Auteur/autrice : La Rédaction

  • Forfaits mobiles : l’ARCEP met fin aux volumes perdus

    Forfaits mobiles : l’ARCEP met fin aux volumes perdus

    L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) a annoncé, ce 20 février 2026 à Lomé, une série de réformes majeures dans la facturation des services mobiles au Togo. Issues d’un long processus de concertation avec les opérateurs YAS Togo et Moov Africa Togo, ainsi qu’avec les associations de consommateurs LCT, ATC et MMLK, ces mesures visent à renforcer la protection des usagers et à améliorer la transparence du marché.

    Conservation des forfaits non consommés

    La principale innovation concerne la possibilité, pour les abonnés, de récupérer leurs volumes (voix et internet) non consommés après expiration. Désormais, les clients pourront retrouver ces volumes en souscrivant à nouveau à la même offre dans un délai de conservation déterminé : 10 jours pour les forfaits d’une validité inférieure ou égale à 10 jours, et 30 jours pour ceux dont la validité dépasse 10 jours.

    Avec cette réforme, le Togo rejoint la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, déjà engagés dans une démarche similaire en Afrique de l’Ouest.

    Par ailleurs, en cas de souscription à plusieurs forfaits, les nouvelles règles imposent que soient consommés en priorité ceux dont la date de validité ou de conservation est la plus proche. Une disposition qui vise à limiter les pertes involontaires de volumes.

    Une facturation internet au plus juste

    Autre avancée notable : l’unité de décompte unique pour l’internet mobile sera désormais l’octet, la plus petite unité de mesure numérique. Concrètement, cela signifie que le volume réellement consommé correspondra strictement au volume facturé, réduisant ainsi les écarts liés aux arrondis ou aux unités de facturation plus larges.

    Selon l’ARCEP, le Togo devient le seul pays de la sous-région à adopter un tel niveau d’exigence technique en matière de facturation internet.

    Prolongation de la durée de vie des cartes SIM

    La réforme prévoit également l’extension du délai d’inactivité avant désactivation d’une carte SIM. Celui-ci passe de trois à six mois. Cette mesure protège davantage les consommateurs, notamment ceux qui utilisent leur ligne de manière occasionnelle ou qui séjournent temporairement à l’étranger.

    L’ARCEP rappelle que tant que la carte SIM demeure active, le crédit disponible sur le compte principal ne peut être perdu.

    Vers plus de transparence

    Au-delà de ces trois mesures phares, la décision renforce l’encadrement de la transparence et de la lisibilité des offres promotionnelles, tout en réaffirmant les exigences de qualité de service.

    L’Autorité indique avoir mis en place des outils de contrôle pour garantir l’application effective de ces dispositions. Elle salue par ailleurs l’esprit d’ouverture des opérateurs, qui a permis d’aboutir à ces avancées présentées comme un tournant pour l’expérience des consommateurs togolais sur les services mobiles.

    Ces réformes pourraient ainsi contribuer à dissiper le sentiment d’« épuisement anormal » des forfaits, souvent dénoncé par les usagers, et à restaurer la confiance dans la facturation des services mobiles au Togo.

  • Neymar, la fin en décembre 2026 ?

    Neymar, la fin en décembre 2026 ?

    L’avant-dernière danse ? À 34 ans, Neymar envisage sérieusement de tourner la page. Dans une interview accordée à CazeTV, l’attaquant brésilien a confié qu’il pourrait mettre un terme à sa carrière en décembre 2026, à l’issue de son contrat avec Santos FC.

    « Je ne sais pas ce que l’avenir me réserve, il se pourrait qu’en décembre j’aie envie de prendre ma retraite », a-t-il lâché, laissant planer le doute sur la suite de son parcours.

    Un aveu qui sonne comme un compte à rebours. Revenu dans son club formateur, Neymar a retrouvé lundi dernier les pelouses de l’Estádio Urbano Caldeira, pour une première mi-temps éclatante conclue par une large victoire 6-0. Passeur décisif pour Gabriel Barbosa, l’ancien joueur du Paris Saint-Germain affichait un large sourire. « Je suis heureux et soulagé d’être revenu un peu plus fort qu’avant. Évidemment, je dois retrouver du rythme, mais c’est avec de la persévérance que j’atteindrai les 100 %. J’y vais étape par étape », a-t-il expliqué.

