Catégorie : Actualités

  • Ve République au Togo : le désaveu retentissant de la Cour de la CEDEAO

    Ve République au Togo : le désaveu retentissant de la Cour de la CEDEAO

    La Cour de justice de la CEDEAO inflige un sérieux revers juridique à la Ve République togolaise en jugeant anticonstitutionnelle la réforme constitutionnelle de 2024.

    La réforme constitutionnelle ayant instauré la Ve République au Togo vient de subir un sérieux revers sur le plan juridique régional. Dans un arrêt rendu public cette semaine, la Cour de justice de la CEDEAO a estimé que la révision constitutionnelle de mars 2024 constitue un « changement de gouvernement inconstitutionnel », au regard de l’article 23 de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance.

    Saisie par des partis politiques de l’opposition et des organisations de la société civile, la juridiction communautaire reproche notamment à cette réforme d’avoir été adoptée par une Assemblée nationale dont le mandat était arrivé à expiration, tout en modifiant profondément l’architecture institutionnelle du pays. La réforme a supprimé l’élection du président de la République au suffrage universel direct et instauré un régime parlementaire, avec un Président du Conseil détenant l’essentiel du pouvoir exécutif.

    Cette décision conforte les critiques formulées depuis deux ans par une partie de la classe politique et de la société civile, qui dénonçaient une réforme destinée à maintenir le pouvoir en place sous une nouvelle configuration institutionnelle. Pour l’opposition, il s’agit d’un désaveu politique, juridique et moral du processus ayant conduit à la Ve République.

    Toutefois, la portée de l’arrêt demeure limitée. La Cour n’a ni annulé la Constitution de la Ve République ni prononcé de sanctions contre l’État togolais. Elle s’est plutôt contentée d’ordonner aux autorités de veiller à ce que toute future réforme constitutionnelle respecte les engagements internationaux du pays et les principes démocratiques.

    Reste désormais une question essentielle : quelle sera la réaction des autorités togolaises face à cette décision ? Si l’arrêt de la Cour de la CEDEAO constitue un précédent majeur dans le débat sur la gouvernance au Togo, son impact dépendra surtout de la volonté politique de tirer les conséquences de ce jugement.

  • Trucage présumé de matches : l’Assemblée nationale met la pression, mais l’enquête ira-t-elle jusqu’au bout ?

    Trucage présumé de matches : l’Assemblée nationale met la pression, mais l’enquête ira-t-elle jusqu’au bout ?

    Les promesses d’une enquête indépendante sur les allégations de trucage de matchs suscitent l’espoir, mais les Togolais attendent désormais des résultats concrets.

    Le ministre délégué chargé de la Jeunesse et des Sports, Dr Abdul-Fahd Fofana, est allé plus loin en annonçant la mise en place prochaine d’une commission d’enquête indépendante, en collaboration avec la Chambre de Conciliation et d’Arbitrage du Togo. Cette commission devra entendre toutes les parties concernées, examiner les preuves et rendre publiques ses conclusions dans des délais jugés raisonnables.

    L’intérêt manifesté par l’Assemblée nationale dans ce dossier constitue une bonne nouvelle. Les soupçons de manipulation de résultats sont trop graves pour être balayés d’un revers de main ou relégués au rang de simple polémique. Le football togolais, qui cherche à renforcer sa crédibilité, ne peut se permettre que cette affaire soit traitée avec légèreté.

    Reste toutefois une interrogation majeure : cette enquête aboutira-t-elle réellement ? Au Togo, les annonces d’enquêtes se multiplient souvent à la faveur de dossiers sensibles, mais leurs conclusions se font rarement connaître du public. Pour convaincre l’opinion, le gouvernement devra cette fois aller jusqu’au bout de la démarche, publier les résultats de l’enquête et, le cas échéant, sanctionner les responsables. C’est à ce prix que la confiance pourra être restaurée.

  • CAR : entre appel à la mobilisation financière et offensive contre les délestages et les inondations

    CAR : entre appel à la mobilisation financière et offensive contre les délestages et les inondations

    Le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) multiplie les initiatives pour préparer son avenir politique tout en haussant le ton contre les difficultés quotidiennes auxquelles sont confrontés les Togolais.

    Le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) occupe le devant de la scène politique avec deux annonces majeures. D’un côté, le parti lance une campagne de collecte de fonds baptisée « 100 FCFA par semaine pour le CAR » afin de préparer son sixième congrès statutaire prévu en 2027. De l’autre, il interpelle le gouvernement sur les délestages récurrents et les inondations qui affectent plusieurs localités du pays.

