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  • Médecine traditionnelle : forces et faiblesses selon Togbui Dagban-Ayivon

    Médecine traditionnelle : forces et faiblesses selon Togbui Dagban-Ayivon

    Ce mercredi 12 février, à Lomé, l’antenne togolaise du Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement a organisé une conférence, placée sous le thème « La place de la pharmacopée dans le domaine de la santé au Togo » et animée par la tête couronnée Dagban-Ayivon en présence d’un représentant de l’Organisation mondiale de la santé et du chef de la division de la médecine traditionnelle au ministère de tutelle.

    La section togolaise du Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN) a démarré la nouvelle année par une conférence animée par le chef traditionnel d’Adakpamé avec la modération de Kossivi Amétowogblona, le Secrétaire général dudit réseau. Parmi l’assistance, composée de journalistes, il y avait aussi Dr Malou Koboyo, le chef division de la médecine et pharmacopée traditionnelle au ministère en charge de la Santé et de  Joseph Koivogui, le représentant du Représentant de l’OMS au Togo.

    D’entrée de jeu, le conférencier a insisté sur le fait que la médecine traditionnelle togolaise, africaine, existe bel et bien. Il a expliqué le cheminement qui aboutit à la préparation des remèdes. « Nous avons notre propre paradigme, différent de celui de l’Occident », a-t-il ajouté, rappelant que la médecine traditionnelle intègre la dimension spirituelle.

     « Grâce à un cauri, il est possible d’interroger la pharmacopée, de questionner le remède pour savoir s’il sera efficace dans un cas donné. Si la réponse est négative, on explore d’autres solutions complémentaires jusqu’à obtenir une confirmation », a-t-il expliqué.

    Et de regretter qu’ « au Togo, la pharmacopée ne soit pas intégrée dans les protocoles de soins hospitaliers et soit trop souvent assimilée au charlatanisme ».

    La médecine traditionnelle a des limites. En effet, a poursuivi la tête couronnée, «Les affections qui nous sont importées, qui nous viennent d’ailleurs nous limitent dans nos prestations et il va falloir faire des recherches pour venir à bout ».

    « Généralement il y a certains types de cancer que nous ne savons pas guérir. Nous faisons des guérisons symptomatiques et à force de les guérir nous atteignons le résultat», a-t-il renchéri.

    Pour finir, Togbui Dagban-Ayivon a souhaité que les démarches de la médecine traditionnelle soient intégrées dans un protocole de telle sorte à aboutir à la complémentarité entre la pharmacopée togolaise et la médecine conventionnelle comme on en voit dans certains pays de la  sous-région. Objectif, « mettre au point des solutions efficaces pour les patients ».

    En résume, comme l’a retenu Ambroisine Mêmèdé, la coordinatrice du REMAPSEN-Togo, la médecine traditionnelle et celle conventionnelle « doivent travailler en complémentarité pour le bien des populations », d’autant qu’elles « ne s’opposent pas » en réalité. Une approche également souhaitée par Dr Malou Koboyo et  Joseph Koivogui.

    Avant l’entame de la conférence, les membres du bureau du REMAPSEN-Togo ont validé le plan d’action 2025, identifié les partenaires, entre autres.

  • Sénatoriales: Komlanvi Sédoufia Afangbedji (UFC) drague les grands électeurs du Bas-Mono

    Sénatoriales: Komlanvi Sédoufia Afangbedji (UFC) drague les grands électeurs du Bas-Mono

    A 24 heures de la clôture de la clôture de la campagne pour les sénatoriales, l’ex-député de l’Union des Forces de Changement (UFC), honorable Komlanvi Sédoufia AFANGBEDJI, candidat au scrutin sénatorial du 15 février prochain dans la préfecture du Bas-Mono pour le compte de son parti, a aminé hier mercredi 12 février 2025 un point de presse à Afagnan, chef-lieu de cette préfecture pour dévoiler la vision et les grandes lignes du projet de son parti. C’était l’occasion pour le candidat de préciser les contours de ce projet en faveur de la population de ladite localité. Pour lui, il est grand temps que la politique apporte le mieux vivre aux Togolais aux Togolais. Il appelle les grands électeurs à porter leur choix sur lui et son suppléant ainsi que les autres candidats de l’UFC dans la région maritime où ils ont candidaté.


