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  • Pour le bonheur des peuples

    Pour le bonheur des peuples

    Très peu suffit, parfois : la chute d’une dictature en place depuis un demi-siècle, une alternance démocratique sans heurts… Ici, c’est le Ghana et la Syrie qui régalent. Sur une planète où le pire semble presque toujours certain, 2024 s’achève sur quelques notes d’espérance.

    Dimanche dernier était un jour de fête, à Accra comme à Damas. Au Ghana, la liesse populaire saluait l’élection de John Dramani Mahama et la consolidation d’une démocratie, tandis qu’en Syrie, elle célébrait la chute d’une dictature héréditaire. Pourquoi vouloir à tout prix relier ces deux événements, survenus dans deux mondes a priori opposés ?

    Bien des réalités politiques aberrantes, encore vécues par quelques peuples africains, transparaissent dans les méthodes maffieuses de cette dictature familiale qui vient de tomber à Damas. Il se trouve par ailleurs qu’au Ghana, comme dans presque toute l’Afrique, vivent d’importantes communautés libanaises, proches de la Syrie, ou syriennes. Autrefois, en Côte d’Ivoire, les adultes appelaient Syriens, y compris les Libanais. Pas par confusion de ces peuples voisins, mais parce que tous connaissaient l’histoire, la géographie et les imbrications entre ces deux peuples. Certains Libanais d’Afrique sont, en fait, des Syriens, qui n’éprouvent pas la nécessité de rectifier, même là où des Libanais, à tort ou à raison, sont indexés pour une connivence coupable avec quelques fonctionnaires véreux. Il y en a, certes, mais la plupart sont des travailleurs acharnés, qui peinent à joindre les deux bouts, et réprouvent tout autant les comportements de ceux des leurs qui jettent l’opprobre sur tous.

    Aussi, lorsque, depuis Accra, Abidjan, Cotonou ou Dakar, les Africains observent ce à quoi les politiques, en Syrie comme au Liban, ont réduit leur peuple, contraint de s’exiler pour espérer survivre, ils ne peuvent pas ne pas compatir à leur détresse. Le mal que les Assad, père et fils, ont fait à la Syrie et aux Syriens leur rappelle les torts que font, en Afrique, certains politiciens à leur propre peuple. Le fait que Bachar el-Assad ait rejoint le parti des perdants trouve donc un écho auprès de nombreux Africains, heureux de voir les espérances des Syriens enfin comblées.

    Mais pourquoi relie-t-on, au Ghana, la victoire de John Dramani Mahama à la mauvaise gestion de Nana Akufo-Addo ?

    Parce que les Ghanéens n’apprécient pas ce qu’il a fait de leur économie, avec cette inflation paralysante, qui n’épargne personne. Nana Akufo-Addo est, de tous les chefs d’État qui se sont succédé depuis le renouveau démocratique, en 1992, celui qui désirait le plus ardemment le pouvoir. Et, dans une Afrique en quête de leaders qui lui rendent sa fierté, il avait le discours pour plaire. Mais la seule rhétorique ne pouvait suffire à combler un peuple averti, sûr de ses conquêtes démocratiques, et en attente de résultats palpables.

    Akufo-Addo ne pouvant plus être candidat, c’est donc son vice-président et son parti qui paient pour ses insuffisances. Les électeurs ghanéens savent sanctionner la mauvaise gestion, comme ils l’avaient fait, il y a huit ans, avec John Dramani Mahama, congédié après un premier mandat, pour ses contre-performances économiques. Le cedi ghanéen avait alors perdu près de 37 % de sa valeur. C’est en cela que la démocratie peut être un excellent levier pour le développement économique : elle oblige les dirigeants à fournir des résultats, sous peine d’être licenciés par les urnes.

    Certains pays de la sous-région donnent l’air de bien s’en sortir, économiquement, même sans une démocratie franche et sincère…

    Peut-être pensez-vous à ceux, protégés par leur appartenance à la zone Franc, dont les contre-performances se diluent dans le bien-être des autres. Pour ceux-là, le franc CFA est, certes, un beau paravent. Mais, même entre États d’une même zone monétaire, il y a les pays qui se tiennent bien, et les autres. Le masque, un jour ou l’autre, finit par tomber, fatalement. Et le temps n’est plus loin où, partout, les dirigeants devront bien gérer, au nom des comptes qu’ils doivent à leurs électeurs. Lorsque l’on sait devoir craindre la sanction de son peuple, on gouverne toujours dans son intérêt. Là réside toute la différence avec les régimes autocratiques.