    Après des mois marqués par une grave blessure au genou contractée le 18 octobre 2023 face à l’Uruguay, Neymar sait que le temps joue contre lui. Sa 128e sélection avec la Équipe du Brésil de football reste, pour l’heure, sa dernière apparition sous le maillot auriverde. Une perspective qu’il refuse d’accepter comme définitive. « Cette année est cruciale, non seulement pour Santos, mais aussi pour l’équipe nationale et pour moi », insiste-t-il.

    Car au-delà du club, c’est bien le Mondial qui hante les pensées du numéro 10. Le rêve d’une ultime grande compétition avec la Seleção pourrait conditionner sa décision. Si son corps tient et que ses performances suivent, la tentation de prolonger l’aventure existera. Dans le cas contraire, la retraite deviendrait une évidence.

    Reste un autre paramètre : le regard du sélectionneur. Si Carlo Ancelotti, pressenti ou confirmé à la tête du Brésil, mise sur son expérience et son talent, Neymar pourrait s’offrir une sortie par la grande porte. Sinon, décembre 2026 pourrait bien marquer la fin d’une carrière aussi brillante que tourmentée.

    Une chose est sûre : la dernière danse de Neymar, si elle a lieu, sera scrutée par le monde entier.

  • Foot: un transfert financé par les supporters

    Foot: un transfert financé par les supporters

    En Suède, le marché des transferts vient d’offrir une scène aussi rare qu’édifiante sur l’évolution du football moderne. L’Östersunds FK, pensionnaire de deuxième division, a officialisé le retour de l’Anglais Curtis Edwards (32 ans) grâce à une mobilisation financière directe de ses supporters.

    Ancien joueur du club entre 2016 et 2019, le milieu de terrain n’est pas un inconnu pour les fans d’Östersund. Son retour, cependant, ne s’est pas fait selon les canaux traditionnels du football professionnel. Pour finaliser l’opération, la direction a lancé un appel aux dons, expliquant avoir besoin de 200 000 couronnes suédoises, soit environ 18 000 euros, afin de boucler le transfert.

    Dans un communiqué publié ces derniers jours, le club a détaillé la situation financière et sollicité l’aide de sa communauté. L’objectif fixé a finalement été atteint, témoignant de l’attachement des supporters à leur ancien joueur et à l’identité du club. Cette mobilisation a permis de conclure le dossier et d’officialiser le retour de Curtis Edwards.

    Au-delà de l’aspect sportif, cette initiative illustre les réalités économiques auxquelles sont confrontés de nombreux clubs évoluant en divisions inférieures. Loin des budgets colossaux des grandes écuries européennes, ces structures doivent souvent faire preuve d’ingéniosité pour rester compétitives. Le recours au financement participatif, encore marginal dans le football professionnel, pourrait devenir une solution ponctuelle pour certains clubs en quête de stabilité.

    L’Östersunds FK a par ailleurs tenu à remercier ses contributeurs en annonçant qu’un geste symbolique serait accordé aux plus généreux donateurs. Trente-quatre supporters ayant versé plus de 1 500 couronnes recevront une écharpe à l’effigie du joueur, en signe de reconnaissance.

    Ce transfert atypique met en lumière un modèle où le lien entre un club et ses supporters dépasse la simple passion sportive. À Östersund, les fans ne se contentent plus d’encourager depuis les tribunes : ils participent désormais, concrètement, à la construction de l’effectif. Une initiative originale qui pourrait inspirer d’autres clubs confrontés aux mêmes contraintes financières.

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    VINGA, le vin de moringa 100% naturel

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  • Frontière maritime : le Ghana saisit l’arbitrage contre le Togo

    Frontière maritime : le Ghana saisit l’arbitrage contre le Togo

    Selon les autorités ghanéennes, cette démarche vise à clarifier de manière juridiquement contraignante les limites maritimes entre les deux pays, dans une zone considérée comme stratégique tant sur le plan économique que sécuritaire.

    La présidence du Ghana a annoncé sa décision, dans une note rendue publique ce vendredi 20 février, de convoquer le Togo devant une procédure d’arbitrage fondée sur la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM). L’objectif affiché est de parvenir à un accord définitif sur la délimitation de leurs frontières maritimes dans le golfe de Guinée.