    Lire le projet que porte l’UFC à ces élections législatives dans la préfecture du Bas-Mono !

    L’UFC au Sénat en 2025, c’est :

    “Un Sénat au service des collectivités territoriales et des citoyens”

    Le samedi 15 février 2025, vous grands électeurs, serez appelés à faire un choix déterminant pour l’avenir de nos territoires en élisant les sénateurs. Ces élections sénatoriales représentent une opportunité unique pour faire entendre les voix de nos collectivités territoriales, défendre nos priorités et construire ensemble un Togo des territoires autonomes, dynamiques et prospères.

    L’UFC, Union des Forces de Changement du Dr Gilchrist Sylvanus OLYMPIO, à travers son programme UFC Sénat 2025, a investi pour la circonscription de BAS MONO, le candidat : AFANGBEDJI Komlanvi Sédoufia pour défendre les couleurs du parti et le programme UFC SENAT 2025.

    Ce programme repose sur sept grandes priorités à savoir :

    1. Renforcer la décentralisation : Nous nous engageons à porter au Sénat des réformes pour donner plus de compétences et de moyens financiers aux communes et aux régions.

    2. Moderniser les infrastructures : Nous défendrons des projets concrets pour améliorer les infrastructures et désenclaver nos régions notamment les routes, les écoles, les centres de santé, l’accès à l’eau potable et à l’électricité pour tous …

    3. Stimuler l’économie locale : Avec des mesures de soutien à la modernisation de l’agriculture (la mécanisation, l’irrigation…), l’appui à l’artisanat, et aux jeunes entrepreneurs, nous voulons créer des emplois et dynamiser nos économies régionales.

    4. Encourager la participation citoyenne : Nous proposons des lois pour instaurer des consultations publiques sur les grands projets de développement, des budgets participatifs et inclusifs et garantir une transparence totale dans la gestion des ressources publiques.

    5. Protéger l’environnement : Notre programme inclut des initiatives pour lutter contre la déforestation anarchique, promouvoir les énergies renouvelables, et garantir une gestion durable des déchets dans nos collectivités respectives.

    6. Renforcer les capacités des élus locaux : Nous proposons le renforcement de capacités des élus municipaux et régionaux et leur permettre de mieux répondre aux attentes de leurs populations.

    7. S’engager pour une société inclusive : A travers un développement inclusif, nous construirons une société où les différences sont une richesse et où chacun trouve sa place, quelles que soient ses conditions. Faire avancer les projets qui visent l’épanouissement de chacun, de chacune et de tous.

    Chers grands électeurs, en votant pour les candidats de l’UFC, vous choisissez un programme ambitieux mais réaliste, conçu pour répondre aux besoins concrets de nos territoires.

    En soutenant les candidats de l’UFC, vous choisissez des représentants engagés, prêts à défendre vos intérêts et ceux des collectivités locales.

    Faites le choix de l’action, du développement et de la justice sociale.

    Ensemble, avec UFC Sénat 2025, construisons un Togo meilleur, un Togo où chaque commune et chaque région joue un rôle clé dans le développement national.

    Un programme réaliste, conçu pour répondre aux défis concrets de nos communes et régions.

    Une vision pour un Togo prospère, où chaque territoire joue un rôle clé dans le développement national.

    Chers conseillers municipaux et régionaux, votre vote pour l’UFC est un choix pour l’avenir de nos territoires, un choix pour le développement, et un choix pour la justice et l’inclusion sociale.