    Pour le reste, si les Ghanéens rappellent aujourd’hui aux affaires un homme congédié pour avoir échoué huit ans plus tôt, c’est parce que, partout, les peuples ont le sentiment qu’ils vivaient mieux, hier, qu’ils ne vivent aujourd’hui. Comme disait naguère, autour du damier, un ancien de mon quartier, à Lomé, « hier était beau ! ». Hier semble toujours plus beau ! Enfin, souvent…

    Chronique de Jean-Baptiste Placca du 14 décembre 2024

  • Togo-Le Mouvement LDP appelle à la libération des détenus politiques

    Togo-Le Mouvement LDP appelle à la libération des détenus politiques

    Le mouvement Lumière pour un développement dans la paix (LDP) appelle à la constitution d’un front contre le maintien en prison des détenus politiques au Togo.

    Déclaration du mouvement Lumière pour un Développement dans la Paix (LDP) relative à la déclaration universelle des droits de l’homme.

    Il y a quelques jours le département d’État américain a rendu public son rapport sur la situation des droits de l’homme.
    Pour le cas du Togo, ce rapport à mis en exergue un ensemble de fais.


    Dans un premier temps, il a relevé le cas des arrestations et détentions arbitraires, un système judiciaire contrôlé, une corruption généralisée, ce qui contraste avec les déclarations des autorités togolaises.


    En suite, le non respect de l’intégrité de la personne humaine en prenant l’exemple de Kossi Bamoï-Bé mort en détention le 6 juin 2023 et d’autres cas cellulaires.


    A ce jour aucune enquête n’a été organisé pour mettre la lumière sur tous ces cas. On dénote aussi l’impunité au sein des forces de sécurité, les conditions de détention exécrables avec surpopulation casserole à 180 %, une violation de la constitution et des lois de la République, une absence de procès public avec une justice non indépendante et non impartiale, une corruption de la justice surchargé, des prisonniers politiques détenus malgré une décision de la cour de justice de la CEDEAO.


    La liberté d’expression est en péril avec l’arrestation et l’emprisonnement des journalistes, la censure et la restriction liée à la diffusion des informations sur les réseaux sociaux, l’interdiction de réunion et de rassemblement des organisations de la société civile et des partis politiques de l’opposition, une violation de la loi évoquant les risques pour la sécurité et le non respect des dispositions administratives sur tout en ce qui concerne les activités des partie politique dans certaines zones, une surveillance de tous les déplacements des leaders de l’opposition, des militants et de la société civile, des responsables syndicaux emprisonnés.
    Une corruption élevée dans le gouvernement avec le rapport de la cour des comptes du 1er février 2023 resté sans suite.
    Le 9 février 2023 le président de la cour suprême a déclaré que la corruption est le deuxième sport le plus pratiqué dans le pays après le football.


    Le 18 juin 2023, suite à l’interdiction de sa conférence de presse, le groupe de Thomas Koumou a publié un rapport sur la gestion du budget du ministère du développement à la base de 2009 à 2023, relevant le caractère de la mauvaise gestion des finances publiques.
    Le 7novembre 2024 un eurodéputé du nom de Monsieur Fernand carthésier des Pays-Bas a saisi par correspondance le gouvernement togolais a sur la question des détenus politique au Togo et a interpellé le gouvernement par rapport à la situation des 93 détenus en violation de la constitution et des engagements internationaux en l’occurrence la charte africaine des droits de l’homme et des peuples, la tragédie humaine suite au 9 décès en détention et une procédure régulière et demande de mettre fin aux arrestations arbitraire et un engagement du Togo envers les principes démocratiques.


    On note également qu’une mobilisation internationale est en train de s’organiser avec la vice-présidente de l’Assemblée nationale française qui a apporté son soutien aux détenus politiques et à la population togolaise, de même le groupe de “la France insoumise” qui a apporté également son soutien au peuple togolais. En Europe un groupe de parlementaires représentant 40 partis politiques européens a pris position et exige la libération des 93 détenus politiques et le respect de toutes les décisions de la cour de justice de la CEDEAO concernant la libération de tous les détenus politiques.


