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  • Marie Claire Mawougna, Miss Togo Belgique 2023 : « Lorsque j’ai entendu mon nom, mon souffle s’est coupé »

    Marie Claire Mawougna, Miss Togo Belgique 2023 : « Lorsque j’ai entendu mon nom, mon souffle s’est coupé »

    Sacrée Miss Togo Belgique 2023, Marie Claire Mawougna, avoue que lorsque son nom a été annoncé, elle était « émue ». « J’avais un mélange de joie, de satisfaction et d’accomplissement », confie la puéricultrice de 27 ans dans un entretien accordé à notre confrère Lomebougeinfo.

    Vous venez d’être sacrée Miss Togo Belgique  2023. Quelle a été votre première réaction en entendant votre nom ?

    Lorsque j’ai entendu mon nom, mon souffle s’est coupé. J’étais très émue. J’avais un mélange de joie, de satisfaction et d’accomplissement.

    À qui dédiez-vous votre couronne ?

    Ma couronne est dédiée à mon papa, car il est le principal pilier de ma vie.

    Au cours de votre règne, qu’aimeriez-vous accomplir ?

    Primordialement, concrétiser mon projet social: l’insertion socioprofessionnelle des jeunes abandonnés dans les rues à Lomé.

    Et ensuite réaliser mon plus grand rêve, la création d’une ASBL (association sans but lucratif) pour nos jeunes adolescents.

    Peut-on avoir une idée de votre parcours ?

    Je suis née au Togo. J’ai étudié la puériculture et la gestion d’entreprise à Bruxelles. J’exerce actuellement le métier de puéricultrice.

    Quel mot à l’endroit du comité d’organisation ?

    Première source de motivation et de soutien, je dirais Merci avec un grand M au comité Miss Togo Belgique. Une super organisation professionnelle et familiale. Le comité veille également au bien-être des candidates et réunit tout pour rendre les répétitions optimistes. J’adresse mes sincères remerciements à tous les partenaires Miss Togo Belgique qui ont su nous sublimer.     

  • La nouvelle vie d’Hatem Ben Arfa

    La nouvelle vie d’Hatem Ben Arfa

    Hatem Ben Arfa, 36 ans, bien qu’il n’ait pas encore annoncé officiellement la fin de sa carrière de footballeur, s’épanouit dans une autre discipline : le padel.

    Sur un terrain de football, le natif de Clamart, s’il est en possession de tous ses moyens, est un régal. Depuis qu’il a quitté Lille il y a un an et demi, il n’a plus de club. Son nom a circulé avec insistance en Turquie où plusieurs grandes écuries étaient intéressées par son profil. Puis, il a disparu des radars.

    Pendant tout ce temps, il s’est, en réalité, adonné  au padel, à tel point qu’aujourd’hui il compte déjà 70 tournois à son actif et se classe à la 1342è place sur 42.000 joueurs classés.

    Le padel est une discipline en mode. Plusieurs anciens grands de football, notamment Zinedine Zidane, Didier Deschamps, entre autres,  y consacrent une partie importante de leur temps libre.

    Il est un sport de raquette qui se joue sur un court encadré de vitres et grillages et divisé par un filet.

  • Au Togo, des législatives en 2024 sur fond d’insécurité

    Au Togo, des législatives en 2024 sur fond d’insécurité

    Fait rare, le gouvernement a dressé le bilan des attaques « terroristes » dans le pays. Il a aussi annoncé l’organisation de scrutins législatif et régional au cours du premier trimestre 2024.

    Le gouvernement togolais a annoncé l’organisation d’élections législatives et régionales « au plus tard à la fin du premier trimestre 2024 ». « Le président de la République a instruit le gouvernement de prendre sans tarder toutes les mesures pour permettre d’organiser les prochaines élections au plus tard à la fin du premier trimestre de l’année 2024 », a déclaré Yawa Kouigan, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, à la télévision d’État le 27 novembre.

