Les occupants illégaux du littoral disposent d’une dernière chance pour libérer volontairement les lieux.
Les occupants installés illégalement sur le littoral togolais disposent désormais d’un ultime délai de trois semaines pour démonter leurs installations avant le lancement des opérations de déguerpissement. L’annonce a été faite vendredi à Lomé par le comité ad hoc chargé de la lutte contre les occupations anarchiques du domaine public, au cours d’un point de presse présidé par la gouverneure du District autonome du Grand Lomé (DAGL), Zouréhatou Kassah-Traoré.
« Ce point de presse est consacré à l’opération d’intérêt général de libération du littoral togolais. Il répond à la volonté du Gouvernement de préserver le domaine public, de veiller au respect de la loi et de promouvoir un cadre de vie plus sûr, plus salubre et plus harmonieux pour l’ensemble de nos concitoyens », a déclaré la gouverneure.
Une ultime chance avant les opérations
Selon les autorités, cette décision s’inscrit dans une politique de préservation du domaine public maritime et de respect de la réglementation en vigueur. Elle vise également à garantir un environnement plus sécurisé et plus sain pour les populations.
Le comité ad hoc insiste sur le fait que cette mesure n’intervient pas de manière brutale. Depuis juin 2025, plusieurs séances de concertation ont été organisées avec les propriétaires de bars, restaurants et autres exploitants installés sur le littoral afin de favoriser un départ volontaire.
Des reports successifs, mais des engagements non tenus
Au fil des mois, plusieurs échéances ont été accordées aux occupants. Initialement fixée à fin février 2026, la date de libération des emprises a été successivement reportée au 31 mars, puis au 30 juin 2026. Malgré ces délais, les autorités constatent que les engagements pris n’ont pas été respectés.
Une dernière proposition formulée par l’Association des tenanciers des bars (ATER), qui sollicitait un report jusqu’au 4 janvier 2027, a été rejetée par le gouvernement. Les autorités estiment qu’un tel calendrier prolongerait une occupation considérée comme irrégulière et contraire à l’intérêt général. Les occupants disposent désormais de trois semaines pour quitter volontairement les lieux avant l’intervention des services compétents.
Le paysage universitaire togolais poursuit sa transformation avec l’Université de Datcha, désormais troisième université publique du pays après celles de Lomé et de Kara.
Pensée comme un pôle d’excellence au cœur de la région des Plateaux, cette institution ambitionne de rapprocher l’enseignement supérieur des jeunes de l’intérieur du pays tout en répondant aux besoins de développement économique et social.
Créée par décret en septembre 2023, l’Université de Datcha est orientée vers des formations professionnalisantes, scientifiques et technologiques. Son implantation vise notamment à décongestionner les deux universités publiques existantes, tout en réduisant les coûts de déplacement et de logement pour les étudiants issus des régions centrales et des Plateaux.
Le campus, dont la première pierre a été posée en avril 2025, est conçu autour d’infrastructures modernes. La première phase comprend une Faculté des sciences de la santé, un Institut des métiers de l’agriculture, un Institut polytechnique de l’innovation, un bâtiment de la présidence ainsi qu’un restaurant universitaire. Ces filières ont été choisies pour répondre aux besoins stratégiques du pays en matière de santé, d’agriculture, d’innovation et d’industrialisation.
À la tête de cette jeune institution se trouve le Professeur Essohanam Batchana, nommé président de l’Université de Datcha. Universitaire reconnu pour son expérience dans la gouvernance académique, il aura pour mission de mettre en place les structures administratives, pédagogiques et scientifiques de cette nouvelle université, appelée à devenir un véritable moteur de recherche, d’innovation et de développement régional.
Au-delà de sa vocation académique, l’Université de Datcha représente un levier de développement local. Son implantation devrait favoriser la création d’emplois, stimuler l’économie de la région et renforcer l’accès à un enseignement supérieur de qualité. À travers ce projet, le Togo confirme sa volonté de bâtir un système universitaire plus équilibré, inclusif et tourné vers les défis de demain
Une formation de l’ATJ2E, avec le soutien d’EGENT Togo, veut renforcer le rôle des médias dans la promotion des énergies renouvelables.
