Catégorie : Actualités

  • Dr Alexandre de Souza : « La Foire Made in Togo doit devenir le marché des producteurs togolais »

    Dr Alexandre de Souza : « La Foire Made in Togo doit devenir le marché des producteurs togolais »

    À l’occasion de la 7ᵉ Foire Made in Togo, le Directeur général du CETEF, Dr Alexandre de Souza, affirme dans une interview exclusive accordée au Flambeau des Démocrates que la priorité est de créer de véritables débouchés commerciaux pour les producteurs togolais.

    Lomé accueille, du 3 au 12 juillet 2026, la 7ᵉ édition de la Foire Made in Togo (FMIT), un rendez-vous devenu incontournable pour la promotion des produits locaux. Dans un entretien accordé au journal Flambeau des Démocrates, le Directeur général du Centre togolais des expositions et foires (CETEF Togo-2000), Dr Alexandre de Souza, expose les ambitions de cette nouvelle édition, revient sur le bilan des précédentes foires et dévoile les grands chantiers en cours pour la Foire internationale de Lomé.

    Pour le premier responsable du CETEF, la Foire Made in Togo est née d’un constat sans équivoque : les produits togolais, bien que reconnus pour leur qualité, peinent encore à bénéficier d’une visibilité suffisante sur le marché national.

    « Notre objectif est simple : donner un marché aux producteurs togolais », résume Dr Alexandre de Souza. Selon lui, cette foire constitue un véritable levier économique en rapprochant les producteurs des consommateurs, tout en encourageant les Togolais à privilégier les produits locaux. « Consommer togolais n’est pas seulement un slogan. Chaque achat soutient une entreprise, un emploi, une famille et toute une chaîne de production nationale », insiste-t-il.

    Après six éditions, la FMIT affiche une progression constante. La précédente édition a réuni près de 200 exposants et accueilli environ 30 000 visiteurs. Pour cette septième édition, le CETEF entend franchir une nouvelle étape avec une programmation davantage orientée vers les affaires et les opportunités commerciales.

    Au menu figurent notamment la Journée du Bureau de Restructuration et de Mise à Niveau (BRMN), consacrée au lancement des diagnostics approfondis des TPME 2026, une journée dédiée à la promotion du riz togolais, des ateliers culinaires autour des spécialités nationales telles que l’Ayimolou et le Khom, ainsi qu’une programmation culturelle renforcée. « L’objectif est clair : vendre, faire connaître, valoriser et créer des opportunités pour les producteurs togolais », souligne le directeur général.

    L’entretien a également permis de dresser le bilan du deuxième Salon de la Santé et du Bien-être « Humanis », organisé récemment au CETEF. Avec 42 exposants, la participation des principaux plateaux techniques hospitaliers de Lomé ainsi que du CHR de Kara, près de 5 000 visiteurs, 1166 consultations médicales gratuites et 31 poches de sang collectées, le salon a confirmé sa dimension sociale.

    Pour Dr Alexandre de Souza, Humanis dépasse désormais le simple cadre d’une manifestation commerciale. Il estime que le CETEF doit devenir « une plateforme permanente d’utilité économique, sociale et citoyenne », où les foires contribuent également à la prévention sanitaire et au bien-être des populations.

    À quelques mois de la 21ᵉ Foire internationale de Lomé (FIL), prévue du 27 novembre au 13 décembre 2026, les préparatifs sont déjà bien avancés. Les inscriptions sont ouvertes et l’ambition affichée est de proposer une édition plus moderne, mieux organisée et davantage tournée vers les affaires.

    Le directeur général rappelle que la dernière FIL a enregistré plus de 1 000 exposants et accueilli plus de 800 000 visiteurs, confirmant son statut de plus grand rendez-vous économique du Togo et de la sous-région. Au-delà de la fréquentation, il met l’accent sur les retombées économiques générées en matière de contrats, d’investissements et de création d’emplois.