    Selon les autorités ghanéennes, cette démarche vise à clarifier de manière juridiquement contraignante les limites maritimes entre les deux pays, dans une zone considérée comme stratégique tant sur le plan économique que sécuritaire. La délimitation des espaces maritimes est un enjeu majeur en Afrique de l’Ouest, où plusieurs États côtiers cherchent à sécuriser leurs droits souverains sur les ressources halieutiques et énergétiques.

    La procédure d’arbitrage prévue par la CNUDM permet aux États parties de soumettre leurs différends à un tribunal constitué conformément aux dispositions de la convention. Ce mécanisme international offre un cadre légal reconnu pour trancher les litiges relatifs aux eaux territoriales, à la zone économique exclusive (ZEE) ou au plateau continental. En optant pour cette voie, le Ghana affirme privilégier une solution fondée sur le droit international plutôt que sur des négociations bilatérales prolongées.

    Du côté togolais, aucune réaction officielle détaillée n’avait encore été rendue publique au moment de l’annonce. Toutefois, Lomé et Accra entretiennent traditionnellement des relations diplomatiques stables, marquées par une coopération économique et sécuritaire dans la sous-région. La saisine de l’arbitrage ne signifie pas nécessairement une détérioration des relations, mais traduit la volonté d’encadrer juridiquement un différend technique.

    La question de la délimitation maritime est particulièrement sensible dans le golfe de Guinée, une région riche en hydrocarbures et traversée par d’importantes routes commerciales. Une clarification des frontières pourrait offrir davantage de sécurité juridique aux investisseurs et réduire les risques de tensions futures liées à l’exploration ou à l’exploitation de ressources offshore.

    En choisissant l’arbitrage international, le Ghana engage un processus qui pourrait s’étendre sur plusieurs mois, voire plusieurs années, selon la complexité des arguments techniques et juridiques présentés par les deux parties. Le résultat, une fois rendu, aura un caractère obligatoire.

    Au-delà du différend bilatéral, cette initiative illustre le recours croissant des États africains aux mécanismes du droit international pour résoudre pacifiquement leurs contentieux, dans un contexte où la stabilité régionale demeure un enjeu central

  • Coopération Inde–Togo : Metworld Group, vitrine d’un partenariat industriel durable

    Coopération Inde–Togo : Metworld Group, vitrine d’un partenariat industriel durable

    Le 17 février 2026, l’ambassadeur M. SRH Fahmi a effectué une visite stratégique à Metworld Group, implanté à Gbatopé, à une trentaine de kilomètres de Lomé.

    Ce déplacement diplomatique, au-delà du protocole, s’inscrit dans une dynamique plus large : celle d’un partenariat économique en pleine expansion entre l’Inde et le Togo, avec pour fil conducteur l’investissement productif et le développement durable.

    Établi en 2021, Metworld Group est un investissement indien qui s’est rapidement imposé comme un acteur clé dans deux secteurs à fort impact : le recyclage industriel et l’agri-business. Dans un contexte où la transformation locale et la gestion des déchets deviennent des priorités nationales, l’entreprise apparaît comme un modèle d’intégration industrielle. Elle emploie aujourd’hui environ 250 personnes, dont une quarantaine d’Indiens, illustrant un transfert progressif de compétences et une coopération technique structurée.

    Lors de la visite, l’ambassadeur a pu constater les avancées réalisées tant sur le plan technologique qu’organisationnel. Les installations de recyclage contribuent à la valorisation des matières premières secondaires, réduisant la pression sur l’environnement tout en alimentant des chaînes de production locales. Côté agri-business, l’entreprise développe des activités qui soutiennent les producteurs locaux, améliorent les rendements et favorisent une meilleure structuration des filières.

    Au-delà des chiffres, la portée symbolique de cette visite est forte. Elle met en lumière la confiance croissante des investisseurs indiens dans le climat des affaires togolais. Depuis plusieurs années, le Togo s’efforce d’attirer des capitaux étrangers en misant sur la stabilité macroéconomique, les réformes administratives et le développement d’infrastructures logistiques. L’implantation de Metworld Group s’inscrit dans cette stratégie d’industrialisation et de diversification économique.

    La présence de 40 employés indiens aux côtés de travailleurs togolais traduit également une dimension humaine du partenariat. Elle favorise les échanges culturels, le partage de savoir-faire et l’émergence d’un écosystème industriel plus compétitif. Cette coopération technique renforce les capacités locales, un enjeu crucial pour pérenniser les investissements et réduire la dépendance aux importations.

