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  • Au Sahel, risquer sa vie pour 100 euros par mois

    Au Sahel, risquer sa vie pour 100 euros par mois

    Les camionneurs qui relient le port de Lomé, au Togo, au Burkina Faso et au Niger, risquent chaque jour leur vie en prenant la route. D’un côté, les attaques des groupes djihadistes. De l’autre, la multiplication des check-points et des détours imposés qui allongent les trajets.

    À Cinkassé, une ville togolaise frontalière avec le Burkina Faso située à 600 km au nord de Lomé, le parc à camions situé à proximité du poste de contrôle douanier grouille d’activité. Des dizaines de camions sont stationnés. Les conducteurs, en attendant de remplir les formalités douanières, tuent le temps en discutant autour d’une tasse de thé. Les sujets de conversation tournent autour des mêmes préoccupations : le mauvais état des routes ou encore la lenteur des formalités administratives qui retarde le voyage, prolonge l’attente dans le parc et complique la planification des trajets.

    À cela s’ajoute une inquiétude permanente sur les conditions de sécurité, de plus en plus incertaines. Un peu plus loin, les ronflements des moteurs, entrecoupés de coups de klaxon assourdissants, annoncent le départ imminent pour la suite du voyage vers des zones où les dangers sont omniprésents.

    Au Togo, le secteur des transports de marchandises joue un rôle essentiel dans les échanges avec les pays du Sahel. Depuis le port de Lomé, des entreprises assurent l’acheminement de divers produits tels que les matériaux de construction, les denrées alimentaires, les appareils électroménagers, les vêtements, etc. En l’absence de ligne ferroviaire entre le Togo et les pays de destination, le transport se fait principalement par camion. L’activité rapporte entre 600 et 700 euros par voyage à l’entreprise, en fonction de la nature et du volume des marchandises transportées, mais aussi de la destination.

    « Il faut bien nourrir nos familles »

    Dans la cabine exiguë de son poids lourd, Rachid, un homme d’une cinquantaine d’années, le visage buriné par des années de travail difficile aux quatre coins du Sahel, s’apprête à reprendre le volant pour affronter une nouvelle fois ces routes périlleuses. La main gauche sur un volant usé, marqué par des milliers de kilomètres parcourus, et un chapelet dans la main droite, les perles glissant lentement entre ses doigts calleux, son regard concentré mais inquiet scrute la route devant lui. Une route où les dangers sont invisibles mais permanents, où chaque kilomètre est une prise de risque.

    Sur le siège arrière s’entassent quelques effets personnels et un tapis de prière enroulé, son sanctuaire mobile qu’il garde toujours avec lui pour les moments de recueillement. Rachid, comme à son habitude, adresse une prière silencieuse avant chaque départ, implorant la protection divine :

    Chaque départ me remplit d’inquiétude, confie-t-il. Il y a non seulement les soldats qui nous harcèlent sur la route mais aussi les groupes armés qui rôdent1. Avant de partir, il faut dire adieu à sa famille parce que chaque voyage peut être le dernier. Le problème, c’est surtout l’axe Kaya-Dori [au Burkina Faso]. Là-bas, très souvent, les groupes armés enlèvent les camionneurs et les amènent dans la brousse. Certains reviennent, mais malheureusement, beaucoup ne reviennent jamais. Mais c’est notre métier. Que pouvons-nous faire ? Il faut bien nourrir nos familles.

    Comme Rachid, ils sont des centaines à affronter les dangers chaque jour contre en moyenne 100 euros de salaire mensuel. Dans le parc du poste de contrôle de Cinkassé, Saïd Traoré patiente. Son visage, mêlé de fatigue et d’effroi, raconte l’histoire avant même qu’il n’ouvre la bouche : « Franchement, cette route fait peur. Il y a neuf mois, j’étais au Mali. En revenant, j’ai eu une panne de pneu. J’ai dû m’arrêter pour attendre de l’aide. Des hommes armés sont arrivés et m’ont demandé pourquoi je m’étais garé. Je voulais leur expliquer mais ils m’ont frappé et poignardé aux mains et aux fesses, puis ils m’ont amené dans leur base… »

    Il s’interrompt un moment, chaque mot semblant raviver la douleur du souvenir. Après un court silence, il reprend : « Ils voulaient emmener mon camion mais ils n’ont pas réussi. À leur base, j’ai retrouvé d’autres chauffeurs. Nous étions gardés comme des otages, et lorsqu’ils revenaient de leurs attaques ils nous donnaient leurs fusils pour qu’on les nettoie. Ils ont tué plusieurs camionneurs avec leurs apprentis. » Saïd et ses camarades ont eu la vie sauve grâce à une intervention rapide de l’armée nigérienne – ils avaient en effet été déplacés au Niger par leurs geôliers -, mais beaucoup n’ont pas eu cette chance.

    Un traumatisme silencieux

    Sur les routes menant du Togo vers le Sahel, plusieurs camionneurs ont perdu, pour certains la vie, et pour d’autres leur camion et par conséquent leur emploi. C’est le cas de Moustapha, 48 ans, marié et père de quatre enfants. Après avoir été arrêté en février 2019 sur la route de Pama, dans l’est du Burkina Faso, il a dû changer de métier.

    Lorsqu’ils nous ont arrêtés, se souvient-il, ils nous ont forcés à décharger nos camions dans leur base, en pleine forêt. Le lendemain, ils m’ont reconduit à moto jusqu’à la route bitumée et m’ont demandé de partir. Je suis allé faire ma déposition à la gendarmerie de Fada N’Gourma avant de rejoindre Lomé via Ouagadougou. C’est quelques jours après qu’ils ont relâché mon collègue. Beaucoup de camionneurs ont vécu le même sort et vivent leur traumatisme en silence.