    Dans un communiqué publié le 25 juin, le président national du parti, Yao Daté, invite militants, sympathisants et « toute personne de bonne volonté » à contribuer à hauteur de 100 FCFA par semaine pour soutenir les activités de la formation politique. Selon le CAR, cette mobilisation financière vise à permettre au parti de poursuivre « sa mission dans la lutte pour l’instauration de la démocratie au Togo ». Les contributions sont attendues via des comptes de paiement mobile.

    Le même jour, au cours de son traditionnel « Je dis politique », le CAR a consacré son intervention aux délestages et aux inondations, deux phénomènes qu’il juge persistants depuis plusieurs décennies. Le parti estime que le changement des responsables de la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET) ne constitue pas une réponse durable aux coupures d’électricité. Il appelle notamment les autorités à présenter un bilan des investissements réalisés dans les centrales thermiques et solaires ainsi que de l’utilisation des fonds destinés à l’éclairage public.

    Le CAR attire également l’attention sur les poteaux électriques endommagés dans plusieurs quartiers de Lomé, estimant qu’ils représentent un risque pour les populations en période de pluies.

    Concernant les inondations, le parti décrit une situation préoccupante dans plusieurs zones de Lomé et de l’intérieur du pays, où routes, marchés et habitations sont régulièrement submergés à chaque saison pluvieuse. Pour y remédier, il propose une série de mesures, parmi lesquelles l’amélioration du drainage, le curage des égouts, l’installation de pompes de relevage dans certains marchés, un plan global d’assainissement du Grand Lomé ainsi que des actions de sensibilisation contre l’occupation des zones inondables.

    Au-delà de ces propositions, le CAR appelle à un dialogue politique inclusif et estime qu’une meilleure gouvernance constitue une condition essentielle pour apporter des réponses durables aux préoccupations des populations.

  • Droits humains : l’ASVITTO dénonce un recul malgré les réformes

    Droits humains : l’ASVITTO dénonce un recul malgré les réformes

    À quelques mois du quatrième cycle de l’Examen périodique universel (EPU), l’ASVITTO et des journalistes ont passé en revue les engagements du Togo en matière de lutte contre la torture, soulignant des avancées juridiques mais aussi des préoccupations persistantes quant à leur application effective.

    À la veille de la Journée internationale de soutien aux victimes de la torture, célébrée chaque 26 juin, l’Association des victimes de la torture au Togo (ASVITTO), avec l’appui d’Amnesty International, a réuni ce 25 juin à Lomé des défenseurs des droits humains et des journalistes pour faire le point sur la mise en œuvre des engagements du Togo en matière de lutte contre la torture. Une rencontre marquée par une évaluation critique des recommandations formulées lors du troisième cycle de l’Examen périodique universel (EPU) en 2022.

    L’initiative intervient dans un contexte où les organisations de la société civile préparent déjà leurs contributions pour le quatrième cycle de l’EPU, prévu en janvier 2027. Pour l’ASVITTO, il était important d’associer les professionnels des médias à cette réflexion afin de recueillir leurs observations sur le respect des engagements internationaux du pays.

    « En tant qu’organisation de la société civile, nous avons commencé le processus d’élaboration des rapports alternatifs et voulu partager, avec les journalistes, nos préoccupations par rapport à la mise en œuvre de ces recommandations », a expliqué Kao Atcholi, ancien président du Conseil d’administration de l’ASVITTO, récemment nommé directeur exécutif de l’organisation.

    Les recommandations adressées au Togo en matière de prévention de la torture et d’amélioration des conditions de détention étaient au nombre de vingt-quatre. Selon l’ASVITTO, plusieurs avancées ont été enregistrées sur le plan juridique. L’organisation cite notamment la nouvelle loi organique relative à la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), l’intégration du Mécanisme national de prévention de la torture ainsi que la criminalisation formelle de la torture dans le nouveau Code pénal, qui en consacre également l’imprescriptibilité.

    Cependant, ces progrès législatifs ne se traduiraient pas suffisamment dans la pratique. « Depuis que le cadre juridique a été institué, on a eu un semblant de mise en œuvre ; mais il y a eu un grand recul dans la mise en pratique des engagements pris pour la prévention de la torture », a regretté Kao Atcholi. Il évoque notamment les événements survenus en 2025, au cours desquels des allégations d’actes de torture sur des manifestants, y compris des femmes et des enfants, ont été rapportées par plusieurs organisations de défense des droits humains.

