Auteur/autrice : La Rédaction

  • Gazoduc ouest-africain : cinq jours sous haute surveillance énergétique

    Gazoduc ouest-africain : cinq jours sous haute surveillance énergétique

    Du 28 août au 1er septembre, le réseau gazier régional connaîtra un arrêt partiel pour d’importants travaux de maintenance.

    Suspension

    La West African Gas Pipeline Company (WAPCo) annonce une opération technique d’envergure sur le Gazoduc de l’Afrique de l’Ouest (GAO), à compter du 28 août 2026. Pendant cinq jours, le transport de gaz naturel en provenance du Nigéria vers le réseau régional sera temporairement interrompu.

    Cette suspension intervient dans le cadre d’un vaste programme associant maintenance, inspection, remplacement d’équipements et modernisation des infrastructures au Togo, au Bénin et au Nigéria. Au Togo, l’intervention portera notamment sur le remplacement d’une vanne sous-marine au niveau de l’embranchement de Lomé et l’inspection du gazoduc. Au Bénin, des opérations similaires sont prévues à Cotonou, tandis que plusieurs équipements seront remplacés ou installés au Nigéria.

    Enjeux régionaux

    L’arrêt programmé ne sera pas sans conséquences sur l’équilibre énergétique régional. Au Ghana, où l’approvisionnement en gaz sera maintenu grâce aux flux provenant de l’ouest du pays vers Tema, la disponibilité globale du gaz devrait néanmoins diminuer durant les travaux. WAPCo dit travailler avec les autorités, les régulateurs, les fournisseurs, les clients et les acteurs de l’électricité afin de limiter les effets de cette interruption, notamment sur la production électrique.

    Au-delà de cette parenthèse technique, l’opération vise surtout à consolider la fiabilité d’une infrastructure stratégique. Selon WAPCo, l’achèvement des travaux doit renforcer la sécurité, la résilience et la pérennité du GAO, tout en contribuant à la sécurité énergétique et à l’activité économique ouest-africaine. Reliant le Nigéria, le Bénin, le Togo et le Ghana, le gazoduc constitue en effet un maillon essentiel de l’approvisionnement énergétique régional.

  • Togo : des « indices graves » contre deux réalisateurs français

    Togo : des « indices graves » contre deux réalisateurs français

    Le gouvernement togolais affirme que la justice dispose d’« indices graves et concordants » contre deux réalisateurs français détenus depuis fin juillet avec leur collaborateur togolais.

    Les autorités togolaises ont apporté, samedi 22 août, leurs premières explications officielles sur la détention de Gaël Mocaër, Sebastian Perez Pezzani et de leur collaborateur togolais Fred Vedomey. Dans un communiqué conjoint, les ministères de la Sécurité et de la Justice affirment que la justice dispose d’« indices graves et concordants » à l’encontre des deux réalisateurs français.

    Les trois hommes ont été interpellés le 27 juillet dans la région de Kara, alors qu’ils réalisaient un épisode de l’émission documentaire « Les Routes de l’impossible », diffusée par France Télévisions. Ils ont ensuite été placés en détention provisoire à Lomé le 17 août et poursuivis notamment pour « fausses déclarations ».

    Un tournage dans des zones sensibles

    Selon le gouvernement, l’équipe de tournage aurait utilisé un drone dans des secteurs soumis à un « régime de sensibilité sécuritaire particulier », notamment dans la région des Savanes, au nord du pays. Cette zone est placée sous état d’urgence depuis 2022 en raison des menaces liées aux groupes jihadistes. Les autorités précisent que l’autorisation de tournage dont disposait l’équipe était limitée à certaines localités et ne couvrait pas l’ensemble des zones survolées.

    Le gouvernement assure toutefois que la procédure judiciaire ne porte ni sur le contenu du documentaire ni sur l’exercice de la liberté de la presse. Il rappelle également la présomption d’innocence et le respect des droits de la défense.

    Des versions qui divergent

    L’affaire suscite des réactions dans le milieu de la presse. Reporters sans frontières affirme que les trois hommes disposaient d’une autorisation de tournage délivrée par le ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts et réclame leur libération.

    La HARC indique, de son côté, n’avoir reçu aucune demande d’accréditation concernant les deux professionnels, ni de France Télévisions ni des intéressés.

    L’état de santé de Sebastian Perez Pezzani constitue par ailleurs un sujet de préoccupation. Les autorités togolaises indiquent que les détenus bénéficient d’un avocat, de l’assistance consulaire française et peuvent communiquer avec leurs familles. Elles invitent à laisser la justice poursuivre son travail en toute indépendance.

