Catégorie : Actualités

  • Péages au Togo : baisse les tarifs des bus et poids lourds

    Péages au Togo : baisse les tarifs des bus et poids lourds

    Les véhicules de transport en commun et les poids lourds paieront désormais moins cher aux postes de péage, une mesure destinée à soutenir la mobilité et les activités économiques.

    Le gouvernement togolais a procédé à un réajustement des tarifs de franchissement des véhicules aux postes de péage. Pris par arrêté interministériel en date du 1er juillet 2026, ce nouveau barème introduit une baisse des coûts pour plusieurs catégories de véhicules lourds, tandis que les tarifs applicables aux deux-roues, tricycles, véhicules légers et minibus demeurent inchangés.

    Signé conjointement par les ministres chargés des Travaux publics et des Infrastructures, des Finances et du Budget, de l’Économie et de la Veille stratégique, du Commerce et du Contrôle de la qualité ainsi que des Transports, du Désenclavement et des Pistes rurales, l’arrêté vise à adapter les tarifs de péage aux réalités actuelles du transport routier.

    Selon le nouveau dispositif, les engins à deux roues continueront de s’acquitter de 50 FCFA, les tricycles de 100 FCFA, tandis que les véhicules légers et les minibus de 9 à 15 places conserveront un tarif de 500 FCFA.

    En revanche, plusieurs catégories de véhicules de transport collectif et de marchandises bénéficieront d’une réduction. Le passage des bus et autocars passe ainsi de 1 500 FCFA à 1 400 FCFA. Les poids lourds à deux essieux verront leur tarif diminuer de 2 500 FCFA à 2 400 FCFA.

    La baisse est plus marquée pour les camions à plusieurs essieux. Les poids lourds à trois essieux ainsi que ceux de quatre et cinq essieux paieront désormais 2 800 FCFA au lieu de 3 000 FCFA. Les véhicules de six et sept essieux passent de 3 500 FCFA à 3 300 FCFA, tandis que les convois de huit essieux et plus bénéficieront d’un tarif ramené de 5 000 FCFA à 4 700 FCFA.

    Le texte précise que ces nouveaux tarifs sont entrés en vigueur le 1er juillet 2026 et abrogent les dispositions de l’arrêté interministériel du 25 juillet 2022, qui fixait jusque-là les montants applicables aux différents postes de péage du pays.

    Cette révision tarifaire pourrait contribuer à alléger les charges d’exploitation des transporteurs, notamment ceux assurant le transport de voyageurs et de marchandises. Elle s’inscrit également dans la politique gouvernementale visant à améliorer la compétitivité du secteur des transports et à accompagner les activités économiques tout en garantissant le financement de l’entretien du réseau routier à travers les recettes de péage.

  • Écocitoyenneté : un manuel pour changer les comportements au Togo

    Écocitoyenneté : un manuel pour changer les comportements au Togo

    À travers un nouveau manuel d’éducation à la citoyenneté environnementale, les autorités togolaises intensifient la sensibilisation afin d’encourager chaque citoyen à adopter des comportements responsables pour préserver les ressources naturelles.

    La Direction de la Formation civique a franchi une nouvelle étape dans la promotion de la citoyenneté environnementale en présentant officiellement, mardi 30 juin 2026, son Manuel d’éducation à la citoyenneté environnementale. Dévoilé au cours d’un webinaire réunissant médias et partenaires, cet ouvrage pédagogique de 53 pages, publié aux Éditions Awoudy, ambitionne de renforcer la culture écologique des Togolais et de susciter un engagement collectif en faveur de la protection de l’environnement.

    Présentant le document, Tchakpala Olivier, chef de division Conférences et Séminaires à la Direction de la Formation civique, a rappelé que cet outil répond aux défis environnementaux grandissants. « Ce manuel d’éducation à la citoyenneté environnementale a pour objectif de sensibiliser les citoyens sur les menaces qui pèsent sur notre environnement et de les encourager à adopter des comportements responsables », a-t-il expliqué.

