Auteur/autrice : La Rédaction

  • Préfecture de Vo : une vaste mission chirurgicale gratuite pour redonner le sourire aux enfants

    Préfecture de Vo : une vaste mission chirurgicale gratuite pour redonner le sourire aux enfants

    Du 3 au 9 août, AIMES-AFRIQUE offre des consultations et interventions chirurgicales gratuites aux enfants de la préfecture de Vô afin de rapprocher les soins spécialisés des populations rurales.


    La préfecture de Vo devient le théâtre d’une importante opération humanitaire de santé du 3 au 9 août 2026. L’Association Internationale des Médecins pour la promotion de l’Éducation et de la Santé en Afrique (AIMES-AFRIQUE), en partenariat avec les organisations allemandes Sternstunden et Aktion PiT Togohilfe e.V., organise une mission médico-chirurgicale foraine gratuite destinée aux enfants souffrant de pathologies nécessitant une intervention chirurgicale.

    Selon le programme, les consultations médicales se déroulent du 3 au 6 août dans les Unités de Soins Périphériques (USP) de Zoti et Dzrékpo, tandis que les opérations chirurgicales sont prévues du 7 au 9 août. Les équipes médicales prendront en charge plusieurs affections courantes, notamment les hernies, hydrocèles, lipomes et d’autres pathologies chirurgicales pédiatriques.

    Rapprocher l’hôpital des populations rurales

    Cette initiative s’inscrit dans la vision portée depuis plus de vingt ans par AIMES-AFRIQUE, dont la mission consiste à rapprocher les soins spécialisés des populations vivant en milieu rural. Fondée en 2005 par le Professeur Serge Michel Kodom, l’organisation intervient régulièrement dans plusieurs pays africains pour offrir gratuitement des consultations spécialisées et des interventions chirurgicales aux personnes les plus vulnérables.

    Au fil des années, ces campagnes ont permis à des milliers de patients de retrouver la santé sans supporter les coûts souvent prohibitifs des soins spécialisés. Les précédentes missions organisées notamment dans les préfectures de l’Ogou, de la Kozah ou encore de Sotouboua ont enregistré une forte mobilisation des populations et des résultats jugés très satisfaisants par les autorités sanitaires.

    Un appel aux familles concernées

    Au-delà des interventions chirurgicales, cette mission constitue également une occasion de sensibiliser les familles sur l’importance d’une prise en charge précoce des maladies chirurgicales chez l’enfant. Des pathologies comme les hernies ou les hydrocèles, souvent négligées faute de moyens financiers ou d’accès aux spécialistes, peuvent entraîner des complications lorsqu’elles ne sont pas traitées à temps.

    Les organisateurs invitent ainsi les parents dont les enfants présentent ces affections à se rendre dans les centres de consultation de Zoti et Dzrékpo afin de bénéficier d’un diagnostic gratuit et, si nécessaire, d’une intervention chirurgicale sans frais.

    À travers cette nouvelle campagne, AIMES-AFRIQUE confirme une nouvelle fois son engagement en faveur d’un accès équitable aux soins de santé spécialisés et contribue à améliorer durablement la qualité de vie des enfants de la préfecture de Vo.

  • Cameroun : des nominations militaires signées par Paul Biya alimentent les interrogations sur son état de santé

    Cameroun : des nominations militaires signées par Paul Biya alimentent les interrogations sur son état de santé

    Malgré les interrogations persistantes sur son état de santé et son absence prolongée, Paul Biya a signé une série de décrets de nominations militaires stratégiques qui renforcent le dispositif sécuritaire du Cameroun tout en relançant le débat sur l’exercice réel du pouvoir au sommet de l’État.

    Alors que les spéculations se multiplient autour de l’absence prolongée du président camerounais Paul Biya, 93 ans, de nouveaux décrets présidentiels portant d’importantes nominations au sein des forces armées viennent raviver le débat. Une question revient avec insistance dans les cercles politiques comme sur les réseaux sociaux : le chef de l’État, annoncé par certains comme très affaibli, est-il réellement l’auteur de ces décisions stratégiques ?

    Les autorités camerounaises ont publié plusieurs décrets attribués au président de la République. Ces textes consacrent la nomination de cinq nouveaux généraux de brigade, de nouveaux commandants territoriaux des armées ainsi que de responsables à la tête de plusieurs unités d’élite, dont la Garde présidentielle. Un nouveau major général de l’État-major des armées a également été désigné.

