Auteur/autrice : La Rédaction

  • Festival La Marmite 2026 : Lomé aux fourneaux

    Festival La Marmite 2026 : Lomé aux fourneaux

    Du 12 au 16 août 2026, l’Esplanade du Palais des Congrès de Lomé vibrera au rythme des saveurs locales et internationales à l’occasion de la 5e édition du Festival La Marmite (FESMA). Positionné comme la plus grande foire-exposition dédiée à la restauration et à l’agroalimentaire au Togo, l’événement lance un appel pressant aux exposants désireux de conquérir un marché en pleine expansion.

    Une vitrine géante de la chaîne « de la ferme à l’assiette »

    Artisans, producteurs agricoles, cuisiniers, restaurateurs, transformateurs, distributeurs… tous les maillons de la chaîne alimentaire sont conviés à prendre part à ce grand rendez-vous. Le concept du FESMA repose sur une ambition claire : valoriser les produits locaux, promouvoir le savoir-faire culinaire togolais et créer un pont entre production, transformation et consommation.

    Dans un contexte où le Togo mise sur la transformation locale et la souveraineté alimentaire, le festival se présente comme un levier stratégique. Il met en lumière les initiatives innovantes du secteur agroalimentaire, tout en offrant aux petites et moyennes entreprises une plateforme de visibilité à grande échelle.

    Plus de 50 000 visiteurs attendus

    Les organisateurs annoncent plus de 50 000 visiteurs sur les cinq jours. Un chiffre qui témoigne de la montée en puissance de l’événement au fil des éditions. Familles, professionnels, investisseurs, touristes et passionnés de gastronomie sont attendus pour découvrir, déguster et nouer des partenariats.

    Au programme : dégustations, expositions de produits, démonstrations culinaires, animations culturelles et rencontres B2B. L’ambiance se veut à la fois festive et professionnelle. Entre découvertes gustatives et opportunités d’affaires, le FESMA entend conjuguer culture et business.

    Un tremplin pour les entreprises

    Participer au Festival La Marmite, c’est bénéficier d’une promotion ciblée et d’une visibilité accrue. Les exposants auront l’opportunité de présenter leurs produits et services à un public large et diversifié, dans un cadre propice aux échanges commerciaux.

    « Gagnez en visibilité. Développez votre réseau. Boostez vos ventes ». Le message des organisateurs est clair : le FESMA n’est pas qu’un événement festif, c’est aussi un accélérateur de croissance pour les entreprises du secteur. Dans un environnement concurrentiel, se positionner sur un événement d’une telle envergure peut constituer un avantage stratégique déterminant.

    Lomé, carrefour des saveurs

    En accueillant cette 5e édition sur l’Esplanade du Palais des Congrès, Lomé confirme son rôle de carrefour régional des échanges commerciaux et culturels. La capitale togolaise s’impose progressivement comme un hub événementiel en Afrique de l’Ouest, notamment dans le domaine agroalimentaire.

    Les réservations de stands sont déjà ouvertes. Les entreprises intéressées peuvent contacter les organisateurs aux numéros suivants : +228 79 94 77 91 / +228 99 60 61 02 ou consulter le site officiel www.festivalalamarmite.com.

    À quelques mois du coup d’envoi, le compte à rebours est lancé. Pour les acteurs de la chaîne « de la ferme à l’assiette », le rendez-vous d’août 2026 s’annonce comme une opportunité à ne pas manquer.

  • Atakpamé : la sauvegarde au cœur de l’action

    Atakpamé : la sauvegarde au cœur de l’action

    Garantir un environnement sûr pour les enfants, les jeunes et tous les participants aux programmes n’est pas une option, mais une responsabilité. À Atakpamé, cet engagement a pris une dimension concrète à travers une session intensive de formation dédiée à la sauvegarde et à la prévention des abus.

    Du 16 au 20 février 2026, 30 participants, dont 16 filles et femmes, ont pris part à un atelier de renforcement des capacités axé sur la Protection et la Sauvegarde des Enfants et des Participants aux Programmes (PSEPP), ainsi que sur la Prévention du Harcèlement, de l’Exploitation et des Abus Sexuels (PSHEA). Organisée dans une dynamique participative, cette session visait à ancrer durablement une culture organisationnelle fondée sur la protection, la responsabilité et la redevabilité.