    Les dernières élections législatives et régionales ont eu lieu en 2018 et avaient été boycottées par l’opposition qui avait dénoncé des « irrégularités » dans le recensement électoral. Cette fois, elle se prépare à défier le parti au pouvoir, l’Union pour la République (Unir), et a mobilisé ses partisans à l’occasion du recensement électoral qui a eu lieu du 29 avril au 14 juin, d’où la forte affluence observée dans les centres de délivrance de cartes d’électeurs.

    Le fichier électoral est vivement contesté par l’opposition. Il a pourtant été validé mi-novembre par l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) qui l’a jugé « suffisamment fiable […] pour permettre la tenue des prochaines élections régionales et législatives dans les conditions de confiance ».

    Menace jihadiste

    Les questions sécuritaires seront au cœur de l’organisation des prochaines élections. Le gouvernement a assuré « tenir compte de la persistance des défis sécuritaires pour garantir à tous – candidats, électeurs et citoyens – la sécurité nécessaire sur toute l’étendue du territoire national ».

    Fait rare, le gouvernement togolais a aussi dressé le bilan des attaques « terroristes » dans le pays, ce 27 novembre. Au cours de l’année 2023, le Togo a fait état de « 31 morts, 29 blessés et 3 disparus » dans des incidents « terroristes », a déclaré Yawa Kouigan. « Notre pays a connu une attaque par embuscade, 11 accrochages avec les groupes armés terroristes, 9 explosions d’engins explosifs improvisés et vingt découvertes et neutralisations d’engins explosifs improvisés », a-t-elle précisé.

    Les régions septentrionales du Bénin, du Togo et du Ghana subissent des attaques et des incursions de groupes jihadistes qui prospèrent au Sahel et cherchent à descendre vers le sud.

    Jusqu’à présent, le gouvernement togolais communiquait au compte-goutte sur le sujet. En avril, le président Faure Essozimna Gnassingbé avait indiqué que les jihadistes avaient fait environ 140 morts, dont quelque cent civils, depuis leurs premières attaques fin 2021 dans ce pays.

    AFP

  • 2è tour Elim CAN 2024: Les Eperviers dames sont en Tanzanie

    2è tour Elim CAN 2024: Les Eperviers dames sont en Tanzanie

    L’équipe nationale féminine de football du Togo, a pris son envol ce samedi 25 novembre pour Dar es Salaam. Après des jours rigoureux de préparation, la délégation composée des joueuses  du championnat local et des membres du staff technique, a embarqué pour un voyage important à bord d’un vol qui a quitté l’aéroport International Gnassingbé Eyadema aux alentours de 13 H 50 GMT. L’arrivée à Dar es Salaam est prévue le lendemain à 12 H 35 GMT, heure locale.

    Cette rencontre très attendue contre l’équipe tanzanienne est programmée pour le 30 novembre à 13 heures, heure locale, au stade complexe Azam. Ce match marque une étape essentielle pour les Éperviers Dames qui veulent enchaîner une deuxième qualification consécutive pour la CAN. Au premier tour des éliminatoires de la CAN 2024, les protégées de Kaï Tomety ont éliminé Djibouti.

    Dans le cadre du match aller face à la Tanzanie, le groupe sera renforcé par l’arrivée de WOEDIKOU, SAMA, GANTIM et DOGLI, des  joueuses évoluant en France, qui rejoindront l’équipe à Dar es Salaam le 27 novembre. N’DJAMBARA, GNINTEGMA et KONOU, du championnat marocain, sont attendues le 28 novembre.

    Cependant, une absence notable sera celle de DJANKALE OMOLATCHO MAGAN, qui, en raison de complications administratives, ne pourra pas se joindre à l’équipe en Tanzanie. Néanmoins, elle est prévue pour faire son retour dans l’équipe pour le match retour à Lomé le 5 décembre prochain.

    L’équipe des Éperviers Dames ne perd pas de temps et débutera ses entraînements dès le lundi après-midi à Dar es Salaam, se préparant assidûment pour la confrontation importante avec l’équipe tanzanienne.

