Auteur/autrice : La Rédaction

  • Au Togo, 1 000 armes détruites pour renforcer la lutte contre la circulation illicite

    Au Togo, 1 000 armes détruites pour renforcer la lutte contre la circulation illicite

    Une opération de destruction de 1 000 armes obsolètes et saisies a été organisée au Togo avec l’appui du Centre régional des Nations unies pour la paix et le désarmement en Afrique (UNREC). Une initiative présentée comme un pas supplémentaire dans la consolidation de la sécurité et de la paix.

    Le Togo poursuit ses efforts contre la prolifération illicite des armes. Une cérémonie officielle de destruction de 1 000 armes, toutes catégories confondues, s’est tenue avec la participation de plusieurs acteurs engagés dans les questions de sécurité et de prévention des conflits.

    L’opération, réalisée avec l’appui de l’UNREC, a été présidée par le colonel Amana Kodjo, directeur général de la Gendarmerie nationale et représentant du gouvernement. Le coordonnateur national du Réseau ouest-africain pour l’édification de la paix (WANEP-Togo) a également pris part à cette cérémonie.

    Réduire les risques de circulation

    La destruction de ces armes obsolètes ou saisies vise principalement à empêcher leur réintroduction dans les circuits illicites. Leur neutralisation constitue ainsi une mesure de prévention face aux risques liés au trafic d’armes et à leur utilisation à des fins criminelles ou violentes.

    Dans un contexte régional marqué par la persistance de l’insécurité et la menace de l’extrémisme violent, la maîtrise de la circulation des armes représente un enjeu majeur pour les États ouest-africains. La disponibilité d’armes illicites peut en effet alimenter les violences, favoriser la criminalité organisée et compliquer les efforts de prévention des conflits.

    Au-delà de la destruction physique des armes, l’opération rappelle l’importance du contrôle, de la sécurisation des stocks et de la gestion responsable des armes saisies ou devenues inutilisables.

    Un engagement en faveur de la paix

    À travers sa participation, WANEP-Togo réaffirme son engagement dans les initiatives nationales de prévention des conflits et de consolidation de la paix. Le réseau entend poursuivre sa collaboration avec les autorités et les partenaires impliqués dans la promotion d’un environnement plus sûr et plus stable.

    La destruction de ces 1 000 armes apparaît ainsi comme une mesure concrète de prévention, dans un contexte où la lutte contre la prolifération illicite des armes demeure un élément essentiel des politiques de sécurité et de paix.

  • Diego Maradona : les derniers jours d’une légende marqués par l’abandon et la résignation

    Diego Maradona : les derniers jours d’une légende marqués par l’abandon et la résignation

    Les révélations livrées ces derniers jours au procès sur la mort de Diego Maradona dressent le portrait poignant d’une légende du football argentin affaiblie et laissée dans une situation de grande vulnérabilité avant son décès, le 25 novembre 2020.

    À la barre, Nicolas Taffarel, masseur et proche de l’ancien champion, a raconté les derniers jours particulièrement difficiles de Maradona. Selon son témoignage, le « Pibe de Oro » restait prostré dans son lit, souffrait d’importants œdèmes aux jambes et refusait de manger, de se laver ou même de s’occuper de son hygiène.

    Taffarel affirme avoir alerté à plusieurs reprises l’équipe médicale sur l’état préoccupant de l’ancien joueur. « Je signalais les situations que je voyais chez lui, et je ne voyais pas d’action concrète », a-t-il expliqué, visiblement ému. Il assure également que les médecins lui demandaient de patienter, estimant que les symptômes finiraient par disparaître.

    Le témoignage prend une dimension particulière lorsqu’il évoque le 24 novembre, veille de la mort de Maradona. Alors qu’il lui proposait de sortir prendre quelques matés, l’ancien champion lui aurait répondu : « Je ne veux rien, Taffita, ça y est. » Une phrase ambiguë qui résonne aujourd’hui comme un ultime signal d’alerte.