    Au-delà de leur portée administrative, ces nominations apparaissent comme un véritable verrouillage du dispositif sécuritaire camerounais. Elles interviennent dans un contexte marqué par une forte incertitude politique, alimentée par les nombreuses rumeurs sur l’état de santé du chef de l’État, dont les apparitions publiques se font de plus en plus rares.

    Pour de nombreux observateurs, le choix de renouveler les principaux postes militaires à un moment aussi sensible dépasse largement le cadre d’une simple réorganisation. Il traduit une volonté de consolider les leviers de commandement de l’appareil sécuritaire à l’approche d’échéances politiques majeures, tout en rassurant les cercles du pouvoir sur la continuité de l’État.

    Mais ces décrets soulèvent également une interrogation devenue récurrente : Paul Biya exerce-t-il encore personnellement la plénitude de ses fonctions ? Si le gouvernement n’a donné aucune indication laissant penser à un empêchement du président, le silence entretenu autour de son état de santé continue d’alimenter les doutes. Dans un pays où le secret entoure traditionnellement les questions liées au sommet de l’État, ces nouvelles nominations, loin de mettre fin aux spéculations, pourraient au contraire les renforcer.

  • Gianni Infantino vacille : le premier coup de semonce qui pourrait ébranler le trône de la FIFA

    Gianni Infantino vacille : le premier coup de semonce qui pourrait ébranler le trône de la FIFA

    Le premier verrou vient de sauter. En retirant son soutien à Gianni Infantino dans la perspective de sa réélection à la présidence de la FIFA, la Fédération galloise de football n’a pas simplement pris une position politique. Elle a brisé un tabou. Pour la première fois, une fédération nationale membre ose publiquement tourner le dos à celui qui règne depuis près d’une décennie sur le football mondial.

    Ce geste est loin d’être anodin. Il intervient après des années de critiques grandissantes contre une gouvernance que de nombreux observateurs, dirigeants et acteurs du football jugent de plus en plus centralisée, opaque et tournée vers les intérêts économiques au détriment du jeu lui-même.

    Le président des promesses inachevées

    Lorsqu’il succède à Sepp Blatter en 2016, Gianni Infantino promet une FIFA plus transparente, plus démocratique et définitivement débarrassée des pratiques qui avaient plongé l’institution dans l’une des plus graves crises de son histoire.

    Dix ans plus tard, le constat dressé par nombre de ses détracteurs est sévère. Certes, les recettes financières de la FIFA ont progressé et de nouveaux marchés ont été conquis. Mais à quel prix ?

    L’inflation des compétitions internationales, l’élargissement incessant des tournois, les projets de réformes élaborés sans consensus réel, les tensions récurrentes avec les ligues européennes, les clubs et les syndicats de joueurs ont progressivement installé un climat de défiance.

    Son projet de Coupe du monde tous les deux ans a suscité un rejet massif avant d’être abandonné. Son idée d’une Coupe du monde à 64 équipes a ravivé les inquiétudes sur une logique où la croissance économique semble parfois prendre le pas sur l’équilibre sportif.

    À cela s’ajoutent des critiques récurrentes sur une concentration du pouvoir au sommet de la FIFA, des décisions jugées peu concertées et une personnalisation croissante de la gouvernance. Et surtout sa décision de privatiser la FIFA.

    L’Europe dit stop… et demain ?

    La Fédération galloise n’est probablement que la première à franchir le Rubicon. En effet, depuis plusieurs mois, l’UEFA, plusieurs fédérations européennes et de nombreuses voix influentes contestent la direction prise par la FIFA. Les désaccords portent autant sur la multiplication des compétitions que sur la méthode de gouvernance.

    La décision galloise pourrait libérer la parole de fédérations qui, jusqu’ici, préféraient éviter un affrontement frontal avec Zurich. En politique comme dans le sport, le premier qui ose entraîne souvent les suivants.

    Le véritable enjeu se situe désormais ailleurs : combien de fédérations accepteront-elles encore de cautionner un système de plus en plus contesté ?

    L’Afrique face à ses responsabilités

    L’Afrique représente l’un des principaux blocs électoraux de la FIFA. Pendant longtemps, ce poids a constitué un atout majeur pour Gianni Infantino.

