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  • Namibie: qui est Netumbo Nandi-Ndaitwah, première femme présidente ?

    Namibie: qui est Netumbo Nandi-Ndaitwah, première femme présidente ?

    Ce mardi 3 décembre, la commission électorale a proclamé Netumbo Nandi-Ndaitwah, 72 ans, vainqueur des élections présidentielle et législatives du 27 novembre dernier. Elle est devenue la première femme présidente de la Namibie.

    Jusque-là vice-présidente de son pays, fille de pasteur, candidate du parti de la Swapo, au pouvoir, Netumbo Nandi-Ndaitwah est la nouvelle présidente de la Namibie. Une première dans le pays.

    Celle qui est surnommée « NNN » est une figure de la lutte pour l’indépendance contre la tutelle de l’Afrique du Sud et son régime d’apartheid. C’est donc une combattante, expérimentée que ses compatriotes ont porté au pouvoir pour les cinq prochaines années.

    Son adversaire, l’opposant Panduleni Itula, 67 ans, refuse de reconnaître les résultats du double scrutin de novembre, promettant à ses militants qu’il va utiliser tous les moyens réguliers pour les contester. « Nous ne pouvons qualifier ces élections de libres, équitables et légitimes », a-t-il déploré peu après la proclamation des résultats de la commission électorale.

  • Afrique: la bonne gouvernance, signe de la prospérité

    Afrique: la bonne gouvernance, signe de la prospérité

    La Conférence économique africaine, organisée fin novembre à Gaborone, au Botswana, a été l’occasion pour les participants de rappeler que la redevabilité et la bonne gouvernance sont la clé de la prospérité du continent.

    Communiqué de presse

    L’Afrique doit renforcer la redevabilité et la gouvernance pour prospérer – Président du Botswana et les co-organisateurs de la Conférence Économique Africaine

    Alors que la Conférence Économique Africaine s’ouvre, le Président du Botswana, le PNUD, la CEA et la BAD appellent à des réformes audacieuses et à des actions décisives pour libérer le potentiel de l’Afrique et en faire une puissance mondiale.

    Gaborone, 23 novembre 2024 – Le succès économique et la durabilité de l’Afrique sont intrinsèquement liés à une gouvernance responsable, a souligné aujourd’hui le nouveau Président du Botswana, Duma Boko, lors de l’ouverture de la Conférence Économique Africaine 2024, organisée à Gaborone sous le thème : « Assurer l’avenir économique de l’Afrique face à une incertitude croissante ».

    « La paix et la stabilité en Afrique doivent être ancrées sur une gouvernance redevable et réactive », a déclaré le président, ajoutant : « C’est un droit fondamental pour chaque citoyen africain. Cela constitue la base nécessaire pour toute mesure de développement économique et de développement durable. »

    Le Président Boko a souligné que la transparence, la redevabilité et le respect de l’Etat de droit sont essentiels pour attirer les investissements étrangers et favoriser une croissance durable. « L’Afrique est à un carrefour », a-t-il déclaré. « Nous devons affronter les obstacles auxquels nos citoyens sont confrontés et tirer parti de nos forces collectives pour garantir un avenir prospère dans un environnement économique mondial volatil marqué par une inflation croissante, des perturbations des chaînes d’approvisionnement et un durcissement des politiques monétaires. »

    La Conférence, qui se déroule sur trois jours, réunit des dirigeants, des décideurs politiques et des experts pour examiner les défis économiques du continent et identifier de nouvelles opportunités. Organisée par le gouvernement du Botswana, la Banque africaine de développement (BAD), la Commission économique pour l’Afrique des Nations Unies (CEA) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), l’événement vise à proposer des solutions concrètes pour la croissance économique de l’Afrique.

    Des solutions financières innovantes pour la croissance


    « Les incertitudes mondiales nous défient d’aller au-delà des circonstances actuelles et d’investir dans l’Afrique que nous voulons – une Afrique dont le monde a besoin : un continent caractérisé par une prospérité partagée, une intégration régionale productive, une jeunesse dynamique et entrepreneuriale, et affranchie de la peur, des maladies et de la privation », a déclaré Mme Ahunna Eziakonwa, Sous-Secrétaire générale des Nations Unies et Directrice du Bureau régional pour l’Afrique du PNUD.