    Le manuel passe en revue les principales menaces écologiques telles que la pollution, la déforestation, la dégradation des sols ou encore les inondations. Il en expose les causes et les conséquences tout en proposant des gestes simples et des solutions concrètes permettant à chaque citoyen de contribuer à la préservation de son cadre de vie. L’ouvrage met également en avant les principes de l’écocitoyenneté et présente plusieurs bonnes pratiques accessibles à tous.

    Selon Tchakpala Olivier, la vulgarisation du document est déjà bien engagée. Une campagne nationale menée en 2025 a permis de parcourir toutes les préfectures du pays afin de remettre des exemplaires aux leaders communautaires chargés de relayer les messages auprès des populations. Le webinaire s’inscrit ainsi dans la continuité de cette stratégie de sensibilisation. « Nous entendons poursuivre cette campagne et comptons sur les professionnels des médias pour relayer davantage les messages contenus dans ce manuel », a-t-il insisté.

    Représentant le ministre chargé des Droits de l’Homme, Anathère Talim, secrétaire général chargé des Droits humains, a réaffirmé la détermination du gouvernement à poursuivre cette dynamique. « Nous n’allons pas baisser les bras. Nous devons nous encourager mutuellement à poursuivre cette bataille afin d’obtenir des résultats concrets », a-t-il déclaré, annonçant une future campagne digitale dès la mise en ligne de la version numérique du manuel.

    Destiné aux élèves, enseignants, étudiants, décideurs, organisations de la société civile et leaders communautaires, cet ouvrage se veut un véritable levier pour faire de la citoyenneté environnementale un pilier du développement durable et de la résilience écologique du Togo.

  • Le duo DAGL-AIMES-AFRIQUE en synergie pour la santé des élèves

    Le duo DAGL-AIMES-AFRIQUE en synergie pour la santé des élèves

    Le District autonome du Grand Lomé et l’ONG Aimes-Afrique renforcent leur collaboration pour promouvoir la santé préventive dans les établissements scolaires.

    Le District autonome du Grand Lomé (DAGL) et l’ONG Aimes-Afrique renforcent leur partenariat en faveur de la santé des jeunes en milieu scolaire. La gouverneure du DAGL, Zouréhatou Kassah-Traoré, a reçu en audience une délégation de l’organisation conduite par son président, le docteur Michel Kodom, dans le cadre d’une tournée institutionnelle consacrée à la promotion de la santé et de l’éducation sanitaire dans les établissements secondaires.

    La rencontre a mobilisé plusieurs autorités administratives et territoriales, notamment les préfets du Golfe et d’Agoè-Nyivé, les maires et élus locaux du Grand Lomé, ainsi que les directeurs régionaux de l’Éducation, de la Santé et de l’Action sociale. Ensemble, ils ont examiné les modalités de déploiement des « Clubs Santé SOS Docteur TV », un programme destiné à sensibiliser les élèves aux bonnes pratiques sanitaires et à développer une véritable culture de la prévention.

    Au cours des échanges, les responsables d’Aimes-Afrique ont présenté les premiers résultats enregistrés dans les établissements déjà engagés dans cette initiative. Ils ont notamment mis en avant les retombées positives du concours de culture générale en santé « Génie Imhotep », considéré comme l’un des piliers du projet. Cette compétition contribue à renforcer les connaissances des élèves sur les questions de santé tout en développant leur esprit de leadership et leur sens des responsabilités.

    À l’issue de la séance de travail, la gouverneure Zouréhatou Kassah-Traoré a salué les efforts de l’ONG en faveur du bien-être des jeunes. Elle a appelé les autorités locales, les responsables éducatifs et les acteurs du secteur sanitaire à accompagner cette dynamique afin d’assurer son succès.

    Par cette collaboration, le DAGL et Aimes-Afrique affichent leur ambition de faire de l’école un espace privilégié de prévention, d’éducation sanitaire et de formation citoyenne, convaincus qu’une jeunesse sensibilisée aux enjeux de santé constitue un levier essentiel pour le développement durable du Togo.


