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  • Au Gabon, les avocats des Bongo maintiennent leurs accusations de torture

    Au Gabon, les avocats des Bongo maintiennent leurs accusations de torture

    Les avocats de Sylvia et Noureddin Bongo ont dénoncé samedi 21 décembre les « allégations mensongères » de la justice gabonaise, qui assure que leurs clients n’ont pas été torturés.

    « C’est avec stupéfaction que nous avons pris connaissance du communiqué du procureur de la République de Libreville selon lequel nos clients seraient détenus dans les conditions normales et n’auraient pas été torturés. C’est faux », protestent dans un communiqué les avocats François Zimeray et Catalina de la Sota, qui ont pu visiter Sylvia et  Noureddin Bongo en prison pour la première fois jeudi.

    Vendredi soir au journal télévisé de la chaîne publique Gabon 1ère, le procureur de la République Bruno Obiang Mve a déclaré que les avocats François Zimeray et Gisèle Eyué Bekalé ont « enfin pu rencontrer [leurs] clients » en prison jeudi. « Ces avocats ont constaté que leurs clients n’ont jamais été torturés au sein de la prison de Libreville, a-t-il affirmé. « Ces rencontres se sont déroulées librement et dans le strict respect des droits de la défense et de la confidentialité des échanges entre les avocats et leurs clients. »

    « Nous sommes encore sous le choc de ce que nous avons vu »

    Au contraire, François Zimeray et Catalina de la Sota ont dénoncé « 17 mois de détention arbitraire reposant sur une mise en scène, durant lesquels les droits de la défense ont été constamment ignorés ». « Nous sommes encore sous le choc de ce que nous avons vu et contestons totalement les allégations mensongères d’un procureur manifestement aux ordres », selon leur communiqué, qui annonce « prochainement des révélations inédites et précises à la presse ».

    Depuis le coup d’État du 30 août 2023, l’ex-président Ali Bongo Ondimba vit dans sa résidence privée de Libreville, « libre de quitter le pays » selon le gouvernement. L’ancienne première dame, 61 ans, et son fils de 32 ans sont détenus à la prison centrale de Libreville. Ils ont été « inculpés pour des faits d’une extrême gravité », selon le pouvoir, Noureddin Bongo notamment pour « corruption » et « détournements de fonds publics », et Sylvia Bongo pour « blanchiment de capitaux, recel, faux et usage de faux ».

    Questionnées en février par l’AFP au sujet de « traitements dégradants » et d’actes de torture qu’auraient subis Sylvia et Noureddin Bongo, des sources diplomatiques françaises avaient indiqué n’« avoir pas connaissance des faits allégués », en indiquant que des visites consulaires leur avaient été rendues.

    AFP

  • Editorial: Comme une alliance de parias…

    Editorial: Comme une alliance de parias…

    La campagne qui consiste à persuader certains Sahéliens du bonheur de vivre coupés de leur environnement naturel offre peu de chances de succès…

    Alors que la Cédéao tente de retenir le Burkina, le Mali et le Niger dans ses rangs, le chef de la junte au pouvoir à Niamey a rejeté, cette semaine, toute main tendue, insistant sur le caractère irréversible de leur décision. Est-ce à dire que les perdants, dans cette rupture, sont finalement ceux qui demeurent dans la communauté ?

    Il n’y aura pas de gagnants. Et les plus gros perdants seront bien les peuples des États qui claquent la porte. C’est, justement, parce que de telles décisions sont graves de conséquences qu’elles devraient demeurer le privilège de leaders ayant l’onction du suffrage universel, et pas de putschistes qui assimilent leur orgueil personnel à l’honneur de leur patrie. Entre ces États sahéliens et leurs voisins immédiats, l’interdépendance est telle que les considérations d’amour-propre ne devraient pas y prévaloir. On ne quitte pas une organisation, parce qu’elle vous applique les textes qui la fondent. Après tout, il y des règles dans toute communauté. Même la maffia a son code d’honneur, que l’on n’enfreint pas impunément !