    Contacté, le syndicat de l’Union des transporteurs routiers du Togo (Unatrot) n’a pas souhaité s’exprimer sur ce sujet sensible, probablement par crainte de représailles ou en raison d’une volonté de ne pas attirer l’attention sur une crise qui perdure. Le nord du Togo est confronté, depuis 2022, à une crise sécuritaire marquée par des incursions d’hommes armés, souvent en provenance du Burkina Faso. Mais le gouvernement togolais communique très peu sur la situation.

    En 2023, plusieurs attaques djihadistes ont visé des camions transportant des marchandises. Ces attaques ont fait plusieurs dizaines de victimes sur l’axe Lomé-Ouagadougou. Les incidents les plus graves ont été signalés dans le village burkinabè de Nouaho, situé à une trentaine de kilomètres de la frontière togolaise.

    Des détours imposés, un manque à gagner

    Cette situation ne préoccupe pas uniquement les camionneurs et leurs familles. Les propriétaires des camions s’inquiètent également. Entre la crainte de voir leurs chauffeurs attaqués ou kidnappés et la possibilité de perdre leurs camions, ces derniers vivent dans une angoisse permanente. À Dapaong, dans la région des Savanes (nord du Togo), Ali, l’un de ces propriétaires, ne cache pas son désarroi : « La situation est vraiment difficile. Nous voyons souvent plusieurs images de camions brûlés ou détournés vers des destinations inconnues. Quand mon employé prend la route, je ne dors pas tranquillement jusqu’à ce qu’il soit revenu sain et sauf. »

    Depuis 2019, les trajets reliant le port de Lomé à l’est du Burkina Faso et au Niger se sont considérablement rallongés. La RN 19, qui part de la frontière est du Togo, à Ponio, est désormais contrôlée par des groupes djihadistes, ce qui rend ce tronçon impraticable. Ceux qui transportent des marchandises vers le Niger ou vers Fada N’Gourma doivent désormais emprunter des routes alternatives et passer par Ouagadougou et Kaya.

    Pour aller au Niger, une fois arrivé à Kaya, il faut attendre l’organisation d’un convoi militaire pour assurer la sécurité, et cela peut prendre plusieurs semaines. Une fois, nous devions ravitailler la mine d’or d’Essakane [située à 310 km au nord de Ouagadougou, dans la région du Sahel, NDLR] en carburant, mais nous avons dû attendre deux semaines pour que le convoi, composé de forces terrestres, de drones et d’hélicoptères, nous accompagne jusqu’à destination, raconte Martin, un chauffeur de camion-citerne.

    Ces adaptations représentent un manque à gagner pour les propriétaires. « Avant, les camions mettaient au plus trois semaines pour effectuer l’aller-retour entre Lomé et Niamey. Aujourd’hui, avec les détours et les délais liés à l’organisation des convois, cela peut prendre jusqu’à trois mois. Plus le voyage dure, moins le propriétaire gagne, car il faut aussi ajouter les frais de route et la dotation en carburant », explique Ali, qui estime avoir perdu en un an plus de 7 000 euros en raison de cette situation.

    Attaques et incendies de camions restent monnaie courante sur les routes du Sahel. Mais, chaque jour, des camionneurs bravent le risque. Souvent seuls ou parfois en convoi, ils sont résolus à dormir sur les routes, dans la cabine de leurs camions ou sur un lit de fortune dressé sous le véhicule garé, exposés à toutes sortes de menaces.

    Source: https://afriquexxi.info/

  • Consolider la riposte à la mpox en Afrique alors que les efforts commencent à porter des fruits

    Consolider la riposte à la mpox en Afrique alors que les efforts commencent à porter des fruits

    Si nous reconnaissons les acquis et célébrons les succès obtenus à ce jour, il n’y a aucun doute que nous devons faire davantage pour protéger les populations contre la mpox, en Afrique et ailleurs.

    Déclaration de la Dre Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique

    Brazzaville – Même si la mpox reste une menace mondiale – comme en atteste la déclaration de l’OMS, le 22 novembre 2024, selon laquelle cette maladie constitue toujours une urgence de santé publique de portée internationale –, nous commençons à percevoir des signes que les efforts de riposte portent des fruits en Afrique.

    C’est une nouvelle encourageante, mais nous savons que des défis demeurent, et nous devons rester vigilants.

    Voici mon analyse.

    Depuis que la mpox a été déclarée comme une urgence de santé publique de portée internationale en août 2024, la situation est devenue plus complexe à l’échelle mondiale. Etant donné que la maladie peut se propager à travers les voyages internationaux, elle doit encore faire l’objet d’une riposte internationale coordonnée.

    Cela ne signifie pas pour autant que la situation en Afrique est la même qu’il y a un peu plus de 100 jours.

    Où en est-on maintenant ?

    La situation de la mpox en Afrique est contrastée. De nombreux pays de la Région ont renforcé la surveillance de la maladie, la détection des cas (y compris aux points d’entrée pendant les voyages) et la prévention des infections (particulièrement grâce à la vaccination), ainsi que la fourniture de soins et le soutien aux personnes touchées. Tous ces efforts ont permis de freiner la propagation du virus.

    Par exemple, depuis le mois d’octobre 2024, le Congo, le Gabon, la Guinée et l’Afrique du Sud n’ont signalé aucune flambée active de mpox pendant au moins six semaines consécutives et sont entrés dans la « phase de contrôle » (laquelle commence lorsqu’aucun nouveau cas n’a été signalé au cours des 42 derniers jours). Et, au 25 novembre, le Ghana, la Zambie et le Zimbabwe sont également entrés dans cette phase.

