Auteur/autrice : La Rédaction

  • Affaire Bitala Madjoulba : la Cour d’appel militaire alourdit les peines

    Affaire Bitala Madjoulba : la Cour d’appel militaire alourdit les peines

    La Cour d’appel militaire du Togo a rendu son verdict, vendredi 27 février, dans le procès en appel relatif à la mort du colonel Bitala Madjoulba. La juridiction a confirmé la décision de première instance, tout en alourdissant les peines infligées aux accusés, avec une augmentation moyenne de cinq ans d’emprisonnement.

    Ce nouveau jugement vient clore un épisode judiciaire particulièrement suivi au Togo. En première instance, plusieurs accusés avaient été reconnus coupables dans cette affaire qui avait profondément marqué l’opinion publique et les rangs des forces armées. La Cour d’appel militaire, après réexamen des faits et des arguments développés par la défense et le ministère public, a estimé que les peines initiales devaient être revues à la hausse.

    Des peines confirmées et aggravées

    Dans sa décision, la juridiction a validé les déclarations de culpabilité prononcées en première instance. Toutefois, considérant la gravité des faits et les circonstances entourant la disparition du haut gradé, elle a jugé nécessaire de renforcer le caractère dissuasif des sanctions.

    Selon des sources judiciaires, l’alourdissement des peines vise à tenir compte de nouveaux éléments d’appréciation et à affirmer l’autorité de la justice militaire. Les accusés voient ainsi leurs condamnations augmentées de cinq ans en moyenne, un signal fort envoyé par la Cour.

    Une affaire sensible

    La mort du colonel Bitala Madjoulba, officier supérieur respecté, avait suscité une vive émotion au sein de l’armée et dans la population. Les circonstances de son décès avaient conduit à l’ouverture d’une enquête approfondie, débouchant sur un procès en première instance, puis sur cet appel.

    Tout au long de la procédure, les débats ont été nourris, les avocats de la défense plaidant tantôt l’innocence, tantôt l’atténuation des responsabilités. De son côté, le ministère public a soutenu la nécessité de sanctions exemplaires, au regard de la portée symbolique de l’affaire.

    Un tournant judiciaire

    Avec ce verdict du 27 février, la Cour d’appel militaire tourne une page importante du dossier. En confirmant la culpabilité des accusés tout en aggravant leurs peines, elle affirme sa volonté de garantir la discipline et la cohésion au sein des forces armées.

    Reste désormais la possibilité, pour les condamnés, d’exercer d’éventuels recours prévus par la loi. En attendant, cette décision marque une étape décisive dans une affaire qui aura durablement marqué la justice militaire togolaise.

  • Ligue des champions : des chocs explosifs en 8es de finale

    Ligue des champions : des chocs explosifs en 8es de finale

    Le tirage au sort des huitièmes de finale de la Ligue des champions a réservé son lot d’affiches prestigieuses et de duels à haute intensité. Entre classiques européens et confrontations inédites, la phase à élimination directe promet du spectacle et une bataille tactique de haut niveau.

    PSG – Chelsea : parfum de retrouvailles

    Le Paris Saint-Germain croisera le fer avec Chelsea FC dans un duel qui rappelle plusieurs précédents en C1. Les Parisiens miseront sur leur puissance offensive et leur expérience récente des grands rendez-vous. En face, les Blues, en reconstruction mais toujours redoutables en Europe, tenteront de faire parler leur impact physique et leur discipline tactique. Une confrontation indécise où chaque détail comptera.

    Galatasaray – Liverpool : l’enfer d’Istanbul

    Ambiance bouillante garantie entre Galatasaray et Liverpool FC. Les Reds partent favoris sur le papier grâce à leur vécu continental, mais le déplacement à Istanbul s’annonce périlleux. Galatasaray, solide à domicile, rêve d’un exploit face à un géant anglais habitué aux soirées européennes électriques.

    Real Madrid – Manchester City : finale avant l’heure ?

