Le diabète est-il incurable? Cette maladie présentée comme chronique “se guérit” rassure Togbui Dagban, le chef traditionnel du quartier Adakpamé.
Nous y reviendrons.

Le diabète est-il incurable? Cette maladie présentée comme chronique “se guérit” rassure Togbui Dagban, le chef traditionnel du quartier Adakpamé.
Nous y reviendrons.

Ils sont exactement (actuellement) 92 personnes recensées comme détenus politiques au Togo par des organisations de défense des droits de l’homme.
LISTE DES DETENUS POLITIQUES
1- GOMA ABDOUL-AZIZ arrêté le 21 Décembre 2018
2- ALLES ATTI arrêté le 21 Décembre 2018
3- KARROU WAWIM arrêté le 21 Décembre 2018
4- ISSA SALIOU arrêté le 21 Décembre 2018
5- ISSA ISSIFOU arrêté le 21 Décembre 2018
6- KONDOOUFIA TCHA-SAMA arrêté le 19 Décembre 2018
7- DJERI NOURIDINE arrêté le 21 Décembre 2018
8- FOFANA NAFIOU arrêté le 21 Décembre 1018
9- ADAM LATIF arrêté le 21 Décembre 2018
10- ALI AGBO MARZOUK arrêté le 21 Décembre 2018
11- YOUSSIF ALI arrêté le 21 Décembre 2018
12- YACOUBOU BILALI arrêté le 21 Décembre 2018
13- BOUKARI DJOBO arrêté le 21 Décembre 2018
14- MOHAMED SOULEMANE arrêté le 21 Décembre 2018
15- YAYA SOULEMANI arrêté le 21 Décembre 2018
16- BANAVEI BALA arrêté le 19 Décembre 2018
17- OUATTARA ABDOU-FADEL arrêté le 25 Novembre 2019
18- TCHAWISSI RAFIOU arrêté le 24 novembre 2019
19- TCHATIKPI ABOUBAKAR
20- ZAKARIYAO ABDEL-HAMID,
21- OURO-GOUNI MOUTALA,
22- TRAORÉ FOUSSENI, arrêté le 23 Novembre 2019
23- ADAM ABDOUL-MANAF, arrêté le 2 Février 2020
24- KONGOYOU ROUFAÏ, arrêté le 1er Décembre 2019
25- ABRANGAO YOUSSAOU,
26- KORIKO NOURIDINI, arrêté le 31 Décembre 2019
27- TAGBA DJANFAROU, arrêté le 23 Novembre 2019
28- TCHABANA MOUNIROU, arrêté le 18 Décembre 2019
29- KPADJA MOUTADIOU,
30- KERIME GAFAROU, arrêté le 29 Novembre 2019
31- SEBABE ESSO BABA-DARO, arrêté le 30 Novembre 2019
32- FOUSSENI MOUSSA
33- DJOKOTO KOMLAN VICTOR, arrêté le 6 Décembre 2019
34- DOUMASSI YAO, arrêté le 28 Décembre 2019
35- TCHATACORA ABOUDOU BAKI, arrêté le 5 Janvier 2020
36- SALIFOU MOUSTAFA, arrêté le 28 Novembre 2019
37- FOFANA BABA-SANI
38- OURO-ATCHOUNOU ASSOUMANOU, arrêté le 23 Novembre 2019
39- KALAMBANI AFISSOU, arrêté le 26 Novembre 2019
40- ABEVI ABDOULRAZAK, arrêté le 5 Décembre 2019
41- AGOKPA EZO, arrêté le 4 Décembre 2019
42- OURO-GNAO BASSIROU, arrêté le 3 Décembre 2019
43- AGRIGNA RACHID, arrêté le 10 Décembre 2019
44- ALIDOU ALASSANI, arrêté le 25 Décembre 2019
45- AZOUMA FOUDOU, arrêté le 5 Décembre 2019
46- ATTI RAZAK, arrêté le 2 Décembre 2019
47- ALASSANI AWALI, arrêté le 25 Novembre 2019
48- SIDI TOURÉ ABDOULAYE, arrêté le 7 Décembre 2019
49- TCHAGNAOU ABOUBAKAR, arrêté le 4 Décembre 2019
50- BOUKARI GAWILOU, arrêté le 6 Décembre 2019
51- SEKOU KOSSI, arrêté le 11 Décembre 2019
52- DIMA MASSAOUDOU, arrêté le 3 Décembre 2019
53- OURO-MO ABDOUL-RAHIM,
54- BOURAIMA KAMILOU, arrêté le 16 Janvier 2020
55- AMIDOU IDRISSOU,
56- OURO LONGA ABDEL, arrêté le 25 Novembre 2019
57- ISSAKA GANIOU, arrêté le 25 Novembre 2019
58- ALI AMEDJOA ABOUDOUKERIM, arrêté le 28 Novembre 2019
59- INOUSSA FOUSSENI, arrêté le 10 Décembre 2019