    Une approche pratique et transformative

    Pendant cinq jours, les bénéficiaires – issus d’organisations partenaires – ont été outillés pour mieux prévenir, identifier et anticiper les risques de harcèlement, d’exploitation et d’abus dans la mise en œuvre de leurs activités. Études de cas, jeux de rôle et discussions de groupe ont rythmé les travaux, favorisant une appropriation concrète des outils proposés.

    Pour le Directeur exécutif de Solidarité Active Développement (SAD), cette formation marque un tournant. « En toute honnêteté, tout a été clair et limpide. La méthodologie était pertinente et plus pratique que celle que j’avais suivie auparavant. Je me sens désormais capable d’assumer un rôle de formateur », a-t-il confié. Il a également plaidé pour l’inscription de lignes budgétaires dédiées à la sauvegarde afin d’opérationnaliser efficacement cette approche.

    Au-delà des discours, chaque organisation représentée a élaboré son propre plan d’action, définissant des politiques et procédures internes en matière de sauvegarde. Une étape cruciale pour institutionnaliser les bonnes pratiques et garantir leur application sur le terrain.

    Un projet structurant pour la région des Plateaux

    Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet YEWASH porté par Plan International et mis en œuvre avec l’ONG Le Jourdain – Vie et Santé (JVS) dans la région des Plateaux. Le projet bénéficie du soutien financier de la Fondation Poul Due Jensen/Grundfos.

    À travers cette formation, les partenaires du projet réaffirment leur volonté de placer la protection au centre de leurs interventions, notamment dans les domaines de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement. Car au-delà des infrastructures et des services, la sécurité et la dignité des bénéficiaires demeurent prioritaires.

    En renforçant les capacités des acteurs locaux, cette session contribue à bâtir des organisations plus responsables et mieux préparées à faire face aux risques. À Atakpamé, la sauvegarde n’est plus un concept abstrait : elle devient une pratique quotidienne, intégrée aux politiques internes et portée par des acteurs désormais formés, engagés et déterminés à protéger les plus vulnérables.

  • Togo : tour de vis contre l’argent sale

    Togo : tour de vis contre l’argent sale

    L’Assemblée nationale a adopté, vendredi 27 février, une nouvelle loi relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive. Voté lors de la deuxième séance plénière de la première session extraordinaire de 2026, le texte marque une étape décisive dans le renforcement de l’arsenal juridique togolais face aux flux financiers illicites.

    Présidée par Selom Klassou, la séance s’est tenue en présence de plusieurs membres du gouvernement, notamment Gilbert Bawara, Hodabalo Awaté et Badanam Patoki. Adopté en première lecture le 29 décembre 2025, le projet avait déjà reçu l’approbation du Sénat le 26 février dernier, ouvrant la voie à son adoption définitive.

    Pour les autorités, l’enjeu est à la fois sécuritaire et économique. Le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme sont perçus comme des menaces directes pour la stabilité nationale. « Le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme constituent des menaces réelles qui fragilisent les systèmes économiques, détournent des ressources destinées au développement et alimentent l’instabilité », a souligné le ministre de l’Économie.

    La nouvelle loi ambitionne ainsi de moderniser les mécanismes de surveillance et de renforcer les obligations de vigilance imposées aux entités assujetties, notamment les institutions financières et certains acteurs économiques. Les dispositifs de déclaration des opérations suspectes sont également consolidés, afin de mieux détecter et prévenir les circuits financiers clandestins.

    Un accent particulier est mis sur l’amélioration des procédures de gel des avoirs liés au terrorisme, dans le but d’accroître l’efficacité des sanctions. Pour le président de l’Assemblée nationale, le blanchiment de capitaux constitue « un mécanisme central du financement et de la pérennisation de la grande criminalité ». Il a mis en garde contre ces flux illicites qui, selon lui, « menacent de ternir la lumière de notre avenir » et agissent comme « des chaînes invisibles qui entravent l’essor de nos rêves communs ».

    Au-delà du renforcement des sanctions, le texte clarifie les responsabilités des différentes autorités compétentes et vise une meilleure coordination entre les acteurs nationaux engagés dans la lutte contre la criminalité financière. Par ce vote, les députés entendent envoyer un signal fort : le Togo affirme sa détermination à ne pas devenir un refuge pour les réseaux de finances illicites et à protéger durablement son économie.