    Seize des 19 pays de la Région touchés par la mpox ont désormais atteint des taux de dépistage supérieurs à 80 %. Cependant, la République démocratique du Congo reste le pays le plus affecté par la maladie, représentant près de 80 % de tous les cas confirmés en laboratoire dans la Région depuis le début de l’année.

    La mpox s’est propagée à plus de 80 % des zones de santé (touchant 424 zones sur 519) en République démocratique du Congo ; le Sud-Kivu, Tshuapa et Sankuru supportent actuellement la plus lourde charge due à cette maladie. Le pays est confronté à des problèmes importants, notamment des capacités de diagnostic limitées et des contraintes logistiques. Par exemple, seulement 37 % des échantillons prélevés ont été analysés au cours des trois semaines allant de fin octobre à début novembre 2024, laissant certaines provinces sous-représentées dans les données de surveillance, ce qui se ressent par ailleurs sur la riposte.

    Nous devons poursuivre nos efforts dans tous les domaines clés de la riposte aux flambées et les intensifier là où cela s’avère nécessaire.

    Dans toute la Région, l’OMS et ses partenaires ont fourni un appui technique et un large éventail de matériels aux gouvernements pour les aider à se préparer aux flambées de mpox et à y riposter. Plus de 2000 professionnels de santé ont été formés aux principaux aspects de la riposte aux flambées épidémiques. Les capacités de diagnostic ont été considérablement renforcées grâce à la réalisation de 42 000 tests PCR (ou amplification en chaîne par polymérase) au cours du seul mois d’octobre. La recherche et le traitement des cas contacts ont été intensifiés et des activités de communication sur les risques et l’engagement communautaire à grande échelle sont activement soutenues pour informer les populations sur les moyens de rester en sécurité.

    En outre, l’OMS fournit un appui technique aux pays pour qu’ils puissent élaborer des plans de déploiement ciblés des vaccins afin d’accroître au maximum l’impact d’un nombre limité de doses. L’Organisation a facilité l’achat de vaccins par les pays en ajoutant le vaccin MVA-BN à sa liste de préqualification, en déclenchant le processus d’homologation d’urgence des vaccins LC-16 et ACAM2000 et en établissant un Mécanisme d’accès et d’allocation afin de faciliter un meilleur accès aux vaccins, aux traitements et aux tests là où ils sont le plus nécessaires.

    Des campagnes de vaccination contre la mpox sont organisées en ce moment en République démocratique du Congo, au Nigéria et au Rwanda, et des plans de vaccination sont en cours dans d’autres pays.

    En novembre, le Mécanisme d’accès et d’allocation a alloué près de 900 000 doses de vaccin anti‑mpox à neuf pays africains les plus durement touchés par la flambée actuelle de mpox. Il s’agit notamment de l’Afrique du Sud, de la Côte d’Ivoire, du Kenya, du Libéria, du Nigéria, de l’Ouganda, de la République centrafricaine et de la République démocratique du Congo.

    Nous ne sommes pas encore sortis d’affaire.

    Lors d’une visite récente dans un centre de traitement à Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo, j’ai pu observer par moi-même les efforts et les défis auxquels sont confrontés les professionnels de santé qui continuent de travailler sans relâche dans des conditions difficiles.

    Au 27 novembre 2024, 12 pays connaissaient encore une transmission active du virus. Huit d’entre eux – à savoir la RDC, le Burundi, la République centrafricaine le Nigéria, la Côte d’Ivoire, le Libéria, l’Ouganda et le Kenya – sont confrontés à des flambées épidémiques très préoccupantes. Le Burundi, l’Ouganda et la RDC représentent collectivement plus de 96 % de l’ensemble des cas de mpox confirmés en laboratoire dans la Région et ont toujours besoin d’interventions urgentes et durables.

    À sa deuxième réunion sur la recrudescence de la mpox, tenue le 22 novembre 2024, le Comité d’urgence du RSI a pris note des progrès accomplis dans la lutte contre la propagation de la mpox, mais a indiqué que cette maladie continue de répondre aux critères d’une urgence de santé publique de portée internationale et qu’il s’avère nécessaire d’adopter une riposte cohérente et durable entre les pays, ce qui suppose notamment des engagements nationaux plus fermes.

    Si nous reconnaissons les acquis et célébrons les succès obtenus à ce jour, il n’y a aucun doute que nous devons faire davantage pour protéger les populations contre la mpox, en Afrique et ailleurs.

    La solidarité mondiale et régionale est de ce point de vue essentielle. Il est primordial d’accroître les ressources et le soutien, en particulier pour les communautés et les pays qui sont les plus touchés par la flambée de mpox en Afrique.

    Ce n’est qu’alors que nous pourrons pérenniser les acquis et relever les défis restants, qu’il s’agisse de la surveillance ou de l’accès aux vaccins anti-mpox.

    Contexte

    Au 27 novembre 2024, plus de 14 669 cas confirmés en laboratoire et 55 décès avaient été notifiés dans la Région africaine depuis le début de l’année en cours. La notification de cas d’infection par la souche très virulente du clade 1b au Royaume-Uni, en Suède, en Allemagne, aux États-Unis d’Amérique, en Thaïlande et en Inde souligne l’impérieuse nécessité de s’attaquer à cette flambée épidémique à son épicentre afin d’éviter une nouvelle propagation mondiale.

    La mpox est une maladie virale causée par l’orthopoxvirus simien, une espèce du genre Orthopoxvirus. Les symptômes courants de la mpox sont une éruption cutanée ou des lésions des muqueuses pouvant durer deux à quatre semaines, avec de la fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires, des douleurs dorsales, un manque d’énergie et un gonflement des ganglions lymphatiques. Dans les cas graves, la maladie peut être mortelle.