    Certes, pour avoir trop souvent appliqué à la carte ses propres règles et principes,  la Cédéao s’était beaucoup discréditée aux yeux des populations, ces dernières années. Mais cette rupture est une diversion, qui rejaillira sur tous les citoyens de ces États et leur diaspora, importante dans la sous-région.

    Ces trois États disent dispenser de visa les ressortissants des pays de la Cédéao, libres d’entrer, de circuler, et même s’établir dans l’espace de leur confédération. N’est-ce pas une preuve de bonne volonté ?

    C’est surtout une manœuvre grotesque, qui trahit l’inconséquence de leur démarche. Pourquoi n’appliquent-ils donc pas ces exemptions à toute l’Afrique ? Une concession aussi ciblée vise surtout à quémander, par la force, une réciprocité. Ils anticipent la réprobation de leurs concitoyens, qui ne manqueront pas de leur reprocher cette rupture, lorsqu’elle commencera à leur compliquer singulièrement l’existence. Alors, plutôt que d’assumer leur méprise, ces dirigeants accuseront les voisins d’en vouloir à leurs peuples. Lorsque l’on se saisit arbitrairement du destin d’un peuple, la décence élémentaire commande de préserver ses intérêts réels, et cette décision n’est pas dans l’intérêt de ces peuples. Les discours rejetant tous leurs malheurs sur des “ennemis extérieurs”, des “traîtres internes” ou de soi-disant “renégats” ne suffiront pas à la justifier. Ils lasseront d’autant que ces militaires s’avèrent incapables d’améliorer la sécurité et les conditions de vie de leurs peuples.

    Plus de quatre ans après le renversement d’Ibrahim Boubacar Kéita, près de trois ans après le renversement de Roch Marc Christian Kaboré, et bientôt un an et demi après le coup d’État qui a renversé Mohamed Bazoum, ni les Maliens ni les Burkinabè et encore moins les Nigériens ne vous diront qu’ils sont un peuple heureux, en sécurité, à l’abri des privations et de la vie chère. Les nouveaux riches en treillis que l’on voit parader dans les capitales ne sont pas le meilleur indicateur du bonheur de ces peuples. Ceux qui ont cru à ces coups d’État réalisent avoir fait un mauvais calcul, qui ne fera qu’empirer après la rupture avec la Cédéao.

    Et pourtant, la Cédéao, vous l’avez souvent dit ici, est discréditée…

    Sans aucun doute. Et, pour espérer redorer un blason durablement terni, elle devra se réinventer. Mais, hormis le fait géographique, le seul dénominateur commun entre ces trois pays enclavés est d’être dirigés par des putschistes. Un peu comme une alliance de… parias ! Elle aurait été plus crédible, si elle émanait de dirigeants dûment élus.

    Et puis, lorsque Rawlings prenait le pouvoir au Ghana, en 1979 puis en 1981, ses concitoyens avaient une idée claire de ce qu’il pensait, et ce dont il rêvait pour son peuple. Sankara, en 1983, avait un discours d’autant plus clair qu’il n’était emprunté à personne. Mais, ici, on se demande quelle peut bien être la vision des putschistes d’aujourd’hui. L’on n’entend que des tâtonnements dans leurs discours, truffés d’extraits picorés chez Rawlings, Sankara, ou même Sékou Touré. Et c’est bien insuffisant, pour des peuples qui ont déjà donné, et que l’on voudrait, à présent, persuader du bonheur de vivre coupés de leur environnement naturel.

    Chronique de Jean-Baptiste Placca du 21 décembre 2024

  • Au Togo, la talentueuse Senzaa se retrouve face à un « Dilemme » avec son compatriote Kiko 

    Au Togo, la talentueuse Senzaa se retrouve face à un « Dilemme » avec son compatriote Kiko 

    Et de deux pour Senzaa ! La chanteuse togolaise signe sa deuxième collaboration de l’année et vise les sommets.