    Mme Eziakonwa a également plaidé pour des solutions financières innovantes et durables afin de réduire les coûts d’emprunt et de corriger les biais dans les notations de crédit, qui coûtent au continent 76 milliards de dollars par an. « Nous devons stopper les flux financiers illicites qui représentent une perte de 90 milliards de dollars. Des dizaines de milliards de fonds de pension, de fonds souverains et de fonds d’assurance doivent engendrer des revenus pour le continent, plutôt qu’ailleurs. Cette conférence doit être plus qu’un diagnostic des défis et doit aboutir à des solutions concrètes. Nous devons veiller à ce que les ressources abondantes de l’Afrique financent sa croissance. »

    Les co-organisateurs ont également souligné les atouts uniques de l’Afrique, notamment ses ressources naturelles abondantes et sa population jeune, qui pourraient favoriser une croissance transformative si les gouvernements privilégient l’éducation, le développement des compétences et la valorisation des matières premières.

    Faire face aux défis économiques et sociaux de l’Afrique

    M Claver Gatete, Secrétaire Exécutif de la CEA et Secrétaire général adjoint des Nations Unies, a déclaré que l’Afrique fait face à plusieurs problèmes urgents, notamment les changements climatiques, une dette insoutenable et des inégalités systémiques mondiales. Le système financier mondial ne sert pas adéquatement l’Afrique et doit être réformé de toute urgence, a-t-il souligné.

    M. Gatete a indiqué que les pertes annuelles liées aux catastrophes climatiques en Afrique s’élèvent à 440 milliards de dollars, tandis que le déficit de financement pour atteindre les Objectifs de Développement Durable (ODD) a grimpé à 1,3 billion de dollars par an. Par ailleurs, la dette extérieure de l’Afrique a dépassé 1 billion de dollars en 2023, et les paiements d’intérêts insoutenables freinent le financement du développement.

    « Le coût humain est tout aussi alarmant. Près de 476 millions d’Africains vivent aujourd’hui dans la pauvreté, et 149 millions de plus y sont tombés récemment en raison des chocs climatiques et économiques successifs », a déclaré M. Gatete.

    Les réformes régionales et l’intégration sont essentielles

    Le Président Boko a encouragé les nations africaines à tirer parti de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf) pour transformer le paysage économique du continent grâce à une augmentation des investissements, à la création d’emplois et à l’industrialisation.

    « Nous ne devons pas laisser les incertitudes d’aujourd’hui nous détourner des opportunités de demain », a-t-il déclaré aux participants.

    Le Vice-Président et Économiste en Chef de la BAD, le Professeur Kevin Urama, a exhorté les pays africains à adopter des solutions innovantes, conçues localement et adaptées aux défis spécifiques du continent. Il a plaidé pour le renforcement des politiques budgétaires et une mobilisation plus résiliente des ressources pour faire face aux défis liés à la dette.

    Contacts pour les interviews et demandes médias :

    • PNUD : Eve Sabbagh, Spécialiste en communication stratégique, eve.sabbagh@undp.org
    • Banque africaine de développement : Emeka Anuforo, Communication et Relations Extérieures, media@afdb.org
    • CEA : Sophia Denekew, Relations avec les médias, denekews.uneca@un.org
  • Au Togo, un proviseur du Lycée en prison pour abus sexuels

    Au Togo, un proviseur du Lycée en prison pour abus sexuels

    Accusé d’abus sexuels, démis récemment de ses fonctions, Tissèm-Gnama Karika, ancien proviseur du Lycée Ataloté est placé sous mandat de dépôt, informe un arrêté du ministre de tutelle.

  • EXPOSEZ A FESTI’MANSA 2024 : DONNEZ UNE NOUVELLE DIMENSION A VOTRE MARQUE !

    EXPOSEZ A FESTI’MANSA 2024 : DONNEZ UNE NOUVELLE DIMENSION A VOTRE MARQUE !

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  • Au Togo, le SYNJIT en avant-garde des droits des journalistes

    Au Togo, le SYNJIT en avant-garde des droits des journalistes

    Le Syndicat national des journalistes indépendants du Togo (SYNJIT) a un nouveau patron: Narcisse Prince-Agbodjan. Il a été élu ce samedi 30 novembre lors d’un congrès électif ordinaire à Lomé.