60- MOUSSA ISSA, arrêté le 10 Février 2020
61- ALASSANI SALIOU, arrêté le 26 Février 2020
62- OURO-GNAOU NAZIF, arrêté le 4 Mars 2020
63- OURO-MEDJI SADIKOU, arrêté le 4 Mars 2020
64- ZAYINI KASSIMOU, arrêté le 24 Novembre 2019
65- ADAM MOUNIROU, arrêté le 10 Janvier 2020
66- BAGNA AWALI, arrêté le 16 Janvier 2020
67- AMADOU MOUSBAOU, arrêté le 20 Janvier 2020
68- TANKO TOURÉ MOUSTAPHA, arrêté le 26 Janvier 2020
69- NAMBOU MOUNIROU, arrêté le 26 Janvier 2020
70-ASSOUMANOU SOULEYMANE, arrêté le 26 Janvier 2020
71- YACOUBOU AKILILOU, arrêté le 26 Janvier 2020
72- MOUMOUNI ALI, arrêté le 26 Janvier 2020
73- BATCHA AWALI, arrêté le 26 Janvier 2020
74- DERMANE SANI ZAKARI, arrêté le 26 Janvier 2020
75- BETEOU FAZAZI, arrêté le 26 Janvier 2020
76- ISSAKA RABIOU, arrêté le 26 Janvier 2020
77- MOUKAILA WALIOU, arrêté le 26 Janvier 2020
78- NYKA FINIBILÉ GADO, arrêté le 26 Janvier 2020
79- YAYA TADJOU, arrêté le 26 Janvier 2020
80- ASSOUMANOU AMZA, arrêté le 26 Janvier 2020
81- NARA RAIMOND, arrêté le 26 Janvier 2020
82- YAYI DAKPANOU GUY, arrêté le 26 Janvier 2020
83- SARIKI WAKILOU, arrêté le 26 Janvier 2020
84- AFFOUDA JULIEN, arrêté le 26 Janvier 2020
85- BODÉ TCHABOUDJO, arrêté le 26 Janvier 2020
86- TCHABORI DOUDOU, arrêté le 26 Janvier 2020
87- OURO TAGBA RABIOU, arrêté le 29 Janvier 2020
88- OURO-ADJANA ARIMIYAOU, arrêté le 26 Janvier 2020
89- OURO-AGORO AWALI, arrêté le 26 Janvier 2020
90- AKHOSSI SOULEMANE SAKIBOU, arrêté le 26 Janvier 2020
91- OURO-GNAOU ALIKOU, arrêté le 26 Janvier 2020
92- TRAORÉ LEYLA (Une dame)

Peu exposée dans les circuits de l’art contemporain africain, l’artiste togolaise qui se méfie des étiquettes expose avec son compagnon dans le prestigieux écrin du Château La Coste, près d’Aix-en-Provence.
À Puy-Sainte-Réparade (Bouches-du-Rhône), il existe un vignoble bien particulier, le Château La Coste. Particulier parce qu’entre les différents cépages – syrah, sauvignon blanc, grenache, vermentino, cinsaut, chardonnay – et la forêt, les visiteurs peuvent suivre un parcours d’art et d’architecture exceptionnel.
Ému par la beauté des lieux, l’homme d’affaires irlandais Patrick « Paddy » McKillen y a fait construire des bâtiments dessinés par les plus grands architectes contemporains, qui se fondent dans le décor naturel. Ici un chai de vinification signé par le Français Jean Nouvel, là un pavillon d’exposition conçu par l’Italien Renzo Piano, un peu plus loin un pavillon de musique de l’Americano-Canadien Franck Gehry et à l’entrée, un portail et un centre d’art imaginés par le Japonais Tadao Ando pour accueillir l’amateur d’art, de vin, ou des deux !
Vignes et œuvres monumentales
L’entrepreneur natif de Belfast a aussi semé des œuvres d’art contemporain un peu partout le long des allées. Et non des moindres : se côtoient ainsi des pièces créées par Alexander Calder, Louise Bourgeois, Yoko Ono, Richard Serra, Prune Nourry, Richard Long… Au total, près d’une quarantaine de pièces, souvent monumentales, à voir dans un lieu ouvert au public toute l’année et qui séduit de plus en plus : quelque 300 000 personnes par an y font une halte gastronomico-œnologico-artistique.