    Mais les fédérations africaines gagneraient à s’interroger sur la gouvernance qu’elles souhaitent défendre. Soutenir un président ne devrait jamais relever d’un réflexe d’allégeance, mais d’une évaluation de son bilan, de sa vision et de sa capacité à servir l’intérêt général du football.

    Si le mouvement de contestation initié par le pays de Galles prend de l’ampleur, plusieurs fédérations africaines pourraient être amenées à réexaminer leur position. Un soutien n’est jamais irréversible lorsque les critiques se multiplient.

    Peut-il encore tenir ?

    Gianni Infantino conserve des appuis solides et il serait prématuré d’annoncer sa chute. Toutefois, l’histoire de la FIFA enseigne qu’aucun président n’est politiquement invulnérable. Les certitudes peuvent se fissurer lorsque les premiers soutiens se transforment en opposants.

    La Fédération galloise vient peut-être de lancer un mouvement qui dépasse largement ses frontières. Si d’autres associations nationales lui emboîtent le pas, la campagne pour la réélection de Gianni Infantino pourrait se transformer en un référendum sur sa gouvernance.

    Le football mondial arrive à un tournant. Pendant trop longtemps, les critiques sont restées confinées aux coulisses. Désormais, elles s’expriment au grand jour. La vraie question n’est plus seulement de savoir si Gianni Infantino est contesté. Elle est de savoir combien de temps il pourra encore gouverner sans répondre, de manière convaincante, aux reproches qui s’accumulent.

    Car dans toute organisation, un dirigeant peut résister aux critiques. Il résiste plus difficilement lorsque la confiance commence à s’effriter. Et lorsqu’une première fédération rompt les rangs, les suivantes regardent rarement ailleurs.

  • À Mango, WANEP-Togo fait entendre la voix des femmes africaines

    À Mango, WANEP-Togo fait entendre la voix des femmes africaines

    À l’occasion de la Journée Internationale de la Femme Africaine, WANEP-Togo a pris une part active aux activités organisées dans la préfecture de l’Oti pour promouvoir la justice sociale et économique en faveur des femmes.

    À Mango, dans la région des Savanes, les 30 et 31 juillet 2026, West Africa Network for Peacebuilding (WANEP-Togo) a marqué de son empreinte la célébration de la Journée Internationale de la Femme Africaine (JIFA 2026). Placée sous le thème national « Faire avancer la justice sociale et économique pour les femmes africaines à travers les réparations », cette commémoration a rassemblé de nombreuses organisations engagées dans la défense des droits des femmes.

    Conduite par son Coordonnateur national, M. Seyram Adiakpo, la délégation de WANEP-Togo était composée des Femmes Médiatrices Communautaires (FMC) Yawa Gameti, Faouzia Dedjila et Tatiana Bafeya. Ensemble, ils ont participé aux activités initiées par le Consortium des organisations de la société civile (OSC) de l’Oti, en collaboration avec 2ADL Mango, aux côtés de 23 organisations féminines mobilisées pour l’événement.

    Deux jours d’actions pour le leadership féminin

    Les festivités ont été marquées par une série d’activités alliant sensibilisation, engagement citoyen et promotion du leadership féminin. Reboisement, gala de football féminin, caravane de sensibilisation, débats publics et séances de plaidoyer auprès des autorités locales ont rythmé ces deux journées, témoignant d’une mobilisation collective en faveur de l’égalité des chances et de l’autonomisation des femmes.

    À travers cette participation, WANEP-Togo réaffirme sa volonté d’accompagner toutes les initiatives favorisant la paix, la cohésion sociale et la pleine participation des femmes au développement de leurs communautés. Pour l’organisation, la promotion des droits des femmes demeure un levier essentiel pour bâtir une société plus inclusive et plus résiliente.

    Au terme de cette célébration, WANEP-Togo a adressé ses félicitations aux autorités administratives de l’Oti, à 2ADL Mango, à sa coordinatrice Mme Adjara N’djarama, au Consortium des OSC de l’Oti ainsi qu’à l’ensemble des organisations partenaires pour la réussite de cette mobilisation. L’organisation a également lancé un appel à poursuivre les efforts afin de faire progresser durablement la justice sociale et économique pour toutes les femmes africaines.