    Une prise en charge au cœur du procès

    Maradona est décédé à 60 ans d’une crise cardiorespiratoire associée à un œdème pulmonaire, alors qu’il se trouvait seul dans une maison de Tigre où il récupérait d’une opération.

    Sept professionnels de santé sont actuellement jugés à San Isidro pour de potentielles négligences. Ils contestent toute responsabilité et invoquent notamment leurs rôles distincts dans la prise en charge du champion. Le procès pourrait se poursuivre au-delà du mois d’août.

  • FIFA-CAF : Tata Adaglo Avlessi réclame le départ d’Infantino et de Motsepe, un appel qui risque de rester sans effet

    FIFA-CAF : Tata Adaglo Avlessi réclame le départ d’Infantino et de Motsepe, un appel qui risque de rester sans effet

    L’ancien président de la Fédération togolaise de football (FTF) rejoint les nombreuses voix qui contestent la gouvernance de la FIFA, même si le soutien affiché par la CAF à Gianni Infantino rend toute remise en cause de son mandat hautement improbable.

    L’ancien président de la Fédération togolaise de football (FTF), Tata Adaglo Avlessi de Mass, est sorti de sa réserve pour demander la démission de Gianni Infantino, président de la Fédération internationale de football association (FIFA), ainsi que celle de Patrice Motsepe, président de la Confédération africaine de football (CAF). Dans une déclaration rendue publique depuis Masséville, dans la préfecture du Bas-Mono, il dénonce ce qu’il considère comme des dérives dans la gouvernance du football mondial et africain.

    Cette sortie intervient alors que la contestation visant Gianni Infantino prend de l’ampleur dans plusieurs pays. Ces dernières semaines, des fédérations nationales ainsi que plusieurs personnalités influentes du football ont publiquement remis en cause la gouvernance du dirigeant suisse-italien, l’invitant à quitter ses fonctions à la tête de la FIFA.

    Une gouvernance de plus en plus contestée

    Dans son texte, Tata Adaglo Avlessi estime que l’élection de Gianni Infantino en 2016 constitue un « accident de parcours » pour la FIFA. Il lui reproche notamment une série de choix stratégiques qu’il juge contraires aux valeurs du football.

    Parmi les principaux griefs figure le projet FIFA Forward Enterprise, porté dans le contexte de la Coupe du monde 2026 organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Selon l’ancien dirigeant togolais, cette initiative, qui devait permettre d’accroître les ressources consacrées au développement du football en ouvrant une partie des revenus à des investisseurs privés, a suscité une vive contestation au sein du monde du football.

    Tata Adaglo Avlessi évoque également les départs de plusieurs proches collaborateurs de Gianni Infantino, qu’il considère comme le signe d’un malaise grandissant au sommet de l’instance mondiale. Estimant que cette situation nuit à la crédibilité de la FIFA, il invite son président à quitter ses fonctions « pour son honneur et sa dignité ».

    L’ancien président de la FTF étend également ses critiques à Patrice Motsepe. Selon lui, le président de la CAF aurait soutenu sans réserve les orientations de la FIFA, empêchant l’Afrique de défendre davantage son autonomie dans la gouvernance du football mondial. Il appelle ainsi le dirigeant sud-africain à assumer sa responsabilité politique et à présenter, lui aussi, sa démission.

    Dans sa déclaration, Tata Adaglo Avlessi rend par ailleurs hommage à l’ancien président de la CAF, feu Issa Hayatou, dont il salue « la témérité » et « la grandeur d’âme », malgré des relations qu’il reconnaît avoir parfois été difficiles.

    Un appel symbolique face au soutien affiché de la CAF

    Si cette prise de position vient renforcer le camp des détracteurs de Gianni Infantino, ses chances de produire un effet concret apparaissent toutefois limitées. La CAF a récemment réaffirmé son soutien au président de la FIFA, confortant ainsi l’alliance entre les deux instances dirigeantes du football mondial et africain.