  • Extradition : décision mitigée pour Madiambal Diagne

    Extradition : décision mitigée pour Madiambal Diagne

    La cour d’appel de Versailles a rendu, mardi matin, un avis « partiellement favorable » à la demande d’extradition visant le patron de presse sénégalais Madiambal Diagne. Une décision nuancée qui ouvre la voie à une nouvelle bataille judiciaire entre Paris et Dakar.

    Une décision en demi-teinte

    Dans un communiqué, la juridiction française a précisé avoir émis un avis « partiellement favorable sur la demande d’extradition, compte tenu de la prescription partielle d’une partie des faits visés ». En clair, certains faits reprochés au journaliste seraient prescrits, réduisant ainsi le champ des poursuites susceptibles de justifier son renvoi vers le Sénégal.

    Les autorités sénégalaises avaient lancé en septembre un mandat d’arrêt international contre le patron de presse, critique assumé du pouvoir en place. Convoqué dans le cadre d’une enquête portant sur de présumées transactions financières suspectes, Madiambal Diagne avait quitté le Sénégal pour la France à la fin du même mois.

    La justice sénégalaise lui reproche des infractions à caractère financier, notamment escroquerie et blanchiment, liées à des contrats passés entre deux sociétés et l’État sénégalais.

    Une « demi-victoire » pour la défense

    À la sortie de l’audience, l’intéressé s’est dit « serein » et « confiant », entouré de ses soutiens. Son avocat, Me Vincent Brengarth, a évoqué une « demi-victoire », regrettant que la cour n’ait pas entièrement suivi l’argumentation de la défense.

    Le conseil a annoncé son intention de se pourvoir en cassation. Si ce recours n’est pas suspensif de plein droit, l’avocat estime qu’au regard de la portée nationale et internationale de l’affaire, un éventuel décret d’extradition serait difficilement envisageable dans l’immédiat. Il a également rappelé qu’un tel décret pourrait être contesté devant le Conseil d’État.

    Madiambal Diagne, de son côté, a réitéré sa confiance en la justice française, estimant ne pas pouvoir bénéficier d’un traitement équivalent dans son pays d’origine. Toutefois, il considère que cette décision « qui coupe la poire en deux » pose un problème juridique et laisse présager « une nouvelle bataille judiciaire ».

    Un contentieux diplomatique sensible

    L’affaire a déjà pris une dimension diplomatique. Mi-décembre, la ministre sénégalaise de la Justice, Yassine Fall, avait annoncé la suspension de toute extradition vers la France, en attendant une réponse à la demande d’extradition de M. Diagne.

    Quelques jours plus tard, l’ambassadrice de France au Sénégal, Christine Fages, avait souligné que les poursuites visant le patron de presse concernaient des faits délictuels et non criminels, contrairement aux demandes françaises portant majoritairement sur des crimes graves. Des propos qualifiés « d’ingérence » par le ministère sénégalais de la Justice.

    Entre considérations juridiques et tensions diplomatiques, le dossier Madiambal Diagne reste suspendu aux prochaines étapes procédurales, dans un climat déjà chargé entre les deux capitales.

  • Pascal Tigri : 20 millions pour un homme en cavale

    Pascal Tigri : 20 millions pour un homme en cavale

    Les autorités béninoises ont annoncé une mise à prix de 20 millions de francs CFA pour toute information permettant de localiser et d’arrêter Pascal Tigri, présenté comme le cerveau présumé du coup d’État manqué au Bénin. Une décision forte qui illustre la détermination du pouvoir à faire toute la lumière sur cette affaire à haute portée politique.

    Le principal suspect du complot

    Selon les informations communiquées par les autorités judiciaires et sécuritaires, Pascal Tigri serait l’un des principaux instigateurs d’un projet visant à renverser les institutions en place. Les enquêteurs le présentent comme l’architecte d’un plan destiné à déstabiliser le régime du président Patrice Talon.

    Si les contours exacts du complot restent partiellement confidentiels en raison de l’enquête en cours, les autorités évoquent une organisation structurée et des complicités potentielles. La mise à prix intervient dans un contexte où le suspect serait toujours en fuite.