Face aux défis climatiques et aux besoins croissants en énergie, les journalistes togolais sont invités à jouer un rôle de premier plan dans la sensibilisation du public. C’est dans cette dynamique que l’Association Togolaise des Journalistes Engagés pour l’Environnement (ATJ2E) a organisé, jeudi à Lomé, une session de formation consacrée à la transition énergétique, avec l’appui d’EGENT Togo.
À l’ouverture des travaux, le président de l’ATJ2E, Hector Sann’do Nammangue, a dressé un constat préoccupant. S’appuyant sur une étude menée dans cinq pays ouest-africains, il a indiqué que moins de 1 % des contenus médiatiques traitent des énergies renouvelables. Une situation qu’il attribue au manque de formation spécialisée, à l’accès limité aux données scientifiques et aux difficultés économiques auxquelles sont confrontées les rédactions.
« Face à cette réalité, la transition énergétique n’est plus une option. Elle est devenue une nécessité », a-t-il déclaré, invitant les professionnels des médias à considérer cette thématique comme « un enjeu vital et accessible à tous les citoyens ». Il les a exhortés à multiplier les reportages, enquêtes et interviews sur les solutions locales, en donnant davantage de visibilité aux innovateurs, chercheurs, entrepreneurs, femmes et jeunes engagés dans ce secteur.
EGENT Togo mise sur l’information pour démocratiser le solaire
Partenaire de cette initiative, EGENT Togo entend faire des médias des relais d’information sur les avantages de l’énergie solaire. Son directeur général, Awuté Komla, estime que le principal obstacle au développement de cette énergie reste « un défi d’information».
Il a rappelé que le solaire permet aux ménages de devenir progressivement « propriétaires énergétiques », tout en réduisant leur dépendance aux coupures d’électricité. Contrairement aux idées reçues, a-t-il souligné, les installations sont adaptables à tous les budgets et peuvent fonctionner en complément du réseau électrique grâce à des systèmes hybrides.
À travers cette collaboration, l’ATJ2E et EGENT Togo espèrent renforcer la qualité du traitement médiatique des questions énergétiques et accélérer l’adoption des énergies renouvelables au Togo.
Du 10 au 16 août 2026, le Togo accueillera une nouvelle génération de leaders environnementaux.
Face aux défis grandissants du changement climatique, une jeunesse africaine engagée refuse de rester spectatrice. C’est dans cet esprit que se tiendra, du 10 au 16 août 2026, la 5ᵉ édition du Camp Climat Jeunes Afrique (CCJA), un événement international qui réunira au Togo des participants venus d’Afrique et d’ailleurs autour d’un objectif commun : agir concrètement pour un avenir plus vert.
Portée par VIVAS-FM Togo en partenariat avec plusieurs organisations nationales et internationales, cette initiative s’inscrit dans la dynamique du programme national « Togo Vert » et vise à sensibiliser, former et accompagner les jeunes dans la conception de projets innovants en faveur de la protection de l’environnement.
Bien plus qu’un simple camp, le CCJA est une véritable école du leadership climatique. Pendant une semaine, les participants bénéficieront d’ateliers pratiques sur la gestion durable des terres, la régénération des forêts, les risques climatiques, le développement de projets écologiques et la restauration des écosystèmes. Ils participeront également à des opérations de reboisement, à des actions « zéro déchet » ainsi qu’à des formations en fabrication de pavés écologiques, de biocharbon et de fourneaux améliorés, autant de solutions innovantes conciliant protection de l’environnement et entrepreneuriat vert.
Le Camp Climat Jeunes Afrique constitue aussi une plateforme de rencontres, d’échanges interculturels et de partage d’expériences entre jeunes, experts, collectivités locales et partenaires du développement. Chaque participant repartira avec des compétences pratiques, une attestation officielle et surtout une feuille de route pour mettre en œuvre des initiatives écologiques dans sa communauté. Ouvert aux ressortissants des pays africains et d’autres régions du monde, le camp offre également un programme de découvertes touristiques et culturelles, renforçant ainsi les liens entre les peuples tout en promouvant la solidarité autour des enjeux climatiques.