    Voici la liste complète des joueuses convoquées pour la double confrontation

    Gardiennes :

    AMOUKLOU Amé Lila (AMIS DU MONDE-TOGO)

    KANDA Bilansama (AL-AIN FC – ARABIE SAOUDITE)

    HATTO Adjo Sophie (AHE FC-TOGO)

    Défenseuses :

    KAGLAN Ayawoa (TEMPETE FC-TOGO)

    KONOU Yawa (AUSFAZ-MAROC)

    ASSIGNO Eya Akoko (TP MAZEMBE- RDC)

    AMEMADO Ayélé (BELIEVER FC-TOGO)

    ZIORKLUI Happy (ATHLETA FC)

    FOLLY-ABLA Adoukoue (AMIS DU MONDE)

    KOUGLO Bénédite (TEMPETTE FC)

    Milieux :

    BADATE Nathalie (FF YZEURE-France)

    GAKE Ami Reine (TP MAZEMBE-RDC)

    DOGLI Afi Rifela (BOURGES FOOT 18-FRANCE)

    SAMA Koudjoukalo (BOURGES FOOT 18-FRANCE)

    N’DJAMBARA Amiratou (FUS-MAROC)

    GNINGTEMA Odette (FUS-MAROC)

    AKITI Yawa Akofa (TEMPETE FC)

    GBATI Kpandjapou Alice (ASKO FC-TOGO)

    YAYA Takyatou (AL-AIN FC-ARABIE SAOUDITE)

    Attaquantes :

    WOEDIKOU Afi Apeafa (NANTES FC-France)

    KAYABA Tatiana Magnoudewa (ASKO FC-TOGO)

    ADINDA-AKPO Moussirietou (AMIS DU MONDE-TOGO)

    GANTIM Ikpindi Lucie (ENTENTE SPORTIVE DES TROIS CITES POITIERS-FRANCE)

    Avec la Ftftogo

  • L’OIF, complice ou allié objectif dans les velléités d’une mascarade électorale au Togo ?

    L’OIF, complice ou allié objectif dans les velléités d’une mascarade électorale au Togo ?

    Suite aux protestations et indignations levées par les formations politiques et les organisations de la société civile au Togo, l’OIF (Organisation internationale de la francophonie) a été forcée et contrainte d’apporter des clarifications sur la mission d’audit du fichier électoral qui lui a été confiée par le gouvernement togolais.

    Toutefois, dans la mise au point de l’OIF, il est clairement apparu que, contrairement aux déclarations faites lors de la conférence de presse organisée par l’OIF le 15 novembre à Lomé, les règles  de transparence, d’inclusivité et d’impartialité, mises en avant par l’OIF, ont été délibérément violées.

    En effet, dans la mise au point publiée le 24 novembre 2023, on pouvait lire :

    « …

    2. La mission d’audit a échangé sur place, le 19 octobre 2023, avec toutes les parties prenantes nationales, en particulier la CENI, et a présenté à ces dernières les modalités (principes, approche et champs de couverture) d’un audit de fichiers électoraux par l’OIF. Ces modalités incluent particulièrement les principes de transparence et d’inclusivité, induisant l’implication d’un spectre représentatif de la classe politique et de la société à la supervision et au suivi de l’opération d’audit.

    3. La CENI, maître d’œuvre de l’audit, et garante de l’application du principe d’inclusivité à cette opération, a élaboré les Termes de référence (TDR) de celle-ci et mis en place un Comité d’audit composé des différentes sensibilités (majorité, opposition et société civile).

    4. Le 25 octobre 2023, les experts de l’OIF ont rencontré les membres de ce Comité d’audit, pour partager avec ces derniers leurs constats et recommandations. A l’exception de ceux de la société civile, les représentants des partis politiques (Majorité et Opposition) étaient présents.

    … »

    Questions :

    1. Pourquoi l’OIF s’est-elle contentée de limiter ses consultations aux seules formations politiques représentées à l’Assemblée nationale ? (Majorité et Opposition parlementaires) ?