    Une prime pour accélérer son arrestation

    La récompense de 20 millions FCFA vise à encourager toute personne disposant d’informations fiables à collaborer avec les forces de sécurité. Les autorités assurent que l’identité des informateurs sera protégée et que la prime sera accordée à toute personne dont les renseignements permettront une arrestation effective.

    Ce dispositif traduit une volonté d’impliquer la population dans la préservation de la stabilité nationale. Dans un pays souvent cité pour sa relative stabilité démocratique en Afrique de l’Ouest, la tentative de coup d’État présumée a provoqué une onde de choc.

    Une affaire à fort enjeu politique

    L’annonce de cette mise à prix intervient alors que le dossier continue d’alimenter le débat public. Entre exigences de fermeté et respect de l’État de droit, les autorités béninoises insistent sur la présomption d’innocence et la nécessité de laisser la justice suivre son cours.

    Pour le gouvernement, il s’agit aussi d’envoyer un message clair : toute tentative de remise en cause de l’ordre constitutionnel sera poursuivie avec la plus grande rigueur.

    En attendant l’évolution de l’enquête, l’affaire Pascal Tigri demeure l’un des dossiers sécuritaires les plus sensibles du moment au Bénin, symbole des tensions politiques et des défis liés à la stabilité institutionnelle.

  • Clubs santé : AIMES-AFRIQUE mobilise pour la jeunesse

    Clubs santé : AIMES-AFRIQUE mobilise pour la jeunesse

    Lancée le 23 février 2026, la rencontre nationale d’échanges et de renforcement des capacités des acteurs engagés dans la réussite des Clubs Santé en milieu scolaire touche progressivement à son terme. Ce week-end, les travaux se sont poursuivis simultanément à Lomé et à Aného, dans la région Maritime, confirmant l’ampleur nationale de cette initiative dédiée à la santé et au bien-être des adolescents togolais.

    Une dynamique nationale en faveur du bien-être scolaire

    Cette mobilisation intervient dans un contexte où les défis sanitaires et sociaux auxquels font face les jeunes nécessitent des réponses coordonnées, structurées et durables.

    À l’origine du projet, l’ONG AIMES-AFRIQUE, en collaboration avec sa chaîne thématique 100 % santé SOS Docteur TV. Ensemble, elles ont réuni autour d’une même table parents d’élèves, enseignants, professionnels de santé, acteurs sociaux et élèves.

    L’objectif est clair : renforcer les compétences des acteurs clés afin d’assurer une mise en œuvre efficace et pérenne des Clubs Santé dans les établissements secondaires du pays. Il s’agit non seulement d’outiller les encadreurs, mais aussi de créer une synergie entre école, famille et services de santé.

    La santé des adolescents, un enjeu stratégique

    Aujourd’hui, la santé des adolescents constitue une priorité nationale. L’influence croissante des réseaux sociaux, l’exposition aux violences, les conduites à risque, les addictions ou encore les troubles liés à la santé mentale fragilisent une frange importante de la jeunesse.

    Face à ces réalités, la redynamisation des activités parascolaires apparaît comme une réponse pertinente. Dès octobre 2023, AIMES-AFRIQUE a proposé la mise en place de Clubs Santé dans tous les établissements secondaires du Togo. L’ambition est de créer un cadre participatif où les jeunes peuvent s’informer, dialoguer et apprendre à adopter des comportements responsables.

    Un plan d’action structuré et ambitieux

    Pour garantir l’efficacité du projet, un plan d’action articulé autour de sept axes stratégiques a été élaboré. Les interventions couvrent notamment la santé mentale, l’éducation à la vie sexuelle et sociale (EVSS), la santé des jeunes et adolescents (SAJ), la santé environnementale, ainsi que des approches innovantes et ludiques comme le jeu de culture générale en santé publique « Génie Imhotep ».

    La réussite du programme repose sur une coordination étroite entre les différents acteurs. Cinq ministères partenaires accompagnent l’initiative, notamment ceux en charge de l’Éducation nationale, de la Santé, des Solidarités et du Genre, des Sports et de la Jeunesse, ainsi que de l’Environnement. Cette approche intersectorielle vise à inscrire durablement les Clubs Santé dans le fonctionnement du système éducatif togolais.

    Une tournée nationale pour consolider les acquis

    Selon le président de AIMES Afrique et directeur de SOS Docteur TV, Dr Serge Michel Kodom, cette rencontre s’inscrit dans une vaste tournée nationale couvrant les sept régions éducatives : Savane, Kara, Centrale, Plateaux Est, Plateaux Ouest, Maritime et Grand Lomé.