    C’est sans doute l’affiche la plus attendue. Real Madrid défiera Manchester City dans un choc entre deux références du football européen moderne. Les Madrilènes, rois historiques de la compétition, affrontent le champion d’Angleterre au jeu collectif parfaitement huilé. Un duel tactique entre deux effectifs d’exception qui pourrait ressembler à une finale avant l’heure.

    Atalanta – Bayern : opposition de styles

    Atalanta BC aura fort à faire face au Bayern Munich. L’équipe italienne, réputée pour son intensité et son jeu offensif décomplexé, devra contenir la machine bavaroise, toujours redoutable dans les matchs couperets. Le Bayern part favori, mais l’Atalanta a déjà prouvé qu’elle savait bousculer les cadors.

    Newcastle – Barcelone : duel d’ambitions

    Le retour de Newcastle United sur la grande scène européenne se poursuit avec un choc face au FC Barcelone. Les Magpies, portés par un projet ambitieux, défient un Barça en quête de renouveau continental. L’opposition entre intensité anglaise et maîtrise technique catalane promet un duel captivant.

    Atlético – Tottenham : combat stratégique

    Atlético de Madrid affrontera Tottenham Hotspur dans une confrontation qui s’annonce tactique et fermée. Les Colchoneros excelleront dans l’art du contre et de la gestion des temps faibles, tandis que les Spurs chercheront à imposer rythme et verticalité.

    Bodø/Glimt – Sporting : rêve nordique

    Enfin, FK Bodø/Glimt poursuit son aventure face au Sporting CP. Les Norvégiens, surprenants et audacieux, auront l’avantage d’un terrain difficile. Le Sporting, plus expérimenté, devra éviter le piège arctique.

    Dernière affiche : Bayer 04 Leverkusen contre Arsenal FC, un duel entre deux équipes joueuses et ambitieuses. Entre pressing intense et transitions rapides, cette double confrontation pourrait offrir l’un des spectacles les plus ouverts de ces huitièmes.

    Une chose est certaine, ces 8es de finale s’annoncent explosifs et pourraient déjà redessiner la hiérarchie européenne.

  • Dr Cyrille Kossigan Kokou-Kpolou témoin d’un vote unanime historique au Québec

    Dr Cyrille Kossigan Kokou-Kpolou témoin d’un vote unanime historique au Québec

    Au Québec, une motion historique a été adoptée à l’unanimité afin de reconnaître la contribution des communautés noires, en présence du Dr Cyrille Kossigan Kokou-Kpolou, invité d’honneur, au cœur d’un moment institutionnel d’une grande portée symbolique.

    Une reconnaissance officielle au sommet de l’État québécois

    L’Assemblée nationale du Québec a vécu un moment fort dans le cadre du Mois de l’histoire des Noirs. Une motion reconnaissant officiellement l’apport historique, social, culturel et économique des communautés noires à l’édification du Québec contemporain a été déposée et adoptée à l’unanimité par les députés.

    Portée par la députée Madwa-Nika Cadet au nom de l’Opposition officielle, la motion a été présentée en Chambre lors de la période de questions, avant de faire l’objet d’un débat. Son adoption unanime envoie un signal politique rare et puissant : au-delà des divergences partisanes, les élus québécois reconnaissent d’une seule voix la contribution essentielle des communautés noires à la société québécoise.

    Présent à cette séance en qualité d’invité d’honneur, le Dr Cyrille Kossigan Kokou-Kpolou a salué un « moment institutionnel significatif, au service de la mémoire, de la reconnaissance et de la justice symbolique ».

    L’unanimité : un geste politique et symbolique majeur

    Dans un contexte où les débats identitaires et sociaux peuvent diviser, l’unanimité revêt une portée particulière. Elle signifie que la reconnaissance des communautés noires ne relève pas d’un positionnement partisan, mais d’un engagement collectif de l’institution parlementaire.

    Cette adoption constitue une avancée en matière de justice symbolique. Pendant longtemps, l’histoire des communautés noires est restée marginale dans les récits officiels. Or, leur contribution traverse tous les secteurs : entrepreneuriat, culture, enseignement, santé, innovation, engagement communautaire. En l’inscrivant dans une motion officielle, le Parlement québécois contribue à corriger une invisibilisation historique.