  • À 98 ans, l’Américaine Elaine Klein devient Algérienne : la reconnaissance d’un engagement pour l’indépendance

    À 98 ans, l’Américaine Elaine Klein devient Algérienne : la reconnaissance d’un engagement pour l’indépendance

    L’Algérie a accordé la nationalité à une figure historique de son combat pour l’indépendance. À 98 ans, l’Américaine Elaine Klein, plus connue sous le nom d’Elaine Mokhtefi, est devenue officiellement citoyenne algérienne en vertu d’un décret présidentiel publié au dernier numéro du Journal officiel. Cette décision, rare et hautement symbolique, vient consacrer plusieurs décennies d’engagement en faveur de la cause algérienne.

    Née à New York en 1928, Elaine Klein s’est très tôt engagée dans les mouvements anticolonialistes. Installée à Paris dans les années 1950, elle rejoint les réseaux de soutien au Front de libération nationale (FLN) pendant la guerre d’indépendance. Traductrice et interprète, elle met ses compétences au service des militants algériens avant de s’installer à Alger après l’indépendance en 1962.

    Pendant une douzaine d’années, elle travaille pour l’Agence de presse algérienne (APS) et participe à l’organisation de grands événements internationaux, notamment le Festival culturel panafricain de 1969. Son parcours la conduit également à côtoyer plusieurs figures majeures des mouvements de libération du XXᵉ siècle, dont Frantz Fanon et les Black Panthers.

    Autrice de l’ouvrage Alger, capitale de la révolution, Elaine Mokhtefi est devenue l’un des témoins les plus précieux de l’histoire politique et diplomatique de l’Algérie post-indépendance. L’octroi de la nationalité algérienne apparaît ainsi comme un hommage rendu à une femme qui, bien que née américaine, a consacré une grande partie de sa vie à défendre l’idéal de liberté du peuple algérien.

  • Un lot à Adétikopé Well City à vendre

    Un lot à Adétikopé Well City à vendre

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  • Mali : après un an de prison, Moussa Mara retrouve la liberté dans un climat politique toujours sous tension

    Mali : après un an de prison, Moussa Mara retrouve la liberté dans un climat politique toujours sous tension

    L’ancien Premier ministre malien Moussa Mara a recouvré la liberté samedi 1er août, après avoir purgé une peine d’un an de prison ferme. Sa libération intervient dans un contexte de durcissement du régime militaire, où les opposants et les voix critiques continuent de faire face à une forte répression.

    Selon un responsable de son parti, Le Changement (Yelema), ayant requis l’anonymat pour des raisons de sécurité, « Moussa Mara a été libéré ce samedi après avoir purgé sa peine. Notre leader est en route pour son domicile » à Bamako. Une source judiciaire a également confirmé qu’il avait quitté la prison de Koulikoro, située à une cinquantaine de kilomètres de la capitale.

    Ancien chef du gouvernement entre 2014 et 2015, Moussa Mara avait été arrêté le 1er août 2025 après avoir annoncé sur les réseaux sociaux avoir rendu visite à des prisonniers qu’il qualifiait de « détenus d’opinion », auxquels il avait promis qu’ils obtiendraient un jour justice. Ces déclarations lui avaient valu des poursuites pour « atteinte au crédit de l’État et opposition à l’autorité légitime ».

    En février 2026, la Cour d’appel de Bamako avait confirmé sa condamnation à deux ans de prison, dont un an ferme, assortie d’une amende de 500 000 francs CFA, validant ainsi le jugement prononcé en première instance en octobre 2025.

    La libération de Moussa Mara ne modifie toutefois pas le climat politique qui prévaut au Mali. Depuis les coups d’État de 2020 et 2021, le pays est gouverné par une junte dirigée par le général Assimi Goïta. Les autorités militaires sont régulièrement accusées de restreindre les libertés publiques, de réduire au silence les médias et les opposants, et d’avoir dissous les partis politiques ainsi que plusieurs organisations à caractère politique.

    Alors que la transition devait aboutir à un retour des civils au pouvoir en mars 2024, cette échéance n’a jamais été respectée. En juillet 2025, les autorités ont accordé au général Assimi Goïta un mandat présidentiel de cinq ans, renouvelable sans limitation et sans élection, consolidant ainsi le pouvoir de la junte dans un pays toujours confronté à une grave crise sécuritaire, économique et politique.

  • « Mon handicap n’est pas une limite » : le témoignage bouleversant de Fovi Katakou, une leçon de résilience face à la stigmatisation

    « Mon handicap n’est pas une limite » : le témoignage bouleversant de Fovi Katakou, une leçon de résilience face à la stigmatisation

    Pris pour cible en raison de son handicap et de son engagement citoyen, Fovi Katakou répond à ses détracteurs par un témoignage poignant qui transforme la souffrance en une puissante leçon de courage et d’espérance.