    UFC – Ensemble pour un Togo meilleur

  • Togo- Que contient le rapport de la Grande rencontre des jeunes entrepreneurs et décideurs?

    Togo- Que contient le rapport de la Grande rencontre des jeunes entrepreneurs et décideurs?

    Le Cabinet d’Ingénierie de Formation et Consulting (IF&C-Togo) a rendu public le rapport de la Grande Rencontre des Jeunes Entrepreneurs et Décideurs Chrétiens au Togo (RJEDC). Tenue en 2024, dans trois villes du pays (Lomé, Kpalimé et Sokodé), la RJEDC est une initiative axée sur l’autonomisation des jeunes, pour la transformation socio-économique de l’Eglise.

    En rendant public ce rapport, le Cabinet IFC entend présenter le bilan de 2024, susciter des réflexions pour la nouvelle édition et maintenir le cap des réflexions pour l’extension du nouveau réseau d’entrepreneurs chrétiens constitué au cours de cette rencontre.

    « Ce présent compte rendu, se veut avant tout, un outil pour les participants de cette grande rencontre tenue à Lomé, Kpalimé et Sokodé afin qu’ils puissent poursuivent les réflexions et leurs actions sur la base des enjeux et défis soulevés à cette occasion et ainsi animer et stimuler ce nouveau réseau d’entrepreneurs chrétiens économiques constitué lors de la Grande Rencontre », a précisé Helly Gbene, Promoteur de la Grande Rencontre JDEC.

     Le RJEDC et ses objectifs

    La Grande Rencontre des Jeunes Entrepreneurs & Décideurs Chrétiens (RJEDC), organisée par le Cabinet IF&C-Togo dans le cadre de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) a été marquée l’année 2024 par trois éditions majeures à Lomé, Kpalimé et Sokodé. L’événement a réuni plus de 700 participants, dont des entrepreneurs, décideurs, chercheurs et représentants d’institutions de financement et de promotion de l’emploi, tous unis par une ambition commune : favoriser l’autonomisation économique des jeunes chrétiens.

    Conçue comme un cadre d’échange et de formation, la RJEDC s’articule autour de conférences, panels, visites d’entreprises et activités de réseautage, visant à renforcer les capacités des jeunes entrepreneurs et à dynamiser l’écosystème entrepreneurial chrétien.

     Dans l’ensemble, l’accent a été mis sur quatre secteurs stratégiques : l’économie de la connaissance, l’économie sociale et solidaire / entrepreneuriat social, l’industrie numérique et la technologie, le développement durable et les changements climatiques.

     L’événement a également permis aux participants de s’outiller, de découvrir de nouvelles opportunités et de structurer des réseaux pour relever les défis économiques de leur communauté.

     Vers des actions concrètes pour l’avenir

    Au-delà des échanges, la RJEDC a posé les bases de projets ambitieux pour soutenir l’entrepreneuriat chrétien. Parmi les initiatives à venir, l’on aura, l’élaboration et la mise en place de la stratégie économique pour l’emploi des jeunes chrétiens, la création d’un incubateur chrétien pour l’emploi des jeunes, le lancement d’une revue chrétienne axé sur l’économie et l’entrepreneuriat, le Projet d’appui à la promotion du capital humain, l’insertion des jeunes, l’inclusion et l’équité et le Forum Africain sur le Développement Socio-économique et Humain Durable des Églises.

    Aussi prévoit-on la mise en place d’un Fonds d’Appui aux Initiatives Économiques des Jeunes Chrétiens, le développement d’un Fonds de Garantie des Crédits aux PME chrétiennes et la mobilisation des acteurs financiers en vue de la création de la Banque Chrétienne de Développement (BCD Africa).

    Avec la participation de personnalités influentes du continent africain comme le Dr Hubert Djogue, les frères Agassounon et sous le parrainage du Révérend Dr Kao Agnondom, Président de l’Eglise Apostolique du Togo, cette rencontre a favorisé une dynamique collaborative essentielle pour l’essor économique de la jeunesse chrétienne en Afrique.