    En conclusion, Dr Alexandre de Souza lance un double appel : aux consommateurs, afin qu’ils soutiennent les entreprises nationales en achetant les produits locaux lors de la Foire Made in Togo, et aux opérateurs économiques, qu’il invite à réserver leurs stands pour la prochaine Foire internationale de Lomé. Pour lui, les foires demeurent avant tout des espaces de visibilité, de rencontres d’affaires et de croissance économique au service du développement du Togo.

  • L’Afrique resserre les rangs à Lomé

    L’Afrique resserre les rangs à Lomé

    Des responsables africains se réunissent à Lomé pour renforcer les positions communes du continent face aux défis internationaux.

    La Conférence ministérielle extraordinaire de l’Alliance Politique Africaine (APA) s’est ouverte vendredi 3 juillet à Lomé, en présence de plusieurs responsables africains, dont le président sierra-léonais Julius Maada Bio. Cette rencontre intervient dans un contexte international marqué par des évolutions géopolitiques majeures et des appels croissants à une meilleure coordination des positions africaines sur les grandes questions mondiales.

    À l’ouverture des travaux, le président du Conseil du Togo, Faure Gnassingbé, a souhaité la bienvenue aux délégations participantes et salué la présence de son homologue sierra-léonais, Julius Maada Bio. Il a estimé que cette participation témoigne de l’intérêt porté par les États membres au renforcement du dialogue politique et de la coopération entre les pays africains.

    Dans son allocution, Faure Gnassingbé a insisté sur les défis auxquels le continent est confronté dans un environnement international en mutation. Selon lui, ces transformations appellent à une concertation accrue entre les États africains afin de défendre leurs intérêts communs et de promouvoir une voix plus unie sur la scène internationale.

    Le président du Conseil a également souligné l’importance de la solidarité entre les pays africains pour faire face aux enjeux politiques, économiques et sécuritaires. Il a plaidé en faveur de réponses collectives, fondées sur le dialogue et la recherche de solutions adaptées aux réalités du continent.

    Les travaux de cette conférence ministérielle portent notamment sur le renforcement de la coopération politique entre les États membres de l’Alliance Politique Africaine. Les participants sont appelés à échanger sur les principaux défis auxquels l’Afrique est confrontée et à identifier des approches communes susceptibles de renforcer la coordination diplomatique du continent.

    À travers l’organisation de cette rencontre, les autorités togolaises réaffirment leur volonté de promouvoir le dialogue multilatéral et la coopération interafricaine. Les conclusions des travaux devraient contribuer à alimenter les réflexions sur les mécanismes de concertation politique et sur le rôle de l’Afrique dans un contexte international en pleine recomposition.

  • Ekina arme les médias pour défendre les femmes

    Ekina arme les médias pour défendre les femmes

    Vingt-cinq journalistes ont été outillés pour promouvoir une couverture médiatique plus respectueuse des droits des femmes.

    À travers son projet « Comprendre et défendre les droits des femmes dans les médias au Togo », l’Association Ekina, en partenariat avec son webmagazine EkinaMag et avec le soutien du Fonds Pananetugri, entend renforcer l’engagement des professionnels des médias en faveur de l’égalité de genre. Les 25 et 26 juin 2026, vingt-cinq journalistes issus de différents organes de presse togolais, en majorité des femmes, ont participé à un atelier de formation consacré aux droits des femmes et à leur traitement dans les médias.

    L’objectif était de permettre aux participants de mieux maîtriser les cadres juridiques nationaux, régionaux et internationaux relatifs à la protection des droits des femmes afin de favoriser une information plus équilibrée, inclusive et fondée sur les droits humains.

    Durant les deux jours de travaux, les journalistes ont approfondi leurs connaissances sur les principes de l’égalité de genre, le cadre juridique togolais ainsi que plusieurs instruments internationaux de référence, notamment le Protocole de Maputo, la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF/CEDAW), la Résolution 1325 des Nations Unies et l’Objectif de développement durable n°5 consacré à l’égalité entre les sexes.

    Les échanges ont également porté sur la responsabilité des médias dans la promotion des droits des femmes et sur les techniques de production de contenus journalistiques sensibles au genre. Les sessions ont été animées par plusieurs experts, dont André Kangni Afanou, Andréa Aziabou et Joseph Atchali, aux côtés de membres de l’équipe Ekina.