    Après avoir brillé au côté du rappeur Mic Flammez sur leur duo évènement « Prayer » (plus d’un million de vues sur YouTube) paru au mois d’avril, Senzaa se retrouve dans un « Dilemme » en collaboration cette fois avec Kiko.

    Les deux voix dorées de Lomé ont uni leurs forces pour composer un titre poignant dans lequel les deux artistes vivent les tourments d’une relation amoureuse pleine de complications et de désaccords. Pris entre passion et raison, Senzaa et Kiko se questionnent sur la meilleure voie à suivre : continuer à s’aimer ou se libérer ? Un dilemme universel dans lequel le public se retrouve et forcément ça fait mouche !  

    Source: rfi.fr

  • En Côte d’Ivoire, un jeune togolais assassiné par un drogué

    En Côte d’Ivoire, un jeune togolais assassiné par un drogué

    Un jeune togolais, âgé de 34 ans, est décédé dans la nuit du 10 au 11 décembre à Grand Lahou, une ville située à 126 km d’Abidjan. Selon les informations, il aurait été assassiné par un drogué.

    Les Togolais établis en Côte d’Ivoire sont en deuil. Pour cause, un des leurs est décédé dans des conditions indescriptibles.  Lamboni Bamimok « a  été sauvagement assassiné par un jeune drogué », croit savoir le confrère Lomebougeinfo.

    L’auteur de l’assassinat sauvé, in extrémis « des mains des compatriotes de Lamboni par la gendarmerie et a été interné à l’hôpital de Dabou pour recevoir des soins avant de répondre de ses actes devant les tribunaux », complète notre source.

    Le jeune togolais, décédé, a été enterré. Sa femme et ses quatre enfants sont inconsolables.

  • Togo: vers un boycott des partis d’opposition aux sénatoriales ?

    Togo: vers un boycott des partis d’opposition aux sénatoriales ?

    Alors que les premières élections sénatoriales de l’histoire du Togo auront lieu le 2 février prochain, plusieurs partis d’opposition ont d’ores et déjà annoncé qu’ils n’y participeront pas. Sur les quatre formations qui en sont issues à l’Assemblée, trois ont déjà fait part de leur décision de ne pas présenter de candidat. Dernière en date : L’ANC de Jean-Pierre Fabre, samedi 15 décembre.

    Ils n’y voient rien d’autre qu’une mascarade électorale. L’Alliance nationale pour le changement (ANC) de Jean-Pierre Fabre – qui en a fait l’annonce samedi 15 décembre – mais aussi les Forces démocratiques pour la République (FDR) de Paul Dodji Apevon et la Dynamique pour une majorité du peuple (DMP) de Brigitte Adjamagbo-Johnson l’ont d’ores et déjà fait savoir : eux ne prendront pas part aux premières élections sénatoriales de l’histoire du Togo qui auront lieu le 2 février prochain.

    Depuis que chacune de ces formations a obtenu un siège de député aux législatives d’avril dernier, elles dénoncent des fraudes qui ont permis, selon elles, au parti UNIR au pouvoir d’obtenir la quasi totalité des sièges à l’Assemblée et de contrôler autant de grands électeurs, ceux-là même qui choisiront les sénateurs.

    ADDI n’a pas encore fait part de sa décision

    Mais les raisons qui les poussent à ne pas vouloir prendre part aux élections sénatoriales vont au-delà. L’ANC, les FDR et la DMP considèrent aussi la mise en place du Sénat comme une simple continuité de ce qu’ils qualifient de coup d’Etat constitutionnel, à savoir l’adoption d’une nouvelle Constitution instaurant un régime parlementaire au Togo. Alors que le front Touche pas à ma Constitution évoque, lui, à ce propos, « une marche forcée pour entrer dans la 5e république », il rappelle aussi que le début du mois de février coïncidera avec le 20e anniversaire de l’accession au pouvoir de Faure Gnassingbé.

