Auteur/autrice : La Rédaction

  • CAF : le soutien à Infantino résistera-t-il à la fronde qui gagne la FIFA ?

    CAF : le soutien à Infantino résistera-t-il à la fronde qui gagne la FIFA ?

    Alors que la contestation contre Gianni Infantino prend de l’ampleur au sein du football mondial, la position de la Confédération africaine de football (CAF) est de plus en plus scrutée.

    La Supercoupe d’Europe entre le Paris Saint-Germain et Aston Villa, ce mercredi 12 août à Salzbourg, en Autriche, n’a pas seulement été marquée par la victoire parisienne. En coulisses, les discussions entre responsables du football européen auraient également porté sur l’avenir de Gianni Infantino, président de la FIFA.

    Selon des informations rapportées dans l’entourage de l’UEFA, plusieurs acteurs du football mondial travailleraient désormais à un changement de gouvernance à la FIFA. Une motion de censure pourrait même être envisagée si le dirigeant suisse ne quittait pas son poste dans les prochains mois.

    Une fronde qui s’élargit

    Le projet de réforme évoqué au sein de l’UEFA viserait notamment à mieux séparer les fonctions de régulation, les activités commerciales et l’organisation des compétitions. Les clubs pourraient également obtenir davantage de poids dans la gouvernance de l’instance mondiale.

    Cette contestation intervient alors qu’Infantino semble perdre progressivement certains soutiens. L’abandon de plusieurs projets controversés et les polémiques entourant sa gouvernance ont alimenté les critiques.

    Dans ce contexte, la présence à Salzbourg de Patrice Motsepe, président de la CAF, est observée avec attention par les responsables européens. Le dirigeant sud-africain a pourtant réaffirmé publiquement son soutien à Infantino.

    La CAF face à un choix stratégique

    Reste une question centrale. La CAF maintiendra-t-elle cette position si la contestation continue de s’étendre ? L’Afrique dispose d’un poids électoral important au sein de la FIFA. Un éventuel changement de cap de la confédération africaine pourrait donc modifier sensiblement les rapports de force.

    Pour l’heure, aucun revirement officiel de la CAF n’est annoncé. Mais à mesure que le cercle de la grogne contre Infantino s’élargit, son soutien africain pourrait devenir l’un des enjeux majeurs de la bataille pour l’avenir de la FIFA.

  • Savanes Kpaadu muscle sa communication de terrain

    Savanes Kpaadu muscle sa communication de terrain

    À Dapaong, les équipes du projet Savanes Kpaadu se dotent de nouveaux outils pour mieux valoriser leurs actions sur le terrain.

    Du 6 au 8 août 2026, une formation consacrée au storytelling, à la production de contenus multimédias et à la communication éthique s’est tenue à Dapaong. La session a réuni 24 participants issus du staff du projet et de ses partenaires de mise en œuvre, CADID/CDD, dont cinq femmes et filles.

    Pendant trois jours, les participants ont été formés à la ligne éditoriale de Plan International, aux exigences de visibilité de l’Union européenne, ainsi qu’à la rédaction d’articles, d’histoires de succès et d’études de cas. Les techniques de prise de photos et de vidéos ont également été abordées.

    L’éthique au cœur de la narration

    La formation a accordé une place importante à la communication responsable. Consentement éclairé, droit à l’image, dignité et protection des personnes photographiées ou interviewées ont notamment été au centre des échanges.

    L’approche, largement pratique, a permis aux participants de travailler sur des cas concrets et de simuler différentes étapes de production de contenus.

    À l’issue de la session, des engagements et plans d’action ont été définis. Les équipes devront notamment alimenter régulièrement les banques de photos et vidéos et produire davantage d’articles et d’histoires de succès afin d’améliorer la visibilité du projet Savanes Kpaadu.

  • Sagbado : un règne de six jours, entre contestation et interprétations traditionnelles

    Sagbado : un règne de six jours, entre contestation et interprétations traditionnelles

    Intronisé le 7 août dernier dans un contexte de contestation, Togbui Attissogbui Dzogbevi Semekonawo IV est décédé six jours plus tard, relançant les interrogations autour de la succession à Sagbado.

    Le destin aura été particulièrement bref pour Togbui Attissogbui Dzogbevi Semekonawo IV. Installé comme chef du canton de Sagbado le vendredi 7 août 2026, il est décédé ce jeudi 13 août, après seulement six jours de règne. Cette disparition intervient alors que son accession au trône faisait déjà l’objet de contestations au sein de la communauté.