  • Suicides d’élèves au Togo : après les drames, Togbui Dagban interpelle l’école et les familles

    Suicides d’élèves au Togo : après les drames, Togbui Dagban interpelle l’école et les familles

    Deux suicides d’élèves survenus après les résultats des examens de fin d’année relancent le débat sur la santé mentale, l’éducation et les valeurs transmises à la jeunesse togolaise.

    Face à la multiplication des drames liés à la pression scolaire, les interrogations se font de plus en plus pressantes au Togo. En juin 2026, deux jeunes filles, l’une élève en classe de Première et l’autre en classe de Troisième, ont mis fin à leurs jours par pendaison après avoir échoué respectivement au Probatoire et au BEPC. Ces deux tragédies ont profondément ému l’opinion publique et ravivé les débats sur la santé mentale des adolescents, le poids des attentes familiales ainsi que les mécanismes d’accompagnement psychologique dans les établissements scolaires.

    Au lendemain de ces événements, plusieurs voix se sont élevées pour tenter d’expliquer ce phénomène inquiétant et appeler à une mobilisation collective afin d’éviter que de tels drames ne se reproduisent.

    Une éducation remise en cause

    Invité sur Victoire FM après le suicide de l’élève de Première, le chef du quartier Bè Adakpamé, Togbui Dagban Ayivon IV, a livré une analyse qui met directement en cause les modèles éducatifs actuels.

    Selon le garant des us et coutumes, la société togolaise s’éloigne progressivement des valeurs fondamentales qui permettaient autrefois de mieux préparer les jeunes aux difficultés de la vie.

    « L’éducation qu’on donne à nos enfants, de la maison à l’école, fait que les enfants oublient souvent tout de la dignité humaine, l’argent est devenu la chose qui surpasse toute autre chose », a-t-il déclaré dans des propos rapportés par le confrère Globalactu.

    Pour lui, cette évolution contribue à fragiliser les adolescents qui supportent de moins en moins les échecs, pourtant inhérents au parcours de toute vie.

    Le chef traditionnel estime que si aucune réponse durable n’est apportée à cette situation, ces drames risquent malheureusement de devenir récurrents.

    Une lecture à la fois spirituelle et éducative

    Au-delà des facteurs sociaux et psychologiques, Togbui Dagban Ayivon IV avance également une lecture inspirée des croyances traditionnelles.

    « La pendaison peut ne pas venir de la volonté de celui qui se pend », affirme-t-il. Selon lui, plusieurs facteurs peuvent entrer en jeu, notamment une malédiction, un déficit d’éducation ou de formation, voire ce qu’il qualifie de destin.

    « En ces moments précis, la personne perd conscience et va exécuter l’idée avant de s’en rendre compte », regrette la tête couronnée.

    Le garant des us et coutumes considère par ailleurs que le Fa, système traditionnel de divination et de sagesse, pourrait permettre à certaines familles d’anticiper des situations dramatiques et d’agir avant qu’il ne soit trop tard.

    Ces déclarations relancent le débat sur la place des savoirs traditionnels dans la prévention des comportements suicidaires, aux côtés des approches psychologiques, éducatives et médicales.

    Le récit du Fa pour redonner espoir

    Pour illustrer son propos, Togbui Dagban Ayivon IV s’est appuyé sur l’arcane Gbe-Gouda, présenté comme le premier signe tombant dans la neuvième maison du Fa.

    Il raconte l’histoire d’un jeune homme extrêmement pauvre, accablé par les difficultés quotidiennes. Convaincu qu’il ne pouvait plus supporter ses souffrances, il achète un repas composé de boules de pâte, communément appelées Gblin. Avant même de les consommer, il décide de mettre fin à ses jours en se pendant à un arbre. Son repas tombe alors au pied du tronc.

    Peu après, un homme souffrant d’un handicap physique, lui aussi plongé dans une grande précarité, passe à cet endroit. Affamé, il découvre les Gblin abandonnés.

    « Oh, ce que je vais manger aujourd’hui, je l’ai trouvé », s’exclame-t-il avant de remercier la vie pour cette providence.

    Ce n’est qu’après avoir terminé son repas qu’il aperçoit le corps du jeune homme suspendu à l’arbre.