    Au-delà du symbole, cette reconnaissance peut aussi nourrir des politiques publiques plus inclusives. Elle favorise un climat de dialogue et ouvre la voie à des initiatives éducatives et culturelles renforçant la cohésion sociale.

    La matinée parlementaire s’est d’ailleurs conclue par une rencontre officielle entre les députés et les représentants présents, consolidant cette volonté d’échange institutionnel.

    Dr Cyrille Kossigan Kokou-Kpolou, un universitaire togolais engagé

    Originaire du Togo, le Dr Cyrille Kossigan Kokou-Kpolou est une figure montante du monde académique francophone. Professeur adjoint en psychologie clinique de la santé à l’Université Laval, il enseigne à l’École de psychologie et mène des travaux de recherche reconnus.

    Titulaire d’un doctorat en psychologie clinique, il a également effectué un stage postdoctoral à l’Université d’Ottawa. Ses recherches portent notamment sur la santé mentale, le deuil prolongé, les traumatismes psychologiques et les enjeux transculturels.

    Spécialiste des dynamiques psychologiques en contexte de crise, il s’est illustré par des travaux sur la résilience communautaire et les impacts psychiques d’événements collectifs majeurs, dont la pandémie de COVID-19. Son approche intègre une perspective interculturelle, attentive aux réalités des minorités et des diasporas.

    Au-delà de ses activités scientifiques, le Dr Kokou-Kpolou s’engage dans le débat public, notamment sur les questions de santé mentale en Afrique de l’Ouest et sur les enjeux de reconnaissance des communautés issues de l’immigration.

    Sa présence à l’Assemblée nationale du Québec, lors de l’adoption de cette motion historique, symbolise le lien entre savoir académique, mémoire collective et engagement citoyen.

    Une reconnaissance tournée vers l’avenir

    L’adoption unanime de cette motion dépasse le cadre d’une simple commémoration annuelle. Elle inscrit dans la mémoire institutionnelle du Québec la contribution déterminante des communautés noires à son développement.

    Comme l’a résumé le Dr Kokou-Kpolou : « Reconnaître l’histoire, c’est aussi construire l’avenir sur des bases plus justes et inclusives. » Un message qui résonne bien au-delà des murs du Parlement.

  • Plage du Golfe 1 : les tenanciers de bars implorent un sursis

    Plage du Golfe 1 : les tenanciers de bars implorent un sursis

    Les tenanciers de bars et restaurants de la plage situés à la plage du Golfe, à la veille de date butoir de sommation et de déguerpissement, implorent la clémence de Faure Gnassingbé.

    Au cours d’un point de presse animé ce 26 février 2026 sur leur site, les tenanciers de bars et restaurants de la plage du Golfe 1 ont exprimé leur désarroi face à la situation à laquelle ils sont confrontés, notamment la sommation de déguerpir avant le 28 février 2026 que leur a adressée le maire de la commune du Golfe 1.

    À quelques jours de la date butoir fixée par cette mise en demeure, les exploitants se tournent vers le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, à qui ils demandent de voler à leur secours.

    Loin d’ouvrir un bras de fer avec l’autorité municipale, ils affirment comprendre la décision du maire, mais sollicitent qu’un délai de dix mois leur soit accordé. Ce moratoire leur permettrait notamment d’éponger les dettes contractées auprès des institutions financières et de retirer progressivement leurs effets des lieux.

    La suite des informations dans ces deux fichiers:

  • Frontière maritime : Accra saisit l’arbitrage international, Lomé réagit

    Frontière maritime : Accra saisit l’arbitrage international, Lomé réagit

    Le différend relatif à la délimitation de la frontière maritime entre le Togo et le Ghana prend une nouvelle tournure. Dans un communiqué rendu public le 25 février 2026 à Lomé, le gouvernement togolais annonce avoir été officiellement notifié, le 20 février, de la décision des autorités ghanéennes d’engager une procédure d’arbitrage international. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM) du 10 décembre 1982.