Être exposé au Château La Coste, ce n’est pas rien. La Togolaise Afi Nayo mesure sa chance, elle qui expose ses créations avec celles de son compagnon, le sculpteur Philippe Anthonioz, jusqu’au 5 novembre 2023 dans l’écrin du pavillon Renzo Piano. Avec Cheek to cheek (« Joue contre joue »), les tableaux sur bois de l’une dialoguent avec les sculptures en bois de l’autre, en référence à la chanson de Bob Dylan Mozambique (1976) : « I like to spend some time in Mozambique / The sunny sky is aqua blue / And all the couples dancing cheek to cheek. »
Rejetée partout
Née en 1969 à Lomé, Afi Nayo a derrière elle une longue carrière d’artiste, mais se tient à distance des chemins balisés de la création plastique. Si elle a participé à la biennale de Dakar en 2013 et vendu notamment une œuvre à l’African Art Museum du Smithsonian Institute de Washington D.C., difficile de voir son travail dans les foires ou les expos collectives du marché de l’art contemporain africain. Peut-être parce qu’elle se méfie de ces termes qui enferment. « Je me suis toujours sentie rejetée partout, en Afrique comme en Europe, confie-t-elle. Et je me suis toujours sentie spéciale. »
Dans le catalogue qui lui est consacré, elle converse avec l’autrice ivoirienne Virginie Ehonian : « Mon univers est peuplé, mais pas uniquement de sentiments d’Afrique. Cette insistance par rapport au continent africain m’a toujours interpellée… Je pense que les origines des artistes ne doivent pas servir d’étiquettes. Malgré tout, la lumière doit être mise sur l’ensemble de cette communauté culturelle – écrivains, artistes, poètes… – afin qu’elle devienne un modèle pour les prochaines générations », confie-t-elle.
Tableaux sur bois, scarifications, incisions
Les œuvres qu’Afi Nayo présente aujourd’hui disent une réelle singularité : d’apparence abstraits, ses tableaux sur bois relèvent autant de la sculpture que de la peinture. Marqués, scarifiés au point d’en paraître veloutés, ils pourraient faire penser à des étoffes ou des tissus traditionnels africains. Mais il faut se méfier des premières impressions et lorsque l’on s’approche un peu, ou bien lorsque l’on s’éloigne, des motifs apparaissent, animaux, silhouettes humaines, visages discrets. Autant de signes mouvants, de marques insaisissables, de scarifications secrètes tantôt pyrogravées, tantôt incisées à la gouge, qui invitent à un voyage imaginaire… Plus singuliers encore, ses cubes terreux qui marient la pureté d’une forme géométrique à un foisonnement de signes mystérieux. Entre science et conscience, une magie de l’intime se fait jour : le cubisme selon Afi Nayo.
Lomé, la mer et la couleur de la terre
Si l’artiste retourne souvent au Togo, elle n’y a vécu qu’une dizaine d’années quand elle était petite, avant de venir habiter en France avec le frère de sa mère et ses deux cousins. « De l’enfance, je retiens les palmiers, la mer, la couleur si particulière de la terre, raconte-t-elle. Mon père était menuisier, ma mère était couturière. J’ai connu mes premiers émois artistiques très tôt, dans l’atelier de mon père. J’étais fascinée par le bois et par toutes les machines utilisées pour le travailler qui venaient d’Europe. J’étais sous le coup d’une interdiction absolue de territoire en raison du danger qu’elles représentaient. J’ai donc développé toutes sortes de stratégies pour me cacher et pouvoir observer ce monde fascinant. »
Contemplative, la jeune fille peut rester des heures « à regarder les plantes, à observer les fleurs », ce qui n’est pas toujours compris par son entourage. Ni encouragé. L’arrivée à Paris n’est pas difficile : « C’était bien de découvrir autre chose, de pouvoir satisfaire mes curiosités d’enfant. Mes parents me manquaient, mais ce n’était pas une souffrance. »
École de la vie
Lorsque l’on évoque son parcours d’artiste, Afi Nayo surprend par sa franchise, ses hésitations et un discours moins construit, moins conceptuel, moins appris que ceux que l’on entend habituellement dans la bouche des artistes contemporains. Si elle a commencé la peinture à l’âge de 17 ans « sans plan de carrière », elle n’a jamais suivi d’école d’art à proprement parler et préfère mentionner « l’école de la vie » faite de rencontres qui lui ont permis d’avancer. Comme avec Marie O’Connor Velle qui l’entraîne un jour chez Adam, boutique spécialisée dans les beaux-arts du 14e arrondissement de Paris, et l’invite à choisir tout ce dont elle a besoin sans regarder les prix. Ou comme cet artiste autodidacte à qui elle montre ses sculptures et qui lui dit d’arrêter tout de suite, parce que ce qu’elle fait est très mauvais et qu’il vaudrait mieux qu’elle peigne. Sans parler du père de sa fille qui « s’est consacré à [sa] peinture jusqu’à ce [qu’elle] puisse avoir confiance en [elle] ».
À la fois fragile et déterminée, Afi Nayo dit « douter en permanence » et « avoir beaucoup de force ». Désormais, c’est aux côtés de l’artiste et designer Philippe Anthonioz qu’elle chemine. Ils ont en partage le goût du bois. Les cubes exposés au Château La Coste sont le fruit d’un travail commun : « J’ai réalisé les cubes, Afi les a gravés », explique le sculpteur.