    Cette position illustre le contraste entre les critiques formulées par plusieurs fédérations européennes, des personnalités du football et désormais d’anciens responsables africains, et l’attitude de nombreuses fédérations du continent qui continuent d’apporter leur soutien à Gianni Infantino. Pour plusieurs observateurs, ce décalage traduit un certain déphasage d’une partie des fédérations africaines avec les débats actuels sur la gouvernance, la transparence et les réformes réclamées au sein du football mondial.

    Même si les appels à la démission se multiplient, aucun mécanisme institutionnel ne laisse aujourd’hui présager un départ prochain de Gianni Infantino ou de Patrice Motsepe. La sortie de Tata Adaglo Avlessi s’inscrit ainsi davantage dans une dynamique de pression politique et morale que dans une perspective susceptible de déboucher, à court terme, sur un changement à la tête de la FIFA ou de la CAF.

  • Bénin : Patrice Talon prend la tête du Sénat, un retour au sommet de l’État qui interroge

    Bénin : Patrice Talon prend la tête du Sénat, un retour au sommet de l’État qui interroge

    Deux mois après avoir quitté la présidence de la République, Patrice Talon devient le premier président du Sénat béninois, relançant le débat sur son influence dans le nouveau paysage institutionnel.

    À peine deux mois après avoir transmis le pouvoir à son successeur, Romuald Wadagni, l’ancien président béninois Patrice Talon effectue un retour remarqué au sommet des institutions. Ce jeudi 6 août, il a été élu président du tout premier Sénat de l’histoire récente du Bénin, avec 24 voix sur 25, devenant ainsi le premier dirigeant de cette nouvelle chambre du Parlement créée par la révision constitutionnelle de 2025.

    L’élection était largement attendue. En vertu des dispositions constitutionnelles, les anciens présidents de la République sont membres de droit du Sénat, dont les plus hautes fonctions leur sont réservées. Patrice Talon prend ainsi la tête d’une institution appelée à jouer un rôle dans l’examen des lois et la régulation de la vie politique béninoise.

    Un scénario longtemps évoqué

    Cette élection ravive toutefois une interrogation qui circulait déjà au moment de la réforme constitutionnelle : la création du Sénat répondait-elle uniquement à une volonté de renforcer les institutions ou constituait-elle également un cadre permettant à Patrice Talon de demeurer au cœur du pouvoir après son départ de la présidence ?

    À l’époque de la révision constitutionnelle, plusieurs observateurs et acteurs politiques avaient estimé que cette nouvelle architecture institutionnelle pouvait offrir à l’ancien chef de l’État une position stratégique lui permettant de continuer à peser sur les grandes orientations nationales, tout en respectant la limitation à deux mandats présidentiels. Ces analyses avaient été rejetées par les partisans de la réforme, qui défendaient avant tout un renforcement du bicamérisme et de l’équilibre institutionnel.

    Le fait que Patrice Talon devienne le tout premier président du Sénat donne aujourd’hui un nouvel écho à ces interrogations, même si aucun élément ne permet d’affirmer que cette réforme avait été conçue dans cette seule perspective.

    Une proximité institutionnelle avec le nouveau pouvoir

    La présidence du Sénat confère à Patrice Talon une visibilité politique et une influence institutionnelle importantes. Sans exercer directement les fonctions exécutives désormais assumées par le président Romuald Wadagni, il conserve une place centrale dans le fonctionnement de l’État.

    Cette situation nourrit déjà les débats au sein de la classe politique béninoise. Pour certains analystes, elle pourrait favoriser une continuité des réformes engagées durant la dernière décennie. D’autres s’interrogent sur la capacité du nouveau chef de l’État à exercer pleinement son autorité politique face à un prédécesseur qui demeure l’une des personnalités les plus influentes du pays.

    Une question revient ainsi avec insistance : Patrice Talon a-t-il véritablement quitté le pouvoir ou a-t-il simplement changé de fauteuil ? Seul l’exercice concret des nouvelles institutions permettra de mesurer si le président du Sénat se limitera au rôle que lui confère la Constitution ou s’il continuera à peser, de près ou de loin, sur les grandes décisions du Bénin. Une interrogation qui devrait alimenter le débat politique dans les prochains mois, à mesure que le nouveau pouvoir prendra ses marques.