    Un appel à relativiser les épreuves

    À travers cette histoire, le chef traditionnel souhaite rappeler qu’aucune souffrance n’est absolue et qu’il existe toujours des personnes confrontées à des difficultés encore plus lourdes.

    Selon lui, le message porté par cet enseignement est clair : aucune situation, aussi difficile soit-elle, n’est éternelle. Les épreuves peuvent parfois constituer les premières étapes d’un avenir meilleur, à condition de conserver espoir et patience.

    Cette vision invite les jeunes à ne pas considérer un échec scolaire comme une fatalité, mais plutôt comme une étape dans leur parcours.

    Quel accompagnement pour la jeunesse ?

    Les deux suicides enregistrés en juin soulèvent également la question de l’accompagnement psychologique des élèves. De nombreux spécialistes de l’éducation estiment qu’au-delà des résultats scolaires, les établissements et les familles doivent renforcer le dialogue avec les adolescents, apprendre à dédramatiser l’échec et promouvoir une culture de la résilience.

    Le débat ouvert par Togbui Dagban Ayivon IV dépasse ainsi le seul cadre des traditions. Il interroge la capacité de la société togolaise à transmettre aux jeunes les outils nécessaires pour affronter les difficultés de la vie, qu’ils soient éducatifs, culturels, spirituels ou psychologiques.

    En conclusion de son intervention, le chef traditionnel pose une question qui ne manquera pas d’alimenter les discussions : « N’est-il pas temps d’enseigner le Fa à l’école togolaise, afin que les élèves puissent s’imprégner de la sagesse et de l’éducation dont il est porteur ? »

    Au-delà de cette proposition, les récents drames rappellent surtout l’urgence de renforcer l’écoute, le soutien psychologique et l’encadrement des jeunes afin qu’aucun échec scolaire ne soit plus jamais perçu comme une raison de mettre fin à sa vie.

  • Lomé : la chute d’un arbre paralyse le boulevard Eyadéma sous les intempéries

    Lomé : la chute d’un arbre paralyse le boulevard Eyadéma sous les intempéries

    Les fortes pluies qui s’abattent sur Lomé ont provoqué la chute d’un arbre sur le boulevard Eyadéma, perturbant fortement la circulation sur cet axe stratégique de la capitale.

    La circulation a connu d’importantes perturbations ce lundi 29 juin 2026 sur le boulevard Eyadéma, l’un des principaux axes routiers de Lomé, après la chute d’un arbre à hauteur de l’ambassade des États-Unis d’Amérique. L’incident, survenu en pleine période de fortes pluies, a provoqué un ralentissement considérable du trafic sur cette artère stratégique, régulièrement empruntée par le cortège du président du Conseil.

    Les automobilistes et autres usagers de la route ont dû faire preuve de patience face à l’obstruction de la chaussée. Plusieurs véhicules sont restés immobilisés pendant de longues minutes, entraînant des embouteillages dans les environs.

    Face à cette situation, les autorités ont rapidement déployé un important dispositif d’intervention. L’Agence nationale de la protection civile (ANPC), les sapeurs-pompiers, la Direction des services routiers (DSR), la Police nationale ainsi que les équipes techniques de la commune du Golfe 3 se sont mobilisés pour découper et évacuer l’arbre afin de rétablir la circulation dans les meilleurs délais.

    En attendant le retour à la normale, les autorités ont appelé les usagers à faire preuve de prudence, à ralentir à l’approche de la zone concernée, à respecter les consignes des agents déployés sur le terrain et, si possible, à emprunter des itinéraires alternatifs.

    Cet incident intervient dans un contexte de fortes précipitations et d’orages qui frappent la capitale togolaise depuis plusieurs heures. Ces intempéries augmentent les risques de chutes d’arbres, d’inondations et de perturbations de la circulation dans plusieurs quartiers de Lomé.

    Les services de protection civile invitent ainsi la population à redoubler de vigilance durant cette saison des pluies, où les phénomènes météorologiques peuvent rapidement compromettre la sécurité des personnes et la fluidité du trafic routier.