    Face à ces arguments, un cadre du parti Unir fait pour sa part remarquer que les dispositions relatives à la composition du Sénat n’ont pas changé par rapport à la Constitution précédente et que l’opposition dénonce une réforme déjà en vigueur.

    Le 4e parti d’opposition à l’Assemblée, ADDI, n’a, quant à lui, pas encore annoncé sa décision. La formation d’Aimé Gogué se concerte, en tenant compte de la composition du corps électoral. Le Sénat togolais sera composé de 61 membres, dont 41 élus au suffrage indirect par les conseillers régionaux et municipaux. Les 20 autres seront nommés par le président Faure Gnassingbé.

  • Pour les mendiants interpellés, le MMLK demande qu’ils soient “rapatriés vers leurs pays d’origine”

    Pour les mendiants interpellés, le MMLK demande qu’ils soient “rapatriés vers leurs pays d’origine”

    A l’origine de l’interpellation de 163 mendiants de rue, le Mouvement Martin Luther King (MMLK) qu’ins soient formellement identifiés et “rapatriés vers leur pays d’origine”.

    TOGO : 163 MENDIANTS INTERPELLÉS ET INTERNÉS AU CAMP LOGOPE : LE MMLK SALUE LA RÉUSSITE DE L’OPÉRATION ET FÉLICITE LE MINISTÈRE DE LA SÉCURITÉ ET L’ANPC

    Il y a quelques semaines, le Mouvement Martin Luther King (MMLK) avait saisi le Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile au sujet de la situation préoccupante des mendiants qui encombrent les carrefours et les feux tricolores de la ville de Lomé.

    Il est connu de tous que cette population vulnérable est constituée d’hommes, de femmes et d’enfants, dont une grande majorité est d’origine étrangère. Le Togo, réputé pour son hospitalité, est malheureusement devenu un refuge pour ces individus qui s’y installent confortablement, parfois sans crainte ni encadrement, favorisant ainsi le développement de comportements douteux.

    À une époque où les défis sécuritaires sont de plus en plus complexes, la prudence et la vigilance doivent être de mise pour éviter toute surprise provenant d’individus mal intentionnés. Laisser la capitale ouverte sans contrôle rigoureux à ces pratiques constitue non seulement une menace pour la sécurité nationale, mais aussi un danger potentiel pour la population.

    Une réponse rapide et efficace du Ministère de la Sécurité

    En réponse à cette préoccupation légitime, partagée par le MMLK et des milliers de Togolais, le Ministère de la Sécurité, en collaboration avec l’Agence Nationale de la Protection Civile (ANPC), a procédé le 13 décembre dernier à une vaste opération d’interpellation des mendiants dans toute la ville de Lomé.

    Au total, 163 individus – hommes, femmes et enfants – ont été recensés et placés au camp des sinistrés à Logopé. Le MMLK, qui a effectué une visite sur place le 17 décembre, a pu constater les résultats concrets de cette intervention.

    Les félicitations du MMLK et un appel au rapatriement

    Le Mouvement Martin Luther King tient à féliciter le Ministère de la Sécurité ainsi que l’ANPC pour la diligence et le professionnalisme dont ils ont fait preuve en répondant rapidement à cette problématique.

    Le MMLK demande également que les personnes interpellées soient identifiées et rapatriées vers leurs pays d’origine, dans le respect de la dignité humaine et des lois en vigueur. Cette mesure permettra de garantir une meilleure gestion de la sécurité nationale et de préserver l’ordre public.

    Fait à Lomé, le 17 décembre 2024
    Mouvement Martin Luther King (MMLK)
    La voix des sans voix

  • Ademola Lookman nouveau Joueur africain de l’année

    Ademola Lookman nouveau Joueur africain de l’année

    Le Nigérian Ademola Lookman, 27 ans, est le Joueur africain de l’année 2024. Son nom a été dévoilé ce lundi 16 décembre lors d’une cérémonie des CAF Awards organisée à Marrakech au Maroc.

