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Culture togolaise : les artistes lancent un cri d’alarme

La culture togolaise traverse une zone de turbulences préoccupante. Dans un communiqué au ton grave, la Fédération Togolaise de Musique (FTM) tire la sonnette d’alarme et dénonce une situation qu’elle qualifie d’« urgence nationale ». « S.O.S : la culture en danger ! », clame l’organisation, évoquant un secteur en souffrance où « les artistes meurent à petit feu », où « les espaces culturels ferment » et où « les créateurs sont abandonnés ».

À travers cette sortie médiatique, la FTM pointe du doigt trois maux majeurs : l’absence de financement structuré, l’inexistence de mécanismes fonctionnels d’accompagnement et un manque de considération réelle pour les acteurs culturels. Selon la fédération, ces carences fragilisent durablement l’écosystème artistique togolais, déjà éprouvé par des années de précarité et d’insuffisance d’investissements.

« Quand la culture meurt, c’est la Nation qui s’éteint », avertit le communiqué. Pour la FTM, la culture ne se limite pas au divertissement : elle constitue le socle de l’identité collective, un vecteur d’unité et un levier de développement économique et social. Musique, théâtre, danse, arts visuels ou encore littérature participent à la construction de l’image du pays et à la transmission des valeurs aux générations futures.

Face à cette situation jugée critique, la Fédération annonce la tenue d’une conférence de presse le mardi 24 février 2026 à 9h00 précises, à l’Espace Culturel MIVA, en face de MRS TODMAN à Lomé. Cette rencontre se veut un appel à la mobilisation générale. Artistes, acteurs culturels, médias, jeunes et citoyens sont invités à venir nombreux pour « faire entendre la voix de la culture ».

Au-delà d’un simple point de presse, la FTM entend poser les bases d’un plaidoyer structuré en faveur de réformes concrètes : mise en place de fonds de soutien transparents, création de mécanismes d’accompagnement professionnels et reconnaissance institutionnelle accrue du rôle des créateurs. L’objectif affiché est clair : sortir la culture togolaise de la marginalisation et lui redonner la place stratégique qu’elle mérite.

« Sans culture, il n’y a pas d’identité. Sans identité, il n’y a pas de Nation », insiste la fédération. Par cette formule forte, elle rappelle que le combat culturel dépasse les seuls artistes : il concerne l’ensemble de la société.

Dans un contexte où de nombreux créateurs peinent à vivre de leur art, la sortie de la FTM pourrait marquer un tournant. Reste à savoir si cet appel sera entendu et s’il débouchera sur des engagements concrets. Une chose est sûre : pour ses défenseurs, la culture togolaise ne doit ni mendier, ni mourir en silence.

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