Dans un contexte où les effets du réchauffement climatique se font de plus en plus sentir sur le continent, le Camp Climat Jeunes Afrique 2026 apparaît comme un rendez-vous incontournable pour tous ceux qui souhaitent passer des discours aux actions. Une opportunité unique de devenir acteur du changement et de contribuer à bâtir une Afrique plus résiliente, plus verte et plus durable.
Le parti estime que la crise du coût de la vie trouve ses racines dans des dysfonctionnements politiques, économiques et sociaux.
Le Comité d’action pour le renouveau (CAR) a consacré son émission « Je Dis Politique » du 30 juillet 2026 à la question de la vie chère au Togo. À travers ce thème, le parti d’opposition dresse un diagnostic sévère de la situation économique et sociale du pays et avance une série de solutions qu’il juge indispensables pour améliorer les conditions de vie des populations.
Selon le CAR, la vie chère se traduit par une hausse des prix des produits de première nécessité, des denrées alimentaires, des loyers et des services, sans que le pouvoir d’achat des ménages ne suive. Le parti relève que cette réalité persiste depuis plusieurs années, malgré des indicateurs macroéconomiques qui affichent un taux de croissance jugé satisfaisant.
Des causes multiples et une solution politique
Le CAR attribue cette situation à plusieurs facteurs. Sur le plan politique, il évoque une crise durable, un manque de vision centrée sur les besoins quotidiens des citoyens ainsi qu’une insuffisante volonté de placer les intérêts de la population au cœur de l’action publique.
Sur le plan économique, le parti dénonce ce qu’il présente comme des détournements de ressources destinées au développement. Il cite notamment les tracteurs EBRO des années 1980, la ZAAP de Glainvié, les fonds liés à la pandémie de Covid-19 ou encore ceux destinés à la route Lomé-Vogan-Anfoin, estimant que ces projets n’ont pas produit les résultats attendus.
Le CAR évoque également les difficultés rencontrées par les commerçants d’Assigamé, confrontés à la hausse des loyers, la mévente dans les marchés, les problèmes d’écoulement des produits agricoles ainsi que la pauvreté persistante dans les zones minières.
Pour y remédier, le parti préconise une « cogestion » du pays. Selon lui, cette approche permettrait de résoudre durablement la crise politique, de renforcer le contrôle des finances publiques, de limiter la corruption et les détournements, afin d’assurer une meilleure répartition des richesses nationales.
Le Comité d’action pour le renouveau (CAR) plaide pour une révision de la politique tarifaire appliquée aux compteurs intelligents d’eau, estimant que les abonnés au système prépayé sont désavantagés par rapport aux utilisateurs des compteurs post-payés.
Dans un communiqué rendu public le 30 juillet 2026, le parti indique qu’une délégation conduite par son président national, Yao Daté, a tenu une séance de travail avec la direction générale de la Togolaise des eaux (TdE) le mercredi 22 juillet. Cette rencontre faisait suite à une correspondance adressée par le CAR à l’entreprise publique au sujet de la tarification des compteurs intelligents.
Au cours des échanges, la TdE a expliqué les raisons qui justifient, selon elle, le coût plus élevé appliqué aux compteurs prépayés par rapport aux compteurs post-payés. Tout en saluant la disponibilité du directeur général et de ses collaborateurs, la délégation du CAR a estimé que cette différence de traitement crée une situation d’injustice pour les usagers concernés.
Afin d’apporter une réponse concrète à cette préoccupation, le parti a proposé que les cinq premiers mètres cubes consommés par les abonnés équipés de compteurs prépayés soient facturés au même tarif que la tranche sociale actuellement appliquée aux compteurs post-payés. Selon le CAR, cette mesure permettrait d’alléger les dépenses d’un grand nombre de ménages et de renforcer l’équité dans l’accès à l’eau potable.
Le refus catégorique de l’UEFA de voir la Coupe du monde livrée aux investisseurs privés relance le débat sur la dérive marchande du football et place les fédérations africaines devant une responsabilité historique.