  • Taekwondo/Open des Evalas : « Ma satisfaction est à 500 % », se réjouit Souglibé Nakpakpere, le président du comité d’organisation

    Taekwondo/Open des Evalas : « Ma satisfaction est à 500 % », se réjouit Souglibé Nakpakpere, le président du comité d’organisation

    Pour sa première édition, l’Open des Evalas a dépassé les attentes de ses organisateurs avec 213 athlètes venus notamment du Togo et de plusieurs pays de la sous-région. À Kara, le taekwondo veut désormais s’inscrire durablement dans la dynamique des Evalas, souhaite Dr Souglibé Nakpakpere, le président de son Comité d’organisation dans l’interview ci-après.

    Vous êtes le président du comité d’organisation. Il s’agit de la première édition de l’Open des Evalas. Pourquoi avoir pensé à organiser cette compétition de taekwondo ?

    Merci beaucoup pour cette question qui est d’une importance capitale. Étant pratiquant des arts martiaux et ayant longtemps pratiqué cet art dans le nord du pays, nous avons constaté à un moment donné une certaine situation. Nous étions, il faut le dire, un peu orphelins de la Fédération et de tout ce qui se faisait sur les plans national et international.

    À ce niveau, nous avons des enfants qui ont envie de s’essayer à cette discipline, de fouler les tatamis et de se mesurer à d’autres pratiquants. Il fallait donc créer un cadre propice pour permettre à cette jeune génération de se développer et de s’exprimer sur le plan sportif et professionnel.

    C’est dans cet esprit que nous avons pensé à initier l’Open des Evalas. L’objectif premier était de rassembler nos jeunes athlètes, mais aussi tous les amoureux de cet art noble, afin que nous puissions échanger nos savoir-faire techniques, pratiques et professionnels.

    Aujourd’hui, c’est une rencontre qui constitue pour nous une grande fierté. Voir tout ce monde réuni autour du taekwondo est une véritable satisfaction.

    Nous avons également voulu que le concept de l’Open des Evalas soit en harmonie avec la fête des Evalas. Les vacances constituent une période qui rassemble beaucoup de monde à Kara. L’Open des Evalas permet donc de créer un lien avec les rites Evalas en pays Kabyè, tout en donnant aux participants l’occasion de découvrir la ville de Kara, ainsi que les rites initiatiques que sont les Evalas et l’Akpéma.

    Aujourd’hui, nous sommes à la fin de cette première édition. Êtes-vous satisfait du bilan ?

    Ma satisfaction est à 500 % ! Je ne m’attendais pas à accueillir plus de 200 athlètes. À ce jour, nous avons enregistré 213 participants, ce qui est au-delà de nos prévisions.

    Nous avons même été contraints de revoir nos dispositions en matière d’hébergement. Les logements que nous avions prévus n’ont pas suffi et nous avons dû trouver d’autres solutions pour accueillir les athlètes.

    Pour moi, c’est donc une satisfaction à 500 %. Je ne m’y attendais vraiment pas. Des participants sont venus du Niger, du Mali et du Ghana. Honnêtement, je ne m’attendais pas à une telle mobilisation.

    Pour moi, cet Open est une grande réussite.

    Pensez-vous déjà à la prochaine édition ?

    Ah oui ! Bien sûr. Cette année, vous avez pu constater que nous n’avions pas de plastrons électroniques ni d’écrans. Notre prochain défi est donc de nous doter de ce matériel.

    Nous avons déjà acquis une partie du matériel nécessaire pour pouvoir exprimer notre savoir-faire. Il nous faut maintenant disposer des équipements répondant aux standards internationaux, notamment les plastrons électroniques et les écrans utilisés dans les grandes compétitions, y compris aux Jeux olympiques.

    Je pense que, si Dieu nous donne la santé, nous ferons le nécessaire l’année prochaine pour disposer de ces équipements. C’est mon principal défi pour la prochaine édition.

    Organiser une telle compétition demande beaucoup de moyens. Comment avez-vous réussi à mobiliser les ressources nécessaires ?

    Merci beaucoup pour cette question. Vous voyez que je souris déjà ! Organiser un tel événement nécessite effectivement beaucoup de moyens.

    Cela me donne l’occasion de saluer certaines personnes qui nous ont permis de mobiliser les fonds et surtout le matériel nécessaire. Je voudrais notamment saluer le vice-président de la Fédération Togolaise de Taekwondo, Maître Daniel, qui a apporté une contribution très importante à l’organisation de cet événement.