    2. L’OIF pouvait-elle, objectivement, ignorer que le Code électoral du Togo considère les partis d’opposition extra-parlementaires comme des parties prenantes du processus électoral ?

    3. Pourquoi, dans sa conclusion, l’OIF a-t-elle choisi de faire fi des observations et réclamations soulevées par des organisations de la société civile et des formations politiques de l’opposition au sujet des graves anomalies survenues lors des recensements électoraux ?

    Pour rappel, sur la base des aveux de dysfonctionnements reconnus par la CENI (Commission électorale nationale indépendante) et le gouvernement, des organisations de la société civile et des formations politiques au Togo ont demandé, sans succès, la reprise du recensement électoral dans les zones 1 et 2 conformément à l’article 44 du Code électoral : « L’inscription sur la liste électorale est un droit pour tout citoyen togolais remplissant les conditions requises par la loi. Tous les citoyens togolais visés à l’article 40 ci-dessus doivent solliciter leur inscription ».

    Par conséquent, la mise au point publiée par l’OIF ressemble plutôt à un aveu d’embarras face aux manquements d’inclusivité et d’impartialité qui ont caractérisé l’intervention de l’OIF dans le processus électoral en cours au Togo.

    Les préoccupations de l’opinion publique, des organisations de la société civile et des formations politiques extra-parlementaires sur la fiabilité du fichier électoral et sur l’équité du découpage électoral se trouvent, par conséquent, renforcées au lendemain de ce qui pourrait être assimilé à une tentative de manipulation par le cautionnement de l’OIF.

    L’OIF gagnerait à éviter, à l’avenir, une immixtion maladroite dans le processus électoral (au Togo ou ailleurs dans les pays membres) si elle n’est pas capable de faire observer les principes de transparence, d’inclusivité et d’impartialité.

    L’intervention de l’OIF dans le processus électoral au Togo ou ailleurs devrait se faire en faveur de l’expression des aspirations légitimes des populations et dans l’intérêt du bien-être de ses populations et de la paix civile.

    Kokou Philippe AMÉDODJI

    Liège – Belgique

    Dimanche, 26 novembre 2023

  • Togo : Mise au point de l’OIF sur l’audit du fichier électoral

    Togo : Mise au point de l’OIF sur l’audit du fichier électoral

    La présente mise au point vise à clarifier le travail de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) dans le cadre de l’audit du fichier électoral togolais qu’elle a réalisé en octobre dernier.

    L’OIF invite à ne pas confondre son rôle dans ce contexte avec celui d’autres acteurs intervenant dans le processus électoral togolais. Elle tient à rappeler que le mandat de sa mission d’expertise au Togo était circonscrit exclusivement à l’audit du fichier électoral et non à l’audit de l’ensemble des problématiques liées au processus électoral de manière générale. Un audit de fichier électoral n’étant qu’une étape parmi tant d’autres de ce processus, l’OIF ne saurait être tenue pour responsable de défaillances relevées lors de la période d’inscription des électeurs.

    En effet, par lettre du Ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et du Développement des territoires du 5 juin 2023, le gouvernement togolais a sollicité l’appui de l’OIF en vue de réaliser un audit du fichier électoral ainsi que son assistance et son accompagnement pour la modernisation de l’état civil du Togo. Le fichier électoral en question est celui issu du recensement des électeurs, du 29 avril au 14 juin 2023. La demande précise que cet audit a été demandé à l’OIF, sur la base des recommandations formulées par les acteurs politiques et de la société civile togolaise, précisément à l’issue du dialogue politique qui s’est déroulé en 2021 au sein de la Concertation nationale entre acteurs politiques (CNAP).

    En réponse à cette demande des autorités togolaises, via un courrier en date du 20 juin 2023, l’OIF a confirmé sa disponibilité à accompagner cet Etat membre dans la réalisation technique de ces deux chantiers.