À distance du marché de l’art, même si ses œuvres peuvent se vendre entre 5 000 et 25 000 euros, Afi Nayo reconnaît « être tout le temps en pétard » et entretenir des relations complexes avec les galeries. Comme avec tous ceux qui posent sur elle un regard condescendant, qu’il s’agisse de mépris de classe ou de mépris de race. À demi-mots, elle dit la difficulté d’un monde artistique policé et régi par des codes stricts où il faut savoir entrer dans des cases, polir un discours, suivre une stratégie. Compliqué pour elle : « Je suis quelqu’un qui dérange beaucoup », et qui s’étonne qu’on s’intéresse à son travail pour écrire un article. Sans jamais renoncer à la peinture, elle a longtemps vécu d’autre chose, travaillant notamment dans un bistrot à vins.
Langage primordial
Dans le pavillon Renzo Piano du Château La Coste, les œuvres qu’elle présente sont pour la plupart des formats carrés aux couleurs chaudes – ou du moins chaleureuses – jouant avec des motifs géométriques plus ou moins réguliers. Bien loin de toute revendication politique ou sociale évidente, elles invitent à s’approcher au plus près, avant de s’éloigner pour retrouver la vision d’ensemble et tenter de deviner le sous-texte du palimpseste. Leur texture, obtenue par un long travail d’incisions et différentes couches de peinture, accroche le regard et interroge.
« Mes tableaux viennent comme des pages d’écriture, explique-t-elle à Virginie Ehonian. Je commence en haut à gauche et je termine en bas à droite. Parfois, j’efface tout… » Pages d’écriture ? On pense plutôt à ces tablettes d’argile qui servirent pour les premiers alphabets – comme si l’artiste était à la recherche d’un langage primordial qu’il nous faudrait déchiffrer. Parfois, des animaux apparaissent encore, comme dans les hiéroglyphes égyptiens. « J’aime le mystère, les animaux, la nature, l’amour, dit-elle. Mon animal, c’est le guépard, à la fois puissant et vulnérable. » Discret, sans effets de manche, son travail laisse une impression durable sur la rétine – comme un bon vin sur les papilles.
Cheek to cheek, d’Afi Nayo et Philippe Anthonioz, Pavillon Renzo Piano, Château La Coste, jusqu’au 5 novembre 2023
jeuneafrique.com

Certains joueurs, soumis aux pressions de leurs employeurs, pourraient renoncer à participer à la Coupe d’Afrique des nations, dont la prochaine édition aura lieu en janvier et février en Côte d’Ivoire.
L’international malien Abdoulaye Doucouré, milieu de terrain du club anglais d’Everton, s’exprime rarement dans la presse. Son interview publiée le 5 novembre par 90 Football, une application spécialisée, n’est cependant pas passée inaperçue. L’ancien joueur du Stade rennais a annoncé qu’il ne participera pas à la prochaine Coupe d’Afrique des nations de football (CAN), qui se déroulera en Côte d’Ivoire du 13 janvier au 11 février, pour se concentrer sur sa carrière en club.
L’histoire ne dit pas si Abdoulaye Doucouré a subi des pressions de son club, lequel a prolongé son contrat d’un an en mai. Mais à l’approche de la phase finale, il est fort probable que d’autres internationaux africains décideront de s’épargner le voyage en Côte d’Ivoire, volontairement ou sur l’insistance de leurs employeurs. Ainsi, le Camerounais André Onana, gardien de Manchester United et des Lions indomptables, hésiterait, selon une information du média américain ESPN, à disputer la compétition, alors que son club est en difficulté en Premier League anglaise et en Ligue des champions.
« Les pressions des clubs sur les joueurs peuvent exister, ce n’est pas nouveau. Cela ne concerne pas tous les clubs, bien sûr, et dans la très grande majorité des cas, les joueurs ont très envie de disputer la CAN et ils y participent, même si cela peut ne pas plaire à leurs employeurs », relativise Sébastien Desabre, le sélectionneur français de la République démocratique du Congo (RDC). Reste que des clubs peuvent effectivement influencer leurs joueurs, notamment s’ils sont en lutte pour le maintien ou, au contraire, dans la course pour une qualification européenne. « On va lui dire qu’on a besoin de lui, qu’il est important », ajoute Sébastien Desabre.
Mercato hivernal
D’autres vont plus loin, faisant comprendre aux internationaux africains que leur présence en phase finale avec leur sélection pourrait leur coûter leur place de titulaire à leur retour d’Afrique ou freiner leur progression en club. Ainsi, quelques semaines avant la CAN 2022 au Cameroun, l’Algérien Andy Delort, le Ghanéen Felix Afena-Gyan et le Burkinabé Yacouba Nasser Djiga, alors respectivement sous contrat avec l’OGC Nice, l’AS Roma et le FC Bâle, avaient renoncé à disputer la compétition.