    À l’issue de cette première phase, douze femmes journalistes seront retenues pour intégrer le programme « Ambassadrices Genre dans les Médias ». Elles bénéficieront d’un accompagnement éditorial, d’un mentorat et d’un appui à la production de contenus dédiés aux droits des femmes.

    L’initiative a bénéficié du soutien de plusieurs institutions publiques et organisations professionnelles de la presse, traduisant une volonté commune de bâtir des médias togolais plus inclusifs, plus responsables et pleinement engagés dans la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes.

  • À 15 ans, le SYNJIT lance la reconquête de ses membres

    À 15 ans, le SYNJIT lance la reconquête de ses membres

    À l’aube de ses 15 ans, le SYNJIT accélère sa modernisation et mobilise ses adhérents.

    À l’approche de la célébration de son 15ᵉ anniversaire, prévue en août 2026, le Syndicat National des Journalistes Indépendants du Togo (SYNJIT) engage une nouvelle phase de sa restructuration. L’organisation annonce le lancement imminent de la confection et de la distribution de nouvelles cartes de membres modernisées, une initiative qui marque sa volonté de renforcer son fonctionnement interne et de consolider son identité syndicale.

    Première organisation syndicale créée au sein de la presse privée togolaise, le SYNJIT entend faire de cet anniversaire un tournant dans son histoire. La nouvelle carte de membre, proposée au tarif de 2 500 FCFA, permettra essentiellement de couvrir les frais de fabrication. Au-delà de son aspect pratique, elle symbolise la modernisation du syndicat et son ambition de mieux fédérer les journalistes indépendants autour d’un projet commun.

    Dans le même élan, le bureau exécutif invite les adhérents à régulariser leurs cotisations annuelles, fixées à 6 000 FCFA. Cette contribution est présentée comme un levier indispensable pour financer les activités prévues dans le cadre du plan d’action stratégique adopté par l’organisation.

    Selon les responsables du SYNJIT, ce programme vise avant tout à relancer la mobilisation syndicale et à intensifier les actions en faveur de l’amélioration des conditions de vie et de travail des professionnels des médias du secteur privé. Ces derniers continuent d’évoluer dans un environnement marqué par la précarité de l’emploi, les faibles rémunérations et des conditions d’exercice souvent difficiles.

    À quinze ans de son existence, le SYNJIT réaffirme ainsi sa détermination à défendre les droits et les intérêts des journalistes indépendants. À travers cette campagne de renouvellement des cartes de membres et de mobilisation des cotisations, le syndicat entend renforcer la cohésion de ses adhérents et se doter de moyens supplémentaires pour poursuivre son combat en faveur d’une presse privée plus forte, mieux organisée et davantage respectée au Togo.

  • 4è Lac de Lomé : un corps repêché en pleine crise des inondations

    4è Lac de Lomé : un corps repêché en pleine crise des inondations

    Une nouvelle découverte macabre relance les inquiétudes alors que les pluies continuent de frapper le Togo.

    Une nouvelle découverte macabre a été enregistrée au 4e Lac de Lomé, dans la commune du Golfe 1. Jeudi 2 juillet 2026, les équipes du ministère de la Sécurité ont repêché le corps sans vie d’un individu qui flottait à la surface de ce bassin de rétention, conçu pour limiter les risques d’inondation dans la capitale togolaise.

    Les circonstances exactes du décès restent, pour l’heure, inconnues. Si les premières constatations orientent vers l’hypothèse d’une noyade, aucune conclusion officielle n’a encore été communiquée par les autorités. Une enquête devrait permettre de déterminer les causes précises du drame et l’identité de la victime.

    Cette découverte intervient dans un contexte particulièrement difficile, marqué par de fortes précipitations qui affectent Lomé ainsi que plusieurs régions du pays. Depuis plusieurs jours, les pluies diluviennes ont entraîné une montée rapide des eaux dans les bassins de rétention, les cours d’eau et les zones de dépression, provoquant d’importantes inondations.

