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  • Le défenseur Lilian Brassier, futur néo Epervier ?

    Le défenseur Lilian Brassier, futur néo Epervier ?

    Lilian Brassier ne ferme pas la porte à la sélection togolaise. C’est ce que l’on retient d’une sortie médiatique du défenseur central  de Rennes, 25 ans, ce mercredi 19 février en France.

    Courtisé depuis plusieurs années par le staff technique des Eperviers du Togo, le joueur né le 2 novembre 1999 à Argenteuil, en terre française donc, hésite toujours. Sa dernière intervention médiatique laisse, cependant, croire qu’il pourrait accepter de porter la tunique jaune.

     « Oui, j’ai déjà été approché. C’est vrai que je me suis déjà posé la question de jouer pour le Togo. Maintenant, c’est compliqué parce qu’il y a toujours un truc en plus. Là, par exemple, c’était Marseille. Donc, je voulais bien rentrer dans mon nouveau club. Donc, c’est compliqué de faire ce choix-là aussi. Mais oui, j’ai déjà été approché. On a déjà pas mal parlé aussi », déclare-t-il aux médias hexagonaux.

    De retour à Rennes, son club formateur, Lilian Brassier a pour objectif de s’assurer une place de titulaire indiscutable avant de penser à autre chose. Mais il ne faut pas qu’il tergiverse trop lui conseille Serge Akakpo, le manager général de la sélection togolais.

    « Notre porte est toujours ouverte, et encore une fois il ne faut pas toujours attendre. Lui, comme nous, on a une histoire à écrire avec l’équipe nationale. Et surtout, lui qui représente un petit peu la nouvelle génération. Je lui ai dit qu’il est un peu le grand frère de la nouvelle génération », lui explique le consultant de Canal+.

    Lilian Brassier a porté les couleurs des U19 et U20 de France. Aujourd’hui âgé de 25 ans, sa carrière internationale pourrait s’écrire chez les Eperviers surtout qu’il a obtenu le passeport de son pays d’origine il y a deux ans.

    Les Eperviers sont absents de la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) depuis 2017. Ils sont dans le creux de la vague bien qu’aient participé au mondial 2006.

  • Justice sociale: la CGLTE-Togo en mode renaissance

    Justice sociale: la CGLTE-Togo en mode renaissance

    Ce mardi 18 février,  une réunion préparatoire pour la dynamisation de la Convergence globale des luttes pour la terre et l’eau ouest africaine a eu lieu au siège de l’association NO VOX, à Lomé.

    Réveil

    C’est parce que l’antenne togolaise de la Convergence globale des luttes pour la terre et l’eau ouest africaine (CGLTE), engagée dans la justice sociale, les droits aux ressources naturelles notamment la terre, l’eau, les semences paysannes, semble avoir baissé l’échine ces dernières années que l’association NO VOX a organisé une réunion destinée à redynamiser cette plateforme togolaise dans un contexte où les défis demeurent énormes.

    L’objectif est de mobiliser la société civile autour d’un idéal commun. C’est ce qu’ambitionne NO VOX dans l’optique d’enclencher le processus devant aboutir aux assises nationales regroupant les Organisations de la société civile (OSC) qui partagent la même vision.

    Union

    Des réflexions sont en cours. Des actions sont menées par rapport à la politique nationale au profit du monde paysan. Des projets concertés touchant l’environnement et le climat se mettent en place pour une efficacité dans la réalisation des objectifs.

    Il est important que les OSC constituent « une force de propositions pour garantir l’autosuffisance et la souveraineté alimentaire au Togo », insiste Dosseh SOHEY, Coordonnateur de NO VOX et point focal national de la CGLTE OA.

    Ce dernier rappelle que le Togo « dispose des terres et autres ressources suffisantes, de même que les ressources humaines adéquates pour son plein potentiel agricole ».

    La Convergence globale des luttes pour la terre et l’eau ouest africaine  est une plateforme de  réflexions regroupant plusieurs organisations œuvrant dans le domaine des ressources naturelles et activités connexes.