Parfois, une institution est obligée de dire « non » pour sauver ce qui fait son essence. C’est précisément ce que vient de faire l’UEFA. Réunie avec ses 55 fédérations membres, l’instance européenne a rejeté, à l’unanimité, le projet de la FIFA visant à transférer des parts de propriété de la Coupe du monde et d’autres compétitions à des investisseurs privés. Plus encore, elle a brandi la menace d’un boycott des compétitions de la FIFA si ce projet devait aboutir.
Cette décision dépasse largement le simple bras de fer entre Zurich et Nyon. Elle pose une question fondamentale : le football est-il un patrimoine universel ou un simple produit financier ?
Une Coupe du monde 2026 déjà symbole d’une fuite en avant
La Coupe du monde 2026 restera dans l’histoire pour son format inédit à 48 équipes et ses 104 matches, un tournoi gigantesque dont l’expansion a été défendue par Gianni Infantino au nom de l’inclusion et de la croissance économique. Mais derrière ces arguments se cache une réalité plus préoccupante, celle d’un football toujours plus soumis à la logique du rendement.
Depuis son arrivée à la tête de la FIFA, Gianni Infantino a multiplié les réformes controversées : agrandissement de la Coupe du monde, multiplication des compétitions internationales, élargissement du calendrier, création d’une Coupe du monde des clubs aux dimensions inédites, augmentation constante des revenus commerciaux.
Chaque réforme est présentée comme une avancée pour le football mondial. Pourtant, les critiques se multiplient. Les joueurs dénoncent des calendriers surchargés. Les clubs s’inquiètent de l’usure physique des effectifs. Les supporters regrettent la perte de rareté des grandes compétitions.
Aujourd’hui, le projet de créer une filiale commerciale susceptible d’accueillir des investisseurs privés apparaît comme une nouvelle étape dans cette logique. La FIFA affirme qu’elle conserverait le contrôle sportif tout en dégageant plus de 10 milliards de dollars supplémentaires pour financer le développement du football. Mais pour de nombreux observateurs, l’enjeu dépasse largement la simple question financière.
L’UEFA sonne l’alarme avant qu’il ne soit trop tard
Le communiqué publié par l’UEFA est d’une rare sévérité. L’instance européenne affirme quela Coupe du monde ne peut pas être considérée comme un produit d’investissement, rappelant qu’elle constitue l’un des plus grands héritages sportifs de l’humanité. Elle reproche également à la FIFA d’avoir élaboré ce projet dans le secret, sans véritable consultation des acteurs du football.
Ce n’est pas simplement un désaccord administratif. L’UEFA estime que l’entrée d’investisseurs privés modifierait inévitablement les priorités de la gouvernance du football. Car un investisseur n’investit jamais par philanthropie.
Son objectif reste la rentabilité. Or, si la rentabilité devient le moteur principal de la Coupe du monde, quelles seront les prochaines décisions ? Davantage de matches ? Davantage de compétitions ? Des calendriers encore plus chargés ? Des Coupes du monde organisées plus fréquemment ? Autant de questions auxquelles personne ne peut aujourd’hui répondre avec certitude.
L’UEFA considère que certaines limites ne doivent jamais être franchies. Selon elle, personne, pas même la FIFA, n’est propriétaire du football au point de pouvoir le vendre.
L’Afrique face à ses responsabilités
C’est désormais que le regard se tourne vers les fédérations africaines. Car le projet devra être soumis aux 211 associations membres de la FIFA. Et c’est là que réside l’une des grandes inconnues. En effet, depuis plusieurs années, la politique de développement de la FIFA s’appuie largement sur des financements destinés aux fédérations nationales. Dans son projet actuel, la FIFA promet d’ailleurs une augmentation substantielle des fonds alloués à chacune d’elles si la réforme est adoptée. Cette promesse financière risque de peser lourd. En Afrique notamment.
Le continent compte 54 fédérations, dont beaucoup dépendent fortement des programmes de financement de la FIFA. C’est précisément pour cette raison que leurs dirigeants sont aujourd’hui attendus sur un choix de principe. Voteront-ils selon leurs convictions ou selon les intérêts financiers immédiats ?