    Conformément à sa pratique, et en lien avec la Commission nationale électorale indépendante (CENI), l’OIF a déployé du 17 au 27 octobre 2023 à Lomé, une mission d’audit composée d’experts qualifiés comprenant un informaticien, un juriste et un statisticien-démographe en vue de la réalisation de cette opération.

    La mission d’audit a échangé sur place, le 19 octobre 2023, avec toutes les parties prenantes nationales, en particulier la CENI, et a présenté à ces dernières les modalités (principes, approche et champs de couverture) d’un audit de fichiers électoraux par l’OIF. Ces modalités incluent particulièrement les principes de transparence et d’inclusivité, induisant l’implication d’un spectre représentatif de la classe politique et de la société à la supervision et au suivi de l’opération d’audit.

    La CENI, maître d’œuvre de l’audit, et garante de l’application du principe d’inclusivité à cette opération, a élaboré les Termes de référence (TDR) de celle-ci et mis en place un Comité d’audit composé des différentes sensibilités (majorité, opposition et société civile).

    Le 25 octobre 2023, les experts de l’OIF ont rencontré les membres de ce Comité d’audit, pour partager avec ces derniers leurs constats et recommandations. A l’exception de ceux de la société civile, les représentants des partis politiques (Majorité et Opposition) étaient présents.

    Le rapport final de l’audit a été remis à la CENI, le 15 novembre 2023, à l’issue d’une séance de restitution ouverte et publique tenue par l’OIF à Lomé, en présence de partenaires nationaux togolais. Ce rapport, accessible auprès de la CENI aux membres du Comité d’audit et à tout acteur politique national intéressé, comporte des analyses objectives et impartiales sur les différentes opérations portant sur le fichier électoral, depuis le recensement électoral. Il est assorti de recommandations visant à renforcer davantage le fichier. Au nom du principe du contradictoire, ce rapport ainsi mis à la disposition de la CENI peut faire l’objet de commentaires et/ou d’observations éventuels de la part des partenaires togolais. Les acteurs politiques nationaux intéressés peuvent dès lors prendre attache avec la CENI et, si besoin, faire valoir leurs objections et alternatives aux analyses techniques et scientifiques effectuées sur le fichier électoral par les experts de l’OIF.

    Au demeurant, l’OIF tient à souligner, avec insistance, que sa mission d’audit au Togo a été menée de manière transparente, impartiale et objective et selon des procédés techniques et scientifiques éprouvés, y compris auparavant dans de nombreux autres pays de l’espace francophone engagés dans des processus électoraux.

    Depuis plusieurs décennies, l’OIF a développé une expertise en matière électorale qui fait autorité auprès de nombreux partenaires. Les conclusions et recommandations de missions d’audit qu’elle a menées dans de nombreux pays membres, et mises en œuvre par ces derniers, ont significativement contribué à consolider les fichiers électoraux et à renforcer la confiance dans les processus électoraux de ces pays.

    L’OIF compte 88 États et gouvernements : 54 membres, 7 membres associés et 27 observateurs.

    Contact presse : direction.communication@francophonie.org

  • “La vérité bafouée au Togo”

    “La vérité bafouée au Togo”

    Au pays des mille couleurs,

    Où la liberté se meurt en pleurs,

    Une situation indicible s’est élevée,

    Au Togo, terre de vérité bafouée.

    Un ministre, homme de pouvoir,

    Dans son domicile, a vu son trésor choir,

    Plusieurs millions, envolés dans l’ombre,

    Un vol qui résonne comme une pénombre.

    Mais le voleur, après une garde à vue,

    Aurait été libéré, sans plus de remous,

    Pendant ce temps, deux journalistes courageux,

    Ont osé révéler cette affaire, ô combien odieuse.

    Mais voilà que le ministre, dans sa colère,

    Porte plainte, les accusant de diffamation amère,

    Les voix de la vérité sont muselées,

    Dans ce pays où la justice est bafouée.

    Les journalistes, gardiens de la vérité,

    Sont jetés en prison, dans l’obscurité,

    Leur crime ? Avoir osé dénoncer,

    Les maux qui rongent notre société.