« La situation sportive d’un joueur peut également l’inciter à décliner la sélection, explique un agent de joueurs sous couvert d’anonymat. Prenez le cas d’Hugo Ekitike, l’attaquant du Paris-Saint-Germain. Il a des origines camerounaises et Samuel Eto’o, le président de la Fédération camerounaise de football, tente de le convaincre de jouer pour les Lions indomptables. Mais comme il n’a pas joué cette saison avec son club, il va chercher à partir lors du mercato hivernal [du 1er au 31 janvier] et ce ne sera pas le moment pour lui d’aller disputer la CAN. »
Les clubs européens sont de plus en plus réticents à libérer leurs internationaux africains en cours de saison. Les tensions avant la CAN 2022 entre, d’un côté, l’Association européenne des clubs (ECA) et le Forum des ligues mondiales (WLF), de l’autre la Confédération africaine de football (CAF), en avaient été la meilleure démonstration. Les clubs avaient tenté de faire reporter la phase finale, prévue du 9 janvier au 6 février. En vain. Mais ils avaient tout de même obtenu que les joueurs ne soient libérés que le 4 janvier au lieu du 27 décembre. En 2024, les footballeurs devront rejoindre leur sélection le 2 janvier, soit onze jours avant le début des matchs.
« Il y aura des pressions »
Pour cette édition, Tom Saintfiet, le sélectionneur belge de la Gambie, s’attend à ce que des clubs européens tentent une nouvelle fois de retenir le plus longtemps possible les internationaux africains dans les championnats. « Les clubs européens sont puissants, il y aura des pressions, comme en 2022, car une CAN en janvier et février, cela ne les arrange pas », rappelle-t-il. Le sujet est à ce point sensible qu’Aurelio De Laurentiis, le président du club de Naples, avait déclaré en août 2022 qu’il ne recruterait plus de joueurs africains, « sauf s’ils acceptent de renoncer à disputer la CAN ». Le dirigeant s’est conformé à son engagement, aucun Africain n’ayant signé depuis cette date avec le champion d’Italie en titre.
Bernard Serin, son homologue du FC Metz, ne cache pas non plus son exaspération alors que son club, qui joue le maintien en Ligue 1, devra probablement se passer d’au moins quatre joueurs lors de la CAN. « En 2017, la CAF nous avait vendu l’idée que la CAN aura désormais lieu en juin et juillet. Mais cela ne s’est produit qu’une seule fois, en 2019 en Egypte, car au Cameroun en 2022 et en Côte d’Ivoire en 2024, c’est la saison des pluies. Il faut aussi nous comprendre : les joueurs partent début janvier, et pour ceux qui vont loin dans la compétition, ils ne rentrent qu’un mois et demi plus tard », expose le dirigeant français, agacé que les joueurs dont il continue de verser les salaires pendant la CAN reviennent « fatigués, parfois blessés ».
Ces polémiques récurrentes devraient s’éteindre au moins pendant quatre ans, puisque les CAN 2025 au Maroc et 2027 en Tanzanie, en Ouganda et au Kenya, devraient se dérouler aux mois de juin et juillet grâce aux conditions climatiques favorables dans ces régions à cette période de l’année.
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Près de 2,4 millions d’électeurs sont appelés aux urnes ce mardi, pour le second tour de la présidentielle. Le président sortant, Georges Weah, brigue un second mandat. Face à lui, un routier de la politique libérienne : Joseph Boakai. Même scénario qu’au second tour de la présidentielle de 2017. Mais depuis, le contexte et les deux personnages ont changé. Et les résultats du premier tour du 10 octobre dernier étaient serrés.
Au premier tour, Georges Weah était en tête du scrutin avec 7 000 voix de plus que son challenger. À 57 ans, l’ancien Ballon d’or promet de poursuivre sa politique : gratuité de l’enseignement, développer les infrastructures, améliorer le système de santé… Au premier tour, Weah a notamment bénéficié d’un soutien important des électeurs dans les comtés du sud du pays. Pour le second tour, il mise entre autres sur l’influence de plusieurs sénateurs élus le 10 octobre dernier.
De son côté, Joseph Boakai, 78 ans, joue sa dernière carte. Il connaît bien l’appareil d’État car il a été vice-président pendant 12 ans. Son alliance avec l’ancien chef de guerre Prince Johnson, une personnalité controversée et redoutée, lui a permis de cumuler de nombreuses voix dans le comté de Nimba, une zone fortement peuplée, dans le nord.
Sur le fond, Joseph Boakai promet de « sauver le pays », en mettant fin, assure-t-il, à la mauvaise gouvernance. « Joseph Boakai a surtout bénéficié du vote des électeurs frustrés et en colère contre le système actuel », estime un connaisseur de la vie politique libérienne.
Deux facteurs pourraient avoir une incidence sur ce scrutin : la participation des électeurs. Et le choix des quelque 114 000 voix invalidées au premier tour, en raison d’une erreur sur leur bulletin de vote.
Un défi logistique pour la Commission nationale des élections
Ces élections sont les premières que le pays organise seul, suite au départ, en 2018, des forces de maintien de la paix des Nations unies (la Minul). Ainsi, lors de la dernière présidentielle, en 2017, la Commission nationale des élections avait bénéficié du soutien logistique et financier de la Minul dans l’organisation du scrutin ce qui n’est pas le cas de cette année.
Pour la NEC, la Commission nationale des élections, l’enjeu est d’abord logistique. Au premier tour, aucun dysfonctionnement majeur n’avait été décelé le jour du vote. Les pluies étant moins fréquentes, l’acheminement du matériel électoral a pu être mené dans de meilleures conditions.