  • Hovêzan 2026 : Hahotoé donne le coup d’envoi de la 34è édition de sa fête traditionnelle

    Hovêzan 2026 : Hahotoé donne le coup d’envoi de la 34è édition de sa fête traditionnelle

    Le canton de Hahotoé lance, le 4 juillet prochain, la 34ᵉ édition de Hovêzan, une fête traditionnelle placée sous le signe de la cohésion sociale, de la valorisation culturelle et du développement local.

    Le canton de Hahotoé s’apprête à vibrer au rythme de la 34e édition de Hovêzan. Le lancement officiel de cette fête traditionnelle est prévu le samedi 4 juillet 2026 à 8 heures, sur la place de l’ancien marché de Hahotoé, à l’initiative du Comité d’organisation.

    Placée sous le thème de la valorisation du patrimoine culturel, Hovezan se veut avant tout un cadre de brassage socioculturel, de promotion des traditions locales et de renforcement des liens entre les filles et fils de Hahotoé, d’ici et de la diaspora. Musiques et danses traditionnelles, contes, expositions artisanales, spectacles vivants et mise en valeur des talents locaux meubleront cette cérémonie de lancement.

    À travers cette fête, les organisateurs entendent également mobiliser les populations autour du développement du canton de Hahotoé. Ils invitent les habitants, les ressortissants et les amis de la localité à participer massivement à ce rendez-vous placé sous le signe de l’unité, de la solidarité et de la fierté culturelle.

  • Le gouvernement justifie les délestages et promet des solutions durables

    Le gouvernement justifie les délestages et promet des solutions durables

    Face aux délestages qui exaspèrent les populations, le gouvernement a défendu sa gestion de la crise devant les députés tout en annonçant des mesures pour renforcer durablement l’approvisionnement en électricité.

    Face aux représentants de la Nation, le ministre délégué chargé de l’Énergie et des Ressources minières, Robert Koffi Messan Eklo, a reconnu les difficultés auxquelles le Togo est confronté. Il a expliqué que la demande nationale en électricité dépasse depuis plusieurs années les capacités de production du pays, obligeant l’État à importer une partie de son énergie du Ghana et du Nigeria. Or, ces deux pays connaissent également des tensions sur leur propre réseau, réduisant ainsi leurs exportations vers le Togo.

    Selon le ministre, cette situation a conduit le gouvernement à mettre en place un programme de délestage afin de répartir équitablement l’électricité disponible. Les députés ont toutefois insisté sur les lourdes conséquences de ces interruptions pour les activités économiques, les établissements de santé, les écoles et les petites entreprises.

    Pour sortir durablement de cette crise, le gouvernement annonce une série d’investissements, notamment la modernisation des centrales thermiques, l’acquisition de groupes électrogènes, le développement de nouvelles centrales solaires et la promotion des biodigesteurs.

    Cette séance de contrôle parlementaire a permis d’obtenir des explications sur les causes des délestages et de faire le point sur les mesures envisagées pour garantir, à terme, un approvisionnement électrique plus stable et plus fiable sur l’ensemble du territoire.

  • Cody Gakpo frappé par un drame familial en pleine Coupe du monde

    Cody Gakpo frappé par un drame familial en pleine Coupe du monde

    En pleine Coupe du monde, l’international néerlandais d’origine togolaise Cody Gakpo est confronté à un drame familial qui suscite une vive émotion.

    À quelques heures d’un match décisif des huitièmes de finale de la Coupe du monde, l’attaquant néerlandais Cody Gakpo traverse l’une des périodes les plus douloureuses de sa vie. Le joueur de Liverpool et de la sélection des Pays-Bas a annoncé, avec sa compagne Noa van der Bij, la perte de leur futur enfant durant la grossesse.

    « C’est le cœur brisé que nous vous annonçons que notre petit garçon est décédé durant la grossesse. Elijah Raphael Gakpo, aimé pour toujours, notre fils pour toujours », a écrit le couple dans un message empreint d’émotion.

