Dr Jean-Paul Amegan : riposte publique
Dans une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux, le Dr Jean-Paul Yao Amégan sort du silence et livre une réponse frontale à ce qu’il qualifie de mensonges, de manipulations et de dénigrement organisé à son encontre.
L’intervention, directe et sans détour, dépasse le simple cadre d’un règlement de comptes personnel : elle met en lumière les dérives actuelles du débat public à l’ère du numérique, où la parole se libère, mais où la vérité se brouille parfois dangereusement.
Face caméra, le Dr Amégan s’attaque à des propos attribués à certains de ses contradicteurs, notamment Dr François Kampatib et Michel Oni Djagnikpo, qu’il accuse d’avoir travesti ses positions et porté atteinte à son intégrité intellectuelle. Pour lui, il ne s’agit pas seulement de défendre une réputation, mais de rétablir des faits dans un contexte où l’opinion publique est souvent façonnée par des extraits, des interprétations hâtives ou des attaques personnelles.
Le ton est ferme, parfois incisif, mais assumé. Le Dr Amégan revendique une posture : celle de quelqu’un qui refuse de laisser prospérer ce qu’il considère comme des contre-vérités. Dans son propos, il insiste sur la nécessité de distinguer la critique argumentée de la calomnie, rappelant que le débat d’idées, surtout lorsqu’il touche à des questions scientifiques, sociales ou de santé, exige rigueur et honnêteté intellectuelle.
Au fil de son intervention, il démonte point par point les accusations portées contre lui. Il dénonce une stratégie qu’il juge récurrente : discréditer la personne plutôt que d’affronter ses arguments. Cette méthode, selon lui, est symptomatique d’un malaise plus large dans l’espace public africain et francophone, où les débats se personnalisent excessivement, au détriment de la réflexion de fond.
Mais la vidéo ne se limite pas à une défense personnelle. Elle se veut aussi un appel à la responsabilité. Le Dr Amégan interpelle les acteurs du débat public — universitaires, influenceurs, leaders d’opinion — sur leur rôle dans la construction ou la dégradation de la confiance collective. « Quand la parole devient une arme, la société entière en paie le prix », laisse-t-il entendre en substance.
Cette sortie médiatique trouve un écho particulier dans un contexte où YouTube et les réseaux sociaux sont devenus des arènes majeures de confrontation idéologique. Contrairement aux médias traditionnels, ces plateformes offrent une liberté quasi totale de ton et de format. Elles permettent à chacun de répondre, d’accuser, de se défendre, parfois sans filtre. Une liberté précieuse, mais aussi risquée, lorsque les garde-fous éthiques disparaissent.
Les réactions à la vidéo ne se sont pas fait attendre. Dans les commentaires, les soutiens saluent le courage et la clarté du Dr Amégan, estimant qu’il était temps de répondre publiquement. D’autres, plus critiques, appellent à un débat contradictoire plus apaisé. Une chose est sûre : la vidéo a relancé la discussion et replacé le Dr Amégan au centre de l’actualité numérique.
Au-delà des personnes citées, cette affaire pose une question essentielle : comment débattre aujourd’hui sans sombrer dans l’invective ? Comment préserver la crédibilité de la parole publique dans un environnement saturé d’opinions et de contenus viraux ? En prenant la parole de manière aussi directe, le Dr Jean-Paul Yao Amégan a fait un choix : celui de l’exposition, avec ses risques, mais aussi avec la conviction que le silence nourrit parfois davantage la rumeur que la vérité.
Qu’on partage ou non ses positions, sa démarche illustre une réalité contemporaine : le débat public se joue désormais aussi — et parfois surtout — en ligne. Et dans cet espace, la bataille pour la vérité est devenue aussi visible que brutale.
