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  • EBOMAF va investir 100 milliards pour transformer l’eau de mer en eau potable 

    EBOMAF va investir 100 milliards pour transformer l’eau de mer en eau potable 

    C’est parce que « La pénurie d’eau touche actuellement près de 700 millions de personnes dans 43 pays » qu’EBOMAF veut investir 100 milliards dans la transformation de l’eau de mer en eau potable en Afrique subsaharienne.

    « EBOMAF dans le futur…

    La consommation d’eau a augmenté deux fois plus rapidement au cours du siècle dernier et, face à cela, un nombre croissant de régions subissent un manque d’eau récurrent.

    La pénurie d’eau est un phénomène à la fois naturel et d’origine humaine. Il y a suffisamment d’eau douce sur la planète pour huit milliards d’êtres humains, mais sa répartition est inégale et trop d’eau est gâchée, polluée et gérée de façon non durable.

    La pénurie d’eau touche actuellement près de 700 millions de personnes dans 43 pays.

    En 2025, 1,8 milliard de personnes vivront dans des pays ou régions touchés par une pénurie d’eau complète et les deux tiers de la population mondiale pourrait vivre dans des conditions de stress hydrique.

    Selon le scénario actuel sur le changement climatique, près de la moitié de la population de la planète vivra dans des régions soumises à un fort stress hydrique d’ici 2030, dont entre 75 millions et 250 millions de personnes en Afrique. De plus, la pénurie d’eau dans certaines régions arides et semi-arides poussera entre 24 et 700 millions de personnes à se déplacer.

    Afrique sub-saharienne étant la région qui abrite le plus grand nombre de pays soumis au stress hydrique, EBOMAF à travers sa filiale sénégalaise IB Fish au Sénégal se positionne pour faire face à cette pénurie d’eau qui nous menace en transformant l’eau de mer en eau potable.

    En effet, il est possible de convertir l’eau de mer en eau potable par Osmose inverse. L’eau est mise sous haute pression à travers une membrane semi-perméable. Cependant, cette méthode consomme beaucoup d’énergie, c’est pourquoi EBOMAF a opté pour l’énergie solaire. Avec un investissement de près de 100 milliards de francs CFA.

    Avec EBOMAF, Construisons l’Afrique de demain… »

    Mahamadou Bonkoungou, PDG du groupe EBOMAF

  • La Chronique de Yves de Fréau : Le gouvernement, les dirigeants de clubs et le public sportif devront faire leur part

    La Chronique de Yves de Fréau : Le gouvernement, les dirigeants de clubs et le public sportif devront faire leur part

    Dans une sérieuse et profonde analyse, le Secrétaire Général de la FTF (Fédération Togolaise de Football), Tété Hervé Agbodan, a essayé de faire un court diagnostic de l’absence prolongée sur la scène continentale des sélections, toutes catégories, et clubs représentant le pays des Gnassingbé. Avant d’évoquer le problème lié à l’inefficacité des attaquants. Déjà à la fin de la saison dernière, le Colonel Guy Akpovy, le guide de la FTF, avait, lui, mis en lumière un problème majeur de ce football, lié à la corruption au niveau du corps arbitral…

    Du coup, la première réaction du Chroniqueur, qui signe son retour après un silence peu voulu…

    Le poète revient en ce début d’année, non pour souhaiter à toutes et à tous ses vœux de bonne santé, de réussite et de bonheur, mais pour rappeler à l’opinion sportive nationale qu’avant la 22e journée de la D1 Lonato et la 6e journée des Plays-offs du championnat de la D2 au Togo, la FTF avait initié la saison dernière, un certain vendredi 10 mai 2024 à son siège, une rencontre d’échanges avec les arbitres officiant dans les championnats D1 et D2. Rencontre qui faisait suite aux nombreuses plaintes formulées contre les arbitres après les rencontres de championnats. Le président de l’instance du football national, le Colonel Guy Akpovy, qui avait dirigé cette rencontre, avait d’emblée, été clair.

    Son principal objectif, étant de trouver avec ses collaborateurs des pistes de solutions à ces plaintes reçues. Aussi, assurait-i, : « J’ai eu à convoquer les arbitres qui officient les matchs de la D1 et de la D2. C’est pour une cause que nous l’avons fait. Vous savez que ces derniers temps, il y a eu assez de rumeurs sur la qualité de l’arbitrage, des manquements et autres, et des accusations parfois aussi graves. Il serait quand même intéressant de les appeler, de les écouter et mettre les points sur les i ».

    Le président avait poursuivi en disant que, « Sincèrement, nous avons découvert qu’il y a beaucoup de choses dans cette corporation. (…). Nous mettons quand même tous les moyens pour leur formation et le recyclage (…). Il déplore que, « C’est quand même décevant que vous constatez lors d’un match que par une décision simple de l’arbitre, on change le résultat du match. C’est ce qui fait mal. Et également le président des clubs qui nous propose, il faut me changer, je ne veux pas tel arbitre sur mon match et ainsi de suite. Alors ça devient un peu regrettable (…).

    Assez de corruptions dans le corps arbitral… Et une campagne de sensibilisation des supporters

    En effet, cette rencontre semblait permettre au président de bien cerner les problèmes de la corporation. Etant donné, affirmait-il ce jour-là… « Aujourd’hui, nous avons appris beaucoup de choses » avait-il révélé, avant de déclarer… « Je sais qu’il y a des non-dits, mais il y aura peut-être des décisions qui sortiront pour que les matchs vraiment se fassent dans de très bonnes conditions parce que bientôt nous allons finir le championnat, nous allons à la fin de la D2, c’est des play-offs où vraiment les enjeux sont énormes ». Le Comité exécutif de la FTF compte poursuivre aussi la sensibilisation auprès des supporters.

    Les arbitres des première et deuxième divisions, ainsi agrafés par le Colonel Akpovy, il était clair qu’une partie des maux dont souffre le football togolais depuis une vingtaine d’années est établie. Et l’année dernière (le 10 mai 2024), la corruption du corps arbitral national a chuté d’un cran. Tout comme le Togo qui peine à se hisser dans les compétitions africaines majeures. Aussi bien que ses représentants en Ligue des champions et en Coupe de la Confédération. L’absence prolongée des Eperviers sur la scène continentale, combinée à des éliminations répétées dans les différentes catégories, soulève des questions sur l’état contemporain du football national. Et le Secrétaire général de la Fédération Togolaise de Football (FTF) a pris la parole pour analyser cette situation, mettant aussi de son côté, en lumière un autre problème majeur : l’inefficacité des attaquants.

    Tété Hervé Agbodan met en lumière l’inefficacité des attaquants

    Dans son approche par rapport à ce sujet, le Secrétaire général de la FTF, estime que, : « Les matchs de nos sélections révèlent un véritable problème d’inefficacité offensive. Nous créons beaucoup d’occasions, mais nous peinons à les concrétiser. C’est un défi que nous devons relever », déclare-t-il. M. Tété Hervé Agbodan, qui fait allusion au match aller des éliminatoires du CHAN « Eperviers-Mena » (1-1) disputé à Kegue ! Il souligne en outre l’absence de buteurs performants dans le championnat local, disant ceci : « Sur ces dix dernières années, rares sont les joueurs ayant atteint les 20 buts en une saison. Une chose qui illustre clairement le manque de formation de qualité pour les attaquants », analyse-t-il. Et puis, selon HTA, cette carence offensive est liée à un manque de structures adaptées. « Pour remédier à ce problème, il faut des académies et des centres de formation bien structurés, capables de développer les compétences dès la base », ajoute-t-il.

    C’est là où l’autorité suprême devrait intervenir pour faire comme chez nos voisins du Bénin. Autant soulever que le Gouvernement d’à côté, a lancé le 02 juillet 2018, conformément à son Programme d’Actions, la construction de vingt-deux (22) stades omnisports prévus. A travers ce projet de rêve pour les inconditionnels des sports, il s’agit non seulement, de rendre les sports béninois compétitifs, attrayants en valorisant leurs acteurs, mais encore plus de doter les communes du Bénin d’infrastructures aux normes. Les stades concernés sont dans les communes de Djougou, Banikoara, Bembèrèkè, Kouandé, Malanville, Nikki, Tanguiéta, Abomey, Covè, Ouèssè, Savalou, Toffo, Aplahoué, Comé, Djakotomey, Dogbo, Grand-Popo, Adjohoun, Avrankou, Kétou, Ouidah et Pobè.

    Des stades omnisports qui font languir… Et un nouveau DTN prêt à faire évoluer les choses

    Quiconque habite au Togo et est amoureux, passionné de sport notamment du football, en ce début du championnat de première division (Lonato D1) devrait avoir au fond de lui, une certaine tristesse. Les dirigeants de clubs aussi. Sans penser à tous ces joueurs qui évoluent dans l’élite. Et c’est justement pour elle que le Directeur Technique National, Dodzi Eklu Siabi, a rencontré ce mercredi 15 janvier, au siège de la Fédération Togolaise de Football, les représentants de l’Association des Entraîneurs et Éducateurs de Football du Togo (ANEEFOOT) ainsi que ceux de l’ASSAFT (Association des Anciens Footballeurs du Togo), patronnée par Anthonio Têtê Amouzou. Cette rencontre visait à échanger de manière constructive sur les défis et les perspectives du football national.