    Pour Helly Kossi-Amen GBENE, Promoteur de la Grande Rencontre des Jeunes Entrepreneurs Décideurs & Chrétiens, ce bilan témoigne de l’émergence d’un écosystème entrepreneurial chrétien structuré, prêt à impulser un développement économique durable et inclusif.

    Source : https://www.revueinfo.tg

  • La célébration de VODUN EGOUN-GOUN acte 10 à Agatogbo (Bénin) du 28 février au 2 mars 2025

    La célébration de VODUN EGOUN-GOUN acte 10 à Agatogbo (Bénin) du 28 février au 2 mars 2025

    La 10è édition de la grande célébration de VODUN EGOUN-GOU (KOUVITO) aura lieu comme d’habitude à Gbame, dans la maison  YEHOUEGBE, située dans l’arrondissement d’Agatogbo, au Bénin.

    La grande célébration de VODUN EGOUN-GOUN (KOUVITO) acte 10 à Agatogbo

    COMMUNIQUE

    La 10è édition de la grande célébration de VODUN EGOUN-GOU (KOUVITO) aura lieu comme d’habitude à Gbame, dans la maison  YEHOUEGBE, située dans l’arrondissement d’Agatogbo.

    Date : du 28 février au 2 mars 2025

    Contact : +229 65 71 93 73 / +228 98 02 00 05

  • Les RICAC 2025 appartiennent désormais à l’histoire

    Les RICAC 2025 appartiennent désormais à l’histoire

    Les Résidences internationales de créations artistiques et culturelles  2025 ont pris fin ce vendredi à travers une cérémonie de récompenses. Le rendez-vous est pris pour l’année prochaine avec plus d’innovations.

    Des artistes venus de cinq pays africains (RDC, Ghana, Bénin, Sénégal et Togo) ont pris part à la deuxième édition des Résidences internationales de créations artistiques et culturelles (Les RICAC), organisées à Tsévié, préfecture de Zio, du 27 janvier au 9 février 2025.

    Organisé par l’Association ART HERITAGE CULTURE, ce rendez-vous artistique et culturel a été placé sous le thème « Au-dessus du réveil » et a été l’occasion pour les participants de partager un « espace à la fois mystérieux et fascinant », de « redéfinir ce que nous connaissions du monde et de nous-mêmes », résumé Kokou Ekouagou, le directeur artistique des RICAC 2025.

    C’était dans un cadre orné par les œuvres issues de cette rencontre de deux semaines que s’est déroulée la cérémonie de clôture.

    Atafèinam Belei, promotrice culturelle, commissaire d’exposition et présidente de l’Association ART HERITAGE CULTURE, a confié que Les RICAC visent un retour aux sources et doivent permettre, espère-t-elle, de relancer la culture togolaise de sorte que les artistes puissent vivre dignement de leur art.

    Cette soirée riche en couleurs a été une belle opportunité pour magnifier le talent des artistes et découvrir qu’en eux se trouvent les valeurs que prône  Atafèinam Belei.

    « Ce soir, nous avons l’immense privilège de découvrir nos œuvres. Chaque création est un témoignage de notre parcours personnel, mais aussi du pouvoir de l’art : celui de tordre le réel, de redéfinir les frontières et de rendre visibles des pensées et des émotions que l’on ne perçoit pas toujours à première vue. Nous avons su créer des ponts entre l’imaginaire et la réalité, entre les cultures et les idées », a résumé l’artiste togolais Kokou Ekouagou dans un discours très apprécié par le public.

    Le clou de la cérémonie, dénommée ART’ PLASTIC AWARDS, a été la remise des prix à une quinzaine de personnes et d’institution.