    Sur le plan environnemental, l’engagement commun en faveur du développement durable a été au cœur des échanges. Dans un monde confronté aux défis climatiques, le recyclage et l’agriculture durable constituent des leviers majeurs de croissance responsable. En soutenant ce type d’initiatives, les autorités diplomatiques et économiques envoient un signal fort : le développement ne peut plus se concevoir sans responsabilité écologique.

    Enfin, cette visite consolide l’axe Inde–Togo comme un partenariat stratégique en Afrique de l’Ouest. L’Inde, déjà active dans les domaines pharmaceutique, technologique et éducatif sur le continent, trouve au Togo une porte d’entrée logistique et commerciale vers la sous-région. De son côté, le Togo bénéficie d’investissements structurants, créateurs d’emplois et générateurs de valeur ajoutée.

    À Gbatopé, Metworld Group n’est donc pas seulement une usine. C’est le symbole d’une diplomatie économique pragmatique, orientée vers l’investissement productif, l’emploi et la durabilité. La visite du 17 février 2026 vient confirmer que la coopération Inde–Togo franchit un nouveau cap, où l’industrie et l’environnement avancent désormais de concert.

  • Trafic de voitures de luxe : Lomé, nouveau front du FBI

    Trafic de voitures de luxe : Lomé, nouveau front du FBI

    Dans une opération conjointe dévoilée le 18 février 2026 par l’ambassade des États-Unis au Togo, plusieurs véhicules de prestige volés aux États-Unis ont été retrouvés à Lomé, saisis avec la coopération des forces de sécurité togolaises et du Federal Bureau of Investigation (FBI). Parmi les modèles identifiés figuraient une Ferrari Portofino, une Cadillac Escalade et une Jeep Wrangler, estimées à plusieurs centaines de milliers de dollars au total.

    Ces saisies ne sont pas des incidents isolés mais s’inscrivent dans une dynamique criminelle internationale bien établie. Des enquêtes d’organismes comme INTERPOL et des douanes américaines ont révélé que des réseaux sophistiqués organisent le vol, la falsification de documents et l’exportation de véhicules de luxe volés vers l’Afrique de l’Ouest. Les ports d’Afrique de l’Ouest — y compris Lomé au Togo, Cotonou au Bénin et Tema au Ghana — sont régulièrement identifiés comme des plaques tournantes de ce trafic transfrontalier.

    Les failles

    Les structures criminelles à l’origine de ces vols profitent de plusieurs vulnérabilités majeures. Premièrement, la fraude documentaire est omniprésente : des plaques d’immatriculation falsifiées et des numéros de série manipulés rendent ces véhicules presque indétectables pour les inspecteurs non spécialisés. Deuxièmement, le transport illégal via des conteneurs maritimes complique le suivi.

    Les voleurs utilisent des itinéraires bavés entre plusieurs ports pour brouiller les pistes et fragmenter la traçabilité. Enfin, l’absence d’une coordination efficace entre les bases de données nationales et internationales facilite l’évasion des biens volés jusqu’à ce qu’une coopération transnationale — comme celle entre le FBI et les autorités togolaises — intervienne.

    Conséquences

    Pour les victimes américaines, la remise des véhicules signifie une victoire symbolique mais aussi un rappel brutal des dangers liés à un marché globalisé sans contrôle suffisant. Au plan économique, ce type de trafic alimente un marché noir transcontinental évalué à des millions de dollars, enrichissant des réseaux criminels organisés qui exploitent la demande internationale pour des voitures de luxe. Les pertes comprennent non seulement la valeur des véhicules, mais aussi les coûts associés aux enquêtes et à la prévention.

    Sur le plan juridique, ces affaires intensifient le besoin d’une coopération renforcée entre les États. La saisie à Lomé souligne l’importance des partenariats entre agences locales et internationales, mais elle met également en lumière l’ampleur des efforts encore nécessaires pour démanteler des réseaux transnationaux qui exploitent chaque maillon faible du système de sécurité global.

  • Eperviers : Patrice Neveu, un choix assumé mais une méthode qui interroge

    Eperviers : Patrice Neveu, un choix assumé mais une méthode qui interroge

    Si Patrice Neveu était le choix privilégié, voire arrêté, pourquoi ne pas l’assumer clairement et le faire savoir plus tôt ? Pourquoi laisser prospérer des noms alternatifs, au risque de brouiller le message et d’entretenir un climat d’incertitude autour de la sélection nationale ?