    Au-delà de l’évaluation des engagements du Togo, la rencontre a également permis de renforcer les capacités des participants sur les mécanismes nationaux, régionaux et internationaux de protection des droits humains. Les organisateurs ont insisté sur les principes de neutralité, d’impartialité et d’indépendance qui guident les actions de plaidoyer en faveur des victimes.

    À quelques mois du prochain examen du Togo devant les instances onusiennes, l’ASVITTO entend poursuivre son travail de veille afin que les engagements pris sur la scène internationale se traduisent davantage par des résultats concrets pour les citoyens

  • L’inhumation de sa Majesté METO AWOUSSAN IX a lieu ce 27 juillet à Aklakou

    L’inhumation de sa Majesté METO AWOUSSAN IX a lieu ce 27 juillet à Aklakou

    Sa Majesté METO AWOUSSAN IX, Roi des XWLAS d’Agbanakin, Le Chef de la Collectivité SANOUGAH d’Agbanakin, décédé le 3 janvier 2026 à son domicile à Aklakou, sera inhumé ce samedi 27 juillet dans la même localité.

    AVIS DE DECES

    Sa Majesté METO AWOUSSAN IX, Roi des XWLAS d’Agbanakin

    Le Chef de la Collectivité SANOUGAH d’Agbanakin

    Egah Kokou Somousso AHOLOU III, Chef de la Communauté Gota- Fon d’Aklakou

    • SANOUGAH- AMOUSSOU Ahouangbé Angélo, ses épouses et ses enfants en Allemagne

    M.TOULABO Komlan Magloire, marin à Lomé, sa femme et ses enfants

    Veuve FRANCEY Jeanne à Lomé, ses frères, sœurs et leurs enfants

    Les familles : SANOUGAH-AMOUSSOU, ZOKI-HOKANMETO, HILLAH , ALAKPO, ATTIGAH

    Ont la douleur de vous faire part de leur très cher et regretté :

          KPONHINTO Hounnougbo

    SANOUGAH-AMOUSSOU

    Guérisseur traditionnel

    Rappelé à Dieu le 03 janvier 2026 à son domicile à Aklakou

    Dans sa 90è année

    Vous renouvellent leurs sincères remerciements et vous prient d’assister aux cérémonies d’adieu dont voici le programme :

    Vendredi 26 Juin 2026

    22 heures 30 : Veillée de prières traditionnelles (chants et danses)

    Samedi 27 Juin 2026

    09 heures 30 : Cérémonies traditionnelles d’adieu suivies de l’inhumation dans l’intimité familiale

    11 heures : Début des funérailles

    12 heures : Réception et réjouissants

    Maison Mortuaire : Maison KPAKOSSOU, non loin de l’EPP Groupe “D” d’Aklakou Fon-Komé

  • Génie Imhotep : l’élite des Clubs Santé scolaires en route vers la grande finale nationale

    Génie Imhotep : l’élite des Clubs Santé scolaires en route vers la grande finale nationale

    Après plusieurs mois de compétition à travers les sept régions éducatives du Togo, le championnat national de culture générale en santé publique « Génie Imhotep » s’apprête à connaître son épilogue. Les meilleures équipes scolaires du pays se retrouveront les 26 et 27 juin 2026 à Lomé pour la phase nationale de cette première édition.

    L’événement est organisé par AIMES-AFRIQUE et SOS Docteur TV, en collaboration avec l’UNFPA-Togo, sous le patronage conjoint du ministère de l’Éducation nationale, du ministère de la Santé, du ministère des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’enfance ainsi que du ministère délégué chargé de la Jeunesse et des Sports.

    Cette compétition, qui met en avant les connaissances des élèves en matière de santé publique, a mobilisé des établissements scolaires de tout le pays autour des enjeux de prévention, de promotion de la santé et de citoyenneté.

    Au terme des phases régionales, sept Clubs Santé représentant les sept régions éducatives du Togo se disputeront le titre suprême. Un seul établissement sera sacré premier champion national de Génie Imhotep.

    Le programme prévoit les quarts de finale le vendredi 26 juin 2026 à partir de 9 heures au Studio Professeur James. Les demi-finales et la grande finale se dérouleront le samedi 27 juin dès 8h30 au Palais des Congrès de Lomé.

    L’événement sera retransmis en direct sur SOS Docteur TV afin de permettre au grand public de suivre cette ultime confrontation intellectuelle.