    Et le DT national de planter le décor : «Nous avons échangé sur les problèmes auxquels est confronté notre football, aussi bien en ce qui concerne les joueurs, les encadrements que les infrastructures. De ce côté, nous nous orientons vers l’élaboration d’un statut du joueur de football. Qui peut-on appeler joueur professionnel, amateur, etc… et, à partir de là, fixer des conditions pour tous», a précisé l’ancien meneur de jeu d’Agaza Omnisport. Dont la mission, est à l’entame des échanges avec les acteurs du football. Dodzi Eklu Siabi a en effet rencontré Sebabi Gnéni, président de l’ANEEFOOT, ainsi que ses collaborateurs.

    Et le DTN de poursuivre : «J’ai souhaité échanger aujourd’hui avec l’ANEEFOOT. Nous avons abordé des sujets concernant les éducateurs et entraîneurs, notamment leur formation. Ils nous ont fait part de leurs préoccupations. Nous avons également discuté de plusieurs aspects liés à l’employabilité des éducateurs et entraîneurs de football ». L’initiative bien appréciée par l’ANEEFOOT, souhaite d’autres rencontres pour approfondir les différents sujets évoqués. Et pour l’ancien DTN, : « Notre prise de contacts avec le nouveau DTN a été très importante. On a eu à échanger sur le projet d’élaboration du statut de l’entraineur de football. Nous avons été satisfaits sur plusieurs autres points. Tous les sujets qui étaient des préoccupations de l’ANEEFOOT ont été discutés », a indiqué Sebabi Gneni, devenu président de l’ANEEFOOT. Vœux, recommandations ou pas, il faut pour le poète une conclusion pour cette Chronique.

    Et c’est une invite à faire en sorte qu’une douzaine de stades omnisports soient projetés sur toute l’étendue du territoire, que l’arbitrage fasse plus de progrès, que le champion et son dauphin soient de véritables méritants et que les sélections nationales ne déçoivent pas leurs supporters. Toutes les entités devraient faire leur part de sorte que notre football, qui était en Coupe du monde régénère des stars. Et qu’aussi, la monotonie ne s’installe pas dans le classement de notre championnat à la fin des 6 dernières saisons, comme ça a été le cas.

    Chronique d’Yves de Fréau (page Facebook)

  • Bienvenue au festin du sous-sol de la RDC !

    Bienvenue au festin du sous-sol de la RDC !

    Rwanda : 26.338 km², 14 millions d’habitants, une armée de 33 000 hommes. RDC : 2,345 millions de km², 102 millions d’habitants, une armée de 134 000 soldats. Au regard des enjeux, les Congolais seraient bien naïfs de croire que des sanctions suffiraient à dissuader Paul Kagame de soutenir le M23.

    Pourquoi donc les dirigeants congolais peinent-ils autant à mobiliser la communauté internationale, y compris l’Afrique, en faveur des sanctions contre le Rwanda pour son soutien au M23, alors que la collusion entre Kigali et le M23 semble attestée par les Nations unies ?

    À l’évidence, aucun pays ne voudrait se brouiller avec Paul Kagame, pour faire plaisir à Félix Tshisekedi. Non pas qu’ils contestent la responsabilité du Rwanda dans cette rébellion, mais il se trouve que le dirigeant rwandais a acquis, sur l’échiquier africain, une envergure telle que nul n’ose l’embarrasser, pour juste contenter les Congolais. Tous ont conscience que nous vivons une ère d’injustices, auxquelles les États réagissent non pas en fonction de la nature ou de la gravité des faits, mais en fonction du poids ou de l’importance de ceux qui les commettent ou les subissent.

    Plutôt que de s’agacer de l’indifférence bienveillante de la communauté internationale vis-à-vis du Rwanda, Félix Tshisekedi devrait peut-être convaincre son peuple de ce que le chemin de l’honneur, pour les Congolais, est de défendre leur patrie. Au regard des enjeux, les Congolais seraient bien naïfs de croire que des sanctions suffiraient à dissuader Paul Kagame de soutenir le M23, que le ministre congolais de la Communication lui-même qualifie de pantins.

    Mais comment combattre un M23 dont les forces semblent plus aguerries que l’armée congolaise ?

    Peut-être en redoublant d’efforts, de détermination et de sérieux. Que le Rwanda, pays de 14 millions d’habitants, tienne en respect la RDC et ses 102 millions d’âmes est une anomalie. Et que les rebelles du M23, même soutenus par les quelque 33 000 hommes de l’armée rwandaise, parviennent à mettre en difficulté l’armée de RDC et ses 134 000 hommes est une autre preuve des insuffisances d’un leadership systématiquement défaillant, dont Félix Tshisekedi n’est que l’impuissant héritier. Mobutu Sese Seko ne se souciait que de sa sécurité personnelle. Et sa tristement célèbre Division spéciale présidentielle, plus prompte à massacrer les étudiants sans défense qu’à défendre la patrie, a été incapable de lui sauver la mise, lorsqu’en 1997, Laurent-Désiré Kabila, porté par les troupes rwandaises et ougandaises, l’a renversé.

    Mais cette chute de Mobutu partait d’une faute politique, comme partout où des nationaux vont chercher des mercenaires ou des armées étrangères pour conquérir le pouvoir ou le conserver. D’ailleurs lorsque, n’en pouvant plus de la tutelle de ses parrains rwandais et ougandais, Kabila a voulu s’en émanciper, il a eu droit à une suite de petites guerres, un assassinat, puis des générations spontanées de rébellions, dont le M23 n’est que l’ultime succédané. Et, chaque fois, les dirigeants ont appelé au secours des voisins qui se sont révélés être de gloutons prédateurs, trop heureux d’avoir table ouverte au festin du sous-sol congolais.

    N’est-ce pas un peu cruel de suggérer que les prédateurs ont été conviés par les Congolais eux-mêmes ?

    Toute l’Afrique crierait à l’impérialisme si des Chinois, des Français ou des Américains s’introduisaient dans tel pays africain, pour extraire les minerais de son sous-sol, sans autre forme de procès. Que l’Afrique se mure dans le silence, pendant que d’autres nations africaines pillent impunément la RDC, scandalise d’autant que d’authentiques chantres de la souveraineté africaine justifieront leur coupable cupidité par l’incapacité des leaders congolais à faire le bonheur de leur peuple, en dépit de toutes ces richesses.

    En RDC, les guerres sont aussi juteuses pour les prédateurs qu’elles sont sanglantes pour le peuple. Et la fâcheuse tendance de nombre de dirigeants politiques congolais à confisquer personnellement une part de la richesse nationale n’est, au fond, qu’une autre guerre, des politiciens contre leur propre peuple. D’où la perplexité des Congolais, lorsqu’ils entendent ces mêmes dirigeants dénoncer le pillage de leurs richesses par tel ou tel voisin.

    Pour convaincre de la sincérité de leur révolte, il ne reste plus à ces politiciens qu’un sursaut de probité dans la gestion de la part qui échappe aux étrangers. Ainsi, leurs concitoyens pourraient, un jour, dire que les prédateurs nationaux, eux, au moins, savaient voler avec empathie.

    Chronique de Jean-Baptiste Placca (RFI) du 25 janvier 2025

  • Peter Solo (Vaudou Game): “Vaudou Game, ce n’est pas seulement de la musique”

    Peter Solo (Vaudou Game): “Vaudou Game, ce n’est pas seulement de la musique”

    L’un des moments forts du festival inaugural Voodoo To Go à Utrecht, aux Pays-Bas, a été la participation de Vaudou Game , un formidable groupe afro-funk de six musiciens basé à Lyon, en France. Mené par le chanteur et guitariste togolais Peter Solo, Vaudou Game a conquis l’Europe avec ses styles de funk vaudou rétro et analogique. Le producteur Morgan Greenstreet s’est entretenu avec Peter avant le concert de Vaudou Game ; la conversation a porté sur la signification du mot Vaudou, sur les tonalités spécifiques de la musique vaudou, sur les raisons pour lesquelles sa musique fonctionne en Europe, mais pas au Togo.

    Pouvez-vous commencer par vous présenter ?

    Oui, je m’appelle Peter Solo. Je suis né au Togo, j’ai grandi au Togo et je joue de la musique au Togo. Avant de quitter le Togo, je suis parti à Londres pendant quatre ans et demi. Et après Londres, je vis en France maintenant.

    Où en France ?

    J’habite à Lyon.

    Comment trouvez-vous cette ville?

    Cool, cool, un endroit sympa, les gens sont… Londres est très speed, comme Paris. Paris est très, très speed, vous savez, les gens courent. Lyon est un endroit calme, et vous pouvez, en tant que musicien, créer comme un musicien. Les musiciens ont le temps de répéter, de jouer, pour beaucoup de choses. Donc Lyon est le meilleur endroit.

    Et d’où viens-tu au Togo ?