    Je voudrais également remercier l’ancien président de la Fédération, Maître Frank Eyii Klutse, qui a été l’un des précurseurs de cet Open. Depuis 2023, lorsque j’ai annoncé mon intention d’organiser cette compétition, ses sages conseils et sa disponibilité m’ont été d’un précieux soutien. Je n’oublie pas le soutien précieux de Daniel Agbozo, vice-président de la Fédération togolaise de taekwondo.

    Je tiens aussi à remercier Soroubat Togo, notre premier partenaire, qui nous a accompagnés dans la réalisation de ce projet. Je salue particulièrement les responsables de cette entreprise qui ont accepté de nous faire confiance et de nous accompagner.

    Il faut également remercier les autorités locales, notamment le gouverneur, le préfet et le maire de la ville, sans oublier le commandant du Palais qui nous accueille aujourd’hui et qui a accepté d’abriter cet événement dans son enceinte.

    C’est donc pour nous une grande satisfaction de constater que toutes ces autorités nous accompagnent dans cette dynamique.

    Quelles sont les principales difficultés que vous avez rencontrées dans les préparatifs de cette compétition ?

    Les difficultés sont essentiellement d’ordre financier. Comme je l’ai dit, notre principal défi pour l’année prochaine sera de mobiliser davantage de moyens afin d’acquérir les équipements électroniques.

    Il faut reconnaître que nous ne sommes pas encore suffisamment équipés. Avec davantage de moyens financiers, je pense que nous pourrons surmonter la plupart des difficultés auxquelles nous sommes confrontés.

    Il faut également saluer la bravoure et l’engagement de toutes les personnes qui nous ont accompagnés sur le plan humain. Nous avions vraiment besoin de leur soutien.

    Aujourd’hui, je n’aurais pas cette satisfaction si j’étais resté seul. Comme on le dit souvent, l’union fait la force. C’est grâce à cette mobilisation collective que nous avons pu relever le défi de cette première édition.

    Merci pour avoir accepté répondre à nos questions.

    C’est moi qui vous remercie. A la prochaine.


  • Kloto : la traque aux faux médicaments s’intensifie

    Kloto : la traque aux faux médicaments s’intensifie

    À Kpalimé, le Club RFI-Togo intensifie la lutte contre les médicaments de rue.

    Trois jours pour renforcer la vigilance

    La Coordination des Clubs RFI-Togo, en collaboration avec ses partenaires, a lancé vendredi 21 août à Kpalimé la 8ᵉ édition de sa campagne de sensibilisation contre la vente et la consommation de faux médicaments. Placée sous le thème « Attention aux médicaments vendus dans la rue », cette campagne de trois jours entend renforcer la vigilance des populations face aux risques liés aux produits pharmaceutiques provenant de circuits non autorisés.

    La cérémonie d’ouverture a rassemblé des représentants des autorités administratives et locales, des professionnels de santé, des organisations professionnelles, des partenaires, des médias, des membres des Clubs RFI ainsi que des populations de la préfecture de Kloto.

    Au programme figurent des séances de sensibilisation, des panels sur les dangers des faux médicaments et un gala de football destiné notamment à toucher davantage la jeunesse.

    Une menace qualifiée d’« armes silencieuses »

    Le secrétaire général de la préfecture de Kloto, Koudjo Kodjo, a décrit les faux médicaments comme des « armes silencieuses » susceptibles de compromettre les efforts du système de santé et de toucher particulièrement les populations vulnérables. Il a appelé à une mobilisation impliquant pouvoirs publics, collectivités, professionnels de santé, forces de sécurité, médias, société civile et citoyens.

    Pour le maire de Kloto 1, Kossi Afelete Atigaku, la lutte ne saurait se limiter à la sensibilisation. L’accessibilité financière et géographique aux médicaments de qualité constitue également un enjeu majeur.

    Le porte-parole de la Coordination des Clubs RFI, Alfred Nadjere, a rappelé qu’un médicament falsifié, mal conservé ou vendu hors des circuits officiels peut représenter une grave menace pour la santé. « Ne pas prendre n’importe quel médicament, c’est protéger sa santé et sa famille », a-t-il insisté, invitant les populations à privilégier les pharmacies et structures sanitaires agréées.