    Dans ce pays où la corruption règne,

    Où la vérité est un fardeau qui saigne,

    Les puissants se protègent, se cachent,

    Et les justes sont réduits au silence, se tachent.

    Mais malgré l’oppression, la peur qui plane,

    La voix du peuple, elle, ne se fane,

    Car la vérité est un flambeau qui brille,

    Et l’espoir est une force qui scintille

    Alors, Togo, terre de courage et de résistance,

    Lève-toi, fais entendre ta voix en instance,

    Que la justice soit rendue, que la vérité triomphe,

    Et que la liberté, enfin, se dérobe.

    SOWOEDJE !

    Citoyen désabusé !

  • Au Togo, Togbui Dagban-Ayivon persiste et signe qu’il guérit le diabète

    Au Togo, Togbui Dagban-Ayivon persiste et signe qu’il guérit le diabète

    Ce mercredi 22 novembre à Lomé, la tête couronnée n’a pas tremblé devant Moustafa Mijiyawa, ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de l’Accès universel aux soins, lui répéter qu’il traite et guérit le diabète.

    Voici en résumé ce que Togbui Dagban-Ayivon assure avoir dit devant les autorités lorsqu’il a été invité, après qu’un communiqué officiel ne doit rendu public interdisant la campagne foraine au cours de laquelle les diabétiques ont reçu un traitement gratuit.

  • Fally Ipupa descend enfin dans l’arène

    Fally Ipupa descend enfin dans l’arène

    Le chanteur congolais achève 2023 avec trois concerts événements, dont un à Paris, à La Défense Arena. Et, malgré la menace des combattants, il compte bien offrir un spectacle historique ce 25 novembre.

    Pas moins de 40 000, c’est le nombre de places que Fally Ipupa s’est promis de vendre pour remplir l’imposante Arena de La Défense. Non loin du stade, quand nous le retrouvons quelques semaines avant son spectacle, après avoir essuyé deux annulations de rendez-vous et un retard de deux heures (la faute de son staff, prévient-on), la star congolaise se targue d’être proche du but.

    L’organisation avait initialement ouvert une jauge de 36 000 places, mais Fally Ipupa a préféré compter plus large pour accueillir un show à l’africaine, avec une délégation de 64 personnes, musiciens, danseurs et techniciens compris.

    À 45 ans, la star congolaise aime les défis. « Je préfère être le guide plutôt que le suiveur », reconnaît-il, sûr de lui et de son talent. Mais il a de quoi crâner. En 2007 déjà, il devenait le premier artiste congolais de sa génération à jouer à guichets fermés à L’Olympia. Dix ans plus tard, l’ex-protégé de Koffi Olomide voyait son quatrième album, Tokoss, être certifié disque d’or. Une première, encore une fois, pour un chanteur de RDC.

    Et pour marquer plus de deux décennies de carrière, ce n’est pas une arène mais bien trois que le gladiateur de la rumba congolaise a prévu d’investir pour sa tournée de fin d’année, de Paris à Londres, à l’OVO Arena (12 500 places), en passant par la Belgique, à l’Ing Arena (15 000 places), le tout en trois semaines. Un marathon à la hauteur du « Warrior suprême ».

    Force tranquille

    Dans l’imposant gratte-ciel de l’hôtel Hyatt, stratégiquement situé entre La Défense et les Champs-Élysées, le conquérant, ses iconiques montures noires lui encadrant le regard, a l’air serein. Pourtant, à peine a-t-on le temps d’échanger les salutations que l’un des membres de son équipe lui tend un téléphone portable. Le chanteur mettra la discussion sur haut-parleur. À dessein ou non, on ne le saura pas.

    Au bout du fil, le parquet du procureur du roi de Belgique, qui lui signale la présence de combattants sur le territoire, à quelques semaines de sa prestation bruxelloise. « Organisation terroriste », entend-on. Le mot est lâché. « Il y a beaucoup de signalements. La police est très au fait de la situation et a plus ou moins identifié les têtes, donc je suis positif. En ce qui concerne La Défense, on a eu de nombreuses réunions avec la préfecture de Paris et la police. On est quand même en France. Donc je suis très calme. Il ne se passera rien », relativise-t-il, après avoir raccroché.