    Le buteur de l’Atalanta Bergame succède à son compatriote Victor Osimhen au palmarès du Joueur africain de l’année. Il devance au classement le Guinéen Serhou Guirassy et le Marocain Achraf Hakimi.

    Le palmarès des CAF Awards 2024

    Joueur de l’année

    Ademola Lookman (Nigeria, Atalanta Bergame)

    Joueuse de l’année

    Barbra Banda (Zambie, Orlando Pride)

    Entraineur de l’année (Hommes)

    Emerse Faé (Côte d’Ivoire)

    Entraineur de l’année (Femmes)

    Lamia Boumehdi (Maroc, TP Mazembe)

    Gardien de but de l’année

    Ronwen Williams (Afrique du Sud, Mamelodi Sundowns)

    Gardienne de but de l’année

    Chiamaka Nnadozie (Nigeria, Paris FC) 

    Jeune Joueur de l’année

    Lamine Camara (Sénégal, AS Monaco)

    Jeune Joueuse de l’année

    Doha El Madani (Maroc, AS FAR) 

    Équipe Nationale de l’année (Hommes)

    Côte d’Ivoire

    Équipe Nationale de l’année (Femmes)

    Nigeria

    Joueur Interclubs de l’année

    Rowen Williams (Afrique du Sud, Mamelodi Sundowns)

    Joueuse Interclubs de l’année

    Sanaa Mssoudy (Maroc, AS FAR) 

    Club de l’année (Hommes)

    Al Ahly (Égypte) 

    Club de l’année (Femmes)

    TP Mazembe (RD Congo)

  • Malgré les efforts, 150 millions d’enfants meurent « invisibles » selon l’UNICEF

    Malgré les efforts, 150 millions d’enfants meurent « invisibles » selon l’UNICEF

    « Si le taux d’enregistrement des naissances progresse régulièrement à l’échelle mondiale, 150 millions d’enfants demeurent « invisibles », regrette l’UNICEF.

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE

    Si le taux d’enregistrement des naissances progresse régulièrement à l’échelle mondiale, 150 millions d’enfants demeurent « invisibles » – UNICEF

    Un nouveau rapport révèle les progrès accomplis tout en mettant en évidence des disparités (particulièrement en Afrique subsaharienne) qui continuent de priver des millions d’enfants d’identité juridique

    NEW YORK, le 11 décembre 2024 — Plus de 500 millions d’enfants âgés de moins de 5 ans (soit près de 8 sur 10) ont été enregistrés à la naissance au cours des cinq dernières années, signe d’une nette progression mondiale des démarches permettant d’obtenir une identité juridique, comme le révèle un nouveau rapport de l’UNICEF publié aujourd’hui.

    Paru le jour du 78e anniversaire de l’UNICEF, ce document intitulé The Right Start in Life: Global levels and trends in birth registration, 2024 update (Pour un bon départ dans la vie : Taux et tendances en matière d’enregistrement des naissances dans le monde – Mise à jour 2024) établit le dernier état des lieux en date sur le nombre de naissances enregistrées depuis 2019. Si le taux mondial d’enregistrement des naissances atteint 77 % aujourd’hui contre 75 % à l’époque, 150 millions d’enfants de moins de 5 ans (soit environ 2 sur 10) n’ont pas été déclarés et demeurent invisibles pour les systèmes gouvernementaux.

    En outre, d’après ce rapport, plus de 50 millions d’enfants dont la naissance a été déclarée ne possèdent pas d’acte de naissance – une preuve d’enregistrement pourtant essentielle pour acquérir une nationalité, prévenir l’apatridie et faire en sorte que les enfants jouissent de leurs droits dès la naissance.