Le débat mérite d’être posé sans caricature. Les fédérations africaines ont des besoins réels : infrastructures, formation, compétitions locales, football féminin, arbitrage. Les ressources de la FIFA jouent souvent un rôle important dans ces domaines. Mais cette réalité ne dispense pas leurs responsables d’examiner les conséquences à long terme d’une réforme qui toucherait à la gouvernance même du football mondial. L’enjeu dépasse les bénéfices immédiats. Il concerne l’avenir d’une compétition qui appartient symboliquement à tous les peuples.
Préserver l’intérêt général avant les intérêts particuliers
Le football ne peut survivre que s’il conserve une certaine indépendance vis-à-vis des logiques purement financières. L’histoire récente montre que chaque fois que les considérations économiques prennent le dessus, les tensions apparaissent rapidement. Le projet de Super Ligue européenne en est un exemple.
Aujourd’hui, le débat est différent, mais la question de fond reste identique : jusqu’où peut-on commercialiser le football sans en altérer l’identité ? L’opposition de l’UEFA ne signifie pas que toutes les réformes proposées par la FIFA sont nécessairement mauvaises. La FIFA soutient que cette restructuration permettrait d’accroître les ressources disponibles pour le développement du football tout en conservant le contrôle des décisions sportives.
Cependant, les critiques estiment qu’une telle évolution pourrait, à terme, renforcer les pressions économiques sur les compétitions, avec des décisions davantage orientées vers la création de valeur pour les investisseurs que vers l’équilibre sportif.
Les présidents des fédérations africaines ont donc une responsabilité historique. Ils peuvent choisir de soutenir une réforme qui promet davantage de ressources financières. Ou ils peuvent exiger davantage de transparence, de garanties institutionnelles et un débat mondial avant toute évolution touchant à la propriété économique des plus grandes compétitions. La Coupe du monde n’est pas un actif financier comme un autre. Elle représente une mémoire collective, des émotions, des générations de joueurs et de supporters.
À ce titre, elle mérite mieux qu’un simple calcul de rentabilité. L’heure n’est donc pas seulement au vote. Elle est au courage.
Car lorsque le patrimoine le plus précieux du football mondial est en jeu, chaque fédération devra répondre à une question simple devant l’histoire : a-t-elle défendu l’intérêt général du football ou s’est-elle contentée d’approuver un projet dont les conséquences pourraient dépasser largement les bénéfices immédiats ?
Le Togo a désormais son festival pour célébrer sa Tradition et sa culture Ancestrale. Un lancement inédit qui consacre le FICSAAT comme un nouveau rendez-vous culturel majeur en Afrique dédié à la paix et à la valorisation des traditions africaines aura lieu du 08 au 23 Janvier 2027 à Lomé.
Le Festival International des Cultures et Spiritualités Ancestrales Afro-Togolaises (FICSAAT) a connu un lancement officiel d’une ampleur exceptionnelle ce samedi 25 juillet 2026, sur le terrain de CERFER non loin de l’aéroport à Lomé. Plus de 3 500 participants venus des différentes régions du Togo se sont mobilisés pour prendre part à cette première édition placée sous le thème : « Pour la Paix, Allons à nos origines ! »
Organisé par l’ONG Internationale MJPP (ONG MJPP/OIJPP) dans le cadre de son Programme GÉNÉRATION PAIX , en collaboration avec LA FEDERATION NATIONALE DES CULTES VAUDOU ET DES TRADITIONS DU TOGO Le Festival International des Cultures et Spiritualités Ancestrales Afro-Togolaises , le FICSAAT une initiative de l’Amb Johaness MAKOUVIA ambitionne de faire du patrimoine culturel et des spiritualités ancestrales un puissant levier de paix, de cohésion sociale, de dialogue entre les communautés et de rayonnement culturel.
La cérémonie officielle a réuni des membres du Gouvernement, des autorités administratives, des chefs traditionnels, des dignitaires des spiritualités ancestrales, des responsables religieux, des acteurs culturels, des organisations de jeunesse, des artistes ainsi qu’une importante mobilisation populaire, témoignant de l’intérêt suscité par cette nouvelle initiative.