    A cet effet, le mouvement Lumière pour le Développement dans la Paix (LDP) lance un appel à tous les anciens détenus politiques à savoir: OURO DJIKPA Tchatikpi, AGOUZOU Rikardo Aklesso, Gérard HADJA, NABOUDJA Bouraïma EKLOU Jean et tous ceux qui ont été victimes de la détention arbitraire, de même que tous les anciens exilés politiques comme Jean KISSI et bien d’autres personnes engagées pour constituer un front, en collaboration avec toutes les organisations politiques et de la société civile qui font déjà un travail remarquable en ce qui concerne la libération de tous les détenus politiques au Togo, pour un front commun pour l’apaisement de la situation politique et la restaurer la République.

            Faire à Lomé le 10 décembre 2024
    
                            le président
    
    
                       OURO-AKPO Tchagnaou
  • Togo-Eau potable bientôt pour les habitants d’Agbata Lanzo

    Togo-Eau potable bientôt pour les habitants d’Agbata Lanzo

    Un forage est en construction grâce à la députée Esther Ayélé Gabiam et l’Organisation non gouvernementale Koweitienne Direct Aid dans le village d’Agbata Lanzo.

    Le village Agbata Lanzo, situé dans la Commune des Lacs 3, aura bientôt un forage photovoltaïque pour permettre aux habitants d’avoir accès à l’eau potable. 

    Grâce à l’élue du peuple Esther Ayélé GABIAM ce projet a été lancé en début du mois de décembre 2024 en présence de plusieurs personnalités politiques, administratives et les autorités locales et la population.

    Cette démarche de la députée, consistant à offrir de l’eau potable à la population de Agbati Lanzo,  s’inscrit dans une vision de développement durable visant à améliorer les conditions de vie dans cette localité confrontée à des problèmes vitaux de base.

    Pour la députée, ce forage photovoltaïque en construction poursuit double objectif important. Il assurera d’une part l’approvisionnement en eau potable de qualité aux habitants d’Agbata Lanzo et aux centres d’écrits de la région. Et d’autre part contribuera lutter contre les maladies diarrhéiques et cholériques, qui n’épargnent pas les zones qui manquant des infrastructures sanitaires appropriées.

    Il est à noter que ce projet va se réaliser dans l’intervalle de deux (02) mois. Ce forage photovoltaïque sera doté de caractéristiques techniques avancées.

    A en croire Bako Abdoul-Wadoud, responsable dudit projet, le forage sera d’une hauteur de 12 mètres à partir du sol naturel, équipé d’un système photovoltaïque et disposera d’une capacité de stockage de 18 mètres cubes d’eau.

    Les quelques habitants d’Agbata Lanzo présents à cette cérémonie de lancement des travaux n’ont pas manqué d’exprimer leur joie et saluer la gratitude envers Esther Ayélé GABIAM qui a pensé à eux à travers ce projet salutaire. Ils ont promis apporter leur contribution pour sa réussite  afin qu’il profite à toute la communauté villageoise d’Agbata Lanzo.

    Ce forage, une des étapes dans un programme ambitieux porté par la députée, est réalisé avec l’appui financier et le soutien de l’ONG Koweitienne Direct Aid.

    Esther Ayélé GABIAM a dans son programme 32 postes de forages à réaliser dans toute la préfecture des Lacs outre ceux qui sont déjà effectifs au cours de son premier mandat contribuant de sa manière à l’amélioration de l’accès à l’eau potable pour les populations.  Elle s’engage comme elle l’a toujours fait au bien-être de ses concitoyens.

    A.J.K

  • Au Togo, la radio privée Victoire FM n’émet plus

    Au Togo, la radio privée Victoire FM n’émet plus

    Victoire FM, l’une des radios privées de Lomé la plus écoutée, a suspendu provisoirement ses programmes “en raison d’une panne technique imprévue”, indique sa direction dans un communiqué.

    Communiqué

    Chers auditeurs(trices) et partenaires,

    Nous vous informons que nos programmes sont temporairement suspendus en raison d’une panne technique imprévue. Nos équipes travaillent activement pour résoudre ce problème et rétablir nos émissions dans les plus brefs délais. Nous vous remercions de votre compréhension et de votre fidélité.

    Nous vous tiendrons informés de l’évolution de la situation.