    Je suis d’Aného, ​​Glidji. Le meilleur endroit, l’endroit où chaque année on fait la cérémonie de la Pierre Sacrée, on l’appelle Kpessosso. C’est une cérémonie qu’on fait chaque année à Glidji. On sort une pierre, c’est plus qu’une pierre, c’est un fétiche. Selon la couleur de la pierre, si la couleur de la pierre est rouge ou blanche ou bleue, ça veut dire quelque chose. Donc si la pierre sort et que la couleur est blanche, ça veut dire que cette année, on va avoir de bonnes choses. Il y aura des pluies abondantes, il y aura des récoltes, il y aura du bonheur. Mais si on prend une pierre rouge, il peut arriver de mauvaises choses cette année-là. Donc chaque année, on fait la cérémonie et les gens vont dans ce lieu vaudou et choisissent la pierre. Mais ils ne savent jamais de quelle couleur est la pierre, donc ils choisissent la pierre avant de connaître la couleur.

    Et vous avez été élevé dans une famille vaudou, impliqué dans le vaudou ?

    Oui, vous savez, ma mère était une prêtresse vaudou et mon père allait à l’église catholique, et j’ai les deux. J’ai une origine catholique et une origine vaudou, mais le vaudou est ma culture et je suis né dans cette culture. Même si mon père allait à l’église le dimanche, le reste des jours, du lundi au samedi, il faisait la prière en vaudou. Donc on peut tout mélanger, on peut aller à l’église, on peut rester et pratiquer le vaudou.

    Droite.

    Je suis né, vous savez, dans la maison de Vaudou.

    Et nous sommes ici à Utrecht, aux Pays-Bas, pour un festival appelé Voodoo To Go.

    Ouais.

    Pour vous, le mot « Vaudou » est-il identique au mot « Vaudou » ou « Vodun », et que signifient ces mots pour vous ?

    Vaudou, Vodun… Le Vaudou, c’est… Au Togo, on l’appelle Vaudou, mais au Bénin, on dit Vaudou, mais ça veut dire la même chose, parce que le Vaudou est né dans le Royaume du Dahomey, entre le Togo et le Bénin. Il est né dans cette région avant qu’au XVIe siècle , par le biais de l’esclavage, le Vaudou ne soit amené dans les îles comme Hiati, Cuba, au Brésil et aux États-Unis. Vaudou signifie consulter.

    Alors, consulter quoi ? Telle est la question !

    Oui, nos ancêtres disent qu’il faut consulter les éléments qui étaient là avant nous, comme la terre, l’eau, le feu et l’air. Ces éléments, pour nos ancêtres, étaient des éléments vivants, vibrants, c’est-à-dire : La terre est vivante ! L’eau est vivante ! Le feu est vivant ! L’air est vivant ! La terre, la nature, était là avant l’homme.

    Mawu Sogbolisa [l’être suprême, Dieu] celui qui a créé le macrocosme dans lequel nous vivons, qui a créé le monde, il a touché la terre, il a touché l’air, il a touché l’eau, il a touché le feu, pour créer le macrocosme. Donc ces éléments conservent sa force, il n’est pas possible que ces éléments n’aient pas un peu de ses énergies.

    Nos ancêtres croient que la nature est vivante. Donc, pour aller vers Mawu Sogbolisa, que les gens appellent Dieu, il faut passer par la nature. Donc, nous devons consulter la nature.

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    Quel rôle joue la musique dans cette consultation ? Car il y a toujours de la musique dans une cérémonie vaudou.

    Très important. Vous savez, on ne peut pas faire une cérémonie, une cérémonie vaudou sans musique ; ce ne sont pas deux choses, c’est une seule chose.

    Droite.

    Parce que la musique, c’est ce qui fait entrer les adeptes en transe. La musique, c’est ce qui pousse les adeptes à avoir des révélations. Donc, la musique est très importante dans le vaudou ! Très, très importante. Il n’y a jamais eu de vaudou sans musique, les deux sont ensemble.

    Parce que dans le vaudou, on a trois dimensions : il y a la dimension spirituelle ; la dimension initiatique, comment vous apprendre à pratiquer le vaudou – parce que pour faire du vaudou, il faut comprendre certains codes, comme si vous voulez utiliser un ordinateur maintenant, il faut apprendre quelque chose avant, on ne peut pas l’utiliser comme ça. Donc le vaudou, il faut avoir une certaine initiation.

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    Il y a aussi la dimension culturelle dans le vaudou. La culture est très importante ! Et quand je parle de culture dans le vaudou, ce n’est pas seulement la musique ! Il y a l’art vestimentaire, la façon dont on s’habille dans le vaudou ; il y a l’art culinaire, ce qu’on mange quand on pratique le vaudou, tout ce qu’on mange pendant les cérémonies, ce qu’on nous fait goûter, tout ça fait partie de la dimension culturelle. La danse, le chant, tout ça fait partie de la dimension culturelle du vaudou. Donc la musique dans le vaudou, c’est indéniable !

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    Ayant grandi à Aného, ​​avez-vous été impliqué dans la musique vaudou ? Dans d’autres genres musicaux ?

    Je me suis tourné vers d’autres genres de musique. En tant que musicien, je dois être curieux. J’ai appris beaucoup de choses. Beaucoup de musique vient de l’étranger, des États-Unis, d’Europe. Tous les musiciens là-bas veulent jouer quelque chose de moderne. Au Togo, il y a de la musique culturelle, mais si tu veux faire quelque chose de moderne, tu dois apprendre la pop, le funk ou la soul, ce genre de musique, comme un musicien. Donc, j’ai joué beaucoup de musique, comme un musicien, tu sais, j’étais un musicien backside…

    Musicien d’accompagnement, musicien de soutien.

    Ouais, j’étais musicien de soutien, et j’ai joué beaucoup de musique.

    À la guitare ?

    À la guitare et aux chœurs.

    Excellent. Comment appelles-tu le style de musique que tu joues ?

    J’appelle ça le funk vaudou.

    Pourquoi?

    Parce que le Vaudou est funk !

    [Rires]

    Parce que c’est du funk vaudou ! Parce que tu sais, l’énergie qui se dégage de cette musique. Tu sais, le funk des années 70 et 60 qui a un son analogique, tu sais, dans un groupe, tout est pur, tout est live, tout est énergie, tout est esprit. C’est pour ça que je l’appelle comme ça.

    On mélange ça avec la trance vaudou, parce que l’énergie que James Brown avait sur scène, quand tu vois James Brown, il avait la musique, mais il avait quelque chose, oui, qu’on appelle trance. Donc si tu mélanges le funk qui a vécu en Afrique, qui est allé aux États-Unis et qui est revenu en Afrique… Parce que le funk a l’énergie du feu, que, dans le vaudou, on appelle la divinité Hevioso. Avec cette divinité, il y a un rythme ; quand on fait une cérémonie pour la divinité Hevioso, quand on écoute ce rythme, c’est du funk ! Quand on écoute la tradition, la façon dont ils jouent traditionnellement, quand on écoute le groove, c’est du pur funk, du style James Brown ! Parfois je me demande, peut-être que James Brown est venu et a pris ce rythme, l’a modernisé pour devenir du funk ! Donc le funk et le vaudou se mélangent très bien, donc on appelle ça du funk vaudou.

    Absolument ! Il y avait aussi de très bons groupes béninois et togolais qui faisaient ce genre de musique dans les années 60 et 70.

    Ouais, comme Poly-Rythmo [Orchestre Poly-Rythmo de Cotonou], El Rego, Roger Damawazun, ouais, vous en avez beaucoup.

    En grandissant, avez-vous entendu ces enregistrements ?

    Ouais! Ouais!

    [Rires] Maintenant, si vous allez au Togo, est-ce que quelqu’un écoute de la musique comme ça ?

    Non, non. Je suis né dans les années 70 au Togo, avec ce genre de musique : Poly-Rythmo, El Rego, Roger Damawazun, Sassamasso, James Brown, Otis Redding, Wilson Pickett. Quand j’étais petit, c’était ce genre de musique ! Mais quand on a évolué, on ne pouvait plus faire ce genre de musique… On ne pouvait pas jouer de la musique funk en Afrique pour survivre.

    Pourquoi pas?

    Parce qu’à cette époque, il y avait cette musique, la musique moderne qui arrivait, et tu sais, tout le monde l’écoutait, partout. De la musique moderne, mais pas de la bonne musique. Les gens veulent la musique qu’ils entendent à la radio, ils ne veulent pas de la bonne musique analogique, ils veulent quelque chose de moderne, avec des synthés, avec des sons un peu pourris. Donc…

    Nous essayons de faire de la musique pour survivre, et quand vous faites de la musique pour survivre, vous ne pouvez rien décider, parce que vous avez besoin de survivre, alors vous jouez simplement ce que les gens aiment. Parfois, vous ne jouez pas ce que vous aimez, vous jouez ce que les gens aiment parce que vous avez besoin de survivre avec la musique. C’est ce qui m’a fait jouer beaucoup de choses, beaucoup de styles de musique différents.