Parmi les temps forts de la cérémonie, plusieurs interventions ont marqué les esprits. Togbui Adela AKLASSOU IV, Chef Canton de Bê et Protecteur des divinités et des traditions ancestrales du Sud-Togo, a lancé un vibrant appel à l’unité de tous les gardiens des traditions et des pratiquants des spiritualités ancestrales. Hounongan GNINOFOUN Akoété SOTORE II, Président de la Fédération Nationale des Cultes Vaudou et des Traditions du Togo a exhortés à fédérer leurs efforts afin de préserver les valeurs héritées des ancêtres, de promouvoir la paix dans leurs communautés et de transmettre ce patrimoine aux générations futures.
Représentant le Ministre de l’Administration Territoriale, de la Gouvernance Locale et des Affaires Coutumières, Parrain du Programme GÉNÉRATION PAIX, sa représentante Mme BATCHABANI Abidé, cheffe division organisations civiles et associations a réaffirmé le soutien et l’engagement du Ministère aux côtés de l’ONG MJPP/OIJPP dans la mise en œuvre des initiatives en faveur de la paix, de la cohésion sociale, de la gouvernance locale et de la valorisation des autorités coutumières.
Le discours officiel de lancement a ensuite été prononcé par le représentant du Ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, Monsieur ADJANOU Mawuna, Attaché de cabinet qui a salué une initiative porteuse d’avenir pour la promotion du patrimoine culturel togolais. Il a souligné que la culture constitue un pilier du développement durable, du tourisme, de la cohésion nationale et du dialogue entre les peuples, tout en encourageant la pérennisation du FICSAAT comme un rendez-vous culturel de référence.
Prenant la parole à son tour, Amb. Johaness MAKOUVIA, Président International de l’ONG MJPP/OIJPP et Promoteur du Programme GÉNÉRATION PAIX, a livré un message fort en faveur de la paix et du vivre-ensemble. Dans une allocution empreinte de responsabilité et d’espérance, il a appelé l’ensemble des participants à devenir des Disciples de la paix dans leurs communautés.
« La diversité de nos croyances ne doit jamais être une source de division. Au contraire, elle doit devenir une richesse qui nous rapproche. La paix se construit lorsque chacun respecte la foi, les convictions et les traditions de l’autre, dans un esprit de dialogue, de tolérance et de fraternité », a-t-il déclaré devant une foule attentive.
Tout au long de la cérémonie, les participants ont été émerveillés par les prestations des groupes folkloriques, les danses patrimoniales, les rythmes traditionnels et les expressions artistiques qui ont mis en lumière la richesse culturelle du Togo.
Au-delà de son caractère festif, le Lancement de cette première édition du FICSAAT se positionne comme une plateforme de valorisation des cultures africaines, de transmission des savoirs ancestraux et de promotion de la paix par le dialogue culturel. Elle ouvre également la voie à une ambition plus large : faire du Togo une destination de référence en matière de tourisme culturel et un carrefour africain du dialogue entre les cultures et les traditions.
Au regard de la mobilisation exceptionnelle enregistrée et de l’engouement suscité auprès des populations, le Lancement Officiel de cette première édition du FICSAAT apparaît comme une réussite majeure et pose les bases d’un festival appelé à s’inscrire durablement dans le calendrier des grands événements culturels du Togo et du continent africain.
Le rendez-vous est d’ores et déjà pris du 08 au 23 Janvier 2027 pour la Première éditions du FICSAAT avec l’ambition de renforcer davantage le rayonnement international du Festival International des Cultures et Spiritualités Ancestrales Afro-Togolaises (FICSAAT) et de faire de la culture un langage universel au service de la paix.
Dans un monde où les compétences priment sur les diplômes, GUST Togo se positionne comme une université d’excellence offrant des formations professionnalisantes, des diplômes à vocation internationale et un accompagnement conçu pour faire des étudiants les leaders de demain.
À l’heure où le marché de l’emploi privilégie les compétences, l’expérience et l’ouverture internationale, la Global University School of Science & Technology (GUST Togo) s’impose comme une référence de l’enseignement supérieur. Plus qu’une université, GUST ambitionne de former une nouvelle génération de leaders africains capables de relever les défis du monde moderne grâce à une formation professionnalisante, innovante et tournée vers l’international.