    Une intronisation contestée

    L’arrivée de Togbui Attissogbui à la tête de la chefferie n’avait pas fait l’unanimité. Selon les informations rapportées par TOGO SCOOP, son intronisation était intervenue après une vacance du trône de près d’une décennie et dans un contexte de désaccords sur les règles de succession. Des héritiers présentés comme originels du trône contestaient notamment la possibilité pour un régent d’accéder à la chefferie.

    Le nouveau chef était ainsi perçu par ses détracteurs comme un chef « imposé ». Des recours avaient même été engagés devant la Chambre administrative de la Cour suprême pour contester le décret de reconnaissance, sans aboutir à une suspension de son application.

    Cette controverse avait donné à l’intronisation une dimension particulière. Ce qui devait être une cérémonie de transmission de pouvoir traditionnel s’était déroulé dans un climat de tension, avec un important dispositif de sécurité.

    Six jours plus tard, les interrogations

    La disparition du chef, six jours seulement après son intronisation, donne désormais lieu à de nombreuses interprétations. Dans certains milieux, des voix estiment que cette succession ne pouvait pas être considérée comme définitivement réglée et que les événements survenus depuis le 7 août pourraient être lus comme un signe du destin.

    L’expression selon laquelle « les dieux d’Aflao ont tranché » circule ainsi parmi certains commentateurs. Cette lecture relève toutefois de la croyance et de l’interprétation traditionnelle, et ne constitue pas une explication factuelle du décès.

    Au moment de son intronisation, les larmes versées par Togbui Attissogbui avaient déjà suscité des commentaires. Certains y voyaient une émotion liée à la cérémonie ; d’autres leur attribuent désormais, après sa mort brutale, une dimension prémonitoire.

    L’âge, autre sujet de commentaires

    L’âge avancé du défunt constitue également un élément évoqué dans les discussions. Certains observateurs considèrent qu’à un âge avancé, la santé peut naturellement être plus fragile. Mais aucune information médicale publique ne permet, à ce stade, d’établir que son décès serait lié à son âge ou à une quelconque maladie.

    Le qualificatif de « candidat naturel à la mort », parfois utilisé dans les commentaires, doit donc être manié avec prudence. Il s’agit d’une formule subjective et non d’un constat médical.

    Une chose demeure certaine : avec la disparition de Togbui Attissogbui Dzogbevi Semekonawo IV, Sagbado se retrouve à nouveau confronté à la question de sa chefferie. Six jours après son intronisation, le débat sur la succession repart ainsi de plus belle, entre règles coutumières, contestations et croyances traditionnelles.

  • Mort annoncé, puis vivant : le cas stupéfiant de Chinedu Ozor

    Mort annoncé, puis vivant : le cas stupéfiant de Chinedu Ozor

    Déclaré mort après s’être effondré en plein match amical au Nigeria, le défenseur Chinedu Ozor a finalement été retrouvé vivant avant son transfert à la morgue.

    La scène aurait pu tourner au drame irréversible. Le défenseur de Katsina United, Chinedu Ozor, s’est effondré en plein match amical au Nigeria, suscitant une vive inquiétude parmi les joueurs et le staff présents.

    Selon les informations rapportées, deux médecins l’auraient déclaré décédé après avoir constaté son état. Le joueur devait alors être transféré à la morgue. Mais au moment de sa prise en charge, le personnel aurait constaté un mouvement de sa main.

    Transféré en soins intensifs

    Cette réaction inattendue a immédiatement changé la situation. Chinedu Ozor a été transféré en urgence dans une unité de soins intensifs, où il se trouve actuellement sous oxygène.

    L’affaire soulève de nombreuses interrogations sur les circonstances de cette erreur médicale présumée et sur les conditions de prise en charge des joueurs victimes de malaises sur les terrains de football.

    Pour l’heure, l’état de santé du défenseur reste préoccupant, mais son transfert en soins intensifs constitue un nouvel espoir pour ses proches, ses coéquipiers et le club.

    Cette histoire rappelle surtout l’importance d’une évaluation médicale rigoureuse avant toute déclaration de décès, particulièrement dans les situations d’urgence où chaque seconde peut être déterminante.