    Quand je suis allé en France, à l’époque, il y avait de la « world music », partout, de la world music, de la world music, de la world music, tout le monde, de la world music. Alors j’ai dit : « Eh ! » J’ai fait un album qui était de la world music, puis je me suis dit : « Non, je n’ai pas grandi avec la world music, j’ai grandi avec, tu sais, la musique des années 70, le poly-rythme et le rego. » Parce que mon père avait ces disques en vinyle ; il écoutait ses disques tous les matins, des disques d’afro-funk, pur et dur. Mon père était commissaire de police, donc il avait les moyens d’acheter tous ces disques, et il voyageait, donc il achetait les disques qu’il écoutait à la maison.

    « Eh », je me suis dit, « je dois retourner dans le futur ». Et c’est pour ça que Vaudou Game est né. Retour vers le futur et faire quelque chose des années 70, analogique et moderne.

    Et c’est ce que vous faites, sans aucun doute.

    Ouais!

    Quand j’entends la musique que vous jouez, j’ai l’impression qu’elle vient de cette époque, des années 70. Il y a des aspects qui sont différents, mais j’ai le sentiment qu’elle aurait pu être créée à cette époque. Vous avez du succès en Europe, les gens s’intéressent à ce que vous faites, et probablement aussi en Amérique. J’espère que nous ferons passer le message plus loin en Amérique…

    Oui, je l’espère.

    Mais pourquoi selon vous ? Comment les gens reçoivent-ils la musique en Europe ? Quand vous jouez à Lyon, comment les gens reçoivent-ils la musique ? Comment est-ce que c’est ?

    Vous savez, Vaudou Game, Vaudou Game, ce n’est pas seulement de la musique, nous ne faisons pas que jouer de la musique. Quand nous sommes en mouvement – ​​nous avons fait beaucoup de concerts cette année, beaucoup, beaucoup, beaucoup – alors quand nous sommes en mouvement et que nous allons d’un jour à l’autre, le jour suivant, le jour suivant, le jour suivant, le jour suivant, nous jouons, nous partons en mission, nous allons prêcher, nous allons parler de bonnes choses sur cette nature, nous parler de bonnes choses sur Vaudou, parce que Vaudou, c’est la nature. Vaudou dit que nous devons être en harmonie avec cette nature, nous devons respecter cette nature, parce que la terre nous nourrit, la terre nous guérit, la nature nous habille, c’est grâce à la nature que nous sommes ici aujourd’hui, vous et moi ; nous sommes beaux et nous sommes ici aujourd’hui, grâce à la nature.

    La nature peut décider demain que tu n’es plus là, que c’est fini pour toi. Donc la nature est vivante, la nature est dominante, la nature n’est pas seulement décorative, elle est belle, mais elle est aussi vivante ! Donc quand tu as un problème, tu peux aller parler avec la nature, tu peux aller parler avec l’air que tu respires. Tu peux parler à l’air, ce n’est pas de la folie, ce n’est pas parce que tu es fou, non , c’est parce que tu as conscience que l’air est vivant, que l’air est dominant, que l’air était là avant que tu ne viennes ici, que l’air restera là après ton départ. Donc ce sont les éléments qui sont là éternellement, il faut être en harmonie avec eux.

    Alors, Vaudou Game, quand on va jouer, il y a la musique, mais il y a aussi le message. On parle de Vaudou, de la nature. Et quand je parle de la nature, je ne parle pas d’écologie. Je dis qu’il faut parler avec la nature.

    Et ce message est-il reçu dans vos concerts ? Les gens vous entendent ?

    Ouais ! C’est pour ça que Vaudou Game, on grandit. Ce n’est pas seulement la musique – on fait de la musique funk, j’ai de très bons musiciens – mais on a un message ! On a quelque chose à dire. On ne peut pas faire de la musique aujourd’hui sans dire quelque chose. Vous savez, regardez ce monde : le monde n’est pas si beau aujourd’hui ; on a peur, tout le monde a peur de quelque chose. En tant qu’artistes, on ne peut pas juste jouer de la musique, juste faire un spectacle « nya nya nya » et on dit « nya nya nya » et on dit « Ah ! » Non, on devrait, vous savez, on doit nourrir l’âme. La musique devrait toucher notre âme et l’âme des gens qui sont venus [au concert], on devrait apporter quelque chose, elle devrait toucher les gens, elle devrait enseigner. Parce que nous en avons l’opportunité, donc on ne peut pas juste jouer comme ça.

    Le jeu Vaudou a une musique et un message, qui est un message universel : je ne parle pas du Vaudou du Togo ou du Bénin, d’Haïti ou du Brésil, ou des États-Unis, je parle du Vaudou universel, je parle du Vaudou international. Je parle de la nature. Nous n’avons qu’une seule nature : le Vaudou est ici, le Vaudou est aux États-Unis, parce que vous avez la nature là-bas, vous avez la terre, vous avez l’eau, vous avez le feu. Donc on peut invoquer le feu, invoquer l’air, invoquer ces éléments et communiquer avec eux.

    Pourquoi aller voir un psy si tu as un problème ? Tu devrais aller devant la mer, parler à la mer.

    [Rires] Ouais.

    Tu te sentiras bien, mec ! Tu te sentiras bien ! Je n’irai pas parler au psy. Ces psychiatres ont leurs problèmes.

    Ouais, c’est vrai.

    Je parlerai à ces éléments que je connais. Ces éléments peuvent décider de ma vie, me sauver la vie. Je n’ai pas besoin de lunettes pour voir ça ! Parce que les gens nous ont fait voir la nature comme quelque chose…

    Comme un spectacle.

    Comme un spectacle ! Parce que pour eux, la nature est une matière à consommer. C’est pour ça qu’ils diabolisent le vaudou, c’est pour ça qu’ils disent que le vaudou c’est quelque chose de maléfique, quelque chose de satanique, quelque chose de sombre, quelque chose de négatif, quelque chose qui a à voir avec les poupées, des trucs comme ça. Non, c’est tout Hollywood, c’est quelque chose qui vient d’un film hollywoodien. Le vaudou n’est pas quelque chose de sombre ! Ce n’est pas quelque chose de négatif. Le vaudou c’est l’amour, le vaudou c’est la paix, le vaudou c’est l’humilité, le vaudou c’est le respect, le vaudou c’est la musique, le vaudou c’est pas la guerre, quoi. Parce que dans la pratique du vaudou, on peut aller à l’église, et faire ce qu’on veut. Au Togo, beaucoup de gens pratiquent le vaudou, et vous avez toutes ces églises, beaucoup d’églises en Afrique. Ils n’ont jamais fait la guerre à cette religion, dans cette région, au Togo et au Bénin. Vous pouvez voir l’histoire.

    Oh oui, c’est sûr. C’est une coexistence pacifique. Quand on y va, on voit que les sanctuaires sont même publics et, comme vous le dites, les gens vont à l’église un jour, et le lendemain…

    Allez au Vaudou !

    S’il y a une fête du sanctuaire, tout le monde va à la fête.

    Le vaudou n’est pas une religion. On veut faire croire que le vaudou est une religion. Le vaudou n’est pas une religion ! Le vaudou est une philosophie, le vaudou est une façon de vivre, le vaudou est un état spirituel. Nous n’avons pas de Bible.

    Nous n’avons personne qui puisse nous dire quoi faire ou ne pas faire. La seule personne que nous avons, c’est la nature. C’est la nature qui nous dit quoi faire ou ne pas faire. C’est tout. Personne d’autre ne vous dira ce que vous devez faire dans le vaudou.

    Alors, quand vous appelez votre groupe Vaudou Game, comment pensez-vous que les gens comprennent cela en Europe ? Parce que je trouve que c’est attrayant. Et pourquoi Game ?

    « Jeu » est un jeu de mots, vous savez. On peut dire « jeu » comme « jouer à un jeu » et on peut dire « gamme » [tonalité, échelle] en français.

    Ce qui est différent.

    Gamme, l’harmonie, le jeu. Pour Vaudou Game, l’harmonie du Vaudou, l’identité du Vaudou, la gamme du Vaudou… Parce que Vaudou Game est né à travers une harmonie, qu’on a travaillé à identifier. Parce qu’au Bénin et au Togo, on n’a pas d’instruments harmoniques, donc… Pour parler du Vaudou, il faut trouver une musique du Vaudou. Je voyais des groupes américains, des groupes qui venaient d’autres pays, qui appelaient leur musique « musique vaudou ».

    Alors, quand vous avez entendu quelqu’un appeler sa musique « musique vaudou », qu’avez-vous pensé ?

    Je n’avais pas compris ça. Parce que le vaudou, le vaudou, ce n’est pas juste quelque chose… la musique vaudou… pour moi c’était comme un film hollywoodien, quelque chose comme des zombies…

    Quelque chose de négatif. De la « musique vaudou », non. La musique vaudou, c’est la paix. Quand vous voyez de la musique vaudou sur scène, vous voyez un sourire, vous voyez quelque chose de positif, vous ne voyez pas des gens qui portent des vêtements sombres pour aller au cimetière, pour faire de la « musique vaudou », de la musique satanique, non, ce n’est pas du vaudou. Qu’est-ce que la musique vaudou ?

    [Rires] Je ne sais pas, c’est pour ça que je suis ici. Je suis ici pour découvrir ce qu’est la musique vaudou. Parce qu’il y a des chansons traditionnelles pour les esprits, n’est-ce pas ?