    La Fondation Brazzaville, représentée par son directeur général Foulo Basse, participe également à cette campagne qui entend contribuer à un changement durable des comportements face aux médicaments de provenance douteuse. D’autres partenaires tels que l’OMS, l’Ordre des pharmaciens, la Mairie de kloto1, Ramco Brasserie, la FETAP, Laborex, Cameg, DMPL, Voltic, entre autres ont rendu possible l’organisation de l’évènement.

  • Paludisme : visites inopinées du PNLP pour vérifier le respect des règles

    Paludisme : visites inopinées du PNLP pour vérifier le respect des règles

    Gratuité des intrants antipaludiques : le PNLP passe cinq districts au crible pour traquer les écarts et s’assurer que les populations bénéficient réellement des soins et produits qui leur sont destinés.

    Depuis 2013, le Togo bénéficie de l’appui du Fonds mondial pour mettre gratuitement à la disposition des populations des intrants essentiels à la prévention et à la prise en charge du paludisme. Pour s’assurer du respect des directives nationales dans les formations sanitaires, le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) a mené, du 17 au 21 août 2026, une série de visites inopinées dans plusieurs districts sanitaires.

    Des intrants essentiels sous surveillance

    Les produits concernés comprennent notamment les moustiquaires imprégnées d’insecticide (MII), distribuées lors des campagnes de masse et en routine. S’y ajoutent la sulfadoxine-pyriméthamine (SP) destinée aux femmes enceintes, la combinaison sulfadoxine-pyriméthamine-amodiaquine (SPAQ) pour les enfants de 3 à 59 mois, ainsi que les tests de diagnostic rapide (TDR).

    Les combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine (CTA) et l’artésunate injectable figurent également parmi les intrants mis gratuitement à la disposition des formations sanitaires publiques, privées et socio-confessionnelles.

    L’objectif est de garantir une prise en charge conforme aux protocoles nationaux et de permettre aux patients d’accéder sans frais aux interventions essentielles de lutte contre le paludisme. Mais entre les directives et leur application effective, le PNLP veut s’assurer que les règles sont correctement observées sur le terrain.

    Cinq districts passés au crible

    C’est dans cette perspective que les équipes du PNLP ont effectué des contrôles dans les formations sanitaires des districts de l’Avé, de l’Agou, de l’Anié, de Blitta et de Sotouboua. Pendant cinq jours, les agents ont procédé à une vérification approfondie des pratiques liées à la prévention, au diagnostic et au traitement du paludisme.

    Le protocole de prise en charge, l’application des directives nationales, le respect des consignes relatives à la gratuité des interventions ainsi que la disponibilité des outils nécessaires ont notamment été examinés. Les difficultés rencontrées par les prestataires ont également été recueillies.

    Au-delà du contrôle, la démarche se veut corrective. Les équipes du PNLP ont apporté des mesures d’ajustement et formulé des recommandations adaptées aux différents niveaux de responsabilité.

    À travers ces visites, le Programme entend renforcer l’application des normes nationales, améliorer la disponibilité et l’utilisation appropriée des intrants antipaludiques et, surtout, garantir aux populations un accès effectif aux services essentiels de prévention, de diagnostic et de prise en charge du paludisme.

  • Au Mali, le rôle discret de Faure Gnassingbé dans la libération de deux Russes

    Au Mali, le rôle discret de Faure Gnassingbé dans la libération de deux Russes

    La libération, le 20 août, de deux ressortissants russes capturés au Mali remet en lumière le rôle de médiation que Lomé cherche à jouer entre les autorités de Bamako et le Front de libération de l’Azawad (FLA).

    Une nouvelle libération après celle de 82 soldats maliens

    Deux ressortissants russes, présentés comme des membres du groupe Wagner, ont été libérés le 20 août par le Front de libération de l’Azawad (FLA). Ils avaient été capturés en juillet 2024 lors des combats de Tinzawaten, dans le nord du Mali. Selon les informations rapportées par Jeune Afrique, leur libération aurait notamment été facilitée par une médiation conduite par le Togo entre le mouvement armé et les autorités maliennes.

    Cette opération intervient quelques jours après la remise en liberté de 82 militaires maliens détenus par des groupes armés. Le 13 août, l’armée malienne avait confirmé leur libération. Le FLA, de son côté, avait évoqué un geste à caractère humanitaire.

    Ces deux épisodes rapprochés donnent ainsi une visibilité particulière à l’implication diplomatique de Lomé dans le dossier malien.