    La Fédération Togolaise de Football (FTF) a officiellement annoncé, ce jeudi 19 février 2026, la nomination du technicien français Patrice Neveu au poste de sélectionneur de l’équipe nationale A du Togo. Il succède ainsi à Nibombé Daré, limogé depuis décembre 2025, ouvrant une nouvelle page pour les Éperviers du Togo.

    Malaise

    Si le choix de l’homme ne surprend guère au regard de son expérience et de sa connaissance du football africain, la méthode qui a conduit à sa désignation soulève, elle, de nombreuses interrogations.

    Selon la version officielle, Patrice Neveu a été retenu à l’issue d’un processus de sélection « rigoureux », fondé sur la compétence, l’expérience du haut niveau et une vision stratégique adaptée aux ambitions du Togo. La procédure a été conduite conjointement par la FTF et le ministère en charge des Sports, traduisant une volonté politique de relancer une sélection nationale en perte de repères. Sur le papier, l’argumentaire est solide. Dans les faits, le chemin emprunté laisse planer un certain malaise.

    En effet, aucun appel à candidatures public n’a été lancé, contrairement aux pratiques de plus en plus recommandées en matière de gouvernance sportive. Dans l’intervalle, l’entourage de la Fédération togolaise aurait laissé filtrer plusieurs noms dans la presse et les cercles footballistiques, alimentant rumeurs et spéculations. Parmi eux, ceux du Congolais Florent Ibengue et du Français Jean-Michel Cavalli, notamment, ont circulé avec insistance. Cette communication officieuse, faite de fuites savamment entretenues, a donné l’impression d’un processus flou, voire d’une stratégie de diversion.

    Pression

    Dès lors, une question s’impose : si Patrice Neveu était le choix privilégié, voire arrêté,  pourquoi ne pas l’assumer clairement et le faire savoir plus tôt ? Pourquoi laisser prospérer des noms alternatifs, au risque de brouiller le message et d’entretenir un climat d’incertitude autour de la sélection nationale ? Cette gestion du temps est d’autant plus critiquable que Nibombé Daré a été écarté depuis décembre 2025, laissant les Éperviers sans véritable pilote à l’approche d’échéances cruciales.

    La date FIFA de mars 2026 se profile en effet dangereusement, avec des matches décisifs pour la suite du calendrier international. En attendant, l’équipe nationale est restée en suspens, sans projet sportif clairement incarné, ni feuille de route lisible. Le retard accumulé dans la nomination du sélectionneur fait peser une pression supplémentaire sur les épaules de Patrice Neveu, attendu à Lomé dans les prochains jours pour finaliser son contrat.

    Car le nouveau sélectionneur a du pain sur la planche. En un temps record, il devra bâtir une sélection compétitive, redonner une identité de jeu aux Éperviers et surtout restaurer la confiance d’un groupe fragilisé par les changements répétés d’encadrement technique. Le chantier est immense : évaluation des joueurs locaux et expatriés, choix tactiques, gestion des egos et adaptation à un environnement souvent décrit comme instable.

    Togolaiseries (sic)

    Au-delà de l’homme, c’est le contexte togolais qui interroge. Patrice Neveu arrive dans un football marqué par des tensions récurrentes entre acteurs, des attentes populaires fortes et une pression politique omniprésente. La question centrale demeure donc : le cadre institutionnel et organisationnel actuel permet-il réellement à un sélectionneur, aussi expérimenté soit-il, de réussir sur la durée ? Sans stabilité, sans vision partagée et sans transparence dans les décisions, même les meilleurs techniciens peuvent se heurter à des limites structurelles.

    La FTF, en remerciant le public sportif pour sa patience, semble consciente des attentes et des frustrations accumulées. Mais la patience des supporters a ses limites. La nomination de Patrice Neveu ouvre certes une nouvelle ère, porteuse d’espoirs sportifs. Elle met aussi en lumière la nécessité d’améliorer les pratiques de gouvernance, afin que les décisions stratégiques majeures soient prises dans la clarté, la cohérence et le respect des délais.

    À Patrice Neveu désormais de relever le défi sportif. À la Fédération togolaise, celui de créer les conditions de sa réussite. Sans cela, le risque est grand de voir se répéter un cycle bien connu, celui des espoirs vite dissipés sur les pelouses africaines.