    Des chants pour les esprits ! Ces chants que nous chantons lorsque nous participons à des cérémonies, lorsque nous faisons des sacrifices.

    Mais tu ne peux pas sortir ces chansons et les chanter avec un groupe, n’est-ce pas ?

    Ouais, on ne peut pas le faire ressortir, mais on essaie de travailler en harmonie.

    OK, alors utilisez les mélodies, les sons.

    Ouais, le son de l’harmonie, on l’utilise avec des instruments. La musique vaudou, il faut croire au vaudou avant de pouvoir faire de la musique vaudou, comme ça. Sans croire au vaudou… D’abord, il faut savoir ce que ce mot, vaudou, veut dire. Si tu connais ce mot, tu peux faire de la musique vaudou.

    Bon, au-delà de ça… Quand vous écrivez avec le groupe, prenez-vous des chansons spécifiques, ou des mélodies spécifiques de cérémonies et les transformez-vous en chansons ? Ou, comme vous le disiez, s’agit-il plutôt d’une harmonie ?

    Nous essayons de travailler en harmonie, parce que nous avons notre façon de chanter, nous avons une façon particulière de chanter, au Togo, au Bénin et au Ghana. Une façon très, très particulière de chanter, une façon pentatonique, de chanter. Et nous n’avons pas d’instruments harmoniques, comme le balafon et la kora, comme au Mali et en Guinée ; ils chantent en pentatonique et ils utilisent cette musique traditionnelle pour suivre cette musique pentatonique. Mais nous, au Togo et au Bénin, nous n’avons que notre voix et des percussions. Si vous allez au nord, au sud, c’est juste des percussions, du chant, des percussions, du chant, vous n’avez aucun instrument harmonique. Mais nous chantons, nous avons notre façon de chanter, au Togo, tout le monde peut le voir.

    Oui, donc le truc, c’est que l’identité de la musique vient de l’harmonie, c’est ce que je me suis dit. Si vous entendez de la musique d’Asie, juste l’instrumental, vous pouvez dire : « Cette musique, peut-être qu’elle vient de Corée, de Chine ou du Japon. » Ou si vous entendez de la musique des pays arabes, d’Algérie, de Tunisie, vous pouvez dire : « Est-ce que c’est de la musique d’Algérie, de Tunisie ou du Maroc ? » Juste l’harmonie. Donc le truc, c’est de trouver l’harmonie, d’identifier la musique vaudou, de travailler dur, d’obtenir cette harmonie, la façon dont nous chantons, et d’essayer de la jouer avec des instruments modernes, parce que nous n’avons pas d’instruments traditionnels. Nous devons donc désaccorder nos instruments et les accorder d’une manière différente, avant de jouer, vous savez, ce genre d’harmonie. Donc ce genre d’harmonie, nous l’appelons l’harmonie du vaudou, comme la gamme du vaudou.

    Ah, d’accord

    Jeu Vaudou.

    Ah.

    Donc cet album Apiafo est basé sur ces harmonies. Quand on entend l’harmonie, on pense peut-être à la musique éthiopienne ; non, c’est l’harmonie de la musique vaudou.

    Bon, donc une chanson comme « Ata Calling ».

    « Ata Calling », ou « Dangerous Bees », ou « Meva ». C’est ainsi que nous chantons au Togo.

    Ouais, je le reconnais.

    C’est notre façon de faire. Mais avant, quand on chantait comme ça au Togo, on jouait juste ces accords, vous savez, les accords modernes, mineurs et majeurs, et ça ne sonne pas, ça n’a pas d’identité ou de couleur particulière. Donc le travail c’est, comment puis-je chanter de cette façon et nous pouvons utiliser les instruments modernes. On travaille dur, pour trouver cette harmonie, de sorte que si je chante comme on chantait au Togo, les instruments comme le saxophone ou la guitare ou la basse ou le clavier, puissent jouer cette harmonie pentatonique qui suit. C’est ça le jeu vaudou, l’harmonie vaudou.

    Alors comment avez-vous trouvé les musiciens qui composent le groupe Vaudou Game ? Ou est-ce eux qui vous ont trouvé ?

    Ha, non, je les trouve. Parce que je cherchais… J’avais un groupe avant qui avait déjà fait deux albums…

    Ouais, j’ai vérifié, Kakarako .

    Ouais, Kakarako. Donc, quand je pensais à Vaudou Game, je cherchais des musiciens qui aiment le funk, pas seulement de bons musiciens. Je cherchais des gens qui aiment le funk, des gens qui aiment la musique analogique, des gens qui aiment la vieille musique, des gens qui aiment les vieilles choses ; des gens qui n’aiment pas les ordinateurs, des gens qui n’aiment pas ces choses modernes. Beaucoup de musiciens sont modernes, trop modernes ; leur son est moderne.

    Et je les trouve, je les trouve, un par un, un par un. Il y a ces gars qui aiment le funk, ceux qui aiment la musique analogique, qui aiment la musique vintage comme celle des années 60, 70, qui ont aussi cet esprit, celui de la musique et de la spiritualité, parce que c’est important. On ne peut pas faire de la musique sans l’esprit. Comme le dit Fela, « Si tu joues avec la musique, tu meurs jeune, mec. » On ne peut pas jouer avec la musique, la musique est un esprit. Ouais, [rires].

    Je rencontre donc des gens qui savent que la musique ne se résume pas à jouer, à danser, à « nya nya nya ». Non. La musique est une arme. Nous devons l’utiliser pour quelque chose, dans un but précis.

    Et comment avez-vous impliqué Roger Damawazun dans l’enregistrement ?

    C’est mon oncle. Il y avait des gens au Togo qui ont essayé de me dire quand j’étais jeune : « Hé, ne fais pas de musique moderne, fais de la musique traditionnelle, c’est très important. De la musique traditionnelle ! » Il a fait quelques albums dans les années 70 qui étaient funk, comme Wait For Me , et ce genre de funk qui est très, tu sais. Et quand j’ai fait mon passage de la musique du monde au funk, j’ai dit : « Ah, mon oncle a fait ça dans les années 70 ! Et il est toujours en vie ! » Et je lui ai dit : « Tu sais, je passe au funk, je passe au funk analogique, au funk vaudou. » Et il a dit : « Ouais, vas-y ! »

    Je lui ai donc envoyé deux chansons et il a fait quelques featurings sur deux chansons, et c’était génial ! Et nous l’avons fait venir ici pendant deux ans ; l’année dernière, il était ici, et cette année, il était également ici.

    Bien. Donc il a enregistré ici avec toi, ou… ?

    Il a enregistré au Togo.

    Tu lui as envoyé le morceau fini ?

    Je lui ai envoyé le morceau fini, il l’a enregistré là-bas, nous l’avons mis au groupe et tout était en cours de mixage.

    Ça a l’air génial !

    Mec, sans ordinateur, on n’a pas d’ordinateur, on n’a pas…

    Vous l’avez fait avec une bande analogique.

    Tout analogique ; bande analogique avec 15 pistes.

    Ce qui m’intéresse, c’est qu’il y a beaucoup de groupes à New York ou à Londres qui s’intéressent vraiment à l’Orchestre Poly-Rythmo ou à la musique de Fela et qui essaient de reproduire exactement ce son, mais on ne voit pas beaucoup de groupes dirigés par des Africains. Vous faites du funk vaudou du Togo, vous êtes du Togo, vous avez plus de liens avec ça… Avez-vous des réflexions à ce sujet ?

    Ouais ! Hmm. Ce n’est pas facile. Ce n’est pas facile, parce que vous savez, je voyais ça de loin, comme les Budos…

    Groupe de Budos.

    Les budos et comment les appelle-t-on ? Ces trucs sont de Daptone.

    Antibalas.

    Ouais, Antibalas, tu sais, l’équipe Daptone. Et je voyais ça et je disais : « Hé ! Ces gars font de la musique afro et ce genre de choses, et moi, je suis là à essayer de me trouver et à essayer de faire ce que je veux. » Je disais : « Eh ! » Ces choses auxquelles tu penses.

    Mais c’est bien, c’est positif. Positif, parce qu’il n’est pas nécessaire d’être africain ou noir pour faire de la musique noire, si tu le ressens, tu le fais. Ce sont des musiciens, ce sont de bons musiciens, ils font leur propre truc. Donc, ils sont conscients, ils sont ouverts d’esprit, peut-être avant nous, et ils, tu sais, prennent les choses en premier et ils le font, tu sais, positif, positif, positif…

    Pour la plupart…

    Positif ! Je ne peux rien dire de négatif à ce sujet, c’est un bon gars qui essaie de faire ça, qui aime la musique africaine, et qui aime la bonne musique africaine, pas seulement la musique africaine comme ça, qui aime la bonne musique africaine.

    Donc, les gars comme ça font les choses sérieusement. Ce sont eux qui sont allés en Afrique en premier, pour prendre ces vinyles et rééditer tout ça, des tonnes de DJ ont voyagé partout là-bas [en Afrique] à la recherche de disques, de vieux disques et de rééditions ici [en Europe]. Ils sont ouverts d’esprit et ils nous ont un peu ouvert les yeux, pour dire : « Ah, on a ça ici, j’ai ça, j’ai un peu grandi avec ça. Pourquoi est-ce que je cours partout, en essayant de faire d’autres choses ? Peut-être que je peux… » Donc, tout cela est positif.