    L’objectif est de redynamiser la vie scolaire en impliquant pleinement les enseignants, les professionnels de santé et les acteurs sociaux. La récente mise en place de comités d’enseignants encadreurs aux niveaux préfectoral, régional et national constitue une étape clé vers l’ancrage institutionnel des Clubs Santé.

    Des acteurs convaincus et engagés

    Les témoignages recueillis à l’issue des travaux traduisent un large consensus. Pour les professionnels de santé, les Clubs Santé offrent un cadre approprié pour aborder sans tabou des thématiques sensibles telles que la santé mentale, la santé sexuelle et reproductive ou les addictions.

    Les parents d’élèves saluent également une initiative favorisant le dialogue et l’information sur les transformations liées à l’adolescence, encore insuffisamment abordées dans les familles. Du côté des élèves, l’adhésion est manifeste. Beaucoup évoquent une prise de conscience accrue de leurs responsabilités et de leur rôle dans la construction de leur avenir.

    À travers cette mobilisation nationale, AIMES-AFRIQUE confirme son engagement à faire des Clubs Santé de véritables leviers d’éducation, de prévention et de développement personnel, contribuant ainsi à bâtir une jeunesse togolaise mieux informée, plus responsable et résolument tournée vers l’avenir.

  • PURS : 18 milliards pour renforcer la résilience

    PURS : 18 milliards pour renforcer la résilience

    Doté d’un budget conséquent de 18 milliards de FCFA, le PURS marque une nouvelle étape dans la stratégie nationale de gestion des crises humanitaires et sécuritaires.

    Faure Essozimna Gnassingbé a officiellement lancé, le mercredi 25 février 2026, le Plan de réponse conjoint 2026-2027 du Programme d’urgence de renforcement de la résilience et de la sécurité des communautés (PURS). Dotée d’un budget conséquent de 18 milliards de FCFA, cette initiative marque une nouvelle étape dans la stratégie nationale de gestion des crises humanitaires et sécuritaires.

    Une réponse structurée aux crises

    Face à la multiplication des défis sécuritaires et aux déplacements forcés de populations dans la sous-région, le Togo renforce son dispositif d’intervention. Le PURS s’inscrit dans une dynamique proactive visant à protéger, stabiliser et accompagner durablement les communautés les plus exposées.

    Le Plan de réponse conjoint 2026-2027 cible directement 433 758 personnes vulnérables, tout en impactant plus de 1,3 million d’individus affectés par les déplacements forcés. L’objectif est clair : apporter une assistance rapide tout en consolidant les bases d’un développement local résilient.

    Trois axes stratégiques prioritaires

    La mise en œuvre du plan repose sur trois piliers essentiels.

    Le premier axe concerne la protection des populations vulnérables, notamment les femmes, les enfants et les personnes déplacées. Il s’agit de prévenir les risques liés à l’insécurité, aux violences et à la précarité accrue.

    Le deuxième pilier est dédié à l’assistance d’urgence. Il prévoit des interventions rapides en matière d’alimentation, d’abris, d’accès à l’eau potable, de soins de santé et d’éducation. Cette approche vise à répondre immédiatement aux besoins vitaux des communautés affectées.

    Enfin, le troisième axe porte sur le renforcement de la résilience. Au-delà de l’urgence, le PURS ambitionne de soutenir les systèmes locaux, de dynamiser les moyens de subsistance et de consolider les mécanismes communautaires capables de faire face aux chocs futurs.

    Une mobilisation partenariale renforcée

    La réussite du Plan de réponse conjoint repose sur une coordination étroite entre le gouvernement togolais, les agences du Système des Nations Unies, les partenaires techniques et financiers, les organisations non gouvernementales et les collectivités territoriales.

    Selon Coumba D. Sow, représentante du Système des Nations Unies au Togo, ce plan constitue un investissement concret susceptible de transformer durablement les conditions de vie des bénéficiaires. Cette synergie d’actions garantit la cohérence des interventions et optimise l’utilisation des ressources mobilisées.

    Vers une stabilisation durable

    Au-delà de l’urgence humanitaire, le PURS se positionne comme un véritable outil de stabilisation nationale. Il traduit la volonté des autorités togolaises d’anticiper les crises et de structurer des réponses adaptées, durables et inclusives.