    La star subit depuis des années la menace de ces groupes d’opposants congolais radicaux qui, en Europe, reprochent aux artistes congolais de soutenir le pouvoir en place et empêchent, en ayant notamment recours à la violence, la tenue de leurs concerts. En 2017, sa date à La Cigale avait été annulée par la préfecture de police de Paris en raison du risque de manifestations. Trois ans plus tard, sa représentation à l’Accor Arena, à Bercy, avait déclenché un spectaculaire incendie à la Gare de Lyon, à deux pas de la salle de concert.

    « J’ai des amis combattants, mais des vrais, pas des gens qui s’autoproclament combattants pour leur propres intérêts, qui prennent le combat pour un fonds de commerce, accuse-t-il. Eux, je ne les respecte pas. Je respecte les vrais combattants qui prônent la paix au Congo et en Afrique. On ne conscientise pas les gens en frappant des femmes en France. Imaginez si ces personnes prennent le pouvoir au Congo ? Ils vont exterminer les gens. Je ne céderai jamais devant ces personnes », tranche-t-il.

    Communication d’impact

    Si Fally Ipula ne mâche pas ses mots et ne rechigne pas à s’exprimer sur le sujet, c’est qu’il est conscient qu’il est attendu sur ces questions. Lui qui use de son influence et de son image auprès d’hommes forts, et que l’on accuse donc d’être à la solde des autorités, doit pouvoir se justifier. En février 2023, on le voyait poser dans le salon Pompadour de l’Élysée aux côtés d’Emmanuel Macron, juste avant la tournée du président français en Afrique centrale. Le lendemain, la voiture du chanteur et l’une de ses maisons de Kinshasa étaient incendiés. Ce qui n’a pas empêché « l’Aigle » de poser à nouveau avec le chef d’État français lors d’une soirée kinoise, un mois plus tard, accompagné de Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement congolais. Un cliché qui a aussitôt déclenché la polémique.

    Mais le chanteur s’en défend. Aux mots « rapprochement du pouvoir », il préfère ceux de « communication d’impact ». « Je n’ai jamais fait de campagne pour des hommes politiques, je n’en ai jamais soutenu ouvertement. Je me préoccupe de la population. Si on me dit que pour sauver le peuple congolais, il faut se rendre à une réunion où il y a des chefs d’États pour essayer d’apporter ne serait-ce qu’un petit changement, j’irai, appuie-t-il. Car on ne peut changer les choses qu’en étant actif et en soufflant des idées. »

    Parmi celles-ci, la mise en place d’un pont aérien humanitaire de mars à mai 2023, pour assister Goma, dans l’est de la RDC, où les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) ont repris les armes. Une opération pour laquelle 80 millions d’euros ont pu être débloqués par la France et l’Union européenne, et dont Ipupa se félicite. Il mentionne également le financement d’une ambulance médicalisée à hauteur de 40 000 euros envoyé à l’hôpital général de Goma, et un don aux soldats qui combattent le M23 « Mais je ne suis pas le seul à agir. Des artistes se produisent, au péril de leur vie, à Goma même, pour soutenir les populations touchées par les combats », tient à souligner celui qui, à l’approche des élections générales en RDC, espère un processus électoral transparent, dans lequel le peuple pourra se retrouver. « Je souhaite à mon pays que la famine soit éradiquée et la sécurité retrouvée sur tout le territoire. »

    Chanteur-leader

    Si Fally Ipupa écarte tout avenir politique, il est pourtant un habitué des réunions avec les chefs d’États et endosse volontiers le statut de décideur. Invité au sommet Etats-Afrique en décembre 2022, en présence de Félix Tshisekedi, il rencontre le président américain Joe Biden lors d’un dîner de gala à Washington. Dix ans plus tôt, c’est un autre président américain, Barack Obama, qui le recevait au Young African Leaders Initiative. Tandis que, à deux reprises, le chanteur-leader était reçu à la table du prince Albert de Monaco et en profitait pour parler de la situation de son pays. Autant de mains serrées et de plaidoyers qui lui ont permis, dit-il, de mener à bien des projets pour la fondation qui porte son nom et qui fêtait ses 10 ans le 13 avril 2023 avec un grand concert à Kinshasa.