    Dans un second témoignage, Noa van der Bij raconte un moment chargé de spiritualité. Après avoir allumé un cierge à l’église, le couple s’est rendu avec leur fils Samuel dans une aire de jeux où ils ont rencontré un enfant prénommé Elijah. « On ne pouvait espérer plus beau signe de Dieu. Il nous a rappelé que notre petit garçon n’est jamais loin », a-t-elle confié.

    Bien qu’il défende les couleurs des Pays-Bas, Cody Gakpo est d’origine togolaise par ses parents. Depuis le Togo, ces derniers suivent avec émotion le parcours de leur fils durant cette Coupe du monde et continuent de lui apporter leur soutien indéfectible dans cette terrible épreuve. Comme lors des précédentes compétitions internationales, ils demeurent de tout cœur avec lui, espérant le voir trouver la force de surmonter cette douloureuse épreuve tout en poursuivant son aventure sportive.

  • Génie Imhotep : quatre lycées à deux pas du sacre

    Génie Imhotep : quatre lycées à deux pas du sacre

    Les demi-finales du Championnat national Génie Imhotep sont désormais connues, avec quatre lycées qui se disputeront ce samedi au Palais des Congrès de Lomé une place en finale après des quarts de finale riches en suspense et en démonstrations de talent.

    Le suspense est désormais à son comble au Championnat national Génie Imhotep. À l’issue des quarts de finale disputés vendredi au Palais des Congrès de Lomé, le dernier carré de cette compétition nationale de culture générale en santé est désormais connu. Le Lycée Avétonou, le Lycée de Tchamba, le Lycée Scientifique de Kara et le Lycée d’Adétikopé se sont qualifiés pour les demi-finales, prévues ce samedi 27 juin.

    La rencontre la plus spectaculaire de la journée a opposé le Lycée Avétonou au Lycée de Dalavé. Repêchée après avoir terminé meilleur perdant des tours précédents, l’équipe d’Avétonou semblait pourtant condamnée face à un adversaire qui comptait jusqu’à 110 points d’avance. Mais les élèves n’ont jamais baissé les bras. Après plusieurs égalités successives à 250, 330 puis 340 points, une révision des scores a totalement relancé les débats. Dans la série décisive des dix dernières questions, Avétonou a fait preuve d’un remarquable sang-froid pour s’imposer sur le fil, 410 contre 400, au terme d’un duel riche en rebondissements.

    Les autres affiches ont également confirmé le niveau élevé de cette première édition du championnat. Le Lycée de Tchamba s’est imposé avec autorité face au Lycée de Naki-Est (610-400), tandis que le Lycée Scientifique de Kara est venu à bout du Lycée de Wahala sur le score de 550 à 490. De son côté, le Lycée d’Adétikopé n’a laissé aucune chance à son adversaire en s’imposant largement 610 à 450.

    Au-delà des résultats, cette compétition met en lumière des jeunes capables de conjuguer excellence académique, esprit d’équipe et solides connaissances en matière de santé publique. Chaque épreuve révèle une préparation rigoureuse et une volonté de promouvoir la culture scientifique auprès des élèves.

    Les demi-finales promettent ainsi un spectacle de haut niveau entre quatre formations déterminées à décrocher une place en finale. Le public est attendu nombreux au Palais des Congrès de Lomé pour assister à cette ultime ligne droite d’un championnat qui s’impose déjà comme un rendez-vous majeur de la promotion de la santé et de l’excellence intellectuelle en milieu scolaire.

  • Conflits territoriaux : l’urgence d’une délimitation claire des communes

    Conflits territoriaux : l’urgence d’une délimitation claire des communes

    Les différends entre plusieurs communes relancent le débat sur la nécessité d’une délimitation administrative claire et définitive des territoires.

    Sept ans après l’installation des premiers conseils municipaux issus de la décentralisation, la question des limites territoriales entre certaines communes continue d’alimenter des interrogations. Si la réforme a permis un rapprochement de l’administration des citoyens, elle a également mis en lumière des difficultés liées à la délimitation de plusieurs collectivités territoriales. Dans certains cas, ces incertitudes sont à l’origine de différends portant sur les compétences administratives et la perception de certaines recettes locales.