    Sous le leadership de Faure Essozimna Gnassingbé, le Togo affirme ainsi son engagement à consolider la sécurité des communautés et à renforcer leur capacité de résilience face aux chocs. Avec 18 milliards de FCFA mobilisés pour les deux prochaines années, le pays entend non seulement répondre à l’urgence, mais aussi bâtir des bases solides pour un développement plus stable et sécurisé.

  • Félix Tagba : courir pour sauver la planète

    Félix Tagba : courir pour sauver la planète

    Félix Tagba est un journaliste et militant environnementaliste togolais qui a su transformer son engagement personnel en un mouvement citoyen concret et influent.

    Depuis la création de l’association Ecojogging en 2018, ce jeune togolais incarne le lien entre sport, écologie et responsabilité sociale. Sa vision est simple mais puissante : réunir les citoyens autour de l’idée que chaque geste compte pour protéger notre environnement.

    La naissance d’un concept innovant

    L’idée d’Ecojogging est née lors des joggings matinaux de Tagba dans les rues de Lomé, où il constatait l’abondance des déchets plastiques. Plutôt que de rester passif, il a décidé de créer un mouvement où les participants courent ou marchent tout en ramassant les déchets. Ce concept allie activité physique, sensibilisation à l’environnement et engagement citoyen. Rapidement, ce simple geste a trouvé un écho auprès des jeunes, des écoles, des associations et même des entreprises, permettant au mouvement de s’étendre au-delà de la capitale togolaise.

    Ecojogging : un impact concret sur l’environnement

    Sous la direction de Félix Tagba, Ecojogging a permis de collecter plusieurs tonnes de déchets plastiques dans les rues et espaces publics du Togo. Ces déchets sont ensuite triés et recyclés, créant une économie circulaire locale tout en réduisant la pollution et en améliorant le cadre de vie. Chaque séance d’Ecojogging transforme les participants en acteurs du changement, démontrant qu’un geste collectif, même simple, peut produire un impact environnemental tangible.

    Sensibilisation et inclusion sociale

    Ecojogging ne se limite pas au ramassage de déchets. L’association organise des événements régionaux et internationaux, comme la Coupe du monde d’Ecojogging, pour mobiliser plusieurs pays autour de la propreté et du recyclage. Elle collabore également avec des groupes variés, y compris des femmes commerçantes ou des étudiants, combinant protection de l’environnement et promotion du bien-être social. Cette approche inclusive permet de toucher toutes les générations et de créer une conscience écologique durable dans la société.

    Une vision tournée vers l’avenir

    Félix Tagba aspire à ce qu’Ecojogging devienne un mouvement global capable d’inspirer des citoyens partout dans le monde. Son objectif ultime est de voir une société où chacun adopte des comportements responsables, rendant un jour le mouvement superflu, car la protection de l’environnement serait alors intégrée dans la vie quotidienne.

    Un exemple de leadership citoyen

    À travers Ecojogging, Félix Tagba a démontré que le changement commence par l’action individuelle transformée en mouvement collectif. Il incarne la nouvelle génération de leaders africains capables de lier engagement écologique, santé et développement durable. Son action contribue directement aux Objectifs de Développement Durable (ODD), notamment ceux liés à la santé, à l’assainissement, aux villes durables et à la lutte contre le changement climatique.

    Félix Tagba n’est pas seulement un président d’association : il est un acteur de changement qui transforme le quotidien des citoyens togolais, valorise les déchets plastiques et inspire la jeunesse à agir pour un avenir plus propre et plus durable. Grâce à son initiative, la course devient un outil de sensibilisation, un vecteur de citoyenneté et un moteur de développement durable au Togo et en Afrique.

  • Edouard Akakpo-Lado, l’audace togolaise

    Edouard Akakpo-Lado, l’audace togolaise

    Edouard Akakpo-Lado est devenu l’un des visages les plus inspirants de l’innovation au Togo et, plus largement, en Afrique. Ingénieur en électromécanique, inventeur infatigable et entrepreneur engagé, il incarne l’avenir des jeunes innovateurs africains qui refusent de subir la technologie importée et préfèrent créer des solutions locales adaptées aux besoins réels de leur communauté.