Les partis politiques ont ces derniers jours, ponctuellement exprimé leurs doutes concernant la transparence du scrutin. Samedi, un informaticien ghanéen, soupçonné de monter une application parallèle de collecte des résultats, a été expulsé par les autorités. Lors de la compilation des résultats au premier tour, la Commission nationale des élections avait annoncé l’arrestation de cinq agents électoraux accusés de tentative de fraudes. Ces personnes ont été remplacées et sont poursuivies par la justice, assure la présidente de la NEC, qui affirme que des dispositions ont été prises pour éviter que cet incident ne se reproduise.
Cette élection est suivie de près par les observateurs internationaux, présent en nombre dans le pays. Dans un contexte sous-régional marqué par une succession de coups d’État, tout l’enjeu, est de « s’assurer que le scrutin est transparent, accepté de tous, politiques et citoyens », indique un observateur de la Cédéao.
rfi.fr

L’aire marine sénégalaise renferme un écosystème marin et côtier des plus riches. Cet environnement fragile se doit d’être protégé. C’est la mission d’organismes nationaux que soutient la Fondation OCP.
Le Sénégal dispose de ressources halieutiques et piscicoles abondantes. Située à environ 130 km de Dakar, l’Aire Marine Protégée (AMP) de Joal-Fadiouth s’étend sur une superficie de 174 km2. Son lagon abrite des zones humides jouant un rôle vital dans la préservation de la faune aquatique, telle que la tortue marine ou la mangrove qui contribue à la protection des côtes. Cette richesse est fragile car surexploitée depuis plus de deux décennies. Le Ministère de l’Environnement, du Développement Durable et de la Transition Écologique du Sénégal déploie d’importants efforts pour préserver ce patrimoine naturel national. Il a su répondre aux recommandations du Cinquième Congrès Mondial des Parcs de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), émises en septembre 2003. La Direction des Aires Marines Communautaires Protégées(DAMCP) a donc été créée.
Consciente des risques pesants sur les écosystèmes côtiers, la Fondation OCP a choisi d’offrir son soutien actif à la DAMCP.
Cette collaboration a donné naissance au projet de Joal-Fadiouth, une initiative spécifiquement adaptée aux besoins de la zone marine protégée. Depuis octobre 2021, et durant trois ans, un développement économique, social et inclusif est promu, ainsi que l’amélioration de la conservation de la biodiversité marine et côtière dans et autour de l’aire marine protégée. À travers ce projet, les partenaires visent également à améliorer les rendements de pêche, en ayant à cœur de renforcer les perspectives socio-économiques et la qualité de vie des communautés locales.
LES ACTIONS DE LA FONDATION OCP ONT POUR AMBITION DE CULTIVER LES FONDEMENTS D’UN AVENIR PLUS DURABLE, PLUS POSITIF ET PLUS ÉQUITABLE.
Inclusion sociale et protection de la biodiversité : mêmes combats
La réussite du projet tel que conçu par la Fondation OCP ne peut se faire sans l’engagement actif des communautés locales. En effet, sa mise en place est issue de plusieurs ateliers de diagnostic, en co-construction avec les représentants de toutes les parties prenantes et les communautés locales.
L’appui à l’AMP de Joal-Fadiouth a été principalement assuré par le biais d’un programme de transfert de technologie et de renforcement de capacités en faveur des femmes membres des coopératives locales. Articulé autour du reboisement de la mangrove, il bénéficie aux représentants des membres d’une association locale et de cinq groupements de Joal-Fadiouth ainsi qu’aux agents de la DAMCP.
Avec l’objectif d’améliorer l’état de conservation de la biodiversité marine et côtière de l’AMP, le soutien de la Fondation se concentre essentiellement sur la promotion de la reforestation et de la restauration de la mangrove. Cela implique la mise à disposition d’équipements de supervision et de suivi pour les agents de l’AMP et la mise en œuvre d’un programme d’éducation et de sensibilisation à l’environnement, au profit des élèves des écoles de Joal Fadiouth. Les partenaires ont également expérimenté, à travers toutes les étapes du projet, l‘approche “One Health”, qui vise à atteindre des résultats optimaux en matière de santé, en tenant compte de l’interconnexion entre les êtres humains, les animaux, les végétaux et leur environnement partagé.
Femmes, numérisation et innovation pour la biodiversité
À travers le renforcement de capacités de plus de 600 membres des Groupements de Promotion Féminine, la Fondation OCP veille à ce qu’elles acquièrent les compétences et les outils nécessaires pour optimiser l’utilisation des ressources de la mangrove et gérer efficacement les finances de leurs projets. La contribution de la Fondation consiste principalement à mettre en avant leur rôle en tant que catalyseurs du changement. Il s’agit essentiellement d’accroître leur résilience face aux défis du changement climatique.
La digitalisation et l’introduction de nouvelles technologies sont adoptées telles des remparts pour appuyer l’ensemble des activités prévues et accélérer le transfert de technologie opéré. Des équipements informatiques de pointe ont été mis à la disposition des partenaires pour garantir une innovation optimale tout au long du déploiement du projet.