  • Géraldine Faladé, une pionnière de la lutte féministe, n’est plus

    Géraldine Faladé, une pionnière de la lutte féministe, n’est plus

    Considérée comme la gardienne de l’héritage féministe africain, Géraldine Faladé a tiré sa révérence ce dimanche 16 février en terre française à l’âge de 90 ans.

    La journaliste franco-béninoise Géraldine Faladé est décédée en France. L’ancienne journaliste à la Sorafom et à l’Ocora, les structures ancêtre de RFI, est née en 1935 à Porto-Novo au Bénin. Issue d’une famille intellectuelle et militante, c’est tout naturellement qu’elle épouse dès son enfance les idées de la décolonisation et de la liberté. Bien que son engagement pour la lutte pour l’indépendance des pays africains ait été discret, Géraldine Faladé a contribué par ses écrits à ouvrir les yeux à beaucoup de ses lecteurs sur les enjeux de l’époque.

    Ancienne employée du ministère de l’information du Tchad, elle a publié en 2020, tout récemment donc, ”Turbulentes chez la Présence africaine, un livre qui retrace le parcours des femmes pionnières dans la lutte féministe.

  • Queen Rima, Prix Découvertes RFI 2025

    Queen Rima, Prix Découvertes RFI 2025

    Depuis ce lundi 17 février, la chanteuse guinéenne Queen Rima est sacrée Prix Découvertes RFI 2025. C’est la décision du jury présidé par la star béninoise Angélique Kidjo.

    Une bonne nouvelle dans la carrière de Queen Rima. Elle est décroche le prestigieux Prix Découvertes RFI. La spécialiste de dancehall est enfin couronnée après la troisième tentative. Elle chante en langues guinéennes, en pular ou en soussou  mais aussi en anglais ou en français.

    Cette récompense va renforcer son engagement à défendre, dans ses chanson, les inégalités, le sexisme, entre autres.

  • Le jour où « j’ai pris deux balles dans le dos », par Serge Akakpo, ancien international togolais

    Le jour où « j’ai pris deux balles dans le dos », par Serge Akakpo, ancien international togolais

    L’ex-défenseur des Éperviers du Togo était à bord du bus qui a été attaqué le 8 janvier 2010 par les Forces de libération de l’enclave du Cabinda, quelques jours avant le début de la CAN en Angola.

    C’était le 8 janvier 2010. Le matin même, l’entraîneur du FC Vaslui, le club où je jouais en Roumanie, m’avait appelé pour me souhaiter bonne chance, en me demandant de faire attention à ne pas me blesser. Si j’avais su ce qui allait se passer quelques heures plus tard…

    Nous étions au Congo pour y disputer des matches amicaux et devions rejoindre la ville de Cabinda, distante d’une soixantaine de kilomètres, pour les rencontres du premier tour de la CAN 2010 contre le Ghana, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire. C’est ainsi que nous avons passé la frontière angolaise, impressionnés par la taille de l’escorte – plusieurs 4×4, des soldats armés jusqu’aux dents – qui nous accompagnait. On a pensé que c’était normal pour ce type de compétition. Ce n’est qu’après que j’ai compris que les Angolais savaient que le risque était réel.

    « Ça a été long, très long »

    Nous avons roulé quelques minutes, au milieu de la forêt. Moi-même, j’écoutais de la musique dans mon casque. Et puis j’ai entendu des sifflements, sans parvenir à les identifier immédiatement. C’était des tirs de roquette. Il y a eu des bruits de vitre aussi et, pendant quelques instants, j’ai pensé que des supporters étaient venus pour caillasser notre bus. Et puis tout est allé très vite. Une première personne a été touchée, il y a eu des cris, notre escorte a riposté… Notre bus a d’abord continué à avancer en zigzaguant, avant de s’arrêter quand le chauffeur a été mortellement touché. On a tenté de se coucher au sol, mais il n’y avait pas assez de place. C’est à ce moment-là que j’ai pris deux balles dans le dos.