    C’est dans ce contexte que, le 28 mai 2026, le comité chargé d’étudier et de proposer des solutions aux différends relatifs aux limites territoriales entre les communes a entamé ses travaux. Mis en place par le ministère de l’Administration territoriale, cet organe a pour mission de contribuer à une clarification des frontières administratives et des champs de compétence des différentes communes.

    En attendant les conclusions de ce comité, plusieurs collectivités font état de divergences d’interprétation concernant certaines portions de territoire.

    Dans les préfectures du Golfe et des Lacs, par exemple, des situations de chevauchement territorial ont déjà été rapportées. Des responsables locaux évoquent des interventions d’agents municipaux dans des zones dont l’appartenance administrative fait l’objet de discussions.

    La capitale n’est pas non plus épargnée. Par le passé, des désaccords avaient opposé les communes Golfe 1 et Golfe 4 à la suite d’accusations d’incursion formulées par des membres d’un Comité de développement du quartier (CDQ). Cette situation avait alimenté les tensions déjà existantes entre les responsables municipaux concernés.

    Le cas d’Agoè-Nyivé 1 et Agoè-Nyivé 4

    Dans la préfecture d’Agoè-Nyivé, les communes Agoè-Nyivé 1 et Agoè-Nyivé 4 figurent également parmi celles où des interrogations subsistent sur la délimitation de certaines zones.

    Selon une source locale interrogée, « dans la réalité, le conflit ne devait pas exister entre les communes Agoè-Nyivé 1 et Agoè-Nyivé 4, pour la simple raison que la grande route dénommée échangeur matérialise la limite entre Agoè-Nyivé et Togblékopé ».

    D’après cette même source, Agoè-Nyivé 1 relève du canton d’Agoè-Nyivé tandis qu’Agoè-Nyivé 4 est rattachée au canton de Togblékopé, qui en constitue également le chef-lieu.

    Toutefois, plusieurs acteurs locaux affirment que des situations d’intervention d’agents municipaux dans des secteurs revendiqués par la commune voisine auraient été observées. Ces affirmations n’ont, à ce stade, pas fait l’objet d’une confirmation officielle des autorités compétentes. Selon certains observateurs, de telles situations peuvent être sources d’incompréhensions entre les populations et les administrations locales.

    Plusieurs personnes interrogées estiment que les enjeux économiques pourraient contribuer à expliquer ces différends. Les recettes issues notamment des patentes, des droits de place sur les marchés, des taxes de voirie ou encore des permis de construire représentent des ressources importantes pour les collectivités territoriales, en particulier dans les zones en forte croissance démographique.

    Certaines sources proches de la commune d’Agoè-Nyivé 4 avancent également que des divergences d’interprétation impliquant des autorités traditionnelles pourraient contribuer au maintien d’un certain flou sur les limites administratives. Ces affirmations n’ont pas pu être corroborées de manière indépendante et les personnes citées n’ont pas publiquement réagi à ces allégations.

    Entente mutuelle entre Agoè-Nyivé 3 et Agoè-Nyivé 5

    À l’inverse, les communes Agoè-Nyivé 3 et Agoè-Nyivé 5 ont privilégié une approche concertée pour traiter la question de leurs limites territoriales.

    Début mars 2026, les responsables des deux collectivités ont organisé une visite conjointe de terrain, précédée d’une séance de travail technique à la mairie de Vakpossito. Selon les informations publiées par la commune d’Agoè-Nyivé 3, cette initiative visait à « clarifier certaines limites territoriales et à renforcer la collaboration intercommunale dans la gestion des espaces concernés ».

    Cette démarche est perçue par plusieurs observateurs comme une illustration du dialogue pouvant permettre de prévenir ou d’apaiser les différends territoriaux.

    Dans l’attente des conclusions du comité mis en place par le ministère de l’Administration territoriale, certains spécialistes plaident pour le recours à des outils modernes de cartographie, notamment l’imagerie satellitaire et les systèmes d’information géographique, afin d’établir des limites administratives précises et largement partagées. Une clarification officielle pourrait contribuer à réduire les conflits de compétence et à renforcer la sécurité juridique de l’action des collectivités territoriales.

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