    C’est vrai. Il y a un intérêt pour la musique africaine vintage en Europe et aux États-Unis. Analog Africa a sorti toutes ces superbes compilations d’afro-funk, tu sais, beaucoup de gens ont réédité Fela, tout ce qui s’est passé autour de ça. Donc d’une certaine manière, cela a permis à un groupe comme Vaudou Game d’exister.

    Hmmm.

    C’est intéressant et un peu triste pour moi que l’intérêt existe ici en Europe et un peu à New York, mais si vous allez au Bénin… eh bien, le Bénin est un peu différent, mais si vous allez au Togo ou au Ghana, vous n’entendrez pas cette musique.

    Non, vous n’entendrez plus cette musique, parce que la musique togolaise n’existe pas… Nous n’avons pas de musique togolaise. C’est pour ça que Vaudou Game est né, parce que je pensais à ces choses-là. Nous n’avons pas de musique togolaise, mais nous avons quelque chose au Togo que tout le monde connaît. Nous avons quelque chose au Togo, qui est mieux que l’or, les diamants, le pétrole… Tout le monde le sait… C’est le Vaudou.

    Tout le monde dans le monde connaît ce Vaudou, mais la musique du Vaudou, ou l’identité, personne ne la connaît. Donc c’est sur ça qu’on travaille, pour que les gens puissent connaître le Vaudou, connaître la musique du Togo, la musique Vaudou. Donc, aujourd’hui, on peut dire que le Vaudou Game commence, doucement à devenir quelque chose, à représenter la musique du Togo, la musique du Vaudou. Et on est très fiers, je suis très fier de représenter ça, de parler du Vaudou, de représenter le Vaudou. Très fier ! Parce que c’est ma culture, je n’ai pas d’autre culture, je ne connais pas d’autre culture que celle-là. Si je ne suis pas fier de ma culture, comment puis-je être bien avec vous ? Je ne peux pas être bien avec vous, je me sentirais bizarre dans mon corps ; j’ai besoin d’être bien avec moi-même avant de pouvoir être bien avec les autres.

    Je suis donc très fier du Vaudou, et j’espère qu’avec le travail que fait Vaudou Game, vous savez, les gens entendront parler du Vaudou Game et de la musique Vaudou et de la musique togolaise et de la musique béninoise aussi.

    Au Togo aussi…

    Au Togo !

    J’espère qu’ils entendront parler de toi là-bas.

    Ils commencent à en entendre parler ! Parce que, vous savez, parfois, si vous faites cette musique au Togo, les gens ne comprennent pas : il faut la faire en dehors du Togo. Et s’ils voient que des gens suivent en dehors du Togo, ils disent : « Ah, ce truc, on l’a ici et on s’en fiche, et il le fait là-bas, et les gens, même les blancs, disent : « Ah, le vaudou, le vaudou, le vaudou »… » Parfois, nos frères ne savent pas grand-chose du vaudou, mais quand ils voient que les blancs et les gens d’autres endroits parlent du vaudou et en sont fiers, ils peuvent, vous savez, changer d’avis et dire : « Ah, c’est mon truc. » Et ils peuvent être fiers et changer leur point de vue, leur façon de voir les choses, et suivre.

    Nous y sommes, nous sommes à Utrecht pour le Voodoo To Go Festival. Comment vous sentez-vous ?

    Je me sens bien ! Je me sens heureux ! Léopold est mon frère, donc nous faisons nos trucs. C’est mon truc, donc ce n’est pas comme un festival que nous faisons, c’est mon truc, je suis à la maison, donc nous devons le faire bien ! Nous parlons de notre culture ici.

    Ce n’est pas juste un festival, Voodoo To Go, on parle de notre culture, de notre façon de vivre. On doit montrer aux gens qui ne connaissent pas le Vaudou, qui ne connaissent pas le Togo, que c’est notre façon de vivre, notre façon de pratiquer, que c’est notre façon de faire, c’est notre Vaudou. Donc, pour moi, je suis très, très fier de faire partie de ça. Je ne pouvais pas rater ça ! Jamais ! Donc je suis très content d’être ici avec mes gars, de soutenir et d’apporter notre culture. Partout où ils parlent de Vaudou, du vrai Vaudou, je serai toujours là ! Je suis là !

    Super ! On se retrouve donc à New York !

    L’année prochaine, oui. On y travaille.

    Bien. Restez en contact, Afropop aidera à faire passer le message.

    Source: https://afropop.org/

  • Un « Attentat » manqué contre le président Azali Assoumani

    Ce samedi 13 septembre, dans une commune limitrophe de Moroni, Azali Assoumani, le président comorien, 65 ans, a été victime d’une attaque au couteau. Mais plus de peur que de mal, selon le gouvernement.

    « Ses jours ne sont pas en danger ». C’est le message rassurant de Fatima Ahamada, la porte-parole du gouvernement, après qu’Azali Assoumani a été attaqué au couteau. Un « attentat » manqué, donc, bien qu’il ait « été légèrement blessé à l’arme blanche » alors que la victime participait aux funérailles d’un notable à Salimani-Itsandra, une petite commune limitrophe de Moroni.

    L’auteur de l’attaque, entre-temps entre les mains des éléments des services de sécurité, a été déclaré mort.

  • Togo- Enko Education lève 24 millions de dollars pour développer son réseau d’écoles internationales africaines

    Togo- Enko Education lève 24 millions de dollars pour développer son réseau d’écoles internationales africaines

    Enko Education, un groupe d’Écoles Internationales Africaines, annonce la clôture d’un investissement en actions de 24 millions de dollars USD provenant d’Africa Capitalworks (ACW) et de l’investisseur historique Adiwale Fund I (Adiwale).

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE

    Enko Education Lève 24 Millions de Dollars USD pour Développer son Réseau d’Écoles Internationales Africaines

    Johannesburg, le 22 janvier 2025 – Enko Education, un groupe d’Écoles Internationales Africaines, annonce la clôture d’un investissement en actions de 24 millions de dollars USD provenant d’Africa Capitalworks (ACW) et de l’investisseur historique Adiwale Fund I (Adiwale). Ce financement permettra de mettre en œuvre une ambitieuse stratégie d’acquisitions à travers le continent et de tripler le nombre d’élèves, atteignant 20 000 apprenants d’ici 2029.

    Une Étape Clé Pour Soutenir l’Écosystème Éducatif Africain

    Alors que de nombreux jeunes à travers le continent aspirent à poursuivre des études supérieures, l’accès reste un défi majeur, avec seulement 9 % des élèves  africains accédant à l’enseignement supérieur, contre une moyenne mondiale de 40 %.

    Les Écoles Internationales Africaines Enko Education répondent à ce besoin en offrant un enseignement primaire et secondaire qui prépare les élèves du continent à l’admission universitaire. Le groupe a introduit son modèle d’Écoles Internationales Africaines de Choix, proposant une éducation progressiste reposant sur trois piliers fondamentaux : l’Afrique, le Monde et l’Avenir. Depuis le lancement de sa première école en 2014 au Cameroun, Enko Education a développé un réseau de 16 Écoles Internationales Africaines, accueillant plus de 7 000 élèves dans 10 pays d’Afrique subsaharienne. Cette approche a produit des résultats remarquables : les 1 700 diplômés d’Enko Education ont été admis dans plus de 500 universités prestigieuses à travers le monde, notamment Yale College aux États-Unis, Sciences Po et l’École Polytechnique en France, l’Université de Toronto au Canada, l’African Leadership University au Rwanda et la Capital University of Economics and Business en Chine.

    « Nous sommes ravis de collaborer avec ACW et de poursuivre notre partenariat avec Adiwale pour accélérer la croissance d’Enko Education. Avec ce soutien, nous comptons accroître l’accès à une éducation de qualité pour un nombre croissant d’apprenants en Afrique et à créer les conditions de leur admission dans les meilleures universités du monde, » déclareCyrille Nkontchou, co-fondateur et Président non-exécutif d’Enko Education.

    20 000 Élèves En Afrique D’ici 2029 Grâce A Une Ambitieuse Stratégie d’Acquisitions

    Eric Pignot, co-fondateur et Directeur Général, ajoute : « Grâce à l’investissement d’ACW et d’Adiwale, nous allons concentrer notre stratégie de croissance sur des acquisitions d’écoles. Enko Education est devenu le partenaire idéal pour les propriétaires d’écoles en Afrique souhaitant confier leur établissement à un groupe respectant leur vision et leur héritage, tout en offrant les ressources nécessaires à leur croissance et à leur succès. »

    La stratégie de croissance du groupe repose sur l’acquisition d’écoles ayant le potentiel de devenir des Écoles Internationales Africaines de Choix. Enko Education a déjà démontré sa capacité à intégrer une diversité d’écoles tout en maintenant des normes académiques élevées, comme en témoignent les récentes intégrations de l’École Bilingue Avenir (EBA) au Sénégal et de Cours Lumière au Togo.