    Né au début des années 1990, Edouard Akakpo-Lado s’intéresse très tôt à la science et à la mécanique. Encore adolescent, il construisait des petits jouets mécaniques, avions, hélicoptères, bateaux, avec des matériaux qu’il achetait lui-même. Cette passion enfantine pour la création allait rapidement se transformer en vocation réelle.

    Un inventeur au service des besoins locaux

    Alors qu’il poursuit des études universitaires en physique, Akakpo-Lado est frustré par l’approche trop théorique de l’enseignement. Il choisit alors de se former en électromécanique, convaincu que c’est par la maîtrise des technologies pratiques qu’il pourra avoir un impact concret.

    Sa réputation commence à se faire connaître en 2012, lorsqu’il met au point Merlinox, une machine multifonction permettant de piler, écraser et râper les noix de palme en quelques minutes. Cette invention vise à alléger les tâches pénibles effectuées par les ménagères et les travailleurs agricoles, qui passent traditionnellement de longues heures à traiter ces produits à la main.

    La machine prend rapidement de l’importance : elle peut produire de l’huile de palme rouge ou blanche, ainsi que d’autres dérivés alimentaires. Rapide, efficace et adaptée au contexte local, Merlinox illustre parfaitement la vision d’Akakpo-Lado — créer des technologies “made in Togo” pour résoudre des problèmes bien réels.

    Une créativité prolifique et diversifiée

    Loin de s’arrêter à Merlinox, Edouard a développé de nombreuses autres machines destinées à optimiser la transformation agroalimentaire. Parmi elles :

    • Araricomax : une décortiqueuse pour arachides, haricots et soja.
    • Tomatomixer : destinée à la transformation de tomates.
    • Conpalmi : un concasseur de noix de palme.
    • Foyeco : un fourneau amélioré écologique qui réduit la consommation de bois.

    Ces inventions ont été conçues non pas dans un laboratoire isolé, mais dans un atelier humble, où chaque pièce et outil, même désuet, est utilisé pour améliorer constamment les prototypes.

    Des ambitions qui dépassent les frontières

    Au-delà de ses réalisations techniques, Edouard Akakpo-Lado est un penseur visionnaire. Il a fondé en 2015 le Centre de Recherche, d’Inventions et d’Innovations Technologiques (CRIIT Lado Concept), une structure dont l’objectif est d’encourager la créativité scientifique et technologique des jeunes au Togo et en Afrique. L’idée est d’insuffler une culture d’innovation qui puisse répondre aux défis du développement local, plutôt que de rester dépendant des technologies importées.

    En 2017, il met aussi sur pied l’Association des Jeunes pour la Promotion des Énergies Renouvelables et le Développement Durable (AJPER2D), qui œuvre pour des solutions respectueuses de l’environnement, notamment dans le domaine des foyers économiques et de la lutte contre la déforestation.

    Reconnaissances et distinctions

    Le travail d’Akakpo-Lado n’est pas passé inaperçu. En 2016, il figure dans la prestigieuse liste des “100 personnalités qui transforment l’Afrique” publiée par Financial Afrik, aux côtés d’éminents leaders africains. Cette reconnaissance souligne non seulement ses réalisations techniques, mais aussi son influence grandissante dans la pensée entrepreneuriale africaine.

    En 2019, il est élevé au rang de Chevalier de l’Ordre national du mérite au Togo, une distinction honorifique qui récompense son engagement au service de la communauté par l’innovation technologique.

    Sa carrière est également marquée par plusieurs prix internationaux, des programmes d’accompagnement d’entrepreneurs africains, et des reconnaissances dans le domaine de l’environnement et du développement durable.

    Un modèle pour les jeunes entrepreneurs africains

    Ce qui distingue Edouard Akakpo-Lado, au-delà de ses inventions, c’est son attitude entrepreneuriale. Il ne se contente pas de créer des machines : il veut créer un écosystème. Un écosystème où les jeunes inventeurs peuvent non seulement concevoir des solutions, mais aussi les produire, les commercialiser et les adapter en continu pour améliorer la vie de leurs communautés.

    Dans un continent où les défis d’accès à la technologie et aux financements restent importants, son exemple montre qu’avec de la passion, de la créativité et de la persévérance, il est possible de transformer de simples idées en outils concrets qui répondent aux besoins du quotidien.