    « L’enregistrement des naissances garantit la reconnaissance juridique immédiate des enfants, posant ainsi les fondements nécessaires à leur protection contre les mauvais traitements et l’exploitation, ainsi qu’à l’accès aux services essentiels tels que la vaccination, les soins de santé et l’éducation », explique Catherine Russell, Directrice générale de l’UNICEF. « Alors que l’UNICEF défend les droits des enfants depuis 78 ans jour pour jour, nous nous réjouissons que des millions d’enfants supplémentaires puissent se prévaloir d’une identité juridique, tout en appelant à redoubler d’efforts dans ce domaine pour que chaque enfant, partout dans le monde, soit enregistré à la naissance. »

    Les progrès réalisés à l’échelle du globe s’expliquent principalement par le fait que de nombreux pays ont hissé l’enregistrement rapide des naissances au rang des priorités, en tirant parti des systèmes de santé, de protection sociale et d’éducation, en multipliant les guichets d’état civil, en dématérialisant les démarches et en supprimant les frais s’y rapportant.

    Le taux d’enregistrement des naissances s’établit désormais à 95 % en Amérique latine et dans les Caraïbes, à 94 % en Asie de l’Est et du Sud-Est et à 78 % en Asie centrale et du Sud. L’Afrique subsaharienne, en revanche, accuse un retard important avec un taux d’enregistrement de 51 %, et recense plus de la moitié des enfants non déclarés dans le monde (90 millions).

    Parmi les régions d’Afrique subsaharienne, les progrès et les taux s’avèrent très disparates. Alors que l’Afrique australe arrive en tête avec 88 % de naissances enregistrées, c’est l’Afrique de l’Ouest qui affiche la plus forte amélioration en 15 ans, avec un taux atteignant désormais 63 %. Le Togo figure parmi les pays qui ont réussi à se démarquer. Déjà l’adoption du décret sur la gratuité de l’enregistrement des naissances en 2022 et le renforcement de l’interopérabilité entre les centres de santé et les centres d’état civil, ont contribué à renforcer l’enregistrement des naissances des enfants dans les délais légaux. Les régions d’Afrique de l’Est et d’Afrique centrale, quant à elles, ferment la marche avec des taux de 41 %. Or, compte tenu de la lenteur des progrès et de la croissance rapide de la population infantile en Afrique subsaharienne (où vivront la majorité des enfants du monde d’ici quelques décennies), en l’absence d’évolution, plus de 100 millions d’entre eux courront le risque de ne pas être enregistrés à la naissance après 2030.

    De nombreuses familles, partout dans le monde, continuent de rencontrer des obstacles entravant l’enregistrement des naissances, notamment le faible engagement politique dans ce domaine, les nombreuses visites requises auprès des services d’état civil et les longues distances à parcourir pour s’y rendre, la méconnaissance des formalités à accomplir, les frais inabordables et les coûts prohibitifs indirects liés aux démarches et, dans certaines régions, la discrimination fondée sur le genre, l’origine ethnique ou la religion.

    Malgré ces difficultés, plusieurs pays ont toutefois réalisé d’importants progrès. En Afrique subsaharienne, le Botswana est parvenu à l’enregistrement universel des naissances, tandis que la Côte d’Ivoire a dépassé la barre des 90 %. Le Rwanda, la Sierra Leone et la Tanzanie, entre autres exemples, ont également affiché une amélioration constante de leur taux d’enregistrement au cours de la décennie écoulée. Ces exemples de réussite offrent des modèles précieux dont d’autres pays peuvent s’inspirer.

    Pour garantir que chaque enfant soit reconnu et protégé, l’UNICEF appelle par ailleurs à prendre les cinq mesures clés suivantes :

    •            Enregistrer chaque enfant à la naissance afin de jeter les bases d’une approche de l’identité juridique fondée sur le cycle de vie ;

    •            Simplifier les formalités pour améliorer les services fournis et favoriser la transformation numérique ;

    •            S’appuyer sur les programmes en matière de santé, de protection sociale et d’éducation pour renforcer l’enregistrement des naissances ;

    •            Mettre en œuvre les réformes juridiques nécessaires pour rendre les systèmes d’enregistrement des faits d’état civil et de statistiques de l’état civil plus inclusifs et équitables ;

    •            Donner les moyens aux communautés de faire valoir leur droit à la mise en place de services d’enregistrement des faits d’état civil.