Le projet de l’Aire Marine Protégée de Joal-Fadiouth fonctionne tel un passeur entre la conservation marine, l’autonomisation communautaire et le développement durable. Les forces déployées autour de cette cause témoignent d’une collaboration Sud-Sud basée sur une vision partagée pour un développement durable et respectueux de l’environnement.
LE PROJET DE L’AIRE MARINE PROTÉGÉE DE JOAL-FADIOUTH
Le projet de l’Aire marine protégée (AMP) de Joal-Fadiouth fait partie de plusieurs initiatives entreprises par la Fondation OCP, visant à promouvoir un changement tangible à travers le Continent. Il s’intègre dans sa démarche conciliant la préservation de l’environnement et une action positive en faveur d’enjeux humains. Cette action est l’une des collaborations phares du partenariat entre le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable et de la Transition Écologique du Sénégal et la Fondation OCP. D’autres initiatives similaires sont en cours au Parc National du Niokolo Koba, ainsi que dans la partie sénégalaise du tracé de la Grande Muraille Verte.
Fondation OCP

Chaque 14 novembre, la Journée mondiale du diabète est commémorée. C’est l’occasion de sensibiliser à l’impact du diabète sur la santé des personnes et de souligner les possibilités de renforcer la prévention, le diagnostic et le traitement du diabète.
À l’occasion de la Journée mondiale du diabète, l’OPS soulignera la nécessité d’un accès équitable aux soins essentiels, notamment en sensibilisant les personnes atteintes de diabète aux moyens de minimiser le risque de complications. Les activités célébreront également les expériences des personnes atteintes de toutes les formes de diabète afin d’aider celles qui sont touchées à agir, notamment en recherchant et en obtenant des soins essentiels.
Faits marquants sur le diabète
Le diabète de type 1 n’est pas évitable. Le diabète de type 2 est souvent évitable grâce à une alimentation saine, une activité physique régulière, le maintien d’un poids corporel normal et l’absence de tabagisme.
Le diabète est une cause majeure de cécité, d’insuffisance rénale, de crise cardiaque, d’accident vasculaire cérébral et d’amputation des membres inférieurs.
Le diabète peut être traité et ses complications évitées ou retardées grâce à un dépistage et à un traitement régulier.
Les personnes atteintes de diabète doivent se soumettre à un dépistage régulier des complications afin de faciliter la détection précoce. Cela comprend le dépistage des maladies rénales, des examens réguliers de la vue et l’évaluation des pieds.
L’arrêt du tabac réduit de 30 à 40 % le risque de développer un diabète de type 2.
Le diabète est associé à un risque environ deux fois plus élevé de tuberculose et à un risque plus élevé de tuberculose multirésistante.
Les personnes souffrant à la fois de tuberculose et de diabète sont deux fois plus susceptibles de mourir pendant le traitement de la tuberculose et ont deux fois plus de risques de rechute de la tuberculose après la fin du traitement.
Seulement 50 % des personnes atteintes de diabète de type 2 reçoivent l’insuline dont elles ont besoin, souvent parce que les systèmes de santé de leur pays n’en ont pas les moyens.

Dans le cadre de la double confrontation entre le TOGO et la TANZANIE comptant pour le deuxième tour des éliminatoires de la prochaine CAN féminine, Kaï Tomety, la sélectionneure des Eperviers Dames, a convoqué une vingtaine de joueuses pour un dernier stage qui se déroule du 20 novembre au 6 décembre 2023.
Qualifiée pour le deuxième tour des éliminatoires de la CAN Maroc 2024 après avoir éliminé Djibouti, la sélection nationale féminine se prépare activement pour s’offrir une deuxième qualification consécutive après celle de 2022.
Les Eperviers Dames seront en déplacement en Tanzanie le jeudi 30 novembre prochain pour le compte du match aller avant de recevoir leurs adversaires au stade de Kégué à Lomé, le mardi 5 décembre dans le cadre du match retour.