    La Direction

  • L’Amérique découverte par un Mandingue ou le souverainisme selon Robert Dussey

    L’Amérique découverte par un Mandingue ou le souverainisme selon Robert Dussey

    En affirmant, à Cuba, qu’un Africain a été « le premier à mettre pied sur le continent américain », le chef de la diplomatie togolaise a souhaité apporter sa pierre à l’édifice souverainiste panafricain. Il a aussi participé à la dévalorisation des primo-habitants de l’Amérique, arrivés des dizaines de milliers d’années avant les explorateurs, quels qu’ils soient.

    Dans le bras de fer entre les néosouverainistes sahéliens et leurs voisins de la CEDEAO taxés d’« occidentalisme », le Togo faisait figure de régime idéologiquement malléable, capable de parler avec chaque camp. C’est ainsi que le président du Togo avait accepté, en mai 2022, d’être le médiateur dans la crise entre le Sahel et l’institution ouest-africaine. Par son ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et des Togolais de l’extérieur, Lomé affiche aujourd’hui des positions qui font écho aux propos révolutionnaires des juntes africaines.

    Invité à la conférence internationale « Cuba 2024 » qui marquait la fin de la Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine, Robert Dussey a déposé une gerbe au pied d’un monument érigé en mémoire du fondateur du parti révolutionnaire cubain. Il a par ailleurs évoqué publiquement une « histoire du monde falsifiée » par le biais de « mensonges érigés en vérités ». « Ce n’est pas Christophe Colomb qui a découvert l’Amérique », a-t-il lancé à La Havane, à grand renfort de « Non ! Non ! Non ! » textuellement retranscrits sur le réseau X.

    Une incongruité à la place d’une autre

    À la tribune cubaine puis sur le réseau d’Elon Musk, Robert Dussey affirme que « le premier Homme à fouler le nouveau monde appelé Amérique s’appelle Aboubakar 2, le digne roi mandingue de l’Empire du Mali ». Cette version de l’Histoire que le Togolais tente d’imposer, au titre du respect dû à l’Afrique, constitue un autre manque de respect – le même que celui de la légende « Colomb » –, cette fois à l’égard des Amérindiens.

    Que ça soit Aboubakri II ou Christophe Colomb qui ait foulé, au 14e ou au 15e siècle, le sol « américain » sans invitation, ces terres étaient loin d’être inhabitées et donc loin d’être « découvertes », d’un point de vue de l’espèce humaine, ni par le Mandingue ni par le Génois. Si découverte du « nouveau monde » il y a eu, ce serait, selon les paléoanthropologues toujours en recherche, via la Béringie. C’est par ce pont de terre qui existait il y a 40 000 et jusqu’à il y a 11 000 ans avant notre ère, entre l’Amérique du Nord et la Sibérie, que seraient arrivés les ancêtres de ceux que les « découvreurs » autocentrés qualifieront plus tard d’« indigènes », avant de les massacrer.

    Surnommé l’« empereur explorateur », Aboubakri II aurait bien embarqué vers l’ouest pour aller voir « ce qu’il y avait de l’autre côté de la grande mare » atlantique. S’il ne serait jamais revenu de cette expédition, certains aiment affirmer qu’il aurait effectivement débarqué en Amérique et que des descendants d’Africains auraient même été aperçus par certains des premiers Européens parvenus sur le continent. La thèse reste controversée, au regard du niveau de technologie qu’on attribue aux Africains de l’époque.

    La grand-messe cubaine avait pour vocation de galvaniser les peuples africains et le chef de la diplomatie togolaise l’a bien compris. Il a exigé – en s’autoproclamant « courageux » – que soit reconnu comme un génocide, par les Nations unies, l’épisode historique de l’esclavage. Celui-ci est heureusement bien plus documenté que celui des premières visites impromptues aux Amérindiens.

    Source : jeuneafrique.com

  • Le Lycée scientifique de Lomé entre « envahisseurs » et émulation

    Le Lycée scientifique de Lomé entre « envahisseurs » et émulation

    Inauguré bientôt une décennie, le lycée scientifique de Lomé, un don de la Chine, fait face aujourd’hui à une énorme préoccupation.

    Bientôt dix ans, le Chef de l’État togolais, Faure Gnassingbé inaugurait officiellement en présence de membre de son gouvernement, des autorités chinoises, les personnalités politiques et administratives acteurs pédagogiques ainsi que les élèves le lycée scientifique de Lomé.