    « Renforcer l’action syndicale et mobiliser pour l’application effective de la Convention collective d’octobre 2022 ». C’est le thème autour duquel s’est déroule le congrès électif ordinaire. Une rencontre qui permet de porter à la tête du SYNJIT le confrère Narcisse Prince-Agbodjan. Celui-ci et son équipe ont une feuille de route dont le contenu est ci-après.

  • Noël Tadegnon réélu à la tête du volleyball togolais

    Noël Tadegnon réélu à la tête du volleyball togolais

    Le président sortant de la Fédération togolaise de volleyball, Noël Tadegnon, a été réélu ce samedi 30 novembre 2024 à l’issue du douzième congrès ordinaire électif de l’instance faîtière.

    Le journaliste de métier, correspondant de plusieurs médias internationaux au Togo, reste le patron du volleyball togolais. Il est réélu pour un nouveau mandat d’une durée de quatre ans.

  • Togo : renforcement de la lutte contre les épidémies grâce au Fonds pandémique

    Togo : renforcement de la lutte contre les épidémies grâce au Fonds pandémique

    Renforcer la préparation aux urgences de santé publique à travers une meilleure surveillance épidémiologique, des systèmes de laboratoires améliorés et le développement des ressources humaines en santé, c’est le but visé par le projet du Fonds de lutte contre les pandémies qui est mis en œuvre au Togo. Dans cet article, le Dr Amadou Baïlo Diallo, représentant par intérim de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) au Togo, revient sur cette initiative, soutenue par l’OMS,sous la direction du gouvernement et en partenariat avec la FAO et l’UNICEF, l’OIM et la Croix Rouge togolaise.

    Le Dr Diallo souligne l’exploit du Togo, qui fait partie des cinq pays africains sélectionnés parmi 179 candidatures mondiales pour bénéficier de ce fonds. Il met en avant l’importance de la collaboration multisectorielle, notamment grâce à l’approche « Une seule santé », pour répondre efficacement aux risques épidémiques et aux urgences de santé publique. En perspective, le Dr Diallo énonce les priorités et les enseignements tirés pour renforcer les capacités nationales de réponse aux crises sanitaires au Togo sur les trois prochaines années. 

    Pouvez-vous nous parler du projet Fonds de lutte contre les pandémies (Pandemic Fund) au Togo ?

      J’ai une bonne connaissance de l’initiative du Fonds de lutte contre les pandémies pour avoir coordonné au niveau du Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique notamment au Hub de Dakar (Sénégal) l’élaboration des demandes de financement pour les pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre à soumettre au Fonds pandémique pour les rounds 1 et 2 respectivement en 2023 et 2024. 

      Le projet de renforcement de la préparation et la réponse aux urgences sanitaires au Togo, financé par le Fonds pandémique est une innovation dans la mobilisation des ressources financières pour soutenir les pays à revenu intermédiaire dont le Togo dans la lutte contre les maladies à potentiel épidémique. 

      Au Togo comme dans les autres pays soutenus par le Fonds pandémique, trois domaines d’intervention sont prioritaires. Il s’agit de la surveillance épidémiologique et l’alerte précoce, des ressources humaines et le système de laboratoire. 

      Le Togo fait partie des cinq (05) pays africains dont la proposition a été retenue sur les 179 demandes soumises au Conseil de direction du Fonds. La mise en œuvre de ce projet au Togo est une concrétisation de l’opérationnalisation de la plateforme nationale « Une seule santé », « One Health » en anglais, plateforme multisectorielle dans laquelle travaillent ensemble les Ministère de la santé, de l’agriculture et de l’élevage, de l’environnement pour renforcer les capacités de préparation et de réponse du pays face aux urgences de santé publique.  

      Les partenaires de ce projet au Togo sont le gouvernement togolais, représenté par les Ministères respectivement en charge de la santé, de l’agriculture et de l’élevage, et de l’environnement, l’OMS, la FAO et l’UNICEF. 

      Le projet de lutte contre les pandémies au Togo vise trois objectifs. Il s’agit de renforcer le système de détection, d’alerte précoce et de riposte contre les épidémies et pandémies. A cela s’ajoute l’amélioration de la fonctionnalité et de la qualité du réseau national de laboratoires pour le diagnostic des maladies à potentiel épidémique. Et enfin, le pays est appelé à renforcer les capacités en ressources humaines en santé humaine, animale et environnementale pour la préparation aux urgences.