    Un différend ancien ravivé par des incidents maritimes

    Selon le gouvernement togolais, plusieurs incidents survenus entre novembre 2016 et mai 2018 dans un espace maritime non encore délimité ont mis en évidence l’urgence de fixer une frontière maritime commune. Ces événements avaient ravivé les préoccupations liées à la souveraineté et à l’exploitation des ressources dans cette zone stratégique du Golfe de Guinée.

    Face à ces tensions, les deux pays avaient opté pour la voie du dialogue. Dès juin 2018, à travers la Commission Nationale des Frontières Maritimes du Togo (CNFMT) et la Ghana Boundary Commission, des négociations avaient été engagées en vue d’aboutir à une délimitation consensuelle, conformément aux principes consacrés par la CNUDM.

    Des engagements de retenue mutuelle

    Les discussions bilatérales avaient connu une étape importante en août 2019, lors de la cinquième réunion plénière tenue à Accra. À cette occasion, les deux parties s’étaient engagées à s’abstenir de toute action en mer susceptible de compromettre le climat de fraternité, de paix et de sérénité entre les deux États.

    Mais la décision d’Accra de soumettre le différend à l’arbitrage international marque un changement d’approche. Pour Lomé, ce choix traduit une volonté du Ghana de sortir du cadre des négociations bilatérales jusque-là privilégiées.

    Lomé réaffirme son attachement au règlement pacifique

    Dans son communiqué, le gouvernement togolais dit « prendre acte » de cette décision, tout en réaffirmant son attachement aux principes de règlement pacifique des différends, au bon voisinage et à la coopération fraternelle entre États.

    Lomé souligne également son engagement en faveur d’un règlement fondé sur le droit international, notamment les principes de justice et d’équité prônés par la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer. Les autorités togolaises insistent sur le respect des instruments juridiques internationaux auxquels les deux pays sont parties.

    Cette nouvelle phase du différend maritime entre le Togo et le Ghana ouvre ainsi la voie à une procédure arbitrale internationale dont l’issue sera déterminante pour la clarification définitive des frontières maritimes entre les deux voisins ouest-africains. En attendant, le gouvernement togolais se veut rassurant, affichant sa volonté de préserver la paix et la stabilité dans ses relations avec Accra.

  • Samuel Nibombé : une nouvelle étoile monégasque, héritier d’une légende togolaise

    Samuel Nibombé : une nouvelle étoile monégasque, héritier d’une légende togolaise

    Le 25 février 2026, dans l’antre du Paris Saint‑Germain au Parc des Princes, un moment particulier a marqué les 8es de finale retour de la Ligue des champions. En toute fin de match, Samuel Nibombé, jeune milieu de 18 ans formé à Monaco, a foulé la pelouse pour faire ses grands débuts professionnels en Ligue des champions dans une rencontre spectaculaire qui s’est soldée sur un score de 2-2 face à l’un des géants du football européen.

    Ce geste, certes bref, reste historique : il inscrit pour la première fois son nom dans la plus prestigieuse des compétitions européennes à seulement 18 ans. Déjà international belge avec les catégories jeunes (U19), Samuel incarne une génération ambitieuse et talentueuse, prête à gravir les échelons du football mondial.

    Un profil physique et technique rare

    Dès son arrivée à l’ASM en 2023, Samuel a impressionné par sa stature et ses qualités athlétiques. Mesurant près de 1,98 m, il possède un gabarit idéal pour les duels et la couverture de terrain, ce qui lui permet de se projeter comme un milieu défensif ou un défenseur capable d’imposer sa présence physique dans l’entrejeu ou en charnière.

    Mais au-delà de son physique, c’est sa qualité technique qui séduit les observateurs. À l’Académie monégasque, il a su démontrer une excellente lecture du jeu, une capacité à anticiper les trajectoires et une relance propre et intelligente, faisant de lui un élément à la fois sûr dans la récupération et efficace dans la transition offensive. Ses coaches louent également sa maturité tactique, rare chez un joueur de son âge, capable de s’adapter à plusieurs postes tout en conservant une grande sérénité dans l’impact physique et mental du jeu. Ses performances avec les jeunes monégasques en Youth League ont confirmé qu’il avait un potentiel de très haut niveau.