  • Togo : le mentorat clinique au cœur de l’amélioration des soins en santé maternelle et reproductive

    Togo : le mentorat clinique au cœur de l’amélioration des soins en santé maternelle et reproductive

    Une session nationale de formation à Tsévié vise à renforcer les compétences des professionnels de santé afin d’améliorer durablement la qualité des soins maternels, néonatals et reproductifs.

    Le Togo renforce son dispositif d’amélioration de la qualité des soins en santé maternelle et reproductive à travers la promotion du mentorat clinique. Une session nationale de formation consacrée à cette approche s’est ouverte le lundi 3 août 2026 à Tsévié, réunissant des professionnels de santé issus des six régions sanitaires du pays.

    Organisée par le ministère de la Santé, de l’Hygiène publique, de la Couverture sanitaire universelle et des Assurances, avec l’appui technique et financier du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), cette formation se déroule jusqu’au 7 août. Elle s’inscrit dans la stratégie nationale visant à garantir à chaque femme, chaque nouveau-né et chaque adolescent un accès à des soins de qualité, sûrs et accessibles, quel que soit leur lieu de résidence.

    Former des mentors pour accompagner les jeunes professionnels

    L’objectif principal de cette session est de renforcer les capacités de professionnels de santé expérimentés afin qu’ils deviennent des mentors cliniques dans le domaine de la Santé sexuelle, reproductive, maternelle, néonatale, infantile, des adolescents et de la planification familiale (SSRMNIA/PF).

    À travers cette approche, les participants acquerront des compétences pédagogiques et techniques leur permettant d’accompagner leurs collègues moins expérimentés dans leur pratique quotidienne. Le mentorat clinique favorise notamment le perfectionnement des gestes techniques, le partage d’expériences et l’amélioration continue des pratiques médicales au sein des formations sanitaires.

    Cette démarche contribue également à instaurer une culture d’apprentissage permanent et de supervision de proximité, considérée comme un levier essentiel pour renforcer la qualité des services de santé.

    Une stratégie pour des soins plus équitables et efficaces

    En misant sur le mentorat clinique, le ministère de la Santé et l’UNFPA ambitionnent d’assurer une offre de soins de qualité dans l’ensemble des établissements sanitaires du pays, à tout moment et dans toutes les régions.

    Les promoteurs de l’initiative estiment que cette approche permettra d’améliorer la prise en charge des urgences obstétricales et néonatales, tout en renforçant l’accès à des services de santé sexuelle et reproductive adaptés aux besoins des populations, notamment en matière de planification familiale.

    Au-delà du renforcement des compétences des prestataires, cette formation s’inscrit dans les efforts déployés par le Togo pour réduire la mortalité maternelle et néonatale, améliorer la qualité des soins et promouvoir des services de santé plus équitables, centrés sur les patients et conformes aux standards internationaux.

  • Au Togo, le Patronat de la presse dénonce l’interpellation d’un vendeur de journaux et évoque une atteinte à la liberté de la presse

    Au Togo, le Patronat de la presse dénonce l’interpellation d’un vendeur de journaux et évoque une atteinte à la liberté de la presse

    Le PPT condamne l’arrestation d’un vendeur de journaux à Lomé et appelle les autorités à mettre fin aux pressions contre les acteurs de la diffusion de la presse.

    *COMMUNIQUÉ DU PATRONAT DE LA PRESSE TOGOLAISE (PPT)* _Relatif à l’interpellation de M. AGBEKO Kossi, vendeur de journaux à Lomé_

    Le Patronat de la Presse Togolaise (PPT) a été saisi ce mercredi 5 août 2026 par le collectif des vendeurs de journaux, que M. AGBEKO Kossi a été interpellé entre 11h et 12h par les forces de police à la station Total de Nyekonakpoè, au niveau des feux tricolores, à Lomé.

     Après vérification, le PPT a appris que l’intéressé a été conduit et gardé à la Brigade Motorisée (BM). Le motif invoqué : l’interdiction de la vente de journaux à la criée, en vertu d’un prétendu communiqué des autorités.