  • Togo- Qui est Dr Awa Krou Malam Boukar, nouveau directeur de l’EAMAU?

    Togo- Qui est Dr Awa Krou Malam Boukar, nouveau directeur de l’EAMAU?

    L’Ecole africaine des métiers de l’architecture et de l’Urbanisme (EAMAU) a un nouveau Direction. Nigérien, Maître de conférences, Awa Krou Malam Boukar est élu à ce poste il y a quelques jours.

    Le Niger va assurer désormais la direction générale de l’Ecole africaine des métiers de l’architecture et de l’urbanisme (EAMAU), basée à Lomé au Togo.

    C’est le Dr MALAM BOUKAR Awa Krou, Maitre de conférence, enseignant chercheur à l’université André SALIFOU de Zinder qui a été élu avec brio par les participants aux travaux de la 42 ème session ordinaire du Conseil d’administration de la dite école qui regroupe 14 pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre.

    Ils se sont retrouvés à Lomé au Togo du 4 au 6 Décembre 2024, sous la présidence du président du conseil d’administration de l’institution, Professeur MAMADOU Saidou, ministre nigérien de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation Technologique.

    Avec RESP COM MESR/IT

  • Alternance: le CAR appelle à s’inspirer de l’expérience du Ghana au Togo

    Alternance: le CAR appelle à s’inspirer de l’expérience du Ghana au Togo

    La dernière élection présidentielle au Ghana doit faire électorale au Togo. C’est le souhait du Comité d’action pour le renouveau (CAR), un parti se réclamant de l’opposition togolaise.

    COMMUNIQUE DE PRESSE

    Relatif à l’élection présidentielle du 7 décembre 2024

    Le peuple ghanéen a, à travers les élections générales organisées ce 7 décembre 2024, démontré à la face du monde sa maturité politique et l’encrage de la démocratie dans cet Etat voisin de notre pays le Togo.

    Le CAR a appris ce dimanche 8 décembre 2024, soit 24 seulement après le vote, que l’ancien Président John Mahama a remporté l’élection présidentielle, réalisant ainsi l’alternance au sommet de l’Etat entre le NPP et le NDC.

    Cette victoire a été immédiatement reconnue par le principal challenger, le candidat de NPP, le Vice-président M. Mahamudu Bawumia, consolidant ainsi de nouveau l’alternance au pouvoir sans violence.

    En attendant la confirmation de ces résultats par les instances habilitées du Ghana, le CAR félicite les acteurs politiques ghanéens pour avoir mis l’intérêt du pays au-dessus de leurs intérêts partisans.

    Le CAR appelle le Gouvernement et l’ensemble des acteurs politiques togolais à s’inspirer de cette expérience du Ghana pour notre pays le Togo.

    Fait à Lomé, le 8 décembre 2024

    Pour le CAR

    Le Président National

    Yao Date

  • Au Togo, les prochaines sénatoriales sont de la distraction ?

    Au Togo, les prochaines sénatoriales sont de la distraction ?

    Le Front Touche Pas A Ma Constitution n’attend rien des sénatoriales prévues début février prochain. “…le régime de Faure Gnassingbé choisit de distraire le peuple avec des élections sénatoriales, plutôt que de répondre à ses véritables aspirations”, dénonce-t-il.

    COMMUNIQUE DE PRESSE

    LOME 9 Décembre 2024 – DIFFUSION IMMEDIATE

    LE FOLKLORE DES ELECTIONS SENATORIALES

    En ces temps critiques pour le Togo, le régime de Faure Gnassingbé choisit de distraire le peuple avec des élections sénatoriales, plutôt que de répondre à ses véritables aspirations. En fixant ces élections pour février 2025, le régime confirme une fois de plus son indifférence aux préoccupations des Togolais.

    Le peuple togolais aspire légitimement à :

    • Une élection présidentielle transparente et équitable ;
    • Une gouvernance qui soulage les familles togolaises de la pr écarité économique ;
    • La fin d’un système gangrené par la corruption ;
    • L’exercice plein et entier des libertés publiques, individuelles et collectives.

    Près de nous en Afrique de l’Ouest, au Sénégal et au Ghana, après le Bénin et le Nigeria, les processus électoraux récents démontrent qu’une alternance pacifique et respectueuse du choix populaire est possible.

    L’histoire et l’actualité nous enseignent également que les régimes autoritaires, lorsqu’ils persistent contre la volonté populaire, peuvent connaître une fin dramatique, avec des conséquences graves pour leur pays. L’effondrement du régime de Bachar al-Assad en Syrie illustre de manière saisissante le risque encouru par les pays où le système politique ignore durablement les aspirations du peuple.

    Le Front « Touche Pas À Ma Constitution » appelle solennellement les Togolais à ne pas se laisser distraire par le folklore des élections sénatoriales, destinées à récompenser des amis pour service rendu au régime et aucunement à contribuer au bien-être des citoyens.

    L’heure n’est plus aux contorsions institutionnelles et aux artifices électoraux pour un pouvoir à vie, mais à la construction d’une démocratie vivante, inclusive et porteuse de prospérité.

    Ensemble disons NON à la confiscation du pouvoir.

    Ensemble disons OUI à un Togo où chaque citoyen peut exercer pleinement ses droits et contribuer au développement national, sans subir abusivement une violence d’Etat.

    Participez aux manifestations pacifiques, engagez-vous dans des discussions communautaires, et faites entendre votre voix sur les réseaux sociaux.

    Que viennent les tyrans, ton cœur soupire vers la liberté !

