont tués dans les manifestations pacifiques ?

    Non, Monsieur Faure Gnassingbé, vous ne rassemblez pas les Togolais. Vous ne rassemblez pas parce que vous dressez les uns contre les autres. Vous justifiez et vous encouragez la création de milices que vous et vos ministres qualifiez de « groupes d’autodéfense ». Comment pouvez-vous rassembler autour d’un idéal commun, lorsque vous remplacez la Constitution en méprisant l’avis de la grande majorité des citoyens ?

    Non, Monsieur Faure Gnassingbé, vous ne transformez pas le Togo. Depuis 20 ans le Togo est

    pratiquement figé. Vous n’avez vendu que le discours usé de la paix, en oubliant les réalisations

    d’hôpitaux, d’universités, de complexes sportifs et d’infrastructures routières. A l’heure où nous parlons, une grande partie de la ville de Kara manque cruellement d’eau potable depuis plusieurs mois, comme dans beaucoup d’autres régions d’ailleurs. L’énergie, vitale pour les ménages et les entreprises, est de mauvaise qualité, quand elle est disponible. Est-ce cela la transformation dont vous parlez ?

    Enfin, en privant les Togolais du droit de choisir le Président de la République par un suffrage universel direct, vous avez délibérément cassé ce que nous avons construit, exactement le contraire de ce que vous affirmez. Rendez-nous notre Constitution !

    Vous déclarez également dans votre discours de fin d’année : « On ne protège pas un pays seulement avec les armes. On le protège en donnant à chacun une vie digne, en donnant une place à sa jeunesse, en évitant que la pauvreté, l’exclusion ou la colère ne deviennent des terreaux de la violence. »

    Cette phrase est belle à entendre, pour ceux qui vous écoutent pour la première fois, parce que pour les Togolais qui vous pratiquent depuis deux décennies, la réalité est différente.

    Où est donc la vie digne, quand torture et viol restent impunis ? La jeunesse à laquelle vous vous adressez ne vous croit pas. Elle ne vous croit plus, parce que vous la pourchassez, avec des mandats d’arrêts internationaux, vous la confinez dans la pauvreté, avec le manque d’emploi, la corruption galopante et l’impunité qui l’encourage, vous l’excluez des grands enjeux de la Nation et vous la mettez en colère en la privant de liberté et en exerçant répression et violence sur elle.

    Pour toutes ces raisons, et bien d’autres encore, les Togolais sont impatients de connaitre la fin de votre régime, la fin de la dictature. Vous le savez, c’est pourquoi vous instaurez un climat de terreur.

    Mais, un peuple porté par la soif de liberté ne peut pas être pétrifié durablement par la terreur.

    C’est pourquoi, nous, signataires de cette déclaration liminaire, appelons les Togolais :

    • à ne pas courber l’échine et à persévérer dans la lutte pour leur dignité et pour leur liberté ;

    • à surmonter la peur légitime, afin de revendiquer leurs droits fondamentaux ;

    • à s’armer de courage pour affronter les défis que leur oppose le régime.

    Nous demandons également aux combattants de la liberté :

    • d’être vigilants, de sortir des sentiers battus et surtout de se préparer à de nouvelles formes de lutte, en tenant compte des contraintes que le pouvoir de Faure Gnassingbé nous impose ;

    • de renforcer la collaboration entre les différents acteurs sur le terrain et dans la diaspora ;

    • de continuer à combattre le coup d’Etat constitutionnel de la Vème République et à œuvrer pour les valeurs démocratiques.

    Appel à la mobilisation

    Le Togo que nous voulons construire est une Nation où chaque citoyen peut exprimer librement ses opinions sans craindre l’arbitraire. Une Nation où la justice constitue un droit et non un privilège, dans un environnement où les opportunités sont ouvertes à tous. Une Patrie où la dignité humaine forme le socle inébranlable de la République et du vivre-ensemble harmonieux. Le citoyen doit retrouver sa place centrale dans les politiques publiques.

    À nos concitoyens togolais : L’histoire retient ceux qui, malgré la peur, ont choisi de rester debout pour défendre leurs droits et ceux des générations futures.

    « Un peuple qui reste silencieux devant l’injustice est complice de sa propre servitude. Aujourd’hui, refusons d’être complices. »

    Pour la

    DMK – ORIGINALE

    Dynamique Monseigneur Kpodzro

    Thomas Kokou NSOUKPOE

    Superviseur Général

    Pour la

    DMP, Dynamique pour la Majorité du Peuple

    Sambiri TARGONE

    Coordonnateur

    Pour le

    LDP, Lumière pour le Développement dans la Paix

    Tchagnaou OURO-AKPO

    Président

    Pour le front

    « Touche Pas A Ma Constitution »

    Nathaniel OLYMPIO

    Premier Porte-Parole

  • Togo-« Les Mémoires d’Edem Kodjo »

    Togo-« Les Mémoires d’Edem Kodjo »

    Six ans après son entrée dans la félicité éternelle, parait aux éditions Amalthée, l’ouvrage « Les mémoires » du Président de la Fondation Pax Africana.

    Fils de Noépé dans l’Avé, né à Sokodé dans la partie centrale du Togo, Edouard Edem Kodjo est une figure majeure de la scène politique africaine post –indépendance.