Une université qui prépare à l’emploi, pas seulement au diplôme
Le slogan de GUST est sans équivoque : « Le monde n’attend pas des diplômés, il recrute des professionnels. » Cette philosophie traduit la volonté de l’établissement de mettre l’accent sur les compétences concrètes recherchées par les entreprises.
À GUST, l’étudiant n’est pas simplement formé pour réussir des examens. Il est préparé à devenir immédiatement opérationnel grâce à des programmes élaborés selon les standards internationaux et adaptés aux réalités économiques africaines. L’université mise sur une pédagogie qui allie théorie, pratique, innovation et immersion professionnelle.
Une reconnaissance internationale qui ouvre les portes du monde
L’un des principaux atouts de GUST réside dans son rayonnement international. L’université met en avant une présence académique dans plusieurs pays, notamment les États-Unis, la France, l’Égypte, le Rwanda, l’Indonésie et le Togo. Elle indique également bénéficier de plusieurs reconnaissances et accréditations internationales, notamment une reconnaissance dans le cadre de l’initiative HESI des Nations Unies et une certification ISO 21001 relative au management des organismes d’éducation.
Cette dimension internationale constitue un véritable avantage pour les étudiants qui souhaitent poursuivre leurs études ou bâtir une carrière au-delà des frontières nationales.
Une offre de formation riche et adaptée aux besoins du marché
GUST propose un large éventail de formations en Licence (BAC+3) et Master (BAC+5), organisées autour de plusieurs grandes écoles.
La Business School forme les futurs experts en management, finance, commerce international, marketing, ressources humaines, comptabilité, audit, logistique ou encore gestion de projets.
La School of Law & Public Administration prépare des spécialistes du droit des affaires, de la fiscalité, des marchés publics, de l’administration et de la conformité.
Les passionnés de technologies peuvent intégrer la School of Engineering & Technology, spécialisée notamment dans les énergies renouvelables et les technologies durables.
Les métiers de la communication sont également à l’honneur au sein de la School of Humanities & Communication, tandis que la School of Sustainable Development accompagne les étudiants vers les métiers de l’économie verte et du développement durable.
Des diplômes internationaux et des certifications professionnelles
L’établissement ne se contente pas de délivrer un diplôme universitaire classique. Les étudiants peuvent accéder à des programmes internationaux tels que le Bachelor of Business Administration (BBA), le Master of Business Administration (MBA) ou encore le Master of Public Administration (MPA).
En parallèle, GUST prévoit des certifications professionnelles internationales ainsi que des certifications obligatoires en numérique, en langues, en management de projets, en leadership et dans les métiers choisis. Cette approche vise à renforcer l’employabilité des diplômés sur le marché du travail.
Une pédagogie pensée pour les réalités d’aujourd’hui
Consciente que tous les étudiants n’ont pas les mêmes contraintes, GUST propose une organisation flexible.
Les étudiants peuvent suivre leurs cours en journée ou en soirée, en présentiel ou à distance. Cette formule permet aussi bien aux nouveaux bacheliers qu’aux salariés ou aux professionnels en activité de poursuivre leurs études sans interrompre leur carrière.
L’université intègre également des stages obligatoires, un incubateur de projets, des dispositifs d’accompagnement entrepreneurial, un centre de recherche ainsi qu’un suivi personnalisé tout au long du parcours académique.
Un campus moderne au service de la réussite
Installée à Agoè-Sogbossito, à Lomé, GUST met à la disposition de ses étudiants un environnement d’apprentissage moderne comprenant des salles climatisées, des laboratoires équipés, une bibliothèque numérique, un réseau internet haut débit, des salles de visioconférence et un environnement numérique de travail facilitant les échanges entre étudiants, enseignants et parents.
À cela s’ajoutent plusieurs services destinés à améliorer la vie estudiantine : couverture santé, restauration, clubs académiques, sportifs et culturels ainsi qu’un projet de résidence universitaire.
Des opportunités de mobilité et d’insertion professionnelle
Dans un monde où les compétences priment sur les diplômes, GUST Togo se positionne comme une université d’excellence offrant des formations professionnalisantes, des diplômes à vocation internationale et un accompagnement conçu pour faire des étudiants les leaders de demain.