  • Djene Dakonam chausse les lions de Foadan FC pour la course vers la montée en D1

    Djene Dakonam chausse les lions de Foadan FC pour la course vers la montée en D1

    À quelques semaines du coup d’envoi du championnat de 2ᵉ division, Foadan FC affine ses préparatifs avec un précieux soutien. L’international togolais Djene Dakonam a offert des chaussures aux joueurs du club, un geste symbolique qui renforce leur ambition de retrouver l’élite du football togolais._

    L’équipe de Foadan FC de Dapaong a reçu un soutien de taille ce vendredi 7 février. À travers son représentant Flindjo Nayante, l’international togolais Djene Dakonam a offert des chaussures aux joueurs du club lors d’une cérémonie tenue au siège de l’équipe.

    L’événement a réuni le staff technique, le bureau du club et les joueurs, tous venus témoigner leur gratitude pour ce geste qui vient renforcer leur ambition de retrouver l’élite du football togolais.

    Le président du club, Yambame Dametote, a tenu à souligner l’importance de ce don pour les objectifs du club : “C’est la chaussure qui oriente la direction de la balle. Nous lui promettons d’en faire bon usage afin de réaliser le rêve qu’il porte pour le club : la montée en division d’élite. Que chaque joueur, en enfilant ces chaussures, ait en tête que c’est pour envoyer Foadan en 1ère Division.”

    Un engagement partagé par le capitaine et l’entraîneur de Foadan FC, qui ont exprimé leur joie et promis de “mouiller le maillot” pour hisser le club à un niveau supérieur.

    De son côté, Flindjo Nayante a rappelé aux joueurs que ce soutien doit être accompagné d’une attitude exemplaire sur et en dehors du terrain : “Il peut vous appuyer selon ses moyens, mais il ne viendra pas jouer à votre place. La balle est dans votre camp.” Il les a ainsi invités à la discipline, à l’esprit d’équipe et à l’humilité, des valeurs essentielles pour atteindre leurs objectifs.

    Alors que le championnat de 2ᵉ division approche, Foadan FC se prépare activement pour cette nouvelle saison. Toutefois, le club devra une fois de plus évoluer loin de son public, puisqu’il disputera encore cette année ses matchs à domicile à Kara, faute d’infrastructures adéquates à Dapaong.

    Avec ce geste de Djene Dakonam, Foadan FC reçoit un encouragement supplémentaire dans sa quête de retour en première division. Reste désormais aux joueurs de prouver sur le terrain qu’ils sont à la hauteur de cette ambition.

    Source: page Facebook de Djene Dakonam

  • Trump 2: retour au nombrilisme

    Trump 2: retour au nombrilisme

    Au tout début de son second mandat, le quarante-septième président des États-Unis semble découvrir que son pays n’est pas seul au monde, et profite autant des autres que les autres de l’Amérique. Sa politique d’intimidation semble vouée à l’échec.

    Retrait de l’Accord de Paris sur le climat, sortie de l’OMS et d’autres organes du système des Nations unies, visées sur le Groenland, le canal de Panama, et maintenant Gaza, vidée de ses habitants… En seulement deux semaines, Donald Trump, par ses annonces et décisions aussi intempestives que troublantes, a affolé les chancelleries et les places financières. Que laisse présager tout cela de son second mandat ?

    Sans doute beaucoup d’improvisations. Et, aussi, des reculs spectaculaires. Car, plus personne n’entend se laisser intimider par lui, désormais. Sur l’augmentation des droits de douane, le Canada et le Mexique l’ont déjà fait reculer. Et les mesures de rétorsions vigoureuses de la Chine sont et pèseront de leur poids. À terme, ce président perdra donc sa capacité d’intimidation, et sera démystifié par ceux qui le prenaient pour un Rambo conquérant. Il ne lui resterait plus alors que la tentation de la fuite en avant. Avec ce que cela comporte de risque pour l’équilibre d’un monde sommé de subir les sautes d’humeur d’un président des Etats-Unis élu par 77 millions de ses concitoyens, président dont le pouvoir dépasse les frontières de leur pays, et dont les décisions troublantes ont des implications, loin de chez eux.