    Un héritage familial fort

    Samuel n’est pas seulement un jeune talent prometteur. Il est aussi le fils de Daré Nibombé, l’un des défenseurs emblématiques du football togolais, connu pour sa carrière professionnelle en Europe et notamment pour avoir été capitaine des Éperviers du Togo, équipe qu’il a également dirigée plus récemment en tant que sélectionneur.

    Le nom Nibombé résonne donc avec force dans l’histoire du football togolais : Daré a marqué son époque par son leadership, sa combativité et son engagement sans faille pour les couleurs jaunes. Aujourd’hui, son fils écrit à son tour les premières pages de sa carrière. Un parallèle naturel et une perspective qui fait rêver les supporters togolais.

    Belgique ou Togo ? Un choix de cœur à venir

    Bien que Samuel ait représenté la Belgique chez les jeunes, il reste éligible pour jouer avec le Togo, pays d’origine de son père, dont il conserve la nationalité. Cette dualité n’est pas sans rappeler les débats qui entourent de nombreux jeunes talents multiculturels en Europe. Pour l’instant, il semble focalisé sur son développement en club et dans les sélections belges jeunes, mais l’idée de revêtir un jour la tunique jaune des Éperviers pourrait très bien séduire ce jeune joueur conscient de ses racines.

    Vers un avenir prometteur

    La qualification pour les 8es de finale de la Ligue des champions n’a pas souri à Monaco, mais pour Samuel, ce passage sur la scène européenne n’est que le début. Tant par sa capacité à lire le jeu que par son impact physique impressionnant, il incarne l’espoir d’un grand avenir. Et qui sait : peut-être qu’un jour, le nom de Nibombé éclatera aux côtés des Éperviers, inspirant toute une génération togolaise, tout comme son père l’a fait avant lui.

  • Ousmane Sonko charge le FMI: une sortie au vitriol

    Ousmane Sonko charge le FMI: une sortie au vitriol

    Le ton était ferme, les mots soigneusement choisis mais sans détour. Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, s’en est frontalement pris au Fonds monétaire international (FMI), lors d’une récente intervention publique qui fait grand bruit à Dakar comme dans les cercles financiers internationaux.

    Dans un contexte de tensions budgétaires et de renégociations de programmes économiques, le chef du gouvernement, au cours d’une séance très suivie à l’Assemblée nationale, a dénoncé ce qu’il considère comme une “tutelle déguisée” sur les politiques publiques africaines.

    Une critique frontale des conditionnalités

    Au cœur de son réquisitoire : les conditionnalités imposées par le FMI aux États en difficulté. Ousmane Sonko a fustigé des exigences qu’il juge “déconnectées des réalités sociales”, notamment en matière de réduction des subventions, de maîtrise de la masse salariale et de réformes fiscales rapides.

    Selon lui, ces mesures, souvent présentées comme des remèdes techniques, ont des conséquences sociales lourdes : hausse du coût de la vie, tensions sociales accrues et fragilisation des services publics. “On ne peut pas exiger des sacrifices permanents des populations tout en prétendant soutenir le développement”, a-t-il martelé, appelant à une refonte des mécanismes d’intervention du FMI en Afrique.

    Souveraineté économique en ligne de mire

    Cette sortie s’inscrit dans une ligne politique assumée : la reconquête de la souveraineté économique. Ousmane Sonko défend depuis plusieurs années l’idée d’un modèle de développement plus autonome, moins dépendant des bailleurs internationaux.

    Face au FMI, il a rappelé que le Sénégal entendait désormais négocier “d’égal à égal”, en mettant en avant ses priorités nationales. Il a notamment insisté sur la nécessité de préserver les dépenses sociales et les investissements structurants, même en période d’ajustement budgétaire.