    Je ne suis pas le seul à avoir été touché. Kodjovi Obilalé, l’un de nos gardiens de but, a été atteint. Le docteur aussi, ainsi qu’un membre du staff et que notre attaché de presse. Les tirs étaient nourris, ils voulaient en finir avec nous. Ça a été long, très long. Effrayant aussi.

    À quoi pense-t-on dans ces cas-là ? On prie, on se demande si on va s’en sortir vivants. Un de mes coéquipiers, Alaixys Romao, me donnait des claques pour me maintenir éveillé. Je me souviens qu’un homme est monté dans le bus, sans que l’on sache tout de suite s’il faisait partie de l’escorte ou des assaillants. Je me rappelle ses rangers. Il nous a fait signe de ne pas bouger, a brisé une vitre et a commencé à tirer sur les terroristes.

    « Le foot m’a empêché de sombrer »

    Quand tout s’est arrêté, nous avons été pris en charge. J’ai été conduit dans un dispensaire, puis dans un hôpital angolais. J’y suis resté plusieurs jours. C’est là que j’ai appris que plusieurs membres de notre délégation étaient décédés, dont notre sélectionneur adjoint, Abalo Amélété, et Stanislas Ocloo, l’attaché de presse. Là aussi que j’ai su qu’Obilalé ne pourrait plus jamais rejouer au football. Plus tard, j’ai été transféré à Lomé puis en France, où j’ai fini ma rééducation. J’ai pu rejouer dès le mois d’avril suivant.

    Je n’ai jamais suivi de thérapie. Je parle assez facilement de ce qui nous est arrivé, mais on ne me pose jamais de questions. C’est comme si les gens avaient peur de me déranger. Parfois, je me demande comment j’ai fait pour tenir. La vérité, c’est que le foot m’a empêché de sombrer. Je m’y suis accroché. Quinze ans plus tard, je n’ai rien oublié. J’ai du mal à assister à un feu d’artifice, j’évite de trop me mêler à la foule, d’aller à un concert… Et quand mon fils aîné me demande pourquoi j’ai des marques dans le dos, je lui réponds que ce sont des blessures dues au foot. Quand il sera plus grand, je lui dirai la vérité.

    Source: jeuneafrique.com

  • Togo : le parti au pouvoir remporte, sans surprise, les élections sénatoriales

    Togo : le parti au pouvoir remporte, sans surprise, les élections sénatoriales

    Le parti présidentiel a obtenu 34 des 41 sièges de sénateurs, a annoncé dimanche la Commission électorale. Ce vote constituait la dernière étape de la mise en œuvre de la réforme constitutionnelle vivement critiquée par l’opposition.

    « Nous allons transmettre ces résultats provisoires sans délai à la Cour constitutionnelle qui est seule habilitée à donner les résultats définitifs », a déclaré Dago Yabré, le président de la commission électorale, après l’annonce des résultats à  Lomé.

    La mise en place du Sénat est la dernière étape avant la mise en application de la nouvelle Constitution promulguée en mai par le président Faure Essozimna Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005.

    Elle abolit l’élection du chef de l’État au suffrage universel et institue un régime parlementaire : la fonction de président de la République sera purement honorifique et l’exercice effectif du pouvoir sera assuré par un président du Conseil qui doit être le chef du parti majoritaire à l’Assemblée nationale.

    Il s’agit en l’occurrence de Faure Gnassingbé dont le parti, l’Union pour la République (Unir), a largement remporté les élections législatives d’avril avec 108sièges sur 113 et qui pourra être désigné président du Conseil une fois le Sénat installé. Députés et sénateurs éliront le président de la République.

    Une réforme décriée par l’opposition

    L’opposition et la société civile critiquent cette réforme qui permet, selon eux, à Faure Gnassingbé de se maintenir indéfiniment au pouvoir tandis que l’ancienne Constitution ne lui permettait que de briguer un dernier mandat en 2025. Le camp présidentiel affirme, quant à lui, que ce changement constitutionnel assure plus de représentativité.