    Un complexe scolaire, don de la Chine, dont l’objectif est de former les futurs cadres scientifiques du pays.

    Les « envahisseurs »

    Quelques années plus tard, ce joyau qui fait preuve d’admiration au regard des résultats produits par ses élèves et aussi grâce à un corps enseignant doué à la tâche, est confronté à d’énormes difficultés liées à ce que certains se permettent d’appeler aujourd’hui « des envahisseurs ». Ces derniers, disent-ils, mettent en péril la qualité du travail qui est fait dans ce premier lycée scientifique du Togo. Et face à la recrudescence de la situation, ses pensionnaires ne savent plus à quel saint se vouer.

    Le Collège de Paris Supérieur Togo, l’École Polytechnique de Lomé (EPL) qui était entre temps logée dans l’enceinte de l’Université de Lomé, les services de l’Office Togolais des Recettes (OTR) et ceux du CADASTRE seraient les fameux « envahisseurs ».

    Le partage de ce complexe avec  d’autres institutions troublerait la tranquillité des études de ces apprenants scientifiques sur qui le Chef de l’État compte pour le futur du Togo mais contribue dangereux à dévier l’objectif poursuivi et le pourquoi les élèves sont logés (internés) loin de leurs parents. Pour le commun des mortels, tout se passe bien au sein de cette école alors qu’en réalité, les choses se dégradent le jour le jour.

    Ce n’est pas la qualité de l’enseignement qui est pointé du doigt, ni les élèves qui rechignent de s’appliquer mais les pratiques et le comportement de ceux qui partagent le local avec eux qui méritent d’être dénoncés et portés à la connaissance des décideurs et les premières autorités du pays dont notamment le Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé en premier.

    Trouble

    A un mois  de la rentrée académique 2024-2025 des étudiants du Collège de Paris Supérieur Togo et ceux de l’Ecole Polytechnique de Lomé, il est difficile d’admettre que les comportements et les pratiques des étudiants au sein de ce complexe scolaire hors norme  soient passés sous silence. Au grand dam des élèves dont la plupart sont des mineurs.

    En effet, aux heures de cours des  lycéens, certains étudiants se permettent de faire ce qu’ils veulent dans la cours de l’école troublant ainsi la bonne marche de l’enseignement. On peut s’embrasser quand on estime qu’on est majeur mais pas dans une école encore moins devant les responsables et les apprenants mineurs. Les habillements et les coupes de cheveux de certains étudiants laissent à désirer. L’extravagance à outrance amène parfois à s’interroger sur ce que ces étudiants cherchent dans un tel Collège de Paris.

    Collège de Paris Supérieur Togo, une Université privée ?

    Et bien dans nos investigations, il apparaît clairement que le Collège de Paris Supérieur est une Université privée qui se trouve dans de nombreux pays, sur tous les continents.

    Beaucoup s’étonnent que le Collège de Paris Togo qui propose des formations intra-bac et du post-bac +5 aussi bien dans les domaines du management, appliqué au commerce, au marketing ou la gestion, que dans les domaines de l’informatique, appliquée au développement Web, à l’intelligence artificielle, au cyber sécurité et à l’administration de réseau n’ait pas son propre local.

    Les problèmes que posent les étudiants du Collège de Paris Supérieur Togo aux élèves du lycée scientifique de Lomé sont réels et il revient aux décideurs de  mesurer leur portée et de siffler la fin de la récréation. Il n’y a pas de raison de partager le complexe scientifique avec d’autres structures ceux dont les comportements et attitudes laissent à désirer.

    On sait ce que sait qu’une université privée qui accueille tout le monde. Bon nombres des étudiants qui partagent le lycée scientifique avec les élèves ne sont pas autochtones. Ils ne maîtrisent pas nos valeurs et nos réalités togolaises. Cette pratique peut enseigner quoi aux élèves mineurs ?

    Il est dit que depuis sa création en 2011 par Olivier et Nicolas de Lagarde, le Collège de Paris s’engage à rendre l’excellence d’écoles et d’organismes de formation, le campus Collège de Paris dans les pays où il est présent, il a son propre local, son immeuble à lui. Pourquoi pas au Togo ? Qui sont ceux qui, tapis dans l’ombre, voudraient saboter, involontairement, la politique éducative du Chef de l’État, Faure Gnassingbé ?