Voici la liste des joueuses sélectionnées pour le stage des Éperviers Dames, tel qu’annoncé dans le communiqué du Secrétariat Général de la FTF :
Gardiennes :
AMOUKLOU Amé Lila (AMIS DU MONDE-TOGO)
KANDA Bilansama (AL-AIN FC – ARABIE SAOUDITE)
HATTO Adjo Sophie (AHE FC-TOGO)
Défenseuses :
KAGLAN Ayawoa (TEMPETE FC-TOGO)
KONOU Yawa (AUSFAZ-MAROC)
ASSIGNON Eya Akoko (TP MAZEMBE- RDC)
AMEMADO Ayélé (BELIEVER FC-TOGO)
SOSSA Pélagie (AMIS DU MONDE-TOGO)
ZOUTEPE Adjovi Sonia (TEMPETE FC-TOGO)
KOUGLO Bénédite (TEMPETE FC-TOGO)
ZIORKLUI Happy (ATHLETA FC-TOGO)
DJANKALE Omolatcho Ella (RCA ZEMAMRA- MAROC)
FOLLY-ABLA (AMIS DU MONDE-TOGO)
Milieux :
BADATE Nathalie (FF YZEURE-France)
GAKE Ami Reine (TP MAZEMBE-RDC)
DOGLI Afi Rifela (BOURGES FOOT 18-FRANCE)
SAMA Koudjoukalo (BOURGES FOOT 18-FRANCE)
N’DJAMBARA Amiratou (FUS-MAROC)
GNINGTEMA Odette (FUS-MAROC)
AKITI Yawa Akofa (TEMPETE FC)
GBATI Kpandjapou Alice (ASKO FC-TOGO)
YAYA Takyatou (AL-AIN FC-ARABIE SAOUDITE)
Attaquantes :
WOEDIKOU Afi Apeafa (NANTES FC-France)
KAYABA Tatiana Magnoudewa (ASKO FC-TOGO)
ADINDA-AKPO Moussirietou (AMIS DU MONDE-TOGO)
GANTIM Ikpindi Lucie (ENTENTE SPORTIVE DES TROIS CITES POITIERS-FRANCE)
Source: Fédération togolaise de football (FTF)

L’ancien chef d’état-major de l’armée togolaise a été condamné pour complicité d’assassinat dans la mort du colonel Bitala Madjoulba, tué en mai 2020. C’est lui qui écope de la plus lourde peine.
C’est au bout de huit heures de délibération que la chambre criminelle du tribunal militaire a rendu, tard dans la nuit du 7 au 8 novembre, son verdict dans le procès de l’assassinat du colonel Bitala Toussaint Madjoulba.
Condamnés et radiés de l’armée
Le général de division Abalo Kadangha – qui devait partir à la retraite le 20 novembre prochain – a été reconnu coupable de complot contre la sûreté intérieure de l’État, d’entrave au bon fonctionnement de la justice et de complicité d’assassinat. Il a été condamné à vingt ans de réclusion criminelle.
Également accusé, le colonel Kodjo Ali, commandant du Groupement d’achat des Forces armées togolaises au moment des faits, et le caporal-chef Songuine Yendoukoa, chauffeur du défunt, écopent pour leur part de 15 années de prison. Enfin, Balakyème Bouwè, ex-commandant de l’unité de sécurité militaire, et la soldate Laletou Akouna, secrétaire de permanence la nuit des faits, ont chacun été condamnés à cinq ans de réclusion.
Tous les cinq sont en outre exclus de l’armée et devront payer, au titre des dommages et intérêts, un milliard de francs CFA à l’État togolais et 1 franc symbolique à la famille du défunt – son frère aîné, Calixte Madjoulba, ancien ambassadeur du Togo en France, a été nommé le 8 septembre dernier ministre de la Sécurité et de la Protection civile.
Deux autres officiers, le lieutenant-colonel Senam Agbonkou, ancien commandant en second du colonel Bitala Madjoulba, et le commandant Kpatcha Atèkpè, adjoint au commandant de l’unité de sécurité militaire, ont en revanche été acquittés. Ils pourront réintégrer leurs fonctions dans les jours à venir.
Assassiné dans son bureau
La victime commandait le premier bataillon d’intervention rapide (BIR) et avait été assassiné dans son bureau dans la nuit du 3 au 4 mai 2020, quelques heures seulement après l’investiture de Faure Essozimna Gnassingbé – cérémonie à laquelle Bitala Madjoulba venait d’assister.
À la barre le 26 octobre dernier, le général Kadangha, autrefois très puissant, avait rejeté les accusations portées contre lui, affirmant que le colonel Madjoulba était « comme [son] fils ». Il avait répété n’être mêlé ni de près ni de loin à son assassinat. Il avait une dernière fois protesté de son innocence, ce mardi 7 novembre, avant que le jury ne se retire pour délibérer, plaidant aussi pour son maintien dans l’armée.
Ce procès, aussi sensible qu’attendu, s’était ouvert le 23 octobre dernier à Lomé. Dix-neuf témoins à charge se sont succédé à la barre. Parmi eux, le colonel Tchakbéra. Il avait passé une partie de la soirée du 3 mai 2020 avec le colonel Madjoulba, de 18h30 à 21h30. Face à la cour, il a affirmé que quelques heures avant sa mort, la victime lui avait conseillé de se méfier de tout le monde avec cette phrase : « le ver est dans le fruit ». « Le ver ici, a insisté le colonel Tchakbéra, c’est le général Abalo Kadangha, et le fruit ce sont les forces armées togolaises. »
Autrefois proche du président togolais Faure Gnassingbé dont il a épousé une sœur, Félix Abalo Kadangha fut, de 2013 à 2020, le chef d’état-major général de l’armée togolaise. Il avait été arrêté le 12 janvier dernier. Reste à savoir si le général – qui n’a pour l’heure pas fait appel de sa condamnation – purgera sa peine à la prison civile de Lomé ou de Kara.
jeuneafrique.com

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