    Longtemps confronté aux moqueries et aux attaques visant son handicap moteur, souvent instrumentalisé par ses adversaires en raison de son engagement en faveur de la démocratie et de l’État de droit au Togo, Fovi Katakou a choisi de répondre non par la colère, mais par un témoignage d’une rare profondeur. Dans une publication largement relayée sur les réseaux sociaux, il revient sur l’origine de son handicap, raconte le combat de ses parents et partage une philosophie de vie fondée sur la résilience, la foi et le dépassement de soi.

    « Fovi, Dieu sait pourquoi il t’a fait comme ça ». Cette phrase, qu’il dit entendre régulièrement lorsque certains sont à court d’arguments face à ses analyses ou à ses prises de position, est devenue le point de départ d’une réflexion qui dépasse largement sa propre histoire.

    « Beaucoup pensent qu’en me disant cela, ils vont me blesser, me décourager ou me mettre en colère », écrit-il, avant de révéler une vérité méconnue de nombreux internautes.

    D’une enfance brisée à une volonté de fer

    Contrairement à ce que certains imaginent, Fovi Katakou n’est pas né en situation de handicap. C’est à l’âge de cinq ans qu’une maladie bouleverse son existence et celle de toute sa famille.

    Face aux rumeurs et aux interprétations les plus cruelles, il rétablit les faits. Sa mère, injustement accusée par certains d’avoir sacrifié son enfant pour s’enrichir, a en réalité consacré toutes ses ressources à tenter de le sauver.

    « Après ma maladie, mes parents ont passé sept années à parcourir les hôpitaux, les églises et les tradithérapeutes », raconte-t-il, saluant les sacrifices immenses consentis par sa famille.

    À douze ans, alors qu’il retrouve partiellement l’usage de son bras gauche, c’est lui-même qui demande à interrompre les traitements pour reprendre le chemin de l’école.

    « J’avais compris que je devais apprendre à vivre avec mon handicap. J’avais surtout compris qu’un handicap n’est pas une limite. Avec de la résilience, on peut continuer à avancer malgré les obstacles. »

    Cette conviction deviendra le socle de toute son existence.

    Transformer le handicap en force et en message d’espérance

    Loin de s’apitoyer sur son sort, Fovi Katakou affirme aujourd’hui que son parcours lui a permis de développer une force intérieure exceptionnelle.

    « Dieu m’a donné un mental fort, une immense envie de vivre », écrit-il, convaincu que son handicap est devenu une source d’inspiration pour de nombreuses personnes qui viennent régulièrement solliciter ses conseils.

    Titulaire d’une licence universitaire, père de deux enfants après la naissance récente de sa petite fille, il développe également une ferme cunicole avec les moyens dont il dispose. Pour lui, le handicap n’a jamais empêché l’accomplissement personnel.

    « Je ne sais pas ce qu’une personne ayant l’usage de ses deux jambes peut accomplir que je ne pourrais pas réaliser autrement », affirme-t-il avec assurance, rappelant qu’il est entouré d’amis et de proches qui l’accompagnent dans les défis du quotidien.

    Au-delà de son expérience personnelle, Fovi Katakou adresse un message fort aux personnes en situation de handicap et à leurs familles. Il invite chacun à ne jamais laisser les jugements extérieurs déterminer sa valeur.

    « À vous, mes jeunes frères et sœurs en situation de handicap, ne laissez jamais les paroles des autres définir votre valeur. La chose la plus importante est votre mental », conseille-t-il.

    Aux parents, il recommande de construire chez leurs enfants une solide estime de soi afin qu’ils puissent affronter les préjugés sans perdre confiance.

    Son témoignage se conclut sur une profession de foi empreinte de reconnaissance. Refusant toute idée de malédiction, il affirme préférer remercier Dieu « de [lui] avoir ouvert les yeux de l’esprit, donné l’intelligence, la sagesse et la force de vivre librement au milieu des autres ».

    Plus qu’un récit personnel, cette publication est devenue un véritable plaidoyer pour le respect de la dignité humaine. Elle rappelle que le handicap ne définit ni la valeur d’un individu, ni ses capacités, et que la véritable force réside souvent dans la manière dont chacun choisit de transformer l’adversité en espérance.