      La mise en œuvre du projet est entamée depuis le mois d’octobre 2023 à travers l’allocation des ressources aux partenaires, la mise en place d’une équipe de coordination technique du projet qui réunit les experts des trois Ministères clés et les agences d’exécution, l’élaboration d’un plan de suivi et évaluation, l’élaboration et la mise en œuvre des plans d’action trimestriels. Le premier rapport technique annuel a été élaboré et soumis au Fonds pandémique au mois de juin 2024 avec un taux d’exécution financière de 33 %. 

      Pour les trois prochaines années, quelles améliorations voudriez-vous voir dans la prévention des pandémies, leurs préparations et la capacité de réponse nationale au Togo ?

        D’une manière générale, je suis persuadé qu’aux termes de ce projet au Togo, avec les efforts combinés en cours aussi bien au niveau des acteurs nationaux que des partenaires, les capacités essentielles du Règlement sanitaire international (RSI 2005) seraient renforcées dans les domaines de la prévention, la détection et la réponse face aux urgences de santé publique. 

        De manière spécifique pour les trois prochaines années, nous espérons que les résultats probants seront obtenus à savoir : le renforcement des capacités de détection des épidémies à travers les activités de surveillance épidémiologique et d’alerte précoce et le renforcement des capacités du personnel de santé humaine, animale et environnementale pour une meilleure préparation et réponse aux urgences de santé publique. Autres résultats : le renforcement du système national de laboratoire pour une confirmation rapide des épidémies ainsi que le développement de l’approche multisectorielle pour la préparation et la réponse, sans oublier la réduction de la morbidité et la mortalité liées aux maladies à potentiel épidémique au Togo.  

        Quels sont les éléments nécessaires à la réussite d’un projet du Fonds pandémique au Togo ?

          Les facteurs de succès du projet de Fonds pandémique au Togo sont de trois niveaux. D’abord, c’est la volonté politique manifeste du gouvernement togolais à développer et mettre en œuvre une politique nationale de santé soutenue par l’élaboration et la mise en œuvre d’un Plan national de développement sanitaire (PNDS) lequel intègre la mobilisation des ressources additionnelles auprès des partenaires pour les programmes prioritaires dont la préparation et la réponse aux urgences de santé publique. 

          Ensuite, vient l’adhésion du gouvernement togolais aux initiatives mondiales en faveur de la santé publique mondiale et le développement tels que le Règlement sanitaire international (RSI 2005), l’initiative « Une seule santé » ou « One Health », les objectifs de développement durable (ODD). 

          Et enfin, nous saluons la disponibilité des partenaires techniques et financiers (PTF) à harmoniser leurs efforts pour travailler ensemble tout en s’alignant aux priorités du gouvernement togolais pour une meilleure efficacité de l’aide au développement. Dans le cas de ce projet, un partenariat fort est en train d’être concrétisé entre l’OMS, l’UNICEF et la FAO qui sont les agences d’exécution. L’OIM et la Croix rouge togolaise en sont des contractants avec l’OMS dans l’exécution des volets spécifiques du projet entrant dans leurs domaines de compétence. 

          Quel rôle joue l’augmentation des investissements dans le renforcement des capacités nationales en prévention des pandémies, leur préparation et la capacité de réponse au Togo ?

            L’obtention de ce financement du Fonds pandémique est un véritable succès pour le gouvernement togolais et de ses partenaires mais aussi une opportunité de renforcement des capacités nationales de préparation et de réponse aux urgences d’une part, une source additionnelle de ressources pour le renforcement du système national de santé du Togo d’autre part. 

            Quels sont les enseignements tirés des épidémies passées au Togo qui pourraient être appliqués dans la mise en œuvre du projet du Fonds de lutte contre la pandémie au Togo (en particulier dans les domaines de la surveillance, des laboratoire et du personnel de santé) ?

              Ils sont nombreux. On peut citer la mise en œuvre de la stratégie régionale de surveillance intégrée de la maladie et la riposte (SIMR), les plans de contingence de lutte contre les maladies à potentiel épidémique telles que la méningite, la fièvre jaune, la fièvre de la Lassa, la rougeole, le choléra et la pandémie de la Covid-19 ainsi que les leçons tirées par la documentation de la gestion de ces urgences à travers les revues- après actions (RAA).