    Au-delà de la compétition, Génie Imhotep se veut un outil innovant de sensibilisation des jeunes aux questions de santé publique. Cette initiative ambitionne de renforcer la culture sanitaire en milieu scolaire et de faire émerger une nouvelle génération d’ambassadeurs de la santé au Togo.

    Tous les regards sont désormais tournés vers Lomé, où sera connu le tout premier champion national de cette compétition appelée à s’inscrire durablement dans le paysage éducatif togolais.

  • Savanes : le climat passe à l’action

    Savanes : le climat passe à l’action

    La région des Savanes accélère sa riposte face au changement climatique en se dotant d’outils et de mécanismes pour protéger durablement les populations les plus vulnérables.

    La région des Savanes franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de résilience climatique. Les 22 et 23 juin 2026, la ville de Dapaong a accueilli un atelier régional consacré à la diffusion du Plan régional d’adaptation (PRA) et au renforcement des capacités des acteurs chargés de sa mise en œuvre.

    Cette rencontre a réuni les membres du Comité régional du PRA et du Comité de coordination autour des enjeux liés à la gouvernance climatique, au suivi-évaluation et à la formulation des projets d’adaptation.

    L’initiative est portée par le ministère de l’Action sociale, de la Solidarité et de la Promotion de la femme, en collaboration avec le ministère de l’Environnement et des Ressources forestières et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Elle s’inscrit dans le cadre du projet NAP Readiness, financé par le Fonds vert pour le climat.

    L’ambition est désormais de passer de la planification à l’action à travers la mise en œuvre des 41 mesures prévues dans le Plan régional d’adaptation des Savanes pour la période 2026-2030. Ces mesures visent notamment à lutter contre la dégradation des terres, les sécheresses répétitives, les inondations, la raréfaction des ressources en eau et les perturbations agricoles.

    Représentant le gouverneur de la région, Kegbero Latifou Seigneur a rappelé l’urgence de renforcer les capacités des communautés locales. « Face à ces défis, il est indispensable de doter les communautés à la base des outils et des moyens nécessaires pour s’adapter durablement aux nouvelles réalités climatiques », a-t-il déclaré.

    À travers cette nouvelle feuille de route, les Savanes entendent mieux anticiper les risques climatiques et construire un modèle de développement plus résilient.

  • Isaac Tchiakpé au cœur d’une affaire de marché public épinglée par l’ARCOP

    Isaac Tchiakpé au cœur d’une affaire de marché public épinglée par l’ARCOP

    Une procédure d’acquisition d’un véhicule de service évalué à 15,9 millions de FCFA fait l’objet de vives interrogations après la publication d’une délibération de l’ARCOP qui relève plusieurs irrégularités et renvoie le dossier vers les institutions compétentes.

    L’acquisition d’un véhicule de service par le ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts se retrouve aujourd’hui au centre d’une affaire administrative sensible. Dans sa délibération n°023-2026/ARCOP/CRD du 19 juin 2026, l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP) fait état de nombreuses irrégularités qui auraient entaché la procédure de passation du marché.

    L’enquête, ouverte à la suite d’une dénonciation anonyme enregistrée en février 2026, conclut notamment à un contournement des mécanismes prévus par la réglementation des marchés publics.

    Selon le document, la Personne responsable des marchés publics (PRMP), légalement chargée de conduire ce type de procédure, aurait été totalement écartée du processus.

    Le Directeur des affaires administratives et financières (DAAF), Yaovi Kéké, apparaît comme le principal responsable administratif mis en cause. L’ARCOP lui reproche notamment une intervention hors du cadre légal, la mise en place d’une concurrence qualifiée de « vraie-fausse concurrence » ainsi que la production d’un procès-verbal de réunion qui n’aurait jamais eu lieu. Il aurait également reconnu avoir reproduit des signatures afin de régulariser a posteriori certains documents.

    Le nom du ministre du Tourisme, Isaac Tchiakpé, est également mentionné dans la délibération. D’après les témoignages recueillis par l’ARCOP auprès de plusieurs responsables administratifs, certaines décisions relatives au choix du fournisseur auraient été prises sous son autorité. L’autorité de régulation précise toutefois qu’aucune sanction directe n’a été prononcée contre le membre du gouvernement à ce stade.

    L’ARCOP rappelle en effet que ses prérogatives ne lui permettent pas de sanctionner disciplinairement les ministres. Le dossier a donc été transmis à la Cour des comptes et à la Direction nationale du contrôle de la commande publique afin d’examiner d’éventuelles suites administratives, financières ou autres prévues par les textes.