  • Kara : les « Open des Evalas » mettent le taekwondo en ordre de combat

    Kara : les « Open des Evalas » mettent le taekwondo en ordre de combat

    Le Palais des Congrès de Kara s’apprête à vibre au rythme du taekwondo avec la première édition des « Open des Evalas ».

    Le taekwondo togolais s’offre un nouveau rendez-vous de compétition. Quatre clubs réunis autour d’une même ambition organisent, le samedi 22 août 2026 à partir de 7 heures, les « Open des Evalas » au Palais des Congrès de Kara. Une compétition qui entend rassembler les jeunes talents et les pratiquants confirmés autour des valeurs de dépassement de soi et de fair-play.

    Quatre clubs, un même objectif

    Placée sous le slogan «  4 clubs 1 passion, 1 objectif », cette initiative mettre aux prises des athlètes dans plusieurs catégories, aussi bien chez les hommes que chez les dames. Les minimes, cadets, juniors et seniors pourront s’affronter dans différentes catégories de poids.

    L’objectif affiché est également de valoriser les clubs et leurs athlètes. Un trophée sera remis aux trois meilleurs clubs de la compétition, tandis que de nombreux lots récompenseront les performances individuelles.

    Les inscriptions bientôt closes

    La participation est fixée à dix (10) mille de FCFA par athlète. Les inscriptions restent ouvertes jusqu’au 17 août à 18 heures. Les organisateurs invitent ainsi les clubs intéressés à finaliser rapidement leurs engagements.

    A quelques jours de l’évènement, le rendez-vous s’annonce comme une vitrine pour le taekwondo et un moment fort de la saison sportive de Kara.

  • Vogan : une station-service mise sous scellés après un contrôle surprise

    Vogan : une station-service mise sous scellés après un contrôle surprise

    Une station-service d’April a été sanctionnée à Vogan, dans la préfecture de Vo, après la découverte d’irrégularités dans les volumes de carburant servis aux clients.

    Une opération inopinée menée lundi matin à Vogan par l’Association togolaise des consommateurs (ATC), en collaboration avec l’Agence togolaise de métrologie (ATOMET), a conduit à la mise sous scellés des pompes d’une station-service d’April.

    Cette descente faisait suite à plusieurs plaintes de consommateurs signalant des anomalies présumées dans les quantités d’essence délivrées. Les équipes techniques ont contrôlé deux stations, Total et April.

    À Total, aucun manquement n’a été relevé. Les pompes contrôlées étaient conformes et les volumes distribués se situaient dans les marges réglementaires.

    En revanche, des insuffisances ont été constatées sur les pompes de la station April. Face à ces irrégularités, l’ATOMET a infligé une pénalité à l’établissement et ordonné la mise sous scellés de ses pompes, dans l’attente du paiement de l’amende et de leur réparation.

    L’ATC invite par ailleurs les gérants de stations-service à effectuer régulièrement des contrôles internes de leurs équipements. Elle encourage surtout les consommateurs à signaler tout manquement constaté, afin de permettre aux services compétents d’intervenir rapidement.

  • Le patron du football rwandais arrêté dans une affaire de chèque sans provision

    Le patron du football rwandais arrêté dans une affaire de chèque sans provision

    Le président de la Fédération rwandaise de football (FERWAFA), Fabrice Shema Ngoga, a été arrêté mardi 11 août 2026 dans le cadre d’une enquête portant sur un présumé chèque sans provision.

    Le football rwandais est secoué par une affaire judiciaire impliquant directement son plus haut responsable. Fabrice Shema Ngoga, président de la Rwanda Football Federation (FERWAFA), a été placé en détention par les autorités rwandaises, selon plusieurs sources concordantes.

    L’arrestation, intervenue le mardi 11 août, serait liée à une affaire de chèque présumé sans provision. Les circonstances précises de l’émission de ce chèque ainsi que le montant concerné n’ont pas, à ce stade, été clairement détaillés dans les informations disponibles.

    Une nouvelle secousse pour la fédération

    Cette affaire intervient alors que la FERWAFA avait déjà été confrontée à des dossiers mettant en cause certains de ses responsables. En septembre 2025, deux hauts responsables de la fédération avaient notamment été arrêtés par le Bureau d’enquête du Rwanda (RIB) dans une affaire portant sur des soupçons de détournement, de corruption et de falsification de documents.

    L’arrestation de Fabrice Shema Ngoga donne ainsi une dimension supplémentaire aux questions de gouvernance qui entourent la gestion du football rwandais.