    Comment pouvaient-ils imaginer tout ce dont est capable ce président ?

    Ils auraient dû savoir. Trump n’est pas un inconnu. Dans la multitude de témoignages qui lui sont consacrés, trois personnalités qui l’ont pratiqué et ne le détestaient pas toutes dressent de lui un portrait qui aurait dû intéresser davantage ceux qui, pour la seconde fois, viennent de l’imposer au monde. « Imposteur, charlatan, personnage autoglorifiant s’attribuant des succès qu’il ne mérite pas », disait de lui, dans les années 80, Ed Koch, maire de la ville de New York, à laquelle il avait extorqué, pour sa Trump Tower, quarante ans d’abattements fiscaux.

    Roy Cohn, avocat de cinq familles de la maffia new-yorkaise, qu’il avait choisi pour conseil en raison de sa capacité à intimider les autres, disait, bien avant janvier 2021, que Trump ne supportait pas de perdre. Enfin, Barbara Reiss, l’ingénieure qui a construit pour lui la Trump Tower, le décrivait comme un homme qu’il valait mieux ne pas avoir face à soi. « Il attaquait, disait-elle, il était vicieux, et aimait s’en prendre à deux sortes de personnes : les faibles – parce qu’il trouvait toujours leurs failles et les exploitait –, et ceux qui s’en prenaient à lui, et contre qui il se retournait, dès lors qu’il se sentait plus fort ».Sur lui, tout avait et été dit, tout était su. Nul ne découvre aujourd’hui, à la tête de la première puissance mondiale, un homme différent de celui qui confiait à la chroniqueuse mondaine Rona Barrett, dans les années 80, que s’il perdait tout, il ferait de la politique.

    Pour beaucoup, il demeure l’homme qui veut rendre sa grandeur à l’Amérique. Et ils le croient…

    Ces deux dernières semaines, il a plutôt été le révélateur des vulnérabilités de l’Amérique, qui a reculé devant les mesures de rétorsions brandies par le Canada et le Mexique. Tous savent, désormais, où frapper et comment parer à l’intimidation. À force d’indexer, dans ses monologues de campagne, certains pays comme des pique-assiette abusant de la générosité des Américains, il a oublié les milliers de milliards de dollars que tirent les USA du commerce avec les autres. Et il est tombé de haut, en apprenant les conséquences de la riposte des autres au mépris : renchérissement des importations en provenance de ces États, menaces sur les emplois dans les industries américaines exportant vers ces pays… Comme s’il découvrait, soudain, que les Américains ne sont pas seuls au monde.

    Justifier le report des tarifs douaniers visant le Canada et le Mexique par les efforts déployés sur leurs frontières est une supercherie, dont il ne pourra user indéfiniment pour différer son hasardeuse promesse de campagne. Il finira donc par reconnaître que les autres ne sont pas que des parasites. Mieux : qu’aucun peuple, sur terre, ne vend aux autres autant que les Américains. Sous toutes les latitudes, le reste du monde leur achète, à chaque seconde, des milliers de produits. En supplément à leurs mesures de rétorsion, les Chinois, du haut de leur culture millénaire, ont rappelé aux Américains que les guerres commerciales font rarement des vainqueurs. Dans le vacarme suicidaire de la tentation nombriliste, cette vérité d’intelligence méritait d’être dite et entendue.