    Pour le Premier ministre, l’Afrique doit sortir d’une logique d’assistance pour entrer dans une dynamique de partenariat. Il a ainsi appelé à repenser les règles du jeu financier international, estimant que les institutions de Bretton Woods n’ont pas suffisamment évolué pour prendre en compte les spécificités des économies africaines.

    Un discours qui résonne au-delà du Sénégal

    La charge d’Ousmane Sonko dépasse le cadre strictement sénégalais. Dans plusieurs pays du continent, les programmes du FMI sont régulièrement critiqués pour leurs impacts sociaux. Sa prise de position trouve donc un écho particulier auprès d’une jeunesse africaine en quête de dignité économique et de justice sociale.

    Toutefois, cette posture n’est pas sans risques. Le Sénégal reste engagé dans des discussions financières cruciales, et la stabilité macroéconomique demeure un enjeu central. Les partenaires techniques et financiers observent attentivement l’évolution des relations entre Dakar et le FMI.

    Entre rupture et réalisme

    Si le ton est offensif, la stratégie reste à préciser. S’agit-il d’un repositionnement rhétorique pour peser davantage dans les négociations ? Ou d’un véritable tournant dans les relations avec le FMI ?

    Une chose est certaine : en “dézinguant” publiquement le Fonds monétaire international, Ousmane Sonko a envoyé un signal fort. Celui d’un pouvoir qui entend rompre avec certaines pratiques du passé et redéfinir les termes de la coopération financière. Reste à savoir si cette posture débouchera sur une nouvelle doctrine économique ou sur un bras de fer aux conséquences imprévisibles.

  • Forfaits télécoms : ATC, LCT et MMLK lèvent le voile et appellent à la vigilance

    Forfaits télécoms : ATC, LCT et MMLK lèvent le voile et appellent à la vigilance

    À la faveur d’une conférence de presse tenue mercredi au CESAL, l’Association des consommateurs du Togo (ATC), la Ligue des consommateurs du Togo (LCT) et le Mouvement Martin Luther King (MMLK) ont apporté des éclairages sur la nouvelle réglementation adoptée par l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP). Au cœur de cette réforme : la possibilité pour les abonnés de récupérer leurs forfaits voix et data non consommés, jusque-là automatiquement perdus à expiration.

    La fin des pertes automatiques de crédits

    Jusqu’à récemment, les consommateurs voyaient leurs mégas et minutes disparaître dès la date de validité dépassée. Désormais, cette pratique est appelée à disparaître. Selon la déclaration conjointe des trois organisations, « la conservation des forfaits non consommés implique la fin des pertes automatiques des Mo ou minutes à l’expiration du délai de validité ».

    Concrètement, un abonné pourra conserver ses volumes restants à condition de souscrire à nouveau à la même offre dans un délai variant de 10 à 30 jours selon le type de forfait. Une mesure saluée comme une avancée majeure en matière de protection des droits des consommateurs, dans un contexte où la régulation du secteur repose de plus en plus sur la donnée.

    Autre innovation importante : la facturation à l’octet. Les services Internet seront désormais facturés à la plus petite unité de consommation, mettant fin aux arrondis au mégaoctet supérieur. Chaque franc dépensé devra ainsi correspondre à une consommation réelle, renforçant la transparence tarifaire.

    SIM, alertes et nouvelles obligations des opérateurs

    La réforme ne s’arrête pas aux forfaits. Les associations confirment également l’extension de la durée de vie des cartes SIM. Le délai d’inactivité avant la désactivation d’un numéro passe de trois à six mois, offrant un répit appréciable aux abonnés occasionnels ou en déplacement prolongé.

    Par ailleurs, les opérateurs ont désormais l’obligation d’informer leurs clients de l’expiration imminente de leurs avantages. Cette alerte devra intervenir au moins 48 heures à l’avance, ou trois heures pour les forfaits de courte durée. Une disposition destinée à éviter les mauvaises surprises et à permettre aux consommateurs d’anticiper.