    Il convient toutefois de souligner que l’arrestation ne vaut pas condamnation. Les faits reprochés au président de la FERWAFA devront être établis par l’enquête et, le cas échéant, par la justice rwandaise.

    La justice poursuit ses investigations

    Le Rwanda Investigation Bureau (RIB), chargé notamment de prévenir et d’enquêter sur les infractions, revendique une politique de lutte contre les pratiques financières frauduleuses. L’institution a récemment rappelé que l’émission de chèques sans provision peut exposer son auteur à des sanctions pénales au Rwanda.

    Pour la FERWAFA, l’enjeu dépasse désormais la situation personnelle de son président. L’affaire pourrait raviver le débat sur la transparence financière et la gouvernance des fédérations sportives africaines, à un moment où les organisations nationales sont appelées à gérer des ressources de plus en plus importantes.

    Les prochaines étapes de la procédure permettront de déterminer la nature exacte des charges retenues contre Fabrice Shema Ngoga et les suites judiciaires qui lui seront réservées.

  • Togo : le « Budget vert » 2027, entre virage écologique et exigence de redevabilité

    Togo : le « Budget vert » 2027, entre virage écologique et exigence de redevabilité

    En formant ses cadres à la budgétisation verte, le ministère de l’Économie et de la Veille stratégique veut faire du budget 2027 un instrument davantage aligné sur les impératifs climatiques et environnementaux.

    Du 3 au 7 août 2026 à Lomé, le ministère de l’Économie et de la Veille stratégique (MEVS) a consacré cinq jours au renforcement des capacités de ses cadres sur la budgétisation verte. Derrière l’apparente technicité de cet exercice se joue une évolution plus profonde de la gestion publique : celle du passage d’un budget principalement centré sur les allocations financières à un budget qui cherche également à mesurer les conséquences environnementales des choix de l’État.

    L’objectif affiché de l’atelier est double : permettre aux cadres de s’approprier la méthodologie de la budgétisation verte et contribuer à l’élaboration du document « Budget Vert » du ministère pour l’exercice 2027. Cette démarche intervient alors que le Togo a déjà institutionnalisé progressivement cet outil dans son processus budgétaire. Le ministère des Finances présente d’ailleurs le pays comme un pionnier de la budgétisation verte dans l’espace UEMOA.

    Du discours climatique aux lignes budgétaires

    Le principe est relativement simple : identifier, au sein des programmes et dépenses publiques, celles qui ont un impact favorable, défavorable ou neutre sur le climat et l’environnement. Mais sa mise en œuvre est autrement plus complexe. Elle suppose des critères de classement précis, des compétences techniques et surtout une capacité à suivre les dépenses au-delà de leur inscription dans la loi de finances.

    Le Togo a déjà franchi plusieurs étapes. Le Budget Vert 2026, par exemple, repose sur une architecture institutionnelle dans laquelle le ministère chargé des finances assure le pilotage du processus, tandis que la Direction générale du Budget et des Finances en assure la mise en œuvre technique.

    L’enjeu du Budget Vert 2027 est donc moins de créer un nouvel outil que de consolider une pratique appelée à devenir un élément normal de la préparation budgétaire.

    Une réforme qui dépasse le seul ministère de l’Économie

    La formation des cadres du MEVS prend tout son sens dans cette dynamique interministérielle. En avril 2026, le ministère des Transports avait déjà organisé une formation destinée à ses points focaux et cadres afin de les familiariser avec le marquage climatique et environnemental des activités et projets, avec l’objectif d’élaborer un projet de Budget Vert 2027.

    Cette multiplication des formations traduit une volonté d’élargir progressivement la démarche à l’ensemble de l’administration. En 2025, le gouvernement avait justement indiqué que le champ du Budget Vert devait être étendu à tous les ministères et institutions.

    La logique est importante : les politiques environnementales ne peuvent plus être confinées au seul ministère chargé de l’environnement. Agriculture, transports, énergie, infrastructures, urbanisme, économie ou encore finances produisent, chacun à leur niveau, des effets sur les émissions, les ressources naturelles et la résilience du pays face aux changements climatiques.

    Le véritable test : l’exécution

    Mais c’est ici que commence le principal défi. Un budget peut être « vert » sur le papier sans produire automatiquement des résultats environnementaux.