    Chronique de Jean-Baptiste Placca du 8 février 2025 sur RFI

  • Maintenance de son gazoduc : WAPCo explique et rassure

    Maintenance de son gazoduc : WAPCo explique et rassure

    Les travaux d’inspection et de maintenance du gazoduc de West african gas pipeline company limited (WAPCo) ont, effectivement, démarré ce vendredi 7 février. Pourquoi une telle opération ? Quelles sont les dispositions prises pour minimiser son impact sur la fourniture d’électricité ? Les responsables de la société expliquent et rassurent…

    Sécurité

    Comme en 2020, société à responsabilité limitée, propriétaire et exploitant de West african gas pipeline, WAPCo entame les travaux d’inspection et de maintenance de son gazoduc  ce 7 février. Dans l’optique de lui garantir la sécurité et l’efficacité du transport de gaz naturel du Nigeria en direction du Bénin, du Togo et du Ghana de manière sûre, responsable et fiable, souligne David Djangbiogou, le coordonnateur des opérations de WAPCo à Lomé, lors d’une rencontre avec la presse.

    David Djangbiogou, le coordonnateur des opérations de WAPCo à Lomé

    Cette opération délicate qui s’effectue chaque cinq fait partie des exigences des normes internationales du secteur gazier, ajoute-t-il, soulignant que ces travaux permettront de nettoyer et inspecter le gazoduc principal s’étendant de Lagos (Nigeria) à Takoradi (Ghana), long de 569 km.

    « Ce processus nous aide à détecter d’éventuelles anomalies et à prendre des mesures préventives pour assurer une fourniture continue de gaz à nos clients togolais, notamment Kekeli et Contour Global », détaille le technicien.

    Risques de perturbation

    Michelle Burkett, la directrice générale de WAPCo, également présente à la rencontre avec les médias, déclare que les travaux d’inspection et de maintenance du gazoduc se font en concertation avec les autorités togolaises. Ces dernières, selon David Djangbiogou et bien d’autres de ses collègues, ont pris toutes les dispositions pour amoindrir les risques de perturbation dans la fourniture du courant aux Togolais.

    « La CEET, le ministère de l’Énergie et le gouvernement ont mis à disposition des combustibles alternatifs et installé d’autres équipements pour assurer une production électrique suffisante durant cette période », insiste M. Djangbiogou.

    Bien avant la sortie médiatique des responsables de WAPCo, la Compagnie énergie électrique du Togo (CEET) a, dans un communiqué, rassuré avoir pris plusieurs mesures dont le recours aux combustibles liquides pour le fonctionnement des centrales thermiques en remplacement du gaz, l’importation d’une quantité additionnelle d’électricité d’une capacité de 35 MW, la mise en service accélérée de la turbine de 25 MW de WAPG en cours d’installation.

    « Malgré ces dispositions, toute perturbation imprévue sur une source d’approvisionnement pourrait occasionner un déficit temporaire, obligeant la CEET à ajuster certaines charges », a-t-elle averti dans son communiqué.

    Ces travaux obligatoires d’inspection et de maintenance du gazoduc vont continuer jusqu’au dimanche 2 mars prochain.

  • WAPCo en mode inspection et maintenance pour une sécurité opérationnelle

    WAPCo en mode inspection et maintenance pour une sécurité opérationnelle

    Du 5 février au 2 mars, la société West african gas pipeline company (WAPCo) entreprend d’importantes activités de maintenance de son gazoduc.

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE

    Pour Diffusion Immédiate

    WAPCo lance un projet majeur d’inspection et de maintenance de son pipeline offshore Accra, le 5 février 2025

    La société West African Gas Pipeline Company Limited (WAPCo), propriétaire et exploitant du Gazoduc de l’Afrique de l’Ouest (GAO), doit entreprendre d’importantes activités de maintenance dudit gazoduc du 5 février au 2 mars 2025.

    Ces activités comprendront le nettoyage et l’inspection interne de la conduite offshore de 569 km, depuis Ajido, dans l’État de Lagos au Nigeria, jusqu’à Takoradi, dans l’ouest du Ghana, ainsi que le remplacement de vannes sous-marines à Tema et Cotonou pour renforcer la sécurité opérationnelle.