    Le Sénat sera composé de 61 membres, dont 20 seront désignés par le président du Conseil des ministres. Au total, 1 527 conseillers municipaux et 179 conseillers régionaux étaient appelés à élire les sénateurs samedi.

    Le scrutin a été boycotté par certains grands partis de l’opposition dont l’Alliance nationale pour le changement (ANC), les Forces démocratiques pour la République (FDR) et la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP, regroupement de partis politiques et d’organisations de la société civile).

    Le parti Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI), chef de file de l’opposition, a pris part au scrutin et n’a remporté qu’un seul siège. Six autres sièges reviennent à des petits partis.

    Les envoyés spéciaux des médias étrangers n’ont pas obtenu d’accréditations pour couvrir ces élections, comme ce fut le cas lors des scrutins législatifs et régionaux en avril.

    (Avec AFP)

  • Finances dans le rouge, licenciement en cours, Sunu Bank Togo s’avachit

    Finances dans le rouge, licenciement en cours, Sunu Bank Togo s’avachit

    Sunu Bank Togo traverse une période délicate de son existence. Ses finances sont dans le rouge. Un plan de licenciement pour motif économique en cours. La grogne s’installe.

    La direction de l’institution autrefois appelée Banque populaire pour l’épargne et le crédit (BPEC) a informé, dans un courrier endate du 3 février 2025, le Syndicat des employés et cadres des banques, des établissements financiers et des assurances du Togo (SYNBANK) et le personnel qu’elle va procéder au licenciement pour motif économique d’une partie de ses employés.

    Motif ? Les difficultés financières de la boîte. «…malgré les investissements financiers (recapitalisation) et des efforts importants de modernisation, les résultats tardent à se concrétiser », tente de justifier la boîte.

    Sunu Bank Togo explique dans une correspondance adressée aux syndicalistes que la masse salariale occupe une place trop importante dans les charges générales d’exploitation. En fin d’année, elle a annoncé la fermeture de sept (7) de ses agences.

    « Ceci impacte sérieusement la rentabilité et le positionnement de SUNU Bank sur le marché assez concurrentiel ces dernières années au Togo et dans la sous-région », poursuit-elle.

    Le personnel, appuyé par le SYNBANK, est vent debout contre cette décision. Selon les syndicalistes et les employés, cette institution bancaire traverse une mauvaise passe aujourd’hui à cause de la gestion approximative de ses premiers responsables depuis quelques années. La situation risque de conduire à une crise plus grave, murmurent-ils.

    A suivre !

  • Au Togo, les premières élections sénatoriales consacrent le nouveau régime parlementaire

    Au Togo, les premières élections sénatoriales consacrent le nouveau régime parlementaire

    À la suite de l’adoption de la nouvelle Constitution en avril dernier, laquelle a marqué le début d’un régime parlementaire et de la Ve République togolaise, les sénateurs auront le pouvoir de désigner le chef de l’exécutif, auparavant élu au suffrage universel direct.

    L’année dernière, le changement de régime induit par la révision constitutionnelle au Togo avait provoqué l’indignation de l’opposition. Mais la Constitution est tout de même entrée en vigueur et le pays votera samedi 15 février lors des premières élections sénatoriales de son histoire.

    Dans ce nouveau système parlementaire, le Sénat, une des deux chambres du Parlement, sera composé de 61 membres au total. 41 sénateurs seront élus au suffrage indirect par les conseillers régionaux et les conseillers municipaux, et vingt autres seront désignés par le président du Conseil des ministres. Ce week-end, 89 candidats sont en lice pour les 41 sièges de sénateurs.

    Les élections législatives avaient, elles, été largement remportées par l’Union pour la République (Unir), le parti au pouvoir, en avril 2024, avec 108 sièges sur 113. Avec la réforme, l’exercice effectif du pouvoir est assuré par un président du Conseil qui doit être le chef du parti majoritaire à l’Assemblée nationale. C’est donc Faure Essozimna Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005, qui remplit actuellement cette fonction.