              Nous pouvons également citer le renforcement régulier des capacités essentielles du (RSI 2005) et l’utilisation des résultats des différentes évaluations des risques y compris l’évaluation externe conjointe du RSI 2005 qui pourraient être bénéfiques aux trois domaines prioritaires du Fonds pandémique que sont la surveillance, le système de laboratoires et le personnel de santé.

              Votre mot de fin ?

                Je voudrais lancer un appel aux acteurs et aux partenaires du système de santé togolais de poursuivre leurs efforts communs pour le renforcement des capacités nationales de préparation et de réponse aux urgences de santé publique. Nous devons davantage travailler ensemble sur la préparation aux urgences car par expérience, je peux rassurer qu’une préparation aussi petite qu’elle soit est bénéfique pour une réponse efficace face à une urgence.

                En somme, le Fonds pandémique est une initiative de financement de la préparation aux épidémies/pandémies mis à la disposition des pays à revenu faible et intermédiaire dont la mise en œuvre contribuerait au renforcement des capacités essentielles du (RSI 2005). Le Togo et les partenaires techniques et financiers en santé ne ménageront aucun effort pour permettre au premier round de ce projet d’atteindre ses résultats tout en espérant que le deuxième sera obtenu aussitôt afin de soutenir les efforts du pays dans la gestion efficace de l’impact de la crise du Sahel central dans le développement socio-sanitaire de la région des Savanes. L’obtention des financements dans le cadre du 2è cycle de financement du Fonds pandémique (Pandemic Fund) permettrait également la prise en compte des déterminants environnementaux des épidémies et la lutte contre les changements climatiques. 

                Source: https://www.afro.who.int/fr/countries/togo

              1. Dr Matshidiso Moeti (OMS) : « L’infection à VIH est un problème de santé complexe »

                Dr Matshidiso Moeti (OMS) : « L’infection à VIH est un problème de santé complexe »

                « L’infection à VIH est un problème de santé complexe, indissociable des déterminants sociaux tels que la pauvreté, les inégalités hommes-femmes et la violence, et compliqué par la stigmatisation et la discrimination qui touchent particulièrement les groupes marginalisés », rappelle Dr  Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, en prélude à la Journée mondiale du Sida, célébrée chaque 1er décembre.

                Journée mondiale du sida 2024

                Message de la Dre Matshidiso Rebecca Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique

                Au moment où l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) se joint au reste de la communauté internationale pour commémorer de la Journée mondiale du sida 2024, ce 1er décembre, le thème retenu pour l’édition de cette année, « Suivons le chemin des droits – Notre santé, nos droits », vient à point nommé nous rappeler notre responsabilité de protéger les droits humains alors que nous poursuivons l’objectif de l’élimination du VIH d’ici à 2030.

                L’infection à VIH est un problème de santé complexe, indissociable des déterminants sociaux tels que la pauvreté, les inégalités hommes-femmes et la violence, et compliqué par la stigmatisation et la discrimination qui touchent particulièrement les groupes marginalisés. La protection des droits humains est un élément clé de la réalisation des soins universels contre le VIH et de l’élimination des obstacles à l’accès qui mettent des vies en danger.

                La Journée mondiale du sida offre aussi l’occasion de réfléchir aux réalisations. Les pays africains ont réalisé des progrès considérables, l’évolution de la trajectoire de l’épidémie au cours de la dernière décennie étant la preuve des succès tangibles enregistrés dans la lutte contre le VIH et la riposte. Et ce, même si la charge de morbidité due au VIH est la plus élevée au monde et que les ressources consacrées à la lutte contre l’épidémie sont comparativement plus limitées.

                Des réductions notables du nombre de nouvelles infections par le VIH et de décès liés au sida sont enregistrées, et, pour la toute première fois, le nombre de nouvelles infections par le VIH a été plus élevé en dehors de l’Afrique subsaharienne en 2023. La Région africaine de l’OMS est également la Région qui a le plus progressé dans le monde vers l’atteinte des cibles 95-95-95 du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) en matière de dépistage, de traitement et de suppression de la charge virale du VIH, lesquelles cibles visent à combler les lacunes en matière de couverture et de résultats thérapeutiques.