  • ÉDITORIAL – Gianni Infantino de plus en plus seul : jusqu’à quand l’Afrique continuera-t-elle de le protéger ?

    ÉDITORIAL – Gianni Infantino de plus en plus seul : jusqu’à quand l’Afrique continuera-t-elle de le protéger ?

    À mesure que les principales fédérations européennes retirent leur confiance à Gianni Infantino et réclament une profonde réforme de la FIFA, une question s’impose : le président de l’instance mondiale du football peut-il encore tenir longtemps à son poste ?

    Le vent tourne. Lentement, mais sûrement. Après l’UEFA, ce sont désormais les fédérations anglaise, néerlandaise et allemande qui mettent Gianni Infantino face à ses responsabilités. Toutes dénoncent, avec des mots différents, la même réalité : une gouvernance devenue opaque, des décisions prises sans concertation et un mode de fonctionnement qui éloigne la FIFA de ses principes de transparence.

    Le retrait du projet visant à ouvrir les compétitions de la FIFA à des investisseurs privés n’a pas suffi à calmer les esprits. Au contraire, il a mis en lumière une crise de confiance bien plus profonde. Les dirigeants européens ne contestent plus seulement une décision ; ils remettent en cause la manière dont la première institution du football mondial est dirigée. Lorsqu’une fédération aussi influente que celle d’Angleterre réclame un examen complet de la gouvernance, que les Pays-Bas déclarent ne plus avoir confiance dans le leadership de Gianni Infantino et que l’Allemagne évoque un « changement culturel fondamental », le message est limpide : le problème n’est plus le projet, mais son président.

    Sans employer le terme de « démission », les Européens y poussent pourtant de manière de plus en plus évidente. Ils savent que, politiquement, un appel frontal risquerait de fracturer davantage la FIFA. Ils choisissent donc une autre voie : délégitimer progressivement le mode de gouvernance de Gianni Infantino jusqu’à rendre sa position difficilement tenable.

    Pendant ce temps, un continent brille par son silence : l’Afrique.

    Avec ses 54 associations membres, la Confédération africaine de football (CAF) représente un bloc électoral déterminant dans toutes les élections de la FIFA. Depuis l’arrivée de Gianni Infantino à la présidence, les fédérations africaines figurent parmi ses principaux soutiens. Ce poids politique leur confère une responsabilité particulière. Pourtant, alors que les critiques s’accumulent sur la gouvernance de la FIFA, rares sont les voix africaines qui osent exprimer publiquement des réserves.

    Ce silence peut être interprété de plusieurs manières : fidélité politique, calcul stratégique ou volonté de préserver les relations privilégiées avec la direction actuelle de la FIFA. Mais il expose aussi le football africain à une critique grandissante, celle de cautionner, par son absence de réaction, des pratiques que d’autres confédérations jugent incompatibles avec les principes de bonne gouvernance.

    L’Afrique a pourtant tout intérêt à défendre une FIFA forte, crédible et gouvernée dans la transparence. Son influence ne devrait pas se limiter à fournir des voix lors des élections. Elle devrait aussi servir à défendre les valeurs qui garantissent l’intégrité du football mondial.

    Gianni Infantino peut-il encore tenir ? Juridiquement et institutionnellement, oui. Tant que la majorité des 211 associations membres lui conserve sa confiance, son mandat n’est pas directement menacé. Mais politiquement, la situation est tout autre. Lorsqu’un dirigeant perd progressivement la confiance des fédérations les plus influentes du football mondial, son autorité s’érode, même s’il conserve les voix nécessaires pour rester en fonction.

    L’histoire des grandes institutions internationales montre qu’un président ne tombe pas toujours parce qu’il perd un vote. Il tombe souvent parce qu’il perd sa légitimité. Aujourd’hui, Gianni Infantino n’en est peut-être pas encore là. Mais les signaux envoyés par l’Europe montrent que cette légitimité est désormais sérieusement contestée. Si l’Afrique persiste à lui apporter un soutien sans exiger davantage de transparence et de gouvernance collégiale, elle risque d’apparaître non comme une force de réforme, mais comme le dernier rempart d’un système de plus en plus contesté. Et lorsque les appels à un changement deviennent aussi nombreux, la véritable question n’est plus de savoir si Gianni Infantino est sous pression, mais combien de temps encore il pourra résister à une défiance qui gagne chaque semaine du terrain.

Radio Renouveau228

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