    Une opposition vent debout contre cette élection

    Comme lors des élections sénatoriales de 2024 où ils avaient dénoncé un « hold-up électoral », de nombreux membres de l’opposition dénoncent la réforme constitutionnelle et s’inquiètent qu’elle permette à Faure Gnassingbé de briguer le pouvoir pour des années encore.

    Trois grands partis de l’opposition, l’Alliance nationale pour le changement (ANC), les Forces démocratiques pour la République (FDR) et la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP) ont d’ores et déjà annoncé qu’elles boycotteraient le scrutin sénatorial. Dans un courrier adressé à la Commission électorale, l’ANC a justifié cette décision en maintenant « son ferme rejet de ce processus antidémocratique qui vise à installer une République illégale et illégitime ».

    « Les élections sénatoriales sont pipées d’avance parce que le régime […] a réussi, grâce à des fraudes électorales massives lors des élections communales de 2019 et régionales de 2024, à s’attribuer la quasi-totalité des conseillers municipaux et régionaux qui constituent le corps électoral », a quant à lui affirmé le FDR, lundi 10 février, dans un communiqué.

    Reste que quelques petits partis d’opposition, ainsi que le parti Alliance des démocrates pour le développement intégral (Addi) prendront, eux, part au scrutin.

    Le camp présidentiel se défend

    Mais pour le parti au pouvoir, ce nouveau système va permettre de réduire le poids du président de la République, d’offrir une plus grande stabilité politique au Togo, et une meilleure représentativité.

    « Le Sénat va contribuer à décentraliser le pouvoir public, en renforçant la participation des citoyens des collectivités à l’exercice du pouvoir politique », assurait par exemple Mazamesso Wella, chercheur en droit public à l’université de Lomé, dans un entretien à la chaîne de télévision nationale.

    Une fois le Sénat installé, Faure Gnassingbé pourra être officiellement désigné président du Conseil, et les députés et sénateurs éliront un président de la République sans réelle prérogative, pour un mandat de six ans.

    (Avec AFP)

  • Retour sur la suspension de l’aide des États-Unis à l’Afrique du Sud

    Retour sur la suspension de l’aide des États-Unis à l’Afrique du Sud

    Donald Trump, pour sanctionner une loi sur l’expropriation de certains propriétaires afrikaners, suspend l’aide des États-Unis à l’Afrique du Sud. À la surprise générale, toute la classe politique du pays, y compris l’Alliance démocratique, opposée à ladite loi, se mobilise derrière Cyril Ramaphosa, en dénonçant une désinformation propre à entacher l’image de leur pays. Comment expliquer le contraste avec la RDC, où les principales formations de l’opposition accablaient, cette semaine, Félix Tshisekedi pour sa gestion de la guerre dans l’est du pays ?

    Au nom du danger qui guette leur patrie, les opposants congolais auraient pu, en effet, épauler leur président. La conscience qu’ils ont de leurs responsabilités vis-à-vis de la nation est peut-être ce qui distingue la classe politique d’Afrique du Sud des politiciens de nombreux autres pays, où beaucoup ramènent tout à leurs rancœurs personnelles, à leurs intérêts immédiats. En RDC, certains ne conçoivent l’opposition entre adversaires politiques qu’en animosité incurable. En Afrique du Sud, pour préserver l’essentiel, ils savent taire, à l’occasion, leurs dissensions. Même du temps de l’Apartheid, tous les Blancs n’étaient pas des partisans bornés du racisme d’État. D’ailleurs, les extrémistes Afrikaners ont décliné l’offre d’asile de l’Américain, un président rétif aux étrangers envahissant son pays, et d’une si soudaine hospitalité ! Sa logique est indéchiffrable. Ou trop explicite…

    Qu’y a-t-il de trop explicite, dans cette offre ?