    Lomé cherche à consolider son rôle de facilitateur

    Pour Jeune Afrique, ces dénouements successifs illustrent la volonté du Togo de s’impliquer dans les contacts entre Bamako et les indépendantistes de l’Azawad. Des représentants du FLA auraient notamment établi des contacts à Lomé, dans le cadre de discussions destinées à faciliter certaines libérations.

    Le rôle exact joué par les différents acteurs dans la libération des deux Russes reste toutefois difficile à établir publiquement. D’autres informations font état de négociations impliquant également des interlocuteurs libyens, notamment autour de Saddam Haftar.

    Pour le Togo, cette séquence renforce en tout cas une diplomatie de facilitation déjà visible dans plusieurs dossiers régionaux. Elle intervient alors que le Mali reste confronté à une situation sécuritaire complexe, marquée par l’activité de groupes jihadistes et la rébellion touarègue dans le nord.

    L’évolution de ces médiations pourrait désormais déterminer si Lomé parvient à s’imposer durablement comme un intermédiaire entre Bamako et les groupes armés opérant dans le nord du Mali.

  • Kara : les « Open des Evalas » sur le point de démarrer

    Kara : les « Open des Evalas » sur le point de démarrer

    Les athlètes, coaches et délégations sont désormais à Kara. Le coup d’envoi des « Open des Evalas » est imminent.

    Kara retient son souffle. Les « Open des Evalas » vont démarrer dans quelques instants dans la ville de Kara. Après leur arrivée dans la soirée de ce vendredi 21 août 2026, les athlètes, leurs coaches et les différentes délégations ont pris leurs quartiers, donnant le dernier signal avant le début des hostilités.

    Tout est désormais en place pour le lancement de cette compétition consacrée au taekwondo. Les participants ont rejoint la ville avec la volonté de défendre les couleurs de leurs clubs et de se mesurer aux autres concurrents dans une ambiance qui s’annonce sportive et compétitive.

    Prévue autour de plusieurs catégories d’âge et de poids, cette première édition des « Open des Evalas » constitue un rendez-vous important pour les pratiquants de la discipline. Les combats permettront notamment aux différents athlètes de se jauger et de faire valoir leur niveau technique.

    Le moment tant attendu

    Après les derniers préparatifs, l’heure est désormais à l’action. Les encadreurs sont mobilisés, les athlètes prêts à entrer sur l’aire de compétition et le public attend le lancement des premières confrontations.

    Dans quelques instants, les premiers combats vont retentir à Kara. La compétition va ainsi laisser place aux performances, aux duels et, surtout, à la passion du taekwondo. Les « Open des Evalas » entrent dans leur phase la plus attendue.

  • CAN 2032 et 2036 : la Guinée passe officiellement à l’offensive

    CAN 2032 et 2036 : la Guinée passe officiellement à l’offensive

    Conakry veut accueillir pour la première fois de son histoire la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations et vient de formaliser sa candidature pour les éditions 2032 et 2036.

    La Guinée se positionne officiellement pour accueillir la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) en 2032 et 2036. Le Premier ministre Amadou Oury Bah a signé, jeudi 20 août à Conakry, la demande de candidature du pays, à l’issue d’une réunion de travail consacrée à ce dossier. L’information a été confirmée par la Primature guinéenne et relayée par plusieurs médias.

    Cette démarche s’inscrit dans la volonté affichée par les autorités de positionner la Guinée parmi les pays africains capables d’accueillir de grandes compétitions internationales. Selon le gouvernement, le pays dispose désormais d’un « dossier solide », élaboré à partir d’une analyse des exigences liées à l’organisation d’un événement sportif de cette envergure.

    Un défi historique pour Conakry

    La candidature revêt une dimension particulière pour le football guinéen. La Guinée n’a encore jamais accueilli une phase finale de la CAN. Le Syli national n’a par ailleurs pas participé aux deux dernières éditions de la compétition, ce qui donne à cette ambition un double enjeu : renforcer les infrastructures sportives et replacer le pays au cœur du football continental.

    La Confédération africaine de football (CAF) a ouvert en juillet la procédure de candidature pour les éditions 2028, 2032 et 2036. L’instance précise que les dossiers sont soumis à un processus d’évaluation présenté comme transparent et conforme aux meilleures pratiques internationales.

    Une CAN désormais quadriennale

    Après la CAN 2025 organisée au Maroc, le tournoi se déplacera en Afrique de l’Est en 2027, avec une organisation conjointe du Kenya, de la Tanzanie et de l’Ouganda, du 19 juin au 17 juillet.