    Le PPT s’étonne d’abord de l’existence de ce “communiqué” dont aucun journaliste, au Togo comme à l’étranger, n’a eu connaissance. Il s’indigne ensuite de la brutalité avec laquelle cette interpellation a été menée.

    D’après les témoignages recueillis, les vendeurs de journaux font régulièrement l’objet de menaces dans l’exercice de leur métier. Ce mercredi, la pression a franchi un cap avec l’arrestation de M. AGBEKO Kossi. Il n’a été libéré que tard dans la soirée, après intervention du Président de l’Observatoire Togolais des Médias (OTM).

     Le PPT dénonce avec la plus grande fermeté cette énième atteinte à la liberté d’expression et de presse, ainsi que la dérive de caporalisation de l’espace public au Togo.

    Le PPT interpelle les autorités togolaises, leur demande de garantir la protection de la presse et de l’ensemble de sa chaîne de diffusion, et d’instruire les forces de police à cesser immédiatement toute forme de harcèlement et de menace à l’encontre des vendeurs de journaux sur toute l’étendue du territoire national.

    Le PPT se réserve le droit de saisir les instances nationales et internationales compétentes si de telles pratiques, visant au musellement de la presse togolaise, devaient se répéter.

    Enfin, le PPT invite les vendeurs de journaux à ne céder ni à la peur ni à aucune forme de pression, quelle qu’en soit l’origine, car la liberté de presse est un droit fondamental, garanti par la Constitution togolaise.

    Fait à Lomé, le 5 août 2026

    *Pour le Bureau Exécutif*

    *Le Président*

  • L’UFC en congrès : bilan, réorganisation et perspectives au menu

    L’UFC en congrès : bilan, réorganisation et perspectives au menu

    Réunie en congrès ordinaire le 8 août à Lomé, l’Union des Forces de Changement (UFC) entend faire le bilan de ses activités, définir ses orientations politiques et réaffirmer son attachement à l’héritage de l’« Ablodé » dans un contexte institutionnel renouvelé.

    L’Union des Forces de Changement (UFC) tiendra son congrès ordinaire le samedi prochain à Lomé. Cette rencontre statutaire réunira les délégués du parti autour du thème : « De l’Ablodé au développement harmonieux », avec pour objectif de faire le point sur la vie de la formation politique et de définir ses orientations pour les prochaines années.

    Un rendez-vous statutaire pour dresser le bilan et fixer les perspectives

    Prévu trois ans après le précédent congrès organisé en août 2023, ce nouveau rendez-vous intervient dans un contexte marqué par l’évolution du paysage institutionnel togolais. Selon les organisateurs, les travaux permettront d’évaluer les actions entreprises depuis le dernier congrès, d’examiner le fonctionnement interne du parti et de débattre de ses perspectives dans le cadre de la Cinquième République.

    Les congressistes devraient également adopter plusieurs résolutions portant sur le renforcement de l’organisation de l’UFC et sur ses orientations politiques en vue des prochaines échéances.

    Fondée en 1992, l’Union des Forces de Changement figure parmi les plus anciennes formations politiques du Togo. Dirigée par Gilchrist Olympio, elle se revendique de l’héritage de Sylvanus Olympio, premier président du Togo indépendant.

    Entre héritage historique et vision du développement

    Le thème choisi, « De l’Ablodé au développement harmonieux », traduit la volonté affichée par l’UFC d’établir un lien entre les idéaux ayant marqué sa création et les enjeux actuels du développement national. Le terme « Ablodé », qui signifie « liberté » ou « indépendance » en éwé, occupe une place importante dans l’histoire politique du pays et dans l’identité du parti.

    À travers cette thématique, l’UFC entend mettre en avant une réflexion axée sur le développement économique, la cohésion nationale et la stabilité, tout en réaffirmant les valeurs qui fondent son engagement politique.