    Au-delà du cas d’espèce, cette affaire relance le débat sur la transparence dans la gestion des deniers publics et sur le respect des procédures administratives. Elle rappelle surtout qu’une délibération administrative constitue un constat d’irrégularités présumées qui devra, le cas échéant, être complété par les conclusions des institutions compétentes avant toute détermination définitive des responsabilités.

  • Ces jeunes qui passent à l’action pour sauver l’environnement

    Ces jeunes qui passent à l’action pour sauver l’environnement

    Dans la préfecture de Haho, quatre associations de jeunes viennent d’être distinguées pour la qualité de leurs projets environnementaux innovants, dans le cadre du programme YEWA II.

    Financé par le ministère des Affaires étrangères du Danemark à travers Danida, ce programme vise à renforcer la résilience des communautés face aux effets des changements climatiques. L’initiative BOOST, mise en œuvre par l’ONG Jourdain-Vie et Santé avec l’appui de Plan International Togo, a permis de stimuler l’émergence de micro-projets verts.

    Lancé du 2 mai au 5 juin 2026, l’appel à projets a mobilisé 17 associations locales parmi 23 bénéficiaires. Après une sélection rigoureuse conduite par un jury d’acteurs techniques et communautaires, quatre initiatives ont été retenues pour leur pertinence et leur impact potentiel. La cérémonie officielle de récompense s’est tenue le 12 juin à Notsè, en présence des autorités locales et des partenaires.

    Les projets primés concernent la production de biopesticides et d’engrais verts, la gestion des déchets plastiques, la fabrication d’engrais biologiques liquides et la promotion d’un maraîchage durable. Ces innovations s’inscrivent dans une dynamique de développement local respectueux de l’environnement.

    Le président du Comité Cantonal de Développement (CCD) de Notsè a salué l’engagement des jeunes et encouragé la mise en œuvre effective des projets financés, soulignant leur rôle dans le renforcement de la crédibilité communautaire.

    Du côté des bénéficiaires, la satisfaction est palpable. Pour Emmanuel, représentant des lauréats, cette distinction marque « un nouveau départ » et un engagement renforcé en faveur de la gestion durable des ressources.

    À travers cette initiative, YEWA II confirme son rôle de catalyseur de l’innovation verte et de l’autonomisation des jeunes dans la préfecture de Haho.

  • Au Gabon, un an d’Oligui Nguema entre relance visible et zones d’ombre persistantes

    Au Gabon, un an d’Oligui Nguema entre relance visible et zones d’ombre persistantes

    Un an après son arrivée au pouvoir, le président Brice Clotaire Oligui Nguema affiche un bilan contrasté, où les ambitions de refondation de l’État se heurtent encore à des limites structurelles et à des attentes sociales élevées.

    Entre promesses de refondation et réalités socio-économiques, ce premier anniversaire du président Oligui Nguema apparaît ainsi comme une étape charnière, où le pays oscille encore entre espoir de renouveau et exigences de résultats concrets.

    Sur le plan positif, son action est marquée par une volonté affichée de restaurer la crédibilité des institutions. La transition a permis une reprise en main de l’administration publique, avec plusieurs audits et annonces de lutte contre la corruption. Le gouvernement met également en avant des efforts de relance des chantiers d’infrastructures, notamment dans les routes, le logement et certains services publics longtemps dégradés.

    Sur le plan social, des initiatives en faveur de l’emploi des jeunes et de l’amélioration de l’accès aux services de base ont été lancées, donnant l’image d’un exécutif actif et volontaire.

    Cependant, plusieurs points faibles sont relevés par des observateurs. L’économie reste fortement dépendante du pétrole, malgré les discours sur la diversification. Les résultats concrets des réformes structurelles tardent à se faire sentir dans le quotidien des Gabonais, notamment face au chômage et au coût de la vie. En politique, des interrogations persistent sur la profondeur des réformes démocratiques, certains estimant que les mécanismes de participation et de contre-pouvoir restent encore limités dans le contexte de transition.

    Enfin, la communication gouvernementale, jugée très centrée sur les annonces, contraste parfois avec la lenteur d’exécution sur le terrain.

    Entre volonté de rupture et réalités contraintes, ce premier anniversaire du président Oligui Nguema met en lumière un défi central, celui de transformer l’élan politique initial en résultats durables et visibles pour les Gabonais.

Radio Renouveau228

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