    À partir de 2028, la CAN sera organisée tous les quatre ans. Cette réforme vise notamment à rapprocher son calendrier de celui des grandes compétitions internationales de la FIFA.

    La Guinée devra désormais défendre son projet face aux autres candidatures, avec l’objectif de décrocher une première historique.

  • Atakpamé : les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV évaluent une année d’engagement

    Atakpamé : les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV évaluent une année d’engagement

    Près de 100 acteurs, dont des enseignants encadreurs, parents d’élèves, élèves et responsables d’AIMES-AFRIQUE, ont pris part à la revue annuelle de performance des activités des Clubs Santé SOS DOCTEUR TV à Atakpamé.

    La ville d’Atakpamé a accueilli la revue annuelle de performance des activités des Clubs Santé SOS DOCTEUR TV, une rencontre consacrée à l’évaluation des actions menées au cours de l’année et aux perspectives de renforcement du programme.

    La rencontre a réuni environ 100 participants issus des différents maillons de la communauté éducative : enseignants encadreurs, parents d’élèves, élèves ainsi que responsables de l’ONG AIMES-AFRIQUE. Les échanges ont permis de faire le point sur les activités réalisées, d’identifier les acquis, mais aussi de relever les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des Clubs Santé.

    Cette revue intervient dans un contexte où AIMES-AFRIQUE et SOS DOCTEUR TV renforcent leur présence dans les établissements scolaires togolais. En février et mars 2026, l’organisation avait déjà organisé douze ateliers de renforcement des capacités ayant touché 1 053 acteurs dans les 39 préfectures du pays.

    Les Clubs Santé constituent un outil de promotion de la santé et du bien-être des adolescents en milieu scolaire. Le dispositif entend notamment faire des élèves des acteurs et ambassadeurs de la prévention auprès de leurs pairs.

    En avril 2024, AIMES-AFRIQUE et SOS DOCTEUR TV avaient par ailleurs signé des conventions avec plusieurs ministères togolais, consacrant notamment la promotion de la santé en milieu scolaire.

    À Atakpamé, la revue annuelle apparaît ainsi comme une étape importante pour consolider les acquis, améliorer les interventions et donner une nouvelle impulsion aux Clubs Santé SOS DOCTEUR TV.

  • Journalistes togolais : le SYNJIT veut briser le silence syndical

    Journalistes togolais : le SYNJIT veut briser le silence syndical

    Entre précarité professionnelle et pressions éditoriales, le Syndicat des journalistes indépendants du Togo (SYNJIT) veut relancer la mobilisation autour de la défense des intérêts des professionnels des médias.

    Au Togo, les conditions d’exercice du métier de journaliste restent marquées par de nombreuses difficultés. Précarité professionnelle, horaires de travail contraignants et injonctions éditoriales constituent encore le quotidien de nombreux professionnels des médias. Face à cette situation, la question de l’engagement syndical apparaît pourtant comme un autre défi.

    Le constat est paradoxal : alors que les journalistes sont confrontés à des enjeux qui touchent directement à leurs conditions de travail et à l’exercice de leur profession, la mobilisation syndicale peine à susciter un véritable engouement. Une indifférence qui, selon le SYNJIT, appelle désormais à une prise de conscience collective.

    C’est dans cette perspective que le syndicat organise un webinaire consacré à la remobilisation de ses membres et, plus largement, des professionnels du secteur. L’initiative entend notamment s’adapter aux réalités professionnelles des journalistes, souvent retenus par leurs obligations et leurs horaires de travail.

    Replacer la solidarité au cœur du combat syndical

    Prévu le vendredi 21 août 2026 à 13 heures GMT, le webinaire portera sur le thème : « Au cœur des défis : réengagement, solidarité, remobilisation. Ensemble pour un SYNJIT fort ».

    À travers cette rencontre en ligne, le SYNJIT souhaite ouvrir un espace d’échanges autour des difficultés rencontrées par les journalistes, mais aussi réfléchir aux moyens de renforcer la solidarité professionnelle et l’engagement syndical.

    L’enjeu dépasse ainsi la seule organisation syndicale. Il s’agit, pour ses initiateurs, de rappeler que l’amélioration des conditions de travail et la défense des droits des journalistes passent également par une mobilisation collective.

    En tendant la main à ceux qui vivent au rythme du micro et de la plume, le SYNJIT entend donc provoquer un sursaut. Le webinaire se veut une occasion de renouer le dialogue, de susciter l’engagement et de construire, ensemble, un syndicat davantage capable de porter les préoccupations des professionnels des médias.

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