    Au-delà des travaux statutaires, ce congrès offrira également aux responsables du parti l’occasion de s’adresser à leurs militants et sympathisants sur la place que l’UFC entend occuper dans le paysage politique togolais. Les conclusions et résolutions issues des délibérations sont attendues à l’issue de cette journée de congrès.

  • Togo : des OSC réclament des sanctions après l’arrêt de la CEDEAO

    Togo : des OSC réclament des sanctions après l’arrêt de la CEDEAO

    Des organisations de la société civile africaine et togolaise sollicitent l’intervention des instances régionales et internationales, tandis que le gouvernement togolais rejette les conclusions de la Cour de justice de la CEDEAO.

    Quarante-trois organisations de la société civile (OSC) d’Afrique, du Togo et de la diaspora ont adressé une lettre ouverte à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), à l’Union africaine (UA) et aux Nations unies pour demander des mesures à l’encontre des autorités togolaises. Cette démarche intervient à la suite de l’arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO relatif à la réforme constitutionnelle adoptée au Togo en mars 2024.

    Les signataires estiment que cette décision judiciaire constitue une étape importante dans l’interprétation des textes régionaux en matière de gouvernance démocratique. Ils s’appuient notamment sur l’arrêt n° ECW/CCJ/JUD/01/26, dans lequel la juridiction communautaire a jugé que la réforme constitutionnelle est contraire aux principes consacrés par la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance (CADEG).

    Selon les organisations, la réforme, qui instaure un régime parlementaire avec un président du Conseil exerçant l’essentiel du pouvoir exécutif, constitue un « changement anticonstitutionnel de gouvernement ». Elles soutiennent également que son adoption par une Assemblée nationale dont le mandat était arrivé à son terme, sans recours à un référendum, soulève des interrogations sur sa légitimité.

    Des mesures réclamées aux organisations régionales

    Dans leur lettre, les 43 organisations invitent la CEDEAO, l’Union africaine et les Nations unies à traduire les conclusions de la Cour en actions concrètes. Elles demandent notamment la suspension du Togo des instances de la CEDEAO, la suspension de ses droits de participation au sein de l’Union africaine, ainsi que l’ouverture de procédures devant les juridictions compétentes contre les personnes qu’elles estiment impliquées dans ce qu’elles qualifient de changement anticonstitutionnel de gouvernement.

    Le collectif plaide également pour le réexamen de certaines missions diplomatiques confiées aux autorités togolaises et pour la désignation d’un Rapporteur spécial des Nations unies chargé du suivi de la situation des droits humains et de la gouvernance au Togo.

    Au-delà du cas togolais, les organisations proposent une révision du Protocole additionnel de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance afin d’y inscrire explicitement une limitation à deux mandats pour tous les détenteurs du pouvoir exécutif dans les États membres. Selon elles, une telle réforme renforcerait les mécanismes régionaux de prévention des changements anticonstitutionnels de gouvernement et consoliderait les objectifs de la Vision 2050 de la CEDEAO.

    Le gouvernement togolais rejette les conclusions de la Cour

    Les autorités togolaises contestent pour leur part les conclusions de la Cour de justice de la CEDEAO. Dans une déclaration publiée à la fin du mois de juillet 2026, le gouvernement a rejeté l’arrêt rendu le 29 janvier 2026, dont le contenu a été rendu public en juin, estimant que la juridiction communautaire ne dispose d’aucune compétence pour exercer un contrôle de constitutionnalité sur les lois internes ou sur le pouvoir constituant d’un État.

    Lomé soutient que la réforme constitutionnelle de mars 2024 relève exclusivement de la souveraineté nationale et de l’ordre constitutionnel interne. Le gouvernement affirme également que cette réforme instaure un régime parlementaire et ne saurait être assimilée à un changement anticonstitutionnel de gouvernement ni à une violation des engagements régionaux.

    Ce débat intervient dans un contexte où les interprétations de la décision de la Cour continuent d’alimenter les échanges entre les autorités togolaises, les organisations de la société civile et les institutions régionales sur les questions de gouvernance démocratique et de respect des textes communautaires.