    Les intempéries ont causé de nombreux dégâts matériels et des pertes en vies humaines, accentuant les inquiétudes des populations vivant dans les secteurs les plus exposés. Plusieurs quartiers de la capitale restent confrontés à des difficultés d’accès et à des risques persistants liés aux eaux stagnantes.

    Face à l’ampleur de la situation, le ministère de la Sécurité poursuit le déploiement du Plan ORSEC afin de coordonner les opérations de secours, de porter assistance aux sinistrés et de renforcer les actions de prévention. Les autorités appellent également les populations à faire preuve de prudence, à éviter les zones inondées et à respecter les consignes de sécurité, alors que la saison des pluies est encore loin d’être terminée.

  • Braquage meurtrier à Adétikopé : une policière tuée, l’insécurité inquiète

    Braquage meurtrier à Adétikopé : une policière tuée, l’insécurité inquiète

    Une policière a été tuée lors d’un braquage nocturne à Adétikopé, ravivant les inquiétudes face à la montée de l’insécurité.

    Adétikopé a été le théâtre d’un nouveau drame dans la nuit du jeudi au vendredi. Une policière en service au commissariat d’Adétikopé a été mortellement atteinte lors d’un braquage perpétré à Kladjémé, un quartier de cette localité située au nord de Lomé.

    Selon les premiers témoignages recueillis sur place, les faits se seraient produits aux alentours de 1 heure du matin. La victime, identifiée comme un adjudant-chef de police, aurait été prise pour cible par des hommes armés dans des circonstances qui restent encore à élucider.

    D’après les informations disponibles, les assaillants auraient abattu la fonctionnaire de police avant de s’emparer de sa moto ainsi que de son sac, puis de prendre la fuite. Aucun bilan officiel n’a encore été communiqué par les autorités sur les circonstances exactes de cette attaque.

    Une enquête devrait être ouverte afin de faire toute la lumière sur ce braquage, d’établir le déroulement précis des faits et d’identifier les auteurs de ce crime qui suscite une vive émotion au sein de la population.

    Ce nouveau drame relance les inquiétudes sur la recrudescence de l’insécurité dans les zones périurbaines de la capitale togolaise. Adétikopé, en pleine expansion démographique, est régulièrement confrontée à des actes de banditisme qui alimentent le sentiment d’insécurité des habitants.

    Cette attaque intervient moins de trois semaines après le braquage survenu le 19 juin dernier à Adoboukomé, en plein cœur de Lomé, rappelant les défis persistants en matière de sécurité et la nécessité de renforcer les dispositifs de lutte contre la criminalité.

  • Edem Tengue prend les commandes du poumon économique du Togo

    Edem Tengue prend les commandes du poumon économique du Togo

    Un changement stratégique à la tête du principal hub portuaire du pays. Edem Tengue est le nouveau directeur général du Port autonome de Lomé.

    Le gouvernement togolais a procédé, ce jeudi 2 juillet 2026, à un important changement à la tête du Port autonome de Lomé (PAL). Le ministre délégué chargé de l’Économie maritime, Edem Kokou Tengue, a été nommé directeur général de cette infrastructure stratégique, succédant au contre-amiral Fogan Kodjo Adégnon, selon des sources concordantes proches de l’exécutif.

    Cette nomination intervient dans un contexte où le Port autonome de Lomé demeure un levier essentiel de l’économie nationale et un maillon incontournable des échanges commerciaux en Afrique de l’Ouest. Véritable porte d’entrée des marchandises destinées au Togo et aux pays de l’hinterland, le PAL joue un rôle déterminant dans la stratégie de développement logistique du pays.

    Le choix porté sur Edem Tengue s’inscrit dans une logique de continuité. Fin janvier 2026, il avait fait son retour au gouvernement en tant que ministre délégué auprès du ministre des Transports, chargé de l’Économie maritime, à l’occasion d’un réaménagement ministériel. Il occupait déjà cette fonction entre 2020 et 2024, période au cours de laquelle il s’était distingué par son implication dans les réformes du secteur maritime et portuaire.