                Sept pays ont déjà atteint ces cibles, la notation globale pour la Région étant actuellement de 90-82-76. Près de 21,3 millions de personnes sont désormais placées sous traitement antirétroviral, ce qui augmente leur espérance de vie. Le Botswana (qui a atteint le statut de niveau « argent ») et la Namibie (le statut de niveau « bronze ») ont quant à eux été reconnus pour avoir considérablement réduit les taux de transmission mère-enfant du VIH, atteignant ainsi les indicateurs requis pour les critères retenus dans le cadre de la « Voie menant à l’élimination du VIH » introduits en 2017.

                En outre, la Région africaine applique des méthodes biomédicales efficaces de prévention du VIH, les pays adoptant et mettant en œuvre rapidement des recommandations en matière de prophylaxie préexposition, et garantissant un accès accru à des options telles que la prophylaxie préexposition orale et injectable à longue durée d’action et l’anneau vaginal dapivirine.

                Cependant, malgré la disponibilité accrue de connaissances scientifiques et d’outils pour prévenir de nouvelles infections par le VIH et traiter efficacement les personnes vivant avec le VIH, la valeur de ces innovations dépend de leur accessibilité à toutes et à tous. Il s’agit là d’une question qui nécessitera des investissements supplémentaires et des réformes politiques à l’avenir.

                Nous avons l’obligation collective de protéger les droits humains, en veillant spécifiquement à ce que les soins de santé soient accessibles à toutes les personnes, sans aucune discrimination, et ceci quels que soient leur statut sérologique, leur origine, leur sexe ou leur lieu de résidence. La stigmatisation et la discrimination ne devraient pas saper les acquis et entraver nos progrès.

                Compte tenu des résultats obtenus, il est effectivement possible d’éliminer le VIH grâce aux efforts combinés des gouvernements, des partenaires, des prestataires de soins de santé, de la société civile et, surtout, des communautés. Les communautés sont des partenaires majeurs dans l’élaboration conjointe de stratégies et dans la mise en œuvre conjointe d’interventions visant à éliminer les obstacles aux soins liés aux droits humains, et nous devons veiller à ce que leurs voix soient entendues.

                La riposte au VIH est compliquée par l’incidence croissante des flambées de maladies dans la Région africaine, qui ont un impact négatif sur nos systèmes de santé déjà en difficulté. Au moment où nous accélérons notre riposte à l’épidémie, il est important que nous restions conscients du fait que des systèmes de santé solides et des approches des soins de santé intégrées et centrées sur la personne sont essentiels pour répondre de façon optimale aux besoins multiples de nos populations vulnérables.

                Profitons de cette occasion pour reconnaître les progrès accomplis, mais aussi pour renouveler notre engagement commun en faveur de l’élimination de l’infection à VIH. En protégeant le droit de chaque personne à la santé et en réduisant les nouvelles infections par le VIH, nous pouvons parvenir à une génération sans sida et assurer la pérennité de la riposte au VIH.

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              2. Thiaroye, un contentieux historique parmi d’autres…

                Thiaroye, un contentieux historique parmi d’autres…

                François Hollande avait fait un petit pas. Emmanuel Macron en fait un autre. Trop peu ? Trop tard ? Les pays et les familles des tirailleurs sénégalais et autres en attendent davantage. Peut-être une politique lisible, valable pour tous ?

                Dans une lettre à son homologue sénégalais, le chef de l’État français annonce que « la France se doit de reconnaître que la confrontation de militaires et de tirailleurs qui exigeaient l’entièreté de leur solde légitime a déclenché un enchaînement de faits ayant abouti à un massacre, le 1ᵉʳ décembre 1944, au Camp de Thiaroye ». Ne devrait-on pas se féliciter pour une telle reconnaissance ?

                Quatre-vingts ans après cet événement douloureux, l’amertume des peuples et des familles demeure. Sans doute parce que l’on a trop longtemps ignoré leurs souffrances, pratiquement incurables, désormais. Il ne faut pas s’étonner qu’une indifférence aussi longue ait des conséquences. Très peu font le rapprochement entre ces meurtrissures aggravées par le temps et le fait que la France, en Afrique, va de déconvenue en déconvenue. Ce sont de tels contentieux qui, insidieusement, alimentent les rancœurs que d’aucuns qualifient de sentiments anti-français.

                Et Paris ne peut espérer enrayer une certaine perte de vitesse dans ce qui était jadis son pré-carré en Afrique, uniquement avec des gestes ponctuels, en direction d’un pays donné, par rapport à un contentieux précis. Pour reconquérir la bienveillance des peuples africains, la France devra s’inventer une politique claire, transparente, qui ne fluctue pas à la tête des dirigeants.