    La Cellule de Communication

    Contact presse : Tél : +228 90 87 48 26

  • Calendrier, Subventions, Formation… : Le Secrétaire Général de la FTF dévoile tous les détails de la saison

    Calendrier, Subventions, Formation… : Le Secrétaire Général de la FTF dévoile tous les détails de la saison

    Après des mois de préparation marqués par des discussions entre la Fédération Togolaise de Football (FTF), le ministère des Sports et des Loisirs, et les clubs, la nouvelle saison sportive est désormais prête à démarrer. C’est le 15 décembre 2024 que sera donné le coup d’envoi tant attendu. Le Secrétaire Général de la FTF, Hervé Tété Agbodan, fait le point sur l’état des préparatifs et les enjeux d’une saison pleine de promesses.

    Des préparatifs bien avancés malgré les défis

    Après plusieurs reports, un consensus a été trouvé entre toutes les parties prenantes pour démarrer la saison à la mi-décembre. Hervé Tété Agbodan se veut rassurant. Le Secrétaire Général de la FTF en appelle à la mobilisation de tous les acteurs pour maintenir cette dynamique positive et faire de cette saison un modèle d’organisation : “Les préparatifs essentiels sont finalisés grâce à une collaboration étroite entre la FTF, les clubs et le ministère des Sports. Bien sûr, il reste des ajustements à apporter, mais tout est en place pour garantir une saison réussie”, a précisé Hervé Tété Agbodan.

    Une attention particulière portée à la formation des acteurs

    Certains observateurs ont exprimé des inquiétudes sur la préparation des différents acteurs, notamment les arbitres, entraîneurs et autres intervenants. À ce sujet, Hervé Tété Agbodan détaille les actions entreprises :
    “Les arbitres ont bénéficié d’une formation approfondie en août dernier à travers les cours MA, et des sessions complémentaires sont prévues avant le début de la saison. Pour les entraîneurs, journalistes et médecins, des formations spécifiques seront organisées en cours de saison”.

    Un soutien financier renforcé pour les clubs

    La gestion financière des clubs reste une priorité pour la FTF et le ministère des Sports. Pour cette saison, un effort a été consenti pour soulager les charges des équipes :

    • Clubs de D1 : 15 millions FCFA (10 millions de l’État et 5 millions de la FTF).
    • Clubs de D2 : 8 millions FCFA (5 millions de l’État et 3 millions de la FTF).

    “Les virements de la FTF ont déjà été effectués, et nous travaillons avec le ministère pour que les subventions étatiques soient versées rapidement,” souligne le Secrétaire Général de la FTF.

    Professionnalisation : Un chantier à accélérer

    Lancé depuis plusieurs mois, le processus de professionnalisation du football togolais a enregistré des progrès notables, mais il reste encore des défis à relever.
    “Grâce au cadre légal mis en place et au soutien des autorités, nous avançons. Toutefois, nous devons accélérer les réformes pour permettre à notre football de rivaliser avec les meilleures compétitions du continent,” affirme Hervé Tété Agbodan.

    La professionnalisation reste un pilier central des ambitions de la FTF pour offrir au football togolais une base solide et durable.

    La Supercoupe : Le duel disputé dimanche au stade de Kégué

    Le coup d’envoi symbolique de la saison a été donné avec la Supercoupe, une compétition qui a permis de jauger l’état de préparation des clubs ASKO de Kara et l’ASCK, respectivement champion et vainqueur de la Coupe du Togo de la dernière saison.
    “La Supercoupe a montré que le train est sur les rails. Nous saluons l’engagement des acteurs et espérons que cette dynamique se poursuivra tout au long de la saison,” a indiqué Hervé Tété Agbodan avant d’ajouter “Nous devons continuer à travailler ensemble. Cette saison est une opportunité pour le football togolais de se démarquer et de prouver son potentiel. Ensemble, nous pouvons relever les défis et atteindre nos objectifs”.

    Source: ftftogo.com

  • La vulnérabilité des grandes démocraties

    La vulnérabilité des grandes démocraties

    À force de se comparer au bloc de l’Est, les démocraties occidentales ont oublié de penser leur avenir. Se croire meilleur parce que l’autre a fait naufrage n’est pas ce qu’il y a de plus stimulant comme faire-valoir.

    À la faveur du vote d’une motion de censure, l’Assemblée nationale a donc fait tomber le gouvernement de la France, cette semaine. C’est d’autant moins banal que le seul précédent, sous la Ve République, remontait à 1962. Est-ce, pour autant, suffisant pour soutenir, comme vous le faites, que les démocraties occidentales sont mal en point ?

    Au-delà de la chute du gouvernement en France, nombre de nations-phares de la démocratie occidentale vivent des crises politiques qui donnent une impression d’essoufflement, sinon de fin de cycle des systèmes. Après tout, une démocratie ne meurt pas uniquement de coups d’État militaires ou de révolutions. C’est souvent bien plus insidieux. Et certains peuples sont trop sûrs de leur système pour entendre le questionner ou le remettre en cause. Mais, les blocages fréquents des institutions, ici et là, sont le signe que ces démocraties perdent pied. Quand, par exemple, les choix parfois déconcertants des électeurs suffisent à les ébranler profondément. Après les Etats, la Belgique, le Canada, l’Allemagne et quelques autres nations, l’actualité en France indique que l’autosatisfaction n’est peut-être pas la meilleure attitude face aux risques qui guettent le fonctionnement des grandes démocraties.

    Ces pays sont-ils vraiment dans l’autosatisfaction ?