    Son arrivée à la direction générale du PAL traduit ainsi la volonté des autorités de confier directement la gestion de cette plateforme stratégique à un spécialiste reconnu des questions maritimes et logistiques.

    De son côté, le contre-amiral Fogan Kodjo Adégnon quitte ses fonctions après plusieurs années à la tête du port. Son mandat aura été marqué par le renforcement des performances de l’infrastructure, régulièrement citée parmi les ports les plus compétitifs de la sous-région.

    Port en eau profonde, le Port autonome de Lomé constitue un atout majeur pour l’économie togolaise. Les autorités entendent poursuivre sa modernisation, renforcer son attractivité et consolider son statut de hub logistique régional, afin de soutenir la croissance économique et les ambitions commerciales du Togo sur les marchés africains et internationaux.

  • Le scandale des quêtes disparues : un curé contraint de quitter son diocèse

    Le scandale des quêtes disparues : un curé contraint de quitter son diocèse

    Soupçonné d’avoir détourné près de 6 000 euros des caisses de sa paroisse, un curé a quitté la France pour Madagascar, laissant derrière lui une communauté sous le choc.

    La paroisse de Paulhaguet, en Haute-Loire, est au cœur d’un scandale financier impliquant l’un de ses prêtres. Le père Michel, curé d’origine malgache, est soupçonné d’avoir détourné près de 6 000 euros provenant des quêtes et des offrandes des fidèles avant de quitter la France pour rejoindre Madagascar, son pays natal.

    L’affaire remonte à l’hiver dernier, lorsque plusieurs irrégularités sont découvertes dans les comptes de la paroisse. Des sommes issues des quêtes dominicales ainsi que des offrandes destinées à la célébration de messes manquent à l’appel. Les vérifications menées au sein du diocèse orientent rapidement les soupçons vers le père Michel, qui exerçait dans la région depuis six ans.

    Convoqué par l’évêque du Puy-en-Velay, Monseigneur Yves Baumgarten, le prêtre nie les faits et ne fournit, selon le prélat, « aucune justification satisfaisante ». Peu après cet entretien, il quitte discrètement la France pour Madagascar, officiellement dans le cadre de vacances. Face à cette situation, l’évêque décide de le relever immédiatement de toutes ses fonctions et lui interdit de réintégrer le diocèse.

    Malgré l’émotion suscitée parmi les paroissiens, décrits comme « choqués » par cette affaire, le diocèse a choisi de ne pas déposer plainte. Monseigneur Yves Baumgarten justifie cette décision par la difficulté à réunir des preuves suffisamment solides. Il évoque également une dimension humaine, estimant que « l’argent liquide peut représenter une tentation » pour un prêtre originaire d’un pays confronté à une grande pauvreté. Il parle ainsi d’« une faiblesse humaine » plutôt que d’un acte motivé par une volonté de nuire.

    En attendant de tourner cette page, la paroisse de Paulhaguet s’organise pour retrouver un fonctionnement normal. Un nouveau curé doit prendre ses fonctions au mois de septembre, avec la mission de restaurer la confiance des fidèles après cette affaire qui a profondément ébranlé la communauté catholique locale.

  • Universités africaines : le naufrage de l’Afrique de l’Ouest francophone

    Universités africaines : le naufrage de l’Afrique de l’Ouest francophone

    Le classement 2026 des meilleures universités africaines confirme la domination de l’Afrique du Sud et de l’Égypte, tandis que l’Afrique de l’Ouest francophone brille par son absence.

    L’enseignement supérieur africain continue de gagner en visibilité sur la scène internationale. Mais le dernier classement « World’s Best Universities 2026-2027 » publié par U.S. News & World Report révèle une réalité préoccupante : aucune université de l’Afrique de l’Ouest francophone ne figure parmi les dix meilleures du continent.

    Relayé par Business Insider Africa, ce palmarès repose principalement sur la qualité de la recherche scientifique, la réputation académique internationale et régionale ainsi que l’influence des établissements dans la production du savoir.

    Sans surprise, l’Afrique du Sud et l’Égypte dominent largement le classement. À elles seules, ces deux nations occupent neuf des dix premières places, confirmant leur leadership en matière d’investissements dans la recherche, d’infrastructures universitaires et de coopération internationale.