    Une si grande Université ne peut-elle pas avoir une enceinte propre à elle ? Pourquoi venir prendre en otage le lycée scientifique où le constat est établi que depuis plus de deux ans, elle est devenue le maître des lieux ?.

    Les élèves et le corps enseignant du lycée scientifique sont impuissants devant une telle situation.

    Ce sont des étudiants du Collège de Paris Supérieur Togo qui sont soupçonnés d’avoir endommagé les chaises, les tables etc. Pour les outils didactiques d’informatique, bon nombre d’unités centrales, des claviers sont devenues inutilisables aujourd’hui.

    Etonnement, c’est un groupe électrogène que les responsables de ce Collège de Paris Supérieur Togo font placer juste derrière une salle de lycéens pouvant leur permettre de poursuivre ses cours en cas de coupure du courant électrique. Dès qu’il est mis en marche,  il perturbe les cours des lycéens. .

    L’Office Togolais des Recettes (OTR), lui, a les moyens pour construire un complexe ou un local pour son service logé dans l’enseigne du lycée scientifique de Lomé où à longueur de journée les gens font des allers-retours troublant les cours aux élèves.

    Pourquoi loger un service de bornage du CADASTRE au sein d’un établissement scolaire ?

    Si depuis sa création le nombre d’entrée des élèves au lycée scientifique n’augmente pas, à c’est à cause de ce que beaucoup de nos lecteurs pourraient facilement imaginer.

    Surplus

    Depuis sa création, le lycée scientifique de Lomé dispose de 45 places dont 15 pour les filles et 30 pour les garçons. Et il demeure les mêmes cette année académique 2024-2025.  A Kara, il compte 55 places dont 26 pour les filles et 29 places pour les garçons.

    Pour y accéder, il faut pour le candidat ou la candidate âgé (e) de 17 ans à la date du concours remplir plusieurs critères. Et avoir obtenu le Brevet d’Etude du Premier Cycle (BEPC), de la session écoulée avec une moyenne d’au moins 16/20.

    Signalons que ce premier lycée scientifique du Togo a été inauguré le dimanche 25 octobre 2015 à Lomé par le Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé en présence à l’époque de tout le gouvernement.

    A l’époque, ils sont 140 élèves dont 46 filles, sélectionnés d’abord sur étude de dossier avant d’être soumis aux épreuves écrites des matières linguistiques notamment le français et l’anglais, les mathématiques et les sciences physiques.

    La particularité de ce lycée scientifique est que les élèves retenus après le concours sont internés et ils suivent les cours de la série C4 qui a pour but de les former à la pratique des sciences. Ils sont formés donc depuis sa création pour affronter les filières scientifiques et d’ingénieries sans difficultés, grâce à la compétence du corps enseignant. Les résultats des différents examens de chaque année le démontrent.

    Lors de sa cérémonie inaugurale, Faure Gnassingbé a salué le talent des jeunes élèves pensionnaires à qui, a-t-il dit, qu’ils méritent d’être encouragés. Son objectif à terme est de construire un lycée scientifique dans chaque chef-lieu de préfecture.

    Le complexe du lycée scientifique de Lomé est un don de la Chine qui a déboursé 6,368 milliards de francs CFA pour sa construction, dans un intervalle de 20 mois. Il compte 47 salles dont 25 pour les laboratoires, deux amphithéâtres de 120 et 300 places en plus de deux bibliothèques. Le tout est alimenté par l’énergie solaire.

    Le lycée scientifique de Lomé demeure un atout, il n’y a pas de raison que d’autres institutions viennent saboter les efforts faits déjà par sa réussite.

    Toutes les tentatives pour joindre les institutions dites “envahisseurs” pour avoir leurs versions des faits ont été vaines.

    Nous y reviendrons !

    Edem Dodji

  • Togo-Pour les sénatoriales, les CELI restent en place

    Togo-Pour les sénatoriales, les CELI restent en place

    La Commission électorale nationale indépendante (CENI) reconduit des membres des Commissions électorales locales indépendantes (CELI) en prélude au scrutin sénatorial du début 2025.

    Les élections sénatoriales se tiendront (pour la première fois au Togo) le 2 février 2025. Ce scrutin est contesté par une partie de l’opposition.