    Depuis l’effondrement du bloc soviétique, il y a trente-trois ans, le monde occidental vit dans la certitude que son modèle démocratique et capitaliste est l’étalon universel. Conforté, il est vrai, par le fait que même la Russie et la Chine sont désormais en économie de marché, sinon dans le pire du capitalisme sauvage. Mais l’Union soviétique n’a pas été vaincue. Elle s’est juste écroulée, juste parce qu’elle ne pouvait plus répondre aux besoins de sa population. Et l’Occident, par facilité intellectuelle, en a déduit que son système est définitivement le meilleur. Se croire meilleur parce que l’autre a fait naufrage est la pire des méprises. Pour les individus comme pour les nations. Ce n’est vraiment pas ce qu’il y a de plus stimulant comme faire-valoir. La preuve : les champions mondiaux de la démocratie ont oublié de se régénérer et ne cessent de trébucher, chaque fois que les électeurs, comme pour embarrasser des politiques agaçants, s’amusent, avec leurs bulletins de vote à rendre les pays ingouvernables.

    En quoi les dirigeants politiques agaceraient-ils les électeurs ?

    Des promesses électorales non tenues aux mensonges grossiers dont abusent parfois certains politiciens en campagne, les motifs de frustration sont légion, qui justifient des transhumances électorales capricieuses, propres à compliquer la constitution de majorités stables. Les électeurs s’agacent aussi de la désagréable propension de certains responsables politiques à sans cesse rejeter la faute sur leurs adversaires, sinon sur les électeurs. De la même façon que nombre d’institutions internationales conçues au sortir de la Deuxième Guerre mondiale ont atteint leurs limites, certains systèmes politiques sont à bout de souffle. Les dirigeants, empêtrés dans les urgences, oublient de penser l’avenir. Pour espérer des bonds qualitatifs, les peuples cherchent désormais des leaders d’envergure. Pas pour modeler la société à leur seule image, en attendant que leur successeur vienne tout défaire.

    Les institutions solides et durables impliquent le consensus et l’esprit d’ouverture. C’est ce que beaucoup espéraient d’Emmanuel Macron, arrivé au pouvoir alors que les principales formations qui s’y succédaient jusqu’alors avaient implosé. Il aurait pu faire l’Histoire, en saisissant cette opportunité pour redessiner le paysage institutionnel de son pays dans le sens d’un ensemble plus cohérent que les blocs irréconciliables qui figent et crispent le pays, sans offrir un début de stabilité pour gouverner. L’affaiblissement des autres, qu’il a trouvé, a juste servi à lui faciliter, un temps, la conduite du pays. Il s’est accommodé de la seule adversaire de poids qui lui restait, se servant habilement de ce qui, pour l’électorat, pouvait servir d’épouvantail chez lui. Cette méthode a atteint ses limites, et il aura du mal à convaincre n’être pour rien dans l’impasse actuelle.

    Quant aux peuples du monde auxquels l’on indique sans cesse quel système démocratique est le meilleur pour eux, ils risquent de se perdre, à force de voir les modèles de démocratie perdre aussi facilement pied.

    Chronique de Jean-Baptiste Placca du 7 décembre 2024

  • Firmin Ajavon, un candidat qui veut révolutionner le foot à la Ligue régionale maritime

    Firmin Ajavon, un candidat qui veut révolutionner le foot à la Ligue régionale maritime

    Firmin Ayikoé Ajavon, tête de la liste « Le Renouveau », candidat pour présider la Ligue régionale maritime, a ambitieux projet de développement du football.

    Bonne gouvernance, organisation rigoureuse, formation adaptée et objectifs clairs et précis…Ce sont-là les grandes lignes de l’ambitieux projet de développement du football porté par Firmin Ayikoé Ajavon (et son équipe de la liste « Le Renouveau ») pour la Ligue régionale maritime dont  l’assemblée générale élective se tient ce 6 décembre 2024 à Lomé.

    C’est la seule liste en course après que Firmin Ayikoé AJAVON, tête de liste « Le Renouveau », a réussi à ramener les candidats des autres listes pour en faire une pour le développement  du football des jeunes garçons et filles de sa juridiction territoriale.

    Conformément aux textes, un nouveau bureau exécutif dont la mission est de diriger la Ligue régionale maritime pour un mandat de quatre (4) années sera élu par les délégués des clubs et districts de cette région au Togo.

    Pour réussir sa mission, la liste « Le Renouveau » a concocté un programme d’actions ambitieux axé sur la gouvernance des clubs, des districts de la ligue régionale maritime, la transparence et l’efficacité dans la prise des décisions sur la base des comptes rendus réguliers aux membres.

    Il programme un dialogue constamment entre ses membres au cours de son mandat. Et aussi, une organisation des réunions pédagogiques avec les Présidents des clubs et districts dans l’optique d’accueillir des suggestions et d’assurer une collaboration efficace est prévue. Le programme d’action de cette liste propose outre la délocalisation des réunions de la Ligue dans toutes les préfectures de la région maritime.

    Un plan stratégique 2024-2028 sera aussi élaboré dans le but d’assurer la gestion saine et rigoureuse des ressources de cette Ligue dans une transparence sans précédent,  avec un renforcement de capacité financière des clubs ainsi que l’organisation des compétences avec certains partenaires financiers.

    Sur le chapitre de l’organisation, il est annoncé l’organisation régulière des compétitions de la Coupe de la Ligue Maritime chaque année (Hommes, Dames) ; des championnats de la Ligue de deux (2) compétions majeures chaque saison : la Régionale II qualificative pour la Régionale I ; et la Régionale I qualificative pour la troisième division nationale. De même que l’organisation des championnats interdistricts qualificatifs pour la Régionale II.

    Le championnat féminin est pris aussi en compte chaque saison pour désigner les représentants de la Ligue Maritime à un éventuel championnat national de deuxième division.