    « Malgré les progrès accomplis, un trop grand nombre d’enfants ne sont toujours pas déclarés ni recensés et demeurent des faits invisibles aux yeux des gouvernements ou de la loi », ajoute Catherine Russell. « Chaque enfant a le droit d’être enregistré et de recevoir un acte de naissance qui lui permette d’être reconnu, protégé et soutenu. »

    L’article 7 de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant stipule que chaque enfant doit être enregistré « aussitôt » après sa naissance et a dès celle-ci le droit à une identité. En savoir plus.

    Ces estimations se fondent sur des données comparables recueillies entre 2014 et 2023 dans un sous-ensemble de 173 pays représentant 98 % des enfants âgés de moins de 5 ans à l’échelle mondiale. Pour environ 80 % de ces pays, les données disponibles les plus récentes datent des cinq dernières années. Ces données sont notamment issues d’enquêtes nationales représentatives menées auprès des ménages comme les enquêtes en grappes à indicateurs multiples (MICS) et les enquêtes démographiques et de santé (EDS), de statistiques provenant des systèmes d’état civil, de recensements et d’autres enquêtes nationales représentatives ayant recours à une méthodologie comparable.

    À propos de l’UNICEF

    L’UNICEF, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance, œuvre à la protection des droits de chaque enfant, où qu’il soit, en particulier ceux des plus défavorisés et des plus difficiles à atteindre. Dans plus de 190 pays et territoires, nous mettons tout en œuvre pour aider les enfants à vivre, à s’épanouir et à réaliser leur potentiel.

  • Au Togo, Pareflam sécurité lance officiellement ses activités

    Au Togo, Pareflam sécurité lance officiellement ses activités

    Bien qu’elle ait reçu l’autorisation d’installation il y a trois ans, c’est seulement ce samedi 14 décembre que la société Pareflam sécurité a lancé officiellement ses activités au Togo. Lors d’une conférence de presse organisée à Bè-Beach Lomé.

    Enfin Pareflam securité se dévoile au public. Au cours d’une rencontre organisée ce week-end à Lomé avec les médias, Bruno Kossikuma Vonor, son fondateur, a expliqué longuement les contours de son entreprise, spécialisée dans la formation et l’installation (vidéo protection, alarme incendie, alarme intrusion, interphone, fibre optique).

    Elle intervient plus concrètement dans le gardiennage, la surveillance et la sécurité incendie, la formation des agents de sécurité, entre autres.

    Dirigée par  le colonel Adressim Agarim, un officier de l’armée togolaise à la retraite, Pareflam sécurité, se veut une un centre de formation d’agents et de formateurs de sécurité. Le besoin se fait sentir. Dans le pays, il n’existe pas encore une structure spécialisée privée dans la formation du personnel qualifié destiné à la sécurité et à la sûreté.

    C’est en cela que la société fondée par Bruno Kossikuma Vonor, un expert en risque incendie et explosion ayant fait ses preuves pendant trois décennies dans l’hexagone, est un plus dans ce secteur.

    Cette entreprise forme des agents de sûreté, sécurité et prévention (ASSP), de service de sécurité incendie et assistance à personne (SSIAP) et sécurité des activités d’importance virale (SAIV). Avec la possibilité d’obtenir des diplômes reconnus par les autorités françaises.

    Pareflam sécurité est plus qu’une société de gardiennage. Son leitmotiv,  « Votre sécurité notre devoir » en dit plus long sur son objectif. 

  • L’Effondrement de la plateforme supérieure de la passerelle piétonne d’Agoè Zongo fait plusieurs morts

    L’Effondrement de la plateforme supérieure de la passerelle piétonne d’Agoè Zongo fait plusieurs morts

    Officiellement, la percussion  de la plateforme supérieure de la passerelle piétonne d’Agoè Zongo  a fait huit (8) morts selon le gouvernement.

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