  • Le meurtre d’un planteur de 75 ans secoue la Côte d’Ivoire

    Le meurtre d’un planteur de 75 ans secoue la Côte d’Ivoire

    Le meurtre d’un planteur de 75 ans à Cosrou, près de Dabou, plonge une famille et tout un village dans la stupeur, tandis que les enquêteurs privilégient plusieurs pistes.

    Le village de Cosrou, situé à une trentaine de kilomètres de Dabou, dans le sud de la Côte d’Ivoire, est sous le choc après l’assassinat d’Akpa Michel, un planteur de 75 ans, retrouvé sans vie dans sa plantation d’hévéa. Le drame, survenu le samedi 1er août, fait l’objet d’une enquête de la gendarmerie, qui recherche actuellement deux des fils de la victime, portés disparus depuis la découverte du corps.

    Selon les premiers éléments de l’enquête, le septuagénaire s’était rendu dans son exploitation en compagnie d’un saigneur afin d’acheminer une importante récolte de latex. Il avait demandé à son employé de se rendre dans le village voisin pour trouver un conducteur de tricycle chargé du transport. À leur retour, les deux hommes ont découvert Akpa Michel gisant sans vie sous un abri de fortune, présentant de graves blessures. Les secours dépêchés sur place n’ont pu que constater son décès.

    La piste d’un conflit familial privilégiée

    Les premiers constats des enquêteurs soulèvent plusieurs interrogations. L’argent destiné au paiement du transporteur, le téléphone portable de la victime ainsi que la récolte de latex étaient toujours présents sur les lieux. Ces éléments tendent à écarter l’hypothèse d’un vol ayant mal tourné et orientent davantage les investigations vers un homicide ciblé.

    Très rapidement, l’attention des enquêteurs s’est portée sur deux fils du défunt, introuvables depuis les faits. Des habitants affirment les avoir aperçus se dirigeant vers la plantation peu avant la découverte du corps. Par ailleurs, des sources locales évoquent un ancien conflit familial opposant Akpa Michel à sa seconde épouse et à certains de leurs enfants, une situation qui nourrit de nombreuses spéculations au sein de la communauté. Toutefois, à ce stade, aucune responsabilité n’a été officiellement établie.

    Les éléments de la gendarmerie poursuivent leurs investigations afin de déterminer les circonstances exactes de ce crime et d’identifier son ou ses auteurs. Les deux fils recherchés devront être entendus dans le cadre de l’enquête, tandis que les habitants de Cosrou participent également aux recherches pour tenter de les localiser. Cette affaire, qui a profondément bouleversé la localité, reste entourée de nombreuses zones d’ombre.

  • Hervé Renard retrouve les Éléphants, onze ans après le sacre continental

    Hervé Renard retrouve les Éléphants, onze ans après le sacre continental

    Onze ans après avoir conduit la Côte d’Ivoire vers son deuxième sacre à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) en 2015, le technicien français Hervé Renard effectue son grand retour à la tête des Éléphants. La Fédération ivoirienne de football (FIF) a officialisé sa nomination, tournant ainsi la page du mandat d’Émerse Faé.

    À 57 ans, Hervé Renard revient avec une réputation solidement établie sur le continent africain. Premier entraîneur à avoir remporté deux CAN avec deux sélections différentes – la Zambie en 2012 puis la Côte d’Ivoire en 2015 –, il est considéré comme l’un des techniciens les plus expérimentés du football africain. Son retour traduit la volonté de la FIF de consolider les acquis récents tout en préparant les prochaines grandes échéances internationales.

    Le défi s’annonce toutefois important. Renard hérite d’une sélection talentueuse mais attendue au plus haut niveau après son parcours lors de la Coupe du monde 2026. Il devra rapidement imprimer sa marque, maintenir la dynamique des Éléphants et bâtir une équipe capable de rivaliser avec les meilleures nations du continent.

    Pour les supporters ivoiriens, ce retour ravive les souvenirs du triomphe de Bata en 2015 et nourrit l’espoir de voir les Éléphants renouer durablement avec les sommets du football africain

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