    Les compétitions des U18, U20 qui font défaut dans la région maritime seront relancés périodiquement à travers des championnats pour ces catégories des jeunes masculines comme féminines.

    Outre, la liste « Le Renouveau » projette d’organiser aussi avec l’accord du ministère des Sports et la FTF, d’un tournoi pour les académies de sa juridiction pour les catégories U10 et U15.

    Dans son programme, les acteurs du football de la Ligue Régionale Maritime auront droit au renforcement de leurs capacités. Ce renforcement des capacités concerneront les secrétaires généraux, les entraineurs, les éducateurs et les présidents de clubs, les arbitres, les journalistes etc…

    Des séminaires de formation pour les entraineurs, les encadreurs, les formateurs, les secrétaires généraux, les arbitres, les commissaires de match et les membres des COMEX (ligue et district) font partie également de l’agenda de Firmin Ayikoé AJAVON et son équipe. Le tout dans un esprit d’engagement avec le soutien des experts nationaux et internationaux.

    A court terme dans ces objectifs, il est prévu la relance des activités avec l’élaboration d’un règlement pour les promoteurs de la Ligue Régionale Maritime ; un règlement intérieur pouvant les conduire et une stratégie marketing pour permettre à l’institution d’atteindre ses objectifs.

    La création d’un poste de Directeur des compétitions de Ligue Maritime est l’une des idées phare du futur Président Firmin Ayikoé AJAVON et son équipe. Une réactualisation du ficher d’affiliation des clubs de la Ligue Maritime avec une informatisation des Licences de cette Ligue conformément  au système connect FIFA de la FTF.

    Il est programmé aussi l’Assistance aux régional I pour leurs régulations au niveau du ministère de l’Administration territoriale.

    La sélection d’une équipe de la Ligue qui jouera des matchs amicaux avec les Ligues partenaires nationaux comme internationaux pour la promotion des jeunes joueurs et joueuses fait partie des chapitres importants de cette liste.

    La prochaine équipe dirigeante de la Ligue Régionale Maritime compte aussi aider les districts à se doter d’un règlement intérieur et de procéder avec l’autorisation de la FTF à une relecture des statuts standards des districts et des Ligues.

    Un protocole de gestion des terrains municipaux et autres sur le territoire de la ligue est aussi programmé en collaboration avec les mairies.

    A long terme, les objectifs de la liste « Le Renouveau » sont entre autres : l’accompagnement techniques, financiers et matériels des districts dans l’organisation périodique de leurs activités ; la plaidoirie auprès de la FTF pour la création de sous district en facilitant l’accès à une ouverture d’assurance à tous les clubs de son ressort territorial ; l’aménagement et l’entretien de tous les terrains périphériques dans les préfectures de cette juridiction ; la création d’une Direction Technique Régionale de la Ligue Maritime avec un système informatisé.

    Il est à signaler que le prochain bureau exécutif de la Ligue Régionale Maritime que va présider Firmin Ayikoé AJAVON compte douze (12) membres et est composé des personnalités de renoms douées à la tâche et qui se donnent à la chose footballistique.

    La tête de cette liste « Le Renouveau » Firmin Ayikoé AJAVON est le 1er vice Président de FC GBOHLOE-SU des Lacs, membre de COMEX de la FTF. L’homme a déjà fait ses preuves dans ce domaine. C’est un acteur dont la qualité et la réputation ne souffrent d’aucune contestation. C’est pourquoi d’ailleurs, le Président du Bureau exécutif de FC GBOHLOE-SU des Lacs, Me Alexis Koffi AQUEREBURU lui fait confiance.

     On trouvera sur sa liste « Le Renouveau » des nommés comme: Kokou AHOLOU et TOULASSI Kokou respectivement  1er  Vice et 2è Vice Président ; Mme TOMETY Kai (EPS) du bureau ; Dr Kodjo Agakpé N’TSOUKPO (Médecin) et DEGUE Amévi   , TCHANILE Tchakala, Abressi OURO-AGORO, Mme Thérèse AMEGNIDO, DAMESSI Komi, Messanvi  SIGNON et EDOH Midjodji qui sont tous membres.

    Le soutien des acteurs des districts et clubs de la région maritime fera gagné Firmin Ayikoé AJAVON et son équipe car dit-on, l’union fait la force.

      Elom Dodji

  • Nouvelle Constitution au Togo : les élections sénatoriales auront lieu le 2 février

    Nouvelle Constitution au Togo : les élections sénatoriales auront lieu le 2 février

    Ces élections sont l’une des dernières étapes de la mise en place de la nouvelle Constitution promulguée en mai dernier et toujours contestée par l’opposition et la société civile.

    Les premières élections sénatoriales au Togo, l’une des dernières étapes de la mise en place de la nouvelle Constitution controversée, auront lieu le 2 février 2025, a annoncé le gouvernement. La refonte constitutionnelle, qui abolit l’élection du chef de l’État au suffrage universel et institue un régime parlementaire, est dénoncée par l’opposition et la société civile qui y voient un stratagème de l’actuel président Faure Essozimna Gnassingbé pour se maintenir indéfiniment au pouvoir. En effet, la précédente Constitution ne lui permettait que de briguer un dernier mandat présidentiel en 2025.

    Le peuple n’élira plus le président de la République

    Le Sénat a été institué par la révision constitutionnelle de 2002 mais n’a jamais été mis en place jusque-là. Les deux tiers des sénateurs seront élus par « l’ensemble des conseillers régionaux » et « des conseillers municipaux » convoqués « le dimanche 2 février 2025 », indique le gouvernement dans un communiqué daté de mardi et publié ce 5 décembre sur le site internet de la République togolaise. Les candidats pourront faire campagne du « vendredi 17 janvier 2025 » au « vendredi 31 janvier 2025 », ajoute-t-il.