    Ce projet nécessitera la suspension temporaire de certains services, notamment le transport en flux inversé du gaz naturel en provenance de l’ouest du Ghana vers Tema à l’est, ainsi que le transport de gaz du Nigeria vers Cotonou (Bénin), Lomé (Togo) et Tema (Ghana). Toutefois, des services limités de transport de gaz du Nigeria vers Takoradi au Ghana seront maintenus pendant cette période afin de permettre le bon déroulement des opérations de nettoyage et d’inspection du gazoduc.

    Cette opération de nettoyage et d’inspection est une exigence réglementaire et s’aligne sur les meilleures pratiques du secteur pour garantir l’exploitation sûre et efficace du GAO.

    Le projet, qui couvre l’ensemble du tronçon du gazoduc allant d’Itoki, dans l’État d’Ogun au Nigeria, à Takoradi, dans la région occidentale du Ghana, s’articule en deux phases. La première phase, achevée en décembre 2024, concernait le nettoyage et l’inspection de la partie terrestre du gazoduc au Nigeria. La deuxième phase, qui débutera le 5 février 2025, sera axée sur le tronçon offshore du GAO.

    La société WAPCo est tenue d’effectuer ces inspections tous les cinq ans (ou selon un calendrier basé sur les risques) afin de garantir l’intégrité du GAO et son exploitation sûre et fiable dans toute la région de l’Afrique de l’Ouest. Elle a travaillé en étroite collaboration avec les principales parties prenantes pour assurer la coordination nécessaire à la mise en œuvre réussie de ce projet.

    Company Limited

    La société WAPCo remercie les gouvernements du Bénin, du Ghana, du Nigeria et du Togo pour leur soutien constant. Elle remercie également les autorités maritimes et réglementaires de ces quatre pays, ainsi qu’à ses clients, transporteurs, acheteurs de gaz, communautés d’accueil, actionnaires et autres parties prenantes pour leur collaboration continue et leur contribution au succès de cet exercice.

    « WAPCo s’engage à maintenir un dialogue proactif avec les parties prenantes tout au long de la mise en œuvre du projet. Elle entend continuer à interagir avec les acteurs concernés afin d’assurer la bonne exécution et le succès de cette opération », déclare Auwal Ibrahim,     Directeur d’exploitation de la société.

    À propos de La société West African Gas Pipeline Company Limited (WAPCo)

    La West African Gas Pipeline Company Limited (WAPCo) est propriétaire et exploitant du West African Gas Pipeline (WAGP), une infrastructure régionale reliant les ressources en gaz naturel aux clients ayant une demande croissante pour une énergie plus propre et plus efficace dans la sous-région de l’Afrique de l’Ouest, en particulier au Ghana. Le WAGP est un système de pipeline bidirectionnel avec une fourniture de gaz en provenance à la fois de l’est (Nigeria) et de l’ouest (Ghana) du système de pipeline.

  • Au Kenya, Uhuru Kenyatta et William Ruto capteurs de fonds

    Au Kenya, Uhuru Kenyatta et William Ruto capteurs de fonds

    Une fuite s’originant du Service d’enregistrement des entreprises du pays dévoile les liens étroits entre le monde de l’argent et les responsables politiques au Kenya.

    Les Kenyans ont désormais une idée claire sur les hommes politiques entrepreneurs ou les capteurs des fonds dans leur pays. Sur cette liste que certains ont voulue secrète figurent en bonne place la familles d’Uhuru Kenyatta, ancien président, et celle de son successeur William Ruto.

    L’actuel président et son entourage détiennent plus ou moins une quarantaine d’entreprises. En effet, la fille du chef de l’Etat dirige un empire immobilier alors que son frère a des parts dans 7 banques d’investissement. Une trentaine de sociétés, elles, sont détenues par la première dame.

    Uhuru Kenyatta, de son côté, est propriétaire d’un empire basé non seulement au Kenya mais aussi en Afrique du Sud. Panama papers l’a déjà épinglé en 2021.

    Dans le pays, les quatre personnes les plus fortunées contrôlent la moitié des ressources du pays.

Radio Renouveau228

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