    À quoi, à qui la fait-il ? À leur condition de persécutés ? Ou à leur couleur de peau ? En Afrique du Sud, la dimension raciale de la question de la terre est telle que l’on a dû constitutionnaliser la nécessité d’un rééquilibrage décent. 72% des terres agricoles appartiennent à 8% de Sud-Africains blancs. Certains en possèdent tellement qu’ils en laissent en jachère, ou en garanties bancaires. Trente ans après la fin de l’Apartheid, le statu quo était intenable. Les expropriations qui transforment Donald Trump en défenseur des droits de l’homme ne visaient qu’à leur reprendre les terres non exploitées. Sauf que le président des Etats-Unis, tel le promoteur immobilier qu’il ne peut s’empêcher d’être, salive devant chaque hectare, alors que l’on attend du leader du monde libre, d’oublier celui où prévalaient les méthodes d’antan des milieux d’affaires new-yorkais, avec les Bernard Madoff et autres personnages convaincus que l’essentiel est de prospérer, à la manière d’un Charles Ponzi, escroquant de nouveaux clients pour rémunérer les précédents. La question de la terre en Afrique du Sud est bien trop sensible pour accepter que Trump s’en mêle.

    Pourquoi donc est-elle si sensible, si délicate, cette question ?

    Sans doute parce qu’elle renvoie sans cesse au piège infernal de la responsabilité initiale : qui donc, le premier, a exproprié qui ? Nelson Mandela, magnifié, notamment en Occident, pour son leadership tolérant, a laissé beaucoup d’amertume chez les siens, pour n’avoir pas osé restituer leurs terres aux communautés noires, à la fin de l’apartheid. Même Robert Mugabe a dû s’y prendre par étapes, avant de confisquer leurs terres aux Blancs du Zimbabwe, au début des années 2000. Durant les quatorze semaines passées, en 1979, à négocier l’indépendance du Zimbabwe à Lancaster House, la délégation du Front patriotique, qu’il conduisait avec Joshua Nkomo, a maintes fois menacé de se retirer, si elle ne pouvait, en même temps que l’indépendance, restituer au peuple les terres accaparées du temps colonial. Pour sauver les négociations, le gouvernement Thatcher, au Royaume-Uni, et l’administration Carter, aux États-Unis, leur proposèrent d’accepter l’indépendance, avec la promesse de leur octroyer, dans cinq ans, les fonds pour racheter leurs terres aux propriétaires blancs. À l’échéance, Ronald Reagan, président des États-Unis, prétextera de l’orientation marxiste du régime zimbabwéen pour refuser d’honorer la promesse. Dans l’impossibilité d’honorer la principale promesse de l’indépendance, Mugabe revient régulièrement à la charge. En vain. Aussi, choisit-il, vingt ans après l’indépendance, de recourir aux grands moyens, avec quelques maladresses. Des manifestants expulsent les Blancs et occupent les propriétés. Pointant Mugabe du doigt, Tony Blair invitera alors le monde à contempler ce qu’est un dictateur sans pitié. Sans doute l’était-il. Mais était-ce vraiment là, la question ? Une belle diversion !

    Chronique de Jean-Baptiste Placca du 15 février 2025 sur RFI

  • Sénatoriales: Sena Alipui rappelle le projet de société de l’UFC

    Sénatoriales: Sena Alipui rappelle le projet de société de l’UFC

    Reçu chez nos confrères de New World TV, à la veille des élections sénatoriales du samedi 15 février, Sena Alupui, ancien député, aujourd’hui deuxième vice-président de l’Union des forces de changement (UFC), décline, une nouvelle fois encore, le projet de société du parti auquel il appartient.

    Le jeune opposant rappelle le pourquoi il est important que la formation politique à la couleur jaune prenne part à ce scrutin boycotté par une partie de l’opposition. Suivez-le plutôt à travers cette vidéo.

    Il a fait le même exercice sur les plateaux de radio Victoire FM. La démocratie, c’est aussi la participation aux élections, estime-t-il.

    https://www.facebook.com/watch/live/?mibextid=oFDknk&ref=watch_permalink&v=1737592260136536&rdid=J2kEaA9HsvuscSgd.

Radio Renouveau228

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