    « ACW s’engage à soutenir l’ambitieuse stratégie de croissance externe d’Enko Education. Notre investissement reflète notre objectif de soutenir des entreprises à forte croissance et à fort impact sur le continent, » partage Grégoire Fredet, Associé chez ACW.

    « Notre soutien aidera le groupe à consolider le marché fragmenté des écoles K12 sur le continent, en développant le plus grand réseau d’Écoles Internationales Africaines. Nous sommes fiers de contribuer à ce projet éducatif ambitieux, combinant performance économique et impact social, » déclare Jean-Marc Savi de Tové, Associé gérant chez Adiwale.

    Avec ce nouveau financement, le groupe Enko Education est déterminé à poursuivre sa croissance sur le continent, consolidant sa présence dans les marchés existants et en étendant sa présence dans les pays à fort potentiel.

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    À propos d’Enko Education

    Fondé en 2013 par Éric Pignot (France, MIT Sloan’13, DG) et Cyrille Nkontchou (Cameroun, HBS’97, Président non-exécutif), Enko Education est un réseau d’Écoles Internationales Africaines qui accroît l’accès aux meilleures universités du monde pour la jeunesse en Afrique. Enko Education a ouvert sa première école en septembre 2014 au Cameroun, devenant ainsi la première école autorisée à proposer le programme du Baccalauréat International (IB) en Afrique centrale. Depuis, Enko Education est devenu le plus grand groupe d’écoles IB en Afrique subsaharienne, avec 16 écoles situées au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Mali, au Burkina Faso, au Togo, en Zambie, au Botswana, au Mozambique et en Afrique du Sud. Plus de 80% des diplômés d’Enko Education ont été admis dans plus de 500 universités à travers le monde. Pour plus d’informations, visitez www.enkoeducation.com

    À propos d’Africa Capitalworks

    À propos d’Africa Capitalworks – Africa Capitalworks est un véhicule de capital permanent qui investit dans les entreprises de taille intermédiaire en Afrique subsaharienne (hors Afrique du Sud). ACW combine une stratégie d’investissement de long terme avec une approche de partenariat avec les équipes de direction et/ou les fondateurs pour favoriser la croissance et le développement de leurs entreprises. ACW est membre du groupe Capitalworks, un gestionnaire d’actifs alternatif indépendant de premier plan spécialisé dans les marchés émergents. Capitalworks gère plus d’un milliard de dollars pour une variété d’investisseurs, y compris des investisseurs institutionnels internationaux de premier rang, des banques commerciales, des compagnies d’assurance, des fonds de pension, des family offices et des particuliers.

    Pour plus d’informations, visitez www.capitalworksip.com

    À propos d’Adiwale Partners

    Adiwale Partners est un gestionnaire de fonds de private equity indépendant, fondé en 2016 et basé à Abidjan, Côte d’Ivoire. Il gère Adiwale Fund I, un fonds de 60 millions d’euros. Adiwale Fund I offre du capital de croissance et un soutien opérationnel aux entreprises de taille moyenne cherchant à renforcer leurs activités principales et à s’étendre en Afrique de l’Ouest et au-delà. Le fonds investit principalement dans les biens de consommation et services, les services aux entreprises et la fabrication.

    Pour plus d’informations, visitez www.adiwale.com

    Contacts presse :

    ●    Oti Bosila, Directrice de cabinet du DG oti.bosila@enkoeducation.com

    ●    Fanny Moral, Directrice Communication: fanny.moral@enkoeducation.com

  • Théodore Holo: «Il y a un intérêt économique et politique pour le Togo d’intégrer l’AES»

    Théodore Holo: «Il y a un intérêt économique et politique pour le Togo d’intégrer l’AES»

    Le Togo va-t-il rejoindre l’AES, l’Alliance des États du Sahel, formée par le Mali, le Niger et le Burkina Faso ? « Ce n’est pas impossible », a déclaré jeudi dernier Robert Dussey, le ministre togolais des Affaires étrangères, à la chaîne de télévision VoxAfrica. Pourquoi le régime du président Faure Gnassingbé caresse-t-il ce projet ? Est-ce pour des raisons politiques ou économiques ? Théodore Holo a été ministre béninois des Affaires étrangères. Il a présidé aussi la Cour constitutionnelle du Bénin. Il livre son analyse au micro de Christophe Boisbouvier.

    Êtes-vous surpris par l’éventuelle adhésion du Togo à l’AES (l’Alliance des États du Sahel) ?

    Vous savez que, pour le moment, étant donné que le port de Cotonou est fermé au commerce avec le Niger, le port de Lomé sert de solution de rechange. Et de ce point de vue, il y a un intérêt économique et peut-être même politique pour le Togo d’intégrer l’AES, puisqu’au niveau de la Cédéao, il y a des convergences politiques mettant l’accent sur la démocratie, convergences acceptées par la plupart des pays anglophones et quelques pays francophones. Le Togo n’en faisant pas partie, je pense que la souveraineté qui se manifeste dans les pays de l’AES se fonde sur le refus en réalité de cette convergence politique. Ce qui veut dire qu’il y a un intérêt économique et aussi un intérêt politique que le Togo intègre l’AES. Mais on attend la décision du président Faure Gnassingbé, comme l’a rappelé le ministre togolais des Affaires étrangères.

    Oui, Robert Dussey est prudent, il dit qu’il faudrait que ce projet soit validé par le président et par le Parlement. Il affirme aussi que l’Alliance des États du Sahel, c’est une coalition souverainiste et qu’il est donc logique que le Togo y adhère puisqu’il partage la même idéologie…

    Je constate que beaucoup de ces États, tout en rejetant la présence militaire française, initient une coopération militaire avec d’autres pays tels que la Russie. La souveraineté, c’est de défendre ses intérêts. Et je pense qu’au niveau de la Cédéao, il y a cette défense des intérêts avec la création de l’Eco. C’étaient les pays francophones qui essayaient de bloquer le processus qui doit reprendre, je crois, en 2027. Donc c’est un prétexte en réalité de dire que l’AES, ce sont les États qui se veulent souverainistes. Il y a d’autres pays qui sont aussi souverainistes, mais qui sont toujours au niveau de la Cédéao.

    Ce que sous-entend le ministre togolais, c’est que la Cédéao est instrumentalisée par la France. C’est ce que disent en tout cas les trois pays actuels de l’AES et qu’avec la Cédéao, il n’y a pas de vraie souveraineté…

    Je ne pense pas que le Nigeria ou le Ghana peuvent être considérés comme des laquais de la France. Être souverain, c’est prendre les décisions qui s’imposent en tenant compte des intérêts de son pays et non pas des intérêts de la classe gouvernante de mon point de vue. Je crois que quelqu’un comme Sankara était très souverainiste, mais n’a jamais décidé de quitter la Cédéao, ni l’Union africaine.

    Donc pour vous, la Cédéao n’est pas instrumentalisée par une puissance étrangère comme la France ?

    Je ne pense pas que la France, à elle seule, puisse imposer son point de vue. C’est peut-être un argument très facile pour justifier certaines positions. En tout cas, quand j’étais ministre des Affaires étrangères du Bénin dans les années 1990 et que nous discutions des questions de la Cédéao, je n’ai jamais eu l’impression que la France s’immisçait dans les activités que nous menions. Il y avait un leadership du Nigeria à l’époque, c’est vrai, mais il n’y avait pas une immixtion de mon point de vue de la France. Je ne pense pas que la situation ait évolué entre temps. Je voudrais rappeler que la limitation des mandats est un élément de convergence, au niveau de la Cédéao, qui fait blocage parce qu’il y a des pays comme le Togo qui s’étaient opposés à cette limitation des mandats. Alors quand on vient me dire que la Cédéao est instrumentalisée par la France, je trouve que c’est un argument très facile quand on ne veut pas accepter certaines exigences du point de vue de la démocratie ou du point de vue de l’alternance, du point de vue de la limitation des mandats. Et c’est sur la base de ce refus que des pays comme le Mali, comme le Burkina Faso se sont retirés aujourd’hui de la communauté.

    Voulez-vous dire qu’il y a une convergence entre les trois pays de l’AES et le Togo d’un point de vue idéologique ?

    C’est une évidence de mon point de vue, en tenant compte de ce que, aujourd’hui, dans ces pays, nous sommes dans des régimes où l’alternance n’est pas encore une évidence. Donc il y a cet élément de convergence idéologique qui peut expliquer cette proximité. Il y a aussi les intérêts économiques parce que le Togo, aussi, en tant qu’État souverain, défend ses intérêts.

    Sur le plan économique justement, depuis que la frontière Niger-Bénin est fermée, les marchandises à destination et en provenance du Niger ne passent plus par le port de Cotonou, mais par celui de Lomé. Avec une adhésion du Togo à l’AES, est-ce que cette route commerciale ne serait pas encore plus renforcée et validée ?