    Le Nigeria sauve l’honneur de l’Afrique de l’Ouest grâce à l’Université d’Ibadan, classée quatrième sur le continent et seule représentante de la région dans le Top 10. En revanche, les universités du Togo, du Ghana, du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Sénégal, du Burkina Faso, du Mali, du Niger ou encore de la Guinée sont totalement absentes de ce cercle très fermé. Une absence qui met en lumière le retard persistant de l’Afrique de l’Ouest, en particulier de l’espace francophone, dans les grands classements internationaux.

    L’Université du Cap conserve sa première place en Afrique, suivie de l’Université du Caire et de l’Université du Witwatersrand. Le reste du classement est partagé entre plusieurs établissements sud-africains et égyptiens.

    Toutefois, les auteurs du rapport rappellent que ce classement évalue avant tout les performances en recherche et la réputation académique. Il ne mesure ni la qualité de l’enseignement, ni les conditions de vie sur les campus, ni l’accessibilité financière des études.

    Ce nouveau palmarès constitue néanmoins un signal fort pour les États ouest-africains, appelés à renforcer leurs investissements dans la recherche, l’innovation et l’internationalisation de leurs universités afin de gagner en compétitivité sur la scène mondiale.

  • Au Togo, des opposants réclament une transition et rejettent tout nouveau dialogue

    Au Togo, des opposants réclament une transition et rejettent tout nouveau dialogue

    Dans un communiqué conjoint, plusieurs organisations politiques estiment que le Togo traverse un vide constitutionnel et appellent à une transition politique fondée sur des assises nationales.

    À la suite de l’arrêt rendu le 29 janvier 2026 par la Cour de justice de la CEDEAO, plusieurs organisations de l’opposition togolaise montent au créneau. Dans un communiqué conjoint publié le 2 juillet 2026 à Lomé, la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK-Originale), la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP), Lumière pour le Développement dans la Paix (LDP) et le mouvement « Touche Pas À Ma Constitution » estiment que le pays fait face à un « vide constitutionnel » et plaident pour l’ouverture d’une transition politique plutôt qu’un nouveau dialogue.

    Les signataires fondent leur argumentaire sur l’arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO, qui, selon eux, a confirmé le caractère inconstitutionnel du changement de Constitution intervenu en 2024. Ils rappellent qu’une élection présidentielle aurait dû être organisée en février ou mars 2025 conformément au calendrier constitutionnel, avant que l’adoption d’un nouveau régime parlementaire ne modifie le processus politique. À leurs yeux, cette situation aurait créé un vide constitutionnel depuis le 3 mai 2025, date à laquelle un nouveau président aurait dû entrer en fonction si le scrutin avait eu lieu.

    Le communiqué critique également la tenue de la récente rencontre du Cadre permanent de concertation (CPC), qualifiée de tentative de diversion face aux conséquences de la décision de la juridiction communautaire. Les auteurs estiment que cette instance ne constitue plus un véritable espace de consensus, rappelant que plusieurs partis d’opposition s’en sont retirés.

    Pour sortir de la crise institutionnelle, les quatre organisations proposent l’ouverture d’une transition politique inclusive, accompagnée d’assises nationales réunissant les différentes forces vives du pays. Selon elles, cette démarche permettrait de restaurer un climat d’apaisement et de rebâtir les fondements institutionnels de la République sur des bases consensuelles. Elles rejettent en revanche toute perspective d’un nouveau dialogue organisé par les autorités actuelles, qu’elles jugent inapte à résoudre durablement la crise.

    Le communiqué se conclut par un appel à la mobilisation populaire. Les organisations invitent les Togolais, tant à l’intérieur du pays que dans la diaspora, à participer à des manifestations publiques pacifiques lorsque des mots d’ordre seront lancés dans les prochaines semaines. Elles présentent cette mobilisation comme le moyen d’obtenir une transition politique qu’elles considèrent comme « la seule voie pacifique » pour sortir de la crise actuelle.

Radio Renouveau228

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