    La question déterminante sera donc celle de l’exécution. Les crédits identifiés comme favorables au climat sont-ils effectivement dépensés conformément à leur destination ? Les projets annoncés comme environnementalement vertueux produisent-ils les résultats attendus ? Les dépenses ayant des effets négatifs sont-elles réorientées ou simplement recensées ?

    Le Togo semble avoir compris cette nécessité de dépasser le stade de la programmation. En juin-juillet 2026, la Direction générale du Budget et des Finances a réuni 64 experts pour travailler sur les rapports d’exécution des Budgets Verts 2024 et 2025. Cette démarche marque un passage significatif vers la redevabilité et l’évaluation des résultats.

    Une nouvelle culture de la dépense publique

    Le Budget Vert 2027 pourrait ainsi constituer davantage qu’un document technique annexé au budget de l’État. Il peut devenir un outil d’arbitrage permettant de mieux apprécier la cohérence entre les ambitions climatiques du pays et les ressources effectivement mobilisées.

    Cette évolution intervient d’ailleurs dans un contexte où le Togo cherche à intégrer plusieurs dimensions transversales dans son budget 2027. En juillet 2026, un appui technique de la Commission économique pour l’Afrique et de l’UNFPA a également porté sur l’intégration des dépenses sensibles au dividende démographique dans le budget 2027.

    La tendance est donc claire : le budget public tend à devenir un instrument multidimensionnel, prenant en compte non seulement les montants dépensés, mais aussi leur impact sur le développement humain, l’environnement et la résilience économique.

    L’heure de la preuve

    Pour le MEVS, la formation organisée à Lomé constitue une étape nécessaire. Mais elle ne saurait être une fin en soi. Le véritable succès du Budget Vert 2027 se mesurera à sa capacité à influencer les décisions, à améliorer la qualité des investissements publics et à rendre plus lisible l’impact environnemental de la dépense publique.

    Le défi est désormais de passer de la budgétisation verte à une véritable gestion publique verte. Autrement dit, ne plus seulement identifier les crédits qui contribuent à la protection de l’environnement, mais faire de cette exigence un critère réel dans les choix de l’État.

    À l’heure où les effets du changement climatique imposent des coûts croissants aux économies africaines, la question n’est plus de savoir si les finances publiques doivent intégrer l’environnement. Elle est de savoir si cette intégration modifiera réellement la manière dont l’argent public est priorisé, dépensé et contrôlé.

  • À Tabligbo, les futurs enseignants au cœur de la diplomatie linguistique américaine

    À Tabligbo, les futurs enseignants au cœur de la diplomatie linguistique américaine

    Les États-Unis misent sur la formation des futurs enseignants pour renforcer l’apprentissage de l’anglais au Togo.

    À Tabligbo, l’apprentissage de l’anglais prend une nouvelle dimension. Le 11 août, Tim Glenn, diplomate à l’ambassade des États-Unis au Togo, a échangé avec 50 futurs enseignants du primaire de l’École normale de formation des professeurs d’école (ENFPE), autour d’une sélection d’ouvrages destinés à renforcer leurs compétences linguistiques.

    La rencontre s’est appuyée sur des livres du programme éditorial « Nouveaux Horizons », porté par les Services régionaux pour l’Afrique (ARS) du Département d’État américain. À travers cette initiative, l’objectif est de promouvoir l’enseignement de l’anglais, notamment les capacités de compréhension et d’expression orales, auprès des futurs enseignants.

    Au-delà de la cinquantaine de participants directement concernés, l’initiative entend produire un effet multiplicateur. Une fois dans leurs classes, ces futurs instituteurs pourront transmettre à leur tour de meilleures méthodes et compétences en anglais à leurs élèves togolais.

    L’anglais comme passeport vers l’avenir

    Pour les promoteurs de cette initiative, une meilleure maîtrise de la langue anglaise constitue un atout pour les jeunes dans un environnement économique de plus en plus mondialisé. Elle peut faciliter la poursuite des études, l’accès à l’emploi et l’ouverture vers de nouvelles opportunités professionnelles.

    Cette coopération éducative revêt également une dimension économique et diplomatique. Selon l’approche américaine, le renforcement des compétences linguistiques peut favoriser les échanges commerciaux, contribuer à la création d’emplois et permettre à davantage de professionnels togolais de développer des relations avec des entreprises américaines et d’accéder aux marchés internationaux.

    À Tabligbo, la diplomatie américaine mise ainsi sur un levier discret mais stratégique : former ceux qui formeront la prochaine génération.

Radio Renouveau228

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