    Pour aller du Togo au Niger, il faut traverser non seulement le Togo, mais il faut aussi traverser le Burkina Faso. Vous savez qu’il y a des difficultés militaires en raison de l’insécurité qui y règne, ce qui fait que les commerçants se sentent un peu pénalisés. Et il y a des protestations à raison du renchérissement du coût des produits qui sont importés. Ce qui veut dire qu’il va falloir garantir la sécurité de ce corridor. Cela prendra du temps, mais si la volonté politique y est, ils y arriveront.

    Source : rfi.fr/afrique

  • Budget 2022: soupçon de malversations selon le Front Touche Pas A Ma Constitution 

    Budget 2022: soupçon de malversations selon le Front Touche Pas A Ma Constitution 

    Face à la presse dans la matinée de ce mercredi 22 janvier 2025 à Lomé, le Front Touche Pas A Ma Constitution, avec à sa tête Nathanaël Olympio, a entretenu les hommes des médias sur la gestion catastrophique du pouvoir en place.

    L’intervention de ce regroupement d’opposants fait suite à la publication du rapport de la Cour des comptes sur l’exécution du budget 2022 (texte rendu public en septembre 2024), soit quelques jours avant l’adoption du budget exercice 2025.

    Pour le Front Touche Pas A Ma Constitution, il temps que les Togolais se réveillent pour provoquer l’alternance au sommet de l’Etat.
    Rien ne justifie le braquage économique de l’État par les gouvernants actuels.


    Lire les éléments déplorables relevés par la Cour des comptes dans son rapport sur l’exécution du budget 2022 et les observations de cette même Cour et les questionnements du Front Touche Pas A Ma Constitution !

  • Vaudou Game réinvente sa funk africaine avec «Fintou» : Peter Solo ose la fusion cumbia

    Vaudou Game réinvente sa funk africaine avec «Fintou» : Peter Solo ose la fusion cumbia

    Parce qu’il sentait venir le danger d’être trop à l’étroit, Peter Solo, le chanteur-leader togolais de Vaudou Game a préféré courageusement prendre les devants. Grâce à la cumbia sud-américaine, il revoit l’afro-funk sous un autre angle et s’ouvre d’autres perspectives sur Fintou, cinquième album du groupe.

    Côté pile, à la lumière, il y a le cinquième album d’un groupe bien identifié qui montre aujourd’hui sa capacité à se renouveler après avoir installé dans le paysage musical sa funk africaine au son vintage, avec cette fameuse gamme vaudou à laquelle le nom de la formation fait référence. Côté face, dans l’ombre, il y a une histoire douloureuse – sur le plan artistique –, sinon cachée du moins refoulée, qui suffit à éclairer ce virage réussi, mais dont il n’est étrangement fait mention nulle part. Comme pour mieux l’oublier.

    Peter Solo, le chanteur-fondateur de Vaudou Game, commence par évoquer les doutes qui se sont emparés de lui en 2023 quand il célébrait les dix ans du groupe, événement qui a fait l’objet d’une tournée dédiée. L’impression d’être arrivé à un endroit à partir duquel il risquait ensuite de tourner en rond. La fin d’un cycle qu’il entrevoyait de plus en plus clairement, sans forcément mettre dessus les mots appropriés. Et en parallèle, l’envie de se fixer un nouveau challenge, de retrouver l’enthousiasme du musicien novateur, singulier, pour mieux partager cette énergie créatrice.

    Au fil des semaines, en lui, les questions affluent, déstabilisantes, quasi existentielles, aiguisées par une forme d’urgence à devoir se décider : il ne manque que son feu vert pour que soit commercialisé un album enregistré sur sa terre natale au Togo, là-même où il a donné vie à l’album Otodi (sorti en 2018), dans la lignée de ceux faits auparavant. Le projet est mixé, finalisé, l’équipe est prête à le défendre.

    Sacrifié sur l’autel de la sincérité artistique

    Mais à l’ultime moment, c’est non. Peter refuse d’ajouter à sa discographie cette nouvelle ligne qui ne lui correspond plus. Si un sentiment de soulagement intérieur salvateur l’envahit immédiatement, cette libération n’exclut pas une forme de pression : il a conscience de ses responsabilités à l’égard de ses musiciens et de son entourage professionnel, qui acceptent son choix radical, sans forcément le comprendre.

    « Je suis reparti de zéro », confie-t-il, ajoutant n’avoir jamais réécouté, durant la gestation de Fintou, les morceaux de cet enfant musical mort-né. Le multiinstrumentiste, qui conçoit seul les maquettes de ses albums en jouant tous les rôles, s’enferme dans son « laboratoire » afin d’essayer toutes sortes de fusions, réactions et autres mélanges. Y compris avec la musique balinaise !

    Aucun azimut n’est a priori écarté, hormis celui de l’afropop et des programmations, vers lequel une grande partie de la jeunesse africaine semble irrémédiablement attirée, selon Peter Solo qui le regrette au plus haut point. Le quinquagénaire n’élude pas le malentendu générationnel : une partie de ses compatriotes le voit comme un « extraterrestre » et considère même qu’il fait « de la musique pour les Blancs ». Un comble, quand on sait que sa démarche repose sur une retranscription d’éléments traditionnels et une mise en valeur de la nature en tant que pilier de la cosmogonie vaudou !

    Fintou : quand l’Afrique rencontre la cumbia  

    Un tournant décisif se produit au moment où lui viennent les premières notes de « Râler », single annonciateur de l’album Fintou et dont le refrain fait l’éloge inattendu d’un trait de comportement bien français (« Râler, c’est très bon. Râler donne la santé. Râler après déjeuner, ça fait passer la migraine »). Le musicien togolais, devenu Lyonnais d’adoption, reconnait qu’il n’avait pas imaginé un seul instant résoudre son équation grâce à la cumbia, genre colombien qui s’est répandu dans une bonne partie de l’Amérique latine. Non seulement il n’avait au départ aucune affinité avec cette musique, mais en outre, il la dévalorisait volontiers. Limitée, avec ses « deux ou trois accords », il la rangeait « dans la catégorie musette ».

    À son contact, en creusant la matière, il se rend compte que cette simplicité est au contraire un atout pour réussir ce mariage avec sa propre culture afro-funky. Autre intérêt, à ses yeux : aucun artiste n’a encore formalisé cette alliance musicale spécifique, alors que de nombreux liens entre les deux continents ont été explorés, en particulier à travers la salsa ou des événements tels que le festival Africa En Bogota ou encore symboliquement le projet Cumbiafrica du duo colombien Alé Kuma.

    D’autres morceaux présents sur Fintou, à l’image de « C’est pas vrai », portent des traces très prononcées de ce rapprochement transatlantique. Est-ce par le biais de la cumbia que Vaudou Game s’est ouvert aussi à l’accordéon, joué sur la ballade «Tu sauras» par les jeunes Togolais de Lomevie ? Plus qu’une influence, c’est un déblocage qui s’entend sur chaque chanson de l’album. Et le plaisir de Peter Solo d’avoir trouvé pour son groupe un nouvel horizon.

    Vaudou Game Fintou (Hot Casa Records) 2025

    Source: rfi.fr/afrique

  • L’OMS « déplore » le départ des Etats-Unis

    L’OMS « déplore » le départ des Etats-Unis

    Les Etats-Unis quittent l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Une décision radicale du nouveau président américain Donald Trump. L’instance le « déplore » dans un communiqué.

    “Réaction de l’OMS face à l’annonce faite par les États-Unis de leur intention de se retirer de l’Organisation

    Genève – L’Organisation mondiale de la Santé déplore l’annonce faite par les États-Unis d’Amérique de leur intention de se retirer de l’Organisation.

    L’OMS joue un rôle essentiel pour ce qui est de protéger la santé et la sécurité de la population mondiale, y compris celles des Américains et des Américaines, en s’attaquant aux causes profondes des maladies, en renforçant les systèmes de santé, ainsi qu’en détectant et prévenant les urgences sanitaires – y compris les flambées épidémiques – et en y ripostant, souvent dans des endroits dangereux où personne d’autre ne pourrait se rendre.

    Membre fondateur de l’OMS en 1948, les États-Unis contribuent depuis lors à définir et à régir l’action de l’OMS, aux côtés de 193 autres États Membres, notamment en participant activement aux travaux de l’Assemblée mondiale de la Santé et du Conseil exécutif. Depuis plus de 70 ans, l’OMS et les États-Unis ont sauvé un nombre incalculable de vies et protègent la population américaine comme le reste de la population mondiale face aux menaces sanitaires. Ensemble, nous avons mis fin à la variole ; ensemble, nous avons pratiquement éradiqué la poliomyélite. Les institutions américaines contribuent à l’OMS en tant que Membre, et bénéficient de ce statut.

    Au cours des sept dernières années, avec la participation des États-Unis et d’autres États Membres, l’OMS a mis en œuvre le plus grand ensemble de réformes transformatrices de son histoire, pour une plus grande responsabilisation, un meilleur rapport coût-efficacité et un impact accru dans les pays. Ces efforts se poursuivent aujourd’hui.

    Nous espérons que les États-Unis reconsidéreront leur position et nous sommes déterminés à engager un dialogue constructif afin de maintenir le partenariat entre les États-Unis et l’OMS, dans l’intérêt de la santé et du bien-être de millions de personnes dans le monde”

Radio Renouveau228

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