    « J’ai repeint des écoles, j’ai acheté des terrains pour construire des orphelinats. Chaque année, je libère des mamans insolvables retenues prisonnières dans des maternités du Congo, j’ai mis de l’eau à Kisenso, une commune enclavée de plus de 20 000 habitants, je prévois la construction d’une maternité à Bandal cette année », énumère-t-il en forme de réponse à ses détracteurs. Fally Ipupa, également ambassadeur de la paix pour l’Unicef, fait sa part et tient à le souligner.

    Des coups de main et des coups de com’ qui ne l’empêchent pas de se concentrer sur sa carrière, déjà bien entamée. « Je fais partie des artistes qui ont sorti des albums de rumba qui ont marché et qui marchent encore. Formule 7, mon dernier album [trois volumes sortis en juin 2023], c’est de la pure rumba », glisse celui qui se moque de savoir à qui revient le titre de roi de la rumba. Il se revendique digne héritier de Papa Wemba et de Koffi Olomidé, se dit fier de voir la rumba congolaise inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO et explique sa longévité par sa capacité à se renouveler, piochant tantôt dans le répertoire traditionnel mongo, tantôt dans la musique actuelle.

    À l’intersection de l’ancienne et de la nouvelle génération, Ipupa fait l’unanimité. Il compte parmi ses collaborations Youssou N’Dour et Charlotte Dipanda, mais aussi des poids lourds de l’afropop, comme le Nigérian Wizkid, et des feats avec des stars de la scène urbaine francophone, allant d’Aya Nakamura à Youssoupha, de Booba à MHD, en passant par Ninho et Dadju, côté diaspora. « Je l’ai toujours dit, il faut savoir prendre des risques pour durer. J’ai la chance d’avoir une vision. Je tente, je mélange des ingrédients au folklore de chez moi pour sortir des vraies sauces à la Fally », expose-t-il. Une recette qui fait déjà des émules. Gaz Mawete, But na Filet, Splendeur Mbongo, Ibrator Mpiana, Dj Virus ou Petit Fally, il ne sèche pas quand il s’agit de citer la relève. « Je suis encore actif mais il y a une nouvelle génération qui va continuer le travail », assure Fally, qui n’est pourtant pas prêt de quitter l’arène.

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  • Diabète: la campagne foraine de Togbui Dagban-Ayivon a mobilisé du monde au 1er jour

    Diabète: la campagne foraine de Togbui Dagban-Ayivon a mobilisé du monde au 1er jour

    Ce mercredi 22 novembre, ils sont nombreux les diabétiques à prendre d’assaut Bè-Beach à Lomé pour recevoir le traitement gratuit, promis par Togbui Dagban-Ayivon, le chef traditionnel du territoire d’Adakpamé.

    Présentée comme une maladie chronique, donc incurable par la médecine conventionnelle, le diabète tue en silence beaucoup de personnes, au Togo et ailleurs. C’est pour tordre le coup à cette conception induite, par qui on sait, que la tête couronnée se lève pour expliquer à ses compatriotes que ce mal est guérissable.

    La preuve, l’année passée, il a organisé une campagne foraine pour le traitement gratuit. Cette année, il récidive à travers une opération de traitement durant deux jours, ces mercredi 22 et jeudi.

    Au premier jour, une centaine de malades ont pu recevoir le remède gratuitement, après une séance d’information et de sensibilisation sur cette maladie. “Que personne ne vous trompe. Le diabète se traite par la pharmacopée, la médecine traditionnelle”, insiste Togbui Dagban-Ayivon.

Radio Renouveau228

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