    Un processus inclusif depuis 2024

    Pour l’ATC, la LCT et le MMLK, cette décision n’est pas le fruit du hasard. Elle résulte d’un processus de consultation inclusif engagé depuis décembre 2024. Les trois organisations affirment avoir été associées à toutes les étapes de l’élaboration du texte.

    Elles disent avoir formulé des propositions concrètes, fondées sur les plaintes récurrentes reçues quotidiennement. Les tournées de sensibilisation menées auprès des consommateurs, avec l’appui du régulateur, auraient également contribué à faire évoluer les pratiques. La nouvelle réglementation repose désormais sur des principes de transparence, de non-discrimination et d’équité.

    Entrée en vigueur et appel à la vigilance

    Les directives entreront en vigueur le 20 avril prochain. Les associations appellent les opérateurs Moov Africa Togo et Yas Togo à s’y conformer pleinement.

    Tout en réaffirmant leur engagement à veiller à l’application effective des mesures, elles invitent les consommateurs à rester vigilants et à signaler tout manquement. « Nous ne sommes ni omniprésents ni omnipotents », rappelle Dr Emmanuel Sogadji, président de la LCT. En cas de violation, les usagers sont encouragés à porter plainte et à contacter le numéro vert de l’ARCEP (80008000). Car, insistent les responsables, c’est aussi grâce aux remontées des consommateurs que d’autres décisions pourront être prises pour consolider ces acquis.

  • Procès en appel sur la mort du colonel Bitala Madjoulba : des peines de 3 à 50 ans requises

    Procès en appel sur la mort du colonel Bitala Madjoulba : des peines de 3 à 50 ans requises

    Au Togo, le procès en appel des sept personnes accusées dans l’affaire de l’assassinat du colonel Bitala Madjoulba a connu une étape judiciaire majeure le 25 février 2026, lorsque le procureur général de la cour d’appel militaire a requis des peines comprises entre 3 et 50 ans d’emprisonnement contre les prévenus.

    Cet événement relance un dossier qui a profondément marqué l’opinion publique togolaise et secoué l’armée nationale depuis la mort du haut gradé en mai 2020.

    Rappel des faits : une mort mystérieuse au cœur de l’armée

    Le colonel Bitala Madjoulba était commandant du 1er Bataillon d’intervention rapide (BIR) des Forces armées togolaises, une unité d’élite. Il a été tué par balle dans son bureau à Lomé dans la nuit du 3 au 4 mai 2020, quelques heures après la cérémonie d’investiture du président Faure Gnassingbé pour un nouveau mandat.

    Sa disparition brutale avait suscité une vive émotion dans le pays, compte tenu de son statut et de son rôle dans l’appareil militaire. Une enquête judiciaire a été ouverte immédiatement, avec notamment des expertises balistiques demandées à la France.

    Première instance : un verdict jugé trop clément

    Lors du premier procès, qui s’est tenu devant le tribunal militaire de Lomé :

    Deux des accusés ont été relaxés. Cinq autres ont été condamnés à des peines allant de 5 à 20 ans de prison pour des chefs d’accusation tels que complicité d’assassinat, entrave à la justice et atteinte à la sécurité intérieure de l’État.

    Parmi les mis en cause figuraient des officiers supérieurs, dont l’ancien chef d’état-major général des Forces armées togolaises, le général Félix Abalo Kadanga, ainsi que le chauffeur du colonel Madjoulba et une secrétaire présente dans la garnison cette nuit-là.

    Cependant, ce verdict avait été considéré comme trop clément par l’État togolais, qui a décidé de faire appel afin d’obtenir des sanctions plus sévères.

    Réquisitions de l’appel : des peines plus dures

    Devant la cour d’appel militaire, le procureur général a vivement critiqué le jugement de première instance, estimant que les peines prononcées ne reflètent pas la gravité des faits. Il a présenté les faits comme le fruit d’un complot minutieux avec intention de tuer, arguant que les accusés faisaient appel « pour narguer la justice ».

    Le ministère public a ainsi requis des peines allant de 3 à 50 ans d’emprisonnement, avec la demande de la peine la plus lourde pour : le général Félix Abalo Kadangha, le colonel Ali Kodjo et le chauffeur du colonel Madjoulba.