    Les conseillers municipaux et régionaux ont été élus pour la première fois fin avril. Le dernier tiers des sénateurs sera directement nommé par le président de la République. Selon la nouvelle Constitution, définitivement adoptée en avril, les sénateurs examineront en première instance les projets de lois avant de les transférer aux députés pour leur adoption. Surtout, ce sont les députés et les sénateurs, réunis en Congrès, et non plus le peuple, qui éliront le président de la République.

    La fonction de président de la République est vidée de toute prérogative et sera purement honorifique, tandis que l’exercice effectif du pouvoir sera assuré par un président du conseil qui doit être automatiquement le chef du parti majoritaire à l’Assemblée nationale. Actuellement, Faure Gnassingbé est le président du parti majoritaire, UNIR, qui a raflé 108 des 113 sièges de députés lors des législatives d’avril.

    Une fois les sénateurs élus, toutes les institutions seront en place pour acter l’entrée du Togo dans sa cinquième République. Le camp présidentiel affirme que cette modification constitutionnelle assure plus de représentativité. Malgré ses appels au rassemblement, l’opposition n’a pas réussi à mobiliser largement après l’adoption de la nouvelle Constitution, les manifestations de rue étant interdites au Togo depuis 2022.

    (Avec AFP)

  • Charles Umehai : «Le Liberia va réduire le pourcentage de ceux qui n’ont pas accès à l’énergie »

    Charles Umehai : «Le Liberia va réduire le pourcentage de ceux qui n’ont pas accès à l’énergie »

    Député, ministre de l’Energie du Liberia, Charles Umehai déclare que son pays s’active pour réduire drastiquement « le pourcentage » de ses compatriotes « qui n’ont pas accès à l’énergie ». Il l’a dit dans une interview accordée au confrère Togoscoop, en marge du premier sommet de coopération énergétique en Afrique de l’ouest.

    Quel est l’intérêt pour votre pays de rendre part à ce sommet sur la coopération énergétique en Afrique de l’ouest ?

    Tout d’abord, je vous remercie de m’avoir donné la parole et d’avoir invité le Liberia à participer à ce sommet sur la coopération énergétique en Afrique de l’Ouest.

    C’est très important et utile pour nous, car parvenir à cette coopération énergétique en Afrique de l’Ouest sera essentielle au développement du secteur de l’énergie.

    Actuellement, nous avons le corridor CLSG, qui couvre la Sierra Leone, la Côte d’Ivoire, le Liberia et la Guinée. Le sommet sur la coopération énergétique en Afrique de l’Ouest ne fera que renforcer le secteur de l’énergie dans la région et la rendre plus efficace et plus durable sur le plan énergétique.

    Quelles sont les initiatives prise par votre gouvernement pour améliorer l’accès à l’électricité ?

    Actuellement, notre Président, Son Excellence le Président Joseph Nyuma Boakai, s’est lancé dans une série de projets. Tout d’abord, le ministère des mines et de l’énergie, dirigé par l’honorable ministre Wilmot Paye, a entamé la révision de la politique énergétique nationale. Cette révision créera ce couloir qui permettra aux producteurs indépendants d’énergie d’entrer dans le mix énergétique et nous pourrons avoir une série de producteurs indépendants et des contrats d’achat d’énergie ou des contrats de construction, d’exploitation et de transfert, tout cela faisant partie de la révision de la politique énergétique nationale.

    Par ailleurs, le Président a signé un décret par lequel il supprime les droits de douane sur toutes les composantes solaires qui seront importés dans le pays. Pour ce qui est de l’importation de panneaux solaires, des batteries ce décret prévoit la suppression de tous les droits de douane afin d’encourager l’utilisation d’énergies renouvelables dans le pays.

    Voilà donc quelques-unes des mesures prises par le gouvernement pour stimuler l’introduction des énergies renouvelables et faciliter l’accès à l’énergie.

    L’un des projets en cours est le projet RECIPE de la Banque mondiale.

    Le projet RECIPE comporte deux volets : un volet solaire de 20 mégawatts, dont la construction est en cours, et un second volet lié au projet d’expansion hydroélectrique de 60 mégawatts. Ce sont là quelques-uns des deux principaux projets actuellement en cours dans le pays.        

    Le Libéria, selon les statistiques, a une faible couverture en électricité, à peine 10% de couverture du pays. Quelles sont les mesures que prend votre gouvernement pour réduire ce taux ?

    Tout d’abord, nous devons comprendre que le Liberia vient de traverser 14 années de troubles civils qui ont détruit la plupart des infrastructures énergétiques. Mais aujourd’hui, le gouvernement s’est lancé dans une approche agressive pour garantir l’accès de tous les Libériens à l’énergie.

    Nous avons une série de projets : nous avons la collaboration CLSG, nous avons aussi les projets hors-réseau/mini-réseau actuellement en cours. Le Président a également entrepris de supprimer les tarifs des entreprises solaires et des énergies renouvelables. Il y a donc une série de projets énergétiques en cours et nous nous inscrivons dans de processus.

    D’autres producteurs indépendants s’intéressent au Liberia. Le gouvernement actuel est au pouvoir depuis un an et je peux vous assurer qu’avec la vision du Président, il va certainement se lancer dans d’autres projets énergétiques qui finiront par réduire les tarifs de l’électricité et tout ce qui s’ensuit dans le pays. La vision est donc là, la mise en œuvre est en cours.

    Et je peux vous assurer que dans les plus brefs délais, le Liberia va réduire le pourcentage de ceux qui n’ont pas accès à l’énergie.  

    Source : Togoscoop

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