    L’Afrique, source d’innovation

    Pour Edouard, l’innovation africaine ne doit pas imiter ; elle doit s’inspirer des réalités locales. Sa vision est claire : l’Afrique doit produire ses propres technologies, adaptées à ses défis économiques, sociaux et environnementaux, plutôt que d’importer des solutions qui ne prennent pas en compte ces spécificités.

    À travers ses machines, ses projets et son leadership, Akakpo-Lado inspire toute une nouvelle génération de jeunes entrepreneurs africains qui voient désormais la technologie comme un outil pour transformer leurs communautés, stimuler l’emploi et renforcer l’indépendance technologique du continent.

    Edouard Akakpo-Lado n’est pas seulement un inventeur, il est aussi la preuve vivante que, dans chaque contrainte, il y a une opportunité de créer, d’innover et de redéfinir l’avenir.

  • Koffi et Cindy, enfin unis

    Koffi et Cindy, enfin unis

    C’est une union qui fait vibrer la scène musicale congolaise. Après plus de vingt ans de collaboration artistique et de relation sentimentale, Koffi Olomidé et Cindy Le Cœur ont officialisé leur amour à travers un mariage civil célébré à Kinshasa, en République démocratique du Congo.

    Une nouvelle page s’ouvre ainsi pour le « Grand Mopao » et celle qui fut longtemps sa choriste vedette avant de devenir sa partenaire de vie.

    Une histoire de fidélité artistique et amoureuse

    La relation entre Koffi Olomidé et Cindy Le Cœur ne date pas d’hier. Entrée dans l’orchestre Quartier Latin au début des années 2000, Cindy s’est progressivement imposée comme l’une des voix féminines majeures du groupe. Sa présence scénique, son timbre suave et sa fidélité à l’artiste ont contribué à forger un duo complice, aussi bien sur scène que dans la sphère privée.

    Durant deux décennies, leur proximité a alimenté les rumeurs, les spéculations et les débats passionnés au sein de l’opinion publique congolaise. Entre démentis, silences stratégiques et apparitions remarquées lors de grands événements, le couple a entretenu un certain mystère.

    Ce mariage vient donc mettre fin aux interrogations : oui, l’histoire était bien réelle, et elle s’inscrit désormais dans un cadre officiel.

    Un mariage symbolique

    La cérémonie civile, organisée dans une ambiance sobre mais élégante, a réuni proches, amis et quelques figures du monde culturel. Si l’événement s’est voulu discret, les images relayées sur les réseaux sociaux ont rapidement enflammé la toile.

    Pour de nombreux fans, cette union représente plus qu’un simple mariage : elle symbolise la consécration d’un amour longtemps exposé aux vents contraires. Cindy Le Cœur, souvent perçue comme l’ombre fidèle du maestro, accède désormais à un statut officiel aux côtés de l’icône de la rumba congolaise.

    Pour Koffi Olomidé, cette union marque également un tournant personnel. Après son divorce prononcé en 2022 avec son ex-épouse Aliya, l’artiste semblait déterminé à clarifier sa situation sentimentale. Ce remariage apparaît ainsi comme une volonté d’assumer publiquement son choix de vie.

    Réactions contrastées

    Comme souvent avec les grandes figures publiques, les réactions sont partagées. De nombreux admirateurs saluent un « amour patient » et félicitent le couple pour cette étape décisive. D’autres, plus critiques, évoquent les polémiques passées entourant la vie privée du chanteur.

    Mais au-delà des débats, une réalité s’impose : Koffi Olomidé demeure une figure incontournable de la musique africaine, et chaque événement de sa vie personnelle prend une dimension médiatique majeure.

    Une nouvelle ère pour le couple

    Au plan artistique, cette officialisation pourrait également renforcer la dynamique du duo. Cindy Le Cœur, déjà bien installée dans le paysage musical congolais, pourrait voir son rôle évoluer davantage, aussi bien dans les productions que sur les grandes scènes internationales.

    Mariés civilement, les deux artistes semblent décidés à écrire un nouveau chapitre, à la fois intime et professionnel.

    Dans un univers où les histoires d’amour résistent rarement à l’épreuve du temps et de la célébrité, Koffi et Cindy choisissent d’afficher leur union au grand jour. Un pari sur l’avenir, sous le regard attentif de tout un continent.

Radio Renouveau228

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