                Thiaroye est tout de même un symbole important…

                Que de symboles importants, dans le flot des contentieux historiques de la France en Afrique ! Chaque ancienne colonie a les siens. Certes, Thiaroye a donné lieu, en 1988, à un film magnifique (de Sembène Ousmane, NDLR), qui aurait dû constituer un déclic. Ceux des jeunes Africains d’aujourd’hui qui ont vu ce film y découvrent des propos, des comportements qui font écho à ce qui nourrit, chez eux, les sentiments que déplorent certains. Quelques dialogues du film leur rappellent que la mentalité qui prévalait à l’époque du massacre de Thiaroye n’a pas totalement disparu.

                Le film est-il si donc si réaliste ?

                Il vaut le détour ! Ainsi, lorsque le général rassemble les officiers supérieurs pour trancher la question du paiement aux tirailleurs de ce qui leur avait été promis, on découvre deux profils dissemblables, le meilleur, juste en face du pire.

                • Mais, qu’est-ce qu’ils vont faire de tout cet argent, au fond de leurs cases ? s’interroge un officier, qui suggère de le leur changer à la moitié de sa valeur. Mais, ironise-t-il, le capitaine Raymond n’est pas de cet avis. Seulement, capitaine, vous ne connaissez pas les indigènes ! Et vous ne connaissez pas les colonies !
                • Il ne s’agit pas de connaître les colonies ou les indigènes, comme vous dites. Il s’agit de simplement respecter nos engagements, répond le capitaine. À Morlaix, une avance leur a été donnée. Avec la promesse absolue qu’ils seraient intégralement payés, dès leur arrivée à Dakar. Les combattants français blancs, eux, ont été payés !
                • Mais, chaque guerre demande une période d’austérité, lance un autre.
                • Vous n’allez pas me dire que c’est en escroquant un millier d’indigènes que la France pourra se reconstruire, réagit Raymond.
                • Escroquer, escroquer ! Nous nous sommes montrés très généreux avec eux ! La France est généreuse avec ses indigènes. D’ailleurs, nous les avons sortis de la barbarie…
                • Il ne s’agit pas de générosité, rétorque Raymond, mais de justice. Quant à la barbarie, je ne sais pas si elle est chez eux ou chez nous.
                • Et l’autre de contre-attaquer : Quant à moi, je dis que ces gens, qui sont d’un naturel primitif, ont été manipulés, voire achetés par les nazis ! Ou par les bolchéviks, pour déstabiliser l’empire ! D’ailleurs, comment auraient-ils pu revenir des camps, sinon ?

                Comment on peut dire, penser des choses pareilles ? s’emporte Raymond. Pour Hitler, les Juifs, les communistes, les francs-maçons, les Tziganes, les Noirs, tout ça, c’est à éliminer. Quant à nous, nous sommes allés chercher ces Noirs dans leurs villages, pour leur faire faire la guerre. À votre place, messieurs !

                Mais Raymond perdra son combat. Et le massacre aura bien lieu…

                Chronique de Jean-Baptiste Placca du 30 novembre 2024

              3. Le Togolais Kollins, une chanson « Douce » pour se donner un nouveau départ après deux ans d’absence

                Le Togolais Kollins, une chanson « Douce » pour se donner un nouveau départ après deux ans d’absence

                La nouvelle a fait grand bruit à Lomé. Kollins a fait son grand retour sur la scène afropop du Togo après un peu plus de deux ans d’absence. Le natif de Zowla (sud Togo) a remis sa casquette de compositeur et interprète pour aller reconquérir son public.

                Depuis 2010, Kollins est actif dans la musique de son pays, d’abord dans le rap, puis dans le r’n’b. Il détient à ce jour plusieurs récompenses prestigieuses, notamment un Togo Hip Hop Award.

                Son succès mémorable est la chanson « Ma Préférée » (2016) en duo avec la Nigériane Chidinma. C’est avec la chanson « Gbédoda (Prière) » que Kollins marquait une pause dans sa carrière le 7 mai 2022. Aujourd’hui c’est au tour de « Douce » de briller. Kollins chante l’amour une fois de plus, pour l’élue de son cœur. Un premier single qui annonce de nouveaux projets pour 2025.

                Source : rfi.fr

              Radio Renouveau228

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