L’université met particulièrement l’accent sur l’insertion professionnelle. Selon sa documentation, les étudiants bénéficient de stages, d’opportunités d’emploi et d’un réseau de partenaires économiques et industriels favorisant leur intégration dans le monde du travail.
La possibilité de double diplomation et de mobilité académique vers les États-Unis, le Canada ou encore certains établissements partenaires constitue également un argument de poids pour les étudiants désireux d’élargir leurs horizons.
Choisir une identité professionnelle plutôt qu’une simple filière
À travers son approche pédagogique, GUST invite les futurs étudiants à réfléchir autrement leur avenir. L’objectif affiché n’est plus uniquement d’obtenir un diplôme, mais de construire une véritable identité professionnelle capable de répondre aux attentes des employeurs et aux mutations du marché de l’emploi.
Dans un contexte où les compétences internationales, la maîtrise des technologies, le leadership et l’innovation deviennent des critères essentiels de recrutement, GUST entend offrir aux jeunes Africains les outils nécessaires pour réussir aussi bien sur le continent qu’à l’échelle mondiale.
Pour les nouveaux bacheliers comme pour les professionnels souhaitant renforcer leurs qualifications, GUST TOGO se présente ainsi comme une université où ambition, excellence académique, ouverture internationale et professionnalisation se rejoignent afin de préparer les leaders de demain.
L’absence prolongée du chef de l’État camerounais relance une question devenue incontournable : qui gouverne réellement le Cameroun ?
Depuis le 7 juin dernier, Paul Biya est absent du Cameroun. Ce 27 juillet, son séjour en Suisse atteignait déjà une durée exceptionnelle de cinquante jours, un record pour le président camerounais. Officiellement, les autorités gardent le silence ou minimisent les interrogations. Pourtant, cette absence prolongée nourrit les spéculations dans un pays où la transparence sur l’état de santé du chef de l’État demeure un sujet sensible.
À 93 ans, Paul Biya est le plus vieux chef d’État en exercice au monde. Arrivé au pouvoir le 6 novembre 1982, il dirige le Cameroun depuis près de 44 ans. Une longévité politique exceptionnelle qui force le respect, mais qui soulève également des questions légitimes sur sa capacité à exercer pleinement les responsabilités d’une fonction aussi exigeante.
L’âge impose des interrogations légitimes
Aucun responsable politique, aussi expérimenté soit-il, n’échappe aux effets du temps. À plus de 90 ans, il est raisonnable de penser qu’une personne puisse connaître une santé plus fragile ou des capacités physiques diminuées, même si seul son entourage médical est en mesure d’établir un diagnostic. C’est précisément parce que Paul Biya occupe la magistrature suprême que son état de santé devient une question d’intérêt public.
Le problème n’est donc pas tant son séjour en Suisse que le manque de communication qui l’entoure. Durant cette longue absence, aucune activité officielle majeure n’a été rendue publique, laissant les Camerounais dans l’incertitude. Dans un État moderne, les citoyens sont en droit d’attendre des explications lorsque le président de la République disparaît aussi longtemps de la scène nationale.
Le devoir de vérité envers les Camerounais
Au lieu de répondre aux préoccupations de la population, certains proches du pouvoir préfèrent dénoncer les interrogations comme des attaques contre les institutions. Une telle posture risque d’alimenter davantage la méfiance que de restaurer la confiance.
Les courtisans du régime gagneraient à comprendre que les Camerounais ne sont pas naïfs. S’interroger sur l’état de santé d’un président de 93 ans, absent de son pays pendant plusieurs semaines, ne relève ni de l’irrespect ni de la manipulation politique. Il s’agit d’une préoccupation légitime dans toute démocratie.
La véritable question qui traverse aujourd’hui l’opinion publique est simple : qui gouverne effectivement depuis le Palais d’Etoudi lorsque le chef de l’État est éloigné du pays pendant une aussi longue période ? Tant que les autorités refuseront d’apporter des réponses claires, les rumeurs continueront d’occuper le vide laissé par le silence officiel. Dans une République, la confiance se nourrit de transparence, pas de dénégations.