  • Au Gabon, un Togolais arrêté pour vente illégale d’électricité

    Au Gabon, un Togolais arrêté pour vente illégale d’électricité

    Un homme de nationalité togolaise a été arrêté en flagrant délit pour avoir vendu illégalement de l’électricité fournie par la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) dans la commune de Ntoum, à environ 40 km de Libreville.

    Selon les autorités gabonaises, le suspect, identifié comme Kokou Anassi, exploitait un réseau clandestin de distribution d’énergie électrique, connecté sans autorisation au réseau officiel de la SEEG. Il fournissait cette électricité à une vingtaine de ménages en échange d’un forfait mensuel compris entre 5 000 et 15 000 FCFA versé par chaque client.

    L’homme a été mis en garde à vue par la gendarmerie de Ntoum après avoir admis les faits lors de son interrogatoire. Il est le père de trois enfants et vivait avec une compagne gabonaise dans la zone où il opérait.

    Conséquences économiques et judiciaires

    La SEEG a rappelé que les branchement frauduleux et la revente illégale de courant causent de lourdes pertes financières à l’entreprise, fragilisent le réseau électrique et peuvent compromettre la sécurité des installations ainsi que des populations. Ces pratiques constituent une violation de la législation gabonaise sur l’énergie et peuvent entraîner des poursuites pénales.

    Ce type d’affaire s’inscrit dans un contexte où les pertes pour la SEEG dues à la fraude au réseau sont estimées à plusieurs milliards de francs CFA, avec de nombreux branchements non autorisés ou modifications illégales du système officiel de facturation.

    L’arrestation récente d’un ressortissant togolais impliqué dans la revente illégale d’électricité a remis sur le devant de la scène un phénomène bien plus vaste : la fraude énergétique au Gabon. Derrière ce fait divers se cache une réalité structurelle qui pèse lourdement sur l’économie nationale, fragilise le réseau électrique et pénalise, paradoxalement, les consommateurs réguliers.

  • RDC- Michel Kuka, du stade au marché de l’attention

    RDC- Michel Kuka, du stade au marché de l’attention

    Il était d’abord un visage, une énergie brute captée par les caméras de la Coupe d’Afrique des Nations. Aujourd’hui, Michel Kuka devient un cas d’école. Celui qui s’est illustré dans les tribunes lors de la dernière Coupe d’Afrique des Nations franchit un cap décisif : il transforme la ferveur populaire en valeur économique.

    Après avoir reçu les honneurs et la reconnaissance symbolique des autorités congolaises, Michel Kuka vient de signer un contrat de partenariat avec Tecno, d’un montant annoncé de 50 000 dollars. Un chiffre qui marque un tournant. On n’est plus dans le simple supporterisme, ni même dans la notoriété éphémère née d’un buzz. On entre de plain-pied dans l’économie de l’attention, ce système où la visibilité, l’émotion et l’authenticité deviennent des actifs monétisables.

    Ce mouvement n’est pas isolé. Les marques cherchent désormais à s’adosser à des figures capables de capter l’attention collective, surtout en Afrique, où le football reste l’un des rares langages véritablement transnationaux. Michel Kuka incarne une narration : celle du fan passionné, spontané, enraciné dans la culture populaire. Pour Tecno, l’association est stratégique : elle permet de parler à la jeunesse, aux classes populaires et à l’écosystème numérique, sans passer par les canaux publicitaires traditionnels.

    Mais cette dynamique soulève une question centrale : les marques récupèrent-elles nos symboles ou offrent-elles une chance réelle à nos ambassadeurs ? D’un côté, le risque de folklorisation existe. Le supporter devient une image, parfois vidée de sa profondeur, utilisée pour vendre. De l’autre, ces partenariats ouvrent des opportunités inédites : reconnaissance financière, structuration de carrières hors des sentiers classiques, et affirmation d’une économie culturelle africaine qui se professionnalise.

    Dans le cas de Michel Kuka, la frontière semble pour l’instant maîtrisée. Il ne s’efface pas derrière la marque ; il capitalise sur ce qu’il est déjà. Son contrat n’achète pas une performance sportive, mais une présence, une histoire, une capacité à fédérer.

    Ce débat, au cœur des mutations médiatiques et culturelles du continent, est au menu du nouvel épisode de Hors Champ. Entre récupération commerciale et empowerment symbolique, une chose est sûre : le football africain ne se joue plus seulement sur la pelouse, mais aussi dans l’arène stratégique de l’attention.

Radio Renouveau228

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