    La CENI, elle, vient de reconduire des membres de la CELI pour sa tenue.

  • Togo-Robert Dussey a effectué une visite historique à Cuba

    Togo-Robert Dussey a effectué une visite historique à Cuba

    Le Prof. Robert Dussey, le ministre des Affaires étrangères du Togo, a effectué une visite historique à La Havane sur invitation de son homologue cubain, Bruno Rodriguez Parrilla, ces 8 et 9 décembre 2024.

    Points forts de cette mission diplomatique :

    • Participation à la Conférence sur la Décennie Internationale des Peuples d’Ascendance Africaine

    • Audience avec le Vice-président cubain S.E.M. Salvador Valdés Mesa

    • Entretiens bilatéraux fructueux sur le renforcement de la coopération Togo-Cuba dans les domaines de la santé, l’éducation, l’agriculture et le tourisme

    • Échanges enrichissants avec le Ministre de la Culture cubain sur la préparation du 9e Congrès panafricain prévu à Lomé en 2025

    • Moment solennel de recueillement au monument de José Marti, héros national cubain

    Cette visite témoigne de l’excellence des relations d’amitié et de coopération entre le Togo et Cuba , deux nations unies dans leur engagement pour un monde plus juste et équitable.

    Prof Robert Dussey

  • L’Ivoirien Joël Hounsinou nommé DG de Camrail, le transporteur ferroviaire camerounais

    L’Ivoirien Joël Hounsinou nommé DG de Camrail, le transporteur ferroviaire camerounais

    Le transporteur ferroviaire camerounais a un nouveau patron. Il est ivoirien et s’appelle Joël Hounsinou. Il a fait ses preuves dans son pays avant d’être catapulté dans ses nouvelles responsabilités hors des frontières de la Côte d’Ivoire.

    Diplômé de l’École supérieure de commerce d’Abidjan (ESCA) et de l’Institut national polytechnique Houphouët Boigny de Yamoussoukro, le nouveau DG de Camrail était jusqu’à sa nomination le DG d’AGL Côte d’Ivoire.

    Joël Hounsinou cumule 29 ans d’expérience dans le transport et la logistique.

    Celui qui se définit lui-même comme un homme humble et patient mettra désormais l’expérience acquise au sein de cette entreprise ivoirienne au profit du transporteur ferroviaire camerounais, engagé depuis quelques années dans un ambitieux programme d’investissements.

    Avec l’Agence Ecofin

  • Togo: des précisions sur la composition du futur Sénat

    Togo: des précisions sur la composition du futur Sénat

    Au Togo, des précisions sur la composition du futur Sénat qui va être mis en place pour la première fois de l’histoire du pays. Le scrutin, au suffrage universel indirect, se tiendra le 2 février 2025. Plusieurs textes publiés au journal officiel donnent plus de détails sur cette nouvelle institution. La mise en place du Sénat est l’une des dernières étapes du passage effectif à la Ve République, après la promulgation d’une nouvelle constitution en mai 2024.

    Le Sénat tiendra deux sessions ordinaires de trois mois chacune par an : en avril et en octobre. Il comptera 61 membres. 41 élus au suffrage universel indirect pour six ans par de grands électeurs : les conseillers régionaux et locaux. Les 20 autres sont désignés par le président Faure Gnassingbé.

    Les sénatoriales se déroulent dans 39 circonscriptions électorales. Les candidats doivent être âgés de 35 ans révolus, jouir de leurs droits civils et politiques, et résider au Togo depuis au moins six mois.

    Concertations de l’opposition

    L’opposition présentera-t-elle des candidats ? Plusieurs partis se concertent actuellement. Après avoir dénoncé les résultats des législatives de cette année qui ont vu le parti au pouvoir UNIR remporter 108 sièges de députés sur 113 selon les résultats officiels, le parti FDR de Paul Apevon se demande pourquoi participer à un nouveau scrutin sans garantie de transparence.  L’ANC et la DMP soulignent aussi qu’UNIR contrôle plus de 90% des grands électeurs qui choisiront les sénateurs le 2 février.

    Le front Touche pas à ma constitution, opposé au changement constitutionnel opéré cette année, dénonce le folklore de ces élections sénatoriales qui ne répond pas aux aspirations des Togolais.

    Source: rfi.fr

Radio Renouveau228

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