    Les auditions récentes devant la cour d’appel ont révélé des positions très similaires à celles du premier procès, certains accusés affirmant notamment ne pas avoir entendu de coups de feu dans la nuit du drame, à l’exception d’une sentinelle qui avait cru à l’éclatement d’un pneu.

    Réactions et enjeux

    Ce procès en appel est perçu comme un test important pour le système judiciaire togolais, confronté à des questions sensibles sur l’état de droit, la responsabilité militaire et la transparence dans une affaire touchant directement l’armée et la sécurité intérieure.

    Du côté de la défense, certains avocats ont déjà dénoncé des vices de procédure et un manque de preuves tangibles dès le premier procès, accusations qui continuent d’être soulevées dans le cadre de l’appel.

    Les plaidoiries sont prévues pour se poursuivre dans les prochains jours, et l’on attend désormais les décisions de la cour pour mesurer l’impact de cette affaire sur le climat politique et institutionnel au Togo.

    Si tu le souhaites, je peux te mettre en forme cet article pour publication (version presse ou réseau social) ou te fournir un contexte plus large sur les conséquences politiques et sociales de cette affaire au Togo.

  • Elyaz Zidane, l’Algérie devra patienter

    Elyaz Zidane, l’Algérie devra patienter

    L’avenir international d’Elyaz Zidane continue d’alimenter les débats des deux côtés de la Méditerranée. International français U20, le fils cadet de Zinédine Zidane est bel et bien dans le viseur de la Fédération algérienne de football. Mais pour l’heure, aucun changement officiel n’est acté.

    La situation rappelle celle de son grand frère, Luca Zidane. En octobre dernier, le gardien, aujourd’hui à Granada CF, en deuxième division espagnole, a choisi de représenter l’Algérie après avoir pourtant évolué dans les sélections de jeunes françaises. Un choix fort, symbolique, qui a naturellement ravivé les espoirs de voir un autre Zidane suivre le même chemin.

    Elyaz, défenseur central de 20 ans, poursuit quant à lui sa progression avec l’équipe réserve du Real Betis. Du haut de son mètre 96, il s’est déjà illustré avec les Bleuets, notamment lors de la Coupe du monde U20 disputée l’an dernier. Comme son frère avant lui, il a porté le maillot tricolore dans les catégories de jeunes, ce qui implique aujourd’hui une procédure administrative précise s’il souhaite changer de nationalité sportive.

    Selon les informations de La Gazette du Fennec, aucune démarche officielle n’a encore été engagée par le joueur. Pour pouvoir défendre les couleurs algériennes, Elyaz devra obtenir un changement validé par la Fédération française de football. Sans ce feu vert, toute convocation resterait impossible.

    Pas de convocation en mars

    À court terme, la tendance est claire : Elyaz Zidane ne rejoindra pas la sélection algérienne lors du prochain rassemblement. À moins d’un revirement administratif immédiat, les délais apparaissent trop serrés pour envisager une présence lors des matchs amicaux de mars. La sélection dirigée par Vladimir Petković doit affronter le Guatemala et l’Uruguay en Italie, mais le nom du jeune défenseur ne figure pas dans les plans immédiats.

    Cette hésitation refroidit temporairement les ardeurs des supporters des Fennecs, qui rêvent de voir un nouveau Zidane enfiler le maillot vert. L’attente pourrait toutefois n’être que provisoire. À 20 ans, Elyaz dispose encore de temps pour trancher une décision aussi structurante pour sa carrière internationale.

    Entre attachement à la France, où il a été formé, et héritage familial lié à l’Algérie, le choix n’est pas anodin. Une chose est sûre : le dossier reste ouvert. Et tant qu’aucune décision officielle n’est prise, l’espoir demeure du côté d’Alger. Les prochaines semaines seront déterminantes pour savoir si l’histoire des Zidane avec l’Algérie s’écrira à deux chapitres… ou restera une affaire de frère aîné.

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