    Ancien élève successivement à l’Ecole primaire catholique de Kokétimé et à Ndiaye Boubacar à Lomé-Abobokomé, passé par le Collège Saint Joseph et le Lycée Bonnecarrère, Edem Kodjo est revenu au Togo après ses études universitaires à Rennes et à l’Ena de Paris pour se mettre dans les années soixante au service de son pays.

    Ancien Secrétaire Général du Ministère de l’Economie et des Finances, Directeur et initiateur de la Société Nationale d’Investissement et Fonds Annexes (SNI & FA), il a successivement occupé les postes de Ministre des Finances et de l’Economie, puis des Affaires Etrangères et de la Coopération.

    Ancien Secrétaire Général de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) plus tard Union Africaine de 1978 -1983, l’énarque Edem Kodjo, deux fois Premier ministre (du 23 avril 1994 au 20 août 1996, puis du 9 juin 2005 au 20 septembre 2006 ), est l’un des architectes intellectuels de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest ( Cedeao), et concepteur du Plan d’Action de Lagos, un projet économique censé hâter le développement économique du continent africain.

    Six ans après son entrée dans la félicité éternelle, parait aux éditions Amalthée, l’ouvrage « Les mémoires » du Président de la Fondation Pax Africana. Une volonté de celui qui après avoir quitté la scène politique dans son pays, a consacré le reste de sa vie en qualité de médiateur dans la résolution des conflits et crises en Afrique.

    L’ouvrage postfacé par Pierre Adjété, est à lire pour en savoir davantage sur les intentions de « celui qui voulait changer l’Afrique ».

    Assurément, « un legs précieux à l’histoire contemporaine de l’Afrique pour ceux qui croient encore au pouvoir des idées, de la culture et de la volonté ».

    Source: page Facebook d’Ekoué Satchivi

  • Le ministre Sena Alipui rend hommage à François Agbéviadé Galley

    Le ministre Sena Alipui rend hommage à François Agbéviadé Galley

    François Agbéviadé Galley, homme politique togolais, membre de l’Union des forces de changement (UFC), ex-ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche puis de l’Industrie, de la Zone franche et des Innovations technologiques, est décédé le 2 décembre 2025. Sena Alipui, l’un de son compagnon de lutte, aujourd’hui sénateur et ministre délégué de l’Eau et de l’Assainissement depuis 2025, lui rend homme à travers cette tribune.

    Tribune

    Akpé…Akpé… Akpé…Fo Galley !!!

    Le 01 décembre 2025, le temps s’est arrêté pour nous, enfants de l’Ablodé…

    Nous avons perdu un des piliers de notre mouvement que nous appelions affectueusement et selon les circonstances, ministre Galley, Fo François ou Excellence.

    Excellence en toute chose était ta quête quotidienne, bien faire, être juste, respecter les autres, se respecter, aider, donner, se donner, chercher le compromis sans se compromettre, coopérer, collaborer franchement et sans perdre son identité… et cette façon de vivre a fait de toi notre boussole qui malheureusement est tombée et s’est cassée… le 01 décembre 2025.

    Je m’en voudrais de ne pas rompre ce silence que je me suis imposé jusqu’à ce 10 janvier 2026 jour de ta mise en terre… Pour moi, tu n’es pas mort, parce que tu as bien vécu et tes œuvres te survivront…Tes contemporains et les livres d’histoires parleront de toi assurément…cependant, comme numéro 2 de notre parti de l’Ablodé, l’UFC et allié politique de toujours… il est de mon devoir de te rendre un hommage appuyé à toi l’architecte… politique de notre parti et distingué militant, exemplaire en tous points que tu as été… François Agbéviadé Galley.

    Généreux tu étais de ton temps, de ton argent et de ton savoir faire au service de notre pays…de notre parti…

    Acharné tu étais au travail, ne manquant aucune réunion, et d’une ponctualité sans égal.

    Libre était ta pensée et ta parole, que tu semais et partagéais à tout esprit ouvert, disposé à écouter pour comprendre, comprendre pour agir…

    Lumineuses étaient tes idées, qui plus d’une fois ont servi de boussole à tout un parti, notre parti, le parti de l’Ablodé auquel tu as évité une mort certaine à plusieurs reprises.

    Excellence comme on t’appelait affectueusement mais surtout excellant dans tout ce que tu entreprenais… allérgique à la médiocrité et à la paresse, ton coté prussient y était sans doute pour quelque chose. Ta pensée et ton action visait continuellement l’excellence, pour toi-même et pour tous ceux qui étaient autour de toi…

    Yodel, telle cette technique de chant qui permet de rapidement passer d’une voix grave à une voix aigue… tu étais souvent derrière les rideaux effectuant le travail difficile de conciliation entre parties et tu financais sans compter et ce, discrètement. Cependant, lorsque les circonstances l’exigeaient tu montais en première ligne, tel un lion et prenait les coups pour nous indiquant la voie à suivre avec l’assurance et la précision d’une boussole.

    Déboussolé par ton départ, le cœur en peine, nous te rendons hommage et te disons merci pour ce que tu as été pour nous, pour notre parti, pour notre pays… La lumière que tu es continueras de briller à travers tous ceux qui t’ont cotoyé et continuera d’éclairer la voie de tes contemporains et de la postérité…

    Akpé Akpé Akpé Fo Galley…

    So de nyuie.

    Sena Alipui.

Radio